Le Jugement Dernier

« Assurément, il est grand le mystère de notre religion : c'est le Christ ! » (1Tm 3.16)
Règles du forum
Forum de discussions entre chrétiens sur les questions de théologie dogmatique
Avatar de l’utilisateur
pensamiento
Civis
Civis
Messages : 9
Inscription : dim. 23 sept. 2007, 23:24
Contact :

Le Jugement Dernier

Message non lupar pensamiento » dim. 23 sept. 2007, 23:40

Qu'est-ce que le jugement dernier, précisément? J'ai quelques raisons de penser que cette "menace" (Ou peut-être n'en est-ce pas une?) ne corresponde pas avec l'idée que j'ai et qui est celle de "Dieu qui aime de manière inconditionnelle..."

Ou se trouve mon erreur dans le rapprochement de ces deux concepts qui, il me semble, existent belle et bien. Celle d'un dieu qui aime de manière inconditionnelle, mais qui, en même temps, peut nous juger. Et si je comprends bien, nous condamner.
pensamiento creativo

Avatar de l’utilisateur
Boris
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 2481
Inscription : lun. 21 août 2006, 17:46
Localisation : France - Centre (28)

Re: Le jugement dernier...

Message non lupar Boris » lun. 24 sept. 2007, 7:59

Le Christ parle clairement des pleurs et grincements de dents dans les Evangiles.
Il dit également qu'il reviendra pour juger.

L'Enfer, c'est l'absence de Dieu : sont jetés en Enfer ceux qui n'ont rien fait pour gagner leur paradis.

Le Christ dit : "Qui n'est pas avec moi est contre moi" (Lc). Il dit aussi que ceux qui ne portent pas de fruit seront jetés en Enfer. (Jn XV 6)

Donc Dieu aime tous les hommes, Il les aime au point de les laisser parfaitement libre. Si l'un d'entre eux ne veux pas être sauvé, Il ne lui empêche pas d'agir ainsi. Mais Il le prévient tout de même qu'il y aura un jugement.
Ainsi, tout le monde n'ira pas au paradis contrairement à une certaine idéologie propagée par une chanson. (c'est terrible les maux qu'apportent les chansons ...)
UdP,
Boris

Avatar de l’utilisateur
Popeye
Le vrai marin
Le vrai marin
Messages : 718
Inscription : sam. 19 nov. 2005, 12:31

Re: Le jugement dernier...

Message non lupar Popeye » lun. 24 sept. 2007, 10:22

Ainsi, tout le monde n'ira pas au paradis contrairement à une certaine idéologie propagée par une chanson. (c'est terrible les maux qu'apportent les chansons ...)
Bonjour Boris. C'est terrible, mais en l'espèce, il y aurait faute à incriminer un chansonier. Les vrais coupables sont les clercs ayant accepté les vaticinations d'Heidegger récusant l'analogie de l'être au motif que la notion d'être serait prétendument la plus obscure qui soit, d'où en corollaire le refus de l'ontothéologie ; puis celles de Lévinas substituant à l'être désormais bani l'amour pour dire Dieu. Dit autrement, sur la base de faux présupposés philosophiques, la négation de l'être et par delà de 2000 ans de tradition théologico-philosophique, négation constitutive d'un véritable attentat contre l'intellectus fidei. Et pour délirer tranquile tout leur saoul, la négation de toutes les données scripturaires qui vont à l'encontre de leur théorie, au moyen d'exégèses batardes (c'est beau l'herméneutique). Cette infamie c'est répandue dans l'esprit de nombreux clercs, d'où aussi une décadence vertigineuse dans les enseignements des séminaires, jointe par ailleurs à de répétées et véritables sagouineries liturgiques ; le tout formant un état de nécessité assez propre à justifier l'action de Mgr Lefebvre. Par ailleurs, indépendament du point précédent, Dieu, qui n'est pas fou, Lui, procède au tarissement des vocations diocésaines au profit de communautés sacerdotales plus respectueuses de l'Acte Pur, les séminaires étant par trop infesté par cette merderie heidegerro-cléricale.

