Hymne à la mystique nuptiale

« Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. » (Lc 24.45)
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Cinci
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Re: Hymne à la mystique nuptiale

Message non lupar Cinci » mar. 26 sept. 2017, 17:59

Dominus Vobiscum a écrit :
Pourquoi tout ces textes, Cinci???
Pourquoi?

Tout simplement parce que je participe, chaque mois, aux activité de L'école de vie intérieure. Ce sont des religieux et des religieuses qui auront mis ça sur pied depuis plusieurs années. Les personnes intéressées peuvent venir là-bas pour s'initier à la prière, toutes les formes que peuvent revêtir la prière chrétienne. Le tout s'inspire de la spiritualité qui est celle de sainte Thérèse d'Avila, cette grande amoureuse de Dieu comme on le sait. C'est une manière d'apprendre, de nous motiver à progresser dans le cheminement intérieur et pour connaître Dieu davantage.

Le texte du Cantique dans la Bible est comme la porte d'entrée du "château de l'âme", pour s'exprimer comme Thérèse. Il y a là comme une amorce de la vie intérieure. Parlons des abords de la vie spirituelle. Il n'y a pas de vie chrétienne sans relation personnelle et vivante avec ce Dieu qui est coeur de notre foi.

Ces textes sont comme une manière pour moi de prolonger les rencontres, pour les assimiler et pour en donner un écho à ceux du forum, tiens! Une forme de petit partage, si on veut.

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Re: Hymne à la mystique nuptiale

Message non lupar Cinci » jeu. 28 sept. 2017, 4:07

... Dieu est en absolu la source originaire de tout être; mais ce principe créateur de toutes choses [...] est d'autre part, quelqu'un qui aime avec toute la passion d'un véritable amour. De la sorte, l'eros est ennobli au plus haut point, mais, en même temps, il est ainsi purifié jusqu'à se fondre dans l'agapé.

A partir de là, nous pouvons ainsi comprendre que le Cantique des Cantiques, reçu dans le canon de la Sainte Écriture, ait été très vite interprété comme des chants d'amour décrivant, en définitive, la relation de Dieu avec l'homme et de l'homme avec Dieu. De cette manière, le Cantique des Cantiques est devenu, dans la littérature chrétienne comme dans la littérature juive, une source de connaissance et d'expérience mystique, dans laquelle s'exprime l'essence de la foi biblique; oui, il existe une unification de l'homme avec Dieu - tel est le rêve originaire de l'homme. Mais cette unification ne consiste pas à se fondre l'un dans l'autre, à se dissoudre dans l'océan anonyme du Divin; elle est une unité qui crée l'amour, dans lequel les deux, Dieu et l'homme, restent eux-mêmes et pourtant deviennent totalement un : "Celui qui s'unit au Seigneur n'est avec lui qu'un seul esprit", dit saint Paul (1 Co 6,17)

tiré de :
Benoit XVI, Dieu est Amour, 10

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Re: Hymne à la mystique nuptiale

Message non lupar Cinci » dim. 05 nov. 2017, 3:51

Reprenons :

A partir de là, nous pouvons ainsi comprendre que le Cantique des Cantiques, reçu dans le canon de la Sainte Écriture, ait été très vite interprété comme des chants d'amour décrivant, en définitive, la relation de Dieu avec l'homme et de l'homme avec Dieu. De cette manière, le Cantique des Cantiques est devenu, dans la littérature chrétienne comme dans la littérature juive, une source de connaissance et d'expérience mystique, dans laquelle s'exprime l'essence de la foi biblique; oui, il existe une unification de l'homme avec Dieu.

- Benoit XVI


La symbolique du vin

Dans la mythologie grecque le vin assurait le lien entre les dieux et les hommes, et les liens entre les hommes. Le vin est à la fois un don de Dieu et une offrande faite à Dieu. Le vin permet de se détacher des attaches terrestres et de s'intégrer à la divinité. Le vin est mentionné à sept reprises dans le Cantique. Symboliquement le vin exprime quelque chose de doux, fort, festif, enivrant. On associe le vin à une plénitude de vie, une métamorphose, la régénération du vivant. C'est un breuvage d'immortalité. Promesse d'une vie nouvelle. Jésus parlera du vin comme de son sang.

