Sur le réchauffement climatique

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etienne lorant
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Sur le réchauffement climatique

Message non lupar etienne lorant » mar. 08 déc. 2009, 12:32

A propos du réchauffement climatique dû à la production de CO², mon vieux père avait son opinion de scientifique et "ruait dans les brancards" lorsqu'il voyait certaines émissions à la télé, dès le début des "menaces" de réchauffement exposées sur le petit écran. Car pour lui, comme pour l'auteur du commentaire que je copie ci-après, si l'on voulait avoir une chance de combattre efficacement les émissions de C0², la première chose à faire consistait à ETEINDRE LES VOLCANS ! Il voyait des raisons plus "pragmatiques" pour mobiliser la population sur un seul thème : comment pousser tout le monde à investir dans le "pur vert de chez vert". Lui-même a fait installer une chaudière à condensation dans la demeure familiale, non pas pour diminuer nos émissions de C0², mais tout simplement pour faire baisser notre facture de gaz, bien sûr. Le marché de l'immobilier s'oriente à présent vers le "tout écolo", ce qui veut dire qu'il faudra, dans le monde entier, bâtir et rebâtir.
Attention que le réchauffement climatique n'est pas remis en cause ! Il est bien réel, mais pour ce qu'il a d'anthropique, il concerne plus les grosses pollutions des grandes industries que le triage des déchèts demandés aux consommateurs...

Bref, faîtes-vous une opinion:

Production du CO²
Origine volcanique
On voudrait que le taux de CO² soit essentiellement d'origine anthropique, alors qu'il est certain que la plus grande partie du CO² est d'origine volcanique. A chaque éruption d'un volcan il y a des maelströms de ce gaz qui sont éjectés, en compagnie d'autres gaz dangereux, et cela dure depuis quelques années et même depuis quelques millénaires.
Il en sort du sol en permanence dans les régions volcaniques, même inactives comme le Massif Central, et encore plus dans les zones actives.

Dans la région de Naples il existe une grotte, nommée la Grotte du Chien, dont le sol est nettement en contrebas par rapport au niveau de l'entrée et qui est en permanence remplie de CO². Cela fait que si un chien y rentre il est immédiatement asphyxié tandis qu'un homme ne l'est pas parce qu'il respire plus haut que le chien dans de l'air normal.

Le lac Nyos
Ce lac volcanique, situé au Cameroun a plus de 200 mètres de profondeur. Il contient une énorme poche de CO² liquide dans le fond. Ce CO² vient du sous sol volcanique et il est liquéfié par la pression de l'au dès qu'il sort du sol. Le gaz est plus dense que l'air, et le gaz liquéfié est plus dense que l'eau, donc pas de problème ?

Le sommet de la poche de CO² liquide monte régulièrement sous la haute couche d'eau et il arrive un moment ou la pression est devenue trop faible pour maintenir le gaz liquide, et alors le liquide redevient gaz. Ce gaz monte dans l'eau, abaisse la pression et permet à une autre quantité de redevenir gaz.


L'activité industrielle
Les quantités de CO² dues aux nombreuses combustions nécessitées par les activités industrielles humaines sont certainement très inférieures aux quantités produites par la nature. On annonce toujours ces quantités en milliards de tonnes ce qui est effrayant, mais si on les ramenait à un pourcentage par mètre cube ce serait moins effrayant, peut-être même trop banal.

Mais bien sûr !!!
Leur effet est déjà bel et bien déjà exprimé en pourcentage par mètre cube !

He oui ! Quand on annonce un taux mesuré de 250 ppmv ou de 300 ppmv on a bien pris en compte le bilan final permanent après production et consommation, que celles- soient des milliard de tonnes, ou des millions de tonnes peu importe.

Ce taux bilan n'a pratiquement pas bougé depuis que l'on a commencé à le mesurer, vers 1860, même si des physiciens ont particulièrement triché sur les valeurs relevées depuis cette dates jusqu'à aujourd'hui.
Celui qui a commencé à tricher est un nommé Callendar qui a éliminé les valeurs élevée du taux, mesurées en fin de 19e siècle, pour faire croire que c'était l'activité industrielle du 20e qui était responsable de l'élévation apparente de ce taux mesurées maintenant.
Ceci est détaillé dans ma page web, avec des références, ce serait trop long ici.

Si vous avez suivi jusqu'ici vous savez que si on multipliait ce taux de 300 ppmv par 10, cela ne représenterait toujours que 6,5 grammes - au lieu de 0,65 gr - par mètre cube, devant 1287 grammes d'air. Négligeable pour un effet de serre, surtout un effet de serre qui n'existe pas.
Donc les mesures truquées de Callendar ne nous gênent pas.






http://monavis1.free.fr/index.php?cat=l ... n-question
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Le sommet climatique de Copenhague

Message non lupar Christophe » mar. 08 déc. 2009, 20:02

Bonsoir Etienne ! :)

Je ne répondrai pas au copier-coller du blog "climat-sceptique" que vous faîtes (j'espère que vous avez l'autorisation de l'auteur pour la reproduction de ce texte), car je n'en ai pas les compétences scientifiques. Mais à ma connaissance aucun scientifique ne nie - comme le fait ce blog - l'effet de serre. Tout au plus une minorité de la communauté scientifique (j'ai lu le chiffre de 3%) met-elle en doute que le réchauffement climatique soit le fait de l'activité humaine. D'après le GIEC (rapport 2007), l'incidence de l'activité humaine dans le changement du climat est une certitude scientifique à plus de 90%.
A propos du réchauffement climatique dû à la production de CO², mon vieux père avait son opinion de scientifique et "ruait dans les brancards" lorsqu'il voyait certaines émissions à la télé, dès le début des "menaces" de réchauffement exposées sur le petit écran. Car pour lui, comme pour l'auteur du commentaire que je copie ci-après, si l'on voulait avoir une chance de combattre efficacement les émissions de C0², la première chose à faire consistait à ETEINDRE LES VOLCANS !
J'ignore le poids des émissions de carbone liée à l'activité volcanique par rapport au facteur anthropique, mais il est certainement plus facile - à l'heure actuelle - de changer notre modèle de développement que d'éteindre les volcans...

