Jour après jour, les paroles de notre Pape François

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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Message non lupar levergero78 » mar. 23 juil. 2013, 16:50

Pape François ‏@Pontifex_fr 23 Juillet - 2
Merci. Merci. Merci à vous tous et à toutes les autorités pour ce magnifique accueil à Rio.

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Mardi 23 Juillet 2013

Message non lupar katolik » mar. 23 juil. 2013, 17:28

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Mardi 23 Juillet 2013
Journée de repos pour le Pape François
Le pape François prenait ce mardi une journée de repos bien méritée après une arrivée mouvementée à Rio de Janeiro, alors que des centaines de milliers de jeunes étaient attendus ce soir sur la plage de Copacabana pour l'ouverture des Journées mondiales de la jeunesse.
Le pape, qui effectue au Brésil le premier voyage à l'étranger de son pontificat, a été accueilli par une foule en liesse et débordant d'enthousiasme. Mais son arrivée lundi soir a aussi été marquée par des incidents, faisant craindre de nouvelles violences dans la foulée du mouvement social contre la vie chère et la corruption qui a ébranlé le pays.

Même si le Directeur de la Salle de presse du Vatican, le Père Lombardi, n'a pas de craintes particulières pour le bon déroulement de ce voyage, et des JMJ.


La journée de mardi est pour le pape sans aucun rendez-vous annoncé. Il reste dans le calme et la verdure de la résidence du Sumaré, sur les hauteurs de Rio. Le père Federico Lombardi a toutefois indiqué que le pape pouvait évidemment rencontrer qui il désirait. Dans la soirée, les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), préparées dans tout le pays depuis des semaines, entreront dans leur phase principale, avec la messe d'ouverture célébrée sur la plage de Copacabana par l'archevêque de Rio, Mgr Orani Joao Tempesta.

Jusqu'à 1,5 million de jeunes pèlerins, venus de 170 pays, étaient atendus pour ce premier rendez-vous des 18èmes JMJ, qui se déroulera sans la présence du Pape François.(Afp)
Source
« Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire » (Sainte Bernadette Soubirous)

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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Message non lupar levergero78 » mer. 24 juil. 2013, 9:46

Pape François ‏@Pontifex_fr 23 Juillet - 3
Chers jeunes, le Christ a confiance en vous et vous confie sa mission : allez, faites des disciples.

Pape François ‏@Pontifex_fr 23 Juillet - 4
L’Eglise est jeune et cela se voit vraiment bien aux JMJ. Que le Seigneur nous garde chacun toujours jeune de cœur.

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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Message non lupar levergero78 » mer. 24 juil. 2013, 17:18

Pape François ‏@Pontifex_fr 24 Juillet
Chers jeunes, le Christ a confiance en vous et vous confie sa mission : allez, faites des disciples.

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Mercredi 24 Juillet 2013

Message non lupar katolik » mer. 24 juil. 2013, 17:49

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Mercredi 24 Juillet 2013
CÉLÉBRATION EUCHARISTIQUE EN LA BASILIQUE DU SANCTUAIRE NOTRE-DAME D'APARECIDA
HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS
Monsieur le Cardinal,
Vénérés frères dans l’Épiscopat et dans le sacerdoce,
Chers frères et sœurs !
Quelle joie pour moi de venir dans la maison de la Mère de chaque Brésilien, le Sanctuaire de Nossa Senhora Aparecida ! Au lendemain de mon élection comme Évêque de Rome, j’ai visité la Basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome, afin de confier à la Vierge mon ministère. Aujourd’hui, j’ai voulu venir ici pour demander à Marie, notre Mère, le succès des Journées mondiales de la Jeunesse et pour déposer à ses pieds la vie du peuple latino-américain.

Je voudrais vous dire d’abord une chose. Dans ce sanctuaire, où s’est tenue la 5ème Conférence générale de l’Épiscopat de l’Amérique latine et des Caraïbes, il y a six ans, s’est déroulé un fait très beau dont j’ai pu m’en rendre compte personnellement : voir comment les évêques – qui ont travaillé sur le thème de la rencontre avec le Christ, le fait d’être disciple et la mission – se sentaient encouragés, accompagnés et, dans un certain sens, inspirés par les milliers de pèlerins qui venaient chaque jour confier leur vie à la Vierge : cette Conférence a été un grand moment d’Église. Et nous pouvons dire, en effet, que le Document d’Aparecida est bien connu justement à cause de ce tressage entre les travaux des pasteurs et la foi simple des pèlerins, sous la protection maternelle de Marie. Quand elle cherche le Christ, l’Église frappe toujours à la porte de la maison de sa Mère et demande : « Montre-nous Jésus ». C’est d’elle que nous apprenons à être de vrais disciples. C’est pourquoi l’Église va en mission en marchant toujours dans le sillon de Marie.

