2014 - Synode sur les défis pastoraux de la famille

« Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde. » (Mt 5.13-14)
Règles du forum
Forum de discussions entre chrétiens sur les questions ecclésiales
Belin
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1872
Inscription : lun. 16 juin 2008, 18:28

Re: Synode sur la famille : texte intégral (1ère semaine)

Message non lu par Belin » mar. 21 oct. 2014, 15:03

Attention officiellement l'Eglise n'a pas changé de position sur la peine de mort, c'est clairement écrit dans le CEC, elle donne des circonstances pour une peine de mort "juste". Mais de fait ses circonstances ne peuvent plus être réunies aujourd'hui

Avatar de l’utilisateur
AdoramusTe
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 2951
Inscription : sam. 23 févr. 2008, 17:40
Conviction : Catholique romain

Re: Synode sur la famille : texte intégral (1ère semaine)

Message non lu par AdoramusTe » mar. 21 oct. 2014, 15:14

jeanbaptiste a écrit : Le mariage civil de deux non-baptisés est considéré comme valide par l'Eglise, par conséquent, si un "païen" remarié décide de se convertir, il est exclut ipso-facto des sacrements pour avoir commis un acte qu'il ne pouvait pas à l'époque juger comme un péché grave.
Je peux me tromper mais il me semble bien que l'Eglise reconnait la validité du mariage si les deux se convertissent ensemble, et pas seulement un des deux.
Si l'un des deux se convertit, il ne peut désormais pas en rester au mariage civil.
Certainement, mais si un "assouplissement" de la doctrine pour répondre aux situations particulières est "validé" par l'Autorité ecclésiale pour le siècle à venir, qu'en penser ? Que le Saint-Esprit a abandonné son Eglise pendant un siècle ?
Si c'est contraire à la Foi de l'Eglise, cela peut être lourd de conséquences.
S'il est impossible que cela arrive, pourquoi s'inquiéter ?
Parce qu'il y a un gros problème du côté de l'Eglise enseignante. On a bien l'impression qu'elle se refuse à enseigner ce qui a été toujours enseigné. Et on laisse croire pendant un an que l'Eglise va changer, qu'avec le temps on va se convertir aux idées nouvelles. Il n'est à pas douter que certains vont anticiper ces changements.
Nous n'avons pas besoin de nouvelle crise dans l'Eglise. Qu'est devenue l'oeuvre d'apaisement et de recherche de vérité de Benoit XVI ?
Ignoratio enim Scripturarum ignoratio Christi est

Belin
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1872
Inscription : lun. 16 juin 2008, 18:28

Re: Synode sur la famille : texte intégral (1ère semaine)

Message non lu par Belin » mar. 21 oct. 2014, 15:14

jeanbaptiste a écrit :
Le mariage civil de deux non-baptisés est considéré comme valide par l'Eglise, par conséquent, si un "païen" remarié décide de se convertir, il est exclut ipso-facto des sacrements pour avoir commis un acte qu'il ne pouvait pas à l'époque juger comme un péché grave.
Sur ce point j'ai des doutes! il faudrait savoir dans quel sens ce mariage entre deux non baptisées est reconnu, ce serait absurde que l'Eglise déclare comme nul des mariages religieux entre deux catholiques uniquement sur des bases liées à la Foi chrétienne, et admette comme valide un mariage qui a été fait officiellement en dehors du Christ

Ceci dit j'aimerais avoir des références qui montrent dans quel sens un tel mariage serait reconnu par l'Eglise

Avatar de l’utilisateur
AdoramusTe
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 2951
Inscription : sam. 23 févr. 2008, 17:40
Conviction : Catholique romain

Re: Synode sur la famille : texte intégral (1ère semaine)

Message non lu par AdoramusTe » jeu. 23 oct. 2014, 10:57

Authentique ! La deuxième session du Synode Extraordinaire sur la Famille sera ouverte le dimanche 4 octobre 2015, et selon la liturgie
ordinaire, le 27ème dimanche du Temps Ordinaire, dont l'Evangile est Marc 10,2-16 :
02 Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »
03 Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? »
04 Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. »
05 Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle.
06 Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme.
07 À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère,
08 il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.
09 Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »
10 De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.
11 Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle.
12 Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. »
13 Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement.
14 Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
15 Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. »
16 Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.
Histoire de bien déboucher certaines oreilles ! :-D
Ignoratio enim Scripturarum ignoratio Christi est

Avatar de l’utilisateur
Buonavventura
Censor
Censor
Messages : 119
Inscription : lun. 28 août 2006, 19:57
Localisation : Ile de France

Re: Synode sur la famille : texte intégral (1ère semaine)

Message non lu par Buonavventura » dim. 26 oct. 2014, 12:33

Le seul texte et vrai officiel est la relatio synodi, pour l'instant en italien, mais vous pouvez actionner la fonction traduction de google et constater que les passages sur l'homosexualité (55 et 56) sont à mille lieues de ce document personnel au cardinal qui aurait mieux fait de s'abstenir.