D'autant que le réchauffement climatique, s'il est certainement la plus critique des crises écologiques qui s'annoncent, n'est pas non plus la seule atteinte à l'environnement portée par notre modèle de développement : pollutions, réduction de la biodiversité, raréfaction des énergies fossiles, etc. Éteindre les volcans ne résoudrait pas ces problèmes...

J'ignore si le Saint-Siège s'est prononcé dans ce débat sur le réchauffement climatique, mais le thème écologique fait partie des thèmes récurrents de la catéchèse pontificale depuis Jean-Paul II (cf. l'anthologie Les gémissements de la Création) et plus encore depuis l'accession au pontificat de Benoît XVI. Celui-ci a d'ailleurs décidé de faire de la Cité du Vatican le premier État au monde à compenser complètement l'ensemble de ses émissions de CO2. La CEF a aussi publiée en fin d'année dernière un document sur le sujet (La création au risque de l'environnement).
Il voyait des raisons plus "pragmatiques" pour mobiliser la population sur un seul thème : comment pousser tout le monde à investir dans le "pur vert de chez vert". Lui-même a fait installer une chaudière à condensation dans la demeure familiale, non pas pour diminuer nos émissions de C0², mais tout simplement pour faire baisser notre facture de gaz, bien sûr. Le marché de l'immobilier s'oriente à présent vers le "tout écolo", ce qui veut dire qu'il faudra, dans le monde entier, bâtir et rebâtir.
L'écologie sera, sans aucun doute, l'un des moteurs de la croissance au XXIème siècle. Cela fera sans doute rager les partisans de la "décroissance", mais c'est ainsi. Il y a donc, vous avez raison, des enjeux économiques de premier ordre, mais cela ne doit pas faire oublier que l'urgence écologique est réelle.
Cette crise peut aussi être vue comme une opportunité : celle de promouvoir un système économique respectueux de l'homme autant que de la nature ; celle d'instaurer une nouvelle gouvernance politique de la mondialisation, par la coopération internationale ; celle de créer de nouvelles solidarités entre "le Nord et le Sud"...
Attention que le réchauffement climatique n'est pas remis en cause ! Il est bien réel, mais pour ce qu'il a d'anthropique, il concerne plus les grosses pollutions des grandes industries que le triage des déchets demandés aux consommateurs...
Je pense que vous vous trompez, cher Étienne. Car les "grandes industries" produisent... pour les consommateurs. Bien évidemment, je ne vous vise pas personnellement, car j'imagine votre mode de vie plutôt... ascétique.

Je vous recommande le livre "Être consommé" du théologien américain William Cavanaugh qui traite le consumérisme comme un pathos collectif. Comme consommateurs, nous avons de grandes responsabilités. Par exemple, pour l'alimentation : consommer "local" (pour éviter le transport), consommer "de saison" (pour éviter la culture en serre) ; consommer "frais" (pour éviter le packaging) ; consommer biologique (pour éviter les engrais chimiques et les OGM) ; etc.

Cette liste (non exhaustive) concerne les aspects "environnementaux", mais on pourrait faire le même type de liste pour les aspects "sociaux". L'acte de consommer est un acte moral et politique, peut-être aujourd'hui bien plus que le suffrage...

Amicalement dans le Christ
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Re: Le sommet climatique de Copenhague

Message non lupar Kerniou » mar. 08 déc. 2009, 23:14

Les démarches individuelles sont importantes et elles démontrent une prise de conscience des gens.
Se sentir responsable représente une évolution indéniable des mentalités mais les décisions politiques et économiques sont essentielles: les transports individuels et collectifs, l'urbanisation, la déforestation, les énergies renouvelables ...
Quels choix soutenir ou éviter ? C'est très complexe et les consommateus que nous ommes devons nous informer sérieusement en étudiant les effets à long terme.
Remplacer le charbon par le nucléaire tant que nous n'avons pas de solution pour traiter les déchets présente un réel danger. Les piles usées des voitures électriques (produites per l'industrie nucléaire) sont très polluantes tant qu'elles ne sont pas retraitées. Qu'allons-nous en faire ? Il ne suffit pas que chercher une substitution au pétrole, encore faut-il ne pas polluer autrement.
Le niveau de la recherche scientifique permet de trouver des alternatives positives; encore faut-il choisir de bonnes orientations et ne pas utiliser l'écologie pour favoriser certains groupes industriels.
A Copenhague, la montagne va vraissemblablement accoucher d'une souris ...pas trop minuscule, j'espère.
L'essentiel, c'est tous les pays se sentent concernés. Encore faut-il que les engagements, soient tenus même s'ils sont insuffisants.
Là, nous avons à jouer notre rôle de citoyens en ne réélisant pas les dirigents qui n'aurons pas mis en oeuvre les projets prévus. De plus les associations peuvent faire pression auprès des instances concernées.
Christophe, je vous sentirais bientôt prêt à militer vert ... enfin vous ferez comme vous voulez.
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Re: Le sommet climatique de Copenhague

