Situation économique en Grèce

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etienne lorant
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Vers un possible "détricotage" de l'UE ?

Message non lupar etienne lorant » mer. 02 mars 2016, 14:54

Angela Merkel, désormais seule, qui a dû céder à un ultimatum, et la Grèce qui risque de vivre une crise humanitaire et de replonger dans la tourmente financière : le Conseil européen du jeudi 18 février marquera un tournant, dramatique, dans la crise des réfugiés. La décision prise la veille par l’Autriche, qui a fixé unilatéralement de stricts quotas journaliers de réfugiés admis sur son sol, risque de précipiter l’isolement total de la Grèce et l’implosion de la zone de libre circulation de Schengen.

Ce sont les partisans du « plan B », du chacun pour soi et de la fermeture des frontières nationales qui risquent, dans les semaines qui viennent, de l’emporter et d’enterrer le « plan A » de la chancelière allemande et de la Commission européenne. Un plan basé, lui, sur la solidarité des Etats membres et l’accueil des réfugiés.

« Nous avons conscience de l’urgence de la situation, nous devons très rapidement avoir une analyse de la situation pour savoir si notre plan est le bon ou pas », a déclaré Angela Merkel dans la nuit de jeudi à vendredi, à l’issue du conseil. Elle a obtenu de ses partenaires la tenue d’un sommet extraordinaire avec les dirigeants turcs, probablement le 5 mars, à Bruxelles, en espérant, a-t-elle répété jeudi, qu’à ce moment-là Ankara démontrera enfin son engagement à diminuer les flux de migrants partant vers la Grèce. La tenue de cette rencontre a été confirmée par le président du Conseil européen, Donald Tusk, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Preuve de l’inquiétude grandissante, les conclusions adoptées dans la nuit par les vingt-huit Etats membres de l’Union ont été enrichies d’allusions à la nécessité d’apporter une aide humanitaire « aux Etats membres affectés ». En clair, à la Grèce. Par ailleurs, Mme Merkel, M. Hollande et M. Tsipras devaient se rencontrer vendredi matin pour discuter des risques de déstabilisation politique, financière et humanitaire pour la Grèce.

(La position de l'Autriche) :

"La Commission européenne évoque un projet « clairement incompatible » avec le droit européen. Sans ébranler la conviction de Vienne, qui semble en outre avoir concerté sa décision avec la Slovénie voisine : en fermant elle aussi ses frontières, elle organiserait le « bouchon » pour bloquer, en bout de ligne, les réfugiés en Grèce.

La décision de l’Autriche enclencherait effectivement l’effet domino tellement redouté par Berlin et Bruxelles. Au premier abord, elle semblait servir les intérêts de son voisin allemand, en réduisant mécaniquement le nombre de demandeurs d’asile arrivant dans le pays. « Pas question de raisonner comme cela : on ne veut pas de ces murs qui risquent d’isoler la Grèce, de l’empêcher de faire ses réformes et d’effecteur ses remboursements à ses créanciers internationaux [dont l’Allemagne] », insistait une source diplomatique."


Long mais intéressant - et réaliste article dans "Le Monde".


http://www.lemonde.fr/europe/article/20 ... _3214.html
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Le camp d'Idomeni

Message non lupar etienne lorant » mer. 02 mars 2016, 15:52

Deux heures de queue pour un sandwich. Un camp dimensionné pour 1.600 personnes, qui en accueille plus de 9.000. Manger à sa faim quand on est réfugié coincé près du village grec d'Idomeni relève du défi quotidien.

Kadr Youssef fait la liste des quatre derniers repas avalés : "Sandwich, sandwich, soupe, orange". Un peu juste, reconnaît-il, mais il s'inquiète surtout pour sa fille Irène, six mois. Du lait pour enfants est distribué par une ONG : "est-ce assez ?", s'interroge cet Irakien de 25 ans.

Les enfants sont partout sur ce camp à la frontière entre Grèce et Macédoine, y compris des bébés de quelques semaines. L'organisation Save the Children estime leur nombre à 2.500 au moins.

