L'homme, le péché, l'enfer et Dieu

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Re: L'homme, le péché, l'enfer et Dieu

Message non lupar Cinci » jeu. 09 mars 2017, 16:22

Donc, vous estimez que les théophanies ne sont pas des "visions de DIEU" ?
Probablement une manifestation crée par Dieu et par laquelle entrer lui-même en contact sensible avec la créature d'une certaine manière. Mais ce ne serait pas ce qui s'appelle l'essence de Dieu. C'est pourquoi j'évoquais le buisson ardent. La manifestation rend sensible la présence réelle de Dieu. C'est un peu comme la fameuse nuée obscure que les Hébreux étaient sensés apercevoir derrière eux, lors de la fuite devant le pharaon d'Égypte. Nuée obscure le jour, colonne de lumière la nuit. Une théophanie ...

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Re: L'homme, le péché, l'enfer et Dieu

Message non lupar Voyageur » jeu. 09 mars 2017, 18:07

Il est manifeste que je suis resté bloqué sur la locution "vision de Dieu", qui m'apparaissait plus superficielle que la communion avec DIEU. Dans mon esprit, voir DIEU n'implique pas de partager son Être. Voir, maintient encore une certaine distance. Le sujet qui observe est toujours séparé de l'objet de son observation. Je n'étais pas suffisamment attentif lorsque vous avez associé cette "vision de Dieu" avec la "vision béatifique". Je suis désolé pour le temps perdu à corriger cette erreur de compréhension.

Merci.
Tu m'as montré les chemins de la vie,
Tu me rempliras de joie par ta présence.

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Re: L'homme, le péché, l'enfer et Dieu

Message non lupar Cinci » jeu. 09 mars 2017, 23:17

Voyageur,

C'est moi qui vous remercie. Ce fut un plaisir. Je sais que parfois il suffit juste d'un mot.

Bonne fin de soirée!

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Re: L'homme, le péché, l'enfer et Dieu

Message non lupar Didyme » sam. 11 mars 2017, 21:07

Tout ce que Jésus aura accepté de souffrir pour les hommes, afin de les sauver, devient littéralement absurde ; qu’il devient absurde qu’il faille pour Dieu plonger son Fils dans un tel abîme afin de sauver des hommes, quand il aurait eu ou aura toujours les moyens de racheter les hommes par une méthode chirurgicale connue de lui seule dans la 4e dimension.
Je pense à un autre passage d’Adrienne Von Speyr :
« En contemplant tout d'abord ce mystère, le Seigneur voit pour ainsi dire l'institution, la constitution du purgatoire lui-même. Il le voit comme l'unité de la justice et de l'amour, de l'ancienne et de la nouvelle Alliance, donc comme conditionné aussi par la croix. A l'arrière-plan se trouve l'enfer qui n'est pas pénétré. Mais le Seigneur se trouve maintenant au milieu des deux extrêmes; d'un côté se trouve l'oeuvre du pur amour : la croix, de l'autre côté l'oeuvre de la pure justice : l'enfer. Et il voit ce que le Père fait des deux : il voit la synthèse. Il y a ici une prévenance réciproque de la part du Père et de la part du Fils. La prévenance du Fils consiste en ce qu'il a déposé sa rédemption auprès du Père pour être initié au mystère du Père. Par sa souffrance sur la croix, il a en main la clef de la rédemption; en soi, il pourrait absoudre toutes les âmes tout de suite et tout simplement et les conduire au ciel. Mais cela se ferait sans tenir compte du Père, cela ne se ferait donc pas dans l'unité de l'amour du Père ni à l'intérieur de sa mission. C'est pourquoi il doit se porter à la rencontre de la justice du Père. Le Père vient à la rencontre du Fils en ne lui montrant pas en premier lieu l'enfer nu, mais la synthèse de l'enfer et de la croix, donc l'effet de l'amour du Fils à l'intérieur de la pure justice. Avant la croix, il n'y avait que l'enfer définitif. Il n'y a de purgatoire que par l'acte rédempteur du Fils. Et le Père montre au Fils qu'il n'est pas sans être influencé par la rédemption, même si cette rédemption demeure provisoirement déposée auprès de lui, le Père.
Le Fils est ensuite conduit plus profondément dans le lieu de purification. C'est le lieu qu'Adrienne a déjà vu auparavant, où l'amour du Fils n'est pas encore reçu, où les âmes refusent encore d'entrer dans la flamme de l'amour purifiant. Tous les lieux et tous les états où l'amour du Seigneur n'est pas reçu correspondent à cette région du purgatoire... ... ... Et plus le Fils pénètre profondément dans le mystère du Père, plus grandit sa vénération pour l'oeuvre du Père; plus il veut laisser au Père sa liberté, moins il veut s'imposer avec son œuvre; plus il devient pur don de lui-même au Père inconcevable en son action, plus il se livre aux ténèbres du Père. Il avance dans son mystère en tâtonnant. Il ne peut pas agir le samedi saint, il reste lié dans la vision". »
J’ai eu du mal à comprendre ce passage, mais il me semble qu’il y est dit que Dieu le Fils pourrait sauver chaque âme sans passer par l’enfer ni le purgatoire mais cela se ferait sans tenir de Dieu le Père. Pourquoi ? Parce que cela ne tiendrait pas compte de sa justice. Et quelle est-elle ? C’est de ne pas sauver la créature malgré elle, de ne pas forcer le salut.

