La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X (FSSPX)

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Domitille
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Message non lu par Domitille » ven. 03 févr. 2006, 22:26

alors expliquez moi ce que cela signifie:

mais le Saint Père a parfaitement le pouvoir de suspendre l'autorisation de cette célébration

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VexillumRegis
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Message non lu par VexillumRegis » sam. 04 févr. 2006, 9:48

Quo primum tempore a écrit :Nous concédons et accordons que ce même missel pourra être suivi en totalité dans la Messe chantée ou lue, dans quelque église que ce soit, sans aucun scrupule de conscience et sans recourir aucune punition, condamnation ou censure, et qu’on pourra valablement l’utiliser librement et licitement, et cela, à perpétuité.
Tout d'abord, ce privilège n'a jamais valu pour les prêtres appartenant aux rits orientaux en dépit de son apparence universellle ; où qu'ils célèbrent ces derniers sont tenus par le droit canon à se conformer à leurs propres livres liturgiques ; le privilège n'a jamais valu non plus pour les prêtres latins appartenant à un rit particulier, mozarabe, milanais, latino-slave, lyonnais, cartusien, dominicain, carmélitain (du Grand Ordre) etc... Cela se trouve consigné en toutes lettres dans le Code au canon 818 ; "Etant réprouvée toute coutume contraire, le prêtre célébrant doit observer avec soin et dévotion les rubriques de ses livres liturgiques, qu'il se garde d'ajouter de son propre choix d'autres cérémonies ou prières".

Le canon 819 peut aussi être invoqué : "Le sacrifice de la Messe doit être célébré dans la langue liturgique de chaque rit approuvé par l'Eglise".

Dès lors qu'un prêtre appartenait à un rit déterminé, latin ou oriental, il n'avait pas le choix, sauf indult du Saint-Siège, d'adopter les livres romains ; il devait se conformer aux livres de son rit, même si la Messe de saint Pie V lui plaisait devantage.

Quant aux prêtres latins de rit romain, le Saint-Siège leur a demandé à plusieurs reprises de célébrer la Messe autrement que l'avait fixé saint Pie V, et nul n'a jusqu'à ce jour pensé à se prévaloir du prétendu privilège pour se soustraire à l'obéissance. Les prières prescrites par Léon XIII après le dernier Evangile : qui les a refusées au nom de l'indult de saint Pie V ? La liturgie des trois jours fixés par Pie XII en 1956 : qui l'a refusée au nom de l'indult de saint Pie V ? (...).

Il ne fallait pas attendre quatre siècles pour faire valoir ce prétendu privilège : il est trop tard maintenant, la prescription a joué. Son sens véritable, d'ailleurs, était qu'aucune autorité inférieure à celle du Souverain Pontife ne pouvait prescrire à un prêtre de rit romain de célébrer la Messe autrement que saint Pie V l'avait déterminé. Mais lui-même ou ses successeurs avaient la possibilité de déterminer autre chose : la preuve, c'est qu'ils l'ont fait et que tous les chrétiens, tous les prêtres jusqu'en 1969 ont trouvé cela parfaitement normal.


Dom Guy Oury, La Messe de saint Pie V à Paul VI, Solesmes, 1975, pp. 36 et 37.

En Christ,

- VR -
Dernière modification par VexillumRegis le sam. 04 févr. 2006, 16:04, modifié 1 fois.

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Message non lu par Eremos » sam. 04 févr. 2006, 15:28

Domitille,

Vexillum Rex vous a répondu je crois. Pour ma part, je trouve regrettable que vous vous sentiez assaillie et attaquée, car tel n'était pas le but. Mais en venant poster sur un forum attaché à la fidélité au Saint Siège, vous ne vous attendiez tout de même pas à ce que nous applaudissions ? Vous ne vous attendiez pas à un consensus sur vos propos ? J'espère que l'on peut ne pas être d'accord avec vous sans avoir de troubles pathologiques !