Cette relatio synodi est le fil conducteur qui va servir pour l'année de réflexion à l'issue de laquelle les orientations pastorale sortiront comme le dit le Saint-Père dans son discours de clôture.

Or, dans le paragraphe 55, la définition du mariage est rappelée (un homme/une femme) ainsi que la position de l’Église concernant l'accueil des homosexuels tel qu'énoncée dans le catéchisme paru dans les années 90 : aucun bouleversement donc. Dans le paragraphe 56 sont dénoncées les pressions extérieures sur le Vatican quant à sa définition du mariage.

Vous pouvez le vérifier par vous-mêmes (actionner la fonction "traduire").

https://www.google.fr/search?q=relatio+ ... 8gej3ICQCA

jeanbaptiste
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 3131
Inscription : mer. 30 avr. 2008, 2:40

Re: Synode sur la famille : texte intégral (1ère semaine)

Message non lu par jeanbaptiste » jeu. 06 nov. 2014, 2:57

@Kisito
Ceci dit j'aimerais avoir des références qui montrent dans quel sens un tel mariage serait reconnu par l'Eglise
Il faut lire les §1143 à 1150 du Code de Droit Canonique.

Il s'agit du "fameux" privilège Paulin qui trouve sa source dans 1 Corinthiens 7; 12-15

Il faut savoir avant que l'indissolubilité du mariage relève du "droit naturel", dès lors le privilège paulin apparaît comme une "exception" au principe d’indissolubilité du mariage.

Ce qui signifie que le mariage civil consommé de deux non-baptisés "libres" est considéré comme valide par l'Église.

Qu'est-ce que le privilège Paulin ? La possibilité pour l'Église de rompre le mariage d'un nouveau baptisé si son conjoint fait "injure au Créateur", c'est-à-dire s'il met en danger la foi du nouveau baptisé.

Dès lors, il semble que d'après le CDC un nouveau baptisé peut faire valoir le privilège Paulin pour annuler son mariage (civil).

Puisque le mariage civil de deux non-baptisés est considéré comme valide, le cas où cette séparation aurait eu lieu AVANT le baptême et AVANT la conversion de l'un des conjoints, il est légitime de supposer que cette séparation est invalide et donc que les conjoints sont en situation de péché grave (mais cette situation n'est pas traitée dans le CEC).

D'ailleurs les canons 1144 et 1146 précisent bien que lorsqu'un nouveau baptisé souhaite contracter un nouveau mariage (ayant été marié civilement auparavant ), il faut interpeler le conjoint incroyant pour savoir si :
1) Elle souhaite recevoir le baptême
2) Si elle souhaite du moins cohabiter pacifiquement avec la partie baptisée sans injure au Créateur


Si le mariage civil entre deux non-baptisés n'avait aucune espèce de validité aux yeux de l'Église, il n'y aurait pas besoin de tout cela. Il n'existerait pas et il suffirait au nouveau baptisé d'en contracter un "vrai".

@Adoremus
Authentique ! La deuxième session du Synode Extraordinaire sur la Famille sera ouverte le dimanche 4 octobre 2015, et selon la liturgie ordinaire, le 27ème dimanche du Temps Ordinaire, dont l'Evangile est Marc 10,2-16 :
C'est approprié :D

jean_droit
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 8540
Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
Localisation : Périgord

Synode de la Famille : Le Saint Père et les "curas villeros"

Message non lu par jean_droit » jeu. 06 nov. 2014, 11:01

Où l'on voit que le Saint Père avait déjà mis en place ce qu'il préconise pour l'Eglise Catholique.

Donc il le fera quoiqu'il arrive.

Pour ce qui est du second mariage je ne pense pas que ce sera durant son pontificat .... mais après si sa ligne idéologique est maintenue.

