Homélies du Pape François

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etienne lorant
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Re: Les homélies du Pape François

Message non lupar etienne lorant » mar. 01 sept. 2015, 18:13

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 5,1-6.9-11.
Pour ce qui est des temps et des moments de la venue du Seigneur, vous n’avez pas besoin, frères, que je vous en parle dans ma lettre.
Vous savez très bien que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit.
Quand les gens diront : « Quelle paix ! Quelle tranquillité ! », c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux, comme les douleurs sur la femme enceinte : ils ne pourront pas y échapper.
Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres, ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur.
En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ; nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres.
Alors, ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres.
Car Dieu ne nous a pas destinés à subir la colère, mais à entrer en possession du salut par notre Seigneur Jésus Christ,
mort pour nous afin de nous faire vivre avec lui, que nous soyons en train de veiller ou de dormir.
Ainsi, réconfortez-vous mutuellement et édifiez-vous l’un l’autre, comme vous le faites déjà.

.




(RV) L’espoir de la rencontre finale avec le Christ doit être renforcé entre les chrétiens grâce au « confort » mutuel fait de « bonnes paroles et de bonnes œuvres », et non de « commérages » inutiles, comme l’a affirmé le Pape François dans son homélie lors de la messe matinale dans la chapelle de la maison Sainte-Marthe, au Vatican, et dont la célébration a repris mardi publiquement après la pause estivale.

Une foi certaine dans la rencontre finale avec le Christ, plus forte que le doute et si ferme qu’elle réjouit chaque jour ne prend par racine au son des commérages et des futilités, mais dans le « confort » que les chrétiens se donnent entre eux, en Jésus. Le Pape François se réfère la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens. Une communauté « inquiète » qui s’interrogeait et demandait à l’apôtre le « comment » et le « quand » du retour du Christ, quel sort attendait les morts et à laquelle communauté il avait même été nécessaire dire : « qui ne travaille pas, ne mange pas ».

Saint Paul, remarque le Pape, affirme que « le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit », mais ajoute aussi que Jésus apportera le salut à qui croit en Lui. Et conclut : « réconfortez-vous mutuellement et édifiez-vous l’un l’autre ». C’est justement ce réconfort, répète François, qui donne l’espoir.

Comme saint Paul aux chrétiens d’antan, François se fait l’écho de ce conseil à ceux de l’Église d’aujourd’hui : « réconfortez-vous mutuellement avec de bonnes œuvre et aidez-vous les uns les autres. Ainsi nous irons de l’avant ».

http://www.news.va/fr/news/le-confort-c ... s-les-comm
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Les homélies du Pape François

Message non lupar Marie du 65 » mar. 01 sept. 2015, 18:37

Bonsoir,
La parole du Saint-Père est d'actualité "réconfortez vous les uns les autres"!!!

Qui ne travaille pas ne mange pas!! Tiens j'ai entendu cela aujourd'hui :siffle:
Et pourtant donner à manger à ceux qui n'ont rien est notre Devoir!!!
Marie
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Re: Les homélies du Pape François

Message non lupar etienne lorant » mer. 02 sept. 2015, 16:50

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (10, 34 – 11, 1)

Jésus disait aux douze Apôtres: «Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre: je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère: on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui veut garder sa vie pour soi la perdra; qui perdra sa vie à cause de moi la gardera.
«Qui vous accueille m’accueille; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète; qui accueille un homme juste en sa qualité d’homme juste recevra une récompense d’homme juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis: il ne perdra pas sa récompense.»
Jésus acheva ainsi de donner ses instructions aux douze disciples, puis il partit de là pour enseigner et prêcher dans les villes du pays
.


©AELF

(RV) Le Saint-Père a poursuivi son cycle de catéchèses sur la famille mercredi matin, dans le cadre de son audience générale ; sur la rôle des familles dans la transmission de la foi.

François est revenu sur ces paroles dérangeantes de Jésus dans l’Évangile de Matthieu : « celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, n’est pas digne de moi. Celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi, n’est pas digne de moi, celui qui ne prend pas sa propre croix pour me suivre n’est pas digne de moi ».

Des paroles qu’il a voulu présenter comme une invitation à mettre les liens familiaux sous le regard de Dieu.