Pax vobiscum,
Eremos
NISI Dóminus ædificáverit domum, in vanum laboravérunt qui ædíficant eam.
(Liber Psalmorum, 126)

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Message non lu par Eremos » sam. 04 févr. 2006, 18:25

Eremos a écrit :(...) Un projet d’accord aurait même été préparé, consacrant les anciens parias en « administration apostolique » dépendant directement du Pape.
Finalement, je me corrige, Mgr Fellay a démenti le 2 février dans son sermon à Flavigny que des accords soient en cours :

- "rien de bien nouveau"
- le démon s'agite "en voulant faire croire je ne sais pas trop quoi... que le Supérieur général est en train de faire des transactions secrètes, pour aller je ne ne sais pas trop quand... on dit avant Pâques... signer ou obtenir une administration apostolique. Il n'y a rien de vrai, c'est du vent"
- "La vie catholique normale n'est pas possible dans l'Eglise aujourd'hui. Depuis le Concile, cela a été rendu impossible. Si vous voulez des accords - nous ne sommes pas contre des accords - il faut d'abord les rendre possibles. et comme nous ne bougerons pas, nous voulons absolument rester catholique, il faut que cette vie catholique soit à nouveau rendue possible" :sick:
- Parlant de Rome "c'est une erreur que de prétendre qu'il ne faut pas discuter avec eux : on attend d'eux qu'un jour ils soient catholiques et on voudrait ne pas discuter avec eux"
- sans oublier des "autorités qui sont certes enténébrées encore"
- "Si le Seigneur nous a donné à nous la Grâce de voir clair, c'est un péché que de la garder pour soi". ( :o ).

Finalement, les choses n'ont pas bougé, et il y a fort à parier qu'elles ne bougent pas avant un grand nombre d'années. :(

http://www.laportelatine.org/communicat ... ermons.php

(Premier lien, sur la fête de la purification).
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Message non lu par monachorum » lun. 06 févr. 2006, 15:50

Domitille a écrit :et ne pas déchirer la pleine unité de l'Eglise

parce que vous trouvez que l'Eglise était unie!

Quand on interdit aux prêtres de dire la messe de saint Pie V - oui quand on interdit - je pèse mes mots, cette messe que NUL n'avait le droit d'interdire, vous ne trouvez pas qu'il y a rupture dans l'Eglise? Vous ne trouvez pas que c'est choquant?

Heureusement que Mgr Lefebvre était là pour qu'elle perdure cette messe. Si vous y allez, c'est Mgr Lefebvre qu'il faut remercier.

Encore une fois, ne le jugez pas! QUE CELUI QUI EST SANS PECHE JETTE LA PREMIERE PIERRE.

Et regardons l'arbre à ses fruits!
Bonjour,

N'ayant nul envie de polémiquer outre mesure sur des décisions du Saint Siège, je tenais simplement à vous faire remarquer qu'il existe des Abbayes qui sont toujours restés à Rome et qui disent la Sainte Messe suivant le rite de St Pie V, comme par exemple L'Abbaye Notre Dame de Randol - Auvergne - ou encore l'Abbaye du Barroux - vers Carpentras. Il est donc inexact de dire que le Saint Siège interdit cette façon de célébrer la Sainte Messe.

Et concernant la désunion de l'Eglise, ce n'est pas en faisant sa petite salade dans son coin sans essayer de respecter les autres que l'Eglise Universelle du Christ sera unie.

En Christ,

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Christophe
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Motu proprio Ecclesia Dei afflicta, 1988

Message non lu par Christophe » lun. 06 févr. 2006, 23:21

LETTRE APOSTOLIQUE
"ECCLESIA DEI "
DU SOUVERAIN PONTIFE
JEAN-PAUL II
SOUS FORME DE "MOTU PROPRIO"

1. C'est avec beaucoup de tristesse que l'Eglise de Dieu a appris l'ordination épiscopale illégitime conférée le 30 juin dernier par Mgr. Marcel Lefebvre, qui a rendu vains tous les efforts que le Saint-Siège a déployés ces dernières années pour assurer la pleine communion avec l'Eglise de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X fondée par le même Mgr. Lefebvre. Tous ces efforts, spécialement ceux de ces derniers mois particulièrement intenses, n'ont servi à rien alors que le Siège apostolique a fait preuve de patience et d'indulgence jusqu'à la limite du possible(1).

