La Très Sainte Trinité

« Assurément, il est grand le mystère de notre religion : c'est le Christ ! » (1Tm 3.16)
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La Très Sainte Trinité

Message non lu par AAAAA!TTTTT! » mer. 02 août 2006, 17:00

Bonjour a tous , j'aimerais avoir votre avis sur l'interprétation de la trinité ...

Jésus est le fils de dieu , ou est -il a considérer comme dieu , qu'est ce que le saint esprit...

Que pensez vous des theses d'arius (église arienne ) ?

merci
Dieu est un concept ?

nelly emont
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Message non lu par nelly emont » jeu. 03 août 2006, 13:39

Et voilà pourquoi votre fille est muette !

jean_droit
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Message non lu par jean_droit » jeu. 03 août 2006, 15:57

J'ai trouvé dans le site VIV cet article que je trouve intéressant.

J'aime bien aussi le livre sur La Trinité dans la collection "Tout simplement"
La Trinité.. Bousquet François
Editeur : Atelier - Collection : Tout simplement
Date de parution : 10/02/2000
175 pages
ISBN : 9782708234862
14,48 Eur

Le livre sur La Trinité de Saint Augustin ?


..................


Cardinal Journet
La Trinité
mercredi 2 août 2006.

Je voudrais maintenant essayer d’entrer - mais comme il faut le faire, c’est-à-dire en tremblant - dans la théologie du mystère de la Trinité. Comme une approche que tous les théologiens, tous les Pères de l’Église, tous les saints désirent, chacun avec ce qu’il y a en lui de possibilités : non seulement celles de leur coeur mais aussi celles de leur intelligence. Cette approche doit toujours se faire dans le proster­nement de l’être tout entier, dans la conviction que la connaissance d’un peu de ces grandes choses a plus de prix que celle de toute l’universalité des choses inférieures.

C’est le mystère que l’on annonce aux petits enfants, celui de trois Personnes possédant ensemble, ex aequo, une seule et même essence divine, infinie. Qu’est-ce qu’une Personne ? C’est un "moi", un "je", un "quelqu’un". Si donc on dit qu’il y a trois Personnes en Dieu, cela signifie que trois "Moi", trois "Je", trois "Quelqu’un" possèdent identiquement la même nature, la même essence, la même éternité : possèdent en commun l’Absolu divin.

Mais tout de suite nous achoppons sur le mystère : trois personnes possédant ensemble la même nature, cela ne se voit jamais ici-bas. D’immenses difficultés vont être soulevées dès le début du christianisme par des gens qui étaient certainement de grands esprits, qui connaissaient, désiraient accepter l’Evangile, mais qui voulaient le servir en effaçant de son contenu ce qu’ils interprétaient comme une contradiction, à savoir une multiplication en Dieu qui est unique.

Pour éluder ce mystère de trois "Quelqu’un" possé­dant ensemble la même nature divine, vont surgir deux "fuites", deux manières de rationaliser, de façon à ne pas prêcher aux païens des choses leur apparais­sant dès le premier regard comme folles, inintelli­gibles et contradictoires. Pour sauver la Révélation chrétienne, on va la rendre acceptable à la raison humaine, en la libérant de l’aspérité de ses mystères, de cette transcendance qui ouvre le coeur.

Ces deux manières de rationaliser, ces deux voies, je les ai déjà indiquées sommairement.

La première de ces manières de rationaliser est apparue vers l’an 200, c’est le modalisme dont le représentant le plus important sera Sabellius : il ne peut y avoir pluralité à l’intérieur de l’Absolu ; car alors l’un des termes, pour se différencier de l’autre, devrait posséder quelque chose que ce dernier ne pos­séderait pas ; par conséquent, ni l’un ni l’autre ne serait l’Absolu. L’Absolu unifie et résorbe tout. Donc, si on parle de trois en Dieu, le Père, le Fils, l’Esprit, s’il y a trois réalités, elles ne peuvent pas être distinctes réellement entre elles, ce sont seule­ment des modes de désigner la même Personne unique et absolue à partir de ses effets hors de la divi­nité, dans le monde . Ces erreurs issues du modalisme se reproduisent toujours à travers les âges, parce que l’esprit vient buter contre des difficultés qui sont éter­nelles et qu’il essaie toujours de les éluder par les mêmes voies, en termes qui diffèrent suivant les civi­lisations. C’est ainsi que vous retrouverez le moda­lisme dans la grande philosophie panthéiste alle­mande, de Fichte par exemple.

