Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

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cmoi
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Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par cmoi » dim. 05 avr. 2020, 6:37

Au lieu de

Qu’ai-je encore besoin de prier !
Prier qui n’est autre que Te parler,
Qu’attirer l’attention pour un bien
Qui viendrait sans réparer mon chagrin !

Douleur d’être séparé, d’ignorer,
De devoir encore se faire remarquer !
Toi qui aimes tant le silence…
Je n’ai à T’offrir que ma confiance.

Elle est entière quand je me tais ;
Pourquoi irais-je aussi me vanter
De tous ces risques pris pour T’épater ;
Quand si souvent j’ai besoin de me reposer.

Entre nous c’est une affaire de complicité,
De celle qui dépasse les civilités ;
Pourquoi s’étonner alors que je ne revienne T’adorer
Que pour effacer le mal qui rompt notre intimité.

Je ne crains pas de T’aimer.
Je n’ai qu’un tort à déplorer ; c’est
De vouloir me débarrasser seul et au plus vite
De ceux qui m’importunent et qui T’évitent.


Au lieu de Te laisser gagner.



Pourquoi je prie…


Prier, demander à Dieu quelque chose,
Pour une personne ou pour une cause,
À quoi cela sert-il ? Surtout si je dois m’arrêter
Avant même que d’avoir été exhaussé !

Il y a tant de causes et tant de personnes…
Et puis la vie qui est la mienne et qui m’apprend
Que je pourrais très bien me dire autant
Prier parce qu’on me le demande et l’avoir à la bonne.

Pour la beauté du geste, alors ? En anonyme,
Presque en cachette, parce qu’il n’en a pas été trouvé de synonyme…
Comme souvent, pour se débarrasser d’un problème,
On s’enferme dans l’absurdité d’en vouloir prouver le phénomène.

On me redira qu’une prière est toujours utile ;
Que c’est bon pour le moral, ou la santé, d’en faire une éthique !
De n’en pas attendre plus pour ma conscience, qu’une pratique,
Que cela focalise la volonté, que tout ici bas n’est pas que mercantile.

Encore que des forces s’activent pour réaliser mes vœux
Et que si je n’en vois pas toujours le résultat probant
C’est que les choses évoluent et que j’en recevrai mieux, l’équivalent.
On me redira qu’on peut compter sur la bonté de Dieu.

Dieu, quel est-il ? Nul ne l’a vu !
Nul ne le connaît aussi bien que quand il a été exhaussé !
Et pourtant, qui me dit que cela n’aurait pas été
Quand bien même je n’aurai rien fait d’autre que mettre mon désir à nu ?

Moi, si j’ai quelque chose à dire, à un ami,
Une fois certain du compromis qui convient à mon cœur
Et à mes capacités, si je crois que je peux comprendre cette envie
Qu’il aura de n’en garder que ce qui lui apporte du bonheur,

Je n’ai plus rien à lui cacher de ce que je n’aurais pas dit,
Je croirai qu’il n’ira pas dans mon dos, abuser de ma confiance;
Je n’attendrai pas de réponse à ma tendresse, mais juste une évidence :
Celle que l’amitié survit car malgré tout, voilà pourquoi je prie.

cmoi
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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par cmoi » dim. 05 avr. 2020, 18:32

Vertige


Comment savoir,
Je veux partager Ta conscience.
Pourquoi vouloir,
Je sais fêter Ton ignorance.

Où va l’espoir
Quand Tu romps le silence ?
J’ai vu le soir
Où nous serons sans différence.

Je n’ai pas pu dire
L’indifférence ;
Tu as feint de me mentir,
Sans insolence.

Depuis j’ébruite
Ton existence…
Et prend la fuite
En Ta présence !

Attendus,
Nous oublions notre rencontre ;
Malotrus,
Nous n’en jouons que la montre.

Par quel reproche
Puis-je me rendre plus attentif
A Ton approche
Et devenir inventif ?