Message non lupar Christophe » mar. 08 déc. 2009, 23:28

Christophe, je vous sentirais bientôt prêt à militer vert ... enfin vous ferez comme vous voulez.
Le parti Les Verts ? Certainement pas ! :p

Mais c'est vrai que j'ai une prise de conscience écologique. Le Compendium de la DSE qui fait une large place à la sauvegarde de l'environnement, l'ouvrage "Être consommé" de Cavanaugh cité dans mon message précédent, le manifeste "Pour une écologie chrétienne" de Jean Bastaire, l'encyclique Caritas in Veritate de Benoît XVI y ont contribué. Enfin, la lecture récente du livre L'Écologie, de la Bible à nos jours de Patrice de Plunkett m'a permis de découvrir une certaine convergence de vue - que je ne soupçonnais pas - entre une certaine écologie politique et le christianisme-social qui est le mien...
J'avoue que j'avais en tête - lorsque j'entendais parler des écologistes - l'image d'un baba cool attardé, d'un néo-marxiste ou d'un néo-malthusien... il semblerait que ce ne soit pas nécessairement le cas.

Bien à vous
Christophe
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Re: Le sommet climatique de Copenhague

Message non lupar MB » mer. 09 déc. 2009, 2:17

Avé Christophe !
Cette liste (non exhaustive) concerne les aspects "environnementaux", mais on pourrait faire le même type de liste pour les aspects "sociaux". L'acte de consommer est un acte moral et politique, peut-être aujourd'hui bien plus que le suffrage...

Amicalement dans le Christ
Christophe
Vous parlez en vrai libéral !
Cela me fait penser que les écologistes français sont de vrais imbéciles. S'ils s'étaient mis, il y a trente ans, à bâtir des centrales d'achat, des groupes de consommateurs, s'ils avaient contribué à créer des entreprises vertes, s'ils avaient fait infuser partout, à force de persuasion, des comportements écologiques, on n'en serait pas là. Au lieu de cela, en bons franchouillards, ils voulaient lutter contre le "système", c'est-à-dire magouiller pour, au final, obtenir du PS quelques misérables postes de députés et de conseillers régionaux, qui de toute façon ne servent à rien.
J'ai l'impression que, pour eux, l'écologie est juste un prétexte pour être de gauche...

Amicalement
MB

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Re: Le sommet climatique de Copenhague

Message non lupar Fée Violine » mer. 09 déc. 2009, 11:39

Christophe a écrit:
J'avoue que j'avais en tête - lorsque j'entendais parler des écologistes - l'image d'un baba cool attardé, d'un néo-marxiste ou d'un néo-malthusien... il semblerait que ce ne soit pas nécessairement le cas.
Ah ! les images ! :-D Je pense que la Bible est très sage de les interdire, dans la mesure où elles nous empêchent de voir notre prochain tel qu'il est réellement.

Quant au rapport entre l'environnement et le social, voir le livre d'Hervé Kempf, "Comment les riches détruisent la planète", qui est très intéressant.

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Re: Le sommet climatique de Copenhague

Message non lupar muirgheal » mer. 09 déc. 2009, 12:05

Je pense en effet que l'engagement de chaque personne dans la protection de l'environnement est très importante. Peut-être une goutte d'eau dans l'océan, mais si chacun fait un effort dans ce sens, ça ne pourrait être que bénéfique à long terme.

Pour arriver à modifier progressivement ses comportements polluants, j'aime bien le principe du calcul de l'empreinte écologique. Celui du WWF est bien fait. Il donne en plus de bons conseils à essayer d'appliquer pour réduire son impact écologique. Cela aide à prendre conscience des mauvais comportements que nous avons à ce sujet et donne une impulsion sur les efforts encore à fournir.
Tu as frappé à la porte de mon cœur !
J'ai entendu ta voix et je t'ai ouvert.
Allume en mon cœur un grand feu de joie.

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Re: Le sommet climatique de Copenhague

Message non lupar Pneumatis » mer. 09 déc. 2009, 15:18

Bonjour,

J'avoue n'être pas extrêmement bien informé de la polémique autour du réchauffement climatique sinon à savoir qu'il y a l'opinion majoritaire (j'y inclus l'opinion populaire : je ne fais pas du nombre un critère de validité), celle qui d'ailleurs nous conduit au prochain sommet de Copenhague, et ceux qu'on appelle les climatosceptiques, niant soit le réchauffement climatique, soit que l'homme en soit la cause, soit plus globalement que l'homme puisse avoir une influence sur le climat.

Je ne vais pas prendre position, j'avoue que n'étant pas scientifique ni climatologue, ça n'avancerai pas à grand chose. En revanche, je suis catholique, et suivant les enseignements de l'Eglise, notamment en la personne du Saint Père, il m'est important d'avoir un rapport à la nature qui soit respectueux et responsable. Y compris en envisageant mon rapport au climat. Pour cela, on pourra lire l'audience générale du 26 aout de Benoit XVI ou encore, plus récemment son message du 24 septembre au sommet de l'ONU sur le climat.

Voilà, donc bien que notre pape ne plaide pas en faveur du réchauffement climatique, il me semble qu'il soit assez prudent pour ne pas non plus s'engager sur des positions climatosceptiques, lesquelles peuvent être interprétées dangereusement comme une occasion de se désengager de la question du climat. Or Benoit XVI nous invite justement à prendre nos responsabilités vis-à-vis de la création, et du climat en particulier, et y voit une opportunité de contribuer au développement intégral de l'humanité.