Ce grand poème est une merveille de sensualité; il y est question d'amour. Le vin y est également présent! Voilà une image de la foi qui m'enchante : humaine, charnelle, sensuelle, heureuse du bonheur des hommes et des femmes ... J'aime aussi les évangiles que j'ai fréquentés pendant mon enfance et mon adolescence. Je suis frappé par le fait qu'il est possible de trouver des choses sans cesse nouvelles dans le même texte. J'ai assisté l'autre jour , à un mariage d'un de mes neveux dans le Beaujolais. Les fiancés, issus d'une famille de vignerons, avaient choisi comme évangile l'épisode des noces de Cana. Moi qui suis en train d'écrire un Dictionnaire amoureux du vin, j'ai écouté avec mes deux oreilles. Quel beau texte, quelle merveilleuse leçon d'humanité et d'amour! Marie se rend compte qu'il n'y a plus de vin. Elle dit aux serviteurs : "Faites tout ce que mon fils vous dira." Et lui il n'a pas vraiment envie de faire quelque chose, il pense que ce n'est pas encore le moment de poser un geste public. Mais Marie ne doute pas : avec douceur et fermeté, elle amène Jésus a accomplir le miracle.

Et puis la cène continue : la tradition de l'époque était de servir le bon vin d'abord et ouis le moins bon ensuite, lorsque les convivent commencent à être un peu enivrés. Le Christ inverse les valeurs : il réserve le grand cru, le vin d'exception pour la fin. Voilà une image du royaume de Dieu qui me ravit! Si Jésus a aussi bien réussi - oui, quelle réussite! - c'est à cause de sa très grande humanité ...

La figure du Christ vous touche ...

Ce qui me touche en lui, c'est la figure de l'homme blessé, humilié, souffrant qui va payer très cher son amour de l'humanité. Les évangiles sont une source où l'on peut aller puiser quelques éléments de réponse. On y voit le Christ désarmer la violence et chercher, malgré la souffrance et la mort, des chemins de compassion et de pardon. Lorsqu'on regarde de quelle façon il s'y prend, il aurait dû échouer. Le christianisme n'aurait jamais dû réussir. Or, mystérieusement, depuis deux mille ans, il continue de vivre et même de se développer.

Bernard Pivot dans Panorama, septembre 2006
... à ce mot de Bernard Pivot l'on aurait pu ajouter que non seulement le grand cru est-il servi en dernier mais servi en quantité industrielle également. On a évalué que la quantité de vin signalé dans le récit équivalait à 600 litres! C'est comme la folie de l'amour. La démesure du Christ qui ne calcule pas son don comme le ferait un radin.


Chapitre 1.- Poème des poèmes

Poème des poèmes qui est à Shelomo.
Il me baisera des baisers de sa bouche; oui, tes étreintes sont meilleures que le vin.
À l’odeur, tes huiles sont bonnes, ton nom est une huile jaillissante; aussi, les nubiles t’aiment.
Tire-moi derrière toi, courons !

Le roi m’a fait venir en ses intérieurs.
Jubilons, réjouissons-nous en toi !
Mémorisons tes étreintes mieux que le vin ! Les rectitudes t’aiment.

(traduction d'André Chouraqui)

Déjà que le vin est bon et permet la communication ... on se rappelle que le don du Seigneur produira un saint délire chez les Apôtres lors de la Pentecôte et qui s'apparente lui-même à l'effet du vin doux. Mieux que le vin doux!

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Re: Hymne à la mystique nuptiale

Message non lupar Cinci » dim. 05 nov. 2017, 4:35

Dans les Pensées sur l'amour de Thérèse d'Avila :

L'épouse dit : il m'a introduite dans le cellier du vin et il a réglé en moi la charité (il a suscité en moi l'amour). Ces paroles ne donnent lieu de croire que la grandeur de cette faveur est vraiment merveilleuse, De même qu'on peut donner à boire une quantité de vin plus ou moins grande, un vin bon, puis un autre meilleur, et qu'on peut ainsi enivrer quelqu'un plus ou moins, de même en est-il des grâces du Seigneur. Il accorde à l'un une petite quantité du vin de la dévotion, à l'autre une plus grande; à celui-ci il augmente la mesure de telle sorte qu'il le tire de lui-même, de sa sensualité et de toutes les choses de la terre; à ceux-là il donne une grande ferveur pour le servir, ou bien de grands élans d'amour, ou encore une grande charité pour le prochain, de telle sorte que, tout enivrés de ce vin, ils ne sentent pas les grands travaux par lesquels ils passent. Mais ce que dit l'épouse indique une mesure abondante. Elle dit que le Roi l'a introduite dans le cellier pour qu'elle puisse s'y enrichir sans mesure.