Là contre, l’Eglise affirme trois Personnes réelle­ment distinctes à l’intérieur de la divinité. Comment expliquer cela ? Avant toute explication, l’Eglise lève sur la Révélation divine, si obscure qu’elle lui paraisse, un regard de foi en la transcendance du mystère de Dieu. Elle accepte que cela est ; ensuite on essayera d’expliquer le comment. Mais on n’ac­commodera pas la transcendance de la Vérité divine à l’esprit d’une époque - qui serait d’ailleurs assez vite contredit par l’esprit de l’époque suivante - pour être repris et contredit indéfiniment. Ce serait rabaisser toutes les grandeurs divines pour les mettre au plan des choses humaines, dissoudre le sel dans l’eau.

La seconde voie pour essayer de rationaliser le mystère de la Trinité est celle de l’arianisme. Elle est un peu postérieure. Arius était un prêtre d’ Alexandrie, très brillant, certainement plus que son évêque. On ne peut pas, se dit-il, annoncer aux Gentils un christianisme contenant des contradic­tions. Si vous dites que le Père est Dieu et que le Fils est Dieu, vous avez deux Dieux et vous retombez dans ce polythéisme contre lequel il a tant fallu se battre. La Révélation divine, pendant près de deux mille ans, a répété au peuple juif : « Le Seigneur ton Dieu est un Dieu unique ». Alors il faut dire que Dieu, dans le ciel, a un Fils qui procède de lui, qu’il a engendré, mais ce Fils n’est pas Dieu, c’est la plus haute des créatures. Il est appelé Dieu, à la manière de la plus splendide des créatures.

On rejoignait alors un système intellectuel contem­porain : la gnose. Pour expliquer la coexistence d’un Dieu infiniment bon et du mal dans le monde, on imaginait que Dieu avait créé une première créature, extraordinairement splendide, laquelle en avait créé une deuxième, moins belle, qui à son tour en avait créé une troisième, moins belle... et peu à peu s’était opérée la dégradation, en sorte que finalement nous arrivons à un monde où se trouve beaucoup de bien, mais mêlé à beaucoup de mal. Alors en disant : le Dieu révélé de l’Écriture c’est le Père, qui a envoyé son Fils, lequel est la première et la plus splendide des créatures, on se rendait accessible à l’"intelligentsia" païenne de ce temps-là, à qui on expliquait : vous acceptez le système des gnoses ; eh bien, l’être créé le plus beau, c’est celui-là qui est apparu au milieu de nous en Jésus. Dans cette conception, il y a bien une génération en Dieu, mais elle est extérieure à Dieu, et non pas à l’intérieur de la divinité. Et l’on explique aux chrétiens que c’est la seule interprétation pos­sible de l’Évangile. Jésus dit de lui-même : « Le Père est plus grand que moi », vous voyez donc bien qu’il n’est pas Dieu ! Et puis, à maintes reprises, il prie son Père : s’il était Dieu, il ne prierait pas, car Dieu ne prie pas, il exauce ! Et vous voyez Jésus sur la croix s’écrier : « Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné ? » Par conséquent, pour sauver tout l’Évangile, il n’y a pas d’autre possibilité que d’ac­cepter l’arianisme !

Mais cela est fuir la transcendance du mystère : un seul Dieu en trois Personnes divines, égales, co-éter­nelles, co-subsistantes. Il faut l’accepter même si cela va contre la culture du temps. C’est vrai, c’est une folie. C’est quelque chose qui écartèle la raison, mais pour faire entrer en elle quelque chose de plus grand qu’elle. Je ne dis pas que cela contredit la raison ; mais alors qu’elle allait clore son univers spirituel sur elle-même, faire son Parthénon clos, vient l’ouver­ture ; elle n’est pas brisée, mais elle reste comme interdite en présence d’un mystère qui la dépasse. C’est là que trouve son application la parole de Pascal : « La dernière démarche de la raison est de croire qu’il y a une quantité de choses qui la dépas­sent ». Que la raison alors se soumette ! En se sou­mettant à ces grandeurs, elle grandit.