Aujourd’hui, le regard tourné vers les Journées mondiales de la Jeunesse qui m’ont conduit au Brésil, je viens moi aussi frapper à la porte de la maison de Marie – qui a aimé et éduqué Jésus – afin qu’elle nous aide tous, pasteurs du Peuple de Dieu, parents et éducateurs, à transmettre à nos jeunes les valeurs qui les rendront artisans d’une Nation et d’un monde plus justes, plus solidaires et plus fraternels. En ce sens,
je voudrais rappeler trois attitudes simples, trois attitudes simples : garder l’espérance, se laisser surprendre par Dieu, et vivre dans la joie.
1. Garder l’espérance. La deuxième lecture de la Messe présente une scène dramatique : une femme – figure de Marie et de l’Église – est persécutée par un Dragon – le diable – qui veut dévorer son enfant. Toutefois la scène ne porte pas à la mort, mais à la vie, car Dieu intervient et sauve l’enfant (cf. Ap 12, 13a.15-16).
Que de difficultés dans la vie de chacun de nous, dans l’existence des personnes, dans nos communautés, mais pour aussi énormes que ces difficultés puissent sembler, Dieu ne nous laisse jamais en être submergés.
Face au découragement qui pourrait être dans la vie et qui pourrait gagner ceux qui œuvrent pour l’évangélisation ou qui font l’effort de vivre la foi en tant que père et mère de famille, je voudrais dire avec force : ayez toujours dans vos cœurs cette certitude : Dieu marche à vos côtés, il ne vous abandonne en aucun moment ! Ne perdez jamais l’espérance ! Ne l’éteignez jamais dans vos cœurs! Le « dragon », le mal, est présent dans notre histoire, mais il n’est pas le plus fort. Dieu est le plus fort ! Dieu est notre espérance ! C’est vrai que de nos jours, tous, un peu, et nos jeunes aussi, se sentent séduits par beaucoup d’idoles qui substituent Dieu et semblent donner espérance : l’argent, le succès, le pouvoir, le plaisir. Une sensation de solitude et de vide gagne souvent le cœur de beaucoup et les pousse à la recherche de compensations, de ces idoles éphémères.
Chers frères et sœurs, soyons des lumières d’espérance! Ayons un regard positif sur la réalité. Encourageons la générosité qui caractérise les jeunes, accompagnons-les dans leur recherche à devenir les protagonistes de la construction d’un monde meilleur : ils sont un moteur puissant pour l’Église et pour la société.
Ils n’ont pas besoin seulement de choses, ils ont besoin avant tout que leur soient proposées les valeurs immatérielles qui sont le cœur spirituel d’un peuple, la mémoire d’un peuple. Dans ce sanctuaire, inscrit dans la mémoire du Brésil, nous pouvons presque lire ces valeurs : spiritualité, générosité, solidarité, persévérance, fraternité, joie ; ces valeurs trouvent leurs plus profondes racines dans la foi chrétienne.

2- La deuxième attitude : se laisser surprendre par Dieu. L’homme ou la femme d’espérance – la grande espérance que la foi nous donne – sait que, même au milieu des difficultés, Dieu agit et nous surprend. L’histoire de ce sanctuaire en est un exemple : trois pêcheurs, après une journée sans rien pêcher, trouvent dans les eaux du fleuve Parnaíba quelque chose d’inattendu : une image de Nossa Senhora da Conceição. Qui aurait jamais imaginé que le lieu d’une pêche infructueuse serait devenu le lieu où tous les Brésiliens peuvent se sentir fils d’une même Mère ? Dieu surprend toujours, comme le vin nouveau dans l’Évangile que nous venons d’entendre.
Dieu réserve toujours ce qu’il y a de meilleur pour nous. Mais il nous demande de nous laisser surprendre par son amour et d’accueillir ses surprises. Ayons confiance en Dieu !
Si nous nous éloignons de lui, le vin de la joie, le vin de l’espérance finit. Si nous nous approchons de lui, si nous restons avec lui, nos froideurs, nos difficultés, nos péchés se transforment en vin nouveau d’amitié avec lui.

3. La troisième attitude : vivre dans la joie. Chers amis, si nous marchons dans l’espérance, nous laissant surprendre par le vin nouveau que Jésus nous offre, il y aura de la joie en nos cœurs et nous ne pourrons être que des témoins de cette joie. Le chrétien est joyeux, il n’est jamais triste. Dieu nous accompagne. Nous avons une Mère qui intercède toujours pour la vie de ses enfants, pour nous, comme la reine Esther dans la première lecture (cf. Est 5, 3). Jésus nous a montré que le visage de Dieu est celui d’un Père qui nous aime. Le péché et la mort ont été vaincus.
Le chrétien ne peut pas être pessimiste ! Il n’a pas le visage d’une personne qui semble être en deuil permanent.
Si nous sommes vraiment amoureux du Christ et si nous sentons combien il nous aime, notre cœur s’« enflammera » d’une joie telle qu’elle contaminera tous nos voisins. Comme le disait Benoît XVI, ici, dans ce sanctuaire : « Le disciple sait que sans le Christ il n’y a pas de lumière, pas d’espérance, pas d’amour, pas d’avenir » (Discours d’inauguration de la Conférence d’Aparecida [13 mai 2007], p. 861).

Chers amis, nous sommes venus frapper à la porte de la maison de Marie. Elle nous a ouvert, elle nous a fait entrer et nous a montré son Fils. Elle nous demande maintenant : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le » (Jn 2, 5).
Oui, Mère, nous nous engageons à faire ce que Jésus nous dira ! Et nous le ferons avec espérance, sûrs des promesses de Dieu et pleins de joie. Ainsi soit-il.
Source
« Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire » (Sainte Bernadette Soubirous)

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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Message non lupar levergero78 » mer. 24 juil. 2013, 18:35

Pape François ‏@Pontifex_fr 24 Juillet - 2
Ne l’oublions jamais, chers jeunes: la Vierge Marie est notre Maman et c’est avec son aide que nous pouvons rester fidèles à Jésus.

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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Message non lupar katolik » jeu. 25 juil. 2013, 8:25

Mercredi 24 juillet à 18 h 230 (23 h 30 à Rome)

La libéralisation de la drogue ne résout rien

Discours du pape François à l'Hopital Saint François
"Ce n’est pas avec la libéralisation de l’usage des drogues, comme on en discute en divers lieux d’Amérique Latine, que l’on pourra réduire la diffusion et l’influence de la dépendance chimique"
, déclare le pape François qui a rendu visite à l'hôpital Sao Francisco de Assis na Providencia de Deus de Rio Janeiro ce mercredi 24 juillet à 18 h 230 (23 h 30 à Rome), pendant une bonne heure.

