La miséricorde pour les non-croyants

« Assurément, il est grand le mystère de notre religion : c'est le Christ ! » (1Tm 3.16)
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Re: La miséricorde pour les non-croyants

Message non lu par La Chartreuse » mar. 12 janv. 2010, 17:43

Laurent L. a écrit :
Mais, mais, il évoque en plus la liberté religieuse :-@ ;)
La liberté religieuse c'est un gros problème, et c'est vraiment inquiétant!
Dernière modification par La Chartreuse le mar. 12 janv. 2010, 23:43, modifié 1 fois.
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Re: La miséricorde pour les non-croyants

Message non lu par La Chartreuse » mar. 12 janv. 2010, 17:45

Laurent L. a écrit :Eh bien, je suis d'accord avec votre message sur le baptême de désir en fait. Vous voyez, l'expression "hors de l'Eglise, point de Salut", quoique vraie, mérite d'être explicitée. :)
Oui, et je vous en remercie grandement :)

On n'est d'accord sur ces points , c'est pas si pire que ça !
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Re: La miséricorde pour les non-croyants

Message non lu par La Chartreuse » mar. 12 janv. 2010, 18:23

Ainsi l'Eglise catholique se réjouit d'avoir un grand nombre d'enfants, inconnus d'elle, mais connus de Dieu, parmi les hérétiques, les schismatiques, même les infidèles ; matériellement et par les dehors ils sont dans l'hérésie, dans le schisme ou dans l'infidélité ; mais réellement et devant Dieu, à cause de leur bonne foi, ils se trouvent dans la vraie Église et dans la voie du salut.

Saint Augustin, écrivant à plusieurs chefs Donatistes, pour réfuter leurs erreurs, croit pouvoir les saluer du nom de frères très-aimés.

C'est qu'il ne les croit pas obstinés et opiniâtres dans leurs erreurs. Or, dit-il, ceux qui ne soutiennent pas avec opiniâtreté leurs doctrines, si fausses et si perverses qu'elles soient, mais cherchent sincèrement la vérité, décidés à la suivre quand ils la connaîtront, ceux-là ne doivent aucunement être rangés parmi les hérétiques ; surtout s'ils ne sont pas les auteurs de ces fausses doctrines mais s'ils les ont reçues de leurs parents abusés et séduits.

La situation de ces âmes égarées, mais de bonne foi, s'appelle infidélité négative. Elle n'est pas un péché, d'après l'enseignement catholique, et ne place pas en dehors de la voie du salut. Et remarquez-le, la vérité catholique est ici plus tolérante que l'hérésie des Baïus, des Luther et des Calvin, d'après lesquels l'infidélité, quelle qu'elle soit, est un crime damnable, Dieu punissant l'infidèle, lisez celui qui n'a pas la même foi que ces hérétiques, non-seulement du mal qu'il fait sans vouloir le faire, mais encore du bien qu'il s'efforce de faire.
Donc la bonne foi, sans justifier les doctrines erronées, excuse ceux qui les professent. Mais ce bénéfice de la bonne foi ne saurait être invoqué par les hommes qui refusent d'éclaircir leurs doutes, quand on leur en offre toutes les facilités. Pour quelque motif qu'ils évitent de s'instruire, qu'ils craignent de perdre la douce tranquillité de leur ignorance, ou de voir leurs intérêts de fortune compromis, ou de déplaire à leurs familles, ou de subir des persécutions, ils sont coupables de rester dans leurs erreurs : chez eux l'ignorance n'est plus invincible, l'infidélité cesse d'être négative, et ils tombent sous le coup de la sentence du divin Maître : Qui non crediderit,condemnabitur.

Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
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Re: La miséricorde pour les non-croyants

