Le "vote catholique"...

À l'occasion de la sortie de son livre Dieu est dans l'isoloir
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Christophe
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Le "vote catholique"...

Message non lu par Christophe » jeu. 15 févr. 2007, 21:16

[align=justify]Monsieur Grimpret,

La thèse de votre livre est que les religions reviennent en force dans le débat politique pré-électoral. Les électeurs qui ont une sensibilité religieuse seraient des "électeurs religieux", sous entendu leur vote serait influencé (sinon déterminé) par leur identité confessionnelle. Existe-t-il réellement un "vote catholique" qui diffèrerait de la moyenne nationale ? Comment expliquer que, malgré le poids du catholicisme dans l'histoire de la France et la formation des valeurs de notre société, aucun candidat de taille ne se réclame ouvertement de la Doctrine sociale de l'Église ? Ne sont-ce pas plutôt, encore en 2007, les "électeurs idéologiques" (autour du clivage socialisme/libéralisme) qui font la pluie et le beau temps dans cette élection et non pas les différentes confessions ?

Merci de vos réponses.
Christophe[/align]
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Matthieu GRIMPRET
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Message non lu par Matthieu GRIMPRET » jeu. 15 févr. 2007, 21:29

Merci. Trois choses :
- les idéologies, comme vous dites, comportent des éléments qu'on trouve aussi dans la DSE. on ne peut donc systématiquement opposer celle-ci à celles-là.
- on peut distinguer la force d'une religion (son impact pratique sur la décision politique) et la portée d'une religion (son influence diffuse dans la culture sociale ambiante). Or, le catholicisme en France est devenu minoritaire, non seulement du point de vue de sa force, mais aussi du point de vue de sa portée. Aujourd'hui, seule la moitié de la population française affirme, dans un contexte d'exacerbation des identités, être catholique. Quant aux "croyants-pratiquants", le noyau dur pour qui la DSE signifie quelque chose, ils représentent une infime portion de l'électorat.
- les vraies "retrouvailles" dont je parle dans mon livre viennent de deux phénomènes : l'affirmation identitaire croissante des communautés de religieux susceptibles de se penser comme telles + l'apparition de l'Islam. La situation du catholicisme ne constitue pas la donnée majeure de ce bouleversement, c'est aussi çà la nouveauté.

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