"Entre vendredi et dimanche, le camp est passé de 4.000 à 8.000 personnes. Là, on est a plus de 9.000. On se lève tous les matins en se demandant comment on va faire aujourd'hui", résume Jean-Nicolas Dangelser, responsable logistique de l'ONG Médecins sans frontière (MSF) à Idomeni qui gère la distribution des repas - plutôt des collations -, passés à 30.000 par jour.


http://www.lavoixdunord.fr/france-monde ... b0n3362081
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La route des Balkans bloquée. Aide massive à la Grèce

Message non lupar etienne lorant » lun. 07 mars 2016, 15:47

La Grèce n'est plus le mauvais élève - Elle va être financée pour garder chez elle tous les nouveaux migrants !

Face au danger de pourrissement, l'Europe choisit les grands moyens. Les Vingt-huit capitales sont tombées d'accord dimanche soir pour fermer la route des Balkans. «Le flot des migrants irréguliers le long des Balkans occidentaux arrive à sa fin: cette route est désormais fermée», précise le projet de conclusion qui sera soumis lundi au sommet européen convoqué d'urgence à Bruxelles. «L'UE soutiendra la Grèce dans ce moment difficile et fera le maximum pour aider à gérer la situation», poursuit le texte déjà approuvé par les vingt-huit ambassadeurs et consulté par Le Figaro.

L'ambition est clairement de tirer un trait sur onze mois de crise qui ont conduit un bon million de réfugiés et de migrants, dans le chaos, sur le chemin de l'Allemagne et de l'Europe du Nord. Les Vingt-huit choisissent aussi la fermeté pour ressouder leurs rangs. Sans l'afficher explicitement, l'UE valide a posteriori le cavalier seul de pays qui, comme l'Autriche, la Hongrie, la Slovénie et la Croatie, avaient pris sur eux de filtrer les arrivées dans la zone Schengen, sans le feu vert de Bruxelles.

Une aide massive à la Grèce

L'Europe répond aussi, par l'annonce d'une aide massive en faveur d'Athènes, à l'inquiétude de ceux qui telles l'Allemagne, la France ou l'Italie s'inquiétaient d'un drame humain sans précédent en Grèce et dans les îles de la mer Égée. Lundi, les chefs d'État et de gouvernement convoqués à Bruxelles veulent faire face au coût de leur décision: il s'agit d'affronter «une situation humanitaire très difficile sur le terrain» précise le document. Ils invitent à une réponse massive, «immédiate et adéquate» pour répondre aux besoins du pays et des dizaines de milliers de déshérités qu'il accueille.


.. et comme disait Coluche : "Nous avons des zoums politiques que le monde entier nous envie !

http://www.lefigaro.fr/international/20 ... grants.php
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Situation économique en Grèce

Message non lupar etienne lorant » lun. 01 août 2016, 16:37

Yanis Varoufakis est ce ministre des Finances appelé en renfort fin 2014 par Tsipras pour négocier la dette contractée par la Grèce, un financier hors système pourtant adoubé par les européistes et les eurobanquiers (dont le ministre Macron, et Pigasse de Lazard, qui aurait placé Varoufakis), qui démissionnera il y a un an, en mars 2015, le lendemain du référendum grec.



Ce financier de gauche, qui se déclare ouvertement « marxiste », critique durement dans cette interview l’organisation européenne, qui selon lui va dans le mur : elle aurait échappé à ses maîtres, qui sont objectivement Angela Merkel et Mario Draghi (issu de Goldman Sachs). Le monstre serait lâché, et les technocrates qui édictent des règles supranationales auraient perdu la laisse…

En conséquence, Varoufakis propose de réformer le système – il ne parle pas de le détruire – et prône la création d’un parti européen transnational, qui serait une véritable démocratie en marche, et partirait d’en bas en prenant en compte le mécontentement des peuples. Car il admet que, comme aux États-Unis, le peuple est fondamentalement l’ennemi de la dite démocratie (tout est fait pour l’écarter, au fond, de la dominance). Ou plutôt, que la démocratie politique que l’on connaît, en occident, se méfie du peuple comme de la peste.