Au-delà même des débats scientifiques sur les causes et les mesures de ces causes, il y a des réalités de terrain à prendre en compte. Un récent rapport de Caritas Internationalis témoigne du fait que les changements climatiques posent aujourd'hui des enjeux éthiques, au niveau mondial. Pour les citer : Les conséquences de ces changements climatiques sont désormais devenues la réalité quotidienne des communautés les plus pauvres dans les quelque 200 pays où œuvre Caritas internationalis. Quelle que soit la cause, il est aussi important de s'occuper de la conséquence : les changements climatiques, il y a ceux qui en parlent derrière un ordinateur, et il y a ceux qui en souffrent. Les réfugiés climatiques sont déjà une réalité et au-delà du fait de savoir si l'homme y est ou pas pour quelque chose, nous avons à oeuvrer pour gérer cela.

Il me semble donc, sans sombrer dans la peur des fins dernières, de la fin du monde ou de toutes les déclinaisons possibles et imaginables des théories malthusiennes, de demeurer prudent et tempéré - sur le climat c'est de bon ton - en ce qui concerne les dénonciations de travaux climatologiques (et la manière dont ils peuvent être interprétés) et surtout d'emboiter le pas à tout appel pour une plus grande prise de responsabilité vis-à-vis de la création, comme par exemple pour ce sommet de Copenhague.

Pour répondre aussi à MB, les écologistes ne sont pas tous à mettre dans le même panier. Ceux qui sont aujourd'hui entendu sur le plan politique, nous leur devons tout de même d'avoir contribuer largement à mettre au gout du jour la défense de l'environnement. Pour cela je leur dit un grand merci. Maintenant oui, tout le monde il est pas gentil gentil.

Pour rassurer Christophe sur son idée toute faite, si maintenant nous avons la chance d'avoir dans le rang des écologistes des penseurs sociaux, non seulement il n'y a pas forcément qu'eux (cf. les ravages d'Yves Cochet ou comment il perpétue un malthusianisme d'il y a 150 ans), mais en plus les élans sociaux n'ont pas forcément encore rejoint la base. C'est ce que j'avais essayé de dire à Patrice de Plunkett qui s'étonne beaucoup de ce qu'on caricature les écologistes. Le truc c'est que j'ai des écologistes autour de moi (des amis, et même ma mère), qui se revendiquent clairement objecteurs de croissance, mais qui (entre autre parce qu'ils sont athées et considèrent l'homme comme un simple animal) sont clairement malthusiens. Alors peut-être pas comme Yves Cochet, à dire qu'il faudrait stériliser en masse dans les pays d'Afrique. Mais pour eux, on est trop nombreux et il faut une baisse démographique d'une manière générale.

Allez expliquer à des gens comme ça que le mathusianisme est clairement antisociale et donc qu'au minimum une doctrine sociale ne peut s'en réclamer, ils s'en foutent. C'est du même ordre que l'anarchisme, en quelque sorte, mais porté sur un autre objectif.
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Re: Le sommet climatique de Copenhague

Message non lupar Kerniou » mer. 09 déc. 2009, 19:46

Je ne parlais pas, Cristophe, du parti " les verts " mais du vert en général qui symbolise l'écologie.
Depuis le dédut des années 70 des mouvements écologistes se sont constitués avec des jeunes et des moins jeunes motivés qui ont appliqué et qui appliquent encore leurs principes. De là à monter des centrales d'achat ... Il n'était déjà pas facile de choisir l'agriculture biologique: difficultés à trouver des terres, à obtenir des prêts à mener ses cultures à terme sans qu'elles aient été aspergées de produits chimiques ... Faire ce choix était alors perçu comme une remise en cause de l'agriculture intensive qui permettait, à l'époque, aux agriculteurs de bien ou de mieux gagner leur vie. Il est arrivé que des présidents d'associations locales de protection de l'environnement aient été menacés de mort et /ou que leur habitations se retrouvent maculées de lisier ... Qu'il y ait eu des écolos folklo,c'est certain mais ils n'ont pas tenu dans le temps, les vrais ont lutté avec beaucoup d'énergie.
Je rappelle que l'agriculture bio n'est pas subventionnée au même titre quel'agriculture intensive et que certains agriculteurs ne peuvent pas croire qu'ils utilisent des produits toxiques qui polluent la terre et l'atmosphère.
Les producteurs des ces produits sont dans le déni de la dangerosité des pesticides ...
Depuis la fin des années 20,certains ont alerté sur la toxicité de l'aminte, il a fallu attendre 70 ans pour qu'il soit interdit en France !!!
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Re: Le sommet climatique de Copenhague

Message non lupar polomnic » jeu. 10 déc. 2009, 2:24

Il est tout de même bon de rappeler que sous Louis XIV la Seine gelait en hiver. Que Groenland signifie "pays vert". Que le Sahara fût autrefois une forêt verdoyante.

Des changements climatiques, il y en a eu de tout temps, et ce sans la civilisation industrielle que nous connaissons aujourd'hui. L'homme s'y est toujours adapté.