« Nous ne pouvons pas penser que le Seigneur, après avoir accompli son premier miracle pour les époux de Cana, après avoir consacré le lien conjugal entre l’homme et la femme, après avoir ramené des fils et des filles dans la vie familiale, nous demande d’être insensibles à ces liens. »

« Au contraire, estime le Pape, Jésus veut montrer qu’à l’intérieur de l’expérience de la foi et de l’amour de Dieu, ces liens sont transformés, sont remplis d’un sens plus grand et deviennent capables d’aller au-delà d’eux-mêmes, pour créer une paternité et une maternité plus amples, et pour accueillir comme frères et sœurs aussi ceux qui sont aux marges de chaque lien. »

C’est donc à travers ce langage de l’affection fraternelle que Dieu s’exprime. « Un seul sourire miraculeusement échappé du désespoir d’un enfant abandonné, qui recommence à vivre, nous explique mieux l’action de Dieu dans le monde, plus que mille traités théologiques. »

L’ancien archevêque de Buenos Aires, qui connait bien les phénomènes de solitude urbaine, a voulu montrer que le témoignage offert par les familles est un ferment d’espérance et d’humanité. « Nos villes sont devenues des déserts par manque d’amour, de sourire. Il y a tant de divertissement, de choses pour perdre du temps, pour faire rire, mais l’amour manque... Le sourire d’une famille est capable de vaincre cette désertification de nos villes. Et c’est cela, la victoire de l’amour de la famille. »

« Aucune ingénierie économique et politique n’est en mesure de se substituer à cet apport des familles, a insisté le Saint-Père. Le projet de Babel édifie des gratte-ciel sans vie, l’Esprit de Dieu au contraire, fait fleurir les déserts (cf Is 32,15). Nous devons sortir des tours et des chambres blindées des élites, pour fréquenter de nouveau les maisons et les espaces ouverts des multitudes, ouverts à l’amour de la famille. »

« Alors prions les uns pour les autres, pour que nous devenions capables de reconnaitre les visites de Dieu. Ainsi la ville de l’homme sortira de la dépression. », a-t-il conclu.

http://www.news.va/fr/news/audience-gen ... us-le-rega
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Les homélies du Pape François

Message non lupar Marie du 65 » mer. 02 sept. 2015, 18:42

L’ancien archevêque de Buenos Aires, qui connait bien les phénomènes de solitude urbaine, a voulu montrer que le témoignage offert par les familles est un ferment d’espérance et d’humanité. « Nos villes sont devenues des déserts par manque d’amour, de sourire. Il y a tant de divertissement, de choses pour perdre du temps, pour faire rire, mais l’amour manque... Le sourire d’une famille est capable de vaincre cette désertification de nos villes. Et c’est cela, la victoire de l’amour de la famille. »
Manque d'amour, de sourire cela nous le vivons chaque jour!!

Marie
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Re: Les homélies du Pape François

Message non lupar etienne lorant » jeu. 03 sept. 2015, 17:23

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,1-11.
En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. »
Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »
Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer.
Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. A cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. »
En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;
et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.



Seul qui est humble et sait reconnaître sa condition de pécheur est capable de laisser véritablement le Seigneur venir à sa rencontre. Les caractéristiques de la rencontre personnelle avec Jésus ont été au centre de la réflexion du Pape François au cours de la Messe célébrée le jeudi 3 septembre à Sainte-Marthe. Dans son homélie, le Pape est parti de l’Evangile du jour, celui de Luc (5, 1-11), dans lequel Pierre est invité à jeter les filets malgré une nuit de pêche infructueuse.

Avant tout, Jésus allait sur les routes, « il passait la plupart de son temps sur les routes, avec les gens; puis, en fin de soirée, il s’en allait seul pour prier ». Donc, il « rencontrait les gens », ils les cherchaient. Mais les gens, s’est demandé le Pape, comment rencontraient-ils Jésus? Essentiellement de « deux manières ». L’une est précisément celle que l’on retrouve chez Pierre et qui est également la même « qu’avait le peuple ». Pierre, les apôtres, le peuple, manifestent « un sentiment d’émerveillement » et disent: « Mais, celui-ci parle avec autorité ».

Au contraire, dans les Évangiles, on lit qu’il y avait « un autre groupe de personnes qui rencontrait Jésus » mais qui « ne laissaient pas l’émerveillement entrer dans leur cœur ». Ce sont les docteurs de la loi, qui écoutaient Jésus et faisaient leurs calculs: « Il est intelligent, c’est un homme qui dit la vérité, mais ces choses ne nous conviennent pas ».

Concrètement, ils « prenaient leurs distances ». Il y avait ensuite aussi d’autres personnes « qui écoutaient Jésus », et c’était les « démons », comme cela ressort également du passage évangélique de la liturgie du mercredi 2 septembre, où il est écrit que Jésus « imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait, et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant: "C’est toi le Fils de Dieu!"». Le Pape a expliqué: « Tant les démons, tant les docteurs de la loi, que les méchants pharisiens n’avaient pas la capacité de l’émerveillement, ils étaient enfermés dans leur suffisance, dans leur orgueil ».

Au contraire, le peuple et Pierre avaient de l’émerveillement.

