Situation politique en Amérique

« Par moi les rois règnent, et les souverains décrètent la justice ! » (Pr 8.15)
etienne lorant
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La N.R.A. s'invite dans la campagne électorale

Message non lupar etienne lorant » ven. 20 mai 2016, 18:39

A quelques mois de l’élection présidentielle américaine, le puissant lobby des armes à feu s’invite dans la campagne.

La litanie des drames liés aux armes à feu aux Etats-Unis semble sans limite. Le mois d’avril vient de battre un nouveau record morbide : en quelques jours, aux quatre coins du pays, sept enfants de 1 à 3 ans se sont ­grièvement, voire mortellement, blessés ou ont tué un de leurs proches avec une arme laissée à leur portée. Et l’année 2016 promet de surpasser les précédentes dans cet insensé décompte. Depuis janvier, 23 personnes ont été touchées ou sont mortes sous les balles tirées par des enfants de moins de 5 ans. Trente tragédies de ce type s’étaient déjà produites en 2015.
Le candidat républicain Donald Trump, lors d’une manifestation contre le contrôle des armes à feu, le 1er avril 2014, à Albany, dans l’Etat de New York.

Ces accidents, aussi choquants soient-ils, semblent vécus comme une fatalité au sein d’une population surarmée : il y aurait aux Etats-Unis plus d’armes en circulation (357 millions en 2013) que d’habitants (318 millions).

Dans ce contexte, la convention nationale de la National Rifle Association (NRA), le lobby des armes à feu, qui se tient du 19 au 22 mai à Louisville (Kentucky), devrait, comme tous les ans, attirer des ­milliers de visiteurs. Mais lors de cette 145e édition, entre deux concerts de country, les démonstrations de tirs ou les traditionnels ateliers consacrés aux « manières de porter une arme », le public pourra entrer de plain-pied dans la campagne pour la présidentielle de novembre. « Armez-vous face aux contrevérités qui vont être avancées sur les armes durant l’élection », promet un séminaire. Les échéances ­électorales se révèlent souvent propices aux débats sur le sacro-saint 2e amendement de la Constitution, qui autorise les citoyens américains à posséder et à porter une arme.

http://www.lemonde.fr/m-actu/article/20 ... 97186.html
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: La société américaine

Message non lupar etienne lorant » dim. 22 mai 2016, 15:05

Michel Floquet, grand reporter et correspondant aux Etats-Unis pour TF1, publie “Triste Amérique”.

C’est un livre qui fait du bien. Ainsi, cette Amérique glorifiée pour son «rêve», pour ses ambitions, sa liberté, son melting-pot, n’est pas aussi magnifique qu’on le croyait ?

Les États désunis sont le pays où il y a le plus de crimes par arme à feu, le plus d’incarcérations, le plus de pauvres, le plus de minorités méprisées, le plus de religiosité étouffante… Jamais la fracture sociale n’a été aussi évidente, et elle s’aggrave de jour en jour. Du coup, surgissent des politiciens comme Ted Cruz, Sarah Palin, Donald Trump, qui incarnent ce qu’il y a de pire dans l’American Way of Life. Le livre de Michel Floquet se lit avec rage et passion, et aussi avec curiosité: cette Amérique-là, on ne nous en parle jamais. A dévorer ces pages, on comprend pourquoi.


Michel Floquet. On croit connaître l’Amérique, elle nous est si familière à travers le cinéma, les séries télévisées, ses grands hommes comme Obama… Souvent on s’arrête à cette vision superficielle du pays. Mais il est beaucoup plus compliqué que cela. Bien différent de nos fantasmes. C’est ce que j’ai découvert pendant ces cinq années passées à parcourir le pays. Il y a une autre Amérique. Faites d’inégalités et de violence, de tensions raciales et d’impossibilité à vivre ensemble…

La plupart des Américains détestent désormais «Washington», c’est à dire l’establishment, ses représentants, son administration fédérale et même son gouvernement. Jamais ce sentiment n’a été aussi fort. Ces gens-là ont la conviction que le pays est paralysé. Mal géré par une bande de politiciens professionnels coupés des réalités. Et comment leur donner tort? Chaque fin d’année, le vote du budget amène le pays au bord de la paralysie et pendant ce temps-là, des dizaines de milliers de ponts, par exemple, attendent d’être réparés…