Et, tant pis, si on trahit la Parole de Notre Seigneur. Nécessité fait loi.

http://chiesa.espresso.repubblica.it/ar ... 50910?fr=y

Petit extrait de l'article :
En ce qui concerne l’accès des divorcés remariés à la communion, on sait déjà quelle est l’opinion du pape. Lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires, il autorisait les "curas villeros", ces prêtres qu’il envoyait dans les périphéries, à donner la communion à tout le monde, même si les quatre cinquièmes des couples n’étaient pas mariés. Et, depuis qu’il est pape, il ne craint pas d’encourager, par téléphone ou par lettre, des fidèles [divorcés] qui ont convolé en secondes noces à recevoir tranquillement la communion, tout de suite, sans même le préalable de ces "démarches de pénitence sous la responsabilité de l’évêque diocésain" dont il a été question au cours du synode, et il ne donne aucun démenti lorsque ces gestes viennent à être connus.

Ses pouvoirs absolus de chef de l’Église, Jorge Mario Bergoglio les exerce aussi de cette manière. Et lorsqu’il insiste pour que l'ensemble de la hiérarchie catholique le suive dans cette voie, il sait très bien que la question de l’accès des divorcés remariés à la communion, qui ne concerne qu’un petit nombre de personnes, ouvre la voie à un changement bien plus radical et concernant beaucoup plus de gens, en faveur de la "possibilité d’un second mariage", ce qui implique la dissolution du premier. Cette possibilité est admise dans les Églises orthodoxes d'Orient et François avait déclaré, peu de temps après avoir été élu pape, "il faut l’étudier" aussi pour l’Église catholique, "dans le cadre de la pastorale du mariage".

jean_droit
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 8540
Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
Localisation : Périgord

Synode de la famille : la transmission de la Foi

Message non lu par jean_droit » jeu. 06 nov. 2014, 11:40

Pour moi le Synode de la Famille ce n'aurait pas dû être pas la mascarade à laquelle nous avons assisté.

Faire un Synode dit de la Famille autour du divorce et de l'homosexualitée il faut le faire.... et on l'a fait.

Il y a bien des sujets beaucoup plus importants pour l'Eglise et pour la famille.

D'abord celui de la très mauvaise transmission de la foi dans l'Eglise Catholique européenne.

Pour initialiser le sujet voilà des extraits d'un article explicitant quel est le problème.

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog ... tions.html

Venant d'un article de Nouvelles de France dont le titre est :
Cette France catholique qui transmet (un peu) à ses enfants, cette France catholique qui ne transmet plus (du tout)
http://www.ndf.fr/poing-de-vue/30-10-20 ... FNYxK7AxI0
Rapport entre le nombre de baptêmes et le nombre de confirmations

Nouvelles de France se penche sur la transmission de la foi, au travers non pas des seuls baptêmes, mais du nombre de baptêmes et de confirmations par diocèse. Extraits :

"Sans surprise, le diocèse où la transmission est la plus élevée est… Paris. Dans cette ville, le cadre n’a plus rien de catholique et la tendance est à l’affirmation d’idées, de modes de vie opposés à ceux d’un catholique. On ne peut presque plus y être catholique par tradition : on choisit d’être catholique ou de ne pas l’être.

Dans ce contexte neutre et hostile à la fois, les parents et les paroisses font un travail remarquable : l’équivalent de 60% des baptisés de 2013 est confirmé en 2013 (encore une fois, le nombre de baptisés étant plus élevés douze à dix-huit ans plus tôt, le taux de transmission effectif est en réalité inférieur).

La transmission en Île-de-France est très contrastée : dans le diocèse de Versailles, elle atteint 45%, dans celui de Pontoise 29%, dans celui d’Evry 7% (alors qu’en taux de baptême des enfants, ce dernier, avec 22,8% en 2013, dépasse le précédent et ses 19%).

La situation du diocèse de Saint-Denis n’est pas si catastrophique qu’on pourrait le penser malgré 9% seulement de baptêmes d’enfants (et un nombre de baptêmes d’adultes très élevé par rapport aux autres diocèses) : 29%. Pas étonnant : pour être chrétien en Francistan, il faut vraiment le vouloir et dans ce département, on est musulman ou agnostique par tradition.

La transmission de la foi se passe moyennement dans le diocèse de Créteil (23%) tandis qu’à Evry (Mgr Dubost), la situation est franchement mauvaise (7%).

