Mythe et réalité historique dans la Bible

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Epsilon
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Re: Mythe et réalité historique dans la Bible

Message non lupar Epsilon » ven. 02 sept. 2011, 7:17

C'est ce que je dis ;)


Epsilon

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Raistlin
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Re: Mythe et réalité historique dans la Bible

Message non lupar Raistlin » ven. 02 sept. 2011, 10:10

Concernant Eilat Mazar je crois qu’elle-même utilise le conditionnel « ai-je trouvé le palais du roi David » ???

Après qcq recherches sur le Net … il semblerait que sa découverte soit à « l’extérieure » (à Jérusalem Est !!!) de la « Cité de David » à proprement parlé … donc est-ce vraiment le palais dont la Bible nous parle ... de plus il semble que certaines poteries sont datées du XII-XI siècle av JC (donc avant David) ???
Attendez, où ai-je dit que c'était certain ? Si c'est le cas, je m'en excuse car pour moi, les recherches continuaient. Pour ce qui est du fait que le "palais" du roi David soit à l'extérieur, madame Mazar a une explication qui s'appuie notamment sur la Bible mais je ne 'lai plus en tête.

Bref, laissons la recherche avancer mais je ne vois AUCUNE raison de partir du principe que le Royaume de David n'a pas existé.

Concernant l’Arche de Noé … sans vouloir dénigrer mais en lisant le début : « Un groupe d'explorateurs évangéliques chinois et turcs ont annoncé lundi (26/04/10) qu'ils pensaient avoir découvert l'arche de Noé sur un sommet de quelque 4.000 mètres du mont Ararat en Turquie. » … cela me semble mal barré !!!
Excusez-moi mais je vois mal la pertinence de ce genre de propos. Bien sûr que ça ne peut mener à rien. Mais si ça se trouve, c’est bien l’arche. On verra bien. En tout cas, partir du présupposé que l’arche de Noé n’a pas existé n’a pas grand-chose à voir avec la science.


Pour revenir à l’Exode, je persiste et signe. Depuis 2-3 siècles, certains savants partent du principe que la Bible n’est historiquement pas fiable (présupposé idéologique mais passons). Du coup, dès qu’ils ne trouvent pas de preuves positives de ce qu’affirment les textes historiques de la Bible, ils concluent qu’elle se trompe probablement. J’appelle ça un non argument. Donc soit les scientifiques ont de réelles preuves comme quoi l’Exode ne s’est pas passée tel que le relate la Bible, soit non et dans ce cas la prudence scientifique exige de parler de théorie ou d’hypothèse, et non pas de certitude. Et je ne pense pas que cette prudence soit exagérée compte tenu des nombreuses bourdes faites par des exégètes ou des archéologues un peu trop pressés d'établir des théories.

Voilà, c’est tout ce que j’avais à dire sur la question.

Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)

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Re: Mythe et réalité historique dans la Bible

Message non lupar JPCC » jeu. 13 oct. 2011, 17:02

Deux questions :
1. Quelles sont les réactions autorisées (sérieuses, étayées par des arguments historiques ou archéologiques) au livre de Guy Rachet : La Bible, Mythe et réalités ?
2. Qui au sein de l'Eglise peut souscrire à : "Que les recherches scientifiques conduisent à la confirmation d'événements attestés dans l'Écriture, qu'elles aboutissent à un constat d'impossibilité ou d'invraisemblance ou qu'elles butent sur l'indécidable, cela n'affecte en rien le message de salut dont l'Écriture est porteuse." Ecriture de l'histoire et Histoire du salut, Service Biblique catholique Evangile et Vie, Damien Noël, Cahier Évangile n° 131 (mars 2005) ?

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archi
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Re: Mythe et réalité historique dans la Bible