Trump profère des horreurs sur les minorités, sur les femmes, et pourtant rien ne semble pouvoir lui nuire…

C’est vrai. Cela lui fait du tort bien sûr, mais surtout chez les électeurs qui de toute façon ne l’aimaient pas. Trump a été méprisé par la presse et les intellectuels dès le début. Ils ne donnaient pas cher de sa campagne, c’était un sujet de plaisanterie. Et aujourd’hui il est à peu près certain, sauf coup de théâtre, d’obtenir l’investiture républicaine. C’est donc que ses outrances n’ont pas découragé l’Amérique profonde, ou plutôt l’Amérique réelle. Trump appelle un chat un chat ou plutôt un latino un latino … Il s’adresse à des gens excédés, épuisés, qui cinq ans après la sortie de la «grande récession» sont encore plus pauvres qu’en 2008.

A-t-il une chance d'être élu ?

Pourquoi pas? Les mêmes qui disaient qu’il n’aurait jamais l’investiture assurent aujourd’hui qu’il n’ira jamais à la Maison Blanche. Il faut donc s’y préparer. Il n’est pas favori mais il a une vraie chance. Hillary Clinton n’est pas aimée. Elle incarne à la puissance dix cette élite politicienne abhorrée. Elle est perçue comme cupide, ce qui est vrai. L’affaire de sa boîte mail personnelle utilisée lors de son passage au département d’Etat, le scandale de Benghazi, tout cela sera utilisé contre elle après les conventions, lorsque la campagne démarrera vraiment.

Quelle part de responsabilité porte Obama dans cette situation?

Obama a énormément déçu. Son bilan, c’est pratiquement huit ans pour rien. Sur le plan intérieur, jamais les inégalités n’ont été aussi grandes. Le rêve américain, l’idée que si on travaille on fera mieux que ses parents, est définitivement mort. L’Amérique est devenue le pays champion de la reproduction sociale. Pour ce qui est de la politique étrangère, c’est encore pire. Les talibans sont aux portes de Kaboul. Le retrait calamiteux d’Irak et la gestion molle de l’affaire syrienne ont engendré Daesh, l’état islamique. Et sur les ruines de cette politique hésitante, Poutine a fait un retour fulgurant, au Proche-Orient comme en Ukraine.

Vous racontez des choses incroyables sur les risques alimentaires, les violences policières, la dureté de la société en général. N'êtes-vous pas excessif?

Tout ce qui est dans le livre est vrai, factuel. 3000 morts par an d’intoxication alimentaire. C’est plus que le 11 septembre chaque année! 12.000 morts par arme à feu, sans compter les suicides. Environ 1100 personnes tuées chaque année par la police. Environ, car il n’y a pas de statistiques officielles. Cela fait tout de même entre 3 et 4 victimes par jour, généralement issues des minorités. Mais aussi un taux d’incarcération unique au monde, bien supérieur à celui de la Corée du Nord ou de l’Iran. Au quotidien, sorti de Manhattan ou des quartiers chics de la côte ouest, la société américaine est largement inhumaine, difficile à vivre. L’individualisme, le matérialisme ne sont pas de vains mots. Ils induisent un rapport à l’autre très particulier. Je raconte par exemple l’histoire de ce maître-nageur licencié pour avoir sauvé un baigneur qui se noyait en dehors de sa zone de surveillance…

L'Amérique est aussi un pays qui fait envie au monde entier. Et vous, vous ne lui trouvez aucune qualité?

Si bien sûr. Personne ne conteste sa créativité, ses élites intellectuelles, ses engagements en faveur des droits de l’homme à l’étranger… Il y a plusieurs Amérique, mais la plus importante n’est pas forcément celle qu’on croit.