Nanti de son expérience « Syriza » (il n’est pas adhérent), Varoufakis, un pied dedans un pied dehors, va jusqu’à justifier la politique de Margaret Thatcher en matière monétaire, qui n’a jamais voulu inféoder sa monnaie à une monnaie européenne éventuelle. Il s’agit donc d’un libéral de gauche, qui entend la démocratie comme un pouvoir moins technocratique que ce qu’il est devenu aujourd’hui, notamment dans l’Union européenne…

Il y a dans cette interview fleuve, des parties critiques lucides envers l’Union européenne et sa fausse démocratie, mais la solution libérale de gauche de Varoufakis ne va pas vraiment dans le sens d’une souveraineté retrouvée, pour les nations qui composent cette Europe. La sortie, pour lui, de l’eurocrise, c’est encore plus d’Europe, sinon une mutation de l’européisme…

http://www.egaliteetreconciliation.fr/E ... -37946.htm
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Toujours la pression de l'UE

Message non lupar etienne lorant » lun. 05 déc. 2016, 17:44

Le Fonds monétaire international a de nouveau pressé les Européens de consentir un "allègement supplémentaire de la dette" publique grecque, et de réviser à la baisse les objectifs d'excédent budgétaire assignés au pays, dans son évaluation annuelle publiée vendredi sur l'économie grecque.

"Même dans le cas d'une mise en œuvre intégrale" des mesures d'austérité et réformes prescrites au pays, "la Grèce a besoin d'un allègement de sa dette calibré sur des objectifs budgétaires et de croissance crédibles", conclut ce rapport, jugeant "irréaliste" l'objectif d'un excédent budgétaire primaire (hors charge de la dette) de 3,5% du PIB assigné à la Grèce par la zone euro pour après 2018.

Cet allègement de la dette publique grecque - qui frôle 180% du PIB en dépit de trois plans successifs de soutien financier du pays par l'UE et le FMI depuis 2010 - doit être consenti par les "partenaires européens du pays", a insisté l'envoyée en Grèce du FMI, Delia Velculescu, lors d'une conférence de presse téléphonique.

Elle s'est félicitée que la zone euro soit convenue en mai du principe d'un tel allègement, estimant que "c'est très bien que les partenaires européens envisagent de telles mesures pour la Grèce".

Mais si certaines des mesures d'allègement à moyen et long terme envisagées par l'Europe "sont spécifiques et peuvent être quantifiées, un certain nombre de ces mesures en revanche ne sont pas assez spécifiques". Donc, "les discussions doivent se poursuivre", a-t-elle ajouté.

https://www.youtube.com/watch?v=8XZ2vkn ... XZ2vkn3itI
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La Grèce : toujours des "voies de poulain"....

Message non lupar etienne lorant » jeu. 15 déc. 2016, 15:16

Depuis la crise de l'été dernier, rien n’est réglé entre la Grèce et ses créanciers. Petit retour en arrière.

Au bord du défaut du paiement, incapable de rembourser ses dettes auprès du FMI sans un nouveau plan d'aide internationale, en juillet 2015, Athènes avait accepté après des mois de négociations extrêmement tendues et un référendum, une énième salve de mesures d'austérité en échange d'un soutien financier de l' Europe et du Fonds Monétaire International de 86 milliards d'euros.

Cela dit, ces 86 milliards ne sont pas versés en une fois à la Grèce mais par tranche.

Athènes n'a d'ailleurs pas reçu d'aide financière depuis décembre dernier et recommence donc à manquer d'argent.

Or, dans quelques semaines, en juillet, le pays doit rembourser 5 milliards à la Banque Centrale Européenne et au FMI.

Pour payer cette dette, le gouvernement d'Alexis Tsipras a absolument besoin du versement d'une nouvelle tranche d'aide, sauf que les créanciers ne le feront, que si les réformes promises par Athènes sont bel et bien mises en œuvre.


http://www.francetvinfo.fr/replay-radio ... 82493.html
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Et c'est reparti !!!!