Quelle était donc en forme l’objection des Ariens ? Deux identiques à un même troisième, disaient-ils, sont identiques entre eux. Si A est identique à X, et B identique à X, cela veut dire que A est identique à B. Si donc le Père est Dieu, identique à Dieu, si le Fils est Dieu, identique à Dieu, le Père est identique au Fils. L’objection paraissait imbrisable. Et pourtant elle ne l’était pas. Aristote, un métaphysicien païen, avait dit, quatre cents ans auparavant : "Il n’est pas toujours vrai que deux identiques à un même troi­sième sont identiques entre eux, précisément lorsqu’il y a entre le premier et le second terme une opposition de relation". L’exemple qu’il prenait est très simple : la route qui va de Thèbes à Athènes et celle qui va d’Athènes à Thèbes, c’est identiquement la même route. Mais si vous la considérez comme partant de Thèbes et arrivant à Athènes, vous ne pourrez pas dire que le départ à partir de Thèbes est identique à l’arrivée à Athènes. Il y a un terme d’où part la réa­lité, et un terme où elle aboutit, et le terme où elle aboutit est distinct du point d’où elle part. Donc, opposition de relation.

Ce type d’exemple que prenait Aristote dans l’ordre des choses visibles va pouvoir être transposé, en sorte que ces tout grands que sont saint Athanase puis les Pères cappadociens, saint Grégoire de Nazianze, saint Grégoire de Nysse et saint Basile, auront la réponse à donner aux Ariens : "O hommes très savants, leur dira saint Grégoire de Nazianze, le nom de Père n’est pas, comme vous le croyez, un nom d’essence, il désigne une relation : la relation du Père au Fils et du Fils au Père."

Si je disais : il y a trois Dieux et un Dieu ; ou bien : trois relations et une relation ; ou bien : trois Personnes et une Personne, ce serait dans chaque cas une contradiction. Or Dieu ne nous donnera jamais à accepter une contradiction. Mais je dis : il y a trois "Moi" qui possèdent ensemble la même essence, et ces trois sont opposés l’un à l’autre, d’une opposition de relation. Dans la Trinité il faut dire que le Père est autre que le Fils, le Fils autre que le Père, et l’Esprit saint autre que chacun des deux. Mais il ne faut pas dire que le Fils est une autre réalité que le Père, le Père une autre réalité que le Fils, et l’Esprit encore une autre réalité. En latin, il précise : il faut dire alius est Pater, alius est Filius, et non pas aliud est Pater, aliud Filius.

On peut reprendre maintenant l’image de saint Nicolas de Flüe, le cercle avec les trois points sur la circonférence. L’essence divine représentée par le cercle appartient totalement au Père, totalement au Fils, totalement à l’Esprit saint, sans être divisée. Le Père est toute l’essence divine comme la donnant au Fils, le Fils est toute l’essence divine comme la rece­vant du Père, et l’Esprit saint est toute l’essence divine reçue du Père et du Fils, et restituée intégrale­ment

Vous voyez ce mystère. Il peut arriver à chacun de nous de se heurter à quelque mystère de la vie chré­tienne, de cet ordre-là ou un autre, jusqu’à celui de la mort qui viendra à un moment donné. Toujours, vien­dront des moments où l’homme devra être brisé d’une manière ou d’une autre, pour être placé dans la situation de devoir faire acte d’acceptation. C’est ce qu’il y a de plus précieux au monde, c’est ce que j’appelle une démission de soi-même devant la gran­deur de Dieu. Même quand l’homme ne comprend pas, s’il accepte il sait que ce n’est pas à une contra­diction qu’il dit "oui". Mon Dieu, je remets mon intelligence... je remets ma vie entre vos mains.

(...)

« Seigneur notre Dieu, nous croyons en toi, Père, Fils et Esprit saint, car la Vérité n’eût pas dit : Allez, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit si tu n’étais pas Trinité. Seigneur, Dieu, tu n’aurais pas ordonné que nous fussions baptisés au nom de ce qui n’est pas le Seigneur Dieu. Nous sommes baptisés dans les trois Personnes, nous sommes baptisés dans un seul Dieu : Écoute, Israël, le Seigneur ton Dieu est un Dieu unique. » St Augustin.

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Raistlin
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Passage contredisant la Trinité ?

Message non lu par Raistlin » jeu. 08 mars 2007, 0:21

Bonjour,

Il y a un passage de la première épître de Paul aux Corinthiens qui me pose problème.