Et pour reprendre l'exemple du Volcan, rappelons l'explosion du Tambora en 1815.
Les effets de l’éruption du Tambora sur le climat terrestre
Des poussières, des cendres et des aérosols gazeux furent projetés dans la stratosphère (20 - 30 km de hauteur) où ils sont alors transportés par les jets streams de la haute atmosphère. En l’espace quelques mois les poussières et aérosols se répandirent dans l’atmosphère terrestre ce qui provoquera des modifications climatiques pendant plusieurs années à l’échelle planétaire. Les premières observations en Europe sur les effets indirects de cette éruption concernent des phénomènes optiques observés à Londres entre le 28 juin et le 2 juillet, ainsi qu'entre le 3 septembre et le 7 octobre 1815. Durant ces périodes sont signalés des couchers de soleil prolongés et brillamment colorés - oranges ou rouges sur l'horizon, pourpres ou roses au-dessus. Ce phénomène nous est resté par les œuvres du peintre anglais William Turner (1775-1851), ce maître de la couleur fit des aquarelles remarquables de ces couchers et de levers de soleil en 1815 et 1816. Un autre Anglais, poète, Lord Byron écrivit une poésie sur cette éruption, Darkness.
Les nuages de poussière injectés dans la stratosphère (20-30 km d'altitude) eurent surtout, mis à part cette aptitude à sensibiliser les peintres, une influence climatique. En effet, ces aérosols, essentiellement constitués de fines gouttelettes d'un micron de diamètre d'acide sulfurique, vont absorber et disperser dans la stratosphère le rayonnement solaire. Cette diffusion est accentuée quand le soleil se couche ou se lève car le rayonnement solaire parcoure un chemin plus long dans l'atmosphère terrestre. Ces effets furent très bien étudiés suite à l’éruption du El Chichon en 1982 et surtout du Pinatubo en 1991. Des observations avaient déjà été faites lors de l'éruption du Krakatau en 1883.
Ainsi, avec l'éruption du Tambora il y eut un an plus tard, en 1816, une année sans été « The year without a summer ». En effet, cet été fut froid et pluvieux aux Etats-Unis et en Europe, avec pour conséquences des récoltes désastreuses à l’origine de famines. En France, le mois de juillet présenta un déficit de température moyenne mensuelle de 3 °C à Châlons-sur-Marne et à Paris, la pluviosité y atteint 2 à 3 fois la norme mensuelle calculée sur de longues périodes.
http://dominique.decobecq.perso.neuf.fr/tambora.html

Et je ne parle pas de l'influence des éruptions et des tâches solaires sur le climat.
Or l’étude des variations de la température de la mer (grâce aux coquillages fossiles) montre qu’il existe bien une véritable corrélation entre pic d’intensité du rayonnement cosmique et basses températures. Cette corrélation est d’autant mieux établie qu’elle se vérifie sur plusieurs oscillations. Selon ces études une diminution des RCG entraîne une diminution de la couverture nuageuse et in fine un réchauffement du climat. Après ces travaux, la variation de ces RCG pourrait être responsable des trois quarts des perturbations climatiques au cours de cette longue période de 545 millions d’années sans activité humaine. Mais ces variations d’intensité des RCG ne seraient pas seulement dues à l’évolution de notre système solaire sur de très longues périodes à travers les bras de notre galaxie. Il semble en effet que l’activité magnétique de notre soleil joue un rôle très important dans ces variations de flux des RCG. Or les scientifiques disposent de deux facteurs qui leur permettent de mesurer l’évolution de l’activité magnétique du soleil : les tâches solaires et le vent solaire. On sait qu’aujourd’hui que plus le soleil est magnétiquement actif (ce qui se voit au nombre de tâches solaires), plus le vent solaire est intense et moins la Terre reçoit de RCG. Il serait donc logique que cette activité magnétique solaire ait influé sur les variations climatiques. Cette hypothèse a été pleinement confirmée par une étude récente qui montre une corrélation très nette depuis 1610 entre le nombre de tâches solaires et l’évolution du climat. On constate notamment que le "petit âge glaciaire" entre 1645 et 1715, correspond au minimum de Maunder, époque où les tâches solaires avaient pratiquement disparues. Cette étude tendrait donc à prouver que l’augmentation des RCG, lorsque le magnétisme solaire moins actif ne fait plus bouclier, refroidit notre planète et que leur diminution, lorsque le soleil se déchaîne, la réchauffe. Ce phénomène semble confirmé si l’on se concentre sur le dernier siècle. Au cours des 100 dernières années, le nombre de tâches solaires est en effet en augmentation rapide, et ce pour la première fois depuis un millénaire. Parallèlement le flux de RCG a diminué de 10% à 40%, selon leur énergie. La diminution de RCG due à activité magnétique solaire qui réduit la quantité de nuages bas serait responsable d’un réchauffement global de 1,2 W/m 2, ce qui est comparable au réchauffement de 1,5 W/m2 attribué à l’augmentation de CO2 depuis un siècle ! Bien entendu il faudra encore de nombreuses études pour mieux comprendre par quels processus complexes les RCG favorisent la formation des nuages et pour mieux évaluer la part de ces RCG dans le réchauffement climatique. Mais il existe à présent un nombre croissant d’indices et d’études scientifiques qui montre que ces rayons cosmiques galactiques, modulés par l’activité magnétique du soleil, ont un impact significatif sur le réchauffement climatique.
http://www.tregouet.org/edito.php3?id_article=43

Bref, l'influence de l'homme sur le climat pourrait être tout à fait mineure, et l'impact des mesures qu'il pourrait prendre pour réduire le Co2 encore plus mineure, étant donné que l'humanité ne va pas s'arrêter de produire du jour au lendemain.


Bref, plutôt que de plonger dans l'écocologisme béat, peut être devrait on s'interroger sur les réelles motivations qui poussent comme un seul homme, industriels et politiques à surfer de concert sur la vague d'algues vertes du réchauffement climatique.

Ces anciens parangons de la croissance illimitée et du profit sans limite auraient soudain retourné leur veste, comme illuminés par une apparition céleste d'un Nicolas Hulot ou d'un Arthus Bertrand pendus à leur hélico ?

