Tends-lui aussi l'autre joue

« Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. » (Lc 24.45)
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fred75
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Tends-lui aussi l'autre joue

Message non lu par fred75 » mar. 25 avr. 2006, 11:02

Bonjour,
Je viens de m’inscrire et je voudrais poser une question qui me turlupine depuis un moment, sans savoir si elle est vraiment importante, ni dans quelle section la poser…
Matthieu (5,39) «Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre».
Le verset est bien connu. Pourquoi Matthieu précise-t-il: la joue «droite» ? Pourquoi la droite ? Et pas la gauche ? La majorité des hommes sont droitiers. De la main droite, si je frappe quelqu’un qui est en face de moi, d’un mouvement de «crochet» pour faire mal (que ce soit avec l’intérieur de la main ou le poing fermé), je vais le toucher sur la joue gauche, pas la droite. En droitier, si je veux frapper quelqu’un sur la joue droite, je ne peux le faire que d’un revers de la main: c’est un soufflet, ça n’est pas destiné à faire mal ou à assommer…

Alors Matthieu parle-t-il d’un simple soufflet, d’une vexation, et non pas d’une véritable gifle ? Parle-t-il d’une attaque par derrière ? Parle-t-il spécifiquement des gauchers ? Quelle signification y voyez-vous, si tant est qu’il y en ait une…

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laiglejo
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Message non lu par laiglejo » mar. 25 avr. 2006, 11:49

Bonjour Fred, bienvenue sur le forum !

Alors là, mystère et boule de gomme :blink: je ne sais pas répondre à votre question et vous avoue qu'elle ne m'a jamais effleurée ! Faut-il y voir quelque chose, par exemple que Jésus était gaucher...?

Désolée !

fred75
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Message non lu par fred75 » ven. 12 mai 2006, 16:38

Merci Guillaume pour cette réponse. En sommes, Jésus dirait : « si quelqu’un te vexe en te souffletant la joue droite, attends qu’il te frappe vraiment sur la gauche avant de t’emporter… ».
Parce qu’en fait, dans un texte aussi réfléchi que celui des évangiles, j’ai du mal à croire que le mot « droite » soit là pour rien, et tout ceux qui font de la boxe savent bien qu’un droitier frappe la joue gauche en crochet du droit… Voici d’autres interprétations possibles qui m’on été transmises par le pasteur Louis Pernot :

« Vos considérations sont intéressantes, et assez originales. Mais en fait, personnellement, je ne crois pas qu'il faille chercher dans cette direction subtile.

Personnellement, je vois plutôt la chose pour dire d'une façon générale qu'il serait préférable de ne pas répondre au mal par le mal, de briser le cercle vicieux de la violence etc.

Certains ont aussi dit qu'il s'agissait de présenter à l'adversaire une "autre joue", c'est à dire un autre visage, se présenter autrement que comme on le faisait dans la relation qui a amené le conflit...

Cela peut aussi n'être pas faux.

Bien sûr, cela est un peu idéaliste, ou "utopique", au bon sens du terme. Mais le but est sans doute de nous faire réfléchir sur notre propre rapport à la violence, plutôt que de donner vraiment un commandement qu'il faudrait appliquer à la lettre. Sinon, on pourrait aussi se demander ce qu'il faudrait faire si on était frappé, non pas sur la joue droite, mais par la gauche, ce que n'évoque pas le texte.

Ce n'est donc pas un commandement à appliquer bêtement, mais une logique de vie, et une sorte de provocation à repenser son propre rapport à la violence.

D'ailleurs appliquer bêtement ce genre de commandement pourrait dans certaines situations amener à un développement de la violence. Celui qui se laisserait frapper en encourageant l'autre à continuer serait d'une certaine manière complice du mal dont il est la victime. Ce qu'il faut, c'est faire comprendre à l'autre qu'il se trompe, et ce peut être en tendant l'autre joue, mais aussi peut être en faisant autre chose.

D'ailleurs, on voit le Christ, à la fin de l'Évangile de Jean recevoir une gifle de la part d'un des gardes, or précisément, il ne tend pas l'autre joue, il pose juste une question: "si j'ai mal fait, dis moi ce que j'ai fait de mal, et si je n'ai rien fait de mal, pourquoi me frappes-tu?". Voilà, peut être le sens du geste: faire réfléchir, tant celui qui est en face de nous et lui montrer que soi même, on n'a pas de volonté de se venger ou de lui en vouloir.

Et puis c'est vrai, l'idéal, ce serait de si peu se venger que l'on puisse traiter en ami même celui qui nous fait du mal. Mais pour en arriver là, le chemin n'est pas indiqué par le Christ, c'est à nous de le trouver
».