:furieux:

Avatar de l’utilisateur
pensamiento
Civis
Civis
Messages : 9
Inscription : dim. 23 sept. 2007, 23:24
Contact :

Re: Le jugement dernier...

Message non lupar pensamiento » lun. 24 sept. 2007, 16:07

Le Christ parle clairement des pleurs et grincements de dents dans les Evangiles.
Il dit également qu'il reviendra pour juger.

L'Enfer, c'est l'absence de Dieu : sont jetés en Enfer ceux qui n'ont rien fait pour gagner leur paradis.

Le Christ dit : "Qui n'est pas avec moi est contre moi" (Lc). Il dit aussi que ceux qui ne portent pas de fruit seront jetés en Enfer. (Jn XV 6)

Donc Dieu aime tous les hommes, Il les aime au point de les laisser parfaitement libre. Si l'un d'entre eux ne veux pas être sauvé, Il ne lui empêche pas d'agir ainsi. Mais Il le prévient tout de même qu'il y aura un jugement.
Ainsi, tout le monde n'ira pas au paradis contrairement à une certaine idéologie propagée par une chanson. (c'est terrible les maux qu'apportent les chansons ...)
Bonjour Boris,

Dieu, par l'intermédiaire de son fils, demande à l'Homme de pardonner sept fois septante sept fois ses frères (sous-entendu, tout le temps). Mais si l'Homme est capable d'y parvenir, pourquoi Dieu ne le pourrait-Il pas? Serait-Il capable de faiblesse là où Il demande à l'Homme de ne pas en avoir. Car, juger quelqu'un est une faiblesse typiquement humaine n'est-ce pas?
pensamiento creativo

Avatar de l’utilisateur
Raistlin
Prætor
Prætor
Messages : 8198
Inscription : jeu. 01 mars 2007, 19:26
Localisation : Paris

Re: Le jugement dernier...

Message non lupar Raistlin » lun. 24 sept. 2007, 18:06

Dieu, par l'intermédiaire de son fils, demande à l'Homme de pardonner sept fois septante sept fois ses frères (sous-entendu, tout le temps). Mais si l'Homme est capable d'y parvenir, pourquoi Dieu ne le pourrait-Il pas? Serait-Il capable de faiblesse là où Il demande à l'Homme de ne pas en avoir. Car, juger quelqu'un est une faiblesse typiquement humaine n'est-ce pas?
Mais Dieu pardonne autant de fois que c'est nécessaire (le sacrement de réconciliation - entre autres - en est la preuve). Encore faut-il demander à recevoir ce pardon et surtout accepter d'être pardonné.
Le pardon de Dieu n'est pas celui d'un Roi hautain et indifférent qui pardonnerait à ses sujets tellement misérables parce qu'il n'a que ça à faire de ses journées et que ça Lui permet de leur montrer à quel point Il leur est infiniment supérieur. Le pardon de Dieu est celui d'un père envers ses enfants et, comme dans la parabole du fils prodigue, la réconciliation doit être voulue des deux côtés.

Pour ce qui est de juger, le jugement humain est une faiblesse car il est imparfait : aucun humain ne peut tout savoir de son frère. Le jugement de l'homme a donc une part de préjugés...
Mais ce n'est pas le cas de Dieu qui connaît les coeurs de chacun ainsi que les circonstances dans lesquelles s'est déroulée sa vie. Le jugement de Dieu est donc parfait et plein de miséricorde. Je pense que Dieu est rapide à nous trouver des circonstances atténuantes, du moins je l'espère...

En Christ,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)

Avatar de l’utilisateur
Christophe
Consul
Consul
Messages : 7852
Inscription : mer. 28 avr. 2004, 0:04
Conviction : Catholique
Localisation : Haute-Savoie

Re: Le jugement dernier...

Message non lupar Christophe » lun. 24 sept. 2007, 20:45

Bonsoir et bienvenue pensamiento ! :fleur:

Je crois que Raistlin vous a parfaitement répondu : Dieu ne refuse son pardon à personne. Mais Dieu ne souhaite s'imposer à personne et nous laisse libre de le refuser (le Paradis étant la vision béatifique en Dieu). C'est donc par respect de notre liberté que Dieu donne la possibilité d'être damné, c'est-à-dire coupé de Dieu.