Je fais le pari qu'il ne ressortira de cette conférence de Copenhague aucune amélioration pour notre bonne vieille planète. Par contre, nous aurons droit à notre lot de taxes supplémentaires, de contrôle de la population et de sa natalité, de réduction des libertés et d'asservissement des consciences, afin d'accélérer l'avènement de ce Nouvel Ordre Mondial, qui reste leur seul véritable objectif.

On retrouve la même méthode de pompiers pyromanes pour la gestion de la crise financière et de la grippe A.

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Re: Le sommet climatique de Copenhague

Message non lupar Pneumatis » jeu. 10 déc. 2009, 10:31

Bonjour,
Je fais le pari qu'il ne ressortira de cette conférence de Copenhague aucune amélioration pour notre bonne vieille planète. Par contre, nous aurons droit à notre lot de taxes supplémentaires, de contrôle de la population et de sa natalité, de réduction des libertés et d'asservissement des consciences, afin d'accélérer l'avènement de ce Nouvel Ordre Mondial, qui reste leur seul véritable objectif.
Je suis assez navré de voir dans certains propos, comme ceux de Polomnic, un tel cynisme. Heureusement l'Eglise nous invite à une toute autre attitude, et heureusement l'Eglise ne dénigre pas des occasions comme la conférence de Copenhague pour nous rappeler l'urgence qu'il y a à sauvegarder la création et en prendre soin.

C'est déjà un chapitre entier du compendium de la doctrine sociale de l'Eglise qui est consacré à l'environnement, menacé par l'exploitation inconsidérée des ressources et la pollution qui en découle.

C'est encore tout un chapitre de l'encyclique Caritas in Veritate que j'invite en particulier Polomnic, et tous les cyniques de l'écologie à lire, pour se rendre compte que la conférence de Copenhague n'est ni plus ni moins qu'une initiative dans la droite ligne de l'enseignement de l'Eglise. Après on peut croire que d'une telle initiative il ne ressortira rien de bon, mais alors c'est tout simplement faire preuve d'un grave manque d'espérance. Je cite en particulier le paragraphe 50 de Caritas in Veritate, qui suit toute une partie où le pape rappel comment l'exploitation des ressources énergétiques est aujourd'hui au coeur de la justice sociale (ce paragraphe ne représente qu'une petite partie de ce que Benoit XVI a consacré au rapport de l'homme à la création dans son encyclique) :
50. Cette responsabilité est globale, parce qu’elle ne concerne pas seulement l’énergie, mais toute la création, que nous ne devons pas transmettre aux nouvelles générations appauvrie de ses ressources. Il est juste que l’homme puisse exercer une maîtrise responsable sur la nature pour la protéger, la mettre en valeur et la cultiver selon des formes nouvelles et avec des technologies avancées, afin que la terre puisse accueillir dignement et nourrir la population qui l’habite. Il y a de la place pour tous sur la terre: la famille humaine tout entière doit y trouver les ressources nécessaires pour vivre correctement grâce à la nature elle-même, don de Dieu à ses enfants, et par l’effort de son travail et de sa créativité. Nous devons cependant avoir conscience du grave devoir que nous avons de laisser la terre aux nouvelles générations dans un état tel qu’elles puissent elles aussi l’habiter décemment et continuer à la cultiver. Cela implique de s’engager à prendre ensemble des décisions, « après avoir examiné de façon responsable la route à suivre, en vue de renforcer l’alliance entre l’être humain et l’environnement, qui doit être le reflet de l’amour créateur de Dieu, de qui nous venons et vers qui nous allons » [120]. Il est souhaitable que la communauté internationale et chaque gouvernement sachent contrecarrer efficacement les modalités d’exploitation de l’environnement qui s’avèrent néfastes. Il est par ailleurs impératif que les autorités compétentes entreprennent tous les efforts nécessaires afin que les coûts économiques et sociaux dérivant de l’usage des ressources naturelles communes soient établis de façon transparente et soient entièrement supportés par ceux qui en jouissent et non par les autres populations ou par les générations futures: la protection de l’environnement, des ressources et du climat demande que tous les responsables internationaux agissent ensemble et démontrent leur résolution à travailler honnêtement, dans le respect de la loi et de la solidarité à l’égard des régions les plus faibles de la planète [121]. L’une des plus importantes tâches de l’économie est précisément l’utilisation la plus efficace des ressources, et non leur abus, sans jamais oublier que la notion d’efficacité n’est pas axiologiquement neutre.
Le pape avait repris ces thèmes dans son audience générale du 26 aout, en re-citant notamment mot pour mot la dernière phrase que j'ai mise en gras (le lien vers le texte de cette audience est dans mon précédent message).

Le 24 septembre, le pape avait récidivé encore une fois au sommet de l'ONU sur le climat, dans un message vidéo qu'il avait fait parvenir où il rappelait une fois de plus les principes de Caritas in Veritate sur la défense de l'environnement : http://www.zenit.org/article-22082?l=french

Le 13 octobre, c'est Caritas internationalis, au contact direct de toutes les victimes qu'on appelle aujourd'hui tristement des "réfugiés climatiques", qui rappelait, dans un rapport sans ambiguité comment il faut aller maintenant au-delà des discours scientifiques sur le climat et se concentrer sur les dimensions éthiques, morales et théologiques de la crise. En vue du sommet de Copenhague, Caritas internationalis, alors présente dans 200 pays pour l'aide humanitaire et la justice sociale, dans son Rapport « exhorte les gouvernements à adopter un accord vraiment contraignant visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à renforcer leur aide financière et technologique aux pays pauvres, afin que ces derniers puissent s'adapter aux conditions climatiques de plus en plus sévères ». http://www.zenit.org/article-22303?l=french