Message non lupar etienne lorant » jeu. 02 févr. 2017, 14:49

Les deux tiers des mesures que la Grèce aurait dû prendre pour obtenir une nouvelle tranche de prêt du plan d’urgence n’ont pas été adoptés. C’est ce que le gouvernement grec a admis la semaine dernière dans un mémorandum présenté alors que le pays est actuellement en pourparlers avec ses créanciers.

Comme au cours de l’été 2015, les marchés financiers se sont alarmés de ces nouveaux développements. Mardi, les taux d’intérêt sur les obligations souveraines grecques à rembourser en juillet ont grimpé jusqu’à 11 %, exactement le double des 5,5 % que l’on constatait la semaine précédente.


Le FMI veut enfin se débarrasser de la crise grecque

Le 20 février, la situation sera réévaluée, mais de nouvelles difficultés menacent d’émerger. Le Fonds monétaire international (FMI) estime que le dernier plan de sauvetage est voué à l’échec. Il a donc annoncé qu’il n’y contribuerait plus, à moins d’une restructuration de la dette grecque, comprenez, que les créanciers renoncent à se voir remboursés d’une partie de ces dettes. Or, pour un certain nombre de pays européens, et en particulier l’Allemagne, la participation du FMI au plan de sauvetage est essentielle. Les mêmes pays ne veulent cependant pas entendre parler d’une restructuration de la dette, qui se ferait forcément à leurs dépends, ce qui serait mal vécu par leurs contribuables, et donc coûteux sur le plan politique.

Mais la semaine dernière, un document émanant du FMI a fait l’objet d’une fuite. Il révèle que, selon les calculs de l’Institution, la dette grecque en 2060 devrait dépasser 275 % du PIB, un niveau que le FMI qualifie dans ce document de « hautement intenable ».
L’économie grecque demeure dans la tourmente

Les marchés sont d’autant plus nerveux, que la Grèce doit rembourser une tranche de prêt de 2 milliards d’euros en juillet. Et malgré les plans de sauvetage successifs et les financements conséquents dont le pays a bénéficié, l’économie grecque demeure dans la tourmente. Le taux de chômage atteint encore 23 % et une dette publique se monte à 180 % du PIB.


https://fr.express.live/2017/02/01/reto ... e-grecque/
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Re: Situation économique de la Grèce

Message non lupar PaxetBonum » jeu. 02 févr. 2017, 15:32

Merci Etienne Lorant d'avoir partagé ces informations.
Je me demandais précisément ce matin ce que devenait la Grèce…
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Re: Situation économique de la Grèce

Message non lupar Kerniou » jeu. 02 févr. 2017, 16:57

Pauvres grecs ! Les restrictions vont durer encore et encore ...
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.

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Re: Situation économique de la Grèce

Message non lupar etienne lorant » jeu. 02 févr. 2017, 19:00

Pourquoi l'Europe a-t-elle suspendu le très modeste aménagement de la dette grecque?
Contre toute attente, le fond de sauvetage de la zone euro (mécanisme européen de stabilité) a décidé, mercredi, de suspendre la mise en œuvre d'une première série de mesures visant à aménager la dette grecque. Très modestes, elles avaient pourtant été validées par les ministres des Finances des États de la zone euro - principaux créanciers d'Athènes - le 5 décembre. Mais l'Allemagne, soutenue entre autres par les Pays-Bas, n'a pas accepté la décision «unilatérale» d'Alexis Tsipras d'engager de nouvelles dépenses budgétaires sociales. Car depuis qu'il a signé le plan d'aide de 86 milliards d'euros en 2015, le gouvernement grec est sous l'étroite tutelle de ses créanciers européens. Ce qui signifie qu'il ne peut pas prendre de décisions budgétaires sans les consulter. Pour Berlin, il en va de la confiance entre la Grèce et ses créanciers.