Il y a été accueilli par l'archevêque de Rio, Mgr Joao Tempesta, par le directeur de la maison, Frei Francisco Belotti , il écouté une présentation du nouveau pavillon dont il a béni un plaque commémorant sa visite, et deux témoignages d'anciens drogués et il les a embrassés chaleureusement. Mais le pape était visiblement encore fatigué par le décalage horaire.

Pour lutter contre les drogues, le pape estime "nécessaire d’affronter les problèmes qui sont à la base de leur utilisation, en promouvant une plus grande justice, en éduquant les jeunes aux valeurs qui construisent la vie commune, en accompagnant celui qui est en difficulté, et en donnant espérance dans l’avenir".

"Nous avons tous besoin de regarder l’autre avec le regard d’amour du Christ, d’apprendre à embrasser celui qui est dans le besoin, afin de lui exprimer proximité, affection, amour", a-t-il affirmé.

Voici le texte du pape, qui a cependant subi une retouche que nous ajouterons des jours prochains: le pape s'est aussi adressé aux familles.
Discours du pape François à l'hôpital saint François

Cher Archevêque de Rio de Janeiro, et chers frères dans l’Épiscopat, Autorités présentes,
Chers membres du Vénérable Tiers Ordre de saint François de la Pénitence, Chers médecins, infirmiers et autres agents de santé,
Chers jeunes et chers proches,

Dieu a voulu que mes pas, après le Sanctuaire de Nossa Senhra Aparecida, me conduisent à ce sanctuaire particulier de la souffrance humaine qu’est l’Hôpital saint François d’Assise. La conversion de votre saint Patron est bien connue : le jeune François abandonne richesses et confort du monde pour se faire pauvre parmi les pauvres ; il comprend que ce ne sont pas les choses, l’avoir, les idoles du monde qui sont la vraie richesse et qui donnent la vraie joie, mais le fait de suivre le Christ et de servir les autres. Peut-être le moment où tout cela devient concret dans sa vie est moins connu : quand il embrasse un lépreux. Ce frère souffrant, exclu, a été « médiateur de la lumière (...) pour saint François d’Assise » (Lettre enc. Lumen fidei, n. 57), parce que, en chaque frère et sœur en difficulté, nous embrassons la chair souffrante du Christ. Aujourd’hui, en ce lieu de lutte contre la dépendance chimique, je voudrais embrasser chacun et chacune d’entre vous, vous qui êtes la chair du Christ, et demander que Dieu remplisse de sens et de ferme espérance votre chemin, et aussi le mien.

Embrasser. Nous avons tous besoin d’apprendre à embrasser celui qui est dans le besoin, comme saint François. Il y a tant de situations au Brésil, et dans le monde, qui demandent attention, soin, amour, comme la lutte contre la dépendance chimique. Souvent, en revanche, dans nos sociétés prévaut l’égoïsme. Combien de « marchands de mort » suivent la logique du pouvoir et de l’argent à n’importe quel prix ! La plaie du narcotrafic, qui favorise la violence et sème douleur et mort, requiert un acte de courage de toute la société. Ce n’est pas avec la libéralisation de l’usage des drogues, comme on en discute en divers lieux d’Amérique Latine, que l’on pourra réduire la diffusion et l’influence de la dépendance chimique. Il est nécessaire d’affronter les problèmes qui sont à la base de leur utilisation, en promouvant une plus grande justice, en éduquant les jeunes aux valeurs qui construisent la vie commune, en accompagnant celui qui est en difficulté, et en donnant espérance dans l’avenir. Nous avons tous besoin de regarder l’autre avec le regard d’amour du Christ, d’apprendre à embrasser celui qui est dans le besoin, afin de lui exprimer proximité, affection, amour.

Mais embrasser n’est pas suffisant. Tendons la main à celui qui est en difficulté, à celui qui est tombé dans l’obscurité de la dépendance, peut-être sans savoir comment, et disons-lui : tu peux te relever, tu peux refaire surface, cela demande un effort, mais c’est possible si tu le veux. Chers amis, je voudrais dire à chacun d’entre vous, mais surtout à tant d’autres qui n’ont pas eu le courage d’entreprendre votre cheminement : tu as le premier rôle dans ton relèvement ; voilà la condition indispensable ! Tu trouveras la main tendue de qui voudra bien t’aider, mais personne ne peut remonter à ta place. Mais vous n’êtes jamais seuls ! L’Église et beaucoup de personnes vous sont proches. Regardez avec confiance devant vous. Votre trajet est long et pénible, mais regardez devant, il y a « un avenir certain, qui se situe dans une perspective différente des propositions illusoires des idoles du monde, mais qui donne un nouvel élan et de nouvelles forces à la vie quotidienne » (Lettre enc. Lumen fidei, n. 57). À vous tous je voudrais redire : ne vous laissez pas voler l’espérance ! Mais je voudrais dire aussi : ne volons pas l’espérance, mais devenons tous des porteurs d’espérance !

