La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

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Arnaud Dumouch
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lupar Arnaud Dumouch » sam. 01 oct. 2016, 5:20

Ce n'est pas un proposition si nouvelle que cela. Elle a juste été oubliée à cause de la prééminence de l'école scolastique en Occident.

Des preuves :

- Pape Célestin Ier (428) : La miséricorde de Dieu s’étend jusqu’à l’heure de la mort
Petit texte intéressant du Denzinger:


Lettre Cuperemus quidem aux évêques des provinces de Vienne et de Narbonne, 26 juillet 428.

La réconciliation à l'heure de la mort

« Nous avons appris que la pénitence était refusée aux mourants, et que l'on ne répondait pas aux désirs de ceux qui, au moment de leur mort, désiraient qu'on vienne en aide à leur âme par ce remède. Nous restons horrifiés, nous l'avouons, devant l'impiété de ceux qui osent mettre en doute la bonté de Dieu. Comme si Dieu ne pouvait pas secourir tous les pécheurs qui se tournent vers lui, à n'importe quel moment, et comme s'il ne pouvait pas délivrer l'homme, chancelant sous le poids de ses péchés, du fardeau dont il souhaite être débarrassé. Je vous le demande : que signifie ceci, sinon apporter une nouvelle mort à celui qui va mourir et tuer son âme, en se comportant de telle sorte qu'elle ne puisse plus être purifiée ? Or Dieu est toujours disposé au pardon ; il invite à la pénitence et déclare : "Le pécheur, quel que soit le jour où il se sera converti, son péché ne lui sera plus imputé " Ez 33,16.... Puisque c'est Dieu qui sonde les coeurs, il ne faut refuser à aucun moment la pénitence à qui la demande.... »



- Saint Grégoire, pape et Docteur de l’Eglise (540-604) : Récit d’une NDE

Saint-Grégoire fait état en 590 dans ses Dialogues de visions rapportées par certains religieux à l'instant de trépasser ou de personnes ayant été tenues pour mortes :
« Ce vénérable prêtre, ayant vécu fort longtemps, tomba malade la 40ème année de sa promotion aux Ordres, et fut travaillé d'une violente fièvre qui le réduisit à l'extrémité (...). Il était tout épuisé de force et étendu sur son lit comme une personne morte. Il s'efforça de parler et dit d'un ton assez vigoureux : « Messieurs soyez les bienvenus. Quelle est votre bonté de vivifier ainsi votre petit serviteur ? Je m'en vais, je m'en vais, je vous rends grâce. » Comme il répétait toujours ces mots, ses amis qui l'assistaient lui demandèrent à qui il parlait. Il leur répondit avec étonnement : « Ne voyez-vous pas que les Saints Apôtres sont venus ici ? " Puis, s'étant de nouveau tourné vers ces saints, il dit : "Me voici, je viens, me voici, je viens" et, prononçant ces paroles, il rendit l'esprit. »

« Un soldat fut attaqué de la peste et réduit à l'extrémité. Il sortit de son corps qui resta mort et sans âme, mais il y rentra bientôt, et il raconta ce qui lui était arrivé. Il disait donc qu'il y avait un pont sous lequel passait un fleuve dont l'eau était noire et d'où s'élevait un nuage obscur d'une puanteur insupportable. Mais après que l'on avait passé le pont, l'on entrait dans des prairies bien vertes, riantes et ornées d'herbes et de fleurs d'une odeur fort agréable, où il paraissait de petites compagnies d'hommes vêtus de blanc. L'air y était rempli d'une senteur si douce que ceux qui s'y arrêtaient en étaient tout parfumés (...). Il y avait aussi diverses demeures pour chacun, qui étaient pleines d'une grande lumière, faites d'un assemblage de lames d'or. » »



- Saint Paschase Radbert (?-v. 849), moine bénédictin, le jour du Seigneur à l’heure de la mort


Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 11, 24 ; PL 120, 799 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 13).
« Tenez-vous donc prêts »
« Veillez, car vous ne savez ni le jour ni l'heure. » Bien que le Seigneur parle ainsi pour tous, il s'adresse à ses contemporains, comme dans beaucoup d'autres de ses discours qu'on lit dans l'Écriture. Pourtant, ces paroles concernent tous les hommes parce que, pour chacun d'eux, le dernier jour arrivera pour lui, ainsi que la fin de ce monde, le jour où il devra quitter cette vie. Il faut donc que chacun en sorte comme s'il devait être jugé ce jour-là. C'est pourquoi tout homme doit veiller à ne pas se laisser égarer, mais à rester vigilant, afin que le jour du Seigneur, quand il viendra, ne le prenne pas au dépourvu. Car celui que le dernier jour de sa vie trouvera sans préparation serait encore trouvé sans préparation au dernier jour du monde.




- Le pape Innocent III (1160-1216) : l’apparition glorieuse du Christ crucifié à l’heure de la mort


Lotario, de la famille des comtes de Segni, (Gavignano, 1160–Pérouse, 1216), élu pape le 8 janvier 1198 sous le nom d'Innocent III, est considéré comme le plus grand pape du Moyen Âge. Intellectuel et homme d'action, préoccupé de remplir au mieux sa fonction religieuse, il fut un chef à la décision rapide et autoritaire1. Il cherchera à exalter au mieux la justice et la puissance du Saint-Siège de façon à renforcer son autorité suprême, gage selon lui de la cohésion de la chrétienté.
Avant d’être pape et comme théologien privé, enseigne que « tout homme, bon ou mauvais, au moment de quitter cette terre et avant de paraître devant son juge, voit lui apparaître Notre Seigneur Jésus Christ crucifié. Le méchant voit le Christ pour sa confusion, afin qu’il rougisse de n’être pas racheté par le sang du Sauveur. Ses fautes exigent qu’il en soit ainsi. »
D’Innocent III, Le mépris du monde ou la misère de la condition humaine, Livre 3
Chapitre 43.
Au sujet de la venue du Christ au jour de la mort de chaque homme.

« Tant le bon que le méchant voit le Christ en croix, avant que l’âme ne sorte du corps. Le méchant le voit à sa confusion, pour rougir de ne pas avoir été racheté par le sang du Christ, comme sa faute l’exige. C’est pourquoi il est dit des méchants dans l’évangile : « Ils verront celui qu’ils ont transpercé » (Jn 19, 37), ce qui s'entend de la venue du Christ au jugement, et de sa venue au jour de la mort de chaque homme.
Le bon, lui, le voit pour son exultation. Et nous tirons cela des paroles de l’Apôtre qui dit : « Jusqu'à l’avènement de Notre Seigneur Jésus-Christ » (1Tm 6, 14), c’est-à-dire au jour de la mort, quand le Christ en croix apparaît tant aux bons qu’aux méchants ; et le Christ lui-même dit à propos de Jean l’évangéliste : « Si je veux que celui-ci demeure, jusqu’à ce que je vienne » (Jn 21, 22), c’est-à-dire « jusqu’à ce que je vienne à sa mort ».
De fait, nous lisons qu’il y a quatre venues du Christ : deux visibles et deux invisibles.
La première venue visible fut dans la chair, quand il est né de la Vierge ; la deuxième venue visible est au Jugement, quand il jugera les bons et les méchants, quand il mettra les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche.
La première venue invisible se fait dans l’esprit du juste par la grâce ; c’est pourquoi le Christ dit de l’homme juste : « Nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » (Jn 14, 23). Donc l’âme du juste est le siège et la demeure de Dieu, ainsi qu’il est écrit : « L’âme du juste est le trône de Dieu », parce que Dieu siège en lui par la grâce. La deuxième venue invisible est à la mort de chaque fidèle ; c’est pourquoi Jean, dans l’Apocalypse, désirant être libéré de la prison du corps, dit au Christ : « Viens, Seigneur Jésus » (Ap 22, 20), c’est-à-dire à ma mort ; c’est pourquoi on dit qu’au jour de sa mort, le Christ vint à sa rencontre. »
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lupar Cepora » sam. 01 oct. 2016, 17:02

Merci pour ces références Arnaud. Je présume que les recherches historiques sur le sujet doivent représenter une tâche immense, elles méritent l'attention et sont dignes d'intérêt, nonobstant opposition ou adhésion à votre proposition. Le problème est que, justement, cette proposition ne fut pas continûment enseignée. Il y a quand même, me semble-t-il, incompatibilité avec la doctrine qui insiste sur l'immédiateté de la descente de l'âme en état de péché mortel.