Que Dieu vous bénisse !
Christophe
« Tout ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites. » (Matthieu 25, 40)

Avatar de l’utilisateur
pensamiento
Civis
Civis
Messages : 9
Inscription : dim. 23 sept. 2007, 23:24
Contact :

Re: Le jugement dernier...

Message non lupar pensamiento » lun. 24 sept. 2007, 21:57

C'est donc par respect de notre liberté que Dieu donne la possibilité d'être damné, c'est-à-dire coupé de Dieu.
Merci Christophe,

Mais quand est-il du libre arbitre si celui-ci peut engendrer une punition. Ce n'est plus un libre arbitre... Si je pose un choix à mon fils, il ne doit pas redouter mes attentes par rapport à sa décision. Auquel cas, ce n'est pas un vrai choix!

Notre libre arbitre tient au fait que nous n'avons pas de preuve irréfutable de l'existence de Dieu. Ca nous laisse la possibilité de choisir librement entre le bien et le mal. C'est d'ailleurs pour ça que Dieu n'a jamais eu l'idée de se faire connaitre de manière claire. Il aurait pu pourtant mettre tout le monde d'accord. D'où l'existence de la foi. Le fait de croire sans preuve...

Quand j'ai l'impression d'avoir transmit des valeurs à un enfant, c'est quand je constate qu'il s'est approprié ces valeurs et les diffuse sans ma présence. En d'autres termes, sans que je ne puisse le juger. A ce moment là, il use de son libre arbitre de la plus belle manière qu'il soit.
“…Il n’y a pas de libre arbitre si le fait de l’exercer d’une certaine manière engendre la punition. Ce serait la une parodie du libre arbitre, une contrefaçon…” NDW
C'est pour cela que je pense qu'il n'y a pas de jugement dernier. Ou du moins, qu'il n'y a pas de condamnation de la part de Dieu. Dieu est Tout et de ce fait, il ne peut pas exister d'endroit où Dieu n'est pas
(...) c'est-à-dire coupé de Dieu
... Il me semble?

Je pense aussi que, quoique l'Homme ait fait (même le pire), il l'a fait selon un contexte et des circonstances qui permettraient à n'importe qu'elle Homme qui le voudrait vraiment, de comprendre et de pardonner ses torts. Sans même pour cela attendre une rédemption de sa part. Je pense que si un Homme peut le faire, ça serait prétentieux de notre part de croire que Dieu ne peut pas le faire.

Qu'en pensez-vous?

Cordialement...
pensamiento creativo

Avatar de l’utilisateur
pensamiento
Civis
Civis
Messages : 9
Inscription : dim. 23 sept. 2007, 23:24
Contact :

Re: Le jugement dernier...

Message non lupar pensamiento » lun. 24 sept. 2007, 21:58

Merci Raistlin,

Je pense que mon précédent message te répond aussi...

Cordialement,
pensamiento creativo

Avatar de l’utilisateur
Raistlin
Prætor
Prætor
Messages : 8198
Inscription : jeu. 01 mars 2007, 19:26
Localisation : Paris

Re: Le jugement dernier...

Message non lupar Raistlin » mar. 25 sept. 2007, 9:05

Bonjour pensamiento,
Mais quand est-il du libre arbitre si celui-ci peut engendrer une punition. Ce n'est plus un libre arbitre... Si je pose un choix à mon fils, il ne doit pas redouter mes attentes par rapport à sa décision. Auquel cas, ce n'est pas un vrai choix!

Notre libre arbitre tient au fait que nous n'avons pas de preuve irréfutable de l'existence de Dieu. Ca nous laisse la possibilité de choisir librement entre le bien et le mal. C'est d'ailleurs pour ça que Dieu n'a jamais eu l'idée de se faire connaitre de manière claire. Il aurait pu pourtant mettre tout le monde d'accord. D'où l'existence de la foi. Le fait de croire sans preuve...
Le libre arbitre consiste à pouvoir choisir, comme vous le dites, entre le bien et le mal. Et en cela, Dieu respecte notre libre arbitre. Mais on doit en assumer les conséquences...