Dans l’Évangile nous lisons la parabole du Bon Samaritain qui parle d’un homme assailli par des brigands et laissé comme mort sur le bord de la route. Les gens passent, regardent et ne s’arrêtent pas, ils continuent, indifférents, leur route : ce n’est pas leur affaire ! (...) Seul un samaritain, un inconnu, le voit, s’arrête, le soulage, lui tend la main et le soigne (Cf. Lc 10, 29- 35). Chers amis, je crois qu’ici, dans cet hôpital, la parabole du Bon Samaritain se fait concrète. Ici, ce n’est pas l’indifférence, mais l’attention ; ce n’est pas le désintérêt, mais l’amour. L’Association saint François et le Réseau de traitement de la dépendance chimique enseignent à se pencher sur celui qui est en difficulté parce qu’il voit en lui le visage du Christ, parce qu’en lui c’est la chair du Christ qui souffre. Merci à tout le personnel de service médical et auxiliaire qui travaille ici ; votre service est précieux, faites-le toujours avec amour ; c’est un service rendu au Christ présent dans les frères : « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40), nous dit Jésus.

Et je voudrais redire à vous tous qui luttez contre la dépendance chimique, à vous proches qui avez une tâche pas toujours facile : l’Église n’est pas loin de vos peines, mais elle vous accompagne avec affection. Le Seigneur est proche et vous tient par la main. Regardez–le dans les moments plus difficiles et il vous donnera consolation et espérance. Remettez-vous à l’amour maternel de Marie, sa Mère. Ce matin, au sanctuaire d’Aparecida, j’ai confié chacun de vous à son cœur. Là où il y a une croix à porter, là, tout près de nous, il y a toujours Marie, notre Mère. Vous laissant entre ses mains, avec affection je vous bénis tous.
Source
« Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire » (Sainte Bernadette Soubirous)

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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Message non lupar levergero78 » jeu. 25 juil. 2013, 9:55

Pape François ‏@Pontifex_fr 25 Juillet
Remercions le bienheureux Jean-Paul II pour les JMJ et pour tant de vocations qui sont nées durant ces 28 journées.

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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Message non lupar levergero78 » jeu. 25 juil. 2013, 15:47

Pape François ‏@Pontifex_fr 25 Juillet-2
Que le sport soit toujours un moyen d’échange et de croissance, et jamais de violence ni de haine.

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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Message non lupar levergero78 » ven. 26 juil. 2013, 9:47

Pape François ‏@Pontifex_fr 26 Juillet
La grandeur d’une société se mesure à la manière dont elle traite celui qui est le plus dans le besoin, celui qui n’a que sa pauvreté.

(je m'absente une huitaine au bord de la mer bretonne)

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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Message non lupar levergero78 » ven. 26 juil. 2013, 15:08

ape François ‏@Pontifex_fr 26 Juillet-2
Quelle fête inoubliable d’accueil à Copacabana ! Que Dieu vous bénisse tous.

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Jeudi 25 juillet 2013

Message non lupar katolik » sam. 27 juil. 2013, 8:12

FÊTE D'ACCUEIL DES JEUNES

SALUT ET HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

Bord de mer de Copacabana, Rio de Janeiro

Jeudi 25 juillet 2013
Chers jeunes,

Bonsoir !

Je vous remercie tout d’abord pour le témoignage de foi que vous donnez en ce momente au monde. J’ai toujours entendu dire que les Cariocas n’aiment ni le froid, ni la pluie, mais vous êtes en train de démontrer que votre foi est plus forte que le froid et la pluie. Félicitations ! Vous êtes de véritables héros !

Je vois en vous la beauté du visage jeune du Christ et mon cœur est plein de joie ! Je me souviens des premières Journées mondiales de la Jeunesse au niveau international. Elles furent célébrées en 1987 en Argentine, dans ma ville de Buenos Aires. Je garde vivantes en mémoire ces paroles du bienheureux Jean-Paul II aux jeunes : « J’attends beaucoup de vous ! J’attends surtout que vous renouveliez votre fidélité à Jésus Christ et à sa croix rédemptrice » (Discours aux jeunes (11 avril 1987) : Insegnamenti, X/1 (1987), p. 1261).

Avant de continuer, je voudrais rappeler le tragique accident en Guyane française, dont ont souffert les jeunes qui venaient à ces Journées. La jeune Sophie Morinière y a perdu la vie, et d’autres jeunes y ont été blessés.

Je vous invite à un moment de silence et de prière à Dieu, notre Père, pour Sophie, pour les blessés et pour leurs familles.

Cette année les Journées reviennent pour la seconde fois en Amérique latine. Et vous, jeunes, vous avez répondu si nombreux à l’invitation du Pape Benoît XVI qui vous avait convoqués pour la célébrer. Nous le remercions de tout cœur ! A lui qui nous a convoqués aujourd’hui, ici, nous adressons un salut et un grand applaudissement. Vous savez que j’ai conversé avec lui avant de venir au Brésil, et je lui ai demandé de m’accompagner par la prière dans mon voyage. Et il m’a dit : je vous accompagne par la prière et je serai près du téléviseur. Ainsi, en ce moment-même, il nous regarde. Mon regard s’étend sur cette grande foule : vous êtes si nombreux ! Vous venez de tous les continents ! Vous êtes souvent éloignés non seulement géographiquement, mais aussi du point de vue existentiel, culturel, social, humain. Mais aujourd’hui vous êtes ici, ou plutôt aujourd’hui nous sommes ici, ensemble, unis pour partager la foi et la joie de la rencontre avec le Christ, dans le fait d’être ses disciples. Cette semaine, Rio devient le centre de l’Église, son cœur vivant et jeune, parce que vous, vous avez répondu avec générosité et courage à l’invitation que Jésus vous a faite pour demeurer avec lui, pour être ses amis.