La carte de la transmission n’a rien à voir avec celle du nombre de baptèmes : Saint-Flour ne compte par exemple que 84 confirmations pour 935 baptêmes d’enfants en 2013 (9%), Coutances 252 confirmations pour 3 363 baptêmes (7,5%), Mende 87 confirmations pour 448 baptêmes (19,4%), Laval 282 confirmations pour 2 321 baptêmes (12%), Châlons 112 confirmations pour 1 870 (6%).

Le diocèse d’Arras semble en excellente santé avec ses 9 890 baptêmes (record de France en absolu, 51,7% des enfants en 2013) mais n’enregistre que 317 confirmations (3,2%).

Plus généralement, on remarque que la présence d’évêques d’exception joue sur la transmission de la foi : exemple à Bayonne (Mgr Aillet) où 1 236 confirmations ont été enregistrées en 2013 pour 3 246 baptêmes (38%), soit le taux de confirmation le plus élevé de France, le taux de baptême étant là-bas déjà important (49,9%).

Autres exemples : Toulon (Mgr Rey) avec 999 confirmations pour 4 237 baptêmes (23,5%), Vannes (Mgr Centène) avec 1 140 confirmations pour 4 339 baptêmes (26,5%)…

Enfin, quelques grandes villes situées dans des régions plus catholiques que la moyenne résistent, à l’image de Strasbourg (2 525 confirmations pour 8 276 baptêmes soit 30,5%) ou de Lille (1 428 confirmations pour 8 668 baptêmes, soit une indication de transmission de 16,5%), contrairement à d’autres (Lyon et Bordeaux, par exemple, où la transmission ne s’effectue pas aussi bien qu’à Marseille et Toulouse)."

Avatar de l’utilisateur
axou
Barbarus
Barbarus

Re: Synode de la Famille : Le Saint Père et les "curas ville

Message non lu par axou » jeu. 06 nov. 2014, 14:12

Bonjour à tous,

Jean-Droit, Je crois que le Saint - Père est très sincère dans sa volonté de se mettre à l'écoute de tous et des signes de temps, sans vouloir décider tout seul. Contrairement à vous, je pense que ce synode 2014 est positif car la parole s'est libérée dans toute sa diversité et n'est qu'une première base, vient ensuite un an de travail sur la question et un autre synode en 2015. J'ai confiance, ej je veux bien me laisser surprendre par "le Dieu des surprises" !

Ci-joint un extrait de son discours de cloture de synode.
" Et comme c’est un chemin d’hommes, avec les réconforts il y a eu aussi des moments de désolation, de tension, et de tentations, dont on pourrait mentionner quelques possibilités:

- une: la tentation du raidissement hostile, c’est-à-dire vouloir s’enfermer dans ce qui est écrit (la lettre) et ne pas se laisser surprendre par Dieu, par le Dieu des surprises (l’esprit); à l’intérieur de la loi, de la certitude de ce que nous connaissons et non pas de ce que nous devons encore apprendre et atteindre. Depuis l’époque de Jésus c’est la tentation des zélés, des scrupuleux, des attentifs et de ceux qu’on appelle — aujourd’hui «traditionalistes» et aussi des intellectualistes.

- La tentation de l’angélisme destructeur, qui au nom d’une miséricorde trompeuse bande les blessures sans d’abord les soigner ni les traiter; qui s’attaque aux symptômes et pas aux causes et aux racines. C’est la tentation des «bien-pensants», des timorés et aussi de ceux qu’on appelle «progressistes et libéralistes».

- La tentation de transformer la pierre en pain pour rompre le jeûne long, lourd et douloureux (cf. Lc 4, 1-4) et aussi de transformer le pain en pierre et de la jeter contre les pécheurs, les faibles et les malades (cf. Jn 8, 7) c’est-à-dire de le transformer en «fardeaux insupportables» (Lc 10, 27).

- La tentation de descendre de la croix, pour faire plaisir aux gens, et ne pas y rester, pour accomplir la volonté du Père; de se plier à l’esprit mondain au lieu de le purifier et de le plier à l’Esprit de Dieu.

- La tentation de négliger le «depositum fidei», de se considérer non pas des gardiens mais des propriétaires et des maîtres ou, dans l’autre sens, la tentation de négliger la réalité en utilisant une langue précieuse et un langage élevé pour dire tant de choses et ne rien dire! On les appelait des «byzantinismes», je crois, ces choses-là...

