Le bon Samaritain

« Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. » (Lc 24.45)
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Carolus
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Re: Le bon Samaritain

Message non lu par Carolus » mar. 29 oct. 2019, 21:36

Suroît a écrit :
mar. 29 oct. 2019, 20:56
Suroît :
Bonjour
Bonjour, cher Suroît. :)
Suroît a écrit :
mar. 29 oct. 2019, 20:56
Suroît :

Jésus demande à la fin de "faire de même", ce qui semble indiquer que ça dépend de la volonté.
[...]
Qu'en pensez-vous?
Il s'agit d'un commandement de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, n'est-ce pas ? :oui:
CEC 1878 L’amour du prochain est inséparable de l’amour pour Dieu.
L'obéissance est une question de volonté.

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peter
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Re: Le bon Samaritain

Message non lu par peter » mer. 30 oct. 2019, 0:03

Attention à vos erreurs d'interprétation!!!

Dans ce texte mon prochain est pour Jésus celui qui me vient en aide. Le prêtre et le lévite ne sont pas le prochain de l'homme mourant!!! L'homme mourant n'est pas le prochain ici puisque ce n'est pas lui qui vient en aide au samaritain mais c'est l'inverse. C'est peut-être un ennemi qu'on ne va pas laisser mourir parce que Jésus appelle ses disciples à être miséricordieux puisque Dieu est miséricordieux.

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peter
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Re: Le bon Samaritain

Message non lu par peter » mer. 30 oct. 2019, 2:13

Suroît a écrit :
mer. 30 oct. 2019, 1:48
Oui, j'ai bien compris que le prochain est le bon samaritain (c'est pourquoi il est dit "bon" d'ailleurs). Mais si ce qui me fait devenir le prochain de cet homme blessé, c'est ce sentiment de pitié, alors un problème se pose : est-ce que cela dépend de notre volonté? Comment Jésus peut-il demander de faire de même? Y-a-t-il une éducation à la pitié? Peut-on reprocher aux deux autres de ne pas avoir été "saisis dans leurs entrailles"?
Cela s'apprend puisque Jésus l'enseigne.
Petite précision : moi, quand je deviens le prochain d'autrui, alors autrui devient mon prochain. Le bon samaritain est le prochain, ce qui fait que cet homme blessé devient son prochain, qu'il aime et secours. Il s'agit d'une relation, donc les deux sont impliqués, et l'un est le prochain au sens actif (il s'approche de...), tandis que le blessé est le prochain au sens passif (il est approché par...).
C'est peut-être là qu'il y a eu un malentendu. Merci de me permettre de le corriger si ce n'était pas clair dans mon premier message.
Ce n'est pas ce que dit Jésus. Il n'y a pas de prochain passif dans ce texte. Je peux venir en aide à mon ennemi, en cela je suis son prochain mais mon ennemi peut continuer à me haïr et me vouloir du mal s'il est dans un endoctrinement diabolique qui fait qu'il est dans un aveuglement mortel.

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Re: Le bon Samaritain

Message non lu par peter » mer. 30 oct. 2019, 2:44

Suroît a écrit :
mer. 30 oct. 2019, 2:25
Evidemment, dans le cas de l'ennemi. Mais il n'est pas question d'ennemi dans la parabole du bon samaritain.
Le deuxième commandement de Jésus est : aime ton prochain (sens passif). Comment? En devenant son prochain (sens actif). C'est ce que fait le bon samaritain ici. Donc le blessé devient son prochain.
Mais où voyez vous un prochain passif dans ce texte??? qu'est-ce qui vous autorise à rajouter sens passif sens actif là où il ne figure pas???

A la question qui est mon prochain Jésus répond celui qui te viens en aide. Je viens en aide à un homme qui peut donc être mon ennemi je suis donc son prochain; mais si vous en déduisez qu'il est votre prochain alors c'est de la surinterprétation au minimum; Et le problème c'est que dans la réalité cet homme que vous aidez est prêt à vous rendre le mal pour le bien que vous lui aurez fait. Et là si vous pensez que c'est votre prochain c'est que vous vivez dans les illusions qui conduisent à la perte de foi puisque l'enseignement est en discordance avec le réel.

pierrot2
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Re: Le bon Samaritain

Message non lu par pierrot2 » mer. 30 oct. 2019, 7:12

Suroît a écrit :
mar. 29 oct. 2019, 20:56
J'ai l'impression quant à moi que c'est plus compliqué que ça, et que ces catégories ne décrivent pas vraiment ce qu'essaie de dire Jésus dans cette parabole.