Le train de ces Journées mondiales de la Jeunesse est venu de loin et a traversé tout le Brésil en suivant les étapes du projet « Botta Fé – Mets la foi ». Aujourd’hui, il est arrivé à Rio de Janeiro. Du Corcovado, le Christ Rédempteur nous ouvre ses bras et nous bénit. En regardant la mer, la plage et vous tous, il me revient à l’esprit le moment où Jésus a appelé les premiers disciples à le suivre sur la rive du lac de Tibériade. Aujourd’hui, Jésus demande à chacun de nous encore : veux-tu être mon disciple ? Veux-tu être mon ami ? Veux-tu être un témoin de mon Évangile ? Au cœur de l’Année de la Foi ces questions nous invitent à renouveler notre engagement de chrétiens. Vos familles et les communautés locales vous ont transmis le don immense de la foi, le Christ a grandi en vous. Aujourd’hui, Le Christ veut venir ici pour vous confirmer dans cette foi, la foi au Christ vivant qui demeure en vous, mais je suis venu moi aussi pour être confirmé par l’enthousiasme de votre foi ! Vous savez que dans la vie d’un évêque, il y a beaucoup de problèmes qui demandent à être résolus. Et avec ces problèmes et ces difficultés, la foi d’un évêque peut devenir triste. Que c’est laid d’être un évêque triste ! Que c’est laid ! Pour que ma foi ne soit pas triste, je suis venu ici pour être contaminé par votre enthousiasme à tous !

Je vous salue tous avec affection. Vous, ici présents, venus des cinq continents, et à travers vous, je salue tous les jeunes du monde, spécialement ceux qui désiraient venir à Rio de Janeiro et n'ont pas pu venir. A ceux qui sont reliés par la radio, la télévision ou internet, à tous je dis : bienvenue à cette fête de la foi ! En ce moment même, dans les diverses parties du monde, tant de jeunes nous ont rejoints pour vivre avec nous cet événement : sentons-nous unis les uns aux autres dans la joie, l’amitié et la foi. Et soyez-en sûrs : mon cœur vous étreint tous avec une affection sans limite. Car la chose la plus importante, aujourd’hui, c’est votre rencontre et la rencontre de tous les jeunes qui nous suivent en ce moment par les moyens de communication ! Le Christ Rédempteur, du sommet du Corcovado vous accueille et vous embrasse dans cette magnifique ville de Rio !

Je salue particulièrement le Président du Conseil pontifical pour les Laïcs, le cher et infatigable Cardinal Stanisław Ryłko, et tous ceux qui travaillent avec lui. Je remercie Monseigneur Orani João Tempesta, Archevêque de São Sebastião do Rio de Janeiro, de la cordialité par laquelle il m’a accueilli – et je désir dire ici que les Cariocas savent bien accueillir, ils savent offrir un grand accueil – et je le remercie du grand travail accompli avec ses évêques auxiliaires et avec les divers diocèses de cet immense Brésil pour la réalisation de ces Journées mondiales de la Jeunesse. J’exprime ma reconnaissance à toutes les autorités nationales, gouvernementales et locales, et à tant d’autres qui se sont impliqués pour permettre ce moment unique de célébration de l’unité, de la foi et de la fraternité. Merci à mes frères Évêques, aux prêtres, aux séminaristes, aux personnes consacrées et aux fidèles laïcs qui accompagnent les jeunes, des diverses parties de notre planète, dans leur pèlerinage vers Jésus. À tous et à chacun j’offre mon affection en Jésus et avec Jésus.

Frères et amis, bienvenue aux XXVIIIe Journées mondiales de la Jeunesse, dans cette merveilleuse ville de Rio de Janeiro !



HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE


Jeunes amis,

Après avoir vu le Seigneur Jésus transfiguré, revêtu de gloire, Pierre s’est écrié : « Il est bon pour nous d’être ici ! » Est-ce que nous pouvons, nous aussi, redire cette parole ? Je pense que oui, puisque pour nous tous, aujourd’hui, il est beau d’être ici réunis autour de Jésus ! C’est lui qui nous accueille et se rend présent au milieu de nous, ici, à Rio. Et dans l’Évangile nous avons aussi écouté les paroles de Dieu le Père : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le » (Lc 9, 35). Si d’une part, c’est Jésus qui nous accueille, de l’autre nous pouvons, nous aussi, l’accueillir, nous mettre à l’écoute de sa parole, parce que c’est en accueillant Jésus Christ, Parole incarnée, que le Saint-Esprit nous transforme, illumine la route de l’avenir et fait grandir en nous les ailes de l’espérance pour marcher avec joie (Cf. Lettre enc. Lumen fidei, n. 7).

Mais que pouvons-nous faire ? « Bota fé - Mets la foi ». La croix des Journées mondiales de la Jeunesse a crié ces paroles tout au long de son pèlerinage à travers le Brésil. « Mets la foi » : qu’est-ce que cela signifie ? Quand se prépare un bon plat, si tu vois qu’il manque le sel, alors tu y « mets » du sel ; s’il manque l’huile, alors tu y « mets » de l’huile… « Mettre », c’est placer, verser. Il en est ainsi dans notre vie, chers jeunes ; si nous voulons qu’elle ait vraiment sens et plénitude, comme vous-mêmes le désirez et le méritez, je dis à chacun et à chacune d’entre vous : « mets la foi » et la vie aura une saveur nouvelle, la vie aura une boussole qui donne la direction ; « mets l’espérance » et chacune de tes journées sera illuminée, ton horizon ne sera plus sombre, mais lumineux ; « mets l’amour » et ton existence sera comme une maison construite sur le roc, ton chemin sera joyeux, parce que tu rencontreras beaucoup d’amis qui marchent avec toi. Mets la foi, mets l’espérance, mets l’amour ! Tous ensemble : « mets la foi ! », « mets l’espérance ! », « mets l’amour ! ».