Et plus le Fils pénètre en enfer plus il veut laisser au Père sa liberté. Je ne comprenais pas car je me demandais pourquoi le Fils préférerait abandonner les âmes en enfer, comme face à cette justice qui m’apparaissait comme exclusivement punitive, alors qu’il peut sauver ces âmes ?!
Mais il n’est pas question de cela, il est question selon ce que j’en comprends de laisser la justice du Père guider par le moyen de l’enfer l’âme vers le salut, respectant ainsi la liberté humaine. Il est donc question ici de justice car l’homme n’est pas sauvé malgré lui mais avec lui. Et tandis qu’on tendrait à lier l’enfer à la justice et le salut à la grâce, on voit qu’il est aussi question de justice dans le salut tout comme il est aussi question de grâce dans l’enfer.

La mort de Jésus en croix donne à penser que le péché est une affaire sérieuse. Qu’il ne serait pas si facile que cela que de pouvoir contourner certaines exigences (porter sa croix, sanctifiez-vous davantage, etc.) On pensera que la menace de l’enfer éternel représente un truc à prendre au sérieux puisque pour nous en sauver il aura fallu que Jésus endure l’épreuve cruelle.
Oui il a fallu qu’il pénètre l’enfer jusqu’à son extrémité pour pouvoir en ramener l’homme selon la justice, c’est-à-dire en tenant compte du péché, en redirigeant l’homme vers Dieu, en tournant le mal en bien. Comment tourner le mal en bien si tu ne pénètres pas le mal ? Comment vaincre le péché si tu ne le réduit pas à l’impuissance comme exprimer dans mon premier post de ce fil.

Oui il aurait pu sans la croix mais cela aurait été au dépend de la justice, à savoir forcer le salut, ignorer le péché, comme si cela ne s’était pas passé (ou la méthode de l’autruche) et ainsi ne pas vraiment vaincre le péché.

Il aura fallu aussi l’incarnation pour pouvoir unir le créé à l’incréé, le corruptible à l’incorruptible.

Il y a là comme un aspect éminemment important du christianisme qui perd peut-être son sens si, de toute manière, tout le monde aurait les moyens d’être sauvé par Dieu en contournant toujours ce genre de gros obstacles. « Pas besoin de me priver. A quoi bon ? Et pourquoi je devrais jeûner ? La messe ? Bah ! plus tard. Rien ne presse. Et si je meurs ? Ce sera le paradis de toute façon. Allez voir un prêtre ? me confesser ? Quelle différence ? Je peux me confesser à Jésus dans mon salon. C’est plus confortable. Et Jésus me comprend. Faut-il évangéliser les païens ? Tous seront sauvés sans moi. »
Ça me fait penser à ceux qui me rétorquent « si tout le monde est sauvé, à quoi bon croire et s’abstenir de pécher » ?! Parce que la foi se résume juste à ne pas aller en enfer ? Je pensais que la foi était d’abord croire en Dieu amour, que vouloir tendre à ne plus pécher n’était pas se priver d’un bien précieux que serait le péché ( ?!) mais tendre vers quelque chose auquel on croit et donc que le croyant au final ne se privait pas mais était au contraire favorisé par rapport aux autres en tendant à se délivrer de ce qui asservi les autres.

