Situation économique en Grèce

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gerardh
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Re: La situation politique en Grèce

Message non lupar gerardh » dim. 11 juin 2017, 14:09

_________

Bonjour,

Qui est responsable de cette situation ?


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etienne lorant
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Re: La situation politique en Grèce

Message non lupar etienne lorant » lun. 12 juin 2017, 11:31

Si les Grecs avaient mené à son terme leur projet de recouvrer leur souveraineté, ils auraient fini par quitter la zone euro.


Et la peur de l'effet domino était palpable.

Vous expliquez qu'une petite région comme la Wallonie peut bloquer l'UE, sous-entendant que Bruxelles ne pourrait pas tenir très longtemps si un pays fondateur comme la France se rebellait. L'une des origines de la crise ne tient-elle pas du fait que les nations se sont sous-estimées et que l'on a trop considéré l'UE, notamment sa Commission, comme un super-Etat omnipotent?
En octobre dernier, à l'initiative du social-démocrate Paul Magnette, la Wallonie a en effet paralysé pendant plusieurs jours la signature du traité CETA, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada. Les Wallons ont fini par obtenir ce qu'ils attendaient de l'État fédéral belge et par remettre l'épée au fourreau.

Cet épisode n'est pas sans rappeler la crise grecque de 2015 durant laquelle l'Union entière a eu les yeux braqués sur la Grèce, un pays qui ne représente pourtant que 2 % du PIB de la zone euro. A l'approche du référendum de juillet 2015, les menaces adressées à l'électorat de ce petit État par la presse et la classe politique de tout le continent témoignait de l'angoisse dans lequel se trouvait alors toute «l'Europe officielle». Si les Grecs avaient mené à son terme leur projet de recouvrer leur souveraineté, ils auraient fini par quitter la zone euro. Et la peur de l'effet domino était palpable. Un pays même petit, même très affaibli par la crise mais qui décide de s'affirmer, peut faire trembler tout l'édifice communautaire.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle l'Eurogroupe et la Banque centrale européenne se sont employés à harceler Athènes. Le travail de sape de la BCE - qui a mis sciemment les banques grecques à genoux - a été décisif. Car l'UE, ce n'est pas seulement la Commission de Bruxelles. Des trois grandes institutions supranationales que sont la Banque centrale européenne, la Cour de justice de l'Union (CJUE) et la Commission, cette dernière est sans doute la plus soumise à l'action des États membres.
Pour autant, les deux autres ne sont pas omnipotentes. N'ayant aucune légitimité démocratique, elles ne «tiennent» que parce que les pays membres acceptent de leur céder des prérogatives. C'est de la servitude volontaire en somme. Un pays qui en a la volonté politique peut tout à fait se reprendre. Le processus du Brexit est en train d'en faire la preuve. L'une des premières choses annoncées par Theresa May lors de son discours sur le Brexit du 17 janvier a été sa volonté de répudier à terme la jurisprudence de la CJUE.

L'exemple hongrois est également très intéressant. Sans même prendre la peine de sortir de l'Union, la Hongrie a réformé sa Constitution et sa justice afin de ne plus avoir à appliquer sur son sol les décisions de la CJUE. Une sortie en douce de l'ordre juridique européen, en quelque sorte, que les autorités européennes sont impuissantes à condamne ....

A découvrir sous le lien :


http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2017/0 ... europe.php
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: La situation politique en Grèce

Message non lupar etienne lorant » mar. 13 juin 2017, 10:43

Alors que, pour l’heure, des divergences de points de vue entre l’Allemagne et le FMI bloquent le versement d’une tranche de prêts cruciale à la Grèce, le ministre de l’économie français se veut optimiste.

« Depuis quinze jours, je multiplie les rencontres et je suis optimiste que nous aurons une bonne solution, nous ne sommes pas loin d’un accord », a assuré Bruno Le Maire, lundi 12 juin à Athènes, au premier ministre grec Alexis Tsipras, avant un Eurogroupe à Luxembourg consacré à la Grèce jeudi.

La situation est bloquée parce que la zone euro, en particulier l’Allemagne, veut que le FMI participe financièrement au plan, mais celui-ci ne veut pas le faire sans engagement des Européens à alléger la dette grecque (179 % du PIB).

Or Berlin est très réticent à un tel engagement avant les législatives de septembre. En attendant, ces dissensions menacent le versement de plusieurs milliards d’euros à la Grèce, qui a accepté depuis un an et demi toutes les exigences des créanciers.



En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/europe/article/20 ... fS12BOQ.99

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/europe/article/20 ... fS12BOQ.99
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: La situation politique en Grèce

Message non lupar etienne lorant » jeu. 15 juin 2017, 10:51

Questions au Président :


Le sort de la Grèce se joue ce jeudi à Luxembourg, lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro qui doit passer en revue le troisième programme de redressement souscrit par les Grecs. Sous la courageuse direction d’Aléxis Tsípras, le pays a consenti des efforts inouïs pour respecter ses engagements. Les dépenses publiques ont été coupées, le déficit public a été ramené à 1,1 % du PIB et la Grèce a accepté de porter, à coups de mesures d’austérité, son «excédent primaire» (hors remboursement de la dette) à plus de 3 % du PIB. La Commission reconnaît elle-même qu’elle n’a jamais eu depuis le début de la crise un dirigeant grec aussi fiable en face d’elle. Ces sacrifices ont atteint cruellement la société grecque. Pour prendre un seul exemple, les retraites ont été divisées par deux depuis le début de la crise. On imagine le séisme qu’une telle réduction aurait provoqué en France.