Message non lupar archi » jeu. 13 oct. 2011, 21:46

Un petit rappel n'est semble-t-il pas superflu:
- l'Ecriture Sainte est, de foi catholique, inerrante, son auteur étant l'Esprit Saint. Comme le dit par exemple le Concile Vatican II:
Dès lors, puisque toutes les assertions des auteurs inspirés ou hagiographes doivent être tenues pour assertions de l’Esprit Saint, il faut déclarer que les livres de l’Écriture enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu voir consignée dans les Lettres sacrées pour notre salut.
- les "recherches scientifiques" conduisent, de par la méthode scientifique elle-même, à des théories tout le temps remises en question. Les données brutes sont une chose, leur interprétation en est une autre. Si vous allez dans un kiosque à journaux et que vous jetez ne serait-ce qu'un vague coup d'oeil aux couvertures des revues scientifiques, vous verrez qu'on n'hésite pas à y remettre ouvertement en question les théories majeures de l'astrophysique, qui reposent pourtant sur un socle mathématique extrêmement solide, qui ont permis d'envoyer des sondes au-delà du système solaire, etc... Alors, à côté de ça, des "sciences" bien plus hasardeuses, pas vraiment conformes à la méthode scientifique faute de possibilité de faire des prévisions et de les valider en laboratoire... comme tout ce qui a trait à l'histoire du globe et à l'histoire humaine...

Je constate que dans la pratique, beaucoup raisonnent comme si c'était le contraire, la science est ce qu'on tient comme inerrant et la Révélation Divine doit être sans cesse réexaminée à la lumière des dernières découvertes de la science.

Chercher à comprendre le pourquoi de résultats apparemment contradictoires est une chose, mais il faudrait veiller à voir les choses dans le bon sens...

In Xto,
archi.
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
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Re: Mythe et réalité historique dans la Bible

Message non lupar JPCC » jeu. 13 oct. 2011, 23:49

Ah bon, il y a inerrance dans la Genèse par exemple ? Ou faut--il considérer la Genèse comme un livre de sagesse, plaines de mythes et de symboles ? Mais dans ce cas, comment décider ce qui est du symbole et ce qui est de l'historique ?
La science, disons les sciences physiques, grosso modo depuis Galilée, n'a pas progressé par remise en cause des théories antérieures, qui restent valables pour la précision des moyens d'observation dont les savants disposaient à l'époque, mais par précision croissante: par exemple la théorie de Newton reste parfaitement valable pour la chute des pommes, la relativité ne devient nécessaire que pour des vitesses qui approchent celle de la lumière. Il n'y a pas de remise en cause, mais affinement. Ce que la science a déjà contredit, comme tous les schémas d'explication du monde proposés par la Genèse ou par les Pères de l'Eglise (comme le géocentrisme), l'est définitivement.

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Re: Mythe et réalité historique dans la Bible

Message non lupar Fée Violine » ven. 14 oct. 2011, 12:20

Oui, et alors?
La Genèse n'est pas un traité de physique!

JPCC
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Re: Mythe et réalité historique dans la Bible

Message non lupar JPCC » ven. 14 oct. 2011, 12:44

Oui, et alors?
La Genèse n'est pas un traité de physique!
Le ton pourrait être un peu plus chrétien, merci.
Archi revendiquait l'inerrance du texte biblique, concept que je croyais dépassé, d'où ma question.
Mes remarques sur la science étaient également une réponse à l'argument d'Archi que je résume en : la science change, l'écriture reste

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Re: Mythe et réalité historique dans la Bible

Message non lupar Fée Violine » ven. 14 oct. 2011, 12:48

Le ton pourrait être un peu plus chrétien, merci.
Ah bon? Il était pas chrétien, mon ton?! :sonne:
Donc je reformule:
Cher JPCC, ce que vous dites est vrai. Mais je ne vois pas le rapport avec la Bible. :?:

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Re: Mythe et réalité historique dans la Bible

Message non lupar Anne » sam. 15 oct. 2011, 0:10

Faut croire qu'être succinct n'est point chrétien... ;)
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
2 Co 4, 8-10

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Re: Mythe et réalité historique dans la Bible

Message non lupar archi » sam. 15 oct. 2011, 7:09

La science, disons les sciences physiques, grosso modo depuis Galilée, n'a pas progressé par remise en cause des théories antérieures, qui restent valables pour la précision des moyens d'observation dont les savants disposaient à l'époque, mais par précision croissante: par exemple la théorie de Newton reste parfaitement valable pour la chute des pommes, la relativité ne devient nécessaire que pour des vitesses qui approchent celle de la lumière. Il n'y a pas de remise en cause, mais affinement. Ce que la science a déjà contredit, comme tous les schémas d'explication du monde proposés par la Genèse ou par les Pères de l'Eglise (comme le géocentrisme), l'est définitivement.
C'est exactement ce que je pensais et ce que je disais, je vois que je suis tombé pile... vous faites de "la science" une religion - dont les théories sont des dogmes infaillibles qu'on ne remet pas en cause - et pas ce qu'elle réclame être, c'est-à-dire une méthode de recherche expérimentale dont les théories peuvent être remises en question dès qu'elles ne répondent plus aux faits observés.

