Le lancement de PHILiation à Louvain-la-Neuve

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Xavi
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Le lancement de PHILiation à Louvain-la-Neuve

Message non lu par Xavi » lun. 26 nov. 2018, 14:32

Il y a des événements discrets qu’il est dommage de laisser passer parmi tant d’autres propositions.

Ce 2 décembre (de 15 à 17 h, à l’auditoire Socrate de Louvain-la-Neuve, en Belgique), aura lieu la présentation d’un film sur une conversion avec la présentation d’un ouvrage intitulé « PHILiation », préfacé chaleureusement par le Cardinal De Kezel.

L’événement est annoncé dans la presse belge :
http://www.lalibre.be/regions/brabant/l ... d2f6cffbe6

J’ai eu le privilège de parcourir cet ouvrage en avant-première.

Une lecture réjouissante !

Les photographies, que l’auteur choisit avec une sensibilité esthétique dont le Seigneur l’a abondamment pourvu, parlent autant que les textes. Et, ce talent de présenter la parole avec des images, se retrouve aussi, avec la même puissance, dans ses dessins habités d’un humour délicat, qui font passer tant de réalités beaucoup plus clairement qu’un foisonnement de mots parce qu’ils parlent directement au cœur.

L’auteur a un talent précieux auquel mes recherches sur la création m’ont rendu particulièrement sensible. C'est un talent, devenu indispensable à notre époque des communications audio-visuelles par internet, qui parvient à faire passer la Parole de Dieu par le canal que Dieu a lui-même façonné pour nous : celui d’une écriture faite d’images.

Cette force de l’image, on la perd trop de vue lorsqu’on s’enivre de mots froids qui souvent saturent nos cerveaux.

A-t-on oublié ce qu’est la parole ? Pas seulement des mots froids que l’oreille peut entendre dans le noir ou que les yeux peuvent lire dans des caractères alphabétiques.

Toute parole est aussi accompagnée de gestes du visage et de tout le corps, d’accentuations et de couleurs. Que reste-t-il d’une parole privée de toute corporéité qui ne serait qu’une lecture monocorde privée de tout relief ?

La parole écrite ne peut davantage rester froide dans des mots. L’image lui est aussi nécessaire que la corporéité de la parole orale.

A cet égard, l’ouvrage présenté ce dimanche est, au-delà de lui-même, une invitation à réfléchir le comment du partage de la foi.

Pas seulement du texte pour le cerveau rationnel. Il est certes nécessaire. Mais, ne faut-il pas s’ouvrir davantage à la corporéité du message, aux gestes et à l’image ?

Dimanche dernier, à mon arrivée dans mon église paroissiale pour l’eucharistie dominicale, au lieu de m’asseoir dans un silence froid accompagné seulement d’un léger brouhaha de conversations discrètes, un écran (2 x 3 m, en hauteur derrière l’autel) montrait, par une retroprojection, un texte biblique de deux lignes dans un paysage, en caractères bien visibles dans toute l’église, que j’ai été heureux de pouvoir méditer dans les quelques instants d’attente de la célébration.

Il m’a fait rêver un peu en me faisant penser aux longues, très longues, homélies que chacun essaie de suivre de son mieux tout au long d’un flot de paroles plus ou moins bien articulées par le prêtre qui essaie, de son mieux, de commenter les lectures du jour.

Ah, si quelques phrases-clé pouvaient être affichées sur l’écran pour nous aider à suivre les exposés de certains prêtres plein de qualités et de bonne volonté, mais dont les talents d’orateurs ne sont pas toujours à la hauteur des exposés auxquels la télévision ou Youtube nous ont habitués.

Nos églises étaient jadis remplie d’œuvres d’art, de vitraux, de silences, de musiques sacrées, jusqu’au latin qui invitaient au mystère.

Aujourd’hui, nos célébrations ne tombent-elles pas parfois dans un excès de paroles intellectuelles ? Qui peut encore suivre intellectuellement sans interruption les centaines de phrases qui sont déversées quasi en continu dans beaucoup de célébrations actuelles. Lorsqu’on arrive saturé par une avalanche de mots au terme de la liturgie de la parole et d’une longue homélie, il ne reste parfois que si peu de temps pour l’essentiel, le Christ qui se donne Lui-même.

Comment faire passer le message de la foi, comment le partager à l’heure où chacun est parfois saturé de paroles et de raisonnements dans un monde où la communication par l’image s’est démultiplié avec une qualité à laquelle nous nous sommes habitués ?

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