2. Cette tristesse est particulièrement ressentie par le successeur de Pierre à qui revient en premier de veiller à l'unité de l'Eglise(2), même si le nombre des personnes concernées directement par ces événements est relativement réduit. Car chaque personne est aimée de Dieu pour elle-même et a été rachetée par le sang du Christ versé sur la Croix pour le salut de tous les hommes.

Les circonstances particulières, objectives et subjectives, qui entourent l'acte accompli par Mgr. Lefebvre offrent à tous l'occasion d'une réflexion profonde et d'un engagement renouvelé de fidélité au Christ et à son Eglise.

3. En lui-même, cet acte a été une désobéissance au Souverain Pontife en une matière très grave et d'une importance capitale pour l'unité de l'Eglise, puisqu'il s'agit de l'ordination d'évêqes par laquelle se perpétue sacramentellement la succession apostolique. C'est pourquoi une telle désobéissance, qui constitute en elle-même un véritable refus de la primauté de l'évêque de Rome, constitute un acte schismatique(3). En accomplissant un tel acte malgré la monition formelle qui lui a été envoyée par le cardinal préfet de la Congrégation pour les Evêques le 17 juin dernier, Mgr. Lefebvre a encouru avec les prêtres Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galarreta, la grave peine de l'excommunication prévue par la discipline ecclésiastique(4).

4. A la racine de cet acte schismatique, on trouve une notion incomplète et contradictoire de la Tradition. Incomplète parce qu'elle ne tient pas suffisamment compte du caractère vivant de la Tradition qui, comme l'a enseigné clairement le Concile Vatican II, «tire son origine des apôtres, se poursuit dans l'Eglise sous l'assistance de l'Esprit-Saint: en effet, la perception des choses aussi bien que des paroles transmises s'accroît, soit par la contemplation et l'étude des croyants qui les méditent en leur coeur, soit par l'intelligence intérieure qui'ils éprouvent des choses spirituelles, soit par la prédication de ceux qui, avec la succession épiscopale, reçurent un charisme certain de vérité(5)».

Mais c'est surtout une notion de la Tradition, qui s'oppose au Magistère universel de l'Eglise lequel appartient à l'évêque de Rome et au corps des évêques, qui est contradictoire. Personne ne peut rester fidèle à la Tradition en rompant le lien ecclésial avec celui à qui le Christ, en la personne de l'apôtre Pierre, a confié le ministère de l'unité dans son Eglise(6).

5. Devant une telle situation, j'ai le devoir d'attirer l'attention de tous les fidèles catholiques sur quelques points que cette triste circonstance met en lumière.

a) Le résultat auquel a abouti le mouvement promu par Mgr. Lefebvre peut et doit être une occasion pour tous les fidèles catholiques de réfléchir sincèrement sur leur propre fidélité à la Tradition de l'Eglise, authentiquement interprétée par le Magistère ecclésiastique, ordinaire et extraordinaire, spécialement dans les Conciles oecuméniques, depuis Nicée jusqu'à Vatican II. De cette réflexion, tous doivent retirer une conviction renouvelée et effective de la nécessité d'approfondir encore leur fidélité à cette Tradition en refusant toutes les interprétations erronées et les applications arbitraires et abusives en matière doctrinale, liturgique et disciplinaire.

C'est en premier lieu aux évêques, à cause de leur mission pastorale propre, que revient le grave devoir d'exercer une vigilance clairvoyante, pleine de charité et de fermeté, afin qu'une telle fidélité soit partout sauvegardée(7).