« Quelle est la différence? », s’est demandé François. De fait, a-t-il expliqué, Pierre « confesse » ce que confessent les démons. « Quand Jésus, à Césarée de Philippe, demande: "Qui suis-je?" », il répond: « Tu es le fils de Dieu, tu es le Messie ». Mais Pierre ajoute « une autre chose que ne disent pas les démons ». C’est-à-dire qu’il parle de lui-même et dit: « Éloigne-toi de moi, Seigneur, parce que je suis pécheur ». Ni les pharisiens, ni les docteurs de la loi, ni les démons « ne peuvent dire cela », ils n’y parviennent pas. « Les démons – a expliqué François – arrivent à dire la vérité sur lui, mais sur eux ils ne disent rien », parce que « leur orgueil est si grand que cela les empêche de le dire ».

D’où l’enseignement valable pour chacun: « L’incapacité de se reconnaître pécheurs nous éloigne de la véritable confession de Jésus Christ ». C’est précisément cela « la différence ».

Le Pape a alors tourné son regard vers la réalité actuelle: « Dans nos paroisses également, dans nos sociétés, même parmi les personnes consacrées: combien de personnes sont capables de dire que Jésus est le Seigneur? Beaucoup! ». Mais il est difficile d’entendre « dire sincèrement: "Je suis un pécheur, je suis une pécheresse" ». Probablement, a-t-il précisé, « il est plus facile de le dire des autres, lorsque l’on bavarde » et que l’on montre du doigt: « Celui-ci, celui-là, cela oui... ». En cela, a souligné François, « nous sommes tous docteurs ». En revanche, « pour parvenir à une véritable rencontre avec Jésus, une double confession est nécessaire: "Tu es le Fils de Dieu, et moi je suis un pécheur " ». Mais pas « en théorie »: nous devons être honnêtes avec nous-mêmes et capables d’identifier nos erreurs et d’admettre: je suis pécheur « pour cela, pour cela, pour cela, et pour cela... ».

A la lumière de tout cela, le Pape François a émis un vœu final: « Que le Seigneur nous donne la grâce de le rencontrer mais aussi de le laisser venir à notre rencontre ». La grâce, « si belle », de « l’émerveillement de la rencontre », mais aussi « la grâce d’avoir la double confession dans notre vie: "Je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant. Je crois et je suis un pécheur" ».

("Amen, je crois en Toi Jésus, et je reconnais que je suis un pécheur. Aide-moi, doux Seigneur, afin que je demeure dans la Vérité !" Etienne)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Les homélies du Pape François

Message non lupar etienne lorant » ven. 04 sept. 2015, 16:29

Vendredi de la 22e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1,15-20.
Le Christ est l’image du Dieu invisible, le premier-né, avant toute créature :
en lui, tout fut créé, dans le ciel et sur la terre. Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, Souverainetés, Dominations, tout est créé par lui et pour lui.
Il est avant toute chose, et tout subsiste en lui.
Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église : c’est lui le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il ait en tout la primauté. Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude et que tout, par le Christ, lui soit enfin réconcilié, faisant la paix par le sang de sa Croix, la paix pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel.


(RV) Il y a une maladie dans l’Église, celle de semer la division et la zizanie. Voici ce que le Pape François a rappelé ce vendredi matin dans son homélie lors de la messe à Sainte-Marthe. Les chrétiens a-t-il expliqué sont appelés en revanche à pacifier et réconcilier, comme l’a fait Jésus.

« La Paix est l’œuvre de Jésus » a dit le Pape en reprenant la première lettre de Saint-Paul aux Colossiens. « Quand nous parons de paix et de réconciliation, de petits pas et de petites réconciliations, nous devons penser à la grande paix et la grande réconciliation que Jésus a accomplies. Notre devoir, au milieu des guerres de la haine, mais aussi dans les familles, est d’être des hommes et des femmes de paix. »

Le Saint-Père a aussi invité à se demander si chacun était un semeur de paix, à commencer par nos paroles. « Combien de fois avons-nous entendu dire d’une personne qu’elle était une « langue de vipère » ? a-t-il demandé. Ceci est une maladie de notre Église : semer la division, la haine et non la paix.»

Qui porte la paix est saint, qui bavarde est comme un terroriste

« Si une personne durant sa vie ne fait rien d’autre que réconcilier et œuvrer à la pacification, on peut la canoniser, elle est sainte » a poursuivi le Pape. Mais nous devons nous convertir, apprendre à ne pas porter une parole qui divise, une parole qui porte la guerre, même des petites guerres, des paroles qui ne soient pas des bavardages. Faire des bavardages est comme le terrorisme, a-t-il expliqué, celui qui bavarde est comme celui qui jette une bombe et puis s’en va, il détruit avec sa langue, il ne fait pas la paix.

