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Forum de discussions entre chrétiens sur les questions liturgiques



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 Sujet du message: Les funérailles : dans quel cas sont-elles célébrées
Nouveau messagePublié: Mar 27 Juil 2010, 21:53 
Tribunus plebis
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Quelqu'un pourrait-il m'expliquer comment les services diocésains ou les paroisses sont amenés à décider de faire célébrer ou non par un prêtre des funérailles ?

Il semble que les messes de funérailles sont souvent refusées aux familles, à cause du manque de prêtres. Ce sont alors des laïcs qui prennent en charge les cérémonies.

En revanche, pour certaines figures médiatiques, comme par exemple le jeune Duquenet (tué par un gendarme alors qu'il tentait de forcer un barrage), on n'hésite pas à mobiliser plusieurs prêtres pour des messes de funérailles célébrées en grandes pompes sous les caméras.

Le critère de notoriété est-il donc déterminant ? Un simple quidam inconnu et abandonné de tous, par exemple, ne mérite donc pas d'être convoyé dans les règles ?

Ou bien l'Eglise agit-elle sous pression ? On sait que les partisans de Duquenet ont fait régner la terreur pendant quelques temps pour venger sa mort. L'Eglise craint-elle les puissants, craint-elle ceux qui menacent, et ignore-t-elle les faibles, les petits qui ne disent rien ?

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 Sujet du message: Re: Les funérailles : dans quel cas sont-elles célébrées
Nouveau messagePublié: Mar 27 Juil 2010, 22:22 
Tribunus plebis
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Attention cher philémon.siclone, vous allez finir par verser dans le sédévacantisme si vous continuez ! :rire:

Mais bon, il faut reconnaître qu'à force d'ouvrir ses voiles aux vents du monde on risque au bout du compte d'entraîner le bateau vers des eaux hostile, voire de démâter.

(En tant que marin égaré vous devriez me remercier pour cette métaphore maritime !)

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«Si tu le veux, je serai ton prêtre. Accorde-moi ta grâce pour cela.» Karl Leisner à 17 ans.

«Car c'est moi qui suis le Seigneur qui vous ai retiré de la terre d'Égypte, afin que je fusse Dieu pour vous. Soyez saints, parce que moi, je suis saint.» (Lévitique XI, 45)


Dernière édition par Harfang le Mer 04 Août 2010, 12:13, édité 1 fois au total.

 
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 Sujet du message: Re: Les funérailles : dans quel cas sont-elles célébrées
Nouveau messagePublié: Mer 28 Juil 2010, 15:01 
Quæstor
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Avant, il y avait des classes d'enterrement^^ J'ai, dans l'appendice de mon Vesperale de 1913, l'orde complet des funérailles avec Vêpres, Matines, Laudes, Messes, Absoute, Cinq absolutions (pour les personnages éminents: cardinal, évêque, empereur, roi, duc, seigneur du lieu)...
Bref, encore une fois, les riches préconciliaires ne se sont pas gênés dans l'église: avant de se faire ensevelir sous un gisant étendu et appuyé sur son coude comme un romain à table (pour rester correct dans mes comparaisons), ils se faisaient célébrer dans des pompes funèbres impressionnantes (qu'on regarde les gravures de pompe funèbre de Louis de Condé, d'Henriette d'Angleterre, etc.: qu'on en imagine aussi le prix!). Donc, ne venez pas dire que le Concile ou sa mise en oeuvre a fouttu la pagaille.

Je crois que Dom Beauduin (fondateur du monastère de Chevetogne, s'il est besoin de le rappeler) souhaitait que les funérailles de tout chrétien soient célébrées dans le rite de première classe, pour que la liturgie puisse vraiment parler et instruire.

Depuis le Concile, ou du moins la disparition des classes, quiconque correspond aux conditions énnoncées dans le Code de Droit Canonique, fût-il un immonde bandit, a le droit de recevoir des funérailles chrétiennes: les funérailles peuvent cependant se faire avec une messe différée à un autre moment que celui du passage de la maison au cimetière en passant par l'église.