1 Corinthiens 11:3
"Je veux pourtant que vous sachiez ceci : le chef de tout homme, c'est le Christ; le chef de la femme, c'est l'homme; le chef du Christ, c'est Dieu."

Comment l'Eglise catholique comprend ce passage ? En effet, de prime abord, il semble contredire la Trinité.

Merci de vos réponses.

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Boris
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Message non lu par Boris » jeu. 08 mars 2007, 9:13

Le Fils est soumis au Père.

Il faut lire également Mt XXVI 42 : Pater, si non potest hic calix transíre, nisi bibam illum, fiat volúntas tua. (chant de communion du Dimanche de la passion)
et Phil II 8 : Christus factus est pro nobis obédiens usque ad mortem, mortem autem crucis. (graduel de la même messe = psaume entre les 2 lectures selon le Graduel Romain, c-à-d le répertoire officiel des chants de la Messe).

(traduction : Matthieu : Père, si il n'est pas possible que ce calic passe sans que je le boive, que ta volonté soit faite
Philippiens : Le Christ s'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort, et la mort sur une croix)

Mais il faut aussi replacer cela dans son contexte : chef ne veut pas forcément dire "petit chef" comme on en voit trop souvent dans les entreprises de nos jours. Je pense qu'il faut plutôt le comprendre comme personne à suivre :
- le chef de tout homme c'est le Christ : l'Homme doit donc suivre l'exemple du Christ dans sa vie : humilité, obéissance, charité envers Dieu et son prochain, ...
- le chef de la femme c'est l'homme : dans un couple, la femme prend rarement des décisions importante : ce n'est pas dans sa nature (ce n'est pas une quesion de compétences mais de "psychologie"). C'est à l'homme de le faire en concertation avec sa femme.
- le chef du Christ c'est Dieu : ... le Père ! N'oublions pas que le Christ est le Verbe de Dieu, c-à-d sa parole les mot de Dieu. Donc lorsque le Père parle , c'est le Christ qui agit. lors d'un WE d'initiation à la prière pour des enfants, les pères ont demandé aux enfants quel était la langue de Dieu : c''est une langue très simple puisqu'il n'y a qu'un seul mot : c'est Jésus ! Mais ce mot est si puissant qu'il est vivant.
Dernière modification par Boris le jeu. 08 mars 2007, 21:48, modifié 1 fois.
UdP,
Boris

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Message non lu par Raistlin » jeu. 08 mars 2007, 19:39

Merci pour votre réponse, elle est très enrichissante. :)

Bien à vous.

elimelec
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Re: La Sainte Trinité

Message non lu par elimelec » mer. 08 août 2007, 8:18

AAAAA!TTTTT! a écrit :Bonjour a tous , j'aimerais avoir votre avis sur l'interprétation de la trinité ...

Jésus est le fils de dieu , ou est -il a considérer comme dieu , qu'est ce que le saint esprit...

Que pensez vous des theses d'arius (église arienne ) ?

merci
La trinité en question

La trinité en question-préambule

La trinité en question-partie 1

La trinité en question-partie 2

La trinité en question-partie 3

La trinité en question-partie 4

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Re: La Sainte Trinité

Message non lu par Luc » dim. 07 oct. 2007, 22:19

AAAAA!TTTTT! a écrit : j'aimerais avoir votre avis sur l'interprétation de la trinité .
Bonjour

La Trinité c'est le mystère de Dieu en lui-même. Donc c'est pour nous un mystère de foi au sens le plus strict. C'est un de ces mystères cachès en Dieu, qui ne peuvent être connus s'ils ne sont révélès d'en haut (1)

(1) Premier Concile du Vatican, 3e session, 24 avril 1860, '' Constitution dogmatique sur la foi catholique'' Ch 4 (DS 3015)

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Christophe
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Re: La Très Sainte Trinité

Message non lu par Christophe » ven. 01 févr. 2008, 22:37

Le mystère de la Sainte Trinité est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne. Voici quelques paragraphes de l'Abrégé du Catéchisme sur ce sujet complexe :

44. Quel est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne?
Le mystère central de la foi et de la vie chrétienne est le mystère de la Sainte Trinité. Les chrétiens sont baptisés au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

45. Le mystère de la Sainte Trinité peut-il être connu par la seule raison humaine?
Dieu a laissé des traces de son être trinitaire dans la création et dans l’Ancien Testament; mais la profondeur de son Être comme Trinité sainte constitue un mystère inaccessible à la seule raison humaine, et même à la foi d’Israël, avant l’Incarnation du Fils de Dieu et l’envoi de l’Esprit Saint. Ce mystère a été révélé par Jésus Christ et il est à la source de tous les autres mystères.