Grichka
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les deux colonnes du temple

Message non lu par Grichka » jeu. 27 juil. 2006, 11:04

Bonjour à tous,
Matthieu 5:39 a écrit :Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre.
Pourquoi la joue droite ? Qu'est ce que rajoute ce qualificatif "droite" ?

La droite et la gauche me rappelle la géographie du temple de Jérusalem qui peut être observé comme une représentation de l'humain accompli : du Messie, du Christ.
Jean 2:19 a écrit :Jésus leur répondit: Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai.
les colonnes de la dualité : voir 1 Rois 7 : 13/22
Image
réf image : http://www.terredisrael.com/UNIFAN%20se ... Temple.jpg
A l'entrée du temple deux colonnes :
colonne de droite, son nom : Yakhin qui signifie "J'établirai"
colonne de gauche, son nom : Boaz qui signifie "En lui la force"
Les colonnes de la dualité signifient ensemble : "J'établirai en lui la force"

Recherche étymologique à partir de l'hébreu.
droite : Yaman. composé de la lettre Yod signe verbal sujet de la première personne : "Je" et de "Min" préposition d'origine, de provenance. On pourrait donc en déduire que la "droite", la "droite" est le signe de la volonté du sujet personnel .... la volonté de "Je", ma volonté.

gauche : shamol. Composé de deux noms "Sham" qui signifie "le Nom", "Là-bas" et de "El" Dieu .... en un mot "le Nom de Dieu." On pourrait donc en déduire que la gauche est le signe de l'altérité, du "non-Je", donc signe de la relation à l'autre reconnu en tant que sujet personnel, d'où la relation au Tout Autre ... El (Dieu) : Je au milieu de NOUS. (Emmanuel)

Ainsi si je présence ma face droite, donc dans l'esprit d'établir ma volonté, je peux en retour être frappé.
Cette réaction est l'expression de l'altérité de mon prochain, qui exprime ainsi son refus de soumission à ma volonté. Cette réaction est l'occasion d'une réflexion sur l'intention de ma volonté concernant l'autre.
Qu'est ce que je voulais ?

Les deux colonnes du temple sont inséparables, sinon l'édifice s'effondre. Il ne s'agit d'établir ma volonté contre la volonté de l'autre, mais bien d'établir ma volonté qui est la reconnaissance de la volonté, de la force de l'autre, et en cas d'absence de force, donc en cas d'attitude de soumission, et de servilité, d'établir en lui la force, capable lui aussi d'exprimer sa personnalité unique.

L'enseignement de ce verset d'évangile pourrait donc être : quand tu exprimes ta volonté, et que tu te fais frapper en retour, ne répond pas à la violence par la violence, mais présente l'autre face de toi, celle qui reconnaît l'altérité de l'autre, l'écoute, et l'entend.
"les derniers seront les premiers."

En espérant vous avoir été utile.
cordialement
Christian

Charles
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Re: les deux colonnes du temple

Message non lu par Charles » dim. 30 juil. 2006, 14:47

Grichka a écrit :L'enseignement de ce verset d'évangile pourrait donc être : quand tu exprimes ta volonté, et que tu te fais frapper en retour, ne répond pas à la violence par la violence, mais présente l'autre face de toi, celle qui reconnaît l'altérité de l'autre, l'écoute, et l'entend.
Ce verset est plutôt à rapprocher du passage de la femme adultère, son sens est beaucoup plus simple et plus profond que ces considérations psychologiques erronnées. Il s'agit de paix et de désarmement. Dans la scène de la lapidation de la femme adultère, Jésus obtient la cessation de la violence et le désarmement des protagonistes. Jésus éteint la violence à son terme. Avec le verset de la joue droite, il défait la violence à son commencement. En effet, la violence se constitue toujours comme réponse, réplique, représaille... dès son commencement. Celui qui frappe le premier déjà le fait en riposte. Le seul moyen de ne pas commencer la violence est donc de ne pas riposter, puisque toutes les attaques se constituent comme riposte, y compris la première de toute.

D'où les prétextes les plus aberrants invoqués par les agresseurs ou même les mises en scène d'agressions fictives afin de pouvoir attaquer en représailles. Des soldats déguisés passent la frontière et simulent une attaque de leur propre pays, cela s'est déjà vu.

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paix entre les humains.

