Macron est élu...

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Cinci
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Re: Macron est élu...

Message non lupar Cinci » ven. 30 juin 2017, 18:00

Rappel du 9 mai dernier :
Axou :
Cher Cinci, d'après mes propres observations, je pense que Obama a dans l'ensemble, été un remarquable président et effectivement je suis heureuse de constater que Macron a des points communs avec lui.

Nous ne devons pas avoir les mêmes sources, lu les mêmes livres, vu les mêmes documentaires, lu les mêmes articles.
Ou tout bonnement nous ne faisons pas la même analyse des événements et des personnes

En parlant de sources ...

Je suis tombé là-dessus cette semaine, feuilletant une revue gauchiste :

"... ceux qui voient dans l'élection de Trump un "whitelash" contre la présidence d'Obama n'ont donc qu'à moitié raison : il y a bel et bien un lien entre les 44e et 45e présidents, mais celui-ci a davantage à voir avec l'action - ou plutôt l'inaction - du premier en matière économique. Car à cet égard, en dépit de ses promesses et malgré un contexte extraordinairement favorable - l'ubris des spéculateurs venait tout juste de provoquer la perte de dizaines de millions d'emplois et la saisie de millions de maisons -, Barack Obama a choisi de rester fidèle à une tradition démocrate inaugurée par Bill Clinton : le renoncement.

Cela a commencé tôt dans son mandat, alors qu'il contrôlait les deux chambres du Congrès, le Sénat et la Chambre des représentants. En mars 2009, les hauts placés de Wall Street ont été convoqués à la Maison Blanche , ils sentaient la soupe chaude. Comme l'un d'eux le confiera au journaliste Ron Suskind quelques années plus tard, ils craignaient que le nouveau président ne se serve de sa légitimité fraïchement acquise pour sonner la fin de la récréation : "Nous étions vraiment vulnérables face au président. A ce moment, il aurait pu exiger à peu près n'importe quoi et nous n'aurions eu d'autre choix que d'obéir." Leurs inquiétudes s'avérèrent cependant infondées : "Il ne l'a pas fait. Il nous a seulement demandé de l'aider à calmer la population."

Huit ans plus tard, pour une majorité de salariés américains, la récession se poursuit : les salaires n'ont pas bougés et le revenu médian se situe toujours sous le niveau de 2007. Les inégalités sociales continuent de se creuser. Jusqu'en 1980, selon les économistes Thomas Piketty et Emmanuel Saez, près de 70% de la croissance du revenu national retournait dans les poches de ceux qu'on peut raisonnablement appeler le "peuple américain" (90% des ménages). Depuis 1997, ce pourcentage est descendu à zéro : les 10% les plus riches ont littéralement monopolisé la croissance du revenu national. Pire encore, durant les trois premières années de la "reprise" pilotée par Obama, le 1% des plus riches Américains a capturé 91% de la croissance du revenu national.

Ainsi, si une majorité d'Américains (58%) jugent que l'économie de leur pays a décliné ou fait du surplace durant le règne d'Obama, ce n'est pas seulement parce qu'ils sont intoxiqués par des "faits alternatifs" provenant de Fox News , mais bien parce que dans leur vie quotidienne rien n'a changé. L'économie américaine roule dorénavant sans que les salariés en bénéficient, et ils sont de plus en plus nombreux à s'en rendre compte.

Ce sont les perdants de 40 ans de mondialisation néo-libérale qui ont mis au pouvoir Donald Trump."

Source : Gabriel Nadeau Dubois, "Continuer à croire à la démocratie, au-delà du populisme" dans Nouveau projet, printemps/été 2017 , p. 58


Gabriel Nadeau Dubois fut l'un des leaders de la grève étudiante de 2012, qui est maintenant député du Parti politique Québec solidaire, un parti adepte du "vivre ensemble", du féminisme, de l'antiracisme, pro-immigration et tutti.


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