Le Saint-Père a ainsi invité, chaque fois que venait en bouche la volonté de dire une chose qui puisse semer la division, à se mordre la langue, afin que ne sortent pas de mauvaises paroles, avant de conclure par cette prière : « Seigneur, tu as donné ta vie, donne-moi la grâce de pacifier, de réconcilier. Tu as versé ton sang, mais peu m’importe si ma langue gonfle un peu, si je me mords avant de mal parler des autres.»

http://www.news.va/fr/news/semer-la-div ... de-leglise
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Les homélies du Pape François

Message non lupar Marie du 65 » ven. 04 sept. 2015, 18:41

vLe Saint-Père a ainsi invité, chaque fois que venait en bouche la volonté de dire une chose qui puisse semer la division, à se mordre la langue, afin que ne sortent pas de mauvaises paroles, avant de conclure par cette prière : « Seigneur, tu as donné ta vie, donne-moi la grâce de pacifier, de réconcilier. Tu as versé ton sang, mais peu m’importe si ma langue gonfle un peu, si je me mords avant de mal parler des autres.»
Ou tourner sa langue sept fois dans sa bouche!!!

Merci de ces bonnes paroles de Notre Saint-Père
Marie
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Re: Les homélies du Pape François

Message non lupar etienne lorant » lun. 07 sept. 2015, 15:18

Concélébration avec le cardinal Leonardo Sandri, le préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales et tous les membres du Synode de l’Eglise patriarcale arménienne catholique.


(RV) « Tant de chrétiens continuent à être persécutés aujourd’hui dans le silence complice de nombreuses puissances ». C’est ce qu’a déclaré le Pape François ce lundi matin durant la messe en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Y participait le nouveau patriarche de Cilicie des Arméniens, Grégoire Pierre XX Ghabroyan à qui le Pape a concédé la Communion ecclésiastique par une lettre du 25 juillet dernier. En concélébrant la messe, le patriarche a échangé les Saintes Espèces avec le Pape, confirmant ainsi la racine eucharistique de la communion entre l’évêque de Rome et l’Eglise patriarcale de Cilicie des Arméniens. Parmi les concélébrants, le cardinal Leonardo Sandri, le préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales et tous les membres du Synode de l’Eglise patriarcale arménienne catholique.

Dans son homélie, le Pape François a rappelé que les chrétiens subissaient des persécutions qui sont aujourd’hui « peut-être plus nombreuses que dans les premiers temps » : « ils sont persécutés, tués, chassés, dépouillés du fait d’être seulement chrétiens ».

« Chers frères et sœurs, il n’y a pas de christianisme sans persécution ! Rappelez-vous la dernière Béatitude : quand ils vous emporteront dans les synagogues, ils vous persécuteront, ils vous insulteront, c’est cela le destin du chrétien. Aller sur la même route que Jésus ».

Le Pape a profité de la présence du patriarche arménien pour rappeler « une des nombreuses grandes persécutions, celle du peuple arménien » qui est « la première nation qui s’est convertie au christianisme ». Elle fut « persécutée pour le fait d’être chrétienne. Nous aujourd’hui, dans les journaux, nous voyons l’horreur commise par quelques groupes terroristes qui égorgent les gens seulement parce qu’ils sont chrétiens. Nous pensons évidemment à ces martyrs égyptiens qui ont été égorgés sur les côtes libyennes alors qu’ils prononçaient le nom de Jésus ».

Puis, revenant aux Arméniens, le Pape a poursuivi : « le peuple arménien a été persécuté, chassé de sa patrie, sans aide, dans le désert. » « Cette histoire a commencé avec Jésus : ce qu’ils ont fait avec Jésus, ils l’ont fait à travers l’histoire avec son Corps qui est l’Eglise ». Profitant de la présence des évêques arméniens, le Pape a voulu les embrasser et rappeler « cette persécution dont vous avez souffert » et se souvenir les « saints, tant de saints morts de faim, de froid, par la torture, dans le désert ».

Le Pape a alors imploré le Seigneur pour qu’il « nous donne la pleine intelligence pour connaitre le mystère de Dieu qui est dans le Christ » et « porte la croix, la croix de la persécution, la croix de la haine, la croix de ce qui vient de la colère » des persécuteurs qui est suscité par le « père du mal ».

« Que le Seigneur nous donne la grâce si un jour advenait cette persécution ici, le courage et le témoignage qu’ont eu tous ces martyrs et spécialement les chrétiens du peuple arménien ».

http://www.news.va/fr/news/homelie-les- ... -silence-c
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Les homélies du Pape François

Message non lupar Marie du 65 » lun. 07 sept. 2015, 16:56

Dans son homélie, le Pape François a rappelé que les chrétiens subissaient des persécutions qui sont aujourd’hui « peut-être plus nombreuses que dans les premiers temps » : « ils sont persécutés, tués, chassés, dépouillés du fait d’être seulement chrétiens ».
"être seulement chrétiens" il est triste de lire ces trois mots!!