Les services paroissiaux s'organisent comme ils peuvent et on n'a rien à leur reprocher pour peu qu'ils fassent ce qu'il peuvent.
Quand vous parlez de funérailles célébrées à plusieurs prêtres, c'est un choix personnels des prêtres d'être là, pas un choix "d'en haut"...

Et puis, pour démentir votre exemple, lors de la messe de funérailles de la mère d'un de mes amis, il y avait deux prêtres concélébrants dont le porte-parole des Evêques de Belgique (à titre privé, mais ça marque quand même les gens) et un diacre, en plus du clergé au choeur il y avait deux autres prêtres qui n'ont pas officié... L'ordinaire a été chanté en grégorien et accompagné à l'orgue. Et les prêtres et diacre ont été présents même au cimetière pour bénir la tombe.
Cette dame était tout sauf 1°fortunée, 2° menace pour l'Eglise: elle était le type même d'une femme normale de milieu modeste, offrant les nombreuses difficultés de la vie dans la prière et la communion à la Passion du Christ, toute privée qu'elle était de pouvoir se rendre régulièrement à l'église.
Et ce n'est certainement pas le diocèse, la paroisse, ou même les Evêques de Belgique qui ont commandé une célébration de ce type...

Petite note: un laïc, s'il peut intervenir à plusieurs moments (notamment tout ce qui est célébration des Heures des défunts) dans la célébration des funérailles n'intervient pas dans le "coeur" du rite (ce qu'on appelle "le dernier adieu") qui doit être accompli par un prêtre ou un diacre...

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Dernière édition par steph le Mer 28 Juil 2010, 15:15, édité 1 fois au total.

 
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 Sujet du message: Re: Les funérailles : dans quel cas sont-elles célébrées
Nouveau messagePublié: Mer 28 Juil 2010, 15:14 
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Steph, il n'y a rien dans ma question qui laisse paraître une quelconque nostalgie de l'ancien temps où l'on réservait les honneurs de la pompe aux grands personnages. Justement, je croyais que ce temps-là était révolu. Voilà pourquoi je pose ma question, et m'étonne qu'il y ait encore, de nos jours, des manants méprisables qui n'ont droit à rien, et de dignes notables qui sont richement honorés après leur mort.

Mais si vous me dites que tout ceci repose sur l'initiative personnelle des prêtres, j'accepte cette explication qui me semble effectivement très plausible.

Ainsi l'on peut comprendre que les gueux qui n'ont connu personne, et ne sont connus de personne, ne bénéficieront pas de la présence d'un prêtre à leurs funérailles, contrairement à ceux qui connaissaient du beau monde, ou bénéficient d'une réputation médiatique.

Assez logique, finalement.

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 Sujet du message: Re: Les funérailles : dans quel cas sont-elles célébrées
Nouveau messagePublié: Mer 28 Juil 2010, 15:34 
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philémon.siclone a écrit:
[1°] Steph, il n'y a rien dans ma question qui laisse paraître une quelconque nostalgie de l'ancien temps où l'on réservait les honneurs de la pompe aux grands personnages.
[2°] Ainsi l'on peut comprendre que les gueux qui n'ont connu personne, et ne sont connus de personne, ne bénéficieront pas de la présence d'un prêtre à leurs funérailles, contrairement à ceux qui connaissaient du beau monde, ou bénéficient d'une réputation médiatique.


1° Certes, mais dans d'autres messages j'ai pu lire que le Concile et son application ont tout chamboulé... Donc, je rappelais ici qu'avant le Concile, ce n'était pas mieux...