Mais tous les pasteurs et les autres fidèles doivent aussi avoir une conscience nouvelle non seulement de la légitimité mais aussi de la richesse que représente pour l'Eglise la diversité des charismes et des traditions de spiritualité et d'apostolat. Cette diversité constitue aussi la beauté de l'unité dans la variété: telle est la symphonie que, sous l'action de l'Esprit-Saint, l'Eglise terrestre fait monter vers le ciel.

b) Je voudrais en outre attirer l'attention des théologiens et des autres experts en science ecclésiastique afin qu'ils se sentent interpellés eux aussi par les circonstances présentes. En effet, l'ampleur et la profondeur des enseignements du Concile Vatican II requièrent un effort renouvelé d'approfondissement qui permettra de mettre en lumière la continuité du Concile avec la Tradition, spécialement sur des points de doctrine qui, peut-être à cause de leur nouveauté, n'ont pas encore été bien compris dans certains secteurs de l'Eglise.

c) Dans les circonstances présentes, je désire avant tout lancer un appel à la fois solennel et ému, paternel et fraternel, à tous ceux qui, jusqu'à présent, ont été, de diverses manières, liés au mouvement issu de Mgr. Lefebvre, pour qu'ils réalisent le grave devoir qui est le leur de rester unis au Vicaire du Christ dans l'unité de l'Eglise catholique et de ne pas continuer à soutenir de quelque façon que ce soit ce mouvement. Nul ne doit ignorer que l'adhésion formelle au schisme constitue une grave offense à Dieu et comporte l'excommunication prévue par le droit de l'Eglise(8).

A tous ces fidèles catholiques qui se sentent attachés à certaines formes liturgiques et disciplinaires antérieures de la tradition latine, je désire aussi manifester ma volonté - à laquelle je demande que s'associent les évêques et tous ceux qui ont un ministère pastoral dans l'Eglise - de leur faciliter la communion ecclésiale grâce à des mesures nécessaires pour garantir le respect de leurs aspirations.

6. Compte tenu de l'importance et de la complexité des problèmes évoqués dans ce document, je décrète:

a) Une Commision est instituée, qui aura pour mission de collaborer avec les évêques, les dicastères de la Curie romaine et les milieux intéressés, dans le but de faciliter la pleine communion ecclésiale des prêtres, des séminaristes, des communautés religieuses ou des religieux individuels ayant eu jusqu'à présent des liens avec la Fraternité fondée par Mgr. Lefebvre et qui désirent rester unis au successeur de Pierre dans l'Eglise catholique en conservant leurs traditions spirituelles et liturgiques, à la lumière du protocole signé le 5 mai par le cardinal Ratzinger et Mgr. Lefebvre.

b) Cette Commission et composée d'un cardinal président et d'autres membres de la Curie romaine dont le nombre sera fixé selon les circonstances.

c) On devra partout respecter les dispositions intérieures de tous ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine, et cela par une application large et généreuse des directives données en leur temps par le Siège apostolique pour l'usage du missel romain selon l'édition typique de 1962(9).

7. Alors que l'on approche de la fin de cette année tout particulièrement consacrée à la Très Sainte Vierge, je désire exhorter chacun à s'unir à la prière incessante que le Vicaire du Christ, par l'intercession de la Mère de l'Eglise, adresse avec les paroles même du Fils: «Que tous soient un!»

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 2 juillet 1988, dixième année de mon pontificat.

Joannes Paulus PP. II


_____________________________________
(1)Cf. Note d'information du 16 juin 1988.

(2)Cf. Conc. Vatican I, Constitution Pastor æternus.: DS 3060.

(3)Cf. Code de droit canon, canon 751.

(4)Cf. Code de droit canon, canon 1382.

(5)Conc. Vatican II. Constitution Dei Verbum, n· 8; cf. Conc. Vatican I. Constitution Dei Filius, ch. 4: DS 3020.

(6)Cf. Mt. 16. 18; Lc. 10. 16; Conc. Vatican I, Constitution Pastr æternus, chap. 3: DS 3060.

(7)Cf. Code de droit canon, can. 386; Paul VI, Exh. apost. Quinque iam anni, 8 décembre 1970: AAS 63 (1971), p. 97-106.

(8)Cf. Code de droit canon, can. 1364.

(9)Cf. Congrégation pour le Culte divin, Lettre Quattuor abhinc annos, 3 octobre 1984: AAS 76 (1984), p. 1088-1089.