Mais qui peut nous donner tout cela ? Dans l’Évangile nous entendons la réponse : le Christ. « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le ! » Jésus nous porte Dieu et nous porte à Dieu, avec lui toute notre vie se transforme, se renouvelle et nous pouvons regarder la réalité avec un regard nouveau, du point de vue de Jésus, avec ses yeux à lui (Cf. Lettre enc. Lumen fidei, n. 18). C’est pourquoi je vous dis aujourd’hui, à chacun de vous: « mets le Christ » dans ta vie, et tu trouveras un ami en qui te fier toujours ; « mets le Christ » et tu verras croître les ailes de l’espérance pour parcourir avec joie la route de l’avenir ; « mets le Christ » et ta vie sera pleine de son amour, elle sera une vie féconde. Car tous nous désirons une vie féconde, une vie qui parle de la vie aux autres !

Aujourd’hui, il serait bien que chacun se demande avec sincérité : en qui mettons-nous notre confiance ? En nous-mêmes, dans les choses, ou bien en Jésus ? Tous, nous sommes souvent tentés de nous mettre au centre, de croire que nous sommes l’axe de l’univers, de croire que nous sommes seuls, nous, à construire notre vie, ou de penser que celle-ci est rendue heureuse par la possession, par l’argent, par le pouvoir. Mais tous, nous savons qu'il n’en n’est pas ainsi ! Certes, l’avoir, l’argent, le pouvoir peuvent donner un moment d’ébriété, l’illusion d’être heureux ; mais, à la fin, ce sont eux qui nous possèdent et nous poussent à avoir toujours plus, à ne jamais être rassasiés. À la fin, nous sommes « remplis », mais pas nourris, et c’est très triste de voir une jeunesse « remplie », mais faible. La jeunesse doit être forte, elle doit se nourrir de sa foi et ne pas se remplir d’autres choses. « Mets le Christ » dans ta vie, mets en lui ta confiance et tu ne seras jamais déçu ! Voyez chers amis, la foi accomplit dans notre vie une révolution que nous pourrions appeler copernicienne, elle nous enlève du centre et met Dieu au centre. La foi nous immerge dans son amour qui nous donne sécurité, force, espérance. En apparence rien ne semble changer, mais au plus profond de nous-mêmes tout change. Quand Dieu y est présent, dans notre cœur demeurent la paix, la douceur, la tendresse, le courage, la sérénité et la joie, qui sont les fruits du Saint-Esprit (cf. Ga 5, 22), alors notre existence se transforme, notre façon de penser et d’agir se renouvelle, elle devient la façon de penser et d’agir de Jésus, de Dieu. Chers amis, la foi est révolutionnaire et moi je demande à chacun de vous aujourd’hui : es-tu prêt, es-tu prête à entrer dans cette onde révolutionnaire de la foi ? C’est en y entrant seulement que ta vie de jeune aura un sens et sera ainsi féconde !

Cher jeune : « mets le Christ » dans ta vie. En ces jours, il t’attend : écoute-le avec attention et sa présence enthousiasmera ton cœur. « Mets le Christ » : Il t’accueille dans le Sacrement du Pardon, par sa miséricorde, il soigne toutes les blessures du péché. N’aie pas peur de demander pardon à Dieu. Il ne se fatigue jamais de nous pardonner, comme un père qui nous aime. Dieu est pure miséricorde ! « Mets le Christ » : Il t’attend dans l’Eucharistie, Sacrement de sa présence, de son sacrifice d’amour, et il t’attend aussi dans l’humanité de tant de jeunes qui t’enrichiront de leur amitié, qui t’encourageront de leur témoignage de foi, qui t’apprendront le langage de l’amour, de la bonté, du service. Toi aussi, cher jeune, tu peux être un témoin joyeux de son amour, un témoin courageux de son Évangile pour porter dans ce monde un peu de lumière. Laisse-toi aimer par Jésus, il est un ami que ne déçoit pas.

« Il est bon pour nous d’être ici », de mettre le Christ dans notre vie, de mettre la foi, l’espérance, l’amour qu’il nous donne. Chers amis, dans cette célébration nous avons accueilli l’image de Nossa Senhora Aparecida. Nous lui demandons de nous enseigner à suivre Jésus. Qu’elle nous enseigne à être des disciples et des missionnaires. Comme elle, nous voulons dire « oui » à Dieu. Demandons à son cœur de mère d’intercéder pour nous, pour que nos cœurs soient disponibles pour aimer Jésus et pour le faire aimer. Chers jeunes, Jésus nous attend. Jésus compte sur nous ! Amen.
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Vendredi 26 Juillet 2013

Message non lupar katolik » sam. 27 juil. 2013, 9:10

Vendredi 26 Juillet 2013

Chemin de Croix à Copacabana
Le pape a voulu transmettre trois messages aux jeunes du monde, au terme du Chemin de Croix de ce vendredi 26 juillet 2013, à Copacabana.

Premier message, issu de la méditation sur l'apôtre Pierre: "Pierre comprit qu’il devait suivre le Seigneur avec courage, à fond, mais il comprit surtout qu’il n’était jamais seul dans sa marche."

Le pape a évoqué les 240 jeunes victimes de l'incendie d'une discothèque dans le Sud du Brésil en janvier dernier.

Deuxième message: "La Croix du Christ renferme tout l’amour de Dieu, son immense miséricorde."

Troisème message, issu de la contemplation du rôle des femmes de Jérusalem et de Marie dans la Passion et Résurrection de Jésus: "La Croix du Christ nous invite aussi à nous laisser contaminer par cet amour."