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Arnaud Dumouch
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Message non lupar Arnaud Dumouch » sam. 01 oct. 2016, 17:11

En fait il y a juste rupture avec la synthèse THOMISTE (saint Thomas d'Aquin) sur ce point.
Car saint Thomas considère la mort comme un instant où il ne se passe rien.

Sainte Faustine considère la mort comme UN PASSAGE où la grâce du Christ paraît et est proposé.

Les deux théories sont donc conformes au dogme (Constitution Benedictus Deus) puisque, APRES LA MORT, dans les deux cas, l'âme est déterminée définitivement dans son choix définitif.



J'ai cependant une magnifique nouvelle : le pape Benoît XVI partage, à titre privé, la pensée de sainte Faustine. Il n'a pas voulu en faire un dogme mais, humblement, il l'a proposée à la réflexion de l'Eglise dans Spe Salvi 47. Voici le texte :


- Pape Benoît XVI, décembre 2007 encyclique « Spe Salvi, 47 ».
« 47. Certains théologiens récents sont de l'avis que le feu qui brûle et en même temps sauve est le Christ lui-même, le Juge et Sauveur. La rencontre avec le Christ est l'acte décisif du Jugement. Devant son regard s'évanouit toute fausseté. C'est la rencontre avec Lui qui, nous brûlant, nous transforme et nous libère pour nous faire devenir vraiment nous-mêmes. Les choses édifiées durant la vie peuvent alors se révéler paille sèche, vantardise vide et s'écrouler. Mais dans la souffrance de cette rencontre, où l'impur et le malsain de notre être nous apparaissent évidents, se trouve le salut. Le regard du Christ, le battement de son cœur nous guérissent grâce à une transformation certainement douloureuse, comme « par le feu ». Cependant, c'est une heureuse souffrance, dans laquelle le saint pouvoir de son amour nous pénètre comme une flamme, nous permettant à la fin d'être totalement nous-mêmes et avec cela totalement de Dieu. Ainsi se rend évidente aussi la compénétration de la justice et de la grâce: notre façon de vivre n'est pas insignifiante, mais notre saleté ne nous tache pas éternellement, si du moins nous sommes demeurés tendus vers le Christ, vers la vérité et vers l'amour. En fin de compte, cette saleté a déjà été brûlée dans la Passion du Christ. Au moment du Jugement, nous expérimentons et nous accueillons cette domination de son amour sur tout le mal dans le monde et en nous. La souffrance de l'amour devient notre salut et notre joie. Il est clair que la « durée » de cette brûlure qui transforme, nous ne pouvons la calculer avec les mesures chronométriques de ce monde. Le « moment » transformant de cette rencontre échappe au chronométrage terrestre – c'est le temps du cœur, le temps du « passage » à la communion avec Dieu dans le Corps du Christ.[39] Le Jugement de Dieu est espérance, aussi bien parce qu'il est justice que parce qu'il est grâce. S'il était seulement grâce qui rend insignifiant tout ce qui est terrestre, Dieu resterait pour nous un débiteur de la réponse à la question concernant la justice – question décisive pour nous face à l'histoire et face à Dieu lui-même. S'il était pure justice, il pourrait être à la fin pour nous tous seulement un motif de peur. L'incarnation de Dieu dans le Christ a tellement lié l'une à l'autre – justice et grâce – que la justice est établie avec fermeté: nous attendons tous notre salut « dans la crainte de Dieu et en tremblant » (Ph 2, 12). Malgré cela, la grâce nous permet à tous d'espérer et d'aller pleins de confiance à la rencontre du Juge que nous connaissons comme notre « avocat » (parakletos) (cf. 1 Jn 2, 1). »
http://www.ktotv.com/videos-chretiennes ... e/00059302[/quote]
Je mets ici une retranscription de ses dires :
« Sainteté, Dans le Credo, on dit que Jésus est descendu aux enfers après sa mort. Pouvons-nous penser que nous le verrons-nous aussi après la mort et avant de monter au Ciel ?
- Tout d’abord, cette descente de l’âme de Jésus aux enfers ne doit pas être imaginée comme un voyage géographique local. C’est un voyage de l’âme. Nous ne devons pas oublier que l’âme de Jésus touche toujours le Père mais que, en même temps, cette âme humaine touche jusqu’aux dernières frontières de l’être humain. C’est pourquoi elle va en profondeur vers tous les égarées, vers tous ceux qui ne sont pas arrivés au but de leur vie, et jusqu’aux hommes du passé. Cette descente de Jésus aux enfers indique que même le passé est rejoint par Jésus. Il embrasse le passé et tous les hommes de tous les temps. Les Pères disent avec une image très belle que Jésus prend Adam et Eve par la main, c'est-à-dire l’humanité et la guide vers le haut. Il crée ainsi l’accès à Dieu parce que l’homme ne peut atteindre la hauteur de Dieu par lui-même. Il prend l’homme par la main et ouvre ainsi l’accès au Ciel. C’est pourquoi cette descente de Jésus aux enfers, c’est-à-dire dans les profondeurs de l’être humain, dans les profondeurs du passé de l’humanité, vers les hommes du passé est une partie essentielle de sa mission de rédempteur.
Cette descente de Jésus aux enfers des anciens ne s’applique pas à nous. Notre vie est différente. Nous avons déjà été racheté par le Seigneur. Pourtant nous verrons le visage du juge, de Jésus, à l’heure de notre mort. Et son regard sera purifiant car je pense que tous, plus ou moins, nous avons besoin de purification. Cette purification venant de son regard nous purifiera d’abord puis nous rendra capable de vivre avec Dieu et avec les saints, mais aussi en communion avec les personnes que nous aimons et qui nous ont précédé. »