Pourquoi Alexis Tsipras a annoncé des mesures sociales sans consulter ses créanciers?
C'est sans nul doute un coup politique d'Alexis Tsipras qui a perdu en popularité et qui doit donner des gages à un électorat de plus en plus remonté contre l'austérité. Aussi, le premier ministre a annoncé une prime de Noël pour les retraités les plus défavorisés (adoptée par le Parlement grec jeudi soir) ainsi qu'un report de la hausse de la TVA dans les îles de la mer Égée qui doivent faire face à l'afflux de réfugiés.
Alexis Tsipras est également bien conscient que l'Europe, qui doit affronter de nombreux défis politiques dont la montée des populismes (Brexit, référendum en Italie...), n'a pas intérêt à ce que le dossier grec s'envenime à nouveau.
La Grèce va-t-elle finalement obtenir ce léger allégement de sa dette?
Selon plusieurs sources, les discussions devraient rapidement reprendre entre les 19 États de la zone euro sur la base des analyses des trois institutions (Banque centrale européenne, Mécanisme européen de stabilité, Commission européenne) qui négocient avec la Grèce les réformes à adopter dans le cadre du plan d'aide. Dans une note préliminaire, elles estiment que ces deux mesures «ne devraient pas changer de façon significative les objectifs budgétaires (d'Athènes) en 2012 et 2018». La balle est donc dans le camp des 19 États qui doivent se prononcer à l'unanimité au sein du MES pour finalement mettre en œuvre ces premières mesures d'aménagement de la dette. S'ils ne parviennent pas à s'accorder, le dossier peut toujours monter au niveau des ministres des Finances, lors du prochain Eurogroupe, en janvier.
Faut-il redouter une nouvelle crise grecque?
Ce nouvel épisode n'est certainement que l'arbre qui cache la forêt. Les négociations entre la Grèce, les créanciers Européens et le Fonds monétaire international (FMI) bloquent toujours sur les objectifs budgétaires qu'Athènes devra respecter sur plusieurs années. Et surtout, sur les mesures qui pourront être prises pour alléger significativement la dette publique après 2018. Le sujet reste ultracontroversé, en particulier pour Berlin. Mais c'est la condition pour que le FMI participe financièrement au plan d'aide. Et, ironie du sort, l'Allemagne et certains pays du nord de la zone euro veulent garder l'institution de Washington à bord pour des raisons de politique interne! Il en va en effet de la crédibilité du programme d'aide. Dans ces pays, chaque nouveau versement d'une aide financière au titre de ce programme est soumis à l'approbation de leurs parlements nationaux.


Que si l'UE n'est pas capable de nourrir son "berceau de la démocratie", du moins qu'elle laisse le président élu - en toute démocratie - se séparer de l'Europe - ou bien qu'elle prête de l'argent sans contre-partie.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016 ... n-2017.php
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Fermeture d'organes de presse

Message non lupar etienne lorant » ven. 03 févr. 2017, 10:40

La crise grecque aura eu raison du plus gros tirage quotidien du pays. La parution de Ta Nea va être interrompue, en raison des problèmes d’endettement du groupe qui les possède, Lambrakis (DOL), a annoncé samedi 28 janvier celui-ci. Un autre journal du groupe est concerné.

« L’hebdomadaire To Vima et le quotidien Ta Nea sont contraints de cesser leur publication dans quelques jours pour des raisons financières », indique la direction de DOL dans un communiqué, sous le titre « Qui sont ceux qui étranglent la presse ? »

« DOL n’a pas de ressource disponible et ne peut donc soutenir l’impression de ses journaux, ni, évidemment, assurer le bon fonctionnement des autres médias qu’il détient. »

99 millions de dettes

DOL, qui possède Ta Nea (centre, tirage de 14 000 exemplaires), To Vima, de nombreux magazines, des sites d’information et la radio Vima FM, n’a pu assurer en décembre l’échéance de remboursement de sa dette de 99 millions d’euros.

Le directeur de To Vima, Antonis Karakoussis, avait révélé les difficultés du groupe sur le site de l’hebdomadaire le 11 janvier, des problèmes dus selon lui à la crise que la Grèce traverse depuis 2010, et qui a déjà conduit à la fermeture de nombreux médias.