De quelle contrainte
Ta venue me libère
Par une astreinte
Qui m’atterre ?

De quelle contrainte
Je veux Te libérer
Par une astreinte
Qui me fait prisonnier.

A quoi sert-il
De Te reconnaître
Si je cours le péril
De ne pouvoir renaître ?


Coup de foudre


Je viens à toi
Riche de ma seule volonté de vivre
Et d’en instruire le sens
Qui préjuge de ton innocence et de ta sagesse
Selon l’histoire qui m’en a été contée
Et ce que j’en crois.

Je viens à toi
Et ce qui me change m’est étranger
Sauf à considérer que j’en serai la cause
En raison de mon ignorance et de ma conduite,
D’un cœur faible ou hypocrite,
De mon manque de foi.

Je n’ai pas mandat
Pour te remplacer si tu n’es pas là !
T’imiter suffit si je reste responsable
Des conséquences de ce dont je suis capable
Et n’en recherche pas la licence
Dans l’explication de ton silence.

Comme tu as obéi,
Librement je t’invoque en mes souhaits.
Je t’approche sans fausse modestie,
Sûr de mon âme et résolu.

Ton absence n’est pas un souci
Car je suis nu.

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par cmoi » lun. 06 avr. 2020, 7:58

Cheveux


La fraîcheur
De l’air
Décolore
L’atmosphère
D’une aurore
Qui m’écœure.

La brume
Flotte
Légère
Comme une motte
De plumes
Transpercées de lumière.

Subtile offrande
D’un futur
Vers quoi j’avance
Sous un réverbère

Une chevelure
- A mes yeux, une provende -
Vers moi s’élance
Qui vole et vitupère

Comme une traînée d’or
Aux filaments d’un rêve.


Ainsi, je suis tombé en prière…



SON REGARD !


Son regard fut d’une intention réservataire :
Une porte ouverte sur l’intérieur d’un seul de mes rêves,
Mais qui n’y conduisait pas, ou n’en prenait pas l’air.

Son regard fut comme l’annonce d’une trêve,
Un miroir dansant sur le pourtour de mes lèvres,
Mais nous étions en paix, et l’urgence retardataire.

Au bas de la porte, ouverte sur un seul de mes rêves,
Il s’avançait dans la lumière ambrée des cierges
Dont la tiédeur caressante et dorée, luisante,

Abolissait le temps, tremblait comme l’objectif
D’un photographe amoureux du décor et du motif ;
Et j’étais l’icône d’un temps aboli, redevenais vierge.

Un pas de danse sur un chemin de prière,
Dans mon cœur dessinait le centre, que semblait rythmer
Quelques notes isolées et joyeuses, chantées…

Chantées au plein cintre de l’espace habité
Par un essaim vaporisé de saintes almées
Qui parsemaient le sol à mes pieds de tendres primevères…

Vierge de ce mirage comme je l’étais aussi des heures
Fanées, j’avais conservé dans la pulsation de mes veines
L’ébullition folle d’une espérance antérieure.

Et sa vapeur s’étant transformée en promesse,
En vent, s’étant chargée de force et de tendresse,
Déposait son brillant trésor au pied d’une reine.

Ce rêve avait été unique, mais il était le plus grand,
Le plus long, le plus haut, le plus large ;
Il prenait maintenant toute la place du secret.

Et la reine qui n’avait plus, qui avait perdu ses marges,
Telle le génie qui sort, prend son essor et va prononcer son décret,
Croissait en avalant son ombre, expulsée d’un déni flagrant.


La reine avait été lilliputienne,
Son sentiment avait été d’une étrenne.

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par cmoi » lun. 06 avr. 2020, 18:09

La marelle !


Des jouets d’enfants
Sous un préau
Rangés.

Prés d’un étang
Un escabeau
Rouillé.

C’est la guerre
Ou la paix
Qui sait.

Tous la terre
Quitterons
Oui on.

Et puis après
Après quoi
Vers qui.