Merci Saint-Père!!
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Re: Les homélies du Pape François

Message non lupar etienne lorant » mar. 08 sept. 2015, 19:06

Fête de la Nativité de la Vierge Marie


(RV) Dieu réconcilie et pacifie en cheminant avec son peuple. C’est ce qu’a affirmé le Pape François ce mardi matin lors de la messe à la Maison Sainte-Marthe. François s’est appuyé sur la mémoire liturgique de la naissance de la Vierge pour souligner que nous sommes tous appelés à être humbles et attentifs au prochain, comme nous l’enseignent les Béatitudes et le chapitre 25 de l’Évangile de Matthieu.

« Comment réconcilie Dieu, quel est le style de réconciliation de Dieu ? » : le Pape François a développé son homélie, partant de cette interrogation en ce jour de mémoire de la naissance de la Vierge. L’objectif de Jésus, a t-il dit, est justement de « réconcilier et pacifier ». Mais a-t-il averti, Dieu, pour réconcilier,ne fait pas une « grande assemblée », ne signe pas « un document ». Dieu « pacifie avec une modalité spéciale, Il réconcilie et pacifie dans les petites choses, et en chemin. »

François a fait ainsi référence à la première lecture, tirée du Livre du prophète Michée, qui parle de la petite Bethléem qui sera grande parce que de « cette petitesse vient la paix ». Toujours, a-t-il insisté, le Seigneur choisit « les petites choses, les choses humbles, pour faire les grandes œuvres. Et il nous conseille aussi de nous faire petits comme des enfants, pour pouvoir entrer dans le Royaume des Cieux ».

Dieu réconcilie et pacifie dans la petitesse « mais aussi dans le chemin, en cheminant. Le Seigneur n’a pas voulu pacifier et réconcilier avec la baguette magique : "Aujourd’hui ! Poum ! Tout est réglé !" Non. Il s’est mis à cheminer avec son peuple, et quand nous avons entendu ce passage de l’Évangile de Matthieu... D'ailleurs, c’est un peu ennuyeux non ? a repris le Pape avec humour. "Celui-ci engendra celui-la, celui-ci engendra celui-la, celui-ci engendra celui-la…" C’est une liste mais c’est le chemin de Dieu ! Le chemin de Dieu entre les hommes, les bons et les mauvais, car dans cette liste il y a des saints et il y a des criminels, des pécheurs, aussi. Il y a tellement de péché ici. Mais Dieu ne s’effraie pas : il chemine. Il chemine avec son peuple. »

Et dans ce chemin, « Il fait grandir l’espérance de son peuple, l’espérance dans le Messie. Le nôtre, at-t-il dit en reprenant un passage du Deutéronome, est un Dieu proche. Il chemine avec son peuple. Et, a-t-il noté, cette façon de cheminer avec les bons et les mauvais nous donne notre style de vie.»

Comment donc, en tant que chrétiens, nous devons cheminer pour pacifier comme l’a fait Jésus ? En mettant en pratique le principe de l’amour pour le prochain, et sa réponse, le chapitre 25 de l’Évangile de Matthieu. « Le peuple rêvait de la libération. Le peuple d’Israël avait ce rêve parce qu’il lui avait été promis qu’il serait libéré, pacifié et réconcilié. Joseph rêve : le rêve de Joseph est un peu comme le résumé de toute cette histoire du chemin de Dieu avec son peuple. Mais Joseph n’est pas seul à avoir des rêves. Dieu rêve. Dieu, notre Père, a des rêves, et rêve de choses belles pour son peuple, pour chacun de nous, parce qu’il est Père, et étant Père, il pense et rêve le meilleur pour ses enfants.»

Dieu est grand et tout-puissant, a dit François, mais il nous « enseigne à faire la grande œuvre de la pacification et de la réconciliation dans le petit, dans le chemin, dans le fait de ne pas perdre l’espérance, avec cette capacité de rêver de grands rêves, de grands horizons. Aujourd’hui, a-t-il souligné, dans la commémoration d’un étape déterminante de l’histoire du Salut, la naissance de la Vierge, nous demandons la grace de l’unité, de la réconciliation et de la paix. »

« Mais toujours en chemin, en proximité avec les autres, comme nous l’enseignent les Béatitudes et Matthieu 25, et aussi avec de grands rêves. Et continuons la célébration, maintenant, de la Mémoire du Seigneur dans les petites choses : un petit morceau du pain, un peu de vin, dans les petites choses. Mais dans ce petit il y a tout, a conclu le Saint-Père. Il y a le rêve de Dieu, il y a son amour, il y a sa paix, il y a sa réconciliation, il y a Jésus : lui, il est tout cela. »