46. Que Jésus Christ nous révèle-t-il du mystère du Père?
Jésus Christ nous révèle que Dieu est « Père », non seulement parce qu’il est le Créateur de l’univers et de l’homme, mais surtout parce qu’il engendre éternellement en son sein le Fils, qui est son Verbe, « reflet resplendissant de la gloire du Père, expression parfaite de sa substance » (He 1,3).

47. Qui est l’Esprit Saint, que Jésus Christ nous a révélé?
Il est la troisième Personne de la Sainte Trinité. Il est Dieu, uni au Père et au Fils, et égal à eux. Il « procède du Père » (Jn 15,26), qui, en tant que principe sans commencement, est l’origine de toute la vie trinitaire. Il procède aussi du Fils (Filioque), par le don éternel que le Père fait de lui au Fils. Envoyé par le Père et le Fils incarné, l’Esprit Saint conduit l’Église à la connaissance de « la Vérité tout entière » (Jn 16,13).

48. Comment l’Église exprime-t-elle sa foi trinitaire?
L’Église exprime sa foi trinitaire en confessant un seul Dieu en trois Personnes : Père, Fils et Esprit Saint. Les trois Personnes divines sont un seul Dieu, parce que chacune d’elles est identique à la plénitude de l’unique et indivisible nature divine. Elles sont réellement distinctes entre elles par les relations qui les mettent en rapport les unes avec les autres. Le Père engendre le Fils, le Fils est engendré par le Père, le Saint-Esprit procède du Père et du Fils.

49. Comment agissent les trois Personnes divines?
Inséparables dans leur unique nature, les Personnes divines sont aussi inséparables dans leur action. La Trinité a une seule et même opération. Mais dans l’unique action divine, chaque Personne est présente selon le mode qui lui est propre dans la Trinité.


:arrow: Compendium du Catéchisme de l'Église Catholique

Pour une présentation plus exhaustive, on pourra également se reporter au Catéchisme de l'Église catholique.

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« Tout ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites. » (Matthieu 25, 40)

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Abderrazaq
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Partage .

Message non lu par Abderrazaq » sam. 02 févr. 2008, 0:41

Que la paix soit avec vous .

Je voulais vous demandez est ce qu on peut avoir acces au debat du concil de nicee-constantinople (325 et 381) sur internet ?

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Arzur
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Re: Partage .

Message non lu par Arzur » sam. 02 févr. 2008, 3:00

Sainte Trinité


Bonsoir Abderrazaq, la Sainte Trinité n’est pas un concept évident à maîtriser. Dieu est un mystère et une vie sur terre est bien insuffisante pour pouvoir faire le tour du mystère divin.
Evangile selon Saint Mathieu, chapitre 11, verset 25 a écrit : En ce temps-là Jésus prit la parole et dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits.
Je vais essayer, de manière bien imparfaite, de puiser dans la Bible pour démontrer que la Trinité est le cœur des Ecritures Saintes.

Il est vrai que jamais il n’est dit dans la Bible que Jésus est Dieu, ou que Dieu soit Trinitaire, Père, Fils et Saint Esprit.

Mais est ce que tout être écrit directement pour faire comprendre le sens d’un message ?
On peut dire à une fille que l’on l’aime de bien de manière différente sans dire le terme fatidique : I love you. Pourtant le message peut être claire et sans équivoque.

Il en ait de même dans la Bible a propos de la Sainte Trinité.