En quel endroit
Un seul jour
Suffit.

Autant de fois
Que j’y repasse
Le même sabot

Mes pas s’effacent
Il n’y a pas
Besoin de faux.

Je recommence
Oui j’accélère
Je ralentis

Je persévère
Trouve une cadence
M’appesantis.

Je cherche un sens
N’en ai pas l’air
Je suis en vie.

Si par prudence
J’avais à faire
Un peu d’amis

Il n’est parfois pas sûr
Qu’avoir de la compagnie
Toujours rassure.

Alors
Foin des ennuis
J’ai ma part du trésor !

Moi je préfère
A la souffrance
Celle qui m’habite.

Son exigence
Est plus sévère
Elle m’a conduite.

Seulement la mort
Interrompra
Mon innocence :

J’essaye encore
Plus fort, plus droit,
Prend de l’avance.

Il n’en est pas
Je le sais déjà
Mais le rêve est

Devant soi.
Tous à cloche-pied
Qui sera le plus équilibré ?

Garder la cadence
Et le silence
C’est mon élégance.

C’est bien malchance
Que d’accumuler de l’expérience
Rien que par indigence.

Si j’ai perdu d’avance
J’en conserve l’apparence
De l’insouciance.

Voilà pourquoi
Sans l’amour
Ni la foi

Un jour comme c’était
Ici
Suffit.

Soit ciel ou prison
Ne sont à la craie tracés
Que pour l’imagination.

J’aurai la foi
Que ce serait
Mon droit

D’imaginer
Ce que serait
La vie sans Toi.

Toi
Qui n’es pas
Même là !

Une, deux, trois…
Au nom du père, et cetera !




Le plus dur


Toi, qui fais de ta souffrance un rempart
Pour attendrir et détourner le bras du Vengeur
A qui ton pardon déjà s'adresse,

Par crainte de Sa jalousie,

Pourquoi te détourner de l'innocence
Que ton corps et ses besoins proclament,
Gâcher ta santé, ta beauté et ton âme ?

Est-il si difficile que tu t'acceptes :
Fourbe, lâche, dissimulateur,
Hypocrite et plein de flagornerie, menteur,
Plutôt que de t'effrayer et bouder ton existence !

N'est-ce pas que le plus dur
C'est de laisser vivre en toi ce qui reste de pur ?

Carolus
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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par Carolus » lun. 06 avr. 2020, 20:31

Merci de partager vos poésies avec nous, cher cmoi. 👍

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par cmoi » mar. 07 avr. 2020, 6:53

Je vus en prie, Carolus... :arrow:

D’un centurion Romain


« J’entends… j’entends la rumeur me dire
Qu’il vaut mieux vivre, même avec indignité ;
Moi j’aurais plutôt envie d’écrire
Plutôt mourir ! Que cette pitié…

Il y a peu, j’ai appris d’une métisse
Que le suicide introduisait à l’injustice,
Tandis que la souffrance était expiatrice
Et qu’il en fallait suivre les prémisses.

Quoique incertaine, la longueur de nos vies
En transformerait l’habileté en supplice
Tandis que l’honneur d’un rapide sacrifice
Nous épargnerait la honte, mais nous tremperait de mépris.

Qu’il n’était pas vrai, mais d’un orgueil factice,
Que refuser la venue d’un jour qui laverait l’affront
Etait le signe d’un esprit fort, sans artifice,
Quand rien n’était moins sûr, sauf le pardon.