On ne peut pas vous forcer malgré vous à croire que l'Ecriture est inerrante et l'Eglise infaillible parce qu'inspirées par l'Esprit Saint - même si c'est assurément l'enseignement constant de l'Eglise. Néanmoins, je constate que vous remplacez - et vous n'êtes certainement pas le seul! - l'infaillibilité de l'Eglise par l'infaillibilité d'une science dont la méthode qui est la raison d'être, est par définition a-dogmatique et ne reconnaît aucune sorte d'Esprit supérieur infaillible. Voilà une belle contradiction! Quitte à devoir choisir entre 2 références infaillibles, reconnaissez que le choix de l'Eglise est bien plus rationnel.

Maintenant, vous opposez la science galiléenne à la Genèse... figurez-vous que l'état de la science a énormément changé depuis Galilée. La relativité ne s'est pas contenté de préciser Galilée dans un référentiel plus large, elle a remis en question la notion de temps telle qu'on la conçoit. La physique quantique va encore beaucoup plus loin en faisant voler en éclats la notion même de réalité. Le problème, c'est que la théorie a évolué, mais les mentalités de ceux qui lisent la théorie, le paradigme général, n'a guère évolué: on en est resté à la vision galiléenne du monde. D'où, notamment, l'incapacité notoire à "comprendre" la physique quantique...

La vision galiléenne du monde s'oppose certes à la Genèse. Le problème, c'est que généraliser cette vision, assez utile aujourd'hui à l'intérieur de notre système solaire pour lancer des satellites dans le système solaire et faire rouler votre voiture, à toutes les époques et à tout l'univers n'est que pure hypothèse, et les découvertes scientifiques quand même vieilles d'un siècle auraient depuis longtemps dû amener à réfléchir dans d'autres directions.

Ah bon, il y a inerrance dans la Genèse par exemple ? Ou faut--il considérer la Genèse comme un livre de sagesse, plaines de mythes et de symboles ? Mais dans ce cas, comment décider ce qui est du symbole et ce qui est de l'historique ?
La règle c'est que chaque livre de l'Ecriture doit être lu selon l'intention de son auteur, en n'oubliant pas qu'il y a toujours plusieurs niveaux de signification - les "sens" de l'Ecriture - qui se superposent, sans s'exclure mutuellement. Maintenant, l'intention de l'auteur n'est pas déguisée. Il y a des livres dont l'intention est évidemment d'être des livres de sagesse, on les appelle justement "sapientiaux". La Genèse n'en fait assurément pas partie. Quand elle raconte l'histoire d'Abraham, par exemple, on est assurément dans un mode de récit historique, ce qui n'empêche que la symbolique qu'il y a derrière ce récit est extrêmement riche.

La Genèse est donc bien la description d'une réalité. Maintenant, lorsqu'elle décrit le monde d'avant la Chute, elle décrit à l'évidence un monde où l'état de l'humanité, l'état de la Nature, ce que perçoit l'homme (une fois créé), voire la notion de temps (les fameux "jours" de la Création) sont assez différents de ce que nous sommes capables de saisir par les sens, et qui correspond peu ou prou au paradigme galiléen, dont nous avons vu qu'il est en réalité dépassé même si nous avons du mal à concevoir autre chose.

Une fois que l'on a compris cela, les oppositions entre Galilée et la Genèse s'évanouissent...

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Re: Mythe et réalité historique dans la Bible

Message non lupar Chipsy » mer. 06 mars 2013, 12:32

Certains remettent en question la véracité de la Bible. Cela me semble étonnant sur un forum qui se dit catholique !