2° Pour les gueux qui n'ont connu personne, sans doute...
Mais la vie chrétienne est fraternité... La vie chrétienne implique nécessairement de connaître qu'autres personnes que nos seuls parents... Je pense que tous les gens qui s'impliquent en paroisse, tous les gens qui font partie d'un groupe de prière ou même d'un service social auront le déplacement d'un prêtre, ne fût-ce que parce que celui-ci sera leur "ami" ou leur "père". Je me demande parfois quel sens ça pourrait bien avoir qu'un prêtre célébre des funérailles pour un parfait inconnu (dont il ne sait rien, puisque le gars était no-live) qui n'est entouré par personne... Seul dans l'église avec la sacristine ou le sacristain, la dépouille mortelle et les gars qui attentent au fond pour venir rechercher le cercueil... Le sens de la charité, sans doute...

Et puis tout ne repose pas sur l'initiative personnelle des prêtres: les pompes funèbres envoient une demande de célébration du sacramental, le prêtre le plus proche répond selon ses disponibilité... L'initiative personnelle, elle est là quand la célébration prend d'autres dimensions: concélébration, chants, etc. En théorie, si le prêtre est disponible, il y a au moins un prêtre et la messe et le sacramental sont au moins lus...

La pastorale n'est pas une casuistique où on imagine un gars qui ne connaît personne et que personne ne connait, la pastorale envisage la relation du pasteur à ses brebis et le Pasteur connaît ses brebis et ses brebis le connaissent... C'est tout à fait normal que les gens connus (à tous niveaux, pas seulement le gratin de la société) attirent beaucoup de gens à leur funérailles, ça ne serait pas l'Eglise que ce serait la même chose...

En tout cas, c'est encore une discussion qui ne tourne à rien d'autre que montrer que l'Eglise a des difficultés... Plutôt que de se demander "qui sont les coupables?" ou "quels sont les critères de l'inégalité dans l'Eglise?", il vaudrait mieux prier, comme le rappelait Anne, il y a quelques jours, pour ceux qui, à cause du manque de prêtres, sont privés dès leur vivant des secours de l'Eglise... Et prier pour les vocations...

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 Sujet du message: Re: Les funérailles : dans quel cas sont-elles célébrées
Nouveau messagePublié: Mer 28 Juil 2010, 15:46 
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steph a écrit:
philémon.siclone a écrit:
[1°] Steph, il n'y a rien dans ma question qui laisse paraître une quelconque nostalgie de l'ancien temps où l'on réservait les honneurs de la pompe aux grands personnages.
[2°] Ainsi l'on peut comprendre que les gueux qui n'ont connu personne, et ne sont connus de personne, ne bénéficieront pas de la présence d'un prêtre à leurs funérailles, contrairement à ceux qui connaissaient du beau monde, ou bénéficient d'une réputation médiatique.


1° Certes, mais dans d'autres messages j'ai pu lire que le Concile et son application ont tout chamboulé... Donc, je rappelais ici qu'avant le Concile, ce n'était pas mieux...

2° Pour les gueux qui n'ont connu personne, sans doute...
Mais la vie chrétienne est fraternité... La vie chrétienne implique nécessairement de connaître qu'autres personnes que nos seuls parents... Je pense que tous les gens qui s'impliquent en paroisse, tous les gens qui font partie d'un groupe de prière ou même d'un service social auront le déplacement d'un prêtre, ne fût-ce que parce que celui-ci sera leur "ami" ou leur "père". Je me demande parfois quel sens ça pourrait bien avoir qu'un prêtre célébre des funérailles pour un parfait inconnu (dont il ne sait rien, puisque le gars était no-live) qui n'est entouré par personne... Seul dans l'église avec la sacristine ou le sacristain, la dépouille mortelle et les gars qui attentent au fond pour venir rechercher le cercueil... Le sens de la charité, sans doute...

Et puis tout ne repose pas sur l'initiative personnelle des prêtres: les pompes funèbres envoient une demande de célébration du sacramental, le prêtre le plus proche répond selon ses disponibilité... L'initiative personnelle, elle est là quand la célébration prend d'autres dimensions: concélébration, chants, etc. En théorie, si le prêtre est disponible, il y a au moins un prêtre et la messe et le sacramental sont au moins lus...