Propos recueillis par François Forestier

Triste Amérique, par Michel Floquet,


http://bibliobs.nouvelobs.com/documents ... ciale.html
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Re: La société américaine

Message non lupar etienne lorant » lun. 23 mai 2016, 11:21

Le sénateur indépendant du Vermont Bernie Sanders, candidat à l’investiture démocrate, a décidé d’apporter son soutien dimanche 22 mai à Tim Canova, le candidat qui entend défier au cours d’une primaire la responsable du Parti démocrate, Debbie Wasserman Schultz. Cette dernière, représentante de Floride, a condamné fermement les débordements dont s’étaient rendus responsables des sympathisants du sénateur mécontents du déroulement d’une convention du parti à Las Vegas, dans le Nevada, le 14 mai.

M. Sanders, qui se trouve dans la quasi-impossibilité de l’emporter face à la favorite, Hillary Clinton, a par ailleurs jugé « non démocratique » l’organisation des primaires démocrates. M. Sanders s’indigne notamment du rôle des « super-délégués », un corps électoral particulier qui soutient massivement l’ancienne secrétaire d’Etat.

Le sénateur du Vermont a également insisté dimanche sur la mauvaise image de Mme Clinton et de son futur adversaire républicain, Donald Trump, en estimant que, si cette dernière devait être désignée, les électeurs auraient à choisir le « moins pire de deux maux »

http://www.lemonde.fr/elections-america ... 29254.html
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Re: La société américaine

Message non lupar PaxetBonum » lun. 23 mai 2016, 17:54

Obama a énormément déçu. Son bilan, c’est pratiquement huit ans pour rien.

Je suis content de lire ce que j'ai moi même écrit il y a peu sur ce forum.
(oui, je me lance des fleurs, et alors ?! :-D )
A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire !
J'avais diviné sur le forum cela le lendemain de sa première élection
C'était plus que prévisible…

(je me lance le bouquet avec le pot !)
:-D
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"

St François d'Assise

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Re: La société américaine

Message non lupar etienne lorant » lun. 23 mai 2016, 18:21

Évidement le bilan d'Obama peut effectivement être fort critiqué. Cependant, il faut être correct :
Les Etats-Unis ne sont-ils pas un pays formidable ?

Et je ne dis pas cela parce que la Cour Suprême américaine vient de valider la réforme de la santé du président. Ma petite question va au-delà de cette décision : c'est une interrogation tout à fait essentielle, peu importe l'enjeu du moment. Si les Etats-Unis sont un grand pays, c'est parce qu'ils viennent de montrer que les rouages fondamentaux de notre système, si scrupuleusement bâtis à travers les années, ne se laissent pas faire ni défaire au gré des avis d'experts déclarés, des prévisions ou des sondages.

Faisant fi des attentes des uns et des autres, le Chief of Justice (le Juge en chef de la Cour Suprême), John Roberts, qu'on décrit pourtant comme un implacable activiste dans le camp des conservateurs, s'est rangé du côté de l'aile libérale de la Cour et a sauvé, par là-même, l'intégralité de la loi de réforme de Barack Obama, en déclarant que la mesure qui rendrait la souscription d'une assurance-maladie obligatoire ne pouvait pas être rejetée par le Congrès en vertu de son pouvoir de réguler le commerce mais s'inscrivait dans le devoir qu'a ce dernier de faire appliquer les lois, même à coups de sanctions financières.

Comme je le suggérai hier, la Cour a en fait réaffirmé que le Congrès ne pouvait pas contraindre les Américains à acheter quelque chose relevant de l'économie privée, mais il peut cependant les pénaliser s'ils ne se pliaient pas à la loi (et ne prenaient pas de fait d'assurance-maladie). Et la Cour a estimé que le pouvoir de sanction financière dans l'Article I relatif au pouvoir de la justice d'infliger une amende à une partie qui ne se plie pas à la loi est correct. Reste maintenant pour le président de trouver comment transcrire et d'insérer ces possibles sanctions (qui seraient bien faibles et bien inefficaces) dans sa loi de réforme de l'assurance-maladie.