Message non lu par Grichka » dim. 06 août 2006, 10:12

Charles,
Ce verset est plutôt à rapprocher du passage de la femme adultère, son sens est beaucoup plus simple et plus profond que ces considérations psychologiques erronnées.
Vous semblez ne pas supporter d'autres points de vue que le votre ?
Les textes sacrés tels que les évangiles sont multisémantiques, et de fait réinterprétables à foison. C'est en cette capacité foisonnante d'interprétations que s'exprime la parole vivante du Christ .... à condition bien sûr d'être capable d'écouter l'autre, qui est autre que soi. Cela semble difficile pour vous Charles, n'est ce pas ?
Cette capacité d'écoute de l'autre, est pourtant, me semble t-il, le principe même de la paix entre les humains.
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Message non lu par nelly emont » dim. 06 août 2006, 14:47

La droite et la gauche sont également porteuses de valeurs symboliques : la droite est associée au bien, la gauche au mal (cela se vérifie dans de nombreux exemples). Alors peut-être (et je dis bien peut-être) qu'être frappé sur la joue droite renvoie à une blessure infligée là où l'on est le plus vulnérable, là où vit le meilleur de nous.

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bien et mal

Message non lu par Grichka » dim. 06 août 2006, 16:25

Nelly a écrit :la droite est associée au bien, la gauche au mal (cela se vérifie dans de nombreux exemples)
Bonjour Nelly,

je n'avais jamais fait ce rapprochement. Pourriez-vous, SVP, me montrer quelques exemples ?

J'avais indiquer la droite relié à "Moi, je suis" et la gauche relié à "L'autre". Votre réflexion tient la route, car en hébreu "l'autre" et "le mal" sont des mots semblables. Curieusement Jean-Paul Sartre avait écrit : "l'enfer c'est les autres."
Pourrait on dire que le Christ renverse la vision négative de l'autre : "le bonheur c'est les autres" ?

Merci d'avance
Cordialement
Christian
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Message non lu par Sh'ma » ven. 11 août 2006, 12:21

En latin la "droite" se dit dextra qui dans un autre sens signifie favorable, propice et gauche se dit "sinister" qui a donné si je ne m'abuse sinistre en français..."sinister" au sens religieux signifie aussi funeste ou de mauvais présage, et dans un sens moral désigne le méchant, le mauvais. D'ailleurs en Matthieu 25 Jésus ne place-t-il pas les justes à sa droite et les mauvais à sa gauche?

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Droite et Gauche

Message non lu par Christophe » lun. 14 août 2006, 18:29

Comme dans l'hémicycle... :lol:
« Tout ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites. » (Matthieu 25, 40)

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Message non lu par Cycas » mar. 15 août 2006, 17:18

On peut aussi penser que la personne est frappée par derrière, la main droite arrive bien sur la joue droite.
Face à cette humiliation et cette lâcheté, il nous serait demandé de nous retourner, de faire face à notre agresseur pour lui présenter notre visage et de l'appeler à nous frapper également en pleine lumière.

?? ;-)

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Catena Aurea

Message non lu par le bon Seb » mer. 16 août 2006, 13:58

Voici comment les pères de l'Eglise interprètent ce passage :
S. Aug. (serm. sur la mont). En effet, Notre-Seigneur était disposé non seulement à recevoir un soufflet sur l'autre joue pour le salut des hommes, mais à voir son corps tout entier attaché à la croix. Mais que signifie cette joue droite? C'est au visage que l'on reconnaît un homme ; être frappé au visage c'est donc d'après l'Apôtre devenir l'objet du dédain et du mépris. Mais on ne peut distinguer le visage en visage droit et en visage gauche, et cependant on peut avoir une double dignité, l'une selon Dieu, l'autre selon le monde, de là cette distinction de joue droite et de joue gauche, distinction qui apprend à tout disciple de Jésus-Christ qui voit mépriser en lui son caractère de chrétien à se montrer disposé à souffrir les mépris qui tomberaient sur les honneurs temporels dont il peut être revêtu. Toutes les offenses auxquelles nous sommes exposés peuvent se diviser en deux classes, les offenses qu'on ne peut réparer, les offenses qui peuvent l'être. Or c'est justement dans les offenses où la réparation n'est pas possible, qu'on cherche ordinairement la consolation de la vengeance. On vous a frappé, à quoi vous sert de rendre le coup que vous avez reçu ? Avez-vous guéri par là la blessure qu'on a pu faire à votre corps ? Non sans doute, il n'y a qu'une âme où la colère déborde qui puisse désirer de pareils adoucissements. –

S. Jér. Dans le sens mystique, lorsqu'on nous frappe sur la joue droite, nous devons présenter non pas la joue gauche, mais l'autre joue (cf. Pr 4,27 Qo 10,2 Mt 6,3), car le juste n'a pas de gauche. Par exemple, si un hérétique nous frappe dans la discussion, et qu'il veuille porter atteinte au sens droit d'une vérité dogmatique, nous devons lui opposer un autre témoignage semblable tiré de l'Écriture.
Source : chaîne d'or.