Les choses se précisent. Benoît XVI semble prendre fait et cause pour ce qu'il présentait comme une simple hypothèse de théologiens récents dans Spe Salvi 47.
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lupar Cepora » sam. 01 oct. 2016, 17:32

Arnaud, l'extrait de l'encyclique que vous citez ne confirme pas votre thèse. Le feu brûlant dont il est question, c'est la divinité du Christ et non pas son humanité. Ce feu nous transforme jusqu'à ce que nous soyons capables de Dieu, capax Dei, comme précisé dans le paragraphe 46.

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Message non lupar Arnaud Dumouch » sam. 01 oct. 2016, 17:47

Où voyez vous que c'est la divinité du Christ face à face ?

Le pape parle "du regard Christ, des battement de son cœur". Ca c'est son Humanité sainte et glorieuse.

D'autre part, l'Eglise catholique a condamné comme hérétique au Moyen âge l'idée du Théologien Anglais Wikliff qui parlait d'un moment de Vision béatifique à l'heure de la mort : "Toute homme a un moment de claire vision de Dieu à l'heure de la mort" >>> Proposition condamnée.
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lupar Cepora » sam. 01 oct. 2016, 17:57

Si nous passons par le feu cela veut dire que nous n'avons pas une claire vision de Dieu ! Avoir une claire vision de Dieu c'est être capable de Dieu.

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Message non lupar Arnaud Dumouch » sam. 01 oct. 2016, 18:03

C'est une claire Vision de l'humanité glorieuse du Christ et dans son regard, nous devinons sa divinité selon cette parole de Jésus : "Qui m'a vu a vu le Père".
Arnaud

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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lupar Cepora » sam. 01 oct. 2016, 19:20

Nous ne devinerons pas la divinité, nous y serons directement confrontés.

Notre Dieu est un feu dévorant (Héb 12,29).

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Message non lupar Arnaud Dumouch » sam. 01 oct. 2016, 19:29

Oui, nous verrons l'Essence de Dieu face à face. Mais plus tard, après nos dernières purifications (purgatoire), lors de notre entrée dans la Vision béatifique.