L'idée d'exiger de tout Américain qu'il prenne une couverture santé privée avait éclos et fait son chemin au sein d'un think-tank conservateur. Elle avait même un temps avancé par un gouverneur Républicain (Mitt Romney) et à l'époque, en 2008, le candidat aux primaires démocrates Barack Obama s'y était opposé. Mais alors qu'il bataillait avec une autre prétendante convaincue de la nécessité d'une telle mesure, Hillary Clinton, il avait décidé, en son fort intérieur, de soutenir ce projet. Selon Paul Starr, professeur à l'université de Princeton, Obama avait même avait-il déclaré à l'un de ses conseillers, dès l'été 2008: "Je crois bien qu'Hillary avait raison".

Autour de lui, certains, comme Starr, l'avaient mis en garde, en privée comme en public, du risque de soutenir une telle mesure, mais une fois en poste à la Maison Blanche, Obama et ses conseillers (dont d'ailleurs, ironiquement, beaucoup étaient des anciens du camp Clinton) ont ignoré tous les avertissements.

Le grand gagnant de cette bataille politique est le président Obama - du moins, aux premiers abords. Car aussitôt si la Cour avait rejeté les fondements de sa loi, la victoire qu'avait été de faire passer cette reforme aurait fini en véritable chaos.

http://www.huffingtonpost.fr/howard-fin ... 36699.html
Avec l'Obama Care, Obama est pleinement entré dans le cercle très restreint des novateurs humanistes aux Etats-Unis.

D'autant qu'il a manifesté un très grand courage :


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Re: Situation politique en Amérique

Message non lupar etienne lorant » mar. 24 mai 2016, 15:55

Pour celles et ceux qui "entendent" l'Anglais californien, rien de plus intéressant que cet adieu à la Maison Blanche, dans lequel Richard Nixon dit un "au-revoir" au personnel de la Maison-Blanche. Pour quiconque "entend" l'Américain, c'est réellement très intéressant :




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La visite de Barak Obama à Hiroshima et Nagasaki bien accueillie

Message non lupar etienne lorant » ven. 27 mai 2016, 15:17

« Notre visite à Hiroshima honorera tous ceux qui ont péri pendant la Seconde Guerre mondiale et réaffirmera notre vision partagée d’un monde sans armes nucléaires. » En une phrase, le président Barack Obama a résumé les deux objectifs majeurs de sa présence au cœur de la ville de Hiroshima : hommage et dénucléarisation.

Les 6 et 9 août 1945 tombaient sur Hiroshima et Nagasaki des bombes atomiques américaines qui allaient tuer plus de 240 000 Japonais (et une minorité de Coréens). Ce drame indélébile n’a pourtant pas empêché le Japon et les États-Unis de sceller l’alliance sans soute la plus solide au monde. Plus de soixante-dix ans après, Barack Obama sera le premier président américain en exercice à se rendre au cœur de la ville de Hiroshima, là où a explosé la première bombe atomique de l’histoire.

Il doit se rendre au Parc du mémorial de la paix, lieu bouleversant qui rappelle la fournaise nucléaire qui a dévasté la ville, le 6 août 1945, au lever du jour. Mais le président Obama l’a bien dit, il ne s’excusera pas, même en présence des survivants de la bombe, aujourd’hui très âgés (appelés les Hibakusha) présents lors de cette cérémonie. Il laisse aux historiens la liberté de revisiter cette période sanglante de l’histoire et de remettre en cause ou non le choix du président Harry Truman de recourir à la bombe atomique.

Pour les Japonais, cette visite du président américain est globalement très bien accueillie. Elle renforce aussi, comme l’attestent les témoignages recueillis par La Croix, la conviction enseignée à tous les petits écoliers nippons que le peuple japonais a été une victime du nucléaire, et qu’à ce titre les armes nucléaires doivent être interdites. Une vision que réaffirmera le président Obama sur place, alors que la menace nord-coréenne est si proche du Japon.
Écrit par

Pour autant, l’argument nucléaire cache toujours la difficulté pour le Japon d’assumer sa responsabilité dans le déclenchement de la guerre. Une visite du premier ministre Shinzo Abe à Pearl Harbour – bombardé par l’aviation japonaise le 11 décembre 1941 sans qu’ait été préalablement déclarée officiellement la guerre à l’Amérique – permettrait d’équilibrer les responsabilités mutuelles des deux nations. Cette étape n’a pas encore été franchie par le Japon, qui se pose toujours en victime en évacuant aisément ses responsabilités et les crimes que l’armée impériale a commis en Chine et en Corée.