Il ne semble pas, en effet, que le Roi veuille mettre des bornes à ses dons. Il veut, au contraire, que l'épouse boive selon ses désirs, qu'elle s'enivre bien en buvant de tous ces vins qu'il y a dans le cellier du Seigneur. Qu'elle goûte donc de toutes ces joies! Qu'elle soit dans l'admiration de toutes ces merveilles! Qu'elle ne craigne donc pas de perdre la vie en buvant à un tel excès, qu'elle dépasse la faiblesse de sa nature! Qu'elle meure dans ce paradis de délices! Ô la bienheureuse mort que celle-là qui donne une telle vie! Oui, en vérité, il en est ainsi. Ces merveilles que l'âme comprend, sans savoir comment elle les comprend, sont si élevées qu'elle en est complètement ravie, comme elle le dit elle-même par ces paroles : il a réglé en moi la charité (il a suscité en moi l'amour).

Ô paroles que ne devrait jamais oublier l'âme à qui le Seigneur accorde de tels bienfaits! Ô souveraine faveur! Comme on est loin de pouvoir la mériter, si le Seigneur nous prêtes son secours!

Thérèse d'Avila, Oeuvres complètes, Éd. du Seuil, page 1440



Chapitre 2.- Lotus des vallées

Moi, l’amaryllis du Sharôn, le lotus des vallées.
Comme un lotus parmi les vinettiers, telle est ma compagne parmi les filles.
Comme un pommier parmi les arbres de la forêt, tel est mon amant parmi les fils.

Je désirais son ombre, j’y habite ; son fruit est doux à mon palais.
Il m’a fait venir à la maison du vin ; son étendard sur moi, c’est l’amour.
Soutenez-moi d’éclairs, tapissez-moi de pommes : oui, je suis malade d’amour.

(Cantique; André Chouraqui)

Voilà ce que tu es : Désir de Dieu. Ce désir en toi, c'est la signature de Dieu, la marque de son Amour, de sa Présence. Ce désir, ce n'est pas une option, c'est l'exigence radicale de ton être ... si tu ne l'écoutes pas, c'est l'échec de ta vie. Si tu l'écoutes, c'est la réussite de ta vie. Tu es désir de Dieu. C'est ta grandeur et ta beauté.

Fr. Yvon Moreau

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Re: Hymne à la mystique nuptiale

Message non lupar Cinci » dim. 05 nov. 2017, 22:47

L'hiver de l'exil _ poème

Je suis noire mais je suis belle, filles de Jérusalem.

Chapitre 1
5 Je suis noire, mais belle, filles de Jérusalem

(Bible Crampon)

L'épouse est belle parce qu'elle est l'élue de son Bien-Aimé. Le bonheur de se savoir aimée la transfigure.


7 Ses princes surpassaient la neige en éclat, le lait en blancheur ; leur corps était plus vermeil que le corail, leur figure était un saphir.
8 Leur aspect est plus sombre que le noir même ; on ne les reconnaît plus dans les rues ; leur peau est collée à leurs os, elle est sèche comme du bois.

(Lamentations 4, 7-8)


Avant, après ...

L'Épouse (qui est Israël) était d'une blancheur immaculée du temps de sa splendeur et de sa justice, brillante comme du temps de Salomon. En conséquence de ses infidélités malheureusement, voici que l'épouse-Israël est alors devenue noire. Elle est exilée à Babylone. L'épouse est déchue comme au rang du pauvre métayer qui doit travailler dur pour le compte d'un autre et sur une terre qui n'est pas la sienne. Mais, en dépit de sa faute et des apparences, l'Épouse reste belle. Car l'Époux ne la renie pas. Il ne détourne pas le regard d'elle et la rétablit dans son alliance.
L'ÉPOUSE.

5 Je suis noire, mais belle, filles de Jérusalem,
comme les tentes de Cédar, comme les pavillons de Salomon.
6 Ne prenez pas garde à mon teint noir,
c'est le soleil qui m'a brûlée ;
les fils de ma mère se sont irrités contre moi ;
ils m'ont mise à garder des vignes ;
ma vigne, à moi, je ne l'ai pas gardée.
7 Dis-moi, ô toi que mon cœur aime,
où tu mènes paître tes brebis,
où tu les fais reposer à midi,
pour que je ne sois pas comme une égarée,
autour des troupeaux de tes compagnons.
Les pavillons de Salomon (Salma; voiles de Salma) pourrait être une allusion aux voiles du Temple; la blancheur des voiles du Temple. Les tentes de Kédar sont un renvoi par opposition à la couleur noir des tentes des nomades du désert qui sont tissées en poil de chèvre noir. On passe du blanc au noir, comme on peut passer du noir au blanc. Les Pères de l'Église pourront parler de l'Église comme étant celle qui, en échange de sa noirceur ( de ses infidélités et des ses fautes), retrouve la blancheur (la beauté du Bien-Aimé). Un admirable échange! Le pardon ...

Terme de même racine :

Shelomo, Salmon, Salma, Salomon, Salomé, Shalom ... La paix.