Si certains veulent faire la part des choses entre un prétendu mythe et la réalité, alors :
- Ils se font leur religion personnelle avec ce qu'ils acceptent et ce qu'il n'acceptent pas, selon leurs propres critères.
- Leur foi ne repose sur rien de sûr. Car si certaines choses relèvent du mythe dans la Bible, alors Dieu nous a menti en disant : 2 Timothée, 3 , 16 TOUTE Ecriture est inspirée de Dieu" Et, si Dieu a menti, alors toute notre foi est vaine : comment ne pas être tenté de remettre en question l'ensemble de son contenu ?
Si on admet que Dieu est Dieu, et donc tout puissant, pourquoi le limiter à certaines choses ? Pourquoi ne serait-ce pas notre intelligence à nous humains qui serait limitée dans la compréhension ou l'interprétation de certaines choses ?
Un petit rappel n'est semble-t-il pas superflu:
- l'Ecriture Sainte est, de foi catholique, inerrante, son auteur étant l'Esprit Saint. Comme le dit par exemple le Concile Vatican II:
Constitution dogmatique Dei Verbum, 11 a écrit:
Dès lors, puisque toutes les assertions des auteurs inspirés ou hagiographes doivent être tenues pour assertions de l’Esprit Saint, il faut déclarer que les livres de l’Écriture enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu voir consignée dans les Lettres sacrées pour notre salut.
Je ne peux que dire Amen à cette intervention!
En effet, l'histoire des sciences nous montre que les vérités d'un jour peuvent se révéler fausses le lendemain !
De plus, il semblerait que l'on mentionne systématiquement des éléments qui vont dans le même sens : certains passages de la Bible relèveraient du mythe.
Si l'on est honnête, pourquoi ne pas citer de grands scientifiques qui apportent les preuves de la véracité de la Bible, par exemple :
- Joseph Davidovotz "La Bible avait raison" ? Cet égyptologue apporte des preuves de l'existence de l'existence de Moïse et le l'Exode.
- Roger Liebi un théologien suisse spécialisé dans l'archéologie, auteur du " Messie dans le Temple, symbolique et signification de second temple à la lumière du NT". Dans son livre, il présente le fruit des travaux historiques archéologiques modernes et montre la cohérence parfaite avec la Bible, et la cohérence des 2 parties de la Bible , AT et NT
- Claude Tremontant, Carsten Peter Thiede (sur la datation de l'Evangile selon Matthieu)....

Fraternellement.
IN Cristo.
Chipsy

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Re: Origines des épreuves sur cette terre ?

Message non lupar TREBLA » lun. 25 déc. 2017, 23:43

Cher Cinci,

Merci d'avoir proposé le lien suivant :
Cinci : dim. 24 déc. 2017

Le fondamentalisme insiste aussi d’une manière indue sur l’inerrance des détails dans les textes bibliques, spécialement en matière de faits historiques ...

Interprétation de la Bible dans l’Eglise, document issu de la Commission Biblique Pontificale, 15 avril 1993
Dans ce même document nous trouvons ceci :
Dès les premiers temps, on a compris que le même Esprit Saint, qui a poussé les auteurs du Nouveau Testament à mettre par écrit le message du salut (Dei Verbum, 7 ; Dei Verbum, 18), apporte également à l’Église une assistance continuelle pour l’interprétation de ses écrits inspirés (cf Irénée, Adv. Haer. ...

Interprétation de la Bible dans l’Eglise, document issu de la Commission Biblique Pontificale, 15 avril 1993
St Irénée de Lyon est inclus dans ce groupe. Donc avec l'«assistance continuelle pour l’interprétation de » l'Ecriture Sainte, il a écrit le suivant dans son traité Contre les hérésies :
Mais Matthieu lui aussi ne connaît qu'un seul et même Christ Jésus. Voulant en effet raconter sa génération humaine du sein de la Vierge [1]— cette génération qui répondait à la promesse faite par Dieu à David [2] de susciter « du fruit de son sein » un Roi éternel [3], ainsi qu'à une promesse identique faite déjà longtemps auparavant à Abraham [4] —, Matthieu dit : « Livre de la génération de Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham. » Puis, pour libérer notre esprit de tout soupçon à l'égard de Joseph [5], il dit : « Or, la génération du Christ arriva de la façon suivante : alors que sa mère avait été fiancée à Joseph, il se trouva, avant qu'ils eussent habité ensemble, qu'elle avait conçu de l'Esprit Saint. »
St Irénée de Lyon « insiste aussi [...] sur l’inerrance des détails dans les textes bibliques, spécialement en matière de faits historiques. »

1) génération humaine du sein de la Vierge
Or tout cela arriva afin que fût accompli ce qu'avait dit le Seigneur par le prophète: Voici que la Vierge sera enceinte et enfantera un fils; et on lui donnera pour nom Emmanuel, ce qui se traduit: Dieu avec nous. (Matthieu 1, 22-23)

2) promesse faite par Dieu à David
Yahweh a juré à David la vérité, il ne s'en départira pas: «C'est du fruit de tes entrailles, que je mettrai sur ton trône. (Psaume 132, 11)

