L’Institut du Bon Pasteur (IBP)

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Deo Gratias
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L’Institut du Bon Pasteur (IBP)

Message non lu par Deo Gratias » ven. 08 sept. 2006, 20:52

Aujourd'hui un prêtre traditionnaliste (l'une des figures historique de la fraternité St PieX) s'est rallié à Rome en compagnie de plusieurs autres prêtres et séminaristes.
Le pape,les autorise à célébrer selon l'ordo de st Pie V.
Voir la suite ici: http://eucharistiemisericor.free.fr/ind ... 9067_latin
et ici:http://www.chretiente.net/spip.php?breve1480
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Message non lu par In illo tempore » ven. 08 sept. 2006, 22:26

Le communiqué du Cardinal Ricard est disponible ici :
http://catholique-bordeaux.cef.fr/users ... ent_id=653

et le communiqué I.Media sur le site de l'Abbé Aulagnier :
http://la.revue.item.free.fr/fondation_pasteur.htm

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Dialogue entre Rome et les traditionalistes

Message non lu par mgls » sam. 09 sept. 2006, 1:32

Ce vendredi 8 septembre 2006, en la fête de la Nativité de la Sainte Vierge Marie, le cardinal Castrillon-Hoyos, préfet de la Congrégation du Clergé, au nom du Saint-Siège, a érigé l’Institut du Bon Pasteur en « Société de vie apostolique ». Regroupant sous la houlette de M. l'abbé Laguérie, ancien curé de Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris, des prêtres traditionalistes de la Fraternité Saint-Pie-X, cette communauté nouvelle, la première du genre reconnue par le pape Benoît XVI, marque la volonté sérieuse de la part de Rome d'en finir avec le séparatisme traditionaliste. Quelques précisions juridiques sont nécessaires pour prendre la mesure de ce petit événement. Cet Institut est reconnu comme de Droit pontifical, c’est-à-dire qu’il relève directement du Saint-Siège et que son supérieur a le pouvoir de juridiction ordinaire, aux fors interne et externe, sur tous les membres de la société. Il incardine ses membres prêtres et diacres. Il peut ouvrir un séminaire et appeler aux ordres mineurs et majeurs les candidats reconnus aptes au sacerdoce. Fait digne d’être remarqué, l'érection de ce nouvel Institut est intervenue en plein accord avec le président de la conférence épiscopale française, le cardinal Ricard, qui a accueilli la nouvelle fondation dans son diocèse.

Le Saint-Siège octroie aux membres de l’Institut « l’usage exclusif de la liturgie grégorienne » (Statuts II, §2). Le rite traditionnel est « le rite propre » de la fondation, comme le soulignait le cardinal Castrillon lui-même, en recevant les membres de l’Institut. Désormais, à travers les statuts du Bon Pasteur, la messe traditionnelle n’est plus seulement une permission. Elle se trouve encouragée pour elle-même par le Siège Romain. Par ailleurs, chaque membre fondateur reconnaît personnellement « respecter le Magistère authentique » du Siège Romain, dans « une fidélité entière au Magistère infaillible de l’Église (Statuts II §2). De plus, conformément au discours du pape Benoît XVI à la Curie Romaine le 22 décembre 2005, les membres de l’Institut, autant qu'il est en eux, sont engagés, par une « critique sérieuse et constructive » du Concile Vatican II, à permettre au Siège apostolique d’en donner l'interprétation authentique.

Les prêtres de cette nouvelle œuvre apostolique et missionnaire se réjouissent de la générosité avec laquelle la hiérarchie ecclésiastique a reçu leur demande d’une communion qui soit enfin pleinement manifestée avec le Saint-Siège.

La création de l’Institut du Bon Pasteur n’est pas une fin en soi ; c’est un commencement. Le cardinal Ricard a promis au mois d'avril dernier que les évêques français s'engageront dans « un vrai travail de communion » avec les traditionalistes. La création de cet Institut constitue l'occasion toute trouvée de tourner le dos aux anathèmes interpersonnels et de passer, d'un côté comme de l'autre, de la déclaration d'intention à une mise en œuvre sérieuse et vraiment chrétienne de ce qui au fond n’est rien d’autre que la charité surnaturelle entre tous les catholiques !