Avant c'est impossible pour deux raisons :

1° Nul ne peut voir Dieu sans être mort à soi-même.
2° Si nous voyons Dieu, dont l'Essence est identique à la béatitude, nous ne pourrions le rejeter librement. On ne peut rejeter la béatitude.
Arnaud

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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lupar Cepora » sam. 01 oct. 2016, 19:37

Arnaud Dumouch a écrit :Oui, nous verrons l'Essence de Dieu face à face. Mais plus tard, après nos dernières purifications (purgatoire), lors de notre entrée dans la Vision béatifique.
En quoi est-ce contradictoire avec ce que j'ai dit ?

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Message non lupar Arnaud Dumouch » sam. 01 oct. 2016, 20:12

J'essaye de vous montrer que nous verrons Dieu par la médiation de l'humanité glorieuse de Jésus à l'heure de la mort.

Mais nous ne verrons l'Essence divine de Jésus, face à face et sans intermédiaire de son humanité sainte, lors de notre entrée dans la Vision béatifique.
Arnaud

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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lupar Cepora » sam. 01 oct. 2016, 20:50

Merci Arnaud pour cet enrichissant débat.

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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lupar PaxetBonum » ven. 16 déc. 2016, 9:39

Je ne partage pas toutes les visions de M Dumouch, mais je viens d'apprendre ce qui lui est arrivé et voulais vous en faire part : (information à contrôler)



Alors que la liberté d’expression vient d’être supprimée en France concernant l’avortement ; alors que la Belgique croule sous les lois mortifères du type «euthanasie pour tous», monseigneur Léonard revient courageusement sur ces sujets dits « sociétaux » dans un livre récent publié aux Editions du CEP : « Un évêque dans le siècle » [avec Drieu Godefridi] et qu’il est bon de lire en cette période de l’Avent.

Dans ce livre sous forme d’entretien, l’ancien archevêque de Bruxelles plaide pour une relance du débat sur l’avortement, sur l’euthanasie et sur le «mariage» gay, ce qui risque d’énerver quelque peu certains clercs et laïcs catholiques sociétalistes [englués dans l’esprit du monde] du Royaume de Belgique.

Mgr Léonard, par exemple, déclare qu’il faut débattre à nouveau sur l’avortement « car sinon il va être uniquement un fait enregistré, faisant partie des mœurs et qu’on ne remettra plus jamais en question ». Il rappelle également que sa présence à de nombreuses marches pour la vie avait pour objectif de « participer à un réveil ou à un maintien en éveil des consciences ». Mais il va plus loin encore et avoue, à propos de la contraception, la crainte de sa banalisation : « La mentalité contraceptive généralisée encourage une mentalité abortive ».

Je soutien Mgr Léonard, le professeur Arnaud Dumouch

http://www.citizengo.org/fr/sc/39560-so ... ud-dumouch

Concernant l’euthanasie dont la Belgique se trouve être, si l’on peut dire, un pionnier en la matière, monseigneur Léonard affirme qu’elle « touche toute une profession qui doit relativiser son serment d’Hippocrate ». Et il poursuit en déclarant ceci : « Ce qu’on présente comme une décision purement personnelle au nom de la liberté de l’individu est en fait une décision qui a une influence profonde et déterminante sur l’ensemble de la société ».

Il déplore qu’en Belgique, on ne se mobilise pas assez « pour dire non à des prétendues avancées qui sont des retours en arrière et une rétrogradation par rapport à la solidarité qui doit lier les membres d’une société ».

Ce livre, au fond, est celui d’un témoin de la vérité. Peut-être souhaite-t-il rappeler à ses successeurs la mission qui est la leur : annoncer le Christ à temps et contretemps. Défendre la vie, la famille et la vérité.

Je soutien Mgr Léonard et le professeur Arnaud Dumouch.

http://www.citizengo.org/fr/sc/39560-so ... ud-dumouch

Il faut dire que depuis son départ, d’aucun, au sein même de l’Eglise institutionnelle, se sont employés à détricoter ce que monseigneur Léonard avait construit, année après année. Ainsi Arnaud Dumouch, professeur de religion à l’Institut Saint Joseph de Châtelet et recteur de l’Institut Docteur Angélique a-t-il été la première victime de quelques clercs « progressistes ».