:arrow: Source : http://www.vatican.va/holy_father/john_ ... ei_fr.html

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Message non lu par Raoul » mar. 07 févr. 2006, 16:05

Eremos a écrit : Finalement, je me corrige, Mgr Fellay a démenti le 2 février dans son sermon à Flavigny que des accords soient en cours.

Finalement, les choses n'ont pas bougées, et il y a fort à parier qu'elles ne bougent pas avant un grand nombre d'années.
Le contraire m'aurait étonné....

De toute façon, même s'il y a accord, il est probable que la frange dure de la FSSPX le refusera. On sait que cette tendance dure est notamment incarnée par Mgr Williamson qui s'oppose à toute négociation avec ce que ses partisans appellent la "secte conciliaire"... Certains affirment même que le risque d'une scission au sein de la FSSPX en cas d'accord avec le Vatican ne doit pas être totalement écarté.

A mon humble avis, il n'y aura jamais de réconciliation entre le Vatican et la FSSPX.

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Message non lu par Domitille » mar. 07 févr. 2006, 19:24

Car pourquoi nous luttons pour cette messe de saint pie V?
Non pas parce qu'elle est belle. Ce serait du sentiment et le sentiment ne mène à rien.
La nouvelle messe de Vatican II a été créé de toutes pièces et conduit les âmes à ne plus pratiquer.

Pourquoi tant de désertions dans les lieux de culte depuis 1962? pourquoi cette crise des vocations? pourquoi cette impiété ambiante? pourquoi? pourquoi? il y aurait tellement de pourquoi que je vous assommerais. Soyons réalistes et non idéalistes. Regardons l'arbre à ses fruits.

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Message non lu par monachorum » mar. 07 févr. 2006, 19:51

Bonsoir,

Pourtant l'Eglise à déjà connu des périodes bien pauvres au niveau de la fréquentation des fidèles. Pensez-vous sérieusement que seul la nouvelle liturgie soit effectivement la raison principale à la baisse de fréquentation des Eglises ? Il me semble au contraire que le problème est bien plus compliqué que cela, que la société actuelle est soumise aux caprices d'un ordre mondial marchand, que tout se négocie, que les gens peuvent changer d'avis, d'aller d'une religion à l'autre, que le niveau de la foi à baissé mais d'après vous ce n'est que dû à la nouvelle liturgie !. Il me semble que c'est vraiment une vue de l'esprit.

Et si vous voulez lutter pour Notre Sainte Mère l'Église, regagnez le domicile du Christ et ne vous braquez pas au sujet des liturgies. L'Eglise donne le choix à beaucoup de Communautés Religieuses de pratiquer avec la liturgie qu'ils souhaitent. L'Abbaye du Barroux célèbre la Sainte Messe suivant le rite de St Pie V, l'abbaye de Solesmes d'après le rite de Paul VI. J'y vois une grande liberté moi.


En Christ,

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Message non lu par VexillumRegis » mar. 07 févr. 2006, 19:57

Domitille a écrit :Pourquoi tant de désersions dans les lieux de cultes depuis 1962 ? pourquoi cette crise des vocations? pourquoi cette impiété ambiante ? pourquoi ? pourquoi ? il y aurait tellement de pourquoi que je vous assommerais. Soyons réalistes et non idéalistes. Regardons l'arbre à ses fruits.
Ce qui a mal tourné avec Vatican II.

Si vous voulez trouver des réponses à vos questions au sujet de la "crise" que traverse l'Eglise, ses origines et ses rapports avec le concile Vatican II, je ne saurais trop vous conseiller de lire attentivement ce texte, certes un peu long, mais d'un grand intérêt.

La thèse de l'auteur est simple : ce n'est point le concile qu'il faut tenir pour responsable de cette crise, mais plus largement l'idéologie libertaire radicale, rationaliste et hédoniste de la fin des années soixantes, qui trouva à s'engouffrer dans l'Eglise lors de la polémique qui entoura la publication de l'encyclique Humanae Vitae (sur la contraception) de Paul VI.

On peut ne pas être d'accord avec la thèse de cette étude : elle n'en reste pas moins intéressante et bien documentée.