Et si plutôt que d’y voir une contrainte, le croyant y voyait une grâce qui lui y est accordé, ça change un peu l’optique des choses. Car sinon, cela semble signifier que l’on s’impose ça par intérêt (échapper à l’enfer) et non par foi. Le croyant devrait plutôt se dire « moi j’ai la chance d’avoir toutes ces grâces, toutes ces aides par rapport à l’égaré »…
On peut le ressentir certes comme une contrainte en raison de notre cécité et de notre dureté de cœur mais il s’agit en réalité de cadeaux si on peut dire.

C’est une grâce pour ceux qui le vivent et dans la foi, cela grandit, sanctifie, etc. par rapport à ceux qui ne l’appliquent pas. Comme dit dans 1 Corinthiens 15: 22 « Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ, mais chacun en son rang. ».  Tout comme un Jean Elluin parlerait d’un plus haut degré de béatitude pour ceux qui pratiquent ces choses et de plus hautes capacités d’union à Dieu, ce n’est pas rien il me semble.

Faut-il pour que les bons pratiquants en éprouvent une vraie valeur et utilité que ceux qui ne s’y appliquent pas aillent griller en enfer pour l’éternité de l’éternité… ?
Bon, je pense que ces choses peuvent garder leurs vertus, leur grandeur sans aller jusqu’à de telles extrémités, si ?

Et puis, il y aurait tout de même cet enfer par lequel il faudrait passer et qui ne serait pas une partie de plaisir, surtout pour ceux qui sont lourdement égarés.

Il y a beaucoup de choses qui nous échappent. Mais le discours de l’Eglise paraît accréditer l’idée que le salut de chacun n’est pas gagné d’avance. Il faudrait y mettre un peu l’épaule à la roue. Qu’il serait difficile aussi d’imaginer que Jésus nous aurait conté de pieux mensonges lorsqu’il évoquait la géhenne.
Non, ceci n’empêche cela. L’existence de l’enfer et de la perdition n’empêche pas un Dieu sauveur de tous les hommes…

D’ailleurs, on en revient à l’idée de mérite. Mais quelles sont les mérites des « sauvés » ? Ceux dont Dieu leur accorde la grâce. Je me rappelle une Thérèse de Lisieux qui exprimait sa petitesse, sa faiblesse et la grâce que Dieu lui accordait en la préservant. Comme la plupart des saints d’ailleurs. Tu ne les entends pas dire « j’ai mérité tout ça, mon salut, etc. ! » mais plutôt exprimer la conscience de leur néant et de leur incapacité à faire le bien sans Dieu. Je pense à une Angèle de Foligno si horrifiée par ce qu’elle est sans Dieu. Je pense aussi à une sœur Emmanuelle qui compatissait avec des chiffonniers au passé criminel en évoquant le fait que si elle avait vécu à leur place, peut-être en serait-elle aussi passée par là.

Nous ne sommes pas maîtres de nos mérites, c’est Dieu qui fait tout. Le saint n’a pas à s’enorgueillir car il sait que tout est grâce.  « Il faut que je gagne mon salut » ? Mais c’est placer l’homme au centre des choses, c’est lui accorder la capacité indépendante de son salut. Il faut certes que je laisse le Seigneur me sauver mais ce n’est pas moi qui vais gagner mon salut. Si dans ces conditions le salut de chacun n’est pas gagné d’avance par le Seigneur, c’est alors dire que le Seigneur échoue, c’est lui placer des limites.

D’où une nouvelle difficulté entre avoir foi en Dieu et avoir foi en l’enfer.