(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)

http://www.news.va/fr/news/francois-die ... revele-dan
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Marie du 65
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Re: Les homélies du Pape François

Message non lupar Marie du 65 » mer. 09 sept. 2015, 11:36

Dieu est grand et tout-puissant, a dit François, mais il nous « enseigne à faire la grande œuvre de la pacification et de la réconciliation dans le petit, dans le chemin, dans le fait de ne pas perdre l’espérance, avec cette capacité de rêver de grands rêves, de grands horizons. Aujourd’hui, a-t-il souligné, dans la commémoration d’un étape déterminante de l’histoire du Salut, la naissance de la Vierge, nous demandons la grace de l’unité, de la réconciliation et de la paix. »
Merci Saint-Père!!

Puissions-nous être des artisans de Paix!!
Marie
Tu Aimeras ton Prochain comme Toi-même

Près de Notre Saint Père

etienne lorant
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Re: Les homélies du Pape François

Message non lupar etienne lorant » mer. 09 sept. 2015, 17:45

Suite dans la ligne de la fête de la Nativité de Marie.

« Dans le petit il y a tout ». Le style de Dieu qui agit dans les petites choses mais qui nous ouvre de grands horizons a été au centre de la méditation du Pape François au cours de la Messe célébrée à Sainte-Marthe le mardi 8 septembre, mémoire liturgique de la nativité de Marie.

En rappelant le texte de la collecte prononcée peu auparavant – dans lequel on demande au Seigneur « la grâce de l’unité et de la paix – le Pape a porté son attention sur deux verbes déjà mis en évidence dans les homélies des « jours derniers »: réconcilier et pacifier.

La réflexion de François est partie du concept de « petit », ce « petit » dont il est question dans la première lecture (Michée 5, 1-4): « Et toi Bethléem , Éphrata, le plus petit... ». Le Pape a commenté: « le plus petit: mais tu seras grande, parce que de toi naîtra ton guide, et il sera la paix. Lui-même sera la paix », parce que de ce « petit » « vient la paix ». Voilà le style de Dieu, qui « choisit les petites choses, les choses humbles pour faire de grandes œuvres ». Le Seigneur, a expliqué le Pape « est le Grand » et nous « nous sommes les petits », mais le Seigneur « nous conseille de devenir petits comme les enfants pour pouvoir entrer dans le royaume des cieux », où « les grands, les puissants, les hautains, les orgueilleux ne pourront pas entrer ». Dieu, donc, « réconcilie et pacifie dans le petit ».

Le Pape a ensuite affronté le deuxième concept, selon lequel le Seigneur réconcilie « également sur le chemin: en marchant ». Et il a expliqué: « Le Seigneur n’a pas voulu pacifier et réconcilier avec la baguette magique: aujourd’hui – pouf – tout est fait! Non. Il s’est mis en chemin avec son peuple ». Un exemple de cette action de Dieu se retrouve dans l’évangile du jour (Matthieu 1, 1-16.18-23). Un passage, celui de la généalogie de Jésus, qui peut sembler un peu répétitif. Pourtant, a-t-il expliqué, « c’est le chemin de Dieu: le chemin de Dieu parmi les hommes, bons et méchants, parce que dans cette liste il y a des saints et il y a des criminels pécheurs ».

Une liste donc, où l’on rencontre aussi « beaucoup de péchés ». Toutefois, « Dieu n’a pas peur: il marche. Il marche avec son peuple. Et sur ce chemin, il fait croître l’espérance de son peuple, l’espérance dans le Messie ». Voilà la « proximité » de Dieu. Pour « marcher en chrétiens », pour « pacifier » et « réconcilier » comme l’a fait Jésus, nous avons la voie: « Avec les béatitudes et avec ce protocole sur lequel nous serons tous jugés. Matthieu 25: ’Faites ainsi: des petites choses’ ». Cela signifie: « dans le petit et sur le chemin ».

Le Pape a alors ajouté un autre élément. Le peuple d’Israël, a-t-il dit, « rêvait de la libération », avait « ce rêve parce que cela lui avait été promis ». Même « Joseph rêvait » et son rêve « est un peu comme le résumé du rêve de toute cette histoire de chemin de Dieu avec son peuple ». Mais, a ajouté François, « Joseph n’est pas le seul à avoir des rêves: Dieu rêve. Notre Père Dieu a des rêves, et rêve de choses belles pour son peuple, pour chacun de nous, parce qu’il est Père et étant Père, il pense et rêve le meilleur pour ses fils ».