En Christ,

- VR -

Raoul
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Message non lu par Raoul » jeu. 09 févr. 2006, 15:38

Domitille a écrit : Pourquoi tant de désersions dans les lieux de cultes depuis 1962? pourquoi cette crise des vocations? pourquoi cette impiété ambiante? pourquoi? pourquoi? il y aurait tellement de pourquoi que je vous assommerais. Soyons réalistes et non idéalistes. Regardons l'arbre à ses fruits.
Malheureusement pour vous, je ne crois pas que Vatican II et la "nouvelle liturgie" soient seuls reponsables de la désertion des églises et de la crise des vocations.

Sans Vatican II, cette crise que connaît l'Eglise depuis les années 70 se serait de toute façon produite, probablement avec des effets plus graves.

Imaginons que le Vatican revienne sur tous les "acquis" de Vatican II. Qu'on revienne à "comme avant 1962", avec la messe en latin et tout et tout... Croyez-vous vraiment que les églises et les séminaires vont de nouveau se remplir ??? Sérieusement ???

Je note d'ailleurs que la FSSPX n'a pas beaucoup progressé ces dernières années en France, en terme de recrutement de nouveaux adeptes. La messe en latin a ses limites...

Eugène
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Message non lu par Eugène » dim. 12 févr. 2006, 20:22

Je note d'ailleurs que la FSSPX n'a pas beaucoup progressé ces dernières années en France, en terme de recrutement de nouveaux adeptes

Il serait bon que tu n'utilises pas le mot "adepte" qui fait référence au mot "secte". Qualifier la FSSPX de secte est une insulte et il est d'usage sur ce forum de ne pas discréditer des gens ou des sociétés.

[ Domitille, vous avez déjà été exclue une fois. Si vous revenez en multipliant les pseudonymes (Domitille, Eugène, Eudoxie), essayez au moins de faire profil bas et de corriger l'attitude qui a motivé votre bannissement... | Fraternellement en Jésus-Christ. Christophe ]

Raoul
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Message non lu par Raoul » lun. 13 févr. 2006, 13:00

Eugène a écrit :Je note d'ailleurs que la FSSPX n'a pas beaucoup progressé ces dernières années en France, en terme de recrutement de nouveaux adeptes

Il serait bon que tu n'utilises pas le mot "adepte" qui fait référence au mot "secte". Qualifier la FSSPX de secte est une insultes et il est d'usage sur ce forum de ne pas discréditer des gens ou des sociétés.
Euh... tu joues sur les mots ! "Adepte" n'a pour moi rien de péjoratif. Et je n'ai jamais dit que la FSSPX était une "secte"...

Je préfèrerais plutôt que tu me donnes ton avis sur l'évolution démographique de la FSSPX...

Eugène
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Message non lu par Eugène » lun. 13 févr. 2006, 22:41

Eremos a écrit :
" Et c'est pourquoi, quand on aime le Pape, on ne s'arrête pas à discuter sur ce qu'il commande ou exige, à chercher jusqu'où va le devoir rigoureux de l'obéissance, et à marquer la limite de cette obligation. Quand on aime le Pape, on n'objecte pas qu'il n'a pas parlé assez clairement, comme s'il était obligé de redire directement à l'oreille de chacun sa volonté, et de l'exprimer non seulement de vive voix, mais chaque fois par des lettres et autres documents publics ; on ne met pas en doute ses ordres, sous le facile prétexte, chez qui ne veut pas obéir, qu'ils n'émanent pas directement de lui, mais de son entourage ! On ne limite pas le champ où il peut et doit exercer sa volonté ; on n'oppose pas à l'autorité du Pape celle d'autres personnes, si doctes fussent-elles, qui diffèrent d'avis avec le Pape. D'ailleurs, quelle que soit leur science, la sainteté leur fait défaut, car il ne saurait y avoir de sainteté là où il y a dissentiment avec le Pape. "
c'est le propre de la nécessité de mettre le sujet dans l'impossibilité (physique ou morale) d'obéir.