Message non lu par La Chartreuse » mar. 12 janv. 2010, 18:25

La situation de ces âmes égarées, mais de bonne foi, s'appelle infidélité négative. Elle n'est pas un péché, d'après l'enseignement catholique, et ne place pas en dehors de la voie du salut.
matériellement et par les dehors ils sont dans l'hérésie, dans le schisme ou dans l'infidélité ; mais réellement et devant Dieu, à cause de leur bonne foi, ils se trouvent dans la vraie Église et dans la voie du salut.
Bien entendu, personne ne peut juger de la conscience de qui que ce soit, ce jugement appartient à Dieu seul, mais cela ne doit pas nous empêcher de proclamer la vérité dans toute sa rigueur.
"Il faut tenir "DE FOI" QUE PERSONNE NE PEUT ETRE SAUVÉ HORS DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE APOSTOLIQUE ET ROMAINE, QUE CELLE-CI EST LA SEULE ARCHE DE SALUT; CELUI QUI N'Y SERA PAS ENTRÉ, PÉRIRA DANS LE DÉLUGE. Cependant il faut tenir également pour "certain" que ceux qui souffrent de l'ignorance de la vraie religion, si cette ignorance est invincible, ne sont pas rendus coupables de ce fait aux yeux de Dieu. Qui pourrait maintenant se targuer de pouvoir délimiter les limites d'une telle ignorance selon le genre et la variété des peuples, des régions, des esprits et de tant d'autres nombreuses conditions? Lorsque, dégagés de nos liens corporels, nous verrons Dieu tel qu'il est, nous comprendrons bien par quel lien étroit et magnifique se tiennent unies la miséricorde et la justice divine; mais tant que nous demeurons sur la terre, appesantis par cette matière morte qui aveugle l'âme, tenons fermement ce qu'enseigne la doctrine catholique: "qu'IL N'Y A QU'UN DIEU, QU'UNE FOI, QU'UN BAPTEME"(Éph. IV, v. 5). Il N'EST PAS PERMIS A NOTRE RECHERCHE DE S'AVANCER PLUS LOIN."

Encyclique"Singulari quidem" , 9 décembre 1854, Pie IX - D.B. 1646-7, pp. 415-416
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Re: La miséricorde pour les non-croyants

Message non lu par Voyageur » mer. 20 janv. 2010, 16:27

Bonjour Laurent L.,


Tout d'abord, veuillez m'excuser pour le temps qui s'est écoulé entre votre message et cette réponse. Permettez-moi de vous rappeler brièvement le contexte dans lequel j'ai utilisé certains mots et qui a porté ma réflexion.

L'enseignement compris en Luc 12, 35-48 (Cf. Matthieu 24, 43-51) est introduit ainsi : « Restez en tenue de travail et gardez vos lampes allumées ! » La parabole de l'intendant fidèle illustre donc l'hupomonê : la persévérance, l'espérance. L'hupomonê étant également une valeur primordiale pour Paul : « Les signes distinctifs de l'apôtre se sont produits parmi vous : patience à toute épreuve, signes miraculeux, prodiges, actes de puissance. » (2 Corinthiens 12, 12) Que dire de ce serviteur qui perd patience et qui agit comme un homme insensé, qui écoute la Parole du Christ mais ne La met pas en pratique ?! L'aveu de sa culpabilité suffirait-elle à le sauver ? Peut-il encore être considéré comme un disciple ?

Ces questions sont à peu près similaires à celle d'Antioche :
Un catholique qui n'irait pas se confesser à la suite d'un pêché grave, ou qui dissimulerait ce type de péché lors de sa confession, risque-t-il de ne pas gagner le Ciel alors qu'un non croyant (ou qu'un croyant d'une autre religion) le gagnerait ?
Je pense qu'il s'agit là de mauvais débats qui sont très éloignés de l'euaggelion annoncé par le Christ. Son pardon et son amour infini n'a d'égal que son intransigeance. Être catholique, être chrétien, c'est être en route vers cette intransigeance, cette perfection. Le chrétien ne se dit pas : « et si j'étais chrétien un jour sur deux ? », « et si je faisais la moitié de ce qui est demandé ? », « et si je vais à l'église mais que je pars avant l'eucharistie ? »...

Christ nous demande de veiller constamment. Il donne même une place aux retardataires, aux ouvriers des dernières heures. Mais la difficulté du chemin reste la même pour tous. Lorsque l'on en est à calculer les risques que l'on prend si on ne se confesse pas entièrement, sommes-nous encore dans le sillage de cette exigence ? Quelle est l'utilité de la confession dans cette perspective ?