La pastorale n'est pas une casuistique où on imagine un gars qui ne connaît personne et que personne ne connait, la pastorale envisage la relation du pasteur à ses brebis et le Pasteur connaît ses brebis et ses brebis le connaissent... C'est tout à fait normal que les gens connus attirent beaucoup de gens à leur funérailles, ça ne serait pas l'Eglise que ce serait la même chose...

En tout cas, c'est encore une discussion qui ne tourne à rien d'autre que montrer que l'Eglise a des difficultés... Plutôt que de se demander "qui sont les coupables?" ou "quels sont les critères de l'inégalité dans l'Eglise?", il faudrait mieux prier, comme le rappelait Anne, il y a quelques jours, pour ceux qui, à cause du manque de prêtres, sont privés dès leur vivant des secours de l'Eglise... Et prier pour les vocations...


Vous avez sans doute raison, les "inconnus", les "anonymes" n'avaient qu'à s'impliquer dans la vie de leur paroisse, après tout c'est leur faute. Tant mieux, donc, s'il existe une hiérarchie entre les laïcs engagés qui auront occupé différents rôles, et mérité d'être dignement enterrés, et les misérables couillons qui ne se seront pas faits connaître, et ne peuvent donc prétendre au grand luxe d'avoir un prêtre à leurs funérailles. Tant pis pour eux, après tout. L'Eglise est fraternelle, ils n'avaient qu'à comprendre ça.

Citer:
1° Certes, mais dans d'autres messages j'ai pu lire que le Concile et son application ont tout chamboulé... Donc, je rappelais ici qu'avant le Concile, ce n'était pas mieux...
Le moindre quidam avait droit à un prêtre pour son enterrement, dans ce temps-là. Mais il est vrai que la dévotion populaire d'alors était obscure, donc en effet ce n'était pas mieux. Vous avez raison, Steph.

Citer:
Je me demande parfois quel sens ça pourrait bien avoir qu'un prêtre célébre des funérailles pour un parfait inconnu (dont il ne sait rien, puisque le gars était no-live) qui n'est entouré par personne...
Comme vous avez raison, Steph ! J'aurais dû y penser. En effet, ça n'a aucun sens. Les gens seuls et inconnus ne sont pas intéressants. Qu'est-ce qu'un prêtre irait faire aux funérailles d'un inconnu solitaire, franchement ! Une vraie perte de temps, en effet.

Citer:
Seul dans l'église avec la sacristine ou le sacristain, la dépouille mortelle et les gars qui attentent au fond pour venir rechercher le cercueil...
C'est sûr que s'il n'y a personne d'autre, ce doit être super ennuyeux, et sinistre même ! Comme vous raisonnez juste, Steph, j'aurais dû y songer, bon sang !

Citer:
la pastorale envisage la relation du pasteur à ses brebis et le Pasteur connaît ses brebis et ses brebis le connaissent
Tout à fait, et c'est bien pour ça qu'on limite le séjour du prêtre en paroisse à une poignée d'années. Si les brebis ne saisissent pas l'occasion pour mieux connaître leur curé éphémère, après tout, elles n'avaient qu'à mieux s'y prendre. Comme tout ceci est bien dit !

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 Sujet du message: Re: Les funérailles : dans quel cas sont-elles célébrées
Nouveau messagePublié: Mer 28 Juil 2010, 16:01 
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Excusez-moi, mais si on fait une demande (mais pour ça faut quelqu'un qui la porte après la mort de votre anonyme), il y a sans doute moyen de trouver un prêtre...
Le tout c'est que le prêtre soit disponible avant que la dépouille mortelle ne soit totalement corrompue...
Mais je trouve normal que le prêtre enterre prioritairement les membres de sa communauté paroissiale (qu'il en connaisse le nom ou seulement le visage)... Quitte à seulement célébrer une messe de requiem un autre jour éventuellement en absence du corps de votre "défunt inconnu"...