Qu'en pensez-vous?
Bonjour Suroît, Bonjour Peter
Peter met en relief un détail qui m'avait échappé jusqu'ici: Et c'est autant l'identité du prochain qui est peut-être l'angle sous lequel se questionner, que la disposition extérieure de celui-ci: En effet, il s'agit pour Jésus de "se montrer" le prochain de l'autre. C'est en "se montrant" prochain qu'on le devient! Mais comme vous dites, la disposition intérieure entre également en compte (il fut pris de pitié).
Pour avoir déjà été témoin de réactions comme celles du prêtre ou du lévite (sans doute Jésus souligne-t-il aussi que les cordonniers sont les plus mal chaussés : le prêtre devrait se sentir plus concerné par la pitié que le samaritain/le lévite, instruit de la loi, serait peut-être la personne qui devrait se sentir suffisament concernée pour oser, comme vous le dites: "arriver près de lui", plus que le samaritain. Il y a peut-être une satire de Jésus sur les conséquences déresponsabilisantes de l'attribution de fonction socialement honorables, exclusivement aux membres d'une seule tribu, ces fonctions honorables dérivant en fonctions honorifiques et stériles) , je propose ce qui suit:
Le samaritain est coutumier de la marginalisation, et s'occuper du blessé ne le rendra pas davantage marginal. Il laisse libre cours à sa pitié, là où prêtre et lévite la répriment, restant hautainement distants, car ils sont loin de leur zone de confort habituelle dans ces situations qu'ils ont coutume d'éviter. Le samaritain a cette capacité à rejoindre le blessé dans sa marginalisation, car la marginalité lui est familière, ce qu'elle n'est pas pour prêtre et lévite; Ceci pour l'aspect intérieur de la parabole..Pour l'aspect extérieur, le samaritain , le prêtre, le lévite joignent le geste à la pensée, et "se montrent" respectivement un prochain, et des individualistes, c'est à dire tout sauf des prochains
Dernière modification par pierrot2 le mer. 30 oct. 2019, 11:36, modifié 1 fois.

cmoi
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Re: Le bon Samaritain

Message non lu par cmoi » mer. 30 oct. 2019, 10:32

Il me semble que vous vous approchez ici collégialement de la même idée, qui est que nos sentiments sont des moteurs pour nos actions, ou plutôt le carburant (si le moteur est la foi), et que ce n'est pas "sur le moment" qu'il faut se les donner, c'est trop tard (cf. parabole des vierges folles/sages)i, quand on sait qu'il en faudrait tel et tel, mais par avance et par un travail de remplissage qui suppose aussi de choisir le bon carburant et le bon réservoir. D'être "ouvert" "aware" comme disait....
C'était là le sens du mot conversion, mais tellement galvaudé. La disposition du cœur dépend certes des circonstances, mais aussi de nous, de qui nous sommes, de notre ouverture à la vie et aux autres, de ce en quoi nous aurons chassé "le vieil homme" en nous.

Mais il y aura presque toujours d'autres chances : il faut savoir s'éprouver et de quoi nous sommes capables (humilité), ne pas chercher sur le coup à en faire plus que ce pour quoi nous avons assez de carburant. Il n'y a pas de jugement de ceux qui ont "échoué" à l'être... cette fois là.
du moins pas parce qu'ils ont échoué, mais à force d'exemples et de scènes de vie, de ceux qui se seront rendus inaptes à le devenir, ... je n'en dirai pas autant !
Ce que personnellement je trouve de plus beau dans cette parabole, c'est la provision laissée pour les soins futurs, et la promesse de revenir si elle s'avérera insuffisante...

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Sam D.
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Re: Le bon Samaritain

Message non lu par Sam D. » mer. 30 oct. 2019, 12:19

Bonjour,

Suroît (et d'autres), il me semble que vous cherchez un peu loin.

Le but de cet épisode (parallèlement à plusieurs autres : "sépulcres blanchis", "extérieur du plat",etc.) me semble simplement de décrier la stérilité, le cœur sec des Pharisiens et autres, élite du peuple jadis élu mais confits dans l'auto-satisfaction et dont la religiosité par trop extérieure ne se corrèle plus avec la moindre empathie, et qui ne véhiculent plus une foi à même de "nourrir" (figuier sans fruits, "ils n'ont plus de vin", etc.). Cette attitude en bout de course trouve ici son nadir avec une pesée des intérêts pervertie qui conduit les clercs à privilégier le respect de l'interdit du sang (dont le contact les aurait rendus soit-disant impurs) au détriment d'un mouvement qui aurait dû être spontané pour le prochain, et dont d'autres peuples sont capables nonobstant le mépris dont ils sont l'objet (d'où la conséquence selon l'Evangile du jour, Lc 13, 30 : "Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers.")