3) un Roi éternel
Si tes fils gardent mon alliance, et les préceptes que je leur enseignerai, leurs fils aussi, à tout jamais, seront assis sur ton trône.» (Psaume 132, 12)

4) promesse identique faite déjà longtemps auparavant à Abraham
Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance. On ne dit pas: " Et à ses descendants, " comme s'il s'agissait de plusieurs; mais il dit: " A ta descendance, " comme ne parlant que d'un seul, savoir le Christ. (Galates 3, 16)

5) pour libérer notre esprit de tout soupçon à l'égard de Joseph
Voici qu'un ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit: " Joseph, fils de David, ne craint point de prendre chez toi Marie ton épouse, car ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit. (Matthieu 1, 20)

Quant à St Irénée de Lyon, il « insiste aussi [...] sur l’inerrance des détails dans les textes bibliques. »
Est-ce qu'il a tort ? Est-ce qu'il « insiste aussi d’une manière indue » ?
Je ne dirais pas.

Jésus est né d'une VIERGE !

Que le Seigneur vous bénisse.

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Re: Origines des épreuves sur cette terre ?

Message non lupar TREBLA » mar. 26 déc. 2017, 15:25

Cher Cinci,

Aujourd'hui nous sommes le 26 décembre.
Saint Étienne est fêté par l'Église catholique le 26 décembre.
Cinci : dim. 24 déc. 2017

Le fondamentalisme insiste aussi d’une manière indue sur l’inerrance des détails dans les textes bibliques, spécialement en matière de faits historiques ...

Interprétation de la Bible dans l’Eglise, document issu de la Commission Biblique Pontificale, 15 avril 1993
Dans ce même document nous trouvons ceci :
Dès les premiers temps, on a compris que le même Esprit Saint, qui a poussé les auteurs du Nouveau Testament à mettre par écrit le message du salut (Dei Verbum, 7 ; Dei Verbum, 18), apporte également à l’Église une assistance continuelle pour l’interprétation de ses écrits inspirés.
Interprétation de la Bible dans l’Eglise, document issu de la Commission Biblique Pontificale, 15 avril 1993
Saint Etienne, plein de grâce et de force, faisait des prodiges et de grands miracles parmi le peuple. (Actes 6, 8)
Mais il se leva des gens de la synagogue dite des Affranchis, et des Cyrénéens, et des Alexandrins, et de ceux de Cilicie et d'Asie, qui disputèrent avec Etienne; et ils ne pouvaient résister à sa sageI sse ni à l'Esprit par lequel il parlait. (Actes 6, 9-10)

Saint Etienne parlait avec l'«assistance continuelle pour l’interprétation de ses écrits inspirés » apportée par le « même Esprit Saint ».

Saint Etienne insistait « sur l’inerrance des détails dans les textes bibliques, spécialement en matière de faits historiques ... » .

En voici trois exemples :

1) Le Dieu de gloire apparut à notre père Abraham, lorsqu'il était en Mésopotamie, avant qu'il demeurât à Harran (Actes 7, 2)

2) Alors il quitta le pays des Chaldéens et demeura à Harran. De là, après la mort de son père, (Dieu) le fit émigrer dans ce pays où vous-mêmes demeurez maintenant. (Actes 7, 4)

3) Ils fabriquèrent en ces jours-là un veau (d'or), et ils offrirent un sacrifice à l'idole, et ils se réjouissaient des oeuvres de leurs mains. (Actes 7, 41)

Puis St Etienne a dit ceci : (Hommes) au cou raide, incirconcis de coeur et d'oreille, vous résistez toujours à l'Esprit-Saint: tels vos pères, tels vous-mêmes. Lequel des prophètes vos pères n'ont-ils pas persécuté? Ils ont même tué ceux qui prédisaient la venue du Juste, envers lequel maintenant vous êtes devenus traîtres et meurtriers, (vous) qui avez reçu la Loi par le ministère des anges, et ne l'avez pas gardée! " (Actes 7, 51-53)

Le dernier fait historique lui a coûté la vie.

Quant à St Etienne, il insistait « sur l’inerrance des détails dans les textes bibliques. »
Est-ce qu'il a eu tort ? Est-ce qu'il insistait « aussi d’une manière indue » ?

Je dirais que non.

Que le Seigneur vous bénisse.

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Re: Origines des épreuves sur cette terre ?