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Stratégie du Saint-Siège

Message non lu par Christophe » sam. 09 sept. 2006, 9:45

[align=justify]Excellente nouvelle qui dévoile la stratégie du pape Benoît XVI pour faire revenir les traditionnalistes dans le giron de la Sainte Eglise...

Un accord avec la Fraternité Saint Pie X aura sans aucun doute paru impossible à Rome en raison des pré-requis exigés par Mgr Fellay (Supérieur Général de la FSSPX) à un tel accord. Dès lors, il fallait traiter avec des interlocuteurs légitimes du mouvement traditionnaliste, sans passer par la hierarchie de la FSSPX : les figures historiques du mouvement traditionnaliste que sont les prêtres fondateurs de l'Institut du Bon Pasteur, exclus de la FSSPX pour leur volonté trop affichée de rechercher un accord avec Rome constituaient les candidats idéaux.

La création de cet institut semble à même de séparer - parmi la flore traditionnaliste - le bon grain catholique de l'ivraie schismatique. Attendons de voir la réaction de chacun des évêques de la FSSPX, des prêtres de cette fraternité et des fidèles de sensibilité traditionnaliste. Mais en levant l'excommunication des prêtres de l'Institut du Bon Pasteur et en donnant un autorisation possitive - et plus seulement une permission - à célébrer la Sainte Messe selon le Missel de 1963, devraient être surmontées les principales réticences au ralliement des traditionnalistes recherchant sincèrement un retour à la pleine communion avec Rome.

En union de prières
Christophe


Quelles sont les différences de statuts entre la Fraternité Saint Pierre et l'Institut du Bon Pasteur ?[/align]
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Re: Stratégie du Saint-Siège

Message non lu par Deo Gratias » sam. 09 sept. 2006, 10:22

S'il en allait que de la messe, il y a longtemps que les traditionalistes seraient revenus " au bercail". Il y a des questions théologiques plus profondes. Certains tradis remettent en cause les décisions du Concile Vat.II sur la Liberté religieuse par ex; la validité du N.O.M, sans parler des "sédévacantistes", qui ne reconnaissent pas la légitimité de l'Eglise issue de Vatican II. Il est faux de dire que les traditionalistes se sont séparés de Rome uniquement sur des questions liturgiques, ce serait trop simple.
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Re: Dialogue entre Rome et les traditionalistes

Message non lu par Boris » sam. 09 sept. 2006, 18:45

mgls a écrit : Le Saint-Siège octroie aux membres de l’Institut « l’usage exclusif de la liturgie grégorienne » (Statuts II, §2).
Cela ne limite pas à l'ancienne forme du rite romain mais ouvre aussi à la nouvelle forme, si le texte est exact.
A Solesmes, à St Wandrille, à Argentant, à Alençon, avec la communauté Saint Martin, on peut assister à la Liturgie Grégorienne, mais selon l'édition actuelle des livres du rite romain, à savoir 2002 promulguée par Jean-Paul II.

Ce que je pense de cette création est la suivante :

- Mgr fellay ne fait que représenter la FSSPX mais n'a pas toujours son mot personnel à dire. Ainsi dès qu'un accord semble trouver, un autre que lui vient dire au saint siège que finalement la FSSPX n'est pas prête sous prétexte qu'ils trouvent Rome trop peu stricte.

- contrairement à ce que dit Christophe, je ne crois pas qu'il y ait de pré-requis trop exigeant pour le Saint Siège. Mais c'est mon avis personnel.

- En proposant aux prêtres qui le veulent de se rattacher par eux-même à l'Eglise, Rome court circuite tous ceux qui au sein de la FSSPX ne reviendront jamais mais qui sont aux commandes.

- Enfin, peut-être est-ce un test entre la FSSPX et Rome pour voir comment ces prêtres et l'institut religieux sera traité. (surtout dans sa liberté de pensée et d'expression).
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Message non lu par In illo tempore » dim. 10 sept. 2006, 21:08

Certaines réactions à cette excellente nouvelle me surprennent : on cherche les arrrière-pensées des uns et des autres.

La fondation de l'Institut du bon Pasteur est d'abord un geste de charité du Saint-Père dans la ligne de sa première encyclique. Il cherche le vrai bien des personnes et de l'Eglise.