Premier exemple : vous tuez quelqu'un en usant de votre "libre arbitre". Hé bien, vous en subirez les conséquences : une condamnation de la part de la société (selon la société, la peine de mort ou la prison à vie). Je suis sûr qu'il ne vous viendrait pas à l'esprit d'exiger de la société qu'elle passe l'éponge au nom du respect de votre libre arbitre...

Deuxième exemple : vous expliquez à votre enfant que s'il met sa main dans le feu, il se brûlera. Votre enfant use de son "libre arbitre" pour vous désobéir : on connaît tous le suite. Et je suis sûr que vous n'irez pas insulter mère nature parce que sa loi fait que quand on touche le feu, on se brûle.

Le problème dans notre société contemporraine, c'est qu'on confond liberté et irresponsabilité. On veut être libre, faire ce que l'on veut et ne jamais en subir les conséquences. C'est à la fois puéril et profondément injuste.
Je pense aussi que, quoique l'Homme ait fait (même le pire), il l'a fait selon un contexte et des circonstances qui permettraient à n'importe qu'elle Homme qui le voudrait vraiment, de comprendre et de pardonner ses torts. Sans même pour cela attendre une rédemption de sa part. Je pense que si un Homme peut le faire, ça serait prétentieux de notre part de croire que Dieu ne peut pas le faire.
Je suis d'accord avec vous. Et l'Eglise enseigne bien que tout le monde peut être pardonné, quelque soit ses crimes. Encore faut-il qu'il le veuille... Puisqu'on est dans les exemples, prenons celui d'un prisonnier pervers sexuel : le libèreriez-vous s'il ne faisait pas amende honorable et s'il ne manifestait pas le désir profond de changer ?

Mais comme vous, je pense que Dieu prend en compte les circonstances atténuantes. Il sait que ce n'est pas toujours facile de croire en Lui et que notre monde offre beaucoup d'occasions de nous détourner de son Amour. Et, à mon avis, Il sait faire la différence entre celui qui refuse son Amour en toute connaissance de cause, et celui qui le refuse parce qu'il a du mal à y croire ou parce qu'il ne sait pas que cet Amour existe...

En Christ,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)

Avatar de l’utilisateur
pensamiento
Civis
Civis
Messages : 9
Inscription : dim. 23 sept. 2007, 23:24
Contact :

Re: Le jugement dernier...

Message non lupar pensamiento » mar. 25 sept. 2007, 16:51

Bonjour Raistlin,

Merci pour votre réponse...

Je suis tout à fait d'accord avec tout les exemples d'expérience de vie que vous me donnez. Seulement, ce sont là des expériences qui sont jugés par les lois humaines et non divines.
Premier exemple : vous tuez quelqu'un en usant de votre "libre arbitre". Hé bien, vous en subirez les conséquences : une condamnation de la part de la société (selon la société, la peine de mort ou la prison à vie). Je suis sûr qu'il ne vous viendrait pas à l'esprit d'exiger de la société qu'elle passe l'éponge au nom du respect de votre libre arbitre...

Deuxième exemple : vous expliquez à votre enfant que s'il met sa main dans le feu, il se brûlera. Votre enfant use de son "libre arbitre" pour vous désobéir : on connaît tous le suite. Et je suis sûr que vous n'irez pas insulter mère nature parce que sa loi fait que quand on touche le feu, on se brûle.

Le problème dans notre société contemporaine, c'est qu'on confond liberté et irresponsabilité. On veut être libre, faire ce que l'on veut et ne jamais en subir les conséquences. C'est à la fois puéril et profondément injuste.
C'est vrai que nous avons des lois, des jugements et des condamnations possibles selon nos attitudes. Moi, je parle du regard de Dieu sur notre vie, pas celui des hommes, ni de la nature.
Le libre arbitre consiste à pouvoir choisir, comme vous le dites, entre le bien et le mal. Et en cela, Dieu respecte notre libre arbitre. Mais on doit en assumer les conséquences...
On doit en assumer les conséquences, oui, mais sur terre, de notre vivant...

