Frédo MB38 a écrit:
Le mystère auquel je fais référence n'est pas dans les motivations des convertis, mais sur ce que deviennent les orthodoxes conservateurs qui entendent le rester et qui ne se retrouvent pas dans le relativisme triomphant dans leurs Eglises.
Question bête, qu'est-ce-qu'être "orthodoxe" chez les protestants en général, et chez les anglicans en particulier?
Après tout, ce qui définit la religion anglicane, c'est surtout d'être sous l'autorité de la Couronne britannique - plutôt que du Pape comme les catholiques, du Patriarche et de l'autorité - forte - de la Tradition et des Sept Conciles chez les orthodoxes, ou de... personne chez les Réformés, par définition, non?
Vous mentionnez les 39 articles de Cranmer, mais y a-t-il vraiment beaucoup d'anglicans pour qui ils sont la base dogmatique de la foi, comme peuvent l'être les Sept Conciles pour un orthodoxe ou le Magistère pour un catholique?
Après, peut-être que je me fais des idées.
Evidemment, pour un anglican qui ne veut plus du libéralisme de sa dénomination mais refuse catégoriquement d'être soumis au Pape, quelle que soit sa position dogmatique, la conversion au catholicisme n'est pas une solution. Je crois qu'il reste une tendance anglicane "High Church" pas encore convertie, et qui ne le sera pas forcément dans les temps Je suis sûr qu'il trouvera toujours une structure autocéphale lui convenant. Au pire, en se rattachant à des structures comme les Vieux-Catholiques par exemple (Vieux-Catholiques qui, paraît-il, ont souvent été mis à contribution par certains anglicans "High Church" pour obtenir une ordination "sûre" dans la succession apostolique, depuis que Léon XIII a déclaré les ordinations anglicanes invalides).
In Xto,
archi.