Comme vous le dites, la confession est un outil d'accompagnement qui favorise l'hupomonê et suggère une conduite fidèle. Il ne s'agit pas d'une équation qui permet de calculer son degré d'admissibilité au Royaume, ni d'un passe-partout. Ce que Paul met en exergue dans son analogie aux coureurs du stade, c'est la nécessité de courir pour tenter de parvenir à la victoire, la nécessité de se mettre en route. L'analogie s'arrête là. Paul nous dit : « Courez », Christ : « Restez en tenue de travail ».
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Re: La miséricorde pour les non-croyants

Message non lu par Laurent L. » jeu. 21 janv. 2010, 1:28

Bonjour Voyageur!
Que dire de ce serviteur qui perd patience et qui agit comme un homme insensé, qui écoute la Parole du Christ mais ne La met pas en pratique ?! L'aveu de sa culpabilité suffirait-il à le sauver ? Peut-il encore être considéré comme un disciple ?
Le sacrement de réconciliation, qui permet le retour à l'état de Grâce et la conversion des baptisés qui se sont éloignés de Dieu par le péché, ne se résume pas à l'aveu de ses péchés mais comporte trois actes indispensables :
- la contrition, c'est-à-dire l'examen de conscience et le repentir motivé par l'amour de Dieu. Il est nécessaire que nous prenions conscience de notre état de pauvres pécheurs, et que nous nous repentions :
Luc, 13, 3 a écrit :si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous pareillement.
- la confession, c'est-à-dire l'aveu de tous nos péchés graves au prêtre. C'est l'unique moyen ordinaire d'obtenir le pardon. Jésus a dit à ses apôtres :
Jean, 20, 22 a écrit : Recevez l’Esprit Saint; tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis
- la satisfaction, c'est-à-dire la réparation du dommage causé par le péché.

Si votre homme avoue ses péchés sans se repentir, le sacrement n'est donc pas valide. Cela dit, il n'est jamais trop tard pour vouloir faire la volonté de Dieu. L'homme qui se réconcilie avec Dieu juste avant sa mort ou meurt en martyr met en pratique la parole du Christ ; il est de foi que cela suffira à le sauver, comme nous l'enseigne Notre Seigneur dans la parabole du fils prodigue et dans celle des ouvriers de la onzième heure.
Son pardon et son amour infini n'a d'égal que son intransigeance. Être catholique, être chrétien, c'est être en route vers cette intransigeance, cette perfection. Le chrétien ne se dit pas : « et si j'étais chrétien un jour sur deux ? », « et si je faisais la moitié de ce qui est demandé ? », « et si je vais à l'église mais que je pars avant l'eucharistie ? »...
Bien sûr! La confession implique le repentir, la ferme volonté de ne plus pécher. Nous devons appliquer les commandements du Seigneur, par amour. A chaque fois que nous péchons, nous portons sur Jésus nos mains déicides, comme dit le Concile de Trente.
Lorsque l'on en est à calculer les risques que l'on prend si on ne se confesse pas entièrement, sommes-nous encore dans le sillage de cette exigence ? Quelle est l'utilité de la confession dans cette perspective ?
:sonne: J'ai du mal à vous comprendre... Si on ne se repend pas de tous ses péchés mortels, on risque l'enfer. Cela dit, on doit agir en chrétien par Amour pour Dieu, en ami du Christ : dire "je suis chrétien pour contempler Dieu face à face" et non "je suis chrétien pour ne pas aller en enfer".
Comme vous le dites, la confession est un outil d'accompagnement qui favorise l'hupomonê et suggère une conduite fidèle.
Bien plus que ça, c'est un sacrement divin institué par le Christ en personne pour la rémission des péchés.
ll ne s'agit pas [...] d'un passe-partout.
Justement, si! Là est l'infinie bonté miséricordieuse de Dieu. :) (Cf. les deux paraboles précédemment citées). Jésus a donné à Pierre le "passe-partout" du Royaume des Cieux.
Paul nous dit : « Courez », Christ : « Restez en tenue de travail ».
C'est que le jour du jugement arrive sans crier gare. Voilà pourquoi il nous faut veiller et rester en tenue de travail. Si on dit : je pèche à volonté mais peu importe, je me confesserai et Dieu me pardonnera, on n'est pas disciple du Christ à ce moment-là. Mais celui qui a pensé cela, a péché, et s'est confessé d'un cœur sincère, en regrettant d'avoir pensé et agi de la sorte, celui-là est en état de grâce.

Bien à vous

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Re: La miséricorde pour les non-croyants

Message non lu par etienne lorant » ven. 22 janv. 2010, 18:49

Dans la neuvaine à la Miséricorde,lLe Seigneur demande le quatrième jours qu'on lui présente les âme des païens et de ceux qui ne Le connaissent pas encore :

Quatrième jour (lundi de Pâques)
Âmes des païens et de ceux qui ne connaissent pas encore Jésus

Aujourd'hui, amène-moi les païens et ceux qui ne me connaissent pas encore, j'ai également pensé à eux durant mon amère passion, et leur zèle futur consolait mon coeur. Immerge - les dans l'océan de ma miséricorde.