Et Jésus de faire "accoucher" son interlocuteur, un Juif, du mot-clé de toute l'histoire : miséricorde.

La Rochefoucauld constate ironiquement : "Nous avons tous assez de force pour supporter les maux d'autrui" ; c'est vrai à des degrés divers d'un individu à l'autre, certes. Mais le fait est que le monde se porterait mieux si nous n'avions pas tant de cette pseudo-force, autrement dit, si nous étions plus attentifs aux maux d'autrui, ne serait-ce qu'en se mettant "à la place de" pour apprécier les situations que nous rencontrons.
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Re: Le bon Samaritain

Message non lu par Sam D. » mer. 30 oct. 2019, 22:13

Bonsoir! Je comprends votre questionnement.
Car la pitié ne se commande pas en un claquement de doigts. De même que le "commandement d'amour", qu'il faut bien comprendre à mon avis, car commander d'aimer, c'est particulier tout de même.
Spontanément, je vous répondrais par Catherine de Sienne, qui dit (ou rapporte) : "Fais-toi capacité, et je me ferai torrent". Il s'agit moins de se faire pas ses propres forces un hercule de la foi, mais de laisser Dieu agir en nous, d'être dans le "fiat", dans l'abandon confiant.

Plus immédiatement saisissable peut-être, et d'un autre auteur, dont je n'ai hélas pas relevé le nom : "La charité, parfois ce n'est pas partager ce que l'on a, mais ce que l'autre n'a pas". Il fallait y penser ! puisque maintes situation n'appellent en effet pas un soulagement par un don tangible ou une prestation. Exemple : on est un peu mal embouché avec vous. A priori, difficile d'appliquer ici une charité, au plus on aurait l'idée de rester calme et souriant pour ne pas entrer dans le jeu de l'autre, mais avec le risque néanmoins de ruminer toute la journée ces 15 secondes où d'une certaine manière, vous avez été lésé : vous restez dans une vision des choses où vous êtes créancier et l'autre débiteur. Et ainsi de suite à chaque fois jusqu'à ce que l'aigreur se fasse sensible devant tant de "dettes" jamais remboursées. Au contraire, en me disant que je peux aborder le personnage mal embouché comme "un pauvre" (restant par ailleurs bien conscient que j'en suis un autre) duquel je prends ma part de carences et de pauvreté, il ne s'établit pas cette relation débiteur/créancier si dévastatrice. Je laisse Dieu agir, je fais acte de charité, j'évite bien des jugements, je me grandis à mes yeux et peux en rendre grâce ! Je n'aime pas l'autre car aimable, mais tâche autant que possible de le regarder avec les yeux du Christ, qui sait que sa méchanceté est avant tout une pauvreté, et lui accorde la même miséricorde que j'espère pour mon propre compte.

"Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. » Luc 6,30
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Re: Le bon Samaritain

Message non lu par pierrot2 » jeu. 31 oct. 2019, 0:20

Sam D. a écrit :
mer. 30 oct. 2019, 22:13
Plus immédiatement saisissable peut-être, et d'un autre auteur, dont je n'ai hélas pas relevé le nom : "La charité, parfois ce n'est pas partager ce que l'on a, mais ce que l'autre n'a pas". Il fallait y penser ! puisque maintes situation n'appellent en effet pas un soulagement par un don tangible ou une prestation. Exemple : on est un peu mal embouché avec vous. A priori, difficile d'appliquer ici une charité, au plus on aurait l'idée de rester calme et souriant pour ne pas entrer dans le jeu de l'autre, mais avec le risque néanmoins de ruminer toute la journée ces 15 secondes où d'une certaine manière, vous avez été lésé : vous restez dans une vision des choses où vous êtes créancier et l'autre débiteur. Et ainsi de suite à chaque fois jusqu'à ce que l'aigreur se fasse sensible devant tant de "dettes" jamais remboursées. Au contraire, en me disant que je peux aborder le personnage mal embouché comme "un pauvre" (restant par ailleurs bien conscient que j'en suis un autre) duquel je prends ma part de carences et de pauvreté, il ne s'établit pas cette relation débiteur/créancier si dévastatrice. Je laisse Dieu agir, je fais acte de charité, j'évite bien des jugements, je me grandis à mes yeux et peux en rendre grâce ! Je n'aime pas l'autre car aimable, mais tâche autant que possible de le regarder avec les yeux du Christ, qui sait que sa méchanceté est avant tout une pauvreté, et lui accorde la même miséricorde que j'espère pour mon propre compte.
Limpide et pertinent, cher Sam. Cette parabole va sans doute jusque là, en effet.
Ce qui pose le problème qui suit (j'espère être toujours dans l'esprit du fil):
Si le mauvais caractère persiste chez le débiteur (J'en ai connu qu'on aurait pu croire incurable), pensez-vous que cela soit productif de persister dans notre bon caractère. La parabole en effet ne traite que le problème d'un point de vue matériel. Le bon samaritain pallie à toutes les problématiques, sans comptabiliser sa peine. A un moment ou un autre, le blessé guérit, la parabole n'envisage pas qu'il pourrait y avoir des séquelles persistentes, et même s'il y en a, on peut supposer que le samaritain, à son retour, aurait emmené le blessé à son propre domicile.
Mais jusqu'où est-il bon d'accompagner son mauvais caractère en prenant notre part de ses carences et pauvretés? Son humeur ne dépend pas seulement de la guérison du corps.. Verriez-vous une fin à tout cela, ou la parabole nous suggère-t-elle de tout supporter sur le long terme? Enfin, ne l'entretient-on pas dans sa pauvreté en prêtant une oreille attentive à son mauvais caractère?