Vous me demanderez pourquoi, j'ai pris l'exemple d'un père et son fils dans ce cas? Parce que je crois sans prétention aucune que nous sommes capables d'agir comme le ferait Dieu. Si mon enfant se brule alors que je l'ai prévenu, je le soignerai... Je ne lui demanderai pas d'excuse, je ne le condamnerai pas. Et si je le puni, c'est parce que je ne veux plus qu'il se fasse mal. Parce que que je l'aime... La nature le punira d'une brulure, soit... Ce n'est pas son âme qui est brulée... Moi, je punirai son geste pas son âme.

Une punition devrait toujours avoir comme objectif que l'on apprenne quelque chose. Nous sommes sur terre pour apprendre quelque chose. J'ai mon idée à ce sujet mais ce n'est pas le débat. Lorsque nous mourrons, nous sommes de nouveau uni avec Dieu, avec le Tout. Il ne s'agit plus d'apprendre quoique ce soit. Il s'agit de faire le constat de ce que nous avons appris lorsque nous avions le choix. Lorsque nous mourrons, nous perdons notre libre arbitre car nous savons qui nous sommes. La punition ne sert donc plus à rien si nous (re)faisons l'expérience de "rencontrer" Dieu.

Cordialement,
pensamiento creativo

Avatar de l’utilisateur
Hélène
Mater civitatis
Mater civitatis
Messages : 1604
Inscription : lun. 13 juin 2005, 3:51
Localisation : Sous le regard de Dieu
Contact :

Re: Le jugement dernier...

Message non lupar Hélène » mar. 25 sept. 2007, 17:10

Bonjour pensamiento :)
Lorsque nous mourrons, nous sommes de nouveau uni avec Dieu, avec le Tout.
Qu'entendez-vous par "le Tout" ? Est-ce dans le sens judéo-chrétien que Dieu trine est le Tout (Dieu est tout) ? Ou est-ce dans le sens des religions naturalistes orientales : "Tout est Dieu" ("Le grand Tout") ?

Car il y a une différence majeure selon le langage qu'on utilise. Et considérant votre avatar, je me pose la question tout bonnement...

Cordialement,
Hélène
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)

Avatar de l’utilisateur
pensamiento
Civis
Civis
Messages : 9
Inscription : dim. 23 sept. 2007, 23:24
Contact :

Re: Le jugement dernier...

Message non lupar pensamiento » mar. 25 sept. 2007, 17:42

Bonjour Hélène,

Je ne pratique pas vraiment une religion, tout au plus, une philosophie de vie basée sur des convictions personnelles et spirituelles. J'ai trouvé écho de mes convictions à travers plusieurs auteurs dont les idées touchent mon ressenti le plus profond.

J'emploie le terme "Dieu" car la force de cette dénomination représente plus que jamais l'idée que je m'en fait. Cela dit, j'ai eu une éducation catholique. (Je respecte profondément la religion chrétienne même si je suis en questionnement par rapport à certain de ses fondements)

Pour moi Dieu est tout. Tout ce qui existe. Visible et non visible. Je crois que, paradoxalement, nous sommes en même temps une partie de Dieu et en même temps, chaque partie contient Dieu dans Tout ce qu'Il est. Les paradoxes n'ont pas leur place dans notre logique d'Homme et j'en suis bien conscient...

Pour ce qui est de mon avatar. C'est une photo que j'ai moi-même transformée et qui symbolise ma philosophie de vie.

Cordialement,
pensamiento creativo

Avatar de l’utilisateur
Raistlin
Prætor
Prætor
Messages : 8198
Inscription : jeu. 01 mars 2007, 19:26
Localisation : Paris

Re: Le jugement dernier...