Il est plus que temps de refermer cette blessure, les jeunes de la FSSPX qui arrivent à l'âge adulte n'ont connu que cette situation en marge de leur église diocésaine. Ce qu'on doit souhaiter, c'est que cette fondation ait des conséquences heureuses pour la FSSPX et aussi pour nos diocèses avec un meilleur accueil par les évêques de ceux qui souhaitent bénéficier des livres liturgiques de 1962 (et aussi de 2002 en latin et grégorien, mais si mais si, le deuxième sera une conséquence du premier) et qu'au lieu de se lancer des noms d'oiseaux à la figure, un climat plus fraternel pourra régner.

Ecce quam bonum et quam jucundum habitare fratres in unum !

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Message non lu par Boris » dim. 10 sept. 2006, 21:44

In illo tempore a écrit :avec un meilleur accueil par les évêques de ceux qui souhaitent bénéficier des livres liturgiques de 1962 (et aussi de 2002 en latin et grégorien, mais si mais si, le deuxième sera une conséquence du premier)
Je ne partage pas votre point de vue sur la partie Liturgie.

Evidement, le "Bon Pasteur" se doit d'être une source de joie car c'est l'accueil de frères trop longtemps éloignés de l'Eglise.

Pour revenir à la Liturgie : l'autorisation de la liturgie de 1962 est un jeu vicieux.
A ce jour en France, on a le droit à :
- une liturgie digne avec le sens du sacré et "l'ars celebrandis", selon les livres de 1962
- une parodie de liturgie qui s'inspire des livres de 1979

Autre point de vue :
- si on veut une liturgie Latine et grégorienne, c'est 1962
- si on ne veut pas de Latin, c'est n'importe quoi.

Ainsi dans un diocèse lambda, si on dit vouloir une célébration digne en Latin, on se fait envoyer chez les "tradis". Impossible d'avoir une célébration digne Latine selon les livres de 2002 !
Si on dit vouloir ne serait-ce qu'une liturgie digne selon les normes, c'est la même réponse !
Il y a comme un cordon sanitaire autour du n'importe quoi liturgique et ce cordon c'est la Liturgie de 1962 !
Impossible d'allier les 2 : digne, selon les normes, en Latin mais selon les livres actuels.

Sauf avec la communauté St Martin. Mais ils ne sont pas (les bienvenus) dans tous les diocèses.
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Ma première réaction à cette annonce

Message non lu par jean_droit » lun. 11 sept. 2006, 14:00

Il dit encore: «Un homme avait deux fils. 12 Le plus jeune dit à son père: "Père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir". Et le père leur partagea son avoir. 13 Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout réalisé, partit pour un pays lointain et il y dilapida son bien dans une vie de désordre. 14 Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans l'indigence. 15 Il alla se mettre au service d'un des citoyens de ce pays qui l'envoya dans ses champs garder les porcs. 16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre des gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait. 17 Rentrant alors en lui-même, il se dit: "Combien d'ouvriers de mon père ont du pain de reste, tandis que moi, ici, je meurs de faim"! 18 Je vais aller vers mon père et je lui dirai: "Père, j'ai péché envers le ciel et contre toi. 19 Je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Traite-moi comme un de tes ouvriers". 20 Il alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l'aperçut et fut pris de pitié: il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. 21 Le fils lui dit: "Père, j'ai péché envers le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils" 22 Mais le père dit à ses serviteurs: "Vite, apportez la plus belle robe, et habillez-le; mettez-lui un anneau au doigt, des sandales aux pieds. 23 Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, 24 car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé". Et ils se mirent à festoyer.

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Message non lu par Boris » lun. 11 sept. 2006, 14:48

Merci Jean pour cette tranche d'Evangile.

C'est pourquoi j'ai dit que le "Bon Pasteur" se doit d'être une source de joie car c'est l'accueil de frères trop longtemps éloignés de l'Eglise.


Mais je crois qu'on ne regarde pas encore la véritable source du problème : la lecture juste de Vatican II.
Or le Pape a donné très clairement la bonne et vrai clé de lecture : la Tradition de l'Eglise. Ce Concile comme tous les autres ne se comprend q'avace cette clé.

