La souffrance, une offrande ?

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Tétraèdre
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Re: La souffrance, une offrande ?

Message non lupar Tétraèdre » lun. 07 déc. 2009, 18:53

La souffrance corporlle, celle dans l'âme et celle le psychique est une conséquence directe des péchés mais la souffrance sauve en nous avertissant de nos erreurs .
Le Serviteur Souffrant n'ayant jamais péché nous a donné l'exemple à suivre face aux souffrances des autres qui causent des souffrances à tous.
Sans la souffrance nous serions déjà tous morts. Comme exemple une main au feu qui ne souffrirait pas ne pourrait pas se retirer à temps et disparaîtrait.
Un coeur endurci ne souffre plus de ses péchés ni de ceux des autres mais il détruit dans cette âme voilée le corps et l'esprit.

charlulu
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Re: La souffrance, une offrande ?

Message non lupar charlulu » mar. 15 déc. 2009, 19:14

Bonjour à tous et toutes,

Je reviens sur un point de lecture que je sors de ce forum et qui m'a fait réfléchir.
Peut-on raisonablement considérer que sa propre souffrance (morale et physique) soit à offrir au Seigneur pour le salut du monde ?
Au plan théologique, comment faut-il la considérer ?
Merci.
la souffrance physique est propre à la création de la vie. elle est donc un bien infini. sans souffrance et mal physique il n'y aurait pas de vie sur cette terre, ni aucun plaisir. Nous serions uniquement des machines ou des robots sans émotions(des objets mécaniques) avec aucun ressenti. elle est partagé par tous les animaux et les etres vivants qui ont un corps et un esprit .

ensuite il y a la souffrance morale qui est en réalité le mal morale. c'est la conscience que nous avons gagné. c'est ce qui fait que nous sommes des animaux mais avec une nature propre. Nous sommes autonome.
Au niveau théologique et métaphysique , le mal est propre à l'existence et donc à la vie.
existence matériel (conceptuel) : chose, forme, : la nature
existence en "esprit" comme tous les animaux et les vegetaux, : la vie
existence en ame.: la culture
évidemment il y a un seul mal: le mal morale. et chez les hommes,
Ainsi : le mal physique n implique pas nécessairement le mal mental.
le bien physique n'implique pas nécessairement le bien mental, au contraire. la souffrance du corps et de l'esprit n'est donc ni un remede ni un poison ni un mal fondamentalement cest une fatalité pour tous les hommes: un chemin, une destinée.
cest pourquoi notre salut viendra apres notre mort . et dieu reconnaitra les siens.
pour tous les hommes, en bonne santé ou non, faire le bien c'est etre capable d'aller au dela de nos desirs bassement corporelles.(au dela de la souffrance ou des plaisirs physiques)

Solange
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Re: La souffrance, une offrande ?

Message non lupar Solange » mer. 16 déc. 2009, 17:14

Comment offrir sa souffrance?

Est-ce qu'il y a différentes manières?

Comment sait-on si cela a produit du fruit,sauver une âme...

Si je dois offrir ma souffrance,pourquoi me jeter sur les anti-inflammatoires,pourquoi aller chez le médecin?

je précise que je suis très douillette..............

etienne lorant
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Re: La souffrance, une offrande ?

Message non lupar etienne lorant » mer. 16 déc. 2009, 19:57

Comment offrir sa souffrance?
Est-ce qu'il y a différentes manières?
Comment sait-on si cela a produit du fruit,sauver une âme...
Si je dois offrir ma souffrance,pourquoi me jeter sur les anti-inflammatoires,pourquoi aller chez le médecin?
je précise que je suis très douillette..............
Une chose est de se soigner, une autre de ne pas se soigner. Ne pas se soigner quand on sait le faire... çà penche plutôt du côté du péché ! Mais je prends un autre exemple: j'ai parfois des après-midis d'immense ennui (pas de client, pas de goût, et je déprime) - eh bien, cette déprime je l'offre au Seigneur en disant : "Seigneur, je veux supporter tranquillement cet état pour l'amour de Toi, pour mes frères et soeurs qui sont dans le besoin, et pour le pardon de mes fautes".