Monsieur Dumouch, 52 ans et père de famille, s’est vu retirer, le 14 décembre 2015, son visa ecclésiastique pour cause d'un trop grand respect du dogme catholique romain. Cela peut paraitre invraisemblable mais cela est ainsi. Au Royaume de Belgique, certains prêtres n’aiment pas les catholiques. Dans cette affaire, le droit canonique n’a pas été respecté et la vérité encore moins (mais qu’est-ce que la vérité, répondront sans doute ceux qui sont à l’origine du scandale ?).

Il est vrai que tant que monseigneur Léonard était primat de Belgique, Monsieur Dumouch ne risquait rien. Et ces ecclésiastiques revanchards, ont perpétré leur méfait dès le lendemain du départ en retraite de l’archevêque. C’est juste diabolique !

Je soutien Mgr Léonard et le professeur Arnaud Dumouch

http://www.citizengo.org/fr/sc/39560-so ... ud-dumouch

Cela s’est déroulé, en Belgique, au sein même de l’Eglise catholique (institutionnelle).

Et depuis, Monsieur Dumouch est sans emploi. Et sans revenu.

Et depuis, monseigneur Léonard a trouvé refuge en France, près de Gap, comme chapelain du Sanctuaire de Notre-Dame du Laus.

Et en Belgique, dans certains bureaux ecclésiastiques, on attend que le temps fasse son œuvre afin que tous oublient.

Et en fait, c’est raté…

Merci pour votre soutien et bien amicalement,

Stéphane Duté et toute l’équipe de CitizenGO

Cette pétition de soutien sera remise à monseigneur Léonard et à Arnaud Dumouch. Elle sera également remise à monseigneur Mgr Guy Harpigny, évêque de Tournai, diocèse dont dépend Arnaud Dumouch.

PS : vous pouvez soutenir le professeur Arnaud Dumouch et son Institut en cliquant sur le lien ci-dessous. http://docteurangelique.free.fr/institu ... lique.html

A propos de monseigneur Léonard :

http://www.levif.be/actualite/belgique/ ... 65743.html

https://www.contrepoints.org/2016/10/18 ... -enseigner

A propos d’Arnaud Dumouch :

http://www.mauvaisenouvelle.fr/?article ... gique--752

http://belgicatho.hautetfort.com/archiv ... 44399.html
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lupar LXX » jeu. 19 janv. 2017, 8:13

Je suis agréablement surpris de vous retrouver ici défendant votre thèse Monsieur Dumouch ! :D

Pour les quelques chrétiens que je côtoie vous tenez des propos hétérodoxes. J'évite donc de trop regarder vos vidéos, n'ayant absolument pas le bagage théologique pour filtrer les informations. :( Ce sentiment s'est renforcé en moi quand j'ai vu les quelques réponses que l'Abbé Pages vous a adressé, sur la question du salut notamment.

C'est pourquoi même si ce sentiment peine à partir, ça me fait plaisir de vous voir exposant votre avis avec force et argumentation. J'aurais du me douter que vous ne vous basiez pas que sur du vent, que vous ayez ou non raison. :zut:

Même si votre avis me plait en soit, il prends quand même à rebrousse poil pas mal de siècle de compréhension traditionnelle il me semble ? Vous rejetez même le point de vue "thomiste", pourtant largement validé par l'Eglise à travers les siècles, sur la base de votre compréhension de quelques lignes de Sainte Faustine si j'ai bien compris ?
N'est-ce pas là un risque inutile au vu des possibles conséquences si vous vous trompiez ? Ma question est sincère, j'y connais rien loin de moi l'idée de vous attaquer.

Dieu vous bénisse.
Πιστεύω εἰς ἕνα Θεόν, Πατέρα, Παντοκράτορα, ποιητὴν οὐρανοῦ καὶ γῆς, ὁρατῶν τε πάντων καὶ ἀοράτων.
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Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?