Dans la déclaration de samedi, le groupe de presse accuse ses banques créancières d’avoir décidé de placer le groupe « dans un régime de gestion spécial sans lui laisser de quoi poursuivre ses publications ». DOL affirme que les banques retiennent tous les revenus du groupe « qu’ils proviennent des ventes de journaux ou de la publicité ».

http://www.lemonde.fr/europe/article/20 ... _3214.html
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Re: Situation économique de la Grèce

Message non lupar etienne lorant » mar. 07 févr. 2017, 19:11

Après plusieurs années de récession, la croissance grecque pourrait progresser de 2,7 % en 2017. Toutefois, cette hausse du PIB correspond surtout à un rattrapage économique depuis la crise. Signal inquiétant: malgré une pluie de nouvelles taxes, les recettes fiscales n'augmentent pas.

En arrivant au pouvoir, il y a tout juste deux ans, le premier ministre Alexis Tsipras avait promis monts et merveilles au peuple grec. Qui a vite déchanté. L'été 2015 reste encore dans les esprits, lorsque le dirigeant du parti de la gauche radicale Syriza concluait finalement un troisième plan d'aide financière de 86 milliards d'euros avec ses homologues de la zone euro, sous la menace d'un «Grexit». Depuis, Alexis Tsipras et ses ministres sont sous l'étroite tutelle des créanciers (UE et FMI) qui suivent de très près la mise en œuvre de nombreuses réformes impopulaires pour assainir les finances publiques et rembourser la colossale dette publique qui pèse près de 180 % du PIB.

Les ministres des Finances de la zone euro devaient d'ailleurs se réunir ce jeudi, à Bruxelles, pour tenter d'avancer sur des dossiers qui fâchent toujours. Et ainsi éviter au maximum une nouvelle crise grecque en cette année riche en élections.


http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017 ... e-clandest
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Le Grexit de retour

Message non lupar etienne lorant » ven. 10 févr. 2017, 12:02

Malgré l’austérité endurée par sa population, Athènes peine à atteindre les objectifs fixés par ses créanciers. En Allemagne et en Grèce, l’idée d’une sortie de la zone euro progresse.


Crise de la dette : le spectre du Grexit refait son apparition

Un sympathique brouhaha envahit la salle de l’Institut français d’Athènes. Sur l’écran est projeté Demain, film alter-écolo de Mélanie Laurent et Cyril Dion qui critique le système et propose des alternatives. La séquence qui suscite ce souffle d’intérêt ? Celle sur la dette publique, l’euro et les monnaies parallèles. C’est un signe des temps : en Grèce, l’idée d’un retour à une monnaie nationale refait surface.

Cette perspective paraissait pourtant écartée depuis juillet 2015. Aléxis Tsípras, Premier ministre de gauche issu de Syriza, avait alors signé avec Bruxelles un troisième mémorandum : un accord comprenant un prêt de 86 milliards d’euros contre un programme très strict (baisse des salaires et des retraites, réformes du marché du travail, hausses fiscales…).

«Intenable».
Mais depuis plusieurs mois, les discussions entre la Grèce et ses créanciers patinent. Le Fonds monétaire international (FMI) craint que le pays ne puisse dégager le surplus budgétaire primaire de 3,5 % promis pour 2018. Or les Européens, Allemands en tête, ne veulent pas revoir cet objectif à la baisse. Dans un récent rapport, le FMI signale aussi que «la dette grecque est totalement intenable. Même avec une application pleine et entière des réformes approuvées dans le cadre du programme d’aide, la dette publique et les besoins de financements vont devenir explosifs sur le long terme». Si la dette grecque, qui atteint actuellement 180 %, n’est pas restructurée, elle pourrait représenter 275 % du PIB en 2060, selon l’institution de Washington. De nouveau, Berlin s’oppose à tout allégement de la dette avant les législatives de septembre 2017 outre-Rhin. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, est donc un de ceux qui a remis ce «Grexit» (contraction de Grèce et exit) au goût du jour. «Si la Grèce ne respecte pas ses engagements, le programme sera terminé», a-t-il menacé en coulisses le mois dernier. Façon d’indiquer au pays la porte de sortie du club de l’euro. Le quotidien allemand Bild a embrayé, titrant fin janvier «Le Grexit est de retour». A Athènes, la discussion, qui semblait mise sous le tapis, est repartie de plus belle.