Pour débuter notre étude bien imparfaite de la Bible, je vais commencer par le livre de la Genèse.
Livre de la Genèse, chapitre I, versets 26 et 27 a écrit : Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu'ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre. Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.
Dieu parle au pluriel. Faisons l'homme . Dieu est Dieu et Il est unique. Personne ne met cela en question, ni les Juifs, ni les chrétiens, ni les musulmans. Dieu est unique, pourtant Il dit dans la Genèse « Faisons l'homme.
On peut légitimement se poser des questions sur le sens de cette phrase. Pour les Juifs et les Chrétiens, Dieu Lui-même a inspiré ces textes sacrés, et cela en utilisant l’intelligence de l’homme. On peut rétorquer que ces textes ont été trafiqués, mais pourquoi donc les Juifs auraient ils mit cette phrase ambigui dans la Bible ?
Non cette phrase Faisons l'homme est bien le fruit de Dieu.

Continuons cette lecture de la Genèse, « Faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance » «à notre image, comme notre ressemblance ».
Dieu est donc à l’image de d’Homme. Comment Dieu peut Il être a l’image de l’Homme ?
Les Juifs, comme les musulmans il me semble, disent que Dieu ne peut être représenté. Pourtant Il dit créer l’Homme a son image, Dieu a donc une image, une image d’homme, un visage humain.

La livre de la Genèse ne nous dit pas que Jésus Christ est Dieu, mais néanmoins le rapprochement semble assez évidant.

Nous sommes tous enfants de Dieu, donc en quelque sorte ses fils. Pourtant le Nouveau Testament nous parle du fils unique de Dieu
Evangile selon Saint Jean, chapitre I, verset 18 a écrit : Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père, lui, l'a fait connaître.
Jésus est le Fils unique de Dieu, donc Jésus n’est pas un enfant de Dieu comme nous autres mortels, ou même comme les prophètes. Les prophètes, comme nous, ne peuvent pas être le fils unique de Dieu. Nous sommes tous fils de Dieu, pourtant Jésus est Fils unique de Dieu
Cela pose des questions, comment cela est il possible ? Dieu a un fils Unique. La Bible dit bien Unique

Jésus est donc au dessus de tout homme. Toujours dans le prologue de l’Evangile de Saint Jean, l’évangéliste nous dit de manière assez claire la divinité de Jésus.
Evangile selon Saint Jean, chapitre I, verset 1 à 3 a écrit : Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement avec Dieu. Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut.
Encore un passage très riche, que je ne fais qu’effleurer.

Le Verbe est Jésus, je ne vais pas prendre les passages qui expliquent cela, il suffit de continuer la lecture du prologue de l’Evangile.
Donc Jésus (le verbe) était Dieu C’est exprimé de manière très claire. La Bible et le Nouveau Testament ne laissent pas planer de doute là-dessus. Le prologue de Saint Jean est très clair, très explicite. Jésus étant le Verbe et le Verbe étant Dieu, Jésus est Dieu.

Comment Dieu unique peut Il être Père et fils ? Repensons à notre lecture du livre de la Genèse : Faisons l'homme à notre image .

Le Père et le Fils étaient bien à la création du monde, le Père et le Fils ont crée le monde. Or qui a crée le monde : Dieu !
Livre de la Genèse , chapitre I, verset 1 a écrit : Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre
Dieu seul a crée la terre et le ciel, rien d’autre. Pourtant un troisième larron vient faire son apparition !
Livre de la Genèse , chapitre I, verset 2 a écrit :Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux.
Un vent de Dieu ? Donc ce vent est Dieu ou du moins vient de Dieu.

Les chrétiens croient en l’Esprit Saint, ce Vent de Dieu. Les mots Saint Esprit et Esprit Saint sont cités 96 fois dans le Nouveau Testament. Et Jésus en parlant du Saint Esprit dira une phrase vraiment étonnante.
Evangile selon Saint Marc, chapitre III, versets 28 et 29 a écrit : En vérité, je vous le dis, tout sera remis aux enfants des hommes, les péchés et les blasphèmes tant qu'ils en auront proféré ; mais quiconque aura blasphémé contre l'Esprit Saint n'aura jamais de rémission : il est coupable d'une faute éternelle. »
Phase vraiment étonnante ! Qui peut être cet Esprit Saint ??
Aucun péché ne sera remis si on blasphème le Saint Esprit ! La notion de blasphème telle que définie par le dictionnaire Larousse est « une parole ou un discours qui insulte violemment la Divinité ».
La conclusion, aussi déroutante soit elle, nous fait dire, croire et proclamer que l’Esprit Saint est Dieu, tout comme Jésus est Dieu tout comme le Père qui est au cieux est Dieu.
Mais on pourrez rétorquer que certes, Dieu le Père est Dieu et Jésus est Dieu, mais le Saint Esprit serait uniquement un vent de Dieu, un allongement de Dieu le Père ou du Fils ou des deux à la foi. Mais pas une personne en tant que telle.