Message non lupar Arnaud Dumouch » jeu. 19 janv. 2017, 19:05

Cher ami, C'est en se fondant sur la totalité du dogme que, sur un point précis, on ne peut plus suivre saint Thomas d'Aquin.

Saint Thomas ne connaissait pas encore le seul dogme à forme solennelle présent dans le Concile Vatican II : "Nous devons tenir que Dieu propose son salut A TOUT HOMME, par un moyen connu de lui".

C'est un point qui met une lumière vivre et s'ajoute à tous les autres dogmes sur le salut définis depuis 2000 ans.

cela donne cela : Si vous voulez bien prendre la temps, nous en discuterons.

Cette démonstration théologique part de 5 dogmes de la foi et d’une constatation expérimentale :


Premier dogme: la CHARITE seule (une amitié réciproque avec Dieu, autrement appelée FOI VIVIFIEE PAR LA CHARITE) ouvre le Ciel. Elle est le SALUT, la JUSTIFICATION, la source des MERITES. (Concile de Trente, chapitres 4 à 7 de la 6ème session).

La FOI (au sens confiance en Dieu et croyance en des vérités) est présupposée au salut, à titre de DISPOSITION, comme la connaissance et la confiance en l'ami est une DISPOSITION à l’amitié (Concile de Trente, chapitres 4 à 7 de la 6ème session, réponse à Luther).

Il est nécessaire, pour être sauvé, d'avoir LA FOI EXPLICITE au Christ et à son Evangile, au salut proposé (pour la même raison, la charité, étant une amitié, il faut connaître le coeur de l'ami). Voir les dogmes multiples dont le Symbole « Quicumque » (Dz 75)

Dieu propose A TOUS le salut (ce qui ne veut pas dire que tous l’acceptent). (rappelé solennellement par Vatican II: “Puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit Saint offre à tous, d'une façon que Dieu seul connaît, la possibilité d'être associé au mystère pascal” (GS n° 22, 5, trad. officielle).


AUSSITÔT APRÈS LA MORT, l’âme en état de mort spirituelle est séparée de Dieu pour l’éternité (Benoît XII, Constitution Benedictus Deus du 29 janvier 1336; Dumeige p. 510.)


Seul le péché contre l’Esprit Saint (péché mortel lucide, volontaire, sans faiblesse) n'est jamais pardonné ni en ce monde ni dans l'autre (ceci n'est pas dogmatique mais scripturaire) : « Matthieu 12, 31 Aussi je vous le dis, tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera pas remis. Et quiconque aura dit une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera remis; mais quiconque aura parlé contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera remis ni en ce monde ni dans l'autre. » [/quote]


Ajoutons, la constatation observable suivante : Nous
constatons que beaucoup d’hommes ne se voient pas proposé ce salut par la charité, bien que la grâce de Dieu les attire.
C’est ce que montre saint Paul ici :
“Romains 10, 13 En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
Romains 10, 14 Mais comment l'invoquer sans d'abord croire en lui? Et comment croire sans d'abord l'entendre? Et comment entendre sans que quelqu’un l’ait prêché? “

J’en tire la conclusión suivante : Puisque cette possibilité d’aimer Dieu de charité n’est pas proposé à tous en ce que nous voyons de leur vie, c’est qu’elle est nécessairement proposée dans ce que nous ne voyons pas de la vie à savoir l’heure de la mort, le passage entre ce monde et l’autre. Ainsi se réalise au sens eschatologique cette prophétie d’Isaïe :
“Matthieu 4, 14 pour que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète (8, 23) : Terre de Zabulon et terre de Nephtali, Route de la mer, Pays de Transjordane, Galilée des nations! Le peuple qui demeurait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; sur ceux qui demeuraient dans la région sombre de la mort, une lumière s'est levée. Dès lors Jésus se mit à prêcher et à dire : "Repentez-vous, car le Royaume des Cieux est tout proche."
Le plus simple est que cela se fasse par le Christ lui-même accompagné de l'Eglise du Ciel :
Matthieu 24, 14 "Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera proclamée dans le monde entier, en témoignage à la face de toutes les nations. Et alors viendra la fin.
Il se peut que vous ayez une solution meilleure ?
Arnaud


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