Accueillir dans la joie des frères est une chose. Mais n'oublioins pas pourquoi ils étaient sparés :
- à la suite du Concile, certains se sont emparrés d'un pouvoir qu'ils n'avaient pas : celui de régir la Liturgie. Pire, ils ont transformé la Foi en la conformant le plus possible aux idées marxistes.

- les "Hérauts" de la Foi, comme le dit Dom Le Gall Archevêque de Toulouse, autrement dits les Evêques de l'époque (année 70-80-90) n'ont rien fait pour défendre la Doctrine de la Foi ni la Liturgie qui est l'expression de cette Foi et comme nous l'enseigne St PAul : cette Foi est celle de l'Eglise et est Unique.

Maintenant regardons les choses en face :
- ni les "tradis", et encore moins les lefébvristes n'ont cherché à appliquer la rigueur liturgique aux nouvelles normes et rubriques, pas plus que les progressistes.
- ni les uns, ni les autres n'ont cherché à obéir au Pape Paul VI, puis Jean-Paul II et maintenant Benoît XVI !
- la permission d'utiliser l'ancienne forme n'est là (et heureusement qu'elle est là) que pour garder dans l'Eglise des gens qui ont certainement un Foi plus parfaite que la majorité des paroissiens des diocèses de France. C'est un permission temporaire.
- or cet attachement à l'ancienne Liturgie se justifie d'abord par opposition au n'importe quoi Liturgique. Une majorité des fidèles "tradis" revendiquent le droit à assister à une Liturgie digne, où le sacré n'a pas laissé la place au moderne et à ses froufrous.

Donc, tant que les Evêques ne remettront pas d'ordre dans la Liturgie célébrée dans leur diocèse, il ne pourront faire autrement que d'accepter de donner l'autorisation de célébrer selon les anciennes normes. C'est un cercle vicieux.

Le seul moyen de s'en sortir est de ramener le sens du sacré dans les paroisses, de faire respecter (et peut-être douloureusement s'il le faut) les normes et rubriques actuelles de la Liturgie afin que plus personne n'est à se plaindre sur plan là.

Maintenant, chez les "tradis", il y a d'autres point de contestations qui sont plus ou moins légitimes mais que la FSSP ne juge pas suffisant pour sortir de l'Eglise (l'oecuménisme, la liberté religieuse, ...).
Ce débat doit être mené de façon honnête par des discussion publique, des études théologiques et surtout par l'étude de ce qu'a véritablement dit le Concile à la lumière de la Tradition.

Sur l'oecuménisme : certains pensent qu'il s'agit de prier avec les autres confessions chrétiennes. Or la question est bien plus difficile et relève du Saint Siège et non de la base. Cela, il faut l'accepter.

Alors oui cessons de nous disputer et tel Saint Maur obéissons à nos Saints Pères les Papes et respectons la Liturgie. (cf. Paul VI, cf. JP II in Ecclesia de Eucharistia, in Vincesimus Quintus Annus, ..., cf. Benoît XVI in lettre au chemin Néocatéchuménal, ...)
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Message non lu par Deo Gratias » lun. 11 sept. 2006, 18:54

Je ne voudrais pas "casser" l'ambiance de ce bel "irénisme",mais ce ralliement suscitte plus de questions,qu'il n'en resoud.
Pour preuve,voici ce qu'en dit "la croix":http://www.la-croix.com/article/index.j ... rubId=1098.
En effet,cet institut,selon le communiqué du St-Siège,sera tenu de ne célébrer QUE le rite de St Pie V à l'exclusion de tout autre,contrairement à la Fraternité St Pierre et aux autres communautés "Ecclesia Dei"(qui n'ont qu'un indult).
cela posera notamment le problème à la messe chrismale ou le presbytérium est réuni autour de son évêque pour concélébrer(selon le rite de Paul VI).Il n'y aura donc pas une vrai communion.
Cela risque également de créer des tensions avec la Fraternité St Pierre,qui eux ne bénéficient que d'un indult;il y aura ainsi "deux poids,deux mesures"...Et les év^ques,ne sont pas trés "chauds" pour accueillir des "traditionnalistes" dans leur diocèse.
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Message non lu par Boris » lun. 11 sept. 2006, 21:16

Cela n'a aucun sens : il n'y a besoin d'aucune autorisation particulière, à partir du moment ou on est en communion avec le Pape, pour célébrer avec le livre actuel (et même en Latin). Votre curé de paroisse peut sans demander son avis à personne utiliser demain le Missel de 2002 qui n'existe qu'en Latin.