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mensonge ?

Message non lu par Grichka » mer. 16 août 2006, 14:22

S. Jér. Dans le sens mystique, lorsqu'on nous frappe sur la joue droite, nous devons présenter non pas la joue gauche, mais l'autre joue (cf. Pr 4,27 Qo 10,2 Mt 6,3), car le juste n'a pas de gauche. Par exemple, si un hérétique nous frappe dans la discussion, et qu'il veuille porter atteinte au sens droit d'une vérité dogmatique, nous devons lui opposer un autre témoignage semblable tiré de l'Écriture.
Cher "Bon Seb"
merci pour ce témoignage édifiant sur cette question. Je pense en effet que la vérité transcende la dualité, et que seul un mensonge peut être confondu. Il est vain de proposer un mensonge contre un mensonge.

cordialement

Christian
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Message non lu par Charles » ven. 18 août 2006, 13:42

La question de la droite ou de la gauche est secondaire, et s'y attacher est passer à côté de l'essentiel. "Or c'est justement dans les offenses où la réparation n'est pas possible, qu'on cherche ordinairement la consolation de la vengeance. On vous a frappé, à quoi vous sert de rendre le coup que vous avez reçu ? Avez-vous guéri par là la blessure qu'on a pu faire à votre corps ? Non sans doute, il n'y a qu'une âme où la colère déborde qui puisse désirer de pareils adoucissements." Il s'agit avant tout du processus d'extinction de la violence qu'emploie Jésus. Parce que la parole de Jésus ne s'adresse pas à nous en tant que nous recevons le coup mais en tant que nous le portons. C'est cela qu'il faut comprendre.

Avec les explications que vous donnez, on pourrait même conclure que Jésus ne voyait aucun inconvénient à ce qu'on riposte à un coup de pied au tibia ou à un coup de tête dans le nez... eh oui, si ce n'est pas la joue droite, on n'a pas à tendre l'autre joue et l'on peut frapper à notre tour... Mais ce n'est pas du tout cela.

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Message non lu par Jean-Baptiste » dim. 27 août 2006, 15:19

Bonjour à vous tous,

Je voudrai vous apporter pas une réponse, mais une lecture de cet étrange passage qui a été faite tout récemment par un pasteur réformé d'une liturgie à laquelle j'assistai.
Le pasteur a en fait dit deux choses :
- d'abord, sur le gauche/droite, il a proposé une petite interprétation qui partait d'un tout autre angle de lecture. Il ne rentrait pas sur la question de la "droite" en tant que telle, mais plutôt sur la droite puis la gauche en disant que la droite, c'est la plus facile pour frapper, brutalement, sèchement, parce que globalement beaucoup de gens sont droitiers. Donc, d'abord on frappe de la main droite (ou de la main gauche) puis ensuite, on est obligé de reprendre son élan pour frapper de la main gauche, et que cela pouvait laisser le temps à celui qui frappait de réfléchir : le Christ dit "tend la joue gauche", il ne dit pas "alors on te glifflera aussi sur la joue gauche". Il dit par ces mots et par la réactions, que cela amènera peut-être celui qui frappé à réfléchi à son geste, et celui qui est frappé à pardonner le geste. Le Christ n'est pas cynique et ne dit pas directement "faites vous giffler deux fois".

- plus largement le pasteur commentait trois lectures successives du jour : la lecture tiré d'après la Genèse (je crois) où il est dit que le crime sera vengé 77 fois sept, donc démesure de la réplique à la faute (je ne connaissais pas ce passage avant de l'avoir entendu ce jour-là), puis le passage sur la loi du talion (oeil pour oeil) = la faute aura son exacte vengeance, pas plus et pas moins, et apparition de la justice, ce qui est juste (pas plus pas moins). Enfin, la déclaration du Christ qui reprend non seulement le 77 fois 7 mais aussi la loi du talion et qui dit "moi je vous dit si quelqu'un ...". Et voilà. Le pasteur retraçait la progression de l'ancienne loi à la nouvelle, c'était captivant comme interprétation et surtout de voir comment le Christ connaissait parfaitement la Loi et la reprenait.
Voilà. Donc c'était plus une "lecture" possible du gauche/droit que vraiment une explication.

Très bon dimanche à vous tous,


:)

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