Moi, noire, harmonieuse, filles de Ieroushalaîm, comme tentes de Qédar, comme tentures de Shelomo.
Ne me voyez pas, moi, la noirâtre : oui, le soleil en moi s’est miré.
Les fils de ma mère ont brûlé contre moi; ils m’ont mise gardienne de vignobles.
Mon vignoble à moi, je ne l’ai pas gardé !

Rapporte-moi, toi que mon être aime, où tu pais, où tu t’étends à midi ; car pourquoi serais-je comme affublée, auprès des troupeaux de tes amis ?

(traduction d'André Chouraqui)


L'Épouse demande à trouver le repos auprès de l'Époux. "Tires-moi vers toi, Seigneur; Entraîne-moi à toi."

Ce peut être une grâce à demander dans la prière, les jours où tout est difficile. Quand on se trouve dans l'adversité. "Si tu vois que je m'éloigne et que je suis infidèle, alors tires-moi à toi. Viens me tenir la main."

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Re: Hymne à la mystique nuptiale

Message non lupar Cinci » mer. 08 nov. 2017, 20:02

Le cantique utilise le symbole du vin. Mais il utilise aussi le langage de la bonne odeur. Les parfums ... C'est excellent pour évoquer Dieu ou la présence divine.

"L'arôme de tes parfums est exquis."

Symbole de l'attrait puissant du Bien-Aimé. Il attire. Le parfum s'insinue partout. Il s'attache à toutes choses. Il imprègne toutes les fibres de nos vies. Saint Paul écrivait :"Chaque chrétien doit répandre la bonne odeur du Christ" cf 2 Co 2,16 Il arrive que la personne parfumée quitte une pièce, mais l'on continue de sentir la présence.

Saint Bernard (1091-1153)
Moine cistercien et docteur de l'Église
10e sermon sur le Cantique des cantiques
La maison fut remplie par l'odeur du parfum

"L'arôme de tes parfums est exquis", lit-on dans le Cantique des cantiques (1,3) J'en distingue plusieurs espèces de parfum. Il y a le parfum de la contrition, et celui de la piété; il y a aussi celui de la compassion ... il y a donc un premier parfum que l'âme compose à son propre usage lorsque, prise au filet de nombreuses fautes, elle commence à réfléchir sur son passé. Elle rassemble alors dans le mortier de sa conscience, pour les détruire, les péchés qu'elle a commis; et dans la marmite de son coeur brûlant, elle les fait cuire au feu de son regret, de son repentir et de son amour pour Dieu. Tel est le parfum dont l'âme doit couvrir les débuts de sa conversion et oindre ses blessures; car le premier sacrifice qu'il faut offrir à Dieu est celui d'un coeur repentant et aimant.

Ce parfum invisible et spirituel ne pourra d'ailleurs nous sembler vulgaire et sans prix, si nous comprenons qu'il est symbolisé par le parfum que, selon l'Évangile, la pécheresse Marie-Madeleine a répandu sur les pieds du Seigneur. Nous lisons que "toute la maison fut remplie de cette odeur."

Souvenons-nous du parfum qui envahit toute l'Église par la conversion d'un seul pécheur; tout pénitent qui se repent et devient pour une foule d'autres une odeur de vie qui les éveille à la vie. L'arôme de cet amour de Dieu monte jusqu'aux demeures célestes puisque, selon l'Écriture :"Il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui commence une vie nouvelle que pour 99 justes." (Luc 15,7 et 10)

D'autres aromates entrent dans la composition du deuxième parfum : ce sont les bienfaits que la bonté divine a départis au genre humain. Heureux celui qui a soin de les recueillir et de rendre grâce. Par la méditation et la contemplation, tous ses bienfaits sont réunis dans le feu allumé par le coeur et sur lequel on y verse l'huile de la joie. Ce parfum est plus précieux que le premier. Il a l'excellence de la louange. Le premier est versé sur les pieds et le second sur la tête. C'est parfumer la tête que de rendre des actions de grâce et de chanter les louanges de Dieu. Ainsi se répand la bonne odeur du Christ, selon les mots de saint Paul. "Que votre façon de vivre soit inspirée par l'amour à l'exemple du Christ qui nous a aimés et a donné sa vie pour nous comme une offrande et un sacrifice dont l'agréable odeur plaît à Dieu." (Ep 5,2)





Tantôt le parfum est un baume ou bien une huile.

Thérèse d'Avila : "Ô Amour je voudrais sans cesse redire ton nom." Il suffit de dire et de redire le nom de Jésus lentement pour qu'il descende au fond du coeur comme une huile pénétrante, afin qu'il opère guérison et renouvellement. C'est aussi une grâce à demander dans la prière : avoir un coeur absorbant qui sache retenir l'huile.


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