Zoé Konstantopoulou, l’ancienne présidente de la Vouli (le Parlement grec), a pris la parole lundi lors d’un meeting dans la capitale. Aujourd’hui en rupture de ban avec Syriza, elle vilipende «l’euro et la Banque centrale européenne. Ce n’est qu’un outil d’esclavage. […] Nous devons réfléchir à de nouvelles monnaies». Dans une intervention enregistrée, Jean-Luc Mélenchon a apporté son soutien à la leader du mouvement «Cap vers la liberté» et à ses aficionados : «Plan A, on discute ; plan B, on s’en va», a-t-il fait savoir. Ces derniers jours, Yánis Varoufákis, qui fut ministre des Finances de janvier à juillet 2015, a enjoint lui aussi au Premier ministre grec de préparer la rupture avec les créanciers. Pour cet économiste, elle passe par l’adoption d’un système de paiement parallèle et une restructuration unilatérale des dettes détenues par la Banque centrale européenne.

La discussion resurgit même dans les rangs de Syriza. «Nous sommes arrivés à un point où la population grecque est épuisée. […] Je crois qu’il faut mener […] une discussion politique substantielle que nous n’avons pas eue»,a ainsi déclaré le 31 janvier Nikos Xydakis, ex-ministre des Affaires européennes. Ce député, porte-parole du groupe parlementaire Syriza, a ajouté : «La Grèce a beaucoup accompli, même avec la drachme», l’ancienne monnaie nationale. L’opposition de droite (Nouvelle Démocratie, ND) rue dans les brancards. «Prépare-t-il le terrain du gouvernement pour un retour à la drachme ?» interroge Gio


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Re: Situation économique en Grèce

Message non lupar gerardh » ven. 10 févr. 2017, 16:32

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Bonjour,

Nous pouvons bien compatir à la situation grecque, et accepter que leur manque d'opiniâtreté dans cette grande pénurie soit palliée en partie par les subventions européennes, c'est à dire par notre argent.

Mais il est dans le monde des situations bien plus aigües, et ces situations sont nombreuses. Il convient donc de relativiser certains irénismes.


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Re: Situation économique en Grèce

Message non lupar Relief » ven. 10 févr. 2017, 21:28

Mais il est dans le monde des situations bien plus aigües, et ces situations sont nombreuses. Il convient donc de relativiser certains irénismes.
Vous avez raison, cher Gerardh, mais ça n'empêche pas que le peuple grec souffre aussi terriblement du diktat européen et allemand. Mais comme ils sont orthodoxes, ça n'émeut pas les élites financières européennes majoritairement protestantes.
Or en matière de souffrances liées aux Allemands, les Grecs ont déjà donné ! Pourquoi l'Allemagne n'a jamais dédommagé la Grèce pour ce qu'elle avait fait durant la seconde guerre mondiale ? Ce serait l'occasion de le faire à présent.
Mais non, bien sûr ! aux pauvres mais fervents chrétiens orthodoxes, les élites protestantes préfèrent l'aide exclusive aux migrants musulmans.
Pas de pitié pour les adorateurs de la Vierge Marie, mère de notre Seigneur ! Qu'ils souffrent et disparaissent autant que possible et que disparaisse avec eux, comme le souhaitent les élites protestantes, Babylone la prostituée, ainsi qu'ils nomment le Vatican,

J'ai toujours été sidéré par le niveau d'agressivité ou de haine des protestants. Nous les aimons comme des frères dans le Christ, mais eux, majoritairement, nous détestent :(

Pour savoir où se trouve la vérité, regardons où se trouve l'amour :coeur: Cet amour divin est révélé aux hommes par la Vierge Marie, mère du Seigneur, qui est venue par ses apparitions témoigner que Dieu nous aime.
Que disent les protestants de cela ? Eh bien qu'à chaque apparition mariale, c'est le diable qui apparaît !
....alors c'est que le diable s'est converti à l'amour du Christ ! :roule:

Où est l'amour, là est la vérité !


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