Très compatissant Jésus qui es la lumière du monde entier, reçois dans la demeure de Ton Coeur très compatissant les âmes des païens qui ne Te connaissent pas encore; que les rayons de Ta grâce les illuminent, afin qu'elles aussi glorifient avec nous les merveilles- de Ta miséricorde, et ne les laisse pas sortir de la demeure de Ton Coeur très compatissant.

Que la lumière de Ton amour,
Illumine les ténèbres des âmes,
Fais que ces âmes Te connaissent,
Et qu'elles glorifient avec nous Ta miséricorde.

Père Éternel, jette un regard de miséricorde sur les âmes des païens et de ceux qui ne Te connaissent pas encore, mais qui sont enfermés dans le Coeur très compatissant de Jésus. Attire-les vers la lumière de l'Évangile. Ces âmes ne savent pas combien est grand le bonheur de T'aimer; fais qu'elles glorifient la largesse de Ta miséricorde dans les siècles des siècles. Amen. (1216-1217)

Chapelet de la Miséricorde Divine
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: La miséricorde pour les non-croyants

Message non lu par Voyageur » mar. 02 févr. 2010, 21:18

Cher Laurent L.,


L'agir en tant que chrétien "par Amour pour Dieu, en ami du Christ" suggère effectivement une attitude éloignée du compromis, de la négociation du paradis. Agir pour la récompense ne doit jamais caractériser le chrétien. Autrement, nous ne serions plus "dans le sillage de (Son) exigence".

"Tout homme qui habite en Lui ne s'égare (ne pèche) plus. Celui qui s'égare (pèche) ne l'a ni vu ni connu" 1 Jean 3, 6

Bien à vous,
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Re: La miséricorde pour les non-croyants

Message non lu par Laurent L. » mer. 03 févr. 2010, 20:15

Bonjour Voyageur!
L'agir en tant que chrétien "par Amour pour Dieu, en ami du Christ" suggère effectivement une attitude éloignée du compromis, de la négociation du paradis. Agir pour la récompense ne doit jamais caractériser le chrétien. Autrement, nous ne serions plus "dans le sillage de (Son) exigence".
Oui, le Paradis ne se négocie pas. On "deale" avec Satan, pas avec Dieu.
"Tout homme qui habite en Lui ne s'égare (ne pèche) plus. Celui qui s'égare (pèche) ne l'a ni vu ni connu" 1 Jean 3, 6
Heureusement pour moi, Salomon nous enseigne que "sept fois le juste tombe, et il se relève" (Qo 24, 16) et saint Jean nous dit : " Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous abusons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous " (1 Jn 1,8) .
Ouf!

Cordialement,
Laurent.

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Re: La miséricorde pour les non-croyants

Message non lu par Voyageur » mer. 03 févr. 2010, 23:01

Effectivement, cela est heureux pour vous... et pour nous !

Ma citation faisait davantage référence à l' "exigence christique", qui doit être le repère du chrétien. Le Royaume de Dieu, n'est-ce pas cette cohabitation de Dieu en l'homme et de l'homme en Dieu ? Le chemin est long. Sur cette route, sachons reconnaitre nos faiblesses, toutes nos erreurs, sans être motivé par le gain ou la reconnaissance personnelle.

Au plaisir,
Un voyageur
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Re: La miséricorde pour les non-croyants