En conclusion: « Ce Dieu tout-puissant et grand, nous enseigne à réaliser la grande œuvre de pacification et de réconciliation dans le petit, dans le chemin, en ne perdant pas l’espérance avec cette capacité » de faire « de grands rêves », d’avoir « de grands horizons ».

http://www.news.va/fr/news/messe-a-sain ... l-y-a-tout

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AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 9 septembre 2015



Frères et sœurs, un lien étroit unit les familles et les communautés chrétiennes. L’histoire des affections humaines, celle qui s’écrit dans le cœur de Dieu et demeure pour l’éternité, s’apprend dans le cadre familial. Il en a été ainsi pour Jésus : il a appris à vivre la condition humaine et il a accueilli sa mission par trente années de vie à Nazareth, pour ensuite réunir autour de lui une communauté où tous sont accueillis. La famille et la paroisse sont deux lieux où se réalise cette communion d’amour qui a sa source en Dieu lui-même. Une Église selon l’Évangile ne peut qu’avoir la forme d’une maison accueillante, et cela arrive quand les familles y prennent joyeusement leur place. Il est urgent et important qu’elles soient encouragées à prendre des initiatives, et qu’elles sentent la responsabilité d’apporter leur dons à toute la communauté.

Santo Padre :

Saluto cordialmente i pellegrini di lingua francese, in particolare il Seminario Saint-Joseph di Bordeaux, accompagnato dal Cardinale Jean-Pierre Ricard – che sia il benvenuto - , e tutte le famiglie venute dalla Svizzera e dalla Francia.

Care famiglie, voi siete indispensabili alla vita delle nostre parrocchie. Vi invito ad impegnarvi in esse generosamente e a far vivere ai più giovani l’esperienza dell’amore di Dio, della carità fraterna e del’accoglienza dell’altro.

Che Dio vi benedica e vi protegga!


Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier le Séminaire Saint-Joseph de Bordeaux, accompagné du Cardinal Jean-Pierre Ricard - qu’il soit le bienvenu - , et toutes les familles venues de Suisse et de France.

Chères familles, vous êtes indispensables à la vie de nos paroisses. Je vous invite à vous y engager généreusement, et à faire vivre aux plus jeunes l’expérience de l’amour de Dieu, de la charité fraternelle et de l’accueil de l’autre.

Que Dieu vous bénisse et vous garde !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Les homélies du Pape François

Message non lupar etienne lorant » jeu. 10 sept. 2015, 17:44

(RV) Jésus est miséricordieux et celui qui ne pardonne pas n’est pas chrétien. Le Pape François l’a rappelé ce jeudi matin lors de la messe célébrée en la chapelle de la maison Sainte-Marthe, au Vatican, en s’attardant dans son homélie sur le sens de l’interaction « paix et réconciliation ». Le Saint-Père a tout d’abord, une nouvelle fois, condamné ceux qui fabriquent des armes pour tuer lors des guerres mais il a également mis en garde contre les conflits au sein même de la communauté chrétienne, exhortant les prêtres à être miséricordieux comme l’est Seigneur.

Jésus est le Prince de la paix, car il crée la paix dans nos cœurs. Le Pape François, prenant appui sur la lecture du jour a insisté sur le lien entre paix et réconciliation déclarant aussitôt « nous remercions tellement » pour « ce don de la paix que nous avons reçu de Jésus ». La paix, a t-il dit, « a été faite, mais n'a pas été acceptée ». Aujourd'hui aussi, chaque jour, « dans les journaux télévisés, les quotidiens, a constaté avec amertume le Pape, nous voyons qu'il y a les guerres, la destruction, la haine, l'inimitié ». « Il y a aussi des hommes et des femmes qui travaillent si dur, pour fabriquer des armes pour tuer, des armes qui deviennent tachées du sang de tant d'innocents, tant de personnes ». « Il y a les guerres! a insisté le Saint-Père, et il y a cette méchanceté de préparer la guerre, de fabriquer des armes pour tuer ! »

« La paix sauve, la paix nous fait vivre, nous fait grandir; la guerre nous anéantit, nous entraine vers le bas ». Mais, a poursuivi le Pape, « la guerre ce n’est pas seulement cela ». « Elle est aussi dans nos communautés chrétiennes, parmi nous ». « Faites la paix entre vous » c’est le « conseil que nous donne aujourd'hui la liturgie ». Le pardon, a ajouté le Saint-Père, est « le mot-clé ». « Comme le Seigneur vous a pardonné, vous aussi faites ainsi ». Et le Pape a été très clair : « Si vous ne savez pas pardonner, vous n'êtes pas chrétien » (…) « Vous ne pouvez pas recevoir la paix du Seigneur, le pardon du Seigneur ».