Le pape a conclu sur cette invitation pressante: "Sur la Croix du Christ déposons nos joies, nos souffrances, nos succès ; nous y trouverons un Cœur ouvert qui nous comprend, nous pardonne, nous aime et nous demande de porter ce même amour dans notre vie, d’aimer chacun de nos frères et de nos sœurs avec le même amour."

Après le Notre Père et la bénédiction finale, le pape est allé vénérer la Vierge d'Aparecida, invitant un juen à faire de même, à embrasser l'image sainte.

La page Facebook de Zenit propose trois albums de photos pour cette soirée extraordinaire:

la route du pape François :
https://www.facebook.com/media/set/?set ... c15285a399


le Chemin de Croix :
https://www.facebook.com/media/set/?set ... 9dec0387fb

et l'allocution du pape François :
https://www.facebook.com/media/set/?set ... dbbb248249

Paroles du pape François au terme du Chemin de Croix à Copacabana
Très chers jeunes !


Nous sommes venus ici aujourd’hui pour accompagner Jésus tout au long de son chemin de douleur et d’amour, le chemin de la Croix, qui est un des moments forts des Journées mondiales de la Jeunesse. Au terme de l’Année Sainte de la Rédemption, le bienheureux Jean-Paul II a voulu confier la Croix à vous, les jeunes, en vous disant : « Portez-la dans le monde comme le signe de l’amour de Jésus pour l’humanité et annoncez à tous que seul dans le Christ mort et ressuscité, il y a le salut et la rédemption » (Paroles aux jeunes [21 avril 1984] : Insegnamenti VII,1 [1984], p. 1105).

Depuis lors, la Croix a parcouru tous les Continents et a traversé les secteurs les plus variés de l’existence humaine, en restant presqu’imprégnée des situations de vie de beaucoup de jeunes, qui l’ont vue et l’ont portée. Personne ne peut toucher la Croix de Jésus sans y laisser quelque chose de lui-même et sans porter quelque chose de la Croix de Jésus dans sa vie. Alors que vous accompagnez le Seigneur, ce soir, je voudrais que trois questions résonnent dans vos cœurs : qu’avez-vous laissé sur la Croix, vous, chers jeunes du Brésil, en ces deux ans durant lesquels elle a sillonné votre immense pays ? Et qu’est-ce que la Croix de Jésus a laissé en chacun de vous ? Et, enfin, qu’est-ce que cette croix enseigne à notre vie ?

1. Une tradition ancienne de l’Église de Rome raconte que l’Apôtre Pierre, sortant de la ville pour fuir la persécution de Néron, vit Jésus qui marchait dans la direction opposée et étonné, il lui demanda : « Seigneur, où vas-tu ? ». La réponse de Jésus fut : « Je vais à Rome pour être de nouveau crucifié ». À ce moment-là, Pierre comprit qu’il devait suivre le Seigneur avec courage, à fond, mais il comprit surtout qu’il n’était jamais seul dans sa marche ; avec lui il y avait toujours ce Jésus qui l’avait aimé jusqu’à mourir sur la Croix. Voilà ! chargé de sa Croix, Jésus parcourt nos routes pour prendre sur lui nos peurs, nos problèmes, nos souffrances, même les plus profondes.

Avec sa Croix, Jésus s’unit au silence des victimes de la violence qui ne peuvent plus crier, surtout les innocents et ceux qui sont sans défense ; avec elle, Jésus s’unit aux familles qui sont en difficulté, qui pleurent la mort de leurs enfants, ou qui souffrent en les voyant être les proies des paradis artificiels comme la drogue ; avec elle, Jésus s’unit à toutes les personnes qui souffrent de la faim dans un monde qui chaque jour met à la poubelle des tonnes de nourriture ; avec elle, Jésus s’unit à celui qui est persécuté à cause de sa religion, de ses idées, ou simplement pour la couleur de sa peau ; avec elle, Jésus s’unit aux nombreux jeunes qui ne mettent plus leur confiance dans les institutions politiques, car ils y voient égoïsme et corruption, ou qui ont perdu la foi en l’Église, et même en Dieu, à cause de l’incohérence des chrétiens et des ministres de l’Évangile. Dans la Croix du Christ, il y a la souffrance, le péché de l’homme, aussi le nôtre, et lui accueille tout avec les bras ouverts, prend sur ses épaules nos croix et nous dit : courage ! Tu n’es pas seul à les porter ! Je les porte avec toi, j’ai vaincu la mort et je suis venu te donner espérance, te donner la vie (cf. Jn 3, 16).

2. Et nous pouvons ainsi répondre à la deuxième question : qu’est-ce que la Croix a laissé en ceux qui l’ont vue, en ceux qui l’ont touchée ? Que laisse-t-elle en chacun de nous ? Elle laisse le bien que personne ne peut nous donner : la certitude de l’amour inébranlable de Dieu pour nous. Un amour tellement grand qu’il entre dans notre péché et le pardonne, qu’il entre dans notre souffrance et nous donne la force de la porter ; qu’il entre même dans la mort pour la vaincre et nous sauver.

La Croix du Christ renferme tout l’amour de Dieu, son immense miséricorde. Et c’est un amour auquel nous pouvons nous fier, auquel nous pouvons croire. Chers jeunes, ayons confiance en Jésus, en remettons-nous totalement à lui (cf. Lettre enc. Lumen fidei, n. 16) ! Seul dans le Christ mort et ressuscité nous trouvons le salut et la rédemption. Avec lui, le mal, la souffrance et la mort n’ont pas le dernier mot, parce que lui nous donne espérance et vie : il a transformé la Croix, d’instrument de haine, de défaite, de mort en signe d’amour, de victoire et de vie.