Pourtant :
Evangile selon Saint Mathieu, chapitre XXVIII, verset 19 a écrit :Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit
Jésus dit bien au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Les trois existent de manière indépendante, mais pourtant Ils ne font qu’Un : Dieu.

Image

Le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint Esprit est Dieu, mais le Père n’est pas le Fils, le Fils n’est pas l’Esprit Saint, l’Esprit Saint n’est pas le Père.


J’espère avoir été assez claire dans mon explication. Elle est très rapide, mais la lecture de la Bible donne une multitude d’autres signes de la Divinité du Père, du Christ et du Saint Esprit.

Après c’est une question de Foi, on peut croire ou ne pas croire ce que dit la Bible …


In Christo Jesu
+ Arzur


Ps : Désolé Abderrazaq je ne sais pas où on peut avoir accès aux débats du concile de Nicee-Constantinople.
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Re: Partage .

Message non lu par Abderrazaq » sam. 02 févr. 2008, 3:17

Que la paix soit avec vous .

Je vous remercie pour ces precisions .
je crois que j avais bien compris par consubstantiel .
Je suis en train je lire les 2 liens que m a donnés Christophe, et ensuite je passe a aristote et platon je vais devoir aller devaliser la biblio de la ville .
Ils vont encore me regarder comme un cinglé ...

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Re: La Très Sainte Trinité

Message non lu par Abderrazaq » sam. 02 févr. 2008, 3:21

le bon Seb a écrit :Bonjour à tous,

je viens de terminer la numérisation des 6 pages des Éléments de Doctrine Chrétienne (T. I) du Père François Varillon concernant le mystère de la Trinité. C'est, je trouve, pédagogique et bien expliqué.

Le document est au format odt (à ouvrir avec la suite bureautique libre et gratuite OpenOffice.org).

Bonne lecture !
Que la paix soit avec vous .

Ben la je crois que je vais en avoir pour un bon mois peut etre avec en plus aristote et platon . Je n avais jusqu ici qu effleurer leur ouvrage, cette fois je suis en pleins dedans .
Merci a tous ca fesais un bon moment je n avais plus trouver de nouvel lecture excitante spirituellement

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Message non lu par Sapin » sam. 02 févr. 2008, 4:03

Re-bonsoir YeuxOuvert,

Voici un lien intéressant sur le traité de la Trinité de saint Augustin:

http://peresdeleglise.free.fr/Augustin/trinite.htm

Je vous suggère de vous procurrer un dictionnaire ou lexique de la philosophie plutôt que de tout lire Platon et Aristote, ce qui deviendrait très laborieux à moins que vous développiez un grand intérêt pour ces auteurs. Un dictionnaire vous permettra de lire les définitions des conceptes et habituellement il réfère au philosophe en question et à l'ouvrage qui traite du sujet.

Pour répondre à votre question sur le concile de Nicée, un concile est un rassemblement de tous les évêques du monde, convoqué par le pape habituellement pour débattre et régler un problème doctrinal. Celui de Nicée a pour but de clarifier une fois pour toute la christologie, et en particulier la divinité du Christ (Christ = un être créé selon Arius, condamné par le concile). Symbole de Nicée : le Christ est consubstantiel, un en essence (homoousios) avec le Père. Ici vous devez comprendre les notions philosophiques de personne, essence, consubstantiel pour saisir ce qu'ils veulent dire. Ce concile se terminera à Constantinople en 381 par le Credo que nous récitons à la messe tous les dimanches. Voici un autre liens pour le Concile de Nicée en 325:

http://www.regard.eu.org/Archeologie/TX ... NOPLE.html
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Message non lu par Sapin » sam. 02 févr. 2008, 4:10

Maintenant j'essaie de trouver des références de Thomas d'Aquin sur la Trinité mais facile à comprendre pour un débutant, ce qui n'est pas facile à trouver. Thomas d'Aquin est plutôt très complexe à lire, il existe des forums spécialement dédiés à débattre de la pensée théologique et la philosophie de saint Thomas, ça vous montre à quel point il fut un théologien important pour le développement de la théologie catholique.
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