Pourquoi quelqu'un qui n'a jamais mis les pieds dans une communauté chrétienne sinon pour son baptême (enfin, là il n'y a pas mis les pieds), sa communion, sa confirmation, son mariage, mais qui à côté des "sacrements qui ouvrent le paradis" n'en a rien à faire de l'Eglise et refuse d'envoyer ses enfants au catéchisme parce que les prêtres seraient pédophiles (même si les prêtres ne font plus le catéchisme, mais il ne le sait même pas) pourquoi donc cet Holly Brius (^^) se ferait-il enterrer à l'église au détriment de gens qui ont eu une vie de prière et de communion?

Vous ne citez pas mon message en entier^^ Je parle du sens de la charité (et de la charité qui coûte, d'où mon point de suspension) et ça passe à la trappe...
Vous ne parlez pas de prier, non plus...

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 Sujet du message: Re: Les funérailles : dans quel cas sont-elles célébrées
Nouveau messagePublié: Mer 28 Juil 2010, 16:29 
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steph a écrit:
Excusez-moi, mais si on fait une demande (mais pour ça faut quelqu'un qui la porte après la mort de votre anonyme), il y a sans doute moyen de trouver un prêtre...
Le tout c'est que le prêtre soit disponible avant que la dépouille mortelle ne soit totalement corrompue...
Mais je trouve normal que le prêtre enterre prioritairement les membres de sa communauté paroissiale (qu'il en connaisse le nom ou seulement le visage)... Quitte à seulement célébrer une messe de requiem un autre jour éventuellement en absence du corps de votre "défunt inconnu"...

Pourquoi quelqu'un qui n'a jamais mis les pieds dans une communauté chrétienne sinon pour son baptême (enfin, là il n'y a pas mis les pieds), sa communion, sa confirmation, son mariage, mais qui à côté des "sacrements qui ouvrent le paradis" n'en a rien à faire de l'Eglise et refuse d'envoyer ses enfants au catéchisme parce que les prêtres seraient pédophiles (même si les prêtres ne font plus le catéchisme, mais il ne le sait même pas) pourquoi donc cet Holly Brius (^^) se ferait-il enterrer à l'église au détriment de gens qui ont eu une vie de prière et de communion?

Vous ne citez pas mon message en entier^^ Je parle du sens de la charité (et de la charité qui coûte, d'où mon point de suspension) et ça passe à la trappe...
Vous ne parlez pas de prier, non plus...


On peut très bien fréquenter assidument l'église, et même des prêtres, sans pour autant que lesdits prêtres soient avertis de votre mort. On peut très bien avoir une vie complètement isolée par ailleurs, n'avoir personne dans son entourage qui se soucie de nous. Vous pouvez fréquenter un groupe où vous êtes connu, mais où personne ne sera averti que vous êtes mort, et n'aura pas l'idée de se renseigner.

Sans compter qu'en vieillissant, vous pouvez très bien perdre un à un tous vos contacts, même en allant régulièrement à l'église.

Si bien qu'à votre mort, vous deviendrez parfaitement un anonyme. D'autant plus qu'on peut aussi être voyageur, comme le pélerin russe.

Votre attitude de village, c'est un peu : tiens, on le connaît pas, lui, c'est pas un des nôtres, il n'est pas de la bande, il n'est pas du clan, c'est un estranger !

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 Sujet du message: Re: Les funérailles : dans quel cas sont-elles célébrées
Nouveau messagePublié: Mer 28 Juil 2010, 17:49 
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Vous avez raison...
Evidemment vous avez raison! (je ne suis pas ironique)

Mais...

(je me borne ici, parce qu'on peut parler à l'infini)...