Le Saint-Père constate ensuite que « la patience chrétienne » est nécessaire. « Combien de femmes héroïques y a t-il au sein de notre peuple, qui supportent pour le bien de la famille, des enfants, tant de brutalité, d’ injustices ». « Combien d'hommes héroïques y a t-il dans notre peuple chrétien qui se lèvent tôt le matin et rentrent tard le soir pour aller travailler, tant de fois pour un travail injuste, mal payé, afin de subvenir aux besoins de l’épouse et des enfants ». « Ce sont les justes ».

Le Pape met alors en avant un autre mot-clé : « miséricorde ». Il est important de « comprendre les autres, de ne pas les condamner ». « Si vous êtes un prêtre et que vous ne parvenez pas à être miséricordieux, demandez à votre évêque de vous confier un travail administratif, mais ne vous rendez pas dans le confessionnal, s'il vous plaît ! Un prêtre qui n’est pas miséricordieux fait tellement de mal dans un confessionnal » insiste le Saint-Père qui conclut en invitant, comme nous l’a enseigné saint Paul, « à faire preuve de sentiments de tendresse, de bonté, d’humilité, de mansuétude et de magnanimité ».

http://www.news.va/fr/news/messe-a-sain ... rde-sont-l
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Re: Les homélies du Pape François

Message non lupar etienne lorant » ven. 11 sept. 2015, 19:41

"Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés. Ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnes !"

(RV) Pour être miséricordieux envers les autres, nous devons avoir le courage de nous accuser nous-mêmes. C’est la réflexion développée par le Pape François, ce vendredi matin lors de la messe célébrée en la chapelle de la maison sainte Marthe. Nous devons apprendre à ne pas juger les autres, sinon nous devenons hypocrites, a souligné le Saint-Père. Un risque, a-t-il prévenu, auquel nous devons être attentif « du Pape aux simples fidèles ».

« Générosité du pardon, générosité de la miséricorde » ; ces jours-ci, a indiqué le Saint-Père, la liturgie nous a fait réfléchir au style chrétien, qui revêt des sentiments de tendresse, de bonté, de douceur et nous a exhortés à se supporter les uns les autres. Le Seigneur, a poursuivi le Pape, nous parle de “récompense” : “ne jugez pas et vous ne serez pas jugés. Ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés”. Et nous pouvons alors dire, indique le Saint-Père : « Mais Père, c’est beau mais par où devons-nous commencer ? quelle est la première étape pour aller dans cette voie ? La première étape, nous le voyons aujourd'hui, est à la fois dans la première lecture et dans l'Évangile. La première étape est l’accusation contre nous-mêmes ».

Il s’agit, insiste le Pape François « d’avoir le courage de s’accuser avant d'accuser les autres ». Et citant saint Paul qui “nous enseigne à nous accuser nous-mêmes” il invite à ne pas se sentir « le juge qui ôte la paille des yeux des autres ». Il faut avant « ôter la poutre de nos propres yeux ». Le Pape souligne alors que tout homme et toute femme qui n’apprend pas à se blâmer deviennent hypocrites. « Tous, insiste-il, du Pape aux simples fidèles. Si l'un de nous n’a pas cette capacité il ne peut pas accéder à cette œuvre si belle de la réconciliation, de la paix, de la tendresse, de la bonté, de pardon, de générosité et de miséricorde que nous a apporté le Christ ».

La première étape est : demander “la grâce de la conversion au Seigneur” et le Pape conseille, « lorsque nous pensons aux défauts des autres, de s’arrêter un instant et de s’interroger sur soi-même. C’est le premier pas sur cette voie de la magnanimité. Parce que celui qui ne sait regarder que le brin de paille dans l’œil de l'autre, finit dans la mesquinerie : il finit pas avoir une âme pleine de bassesses et de commérages ».

Et le Saint-Père conclut en demandant au Seigneur la grâce “de suivre le conseil de Jésus: être généreux dans le pardon, être généreux dans la miséricorde" et d'ajouter : pour canoniser « une personne, il y a tout un processus, il faut un miracle et puis l'Église la proclame Sainte. Mais, indique-t-il, s’il existait une personne qui n'a jamais, jamais, jamais dit du mal de l'autre alors on pourrait la canoniser immédiatement ».

http://www.news.va/fr/news/le-pape-exho ... -blamer-av
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Re: Les homélies du Pape François

Message non lupar Marie du 65 » ven. 11 sept. 2015, 21:56

Merci etienne
Et le Saint-Père conclut en demandant au Seigneur la grâce “de suivre le conseil de Jésus: être généreux dans le pardon, être généreux dans la miséricorde" et d'ajouter : pour canoniser « une personne, il y a tout un processus, il faut un miracle et puis l'Église la proclame Sainte. Mais, indique-t-il, s’il existait une personne qui n'a jamais, jamais, jamais dit du mal de l'autre alors on pourrait la canoniser immédiatement ».
Je ne serai jamais canonisée :oops:
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