Chers frères et sœurs, les tentations ne doivent ni nous effrayer ni nous déconcerter ni non plus nous décourager, parce qu’aucun disciple n’est plus grand que son maître; donc si Jésus a été tenté — et même appelé Béelzéboul (cf. Mt 12, 24) — ses disciples ne doivent pas s’attendre à un meilleur traitement.

Personnellement, je me serais beaucoup inquiété et attristé s’il n’y avait pas eu ces tentations et ces discussions animées; ce mouvement des esprits, comme l’appelait saint Ignace (EE, 6) si tout le monde avait été d’accord ou taciturne dans une paix fausse et quiétiste. En revanche j’ai vu et j’ai écouté — avec joie et reconnaissance — des discours et des interventions pleines de foi, de zèle pastoral et doctrinal, de sagesse, de franchise, de courage et de parrhésie. Et j’ai entendu qu’a été mis devant les yeux de chacun le bien de l’Eglise, des familles et la «suprema lex», la «salus animarum» (cf. Can. 1752). Et ce toujours — nous l’avons dit ici, dans cette salle — sans jamais mettre en discussion les vérités fondamentales du sacrement du mariage: l’indissolubilité, l’unité, la fidélité et la procréation, c’est-à-dire l’ouverture à la vie (cf. Cann. 1055, 1056 et Gaudium et Spes, n. 48).

Et c’est cela l’Eglise, la vigne du Seigneur, la Mère fertile et la Maîtresse attentive, qui n’a pas peur de se retrousser les manches pour verser l’huile et le vin sur les blessures des hommes (cf. Lc 10, 25-37); qui ne regarde par l’humanité depuis un château de verre pour juger ou étiqueter les personnes. C’est cela l’Eglise une, sainte, catholique, apostolique et composée de pécheurs, qui ont besoin de sa miséricorde. C’est cela l’Eglise, la véritable épouse du Christ, qui cherche à être fidèle à son Epoux et à sa doctrine. C’est l’Eglise qui n’a pas peur de manger et de boire avec les prostituées et les publicains (cf. Lc 15). L’Eglise qui a les portes grandes ouvertes pour recevoir ceux qui sont dans le besoin, les repentis et pas seulement les justes ou ceux qui croient être parfaits! L’Eglise qui n’a pas honte de son frère qui a chuté et ne fait pas semblant de ne pas le voir, mais se sent au contraire impliquée et presque obligée de le relever et de l’encourager à reprendre son chemin et l’accompagne vers la rencontre définitive, avec son Epoux, dans la Jérusalem céleste.

C’est cela l’Eglise, notre mère! Et quand l’Eglise, dans la variété de ses charismes, s’exprime en communion, elle ne peut pas se tromper: c’est la beauté et la force du sensus fidei, de ce sens surnaturel de la foi qui est donné par l’Esprit Saint afin qu’ensemble, nous puissions tous entrer dans le cœur de l’Evangile et apprendre à suivre Jésus dans notre vie, et cela ne doit pas être vu comme un motif de confusion et de malaise.

Beaucoup de commentateurs, ou des gens qui parlent, ont imaginé voir une Eglise en litige où une partie s’oppose à l’autre, en allant même jusqu’à douter de l’Esprit Saint, le vrai promoteur et garant de l’unité et de l’harmonie dans l’Eglise. L’Esprit Saint qui tout au long de l’histoire a toujours conduit la barque, à travers ses ministres, même lorsque la mer était contraire et agitée et les ministres infidèles et pécheurs.

Et, comme j’ai osé vous le dire au début, il était nécessaire de vivre tout cela avec tranquillité, avec une paix intérieure également parce que le synode se déroule cum Petro et sub Petro, et la présence du Pape est une garantie pour tous. "

poche
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 2375
Inscription : lun. 11 mars 2013, 9:28

Re: Synode de la famille : la transmission de la Foi

Message non lu par poche » ven. 07 nov. 2014, 8:54

Dans les discussions synodaux semaine dernière, la nation balte de Lettonie a attiré l'attention de nombreux Pères synodaux, qui étaient désireux de savoir pourquoi le nombre de divorces parmi la population catholique est si faible.
"En Lettonie, il est dommage, mais nous avons le plus grand nombre de divorces: 86 pour cent des mariages sont divorcés mariages civils. Mais quand nos médias de masse civile a commencé à vérifier comment il est dans l'Eglise, ils ont découvert que nous avons seulement 16 pour cent, et ils ont demandé pourquoi, "l'archevêque de Riga Zbignev Stankevics dit EWTN Nouvelles le 9 octobre.
Mgr Stankevics a expliqué que cette faible nombre de divorces intérieur de l'église est due en partie à une "préparation sérieuse pour le mariage, parce que nous avons un cours obligatoire pour les personnes qui veulent se marier dans l'Église."