Message non lupar Raistlin » mar. 25 sept. 2007, 18:01

Vous me demanderez pourquoi, j'ai pris l'exemple d'un père et son fils dans ce cas? Parce que je crois sans prétention aucune que nous sommes capables d'agir comme le ferait Dieu. Si mon enfant se brule alors que je l'ai prévenu, je le soignerai... Je ne lui demanderai pas d'excuse, je ne le condamnerai pas. Et si je le puni, c'est parce que je ne veux plus qu'il se fasse mal. Parce que que je l'aime... La nature le punira d'une brulure, soit... Ce n'est pas son âme qui est brulée... Moi, je punirai son geste pas son âme.
Oui, mais la brûlure n'était qu'un exemple des conséquences de nos actes. Ainsi, celui qui se jette dans les flammes ne peut espérer en sortir indemne. Il en va de même pour notre âme : si on s'abandonne au mal sans vouloir s'en sortir à un moment donné, notre âme sera définitivement endommagée, peut-être au-delà de ce que l'amour de Dieu peut sauver.

Je trouve justement que Dieu est bien plus miséricordieux que les lois naturelles ou les lois des hommes, puisqu'Il pardonne à celui qui se repend sincèrement et qu'il efface toutes ses fautes.
Une punition devrait toujours avoir comme objectif que l'on apprenne quelque chose.
Bien sûr. Mais vous prenez l'Enfer pour une punition de Dieu, alors que j'y vois plutôt la conséquence logique de nos actes. L'Enfer, selon moi (arrêtez moi si je suis contraire à l'enseignement catholique ;) ), est le seul endroit où une âme peut aller lorsqu'elle refuse l'amour de Dieu, car elle ne peut alors vivre en sa présence. Quel genre de Dieu imposerait son Amour à une créature qu'Il a voulu libre ? Ce serait de la dictature pure et simple... Je vois bien le Dieu qui nous a voulu libre se dire en Lui-même au sujet de sa créature "de toute façon, elle sera forcée de m'aimer quand elle mourra car je lui imposerai ma présence". Pas très logique...
Lorsque nous mourrons, nous perdons notre libre arbitre car nous savons qui nous sommes.
Non, vous vous trompez. Pourquoi Dieu nous aurait-Il voulu libres si c'est pour nous retirer notre liberté lorsque nous serons prêts de Lui ? Quel Dieu d'Amour jouerait ainsi avec ses créatures ? Personnellement, j'y verrais là un mépris absolu pour Sa créature...

N'oubliez pas que selon les Ecritures, Dieu nous a fait à Son image, c'est-à-dire - entre autres - dotés du libre-arbitre. Pensez à un peintre : quel intérêt pour lui de peindre un chef-d'oeuvre si c'est pour après jeter un pot de peinture dessus ? C'est soit du mépris pour son oeuvre, soit de la folie...

En Christ,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)

Avatar de l’utilisateur
Raistlin
Prætor
Prætor
Messages : 8198
Inscription : jeu. 01 mars 2007, 19:26
Localisation : Paris

Re: Le jugement dernier...

Message non lupar Raistlin » mar. 25 sept. 2007, 18:32

Je ne pratique pas vraiment une religion, tout au plus, une philosophie de vie basée sur des convictions personnelles et spirituelles. J'ai trouvé écho de mes convictions à travers plusieurs auteurs dont les idées touchent mon ressenti le plus profond.

J'emploie le terme "Dieu" car la force de cette dénomination représente plus que jamais l'idée que je m'en fait. Cela dit, j'ai eu une éducation catholique. (Je respecte profondément la religion chrétienne même si je suis en questionnement par rapport à certain de ses fondements)

Pour moi Dieu est tout. Tout ce qui existe. Visible et non visible. Je crois que, paradoxalement, nous sommes en même temps une partie de Dieu et en même temps, chaque partie contient Dieu dans Tout ce qu'Il est. Les paradoxes n'ont pas leur place dans notre logique d'Homme et j'en suis bien conscient...
Vous semblez avoir une vision de type "New-Age" de Dieu. C'est quelque chose que je comprends car j'ai partagé ce type de spiritualité avant ma conversion au catholicisme.
Un Dieu immanent, dont tout émane nous y compris. Une Terre lieu d'apprentissage pour notre évolution spirituelle. Une fusion dans la divinité et un retour à l'unité divine originelle à notre mort. Peut-être même une réincarnation... Tout cela, je connais. Il y avait beaucoup d'auteurs également qui touchaient mon "ressenti"... Beaucoup qui se contredisaient également. :/

Le danger de ce genre de choses, c'est de faire notre spiritualité à la carte. En gros, on prend ce qui nous "touche" (ou dirais-je plutôt ce qui ne nous gêne pas trop) et on occulte le reste. On évolue donc toujours dans des demi-vérités, incapable de savoir ce qui est vrai ou pas (relativisme spirituel oblige).