Message non lupar TREBLA » mer. 27 déc. 2017, 20:20

Cher Cinci,

M. Voltaire aimerait votre lien.
Cinci : dim. 24 déc. 2017

Le fondamentalisme insiste aussi d’une manière indue sur l’inerrance des détails dans les textes bibliques, spécialement en matière de faits historiques ...

Interprétation de la Bible dans l’Eglise, document issu de la Commission Biblique Pontificale, 15 avril 1993
M. Voltaire ne croit pas non plus en « l’inerrance des détails dans les textes bibliques, spécialement en matière de faits historiques ... ».

En voici un exemple :
PREMIER DOUTE.

Le livre qu’on nous donne sous le nom de Matthieu commence par faire la généalogie de Jésu; et cette généalogie est celle du charpentier Joseph, qu’il avoue n’être point le père du nouveau-né. Matthieu, ou celui qui a écrit sous ce nom, prétend que le charpentier Joseph descend du roi David et d’Abraham par trois fois quatorze générations, qui font quarante-deux, et on n’en trouve que quarante et une. Encore dans son compte y a-t-il une méprise plus grande. Il dit que Josias engendra Jéchonias ; et le fait est que Jéchonias était fils de Jéojakim. Cela seul fait croire à Toland que l’auteur était un ignorant ou un faussaire maladroit.

Voltaire, Histoire de l’établissement du christianisme, 1777
St Matthieu écrit que Josias engendra Jéchonias et ses frères, au temps de la déportation à Babylone (Matthieu 1, 11).

M. Voltaire nous dit que St. Matthieu « était un ignorant ou un faussaire maladroit » car « le fait est que Jéchonias était fils de Jéojakim. »

St Matthieu nous dit aussi que la naissance de Jésus-Christ arriva ainsi. Maire, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, il se trouva, avant qu'il eussent habité ensemble, qu'elle avait conçu par la vertu du Saint-Esprit. (Matthieu 1, 18).

Est-ce nous faisons confiance « d’une manière indue » à « un ignorant ou un faussaire maladroit » ?
Je dirais que non.

Jésus est né d'une VIERGE !

Que le Seigneur vous bénisse.

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Re: Origines des épreuves sur cette terre ?

Message non lupar TREBLA » jeu. 28 déc. 2017, 4:48

Cher M. Voltaire,

J'ai lu vos objections.
PREMIER DOUTE.

Le livre qu’on nous donne sous le nom de Matthieu commence par faire la généalogie de Jésu; et cette généalogie est celle du charpentier Joseph, qu’il avoue n’être point le père du nouveau-né. Matthieu, ou celui qui a écrit sous ce nom, prétend que le charpentier Joseph descend du roi David et d’Abraham par trois fois quatorze générations, qui font quarante-deux, et on n’en trouve que quarante et une. Encore dans son compte y a-t-il une méprise plus grande. Il dit que Josias engendra Jéchonias ; et le fait est que Jéchonias était fils de Jéojakim. Cela seul fait croire à Toland que l’auteur était un ignorant ou un faussaire maladroit.

Voltaire, Histoire de l’établissement du christianisme, 1777
1) Vous dites que St Matthieu « était un ignorant ou un faussaire maladroit » car « le fait est que Jéchonias était fils de Jéojakim » et non pas celui de Josias.

2) Vous dites que St Matthieu « était un ignorant ou un faussaire maladroit » car il « prétend que le charpentier Joseph descend du roi David et d’Abraham par trois fois quatorze générations, qui font quarante-deux, et on n’en trouve que quarante et une.

Selon St Matthieu, Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu'à David, quatorze générations depuis David jusqu'à la déportation à Babylone, quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu'au Christ (Matthieu 1, 17).

Donc selon vous, St Matthieu ne sait même pas compter jusqu'à quarante-deux.

Êtes-vous tout à fait sûr que St Matthieu s'est trompé ?

Patientez-vous, s'il vous plaît ! Bientôt, je vais vous expliquer les faits historiques qui justifient les déclarations de St Matthieu.

On peut croire en « l’inerrance des détails dans les textes bibliques, spécialement en matière de faits historiques ... ».

St Matthieu nous dit la vérité quand il dit : Maire, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, il se trouva, avant qu'il eussent habité ensemble, qu'elle avait conçu par la vertu du Saint-Esprit. (Matthieu 1, 18).

Que le Seigneur vous bénisse.


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