Message non lu par Sofijka » lun. 15 févr. 2010, 21:42

Matthieu 12:42-48 a écrit :# Le Seigneur répondit : « Quel est donc l’intendant fidèle, prudent, que le maître établira sur sa domesticité pour donner, au temps (voulu), la ration de froment ?
# Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera agissant ainsi !
# Vraiment, je vous le dis, il l’établira sur tous ses biens.
# mais si ce serviteur se dit en lui-même : « Mon maître tarde à venir, » et qu’il se mette à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer,
# le maître de ce serviteur viendra au jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne sait pas, et il le fendra en deux, et lui assignera pour lot celui des infidèles.
# Ce serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé ni agi selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups.
# Quant à celui qui, ne l’ayant pas connue, aura agi de façon à mériter des coups, il n’en recevra qu’un petit nombre. On exigera beaucoup de tous ceux à qui l’on a beaucoup donné ; et de celui à qui on a confié beaucoup, on demandera davantage.
Je n'ai pas compris cette parabole... :(
Laurent L. a écrit :Bonjour Voyageur!
Voyageur a écrit :L'agir en tant que chrétien "par Amour pour Dieu, en ami du Christ" suggère effectivement une attitude éloignée du compromis, de la négociation du paradis. Agir pour la récompense ne doit jamais caractériser le chrétien. Autrement, nous ne serions plus "dans le sillage de (Son) exigence.
Oui, le Paradis ne se négocie pas. On "deale" avec Satan, pas avec Dieu.
Ah voilà qui me rassure parce que c'est toujours ce que j'ai pensé. Un jour, j'ai dit à une dame "on ne doit pas faire le bien ou prier pour recevoir des grâces en récompense". Elle m'a dit "ah bah si, quand même". Moi je ne pense pas. Car alors on ne fait plus les choses par amour pour Dieu mais pour notre confort. En plus, raisonner de cette façon peut conduire quelqu'un à être déçu de ne pas recevoir de grâces (ou de ne pas voir qu'il en reçoit) et à perdre sa foi. Or on mesure justement la puissance de notre foi dans la difficulté, la souffrance, l'épreuve... car la foi consiste à avoir confiance.

Je me pose quelques questions, d'ailleurs je suis revenue dans ce forum au départ pour trouver des réponses à ces questions... :oops:
- un homme qui aurait été baptisé et qui aurait même eu sa 1ère communion et sa consécration, tout comme ses frères et soeurs, parce que "ça se faisait", alors que les parents n'avaient pas la foi et blasphémaient régulièrement, homme qui par ailleurs est très droit, très charitable, n'est concerné ni par la luxure, ni par la colère, ni par la gourmandise, ni par la paresse (encore que tout dépend de ses différentes formes), ni par l'envie... l'orgueil, à la limite, dans la mesure où il ne veut pas réfléchir à la question du salut de l'âme, peut-être... cet homme entre-t-il selon vous peut-être dans la catégorie de ceux qui ne connaissent pas Dieu, et de ceux qui ne sont pas croyants mais qui ne pêchent pas gravement et ? :oops:
Pour habiter, tipi beaucoup mieux. Toujours propre, chaud en hiver, frais en été, facile à bouger. Homme moderne construit grosse maison, beaucoup d'argent dépensé, comme une grande cage, pas de soleil, jamais sortir. Toujours malade.
:hugh:
Chef Faucon Volant (1852-1931)[/i]

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Les non croyants...

Message non lu par ac44810 » ven. 10 avr. 2020, 20:33

Bonsoir,

Depuis quelques jours je me demande : qu'arrive-t-il aux non croyants après leur mort? Où vont ils ? etc. etc. (Je ne veux pas croire à la vieille conception de l'incroyant qui descend direct en enfer...)

Cordialement
Angélique

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Re: La miséricorde pour les non-croyants

Message non lu par invité2 » ven. 10 avr. 2020, 23:13

Dieu a donné à tout homme la notion du bien et du mal (notre conscience). Tout homme, quel qu'il soit, sait automatiquement et instantanément quand il fait le mal ou le bien (parole, acte, pensée).
C’est la base principale (car il y a d’autres paramètres entrant en jeu) sur laquelle reposera le jugement final de Dieu sur les hommes.
Mais il est également écrit dans la Bible : "À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage." (Luc 12, 39-48).
Dieu a donc donné à certains hommes une conscience du bien et du mal plus vive, plus aiguë, plus élaborée (religions).
Ainsi Dieu jugera selon le degré de conscience donné à chaque homme.

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Re: La miséricorde pour les non-croyants

Message non lu par pierrot2 » sam. 11 avr. 2020, 0:48

Marc 16
…15Puis il leur dit : Allez par tout le monde et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. 16Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné..

Si vous le souhaitez, je prierai pour que cette parole vous soit digeste ; en tout cas, je prierai pour qu'elle ne vous éloigne pas de Lui..

cmoi
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Re: La miséricorde pour les non-croyants

Message non lu par cmoi » sam. 11 avr. 2020, 5:05

Chic ! Je prends votre prière :bong: :dog: !

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