Le premier nom donné au Brésil a été justement celui de « Terre de la Sainte Croix ». La Croix du Christ a été plantée non seulement sur la plage, il y a plus de cinq siècles, mais aussi dans l’histoire, dans le cœur et dans la vie du peuple brésilien et pas seulement. Nous sentons le Christ souffrant proche de nous, un de nous qui partage à fond notre marche. Il n’y a pas de croix, petite ou grande, de notre vie que le Seigneur ne partage pas avec nous.

3. Mais la Croix du Christ nous invite aussi à nous laisser contaminer par cet amour, elle nous enseigne alors à regarder toujours l’autre avec miséricorde et amour, surtout la personne qui souffre, qui a besoin d’aide, qui attend une parole, un geste ; elle nous enseigne à sortir de nous- mêmes pour aller à sa rencontre et lui tendre la main. De nombreux visages ont accompagné Jésus dans sa marche vers le Calvaire : Pilate, le Cyrénéen, Marie, les femmes ... Devant les autres, nous pouvons être nous aussi comme Pilate qui n’a pas le courage d’aller à contre-courant pour sauver la vie de Jésus ; il s’en lave les mains. Chers amis, la Croix du Christ nous enseigne à être comme le Cyrénéen, qui aide Jésus à porter ce bois pesant, à être comme Marie et les femmes, qui n’ont pas peur d’accompagner Jésus jusqu’au bout, avec amour, avec tendresse. Et toi, à qui t’identifies-tu ? À Pilate, au Cyrénéen, à Marie ?

Chers jeunes, sur la Croix du Christ déposons nos joies, nos souffrances, nos succès ; nous y trouverons un Cœur ouvert qui nous comprend, nous pardonne, nous aime et nous demande de porter ce même amour dans notre vie, d’aimer chacun de nos frères et de nos sœurs avec le même amour. Ainsi soit-il !
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Vendredi 26 Juillet 2013 : avant l'Angélus

Message non lupar katolik » sam. 27 juil. 2013, 9:20

Vendredi 26 Juillet 2013
Paroles du pape François avant l'angélus
Chers frères et amis !


Je rends grâce à la divine Providence d'avoir guidé mes pas jusqu’ici, dans la ville de São Sebastião do Rio de Janeiro. Je remercie cordialement Monseigneur Orani et vous aussi de l’accueil chaleureux, par lequel vous manifestez votre affection pour le Successeur de Pierre. Je voudrais que mon passage dans cette ville de Rio renouvelle en tous l’amour pour le Christ et pour l’Église, la joie d’être unis à lui et d’appartenir à l’Église, et l’engagement à vivre et à témoigner la foi.

Une très belle expression de la foi populaire est le "Temps des Ave Maria". C’est une prière simple que l'on prie à trois moments caractéristiques de la journée qui marquent le rythme de notre activité quotidienne : matin, midi et soir. Mais c’est une prière importante ; je vous invite tous à prier avec l’Ave Maria. Il nous rappelle un événement lumineux qui a changé l’histoire : l’Incarnation, le Fils de Dieu s’est fait homme en Jésus de Nazareth.

Aujourd’hui l’Église célèbre les parents de la Vierge Marie, les grands-parents de Jésus : saint Joachim et sainte Anne. C'est dans leur maison que Marie est venue au monde, apportant avec elle ce mystère extraordinaire de l’Immaculée Conception ; c'est chez eux qu'elle a grandi accompagnée de leur amour et de leur foi ; c'est dans leur maison qu'elle a appris à écouter le Seigneur et à suivre sa volonté. Les saint Joachim et sainte Anne font partie d’une longue chaîne qui transmet la foi dans l’amour de Dieu, dans la chaleur de la famille, jusqu’à Marie qui a accueilli dans son sein le Fils de Dieu et l’a offert au monde, l’a offert à nous.

On voit ici la grande valeur de la famille comme lieu privilégié pour transmettre la foi ! Pour ce qui est de la famille, je voudrais souligner une chose : aujourd’hui, en cette fête de saint Joachim et de sainte Anne, au Brésil, comme dans d’autres pays, on célèbre la fête des grands-parents.

Comme les grands-parents jouent un rôle important dans la vie familiale, pour communiquer ce patrimoine d’humanité et de foi qui est essentiel pour toute société ! Et combien sont importants la rencontre et le dialogue entre les générations, en particulier l’intérieur de la famille !

Le Document d’Aparecida nous le rappelle : « Les enfants et les aînés construisent l’avenir des peuples ; les enfants parce qu’ils feront avancer l’histoire, les aînés parce qu’ils transmettent l’expérience et la sagesse de leur vie » (n. 447). Cette relation, ce dialogue entre les générations est un trésor qui doit être préservé et nourri ! En cette Journée mondiale de la Jeunesse, les jeunes veulent saluer les grands-parents. Saluons les grands-parents! Et je vous remercie pour le témoignage de sagesse que vous nous offrez sans cesse.

Et maintenant, sur cette place, dans les rues adjacentes, dans les maisons qui nous accompagnent dans ce moment de prière, sentons-nous comme une grande et unique famille et adressons-nous à Marie pour qu'elle protège nos familles, qu'elle en fasse des foyers de foi et d'amour, où l'on sente la présence de son Fils Jésus.
Source
« Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire » (Sainte Bernadette Soubirous)

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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Message non lupar katolik » dim. 28 juil. 2013, 8:51

Mes amis,

je part ce matin, et pour toute la semaine prochaine, à Lourdes comme Hospitalier.....je ne pourrai donc pas remplir les actualités concernant sa Sainteté le Pape François pendant 8 jours .....

Je vous fais mes amitiés à vous tous et je prierai pour tous les lecteurs de ce site que j'aime .....

Que le Seigneur vous bénisse,
katolik
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