Il est certain que, dans la nécessité, Dieu n'oblige pas, mais le Législateur terrestre « peut nier sans raison ou contre la loi naturelle et la loi éternelle » [1] et donc il peut, de fait, interdire l'action requise par l'état de nécessité. Mais, puisque le "non" du Pape n'a pas le pouvoir d'annuler la grave nécessité générale des âmes et donc le devoir connexe sub gravi de les secourir, le sujet, spécialement s'il est évêque ou prêtre, en vient à se trouver dans l'impossibilité morale et absolue d'obéir, parce qu'il ne pourrait pas obéir sans péché personnel et dommage pour autrui. C'est donc le propre de la nécessité « de créer une sorte d'impuissance ou d'impossibilité à faire une chose commandée ou à ne pas faire une chose interdite » [2]

Ce n'est pas là, en fait, le cas de l'autorité qui n'est pas tenue à obliger parce que "summum jus" ou qui donne un commandement peu opportun, encore moins prudent et auquel, toutefois, on pourrait être tenus à obéir également en vue du bien commun. C'est là, par contre, le cas de l'autorité qui ne peut pas obliger, parce que son commandement s'oppose à un précepte de droit divin et naturel "plus élevé et impérieux" ("preceptum gravius et magis obligans")[3]. Dans ce cas obéir à la loi et au Législateur serait "malum et peccatum" (Suarez De Legibus L. VI c. VII n° 8) ; "malum" (Saint Thomas S. Th. II II q. 120 a. 1 ), "vitiosum " (Cajetan in 1.2. LI. 96 a. 6), et donc ne pas obéir devient un devoir (inoboedientia debita)[4]

En réalité, dans ce cas le sujet ne désobéit pas, mais il obéit à un précepte plus élevé et impérieux, émanant de l'Autorité divine, qui « commande le respect d'intérêts plus importants »[5]. L'autorité terrestre, en fait, « n'est pas la première ni l'unique norme de la moralité »58. Elle est "norma normata", c'est-à-dire règle réglée par la loi divine et donc quand l'autorité terrestre nie « contre la loi naturelle et la loi éternelle »58 « désobéir aux hommes pour obéir à Dieu devient un devoir »[1].


[1] Roberti Palazzini Dizionario di teologia morale, mot résistance au pouvoir injuste.

[2] Dict. Droit Canonique mot nécessité col. 991.

[3] Suarez De Legibus L. VI c. VII n° 12.

[4] P. Palazzini Dictionarium morale et canonicum, mot oboedientia.

[5] Tito Centi O.P. La Somma Teologia ed. salani vol. XIX, note 1, p. 274.

[6] Roberti-Palazzini Dizionario cit. resistenza al potere ingiusto [= résistance au ouvoir injuste] ; v. Léon XIII Libertas.

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Message non lu par MONFORT » mar. 14 févr. 2006, 0:39

c'est le propre de la nécessité de mettre le sujet dans l'impossibilité (physique ou morale) d'obéir.
En réalité, dans ce cas le sujet ne désobéit pas, mais il obéit à un précepte plus élevé et impérieux, émanant de l'Autorité divine, qui « commande le respect d'intérêts plus importants »[
Cher Eugène, votre message n'est pas sans intérêt et je vous remercie d'avoir porté à ma connaissance le site http://www.fsspx.org/fran/rome/consecra ... lution.htm où se trouve les sources de vos informations.
Je ne suis pas théologien, mais j’ose me risquer à apporter l'humble commentaire suivant :blink:

Les propos que vous nous rapportez me rappellent ceux écrits par un prêtre, avant le concile Vatican II : "Dans les circonstances actuelles où l’Eglise est jetée, la désobéissance est devenue la forme surhumaine de l’obéissance".

Je trouve cette pensée extrêmement dangereuse car elle permet de justifier beaucoup de choses en écartant toute autorité, morale ou physique. Quel homme, quel religieux peut se prévaloir doté d’une forme surhumaine d’intelligence pour justifier une désobéissance ?

Pour ma part, "je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique". Oui, je crois que l’Eglise est catholique et je suis très inquiet lorsque j’entend Mgr Fellay prononcer le 2 février dernier en parlant des autorités romaines : "on attend d'eux qu'un jour ils soient catholiques".

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