Le 3 novembre, le Saint Siège intervient à la tribune de l'ONU, en reprenant le thème de Caritas in Veritate sur la question énergétique. Mgr Migliore, nonce apostolique et observateur permanent du Saint-Siège à l'ONU à New-York, a souligné combien la question de ces énergies nouvelles et renouvelables est devenue « clef » en particulier pour le développement durable, de façon à protéger « la santé et l'environnement » et affronter concrètement les « changements climatiques », tout en favorisant la « paix » dans le monde, grâce à une « économie mondiale plus efficace ». Une fois encore l'Eglise rappelle ici l'urgence d'un changement dans les styles de vie. http://www.zenit.org/article-22570?l=french

Le 7 décembre, le Père Federico Lombardi S.J., directeur du Bureau de presse du Saint-Siège consacrait son éditorial sur l'ouverture de la conférence de Copenhague, dans lequel il rappelle ceci : « C'est donc pour tous, mais pour les pauvres en premier, que nous devons veiller sur la santé de notre planète, poursuit le père Lombardi. Et la planète est comme un organisme où les équilibres se reflètent les uns sur les autres. Altération de la composition de l'atmosphère, élévation du niveau des mers, réduction des réserves d'eau douce non polluée, modification des précipitations et ouragans, érosion des sols et désertification, agriculture et santé humaine mises à mal.. tout ceci dépend au fond en grande partie des comportements et des décisions humaines ».

Enfin, pour répondre aux remarques de Polomnic, il indiquait ceci : « la conférence de Copenhague sur le climat sera considérée un succès ou un échec selon les engagements qui seront pris par les gouvernements, surtout des pays plus puissants et plus grands. Des numéros ‘magiques' sur les réductions d'émissions de gaz nocifs et sur les financements à procurer seront prononcés. Mais à la fin tout dépendra de la somme des comportements de nous tous, habitants de la Terre, trop habitués à nous croire assez rusés pour décharger sur les autres notre responsabilité ». http://www.zenit.org/article-22886?l=french

Voilà, nous sommes catholiques, alors ne faisons pas comme si l'Eglise, temporellement implantée dans la cité du Vatican, premier Etat souverain « à zéro émission » de CO2, n'avait rien à nous dire et que toute cette conférence n'était qu'une mascarade. Il y a du travail à faire, et ce n'est pas parce que des chefs d'états se réunissent que tout va aller pour le mieux du jour au lendemain. Mais par pitié, comment ne pas y voir une opportunité formidable de répondre aux appels pressants de notre Eglise à retrouver un rapport d'amour et de vérité à notre environnement ?

Que cherchent encore aujourd'hui ceux qu'on appelle les climatosceptiques ou les écolophobes, sinon à différer un peu plus le mouvement dans lequel le monde entre, aidé par la grâce, pour plus de justice sociale et plus de respect pour l'environnement. A l'instant même où j'écris, des chefs d'état sont en train de réfléchir au montant de l'aide internationale, et aux modalités de cette aide, à destination des pays les plus pauvres. Ne devons-nous pas les encourager, notamment par la prière, plutôt que de les dénigrer ou de désespérer ?
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Re: Le sommet climatique de Copenhague

Message non lupar Luis » jeu. 10 déc. 2009, 11:21

Bonjour,

Je suis d'accord que l'on se doit de prier pour encourager nos chefs d'état, et il est juste de rappeler la Doctrine Sociale de l'Eglise face au cynisme de certains sceptiques, mais les inquiétudes de Polomnic me semblent particulièrement fondées et pertinentes. Pour autant, ce genre de sommet est-il vain ? Je ne sais pas.

Je pense qu'on peut aussi faire remarquer à juste titre que ce genre de sommet est en lui-même un flagrant contre-exemple de préservation des ressources, car cela coûte très cher de réunir tous ces chefs, ceux qui les suivent, et de les entretenir pendant ces quelques jours. On peut penser que c'est un mal pour un plus grand bien, mais cela mériterait d'être examiné avec rigueur. Et cette rigueur est malheureusement quelque chose qui manque beaucoup à tous les discours que l'on entend sur le climat.

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Re: Le sommet climatique de Copenhague

Message non lupar Pneumatis » jeu. 10 déc. 2009, 11:41

Bonjour Luis,

Oui il y a des choses inquiétantes dans la grande mouvance écologiste : le mathusianisme et tous ceux qui opposent l'homme à la nature (dans un sens comme dans l'autre). Il y a aussi cette résurgence panthéiste que dénonce Benoit XVI dans Caritas in Veritate. Mais par pitié, sous le prétexte que nos gouvernants ne sont pas de bons catholiques bien affirmés, le jour où ils se réuniront pour manifester l'urgence d'une action solidaire pour éradiquer enfin la faim dans le monde, par exemple, devrons-nous avoir peur ou devrons-nous nous réjouir et emboiter le pas, avec toute notre intelligence et notre volonté, à cette initiative ?
Je pense qu'on peut aussi faire remarquer à juste titre que ce genre de sommet est en lui-même un flagrant contre-exemple de préservation des ressources, car cela coûte très cher de réunir tous ces chefs, ceux qui les suivent, et de les entretenir pendant ces quelques jours. On peut penser que c'est un mal pour un plus grand bien, mais cela mériterait d'être examiné avec rigueur. Et cette rigueur est malheureusement quelque chose qui manque beaucoup à tous les discours que l'on entend sur le climat.
Oui, on a fait le même genre de discours quand le pape est parti en vacances ! L'Eglise oeuvre au quotidien pour l'aide aux plus pauvres et on n'en parle jamais, par contre on trouve tout de suite un paquet de gens pour relayer le cout global des vacances de Benoit XVI en matière de sécurité. C'est quoi pour vous le manque de rigueur : des chefs d'état qui se réunissent, avec comme base de travail, des travaux scientifiques reconnus et des experts de terrain, ou bien tout un tas de gens, politique ou simple badaud qui s'improvise du jour au lendemain climatologue sur le web ou dans la presse pour y aller de son discernement sur la qualité des travaux scientifiques menés ? Je rappelle une nouvelle fois l'appel de Caritas internationalis : il n'est plus temps des débats scientifiques. Les réfugiés climatiques sont là, ils frappent à la porte, appellent au secours. Il faut leur venir en aide et mettre tout en oeuvre pour que les générations futures aient le moins à souffrir d'un environnement que nous massacrons à grande échelle. Même si ça doit titiller un peu notre petit confort personnel.
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Re: Le sommet climatique de Copenhague