Après ma rencontre avec le Christ, j'ai compris que Dieu s'était déjà révélé aux hommes, qu'Il avait déjà fait le plus gros du chemin et que nous avions juste à dire un grand "oui" à son amour.
J'ai compris aussi que l'amour de Dieu peut être contraignant car Dieu exige beaucoup de nous. Pour le coup, ça a rompu avec les doctrines un rien laxistes auxquelles j'adhérais autrefois...

Le relativisme spirituel (qui se transforme forcément en relativisme moral, j'ai pu le constater), ainsi que le laxisme de certaines théories qui affirment que l'Enfer n'existe pas et que l'Homme n'a rien à craindre car il est Dieu en partie, sont dangereux. Vous savez, une chose me vient à l'esprit : si j'étais Satan et que je voulais que les âmes humaines se perdent, je ne procèderais pas autrement.

En Christ,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)

Avatar de l’utilisateur
pensamiento
Civis
Civis
Messages : 9
Inscription : dim. 23 sept. 2007, 23:24
Contact :

Re: Le jugement dernier...

Message non lupar pensamiento » mar. 25 sept. 2007, 21:23

Bonsoir Raistlin,

Je trouve très intéressant votre point de vue par rapport à mes croyances. D'autant plus que vous semblez connaitre le sujet.
Après ma rencontre avec le Christ, j'ai compris que Dieu s'était déjà révélé aux hommes, qu'Il avait déjà fait le plus gros du chemin et que nous avions juste à dire un grand "oui" à son amour.
Dans ce cas, Il aurait choisi de se révéler à certains Hommes plutôt qu'à d'autres?. Tous n'ont pas cette chance d'accéder à ces révélations. On ne choisi pas de naitre dans une famille musulmane ou même dans une tribu d'indien ou que sais-je encore... Devons-nous compter sur le travail des missionnaires? Ou entretenir cette lutte à qui aura le bon texte sacré (même entre Chrétien) ?

Je respecte tous les Hommes qui par leur vie ont su donner l'exemple quant à ce qui permettrait à l'Homme de s'épanouir pleinement et dignement. Jésus fait partie de ces Hommes là. Mère Térésa, Gandhi et tous ces Hommes sont des exemples. Ils ont su, selon moi, user de la plus belle manière qui soit, de leur libre arbitre. Il ont choisi librement d'être Divins!

Ce qui est surprenant, c'est que les personnes appartenant à une religion ou une autre sont rarement d'accord sur qui possède le livre détenteur de la vérité la plus élevé, la parole de Dieu finalement. Par contre, ces pratiquants sont d'accord sur un point. Peut importe le livre, il doit être ancien. ll faut que ce soit un livre ancien. Cela ne peut être un livre nouveau, actuel. Les révélations directes de Dieu ont pris fin il y a longtemps, les religions en conviennent. Seuls les vieux textes sacrés renferment la révélation divine. La plupart des gens acceptent que les grandes vérités de Dieu soient parvenues aux humains par l’entremise des humains. Mais ils refusent tout simplement l’idée que ces êtres soient des contemporains. (NDW)

Le principe même de la foi repose essentiellement sur la confiance. Pas sur des preuves. Pour ma part, et quelque soit la source de ce que j'apprends, j'essaye au maximum de prendre du recul par rapport à ce que je lis ou ce que j'entends.

Jésus, selon les textes qui parlent de sa vie et pour moi quelqu'un d'exceptionnel. Je conçois qu'on puisse bâtir une religion sur son vécue. Mais n'oublions pas que sa notoriété a été construite et rapportée par des Hommes. La question n'est plus de savoir si j'ai confiance en Jésus mais si j'ai confiance aux Hommes qui ont transmit son message...

Qu'en pensez-vous?

Merci pour ce dialogue...

Bien à vous.
pensamiento creativo


Revenir vers « Théologie »



Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 4 invités