En lisant les 3 premières phrases de ce magazine pseudo catho, on sent toute la haine qu'ils ont contre le respect des normes, contre tout ce qui sent un peu la Tradition (vivante ou non).

Un peu de sérieux s'impose : quand on lit La Croix, il faut mettre le masque de lecture qui va avec : ils sont anti-romain, anti-tradi, anti-respect des normes ....
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Message non lu par jean_droit » mar. 12 sept. 2006, 9:39

Bonjour à tous,
Cette décision de notre Pape demande de nombreux commentaires que je vais essayer de distiller.
Quand je l'ai vue ma première réaction était de penser "au fils prodigue".
Ne se faire aucune illusion : Une partie importante de l'Eglise de France, au lieu d'accueillir ceux qui reviennent dans la Grand Eglise, va freiner des quatre fers.
Je connais trop l'opinion des nombreux clercs sur les traditionnalistes.
Certains se comportent comme les traditionnalistes.

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Message non lu par Boris » mar. 12 sept. 2006, 11:40

Pour aller dans le sens de Jean, il faut bien voir ce que ce retour des fils "prodigues" signifie : c'est la mise en pratique de ce que le Saint Père a dit dans son discour à la curie au mois de Décembre.
Benoît XVI a écrit : Les problèmes de la réception sont nés du fait que deux herméneutiques contraires se sont trouvées confrontées et sont entrées en conflit. L'une a causé de la confusion, l'autre, silencieusement mais de manière toujours plus visible, a porté et porte des fruits. D'un côté, il existe une interprétation que je voudrais appeler "herméneutique de la discontinuité et de la rupture"; celle-ci a souvent pu compter sur la sympathie des mass media, et également d'une partie de la théologie moderne. D'autre part, il y a l'"herméneutique de la réforme", du renouveau dans la continuité de l'unique sujet-Eglise, que le Seigneur nous a donné; c'est un sujet qui grandit dans le temps et qui se développe, restant cependant toujours le même, l'unique sujet du Peuple de Dieu en marche. L'herméneutique de la discontinuité risque de finir par une rupture entre Eglise préconciliaire et Eglise post-conciliaire.
Voyez : nous sommes en plein dedans. Alors que l'herméneutique juste, celle de la réforme dans la continuité, cherche à unifier le corps mystique, l'herméneutique de la rupture, profitant du soutient des mass médias cherche à empêcher ce rapporchement.

Pour revenir sur l'article de La Croix : le journal parle de prêtre intégriste et ex-communier. Or il y a un problème majeur : en entrant dans l'Institut du Bon Pasteur, l'ex-communication des ces prêtres est levée !
Ils ne sont donc plus intégristes, au pire ils sont "tradi" ce qui n'est pas une faute ni un péché.

Le Pape lui-même dit dans l'extrait ci-dessus qu'il faut lire le Concile à la lumière de la Tradition (herméneutique de la réforme dans la continuité)
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Message non lu par Deo Gratias » mar. 12 sept. 2006, 13:03

Je suis bien d'accord avec vous Borris,mais là il n'est pas question du rite de "Paul VI",célébré ou non en latin.Il s'agit du rite de "St Pie V",qui sera le SEUL ET UNIQUE rite de l'institut.Contrairement à la Fraternité St Pierre et autres communautés "Ecclesia Dei",il ne bénéficie pas d'un indult (une permission),c'est la mission propre de l'institut.
Le problème,c'est lorsqu'il aura des concélébrations,notamment autour de l'évêque,les membres de l'institut pourront refuser...Alors où sera la communion.
Ce n'est pas un reproche,c'est une question.
D'autant que ici où là,on entend dire que le St Père prépare un document sur l'Eucharistie,post-synodal,et qu'il libéraliserait totalement la messe de St Pie V.(cf.le salon beige).
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