Dieu n’est-il pas sauveur de tous les hommes ?
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Re: L'homme, le péché, l'enfer et Dieu

Message non lupar TREBLA » sam. 11 mars 2017, 22:00

Cher Didyme,

Merci pour votre question sincère :
Dieu n’est-il pas sauveur de tous les hommes ?
Dieu veut sauver tous les hommes, mais il y a des gens qui ne veulent pas être sauvés.
Jn 3.16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.
Jn 3.17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.
Tous les hommes qui croient en Jésus sont sauvés.
Jn 3.18 Celui qui croit en lui n’est point jugé
Malheureusement, il y a des gens qui ne croient pas en lui.
Jn 3.18 ... mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Conclusion :
Celui qui croit en Jésus n'est pas jugé; donc il ne périt pas.
Celui qui ne croit pas en Jésus est jugé; donc il périt.

Que le Seigneur vous bénisse.

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Re: L'homme, le péché, l'enfer et Dieu

Message non lupar Didyme » lun. 13 mars 2017, 16:15

Cher Didyme,

Merci pour votre question sincère :
Dieu n’est-il pas sauveur de tous les hommes ?
Dieu veut sauver tous les hommes, mais il y a des gens qui ne veulent pas être sauvés.
Oui c'est sûr, le salut ne passe que par la foi en Dieu.

Mais ce que Dieu veut, Dieu ne peut-il pas ? Ne peut-il pas conduire chaque homme à la foi, au salut ?

Par ailleurs, il n'est pas dit "Dieu peut sauver tous les hommes" mais "Dieu est le sauveur de tous les hommes".
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Re: L'homme, le péché, l'enfer et Dieu

Message non lupar TREBLA » lun. 13 mars 2017, 18:59

Cher Didyme,

Merci pour votre observation intéressante.
Par ailleurs, il n'est pas dit "Dieu peut sauver tous les hommes" mais "Dieu est le sauveur de tous les hommes".
Qu'est-ce que tout cela veut dire : « le sauveur de tous les hommes » ?
Il nous faut comparer quelques versets.
1 Timothée 4.10 Nous travaillons, en effet, et nous combattons, parce que nous mettons notre espérance dans le Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, surtout [ principalement ] des croyants.

Éphésiens 5.23 car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l'Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur.
Éphésiens 5.24 Or, de même que l'Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l'être à leurs maris en toutes choses.
Est-ce que tous les hommes sont soumis à Christ ? Bien sûr que non !
Dieu est le Sauver de tous les hommes qui se soumettent à Christ et ses commandements.
Matthieu 22.37 Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée.
Que le Seigneur vous bénisse.

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Re: L'homme, le péché, l'enfer et Dieu

Message non lupar Voyageur » lun. 13 mars 2017, 19:08

@ TREBLA
Dieu est le Sauver de tous les hommes qui se soumettent à Christ et ses commandements.
Christ est Sauveur de tous les hommes, sans exception.
Il nous a montré un Chemin de rédemption ouvert à tous.
Il nous a tous libérés de la mort par le rachat du péché originel.
Il nous a sauvés par miséricorde et non par ordre de nos mérites.
Tu m'as montré les chemins de la vie,
Tu me rempliras de joie par ta présence.

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Re: L'homme, le péché, l'enfer et Dieu

Message non lupar TREBLA » lun. 13 mars 2017, 20:12

Cher Voyageur,

Merci pour votre réponse.

Jésus a dit :
Matthieu 25.31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire.
Matthieu 25.32 Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs;
Matthieu 25.33 et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.
Matthieu 25.34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.
...
Matthieu 25.41 Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.
...
Matthieu 25.46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.
Selon Jésus, il y a ceux qui héritent le royaume de Dieu. Ce sont les hommes sauvés.
Selon Jésus, il y a ceux qui vont dans le feu éternel. Ce sont les hommes perdus.
Galates 1.8 Mais, si nous-mêmes, si un ange du ciel annonçait un évangile s’écartant de celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème !
Que le Seigneur vous bénisse.