Message non lupar Luis » jeu. 10 déc. 2009, 12:37

Oui, on a fait le même genre de discours quand le pape est parti en vacances ! L'Eglise oeuvre au quotidien pour l'aide aux plus pauvres et on n'en parle jamais, par contre on trouve tout de suite un paquet de gens pour relayer le cout global des vacances de Benoit XVI en matière de sécurité.
Votre réponse me gêne : le Pape ne se proposait pas, par exemple, de préserver les ressources naturelles en allant en vacances.
C'est quoi pour vous le manque de rigueur : des chefs d'état qui se réunissent, avec comme base de travail, des travaux scientifiques reconnus et des experts de terrain, ou bien tout un tas de gens, politique ou simple badaud qui s'improvise du jour au lendemain climatologue sur le web ou dans la presse pour y aller de son discernement sur la qualité des travaux scientifiques menés ?
Je me pose sérieusement la question, en vérité. En fait, quel que soit le côté, la rigueur est une denrée rare. Son manque se fait sentir dans tous ces discours qui se préoccupent des lendemains. Comment dire ? Je ne trouve rien d'autre à répondre que "Occupons-nous du présent. Dieu pourvoira à demain." Je comprends bien qu'on se soucie du futur et du bien-être des populations, mais quelle est possiblement la part vraie de toutes ces prévisions ? Si moi, je ne suis pas prêt, là, maintenant, à accueillir le réfugié qui tape à ma porte, que peuvent bien faire tous ces discours qui achètent le futur ?

Mais que les dirigeants dirigent, je leur obéirai. Est-ce qu'on attend plus de moi ?

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Re: Le sommet climatique de Copenhague

Message non lupar Pneumatis » jeu. 10 déc. 2009, 12:54

Votre réponse me gêne : le Pape ne se proposait pas, par exemple, de préserver les ressources naturelles en allant en vacances.
Ce n'est pas ce que j'ai dit. Ce qu'on a reproché au Pape, c'est d'alerter sur les problèmes de la pauvreté dans le monde et de dépenser une fortune pour partir en vacances. C'est analogue à ce que vous dites ici, de ceux qui alertent sur l'écologie, et nuisent à l'environnement pour en parler. Mais cela dit la question se pose de toute façon. Les objecteurs de croissance ont un moment dénoncé ceux qu'on appelait les hélicologistes (Hulot, Yann Arthus Bertrand, ...) qui faisaient de l'écologie en hélicoptère. On aurait probablement accusé le commandant Cousteau des mêmes maux. La réalité c'est qu'ils contribuent quand même à diffuser auprès des masses la conscience de l'environnement et de la dégradation que nous occasionnons sur lui. Je me rappelle un concert de Yannick Noah où j'étais allé, où il disait sur scène à un moment, pour introduire sa chanson "Aux arbres citoyens" : "Au début, j'étais un super écolo, j'allais à des réunion d'écologiste pour changer le monde, et j'arrivais en 4x4 !" La prise de conscience est à tous les niveaux.

Le meilleur exemple, c'est bien l'Eglise et le Saint Siège qui d'un côté tient le discours que l'on connait, et de l'autre applique à elle-même, au moins au Vatican, le discours qu'elle tient. Pour autant tout le monde n'est pas parfait, et si on peut déplorer que probablement les chefs d'états ne renonceront pas comme ça au faste de ces réunions internationales et ne viendront vraisemblablement pas en vélo, on se doit néanmoins d'encourager ce qui doit sortir d'un tel rassemblement. Je le dis encore une fois, l'enjeu est fort : ils ne se réunissent pas pour discuter de savoir quel scientifique a raison ou tort, mais entre autre chose de savoir comment et à quelle hauteur les pays riches vont venir en aide aux pays les plus pauvres dans la préservation de l'environnement et le soutien aux victimes des changements climatiques.
Si moi, je ne suis pas prêt, là, maintenant, à accueillir le réfugié qui tape à ma porte, que peuvent bien faire tous ces discours qui achètent le futur ?
Mais être prêt c'est bien ce qu'on demande à tout le monde. Vous avez raison, les deux sont nécessaire : modifier nos comportements individuels et mettre en oeuvre des politiques globales. Ca ressemble au discours de l'Eglise, non ?
Mais que les dirigeants dirigent, je leur obéirai. Est-ce qu'on attend plus de moi ?
Ma foi, peut-être juste d'élire les bons dirigeants quand l'occasion se présente et/ou de leur souffler à l'oreille quelques bonnes suggestions. Engagez-vous, ki disait ! :-D
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