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Re: Le bon Samaritain

Message non lu par Sam D. » jeu. 31 oct. 2019, 10:00

Cher Pierrot,

La parabole du bon Samaritain a ses limites en effet, ne disant ainsi rien d'un développement ultérieur comportant une persistance des blessures. Des situations initialement semblables à celle de la parabole peuvent évoluer vers tout autre chose, surpassant ce que je suis capable d'offrir.

N'est-ce pas précisément là qu'intervient la foi ? Prenez la veuve de Sarepta, elle décrit sa triste situation en disant qu'après avoir cuit une ultime galette, elle et son fils mourront d'inanition, issue inéluctable vu la famine qui régnait. Intervient alors la demande d'Elie de partager sa farine et son huile avec lui. Demande a priori irréaliste voire effrontée, mais accompagnée de la promesse que ses denrées ne s'épuiseront pas. Et la veuve de croire à la promesse en dépit de ce que la raison pourrait lui dicter de faire... Episode authentique ou parabole, voici une illustration du mot de Catherine de Sienne que je donnais : la ressource effective vient d'en haut, le croyant n'ayant fait qu'aménager une possibilité.
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Re: Le bon Samaritain

Message non lu par cmoi » jeu. 31 oct. 2019, 10:09

IL me semble en effet que cette parabole dit aussi qu'il ne convient pas de donner de notre nécessaire, mais de notre superflu - sans compter.
Ceci étant entendu non pas tant du point de vue matériel, mai surtout spirituel, psychologique et mental.
Il ne convient pas de s'appauvrir soi-même et d'être ensuite dans le besoin à son tour.
Il faut connaître sa mesure, ce qui n'exclut pas au contraire de l'accroître et d'en pouvoir donner plus.
Il ne convient pas non plus de donner trop et de provoquer un manque ou une dette, mais de s'adapter

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Re: Le bon Samaritain

Message non lu par pierrot2 » jeu. 31 oct. 2019, 12:57

Sam D. a écrit :
jeu. 31 oct. 2019, 10:00
La parabole du bon Samaritain a ses limites en effet
Je suis complètement de votre avis, moi aussi, tout comme cmoi. Ravi de connaître un peu Catherine de Sienne, merci

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Re: Le bon Samaritain

Message non lu par pierrot2 » jeu. 31 oct. 2019, 17:05

Petite remarque digressive, non sans rapport avec le sujet:
L'interlocuteur de Jésus ne répond pas en nommant tout simplement(le samaritain) celui qui exerce la miséricorde, en Luc 10,37. Comme le disait précédemment l'un d'entre vous, le samaritain est dit "bon". Cela n'est peut-être pas dans les moeurs de l'époque d' associer naturellement ces deux mots: "bon" et "samaritain", d'où sa réponse en forme de périphrase: "C'est celui qui a exercé la miséricorde envers lui"..
Peut-être vais chercher trop loin? :aero:

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Re: Le bon Samaritain

Message non lu par Sam D. » jeu. 31 oct. 2019, 17:09

Au contraire, j'avais lu un commentaire de ce type, considérant que cela aurait "écorché la bouche" du Juif de dire que le bon de l'affaire était le Samaritain... ;)
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Re: Le bon Samaritain

Message non lu par gerardh » jeu. 31 oct. 2019, 18:38

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Comme cela a été bien noté, la leçon est inversée : le bon samaritain est une figure de Jésus christ. Celui-ci nous a délivrés alors que nous ne pouvions pas nous sauver nous-mêmes, car nous étions sans force. Lui seul pouvait le faire et non les sacrificateurs (prêtres anciens) et les lévites, symbolisant la Loi de Moïse.

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