A ce vous dîtes: "Comment sait-on si cela a produit du fruit,sauver une âme..." Non, il n'y a pas moyen de le savoir. Ce doit être dans votre foi. En fait, si nous pouvions voir le salut que peut entraîner nos offrandes pour les âmes... nous aurions une Joie telle que nous n'aurions plus le sentiment de souffrir. Est-ce que vous me comprenez ?

Surtout, ne jamais s'infliger de sévices à soi-même... Je sais bien que des saints l'ont fait, mais: ils devaient en parler avant à leur surpérieur et ce qui prime sur tout, c'est l'obéissance aux représentants du Christ qui sont dans l'Eglise !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: La souffrance, une offrande ?

Message non lupar La Chartreuse » mer. 16 déc. 2009, 22:00

Comment offrir sa souffrance?

En union avec les mérites de Jésus-Christ notre Sauveur.

Est-ce qu'il y a différentes manières?

Comment sait-on si cela a produit du fruit,sauver une âme...

Lorsque nous vivons une vie conforme à Dieu en union avec les mérites de Jésus-Christ, nous sommes certains de ne pas nous sauver tous seuls.

Dieu a cette bonté d'accrocher après notre salut, le rachat de plusieurs âmes.

Si je dois offrir ma souffrance,pourquoi me jeter sur les anti-inflammatoires,pourquoi aller chez le médecin?

Les médicaments ont l'effet que Dieu leur donne, Il est la première cause de tout ce qui nous arrive.

Voici un exemple :


Si j'ai mal à la tête, je l'offre à Dieu en union avec les mérites de Jésus-Christ et je prends le médicament nécessaire pour me soigner, mais il a l'effet que Dieu veut, il faut s’il persiste en rendre grâce à Dieu quand même.

je précise que je suis très douillette..............

Allez courage, les âmes les plus douillettes sont les âmes qui arrivent à supporter le mieux la souffrance.
Aller au ciel apparaît insuffisant ; ce qui passionne, c’est d’amener avec nous par des désirs, des tendresses célestes et le zèle le plus délicat, beaucoup d’autres à la béatitude. C’est là un effet du grand amour que nous avons pour Dieu, et il a sa source dans la prière et l’acceptation de la souffrance.

Le chrétien comprend que l’amour seul fait agir ses membres ( de l’Église ), que si l’amour venait à s’éteindre, les catholiques ne défendraient plus l’Évangile, les martyrs refuseraient de verser leur sang.

Sauver des âmes par un afflux incessant de saints et d’élus, contribuer au rayonnement de la gloire trinitaire, et nous en réjouir dès ici-bas et durant l’Éternité, n’est-ce point là pour le chrétien l’amour de complaisance ?
Amicalement
La Chartreuse


Je suis soldat du Christ, si la Vérité est attaquée je parlerai, je tiendrai haut et ferme l'étendard de la foi, l'étendard de mon Dieu.

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Re: La souffrance, une offrande ?

Message non lupar Solange » mer. 16 déc. 2009, 22:34

...
Dernière édition par Solange le jeu. 26 juin 2014, 15:31, édité 1 fois.

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philémon.siclone
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Re: La souffrance, une offrande ?