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 Sujet du message: Re: Les funérailles : dans quel cas sont-elles célébrées
Nouveau messagePublié: Mer 28 Juil 2010, 21:54 
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Philémon.Siclone a écrit:

On peut très bien fréquenter assidument l'église, et même des prêtres, sans pour autant que lesdits prêtres soient avertis de votre mort. On peut très bien avoir une vie complètement isolée par ailleurs, n'avoir personne dans son entourage qui se soucie de nous. Vous pouvez fréquenter un groupe où vous êtes connu, mais où personne ne sera averti que vous êtes mort, et n'aura pas l'idée de se renseigner.

Sans compter qu'en vieillissant, vous pouvez très bien perdre un à un tous vos contacts, même en allant régulièrement à l'église.

Si bien qu'à votre mort, vous deviendrez parfaitement un anonyme. D'autant plus qu'on peut aussi être voyageur, comme le pélerin russe.

Votre attitude de village, c'est un peu : tiens, on le connaît pas, lui, c'est pas un des nôtres, il n'est pas de la bande, il n'est pas du clan, c'est un estranger !

:?:

Ce genre de situation est effectivement bien triste, mais comment voulez-vous qu'une messe de funérailles soit célébrée si personne n'a appris la mort du catholique défunt et que seul Dieu sait que la personne est catholique ?

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 Sujet du message: Re: Les funérailles : dans quel cas sont-elles célébrées
Nouveau messagePublié: Mer 28 Juil 2010, 23:17 
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Laurent L. a écrit:
Philémon.Siclone a écrit:

On peut très bien fréquenter assidument l'église, et même des prêtres, sans pour autant que lesdits prêtres soient avertis de votre mort. On peut très bien avoir une vie complètement isolée par ailleurs, n'avoir personne dans son entourage qui se soucie de nous. Vous pouvez fréquenter un groupe où vous êtes connu, mais où personne ne sera averti que vous êtes mort, et n'aura pas l'idée de se renseigner.

Sans compter qu'en vieillissant, vous pouvez très bien perdre un à un tous vos contacts, même en allant régulièrement à l'église.

Si bien qu'à votre mort, vous deviendrez parfaitement un anonyme. D'autant plus qu'on peut aussi être voyageur, comme le pélerin russe.

Votre attitude de village, c'est un peu : tiens, on le connaît pas, lui, c'est pas un des nôtres, il n'est pas de la bande, il n'est pas du clan, c'est un estranger !

:?:

Ce genre de situation est effectivement bien triste, mais comment voulez-vous qu'une messe de funérailles soit célébrée si personne n'a appris la mort du catholique défunt et que seul Dieu sait que la personne est catholique ?


Généralement c'est la famille, mais ça peut être un collègue de travail, le propriétaire du logement, ou même une lettre laissée à cette intention dans le cas d'une personne très âgée et complètement isolée, ou encore une mention mise dans un testament. Il y a toujours au moins une personne dans l'entourage immédiat, qui est au courant, sans être nécessairement pratiquante elle-même.

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 Sujet du message: Re: Les funérailles : dans quel cas sont-elles célébrées
Nouveau messagePublié: Ven 30 Juil 2010, 14:54 
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Pour répondre à votre question, Phylémon-Cyclone, en fonction de ma connaissance forcémment sectorielle de la situation, les obsèques sont célébrées par le prêtre en fonction de sa disponibilité et du souhait des familles d'une Eucharistie ou pas. Il est des jours avec 3 ou 4 cérémonies et des semaines sans. A la campagne, il faut tenir compte, aussi, de la disponibilité des pompes funèbres et, éventuellement, de celle du crématorium ...
Il est arrivé que des prêtres célèbrent 6 à 7 cérémonies funèbres dans la semaine et certains souhaiteraient ne pas célébrer plus d'une cérémonie par jour en raison de leur contenu éprouvant dans la mesure où ils connaissent les familles. Ils doivent prendre en compte leur propres charges émotionnelles: ce sont des hommes qui éprouvent, aussi, le chagrin et la tristesse; tout comme les laïcs, d'ailleurs.
Je ne sais si je réponds à votre question sachant que les fonctionnements peuvent varier selon les lieux et les circonstances.


 
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