Je l’ai, bien sûr, rendue à son supplice,
Elle prétendait qu’un homme unique, un dieu vrai,
L’y attendait pour un jardin de délices,
Qu’elle espérait mourir car ici la vie sur rien n’ouvrait :

Celle qui nous faisait nous battre et nous tuer,
Celle qui m’inspirait mon dégoût, ma liberté.
Pourquoi faut-il que ces ordres qu’on exécute
Nous fassent entendre de ceux qui nous insultent ! »


« - Ami ! Moi qui te parle, j’étais ce centurion romain...
Dis-le à ceux qui les accusent encore, à ces contemporains :
Sans ces chrétiens d’alors, d’ici et de demain,
Leur vie serait la leur, s’ils n’avaient pas changé ma main ! »


POUR UN NOUVEAU DEPART


Il arrivera, ce jour est inévitable,
Où d’un bout à l’autre de notre vieille terre,
Ces héros, ces spadassins, ces fiers chefs de guerre,
Rendront leurs armes et se reconnaîtront semblables.

Il n’y aura plus d’autres cris que ceux de joie,
De bonheur. On ne se saluera plus de vœux.
Chacun sera libre, nul ne sera envieux ;
Sans autre projet que celui qui se plaidoie…

Ce jour est déjà venu, il est incertain,
Tous se sont souvenus qu’il n’était pas hautain :
Peut-être est-il encore là, mais à l’affût,

Sans objet. Pourquoi l’avez-vous cru si confus ?
Il est ici, il n’a pas besoin qu’on l’appelle !
Ne bâtissez rien. Plaquez l’or dans vos chapelles.

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par Simili modo » mar. 07 avr. 2020, 11:14

J'aime beaucoup, bravo. Cela me fait penser à G. K. Chesterton. Sans vous voler la vedette, je me permets de vous partager le poème que votre plume m'évoque, en espérant que vous lisez l'anglais.
[+] Texte masqué
The Song of the Children

The world is ours till sunset,
Holly and fire and snow;
And the name of our dead brother
Who loved us long ago.

The grown folk mighty and cunning,
They write his name in gold;
But we can tell a little
Of the million tales he told.

He taught them laws and watchwords,
To preach and struggle and pray;
But he taught us deep in the hayfield
The games that the angels play.

Had he stayed here for ever,
Their world would be wise as ours —
And the king be cutting capers,
And the priest be picking flowers.

But the dark day came: they gathered:
On their faces we could see
They had taken and slain our brother,
And hanged him on a tree.

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par cmoi » mar. 07 avr. 2020, 12:15

Vous ne me volez rien et je vous remercie, je ne désire rien d'autre que de toucher un ou deux coeurs...
Le talent des uns ne nuira jamais à celui des autres.
J'ai dû me servir de la traduction google pour comprendre
A vrai dire, ce poème que vous me citez me semble plus proche d'un autre que j'ai écris mais que je 'ai pas encore publié ici.
J'allais le faire bientôt...
Le voici


Emmanuel


Impossible de feindre de t’ignorer.

Toute ta vie tu as soigné, instruit,
Beaucoup travaillé mais sans bruit,
Sans avoir jamais été vu nuire
A ceux qui te rencontraient,
Sinon qu’éveillant leur repentir
Tu éclairais leur méchanceté.

En trois années de vie publique
Tu as rendu nos trajets fatidiques.

Il n’est plus possible aujourd’hui
D’ignorer ce qui n’est pas correct,
Que notre liberté puisse nous rendre abjects,
Qu’il existe une unité
Dans l’histoire de nos vies
Pour les proposer également nées
Par la force de l’Esprit.

La vie de l’homme reste notre ultime secret
Que tu n’as pas entièrement dévoilé.

Les plus coriaces à refuser de s’en plaindre
N’arrivent à se durcir et s’isoler,
Manipuler les autres et s’emporter,
Qu’à condition que tu puisses les craindre
Ou d’obtenir de toi, en dernier, la pitié.

Avec, ou sans l’effort d’y croire,
Ils nous méprisent autant qu’ils sont entiers.

S’il existe un avenir dont nous puissions tirer profit,
Tu n’as pas voulu qu’il trahisse notre ennui.

De quels enthousiasmes tu fus à l’origine
Quand tu n’avais pas encore révélé
Que la mort tient d’un passage vers qui tu es !

Pour conserver ta mémoire dans