http://services.la-croix.com/webdocs/pa ... index.html
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Trump renonce au débat avec Bernie Sanders

Message non lupar etienne lorant » sam. 28 mai 2016, 10:58

Le candidat présumé du Parti républicain à la présidentielle américaine a finalement décidé de ne pas débattre avec Bernie Sanders, candidat à la primaire démocrate, préférant attendre de savoir qui de ce dernier ou de Clinton serait son adversaire.

Il n'y aura pas de débat Trump/Sanders. Donald Trump, le candidat présumé du Parti républicain à la Maison Blanche, a fait savoir vendredi 27 mai qu'il préférait finalement ne pas débattre avec le démocrate Bernie Sanders avant la primaire de Californie, le 7 juin prochain.

L'idée d'un débat entre le vainqueur de la primaire républicaine et l'adversaire de Hillary Clinton dans la primaire démocrate a pris corps ces derniers jours.

Invité mercredi soir dans l'émission de Jimmy Kimmel sur ABC, Trump lui-même avait laissé entendre qu'un tel débat serait un énorme succès d'audience. "Je crois que (...) je prendrais cet argent et que je le donnerais à des organisations caritatives qui le méritent", avait-il ajouté. Sur Twitter, Bernie Sanders, qui n'a pu obtenir la tenue d'un débat avec Clinton avant la Californie, s'était alors dit prêt à relever le défi.

Mais Trump a coupé court aux spéculations. "Me fondant sur le fait que le processus démocrate de nomination est totalement faussé et qu'Hillary Clinton la véreuse et Deborah Wasserman Schultz (présidente du comité national démocrate, NDLR) ne permettront pas que Bernie Sanders l'emporte, il me semble inapproprié de débattre avec le second de la course", souligne le milliardaire new-yorkais dans un communiqué.

Kisékinapalesc....

http://www.france24.com/fr/20160527-don ... ie-sanders
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Étoile montante chez les démocrates américains?

Message non lupar Cinci » mar. 09 mai 2017, 19:27

Elizabeth Warren
Dans son dernier livre This Fight Is Your Fight, déjà dans les meilleures ventes du New York Times, l’étoile montante du parti démocrate Elizabeth Warren, sénatrice du Massachusetts depuis 2013 et ex-professeure de droit à Harvard, retrace son parcours et fait état des injustices qui plombent le système politique et la société américaine.

[...]

Warren montre qu’à partir des années 1980, la classe moyenne américaine a commencé à perdre son pouvoir d’achat, ses avantages sociaux (dont la retraite), sa sécurité d’emploi et son accès à l’éducation et à l’assurance maladie à mesure que l’influence des institutions financières et des entreprises sur les législateurs a augmenté. Alors que les salaires stagnent, les coûts liés au logement, à l’alimentation, à l’éducation et à la santé ont explosé. La classe moyenne américaine étouffe littéralement. Ce constat a façonné le discours des deux candidats à la présidence de 2016, qui ont dénoncé plus ou moins ouvertement la collusion entre les intérêts financiers et la classe politique.

http://www.ledevoir.com/international/e ... anti-trump

Critique virulente de Wall Street et des groupes d’intérêts qui noyautent Washington, elle représente assurément, aux côtés de Bernie Sanders, l’aile gauche du parti démocrate. Bien qu’elle soit grandement appréciée de la base démocrate et qu’elle ait réussi à rallier certains de ses collègues, Warren est honnie des républicains et considérée comme trop à gauche par plusieurs membres de son propre parti. Preuve qu’elle n’épargne pas ses confrères démocrates, Warren a critiqué l’ex-président Obama pour avoir accepté de prononcer un discours à l’invitation d’une grande banque d’investissement de Wall Street en échange de 400 000$.


Obama a reçu quasiment un demi million de dollars, pour un discours tenu à l'invitation d'un banque d'affaire de Wall Street. Bon à savoir.


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