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Re: L'homme, le péché, l'enfer et Dieu

Message non lupar Voyageur » lun. 13 mars 2017, 20:38

@ TREBLA
Selon Jésus, il y a ceux qui héritent le royaume de Dieu. Ce sont les hommes sauvés.
Pouvez-vous citer Jésus lorsqu'il dit que le salut se trouve dans l'accès au Royaume ?
Galates 1.8 Mais, si nous-mêmes, si un ange du ciel annonçait un évangile s’écartant de celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème !
Dernière édition par Voyageur le lun. 13 mars 2017, 20:39, édité 1 fois.
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Re: L'homme, le péché, l'enfer et Dieu

Message non lupar Didyme » lun. 13 mars 2017, 20:38

Est-ce que tous les hommes sont soumis à Christ ? Bien sûr que non !
Et pourtant, bien sûr que si selon 1Corinthiens 15:22-28 :
Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ,
23
mais chacun en son rang. Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement.
24
Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance.
25
Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait mis tous les ennemis sous ses pieds.
26
Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort.
27
Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu'il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté.
28
Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous.
Toutes choses ne lui sont certes pas soumises aujourd'hui mais elles le seront.

Par ailleurs, vous ne répondez pas à certaines des questions posées.
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Re: L'homme, le péché, l'enfer et Dieu

Message non lupar Voyageur » lun. 13 mars 2017, 21:01

Jésus-Christ, Sauveur de tous les hommes
Catéchisme de l'Église Catholique


CÉC 389 : La doctrine du péché originel est pour ainsi dire le "revers" de la Bonne Nouvelle que Jésus est le Sauveur de tous les hommes, que tous ont besoin du salut et que le salut est offert à tous grâce au Christ.

CÉC 457 : Malade, notre nature demandait à être guérie ; déchue, à être relevée ; morte, à être ressuscitée. Nous avions perdu la possession du bien, il fallait nous la rendre. Enfermés dans les ténèbres, il fallait nous porter la lumière ; captifs, nous attendions un sauveur ; prisonniers, un secours ; esclaves, un libérateur.

CÉC 594 : Jésus a posé des actes, tel le pardon des péchés, qui L'ont manifesté comme étant le Dieu Sauveur Lui-même. [...]

CÉC 846 : Appuyé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition, le Concile enseigne que cette Église en marche sur la terre est nécessaire au salut. Seul, en effet, le Christ est médiateur et voie de salut : or, Il nous devient présent en son Corps qui est l'Église ; et en nous enseignant expressément la nécessité de la foi et du Baptême, c'est la nécessité de l'Église elle-même, dans laquelle les hommes entrent par la porte du Baptême, qu'Il nous a confirmée en même temps. C'est pourquoi ceux qui refuseraient soit d'entrer dans l'Église catholique, soit d'y persévérer, alors qu'ils la sauraient fondée de Dieu par Jésus-Christ comme nécessaire, ceux-là ne pourraient être sauvés.

CÉC 1019 : [...] Par sa mort Il (Christ) a vaincu la mort, ouvrant ainsi à tous les hommes la possibilité du salut.

CÉC 1741 : Par sa Croix glorieuse, le Christ a obtenu le salut de tous les hommes. Il les a rachetés du péché qui les détenait en esclavage. "C'est pour la liberté que le Christ nous a libérés" (Ga 5, 1). En Lui, nous communions à la vérité qui nous rend libres. [...]

CÉC 1846 : L'Évangile est la révélation, en Jésus-Christ, de la miséricorde de Dieu pour les pécheurs. L'ange l'annonce à Joseph : "Tu lui donneras le nom de Jésus : car c'est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés" (Mt 1, 21). Il en va de même de l'Eucharistie, sacrement de la R2demption : "Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés" (Mt 26, 28).


"Le Fils de l'Homme n'est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude" Mt 20, 28.
Tu m'as montré les chemins de la vie,
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Re: L'homme, le péché, l'enfer et Dieu

Message non lupar TREBLA » lun. 13 mars 2017, 22:41

Cher Voyageur,

Merci pour votre question :
Pouvez-vous citer Jésus lorsqu'il dit que le salut se trouve dans l'accès au Royaume ?
Réexaminons la déclaration de Jésus.
Matthieu 25.34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.
Evidemment, il y a ceux qui prennent possession du royaume; ceux-ci sont bénis.
Matthieu 25.41Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.
Evidemment, il y a ceux qui ne prennent pas possession du royaume; ceux-là sont maudits.