L’Europe, qui a pris la responsabilité de favoriser l’adhésion grecque, puis d’obliger Athènes à une diète inédite dans l’histoire récente du continent, ne peut pas continuer à exiger la livre de chair de Shylock décrite par Shakespeare pour symboliser l’inhumanité d’un créancier impitoyable. Certes elle a déjà décidé d’un «haircut» (une réduction de dette) pour la partie privée des crédits. Certes, elle a ensuite étalé les remboursements. Certes, l’Eurogroupe va sans doute débloquer les 7 milliards dont la Grèce a besoin pour éviter le défaut de paiement. Mais il est clair, aux yeux de tous les experts de bonne foi, qu’il faut aujourd’hui aller nettement plus loin. Non seulement alléger encore, autant que possible, le poids des paiements énormes que le pays doit assurer. Mais surtout réduire, par une mesure claire, la dette de près de 180 % du PIB qui pèse toujours sur l’économie grecque. Le FMI le fait déjà en accordant aux pays endettés des remises proportionnées aux réformes mises en œuvre. Ce ne serait que justice envers un peuple dont le calvaire a largement compensé les erreurs commises naguère par ses dirigeants. Faut-il rappeler que la crise grecque est l’argument le plus efficace brandi par les ennemis de l’Union européenne ?

Monsieur le Président, au sein du gouvernement précédent, vous avez déjà fait preuve de sollicitude envers la Grèce. Vous êtes aujourd’hui en position de force. Vous avez l’occasion de jouer un rôle décisif dans l’histoire de l’UE. Le ferez-vous ?

http://www.liberation.fr/planete/2017/0 ... ce_1576918
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Situation économique en Grèce

Message non lupar etienne lorant » ven. 16 juin 2017, 11:05

TOUT VA BIEN ! ON VIENT ENCORE DE FERMER LES YEUX JUSQU'A LA PROCHAINE FOIS !!!!!


Le temps était compté. Les ministres des Finances de la zone euro se sont entendus sur le versement à la Grèce d'une nouvelle tranche de 8,5 milliards d'euros, ont-ils annoncés jeudi 15 juin. "Je suis heureux d'annoncer que nous avons conclu un accord sur tous les éléments", s'est félicité Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, qui réunit les ministres des Finances de la zone euro, à l'issue d'une réunion en présence de la directrice générale du FMI, Christine Lagarde.

L'accord conclu jeudi soir ne faisait guère de doute étant donné l'optimisme unanime affiché avant la réunion. Il constitue un véritable soulagement pour la zone euro puisqu'il permet de relancer le troisième plan d'aide à Athènes, signé en juillet 2015 et d'un montant de 86 milliards d'euros. La mise en œuvre de ce plan patinait depuis des mois à cause de divergences entre des membres de la zone euro - essentiellement l'Allemagne - et le FMI.

La Grèce va pouvoir rembourser 7 milliards d'euros de créances

Le nouveau déboursement accordé à la Grèce lui permettra de rembourser in extremis plus de 7 milliards d'euros de créances dues en juillet, repoussant donc le risque d'une crise estivale. "Nous avons réussi a trouver un accord global qui va permettre à la Grèce de tourner la page d'une période si difficile", s'est immédiatement réjoui le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici.

De son côté, Christine Lagarde a immédiatement annoncé son intention de proposer à son institution de participer aux côtés de la zone euro à ce plan d'aide, mettant fin à des mois de désaccords sur cette question.



http://www.francetvinfo.fr/monde/grece/ ... 38321.html
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Re: Situation économique en Grèce

Message non lupar etienne lorant » jeu. 22 juin 2017, 18:26

Les employés municipaux à travers la Grèce ont observé jeudi une grève de 24 heures en solidarité avec les éboueurs contractuels, qui depuis trois jours refusent de ramasser les poubelles, réclamant la reconduction de leurs contrats.

Environ 5.000 personnes, selon la police, se sont rassemblées dans le centre d'Athènes pour protester et réclamer des contrats à durée indéterminée pour les éboueurs contractuels, dont le nombre s'élève à près de 6.500 selon les syndicats.

Le centre d'Athènes était fermé à la circulation, et les manifestants ont marché jusqu'à la place Syntagme en bas de Parlement, théâtre des mobilisations du pays en crise.

Selon la Fédération des employés municipaux (Poe-Ota), les éboueurs contractuels sont menacés de perdre leur emploi, faute de reconduction de leurs contrats.

La mobilisation touche surtout les grandes municipalités du pays, Athènes et Thessalonique (nord).


Par des températures en hausse, autour ce 30 degrés Celsius à la mi-journée, les ordures s'accumulent dans plusieurs quartiers de la capitale. La mairie a appelé les citoyens à ne pas sortir des poubelles.

A Thessalonique, Hérakleion --chef-lieu de l'île de Crète (sud)-- et dans d'autres villes du pays, les employés ont aussi occupé des locaux municipaux.

Le problème de collecte des ordures en Grèce est récurrent en raison du recours généralisé aux contractuels et du gel des embauches.

A Athènes, les éboueurs réclament par ailleurs la création d'une nouvelle décharge, la seule existante, dans l'ouest de la capitale étant surchargée et jugée dangereuse pour la santé publique.

© 2017 AFP.
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