Message non lupar philémon.siclone » jeu. 17 déc. 2009, 0:02

Le rapport qui met en présence l'homme de douleur et son Père est très complexe, et mystérieux. Si l'on prend exemple sur le Christ durant sa Passion, on peut voir en plusieurs endroits s'exprimer une détresse morale. Cette détresse ne va jamais jusqu'à la révolte. Mais il y a ce cri sur la Croix : "Père, pourquoi m'as-tu abandonné ?" Il y a également l'angoisse au Jardin des Oliviers, avec cette prière torturée : "S'il était possible que ce calice passe loin de moi, cependant pas ma volonté mais la tienne." Sans compter les larmes versées devant Jérusalem. Et je ne parle pas de la souffrance physique. Il me semble que lorsque Pilate nous amène le Christ couronné d'épines, et nous le présente disant : "Voilà l'homme", il s'adresse à l'humanité entière pour lui montrer le miroir de ses propres souffrances. Car c'est toute l'humanité qui souffre avec le Christ, depuis le jour où Adam fut chassé du Paradis. Si l'on veut comprendre quelle est donc cette souffrance, à quoi elle remonte, peut-être pourrions-nous relire le récit de la Genèse, qui en situe l'intrigue. La souffrance de l'homme provient d'abord de sa séparation d'avec Dieu, et du sentiment de nudité, de solitude, d'abandon qui en découle. Le Christ, appelé justement "Dieu avec nous", est celui qui vient réconcilier cette humanité séparée et frappée de désolation, pour réunir ce qui était désuni. Jésus nous en retrace le récit à sa façon, dans la parabole du Bon Samaritain. Car quel est donc cet homme frappé, humilié et brisé par les brigands, ignoré et abandonné par les prêtres, lévites et pharisiens, si ce n'est l'humanité toute entière, plus exactement l'Homme de douleur dans toute son étendue ? On en trouve un autre récit dans le Livre de Job, qu'il faut absolument méditer si l'on veut tenter de comprendre la souffrance. Ce Job est une figure du Christ, nous disent les Pères. La souffrance qui s'abat sur lui est injuste, car lui, Job, est un homme juste. De même le Christ n'a pas commis de péché, et souffre sa Passion sans motif. L'homme, en revanche, est pécheur dès le ventre de sa mère, comme en témoigne l'Ecriture. On pourrait penser, à première vue, que la souffrance est donc méritée, et qu'elle peut donc être tournée, fort adroitement, en sacrifice librement consenti à Dieu. Cependant, dans la Parabole du Bon Samaritain, où l'homme blessé représente l'humanité abîmée dans le péché, et le Samaritain étant lui-même la figure du Christ, il n'est rien dit de la responsabilité supposée du voyageur dans l'infortune qui lui arrive. La seule que l'on pourrait lui trouver, finalement, serait de s'être aventuré seul dans un lieu dangereux, autrement dit de s'être séparé de Dieu. Les brigands, ou plutôt les démons, n'avaient donc plus qu'à venir l'attaquer afin de blesser son âme, en la remplissant d'une multitude de péchés. Après cela, le Christ vient à lui, pour prendre soin de ses blessures. Il le dépose convalescent à l'hôtellerie, c'est-à-dire l'Église. Lorsqu'il le quitte, l'homme n'est pas encore complétement guéri. Ce détail est très important. Nulle mention ici d'une quelconque offrande de la souffrance. Car une souffrance est une souffrance. Lorsqu'on souffre, on souffre. L'exhortation de Jésus-Christ sur ce point est plutôt de prendre sa Croix pour le suivre. Il ne dit jamais : offrez donc vos souffrances à Dieu. Mais : prenez la Croix et me suivez. Je ne veux pas dire ici qu'il ne faut pas offrir ses souffrances à Dieu, comme un sacrifice digne et acceptable. Certes non. Je veux simplement dire qu'il n'y a peut-être aucun rapport entre l'un et l'autre. Offrir ses souffrances ne doit pas être un moyen, une astuce habile, de s'y dérober. L'exhortation est claire : Prenez la Croix. Cela consiste, me semble-t-il, à moins de me tromper, à porter soi-même et gratuitement une part de nos souffrances. Ces souffrances sont-elles justes ou injustes ? Le problème de la révolte se pose alors à nous. Non, elles ne sont pas justes. Une souffrance n'est jamais juste. Elle est injuste par nature. Cependant, elle a une origine. Et encore... N'oublions pas ce passage étrange des Évangiles, où les disciples demandent à Jésus, à propos d'un aveugle de naissance, s'il est ainsi à cause de ses péchés ou de ceux de ses parents, à quoi Jésus répond que ni lui ni ses parents n'ont péché, mais qu'il est ainsi "afin que soient manifestées en lui les œuvres de la puissance de Dieu" (saint Jean 9, 3). Il faudrait peut-être prendre garde, alors, de ne pas glisser dans quelque vanité qui nous masquerait la détresse dans laquelle nous jettent nos souffrances, et qui nous détournerait de paraître devant Dieu comme des mendiants aveugles, et atteints d'une multitudes d'infirmités. Car comment alors recourir à la miséricorde de Dieu, qu'il ne faut cesser d'implorer, à l'exemple du fils de Timée, qui mendiait au bord du chemin à Jéricho, et poursuivait Jésus en criant : "Jésus fils de David, ayez pitié de moi !" Jésus l'appela et le guérit.
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus

Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123

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Griffon
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Quelques réflexions...

Message non lupar Griffon » sam. 26 déc. 2009, 21:02

Bonjour à tous.
Ceci est mon premier message, aussi j'en profite pour remercier les organisateurs et vous tous qui avez déjà écrits tant de messages que j'ai appréciés.

@Philémon, marin égaré

Vous avez raison de souligner le mystère dès votre première phrase :
Le rapport qui met en présence l'homme de douleur et son Père est très complexe, et mystérieux
Je suis très sensible à votre image :
"Voilà l'homme", il s'adresse à l'humanité entière pour lui montrer le miroir de ses propres souffrances.
Le Christ est alors au pied de l'autel de son sacrifice : le Golgotha.
En continuant votre image, on peut dire que le monde est lui aussi, comme un immense autel qui offre un sacrifice à Dieu, comme le Christ, avec le Christ.
Que ce soit conscient ou non.

Le sens de la passion nous est donnée lors de l'agonie : "Père, non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux". Jésus est venu pour cette heure. Il sait ce qui va arriver. Il pourrait s'éloigner, il choisit de rester, de prier en attendant le traitre.
L'obéissance totale, pour racheter la désobéissance des premiers, au paradis terrestre.

Eloigné de Dieu, L'ayant rejeté, l'homme s'est livré à Satan.
Son règne est un règne de mort, de tortures et de souffrances pour l'homme. C'est sa condition depuis qu'il est chassé du paradis.
Pouvons-nous y changé quelque chose ? NON.
Révolte, puissance, argent,... nous ne pouvons échapper à la fosse.

Et voilà, Jésus vient et nous montre le chemin : Il est le chemin.
Vous proposez de prendre notre croix à sa suite.
C'est déjà pas mal.

Mais, grâce à l'amour, nous pouvons faire plus !

Jésus n'a pas marché devant nous seulement pour nous montrer comment faire, et puis... "débrouillez-vous".
Il a donné Sa vie en rançon pour la multitude. Il opère pour nous. En portant sa croix, c'est notre croix qu'il porte, c'est notre péché.
Il me semble que suivre le Christ, ce n'est pas seulement prendre notre souffrance, et se résigner. On peut la porter aussi en l'offrant en union avec le Christ.
Porter notre souffrance, pour ceux qui ne savent pas,... qui ne peuvent pas,...
C'est tout le mystère de la communion des saints.

C'est aussi le sens des petits sacrifices que nos pouvons faire chaque jour pour nous unir au Christ. Par amour.

Que la nuit de Noël vous éclaire.

Griffon.

PS: Vous nous rappelez cet épisode.
ce passage étrange des Évangiles, où les disciples demandent à Jésus, à propos d'un aveugle de naissance, s'il est ainsi à cause de ses péchés ou de ceux de ses parents, à quoi Jésus répond que ni lui ni ses parents n'ont péché, mais qu'il est ainsi "afin que soient manifestées en lui les œuvres de la puissance de Dieu" (saint Jean 9, 3).
Ce passage est difficilement généralisable pour expliquer la souffrance de tous.
Pour cet aveugle, oui,... on peut le comprendre. Aveugle de naissance, il fut guéri par Jésus, et... s'est ainsi manifesté en Lui la puissance de Dieu.
En parlant Jésus savait donc qu'Il allait opérer.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.

antioche
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Re: La souffrance, une offrande ?

Message non lupar antioche » lun. 28 déc. 2009, 9:55

Bonjour,

Et bien oui. Oui et encore oui.

Lorsque j'ai ouvert ce fil je posais une question. Aujourd'hui j'y réponds.

J'offre mes souffrances au Seigneur et je le fais avec ferveur. Car mes souffrances offertes laissent toute sa place à la grâce du soulagement qui ouvre la voie au bonheur.

Merci pour vos commentaires et remettons tous nos fardeaux ici au Seigneur !!

Belin
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Re: La souffrance, une offrande ?

Message non lupar Belin » ven. 10 janv. 2014, 19:53

La souffrance est la meilleur offrande que l'on peut faire à Dieu. Pourquoi ?

Quand on offre ce qui est bien à Dieu: nos joies, notre réussite etc, on lui donne ce qui lui revient. En effet selon notre Foi, tout ce qui est bien en nous, vient de Dieu, et en offrant à Dieu ce qui vient de Lui, on accomplit la justice. La justice est le prérequis de la charité, ce n'est pas encore vraiment la charité. La charité c'est quand on offre plus que ce qui revient de droit.
Or ce qui nous est propre c'est notre misère caractérisée particulièrement par nos souffrances: le mal et la souffrance ne sont pas de Dieu. Donc en offrant nos souffrances on offre à Dieu ce qui nous est propre, c'est vraiment le début de la charité.

Pourquoi offrir nos souffrances est quelque choses d'agréable à Dieu?

Nos souffrances offertes convenablement à Dieu , Lui permettent de manifester en même temps:
-Sa justice : par l'expiation de nos péchés et ceux des autres
- Sa miséricorde: la miséricorde se manifeste là où il y a la misère et la souffrance. Et plus la misère est grande et choquante, plus on voit la grandeur de la miséricorde. Les anges ne peuvent pas faire manifester la miséricorde de Dieu ( ils sont "parfait"), seul l'homme peut le faire. Et comment l'homme peut faire manifester la miséricorde de Dieu , si sa propre misère ne se manifeste pas d'abord?
- Sa puissance:
" Ma grâce te suffit : car la puissance se déploie dans la faiblesse. "
et plus notre misère et notre souffrance semblent désespérées, plus on donne la possibilité à Dieu de manifester l'étendue de sa puissance.

Bref c'est dans la souffrance qu'on glorifie le mieux Dieu.

Alors si notre finalité est de glorifier Dieu, c'est avec joie qu'on accepte toutes souffrances justes. J'entend par souffrance juste, celle infligée par le diable et par l'homme et que Dieu a permit, où celle que l'on s'impose par les jeûnes et autres mortifications sans que cela ne pose aucune injustice.

Comment offrir convenablement nos souffrances à Dieu?
En nous unissant dans la Foi aux souffrances de Jésus.

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Re: La souffrance, une offrande ?

Message non lupar Zarus » ven. 10 janv. 2014, 21:12

Comment peut-on offrir la souffrance, remercier Dieu pour cela ? je pense que cela ne peut être qu'un mensonge à soit-même.
"With my eternal life, I will see the world through to its end. Until everyone who won't like me is gone."
— Porky Minch

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Re: La souffrance, une offrande ?

Message non lupar Peccator » ven. 10 janv. 2014, 22:26

Comment peut-on offrir la souffrance, remercier Dieu pour cela ? je pense que cela ne peut être qu'un mensonge à soit-même.
Kisito explique justement dans le message précédent. Qu'y a-t-il que vous ne comprenez pas dans son explication ?



Comment remercier pour la souffrance ?

Imaginez que vous avez un grave accident, que vous vous retrouvez paralysé, et qu'un kinésithérapeute vous propose un programme de rééducation qui vous permettra de marcher à nouveau. Au cours de ce programme, vous en bavez, c'est difficile, c'est fatigant, c'est douloureux, et psychologiquement c'est vraiment dur. Vous en bavez. Mais 6 mois plus tard, vous marchez à nouveau. N'allez-vous pas remercier votre kiné de vous avoir fait traverser toutes ces souffrances, alors que vous auriez pu rester tranquillement assis ?
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36

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Re: La souffrance, une offrande ?

Message non lupar Zarus » ven. 10 janv. 2014, 23:06

Comment peut-on offrir la souffrance, remercier Dieu pour cela ? je pense que cela ne peut être qu'un mensonge à soit-même.
Kisito explique justement dans le message précédent. Qu'y a-t-il que vous ne comprenez pas dans son explication ?



Comment remercier pour la souffrance ?

Imaginez que vous avez un grave accident, que vous vous retrouvez paralysé, et qu'un kinésithérapeute vous propose un programme de rééducation qui vous permettra de marcher à nouveau. Au cours de ce programme, vous en bavez, c'est difficile, c'est fatigant, c'est douloureux, et psychologiquement c'est vraiment dur. Vous en bavez. Mais 6 mois plus tard, vous marchez à nouveau. N'allez-vous pas remercier votre kiné de vous avoir fait traverser toutes ces souffrances, alors que vous auriez pu rester tranquillement assis ?

Oui mais ça serait un remerciement pour la guérison, pas pour la souffrance en elle-même.

Dire que la seule chose propre à l'Homme est la souffrance...
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Re: La souffrance, une offrande ?

Message non lupar gerardh » ven. 10 janv. 2014, 23:51

_________

Bonsoir,

Je confirme mes messages du début de la discussion.


________

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Re: La souffrance, une offrande ?

Message non lupar Belin » sam. 11 janv. 2014, 10:39



Oui mais ça serait un remerciement pour la guérison, pas pour la souffrance en elle-même.

Dire que la seule chose propre à l'Homme est la souffrance...
Zarus, si je sais que mon père est capable de recoller une tête coupée en faisant revivre, pour qu'il soit mondialement connu, je suis prêt à me faire égorger, sachant qu'il va accomplir un prodige qui ferra à la fois son honneur et le mien ( car je suis son fils). Ce n'est pas que j'aime souffrir en me faisant égorger, mais je trouve que c'est le meilleur cadeau que je peux offrir à mon père.
De la même façon le meilleur cadeau qu'on peut offrir à Dieu c'est notre souffrance et j'ai expliqué pourquoi.
Alors qu'est ce qui vous paraît absurde ?
Donc si ma souffrance est le meilleur cadeau que je puisse offrir à Dieu, alors pour cette raison, c'est avec joie que j'accepte ma souffrance, pas parce-qu'elle me fait du bien, mais parce-qu'elle me permet d'offrir le plus beau cadeau à Dieu Ok?

Pour le dernier point que vous avez soulevé, notre Foi nous dit que sans les dons de Dieu, à cause du péché on serait tous déjà en Enfer. Ou si vous voulez Dieu souffre injustement du simple fait qu'on existe à cause du péché qui est en nous, s'il doit appliquer la justice pour ne plus souffrir nous allons tous nous retrouver en Enfer. C'est par pur bonté de Dieu qu'on se sent par moment bien et dans la joie, mais en faisant cela lui Il souffre ( par son Fils). En nous plaçant souffrant devant Dieu on reconnait que en toute justice, ce n'est pas Lui qui doit souffrir mais nous, donc notre juste part c'est la souffrance. Et cette humilité donne la possibilité à Dieu de manifester sa miséricorde, et sa toute puissance en faisant de nous des dieux.


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