Un peu de bon sens peut parfois résoudre pas mal de problèmes ! Est-ce que ceux qui vont « dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges » sont sauvés ? Bien sûr que non !

Que le Seigneur vous bénisse.

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Re: L'homme, le péché, l'enfer et Dieu

Message non lupar Voyageur » lun. 13 mars 2017, 23:40

À vous lire, on pourrait penser que la notion de "salut" dans le NT ne possède qu'une seule définition.


Matthieu 9, 20-22
Or voici qu'une femme, hémorroïsse depuis douze années, s'approcha par derrière et toucha la frange de son manteau. Car elle disait en elle-même : "Si seulement je touche son manteau, je serai sauvée." Jésus se retournant la vit et lui dit : "Aie confiance, ma fille, ta foi t'a sauvée." Et de ce moment la femme fut sauvée.

Luc 19, 5-10
Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : "Zachée, descends vite, car il me faut aujourd'hui demeurer chez toi." Ce que voyant, tous murmuraient et disaient : "Il est allé loger chez un homme pécheur !" Mais Zachée, debout, dit au Seigneur : "Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j'ai extorqué quelque chose à quelqu'un, je lui rends le quadruple." Et Jésus lui dit : "Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison, parce que lui aussi est un fils d'Abraham. Car le Fils de l'Homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu."

Romains 3, 25
Car le projet de Dieu était que le Christ soit instrument de pardon, en son sang, par le moyen de la foi. C’est ainsi que Dieu voulait manifester sa justice, lui qui, dans sa longanimité, avait fermé les yeux sur les péchés commis autrefois.

Éphésiens 1, 7
En lui, par son sang, nous avons la rédemption, le pardon de nos fautes. C’est la richesse de la grâce

1 Corinthiens 15, 1-3[/]
Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l’avez reçu ; c’est en lui que vous tenez bon, c’est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants. Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures,

Romains 8, 23-24
Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps. Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance ; voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer : ce que l’on voit, comment peut-on l’espérer encore ?
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Re: L'homme, le péché, l'enfer et Dieu

Message non lupar Voyageur » mar. 14 mars 2017, 0:03

@ TREBLA

Vous avez dit :

1/ Dieu veut sauver tous les hommes, mais il y a des gens qui ne veulent pas être sauvés.
2/ Dieu est le Sauveur de tous les hommes qui se soumettent à Christ et ses commandements.
3/ Il y a ceux qui héritent le royaume de Dieu. Ce sont les hommes sauvés.

Je réponds :

1/ Je suis d'accord avec vous. DIEU veut sauver tous les hommes. C'est donc un Sauveur pour tout le monde.

2/ Je maintiens que Jésus-Christ n'est pas le Sauveur d'un peuple, d'un groupe d'élus, mais bien de l'humanité toute entière. Il se présente à tous avec la même bienveillance. Maintenant, tous ne l'accueillent pas de la même manière, nous sommes d'accord. Mais est-ce que cela signifie pour autant que le Christ n'est pas leur Sauveur à ces gens-là ? Rappelons-nous la parabole du bon berger ! Jésus va à la rencontre de ceux qui se sont perdus (Luc 19, 10). Il est aussi leur Sauveur.

3/ Vous simplifiez à l'extrême. Le Salut, c'est aussi aujourd'hui, pour maintenant. Saviez-vous que le Royaume est aussi au-dedans de nous, tel une graine de sénevé ? Le Seigneur a-t-il choisi quelques hommes pour leur donner cette graine ou l'a-t-il donnée à chaque individu ? Je pense que raisonnablement nous devons dire que tous nous possédons ce trésor enfui. Le Royaume est déjà là, prêt à germer. Nous avons déjà tous été sauvés. Mais tout le monde ne s'en rend pas compte. Tout le monde ne cherche pas à rendre manifeste la beauté qui sommeil à l'intérieur de notre être (Romains 8, 23-24). Nous sommes sauvés et nous ne le savions pas. Nous sommes libérés, mais nous agissons en captifs.
Tu m'as montré les chemins de la vie,
Tu me rempliras de joie par ta présence.


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