D'autre part, l'archevêque a expliqué que bien qu'il y ait naturellement un plus grand sens de la responsabilité chez les personnes qui cherchent le mariage sacramentel, «les gens qui ont la foi ne démissionnent pas quand ils se rencontrent les premières difficultés au cours de leur vie conjugale."

"Pour cette raison, aussi, ils se battent pour la survie de leur famille», il a observé.

http://www.ewtnnews.com/catholic-news/V ... p?id=10961


Une bonne chose sur le synode est que les évêques de différentes parties du monde la chance de rencontrer une discuter de ce qui se passe dans leurs diocèses. Il semble que l'église letton pourrait nous apprendre sur la préparation au mariage.

jean_droit
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 8540
Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
Localisation : Périgord

Re: Synode de la famille : la transmission de la Foi

Message non lu par jean_droit » ven. 07 nov. 2014, 11:47

Le constat de la mauvaise transmission de la Foi est assez actuel car cette transmissioon se fait de plus en plus mal.

A Paris, comme d'ailleurs les statistiques le prouvent, elle se fait dans des conditions raisonables. Mais il faut remarquer que les messes du dimanche "en famille" sont devenues du passé. Je pense que nous l'avons tous constaté.

Pour ma part la mauvaise transmission de la foi m'est apparue crûment quand j'ai changé de paroisse pour aller en Dordogne.

Dans ma paroise actuelle, à part les jeunes du catéchisme qui sont là de temps en temps, on ne voit ni jeunes ni jeunes adultes.

Comme si la foi avait disparu des jeunes générations.

Ce qui m'a frappé, aussi, c'est qu'une bonne partie des catholiques allant à la messe dominicale constate que leurs enfants sont ou non pratiquants ou athées. Ceci veut dire que ces parents n'ont pas su transmettre leur foi à leurs enfants. Je ne sais pas si ces parents catholiques ont mis en priorité l'éducation chrétienne de leurs enfants.

jean_droit
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 8540
Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
Localisation : Périgord

Re: Synode de la famille : la transmission de la Foi

Message non lu par jean_droit » ven. 07 nov. 2014, 13:09

De l'article cité plus haut :
Plus généralement, on remarque que la présence d’évêques d’exception joue sur la transmission de la foi : exemple à Bayonne (Mgr Aillet) où 1 236 confirmations ont été enregistrées en 2013 pour 3 246 baptêmes (38%), soit le taux de confirmation le plus élevé de France, le taux de baptême étant là-bas déjà important (49,9%).

Autres exemples : Toulon (Mgr Rey) avec 999 confirmations pour 4 237 baptêmes (23,5%), Vannes (Mgr Centène) avec 1 140 confirmations pour 4 339 baptêmes (26,5%)…
Bien sûr il faut se réjouir de "l'activisme" de certains évêques et des résultats qu'ils obiennent.

Mais pourquoi ce sont toujours les mêmes que l'on cite ?

Que font les autres ? Pourquoi tous nos évêques ne sont pas d'exceptions ?

Avatar de l’utilisateur
Buonavventura
Censor
Censor
Messages : 119
Inscription : lun. 28 août 2006, 19:57
Localisation : Ile de France

Re: Synode de la famille : la transmission de la Foi

Message non lu par Buonavventura » ven. 07 nov. 2014, 19:09

Jean Droit vous avez raison la famille est la première cellule de l’Église dans la transmission de la Foi et son rôle est vital.
C'est pour cela que le synode en a débattu et ne s'est pas focalisé sur les seuls points relevés médiatiquement (les homos et les divorcés) mais bien sur l'ensemble de la problématique sans omettre ces deux sujets épineux mais en leur donnant leur juste place et proportion.
La relatio synodi est LE fil conducteur des réflexions de l'année à venir comme le dit notre Saint-Père dans sa paternelle bienveillance (discours de clôture).
Nous voilà rassurés :toast:
Pour s'informer à la source : http://www.vatican.va/roman_curia/synod/index_fr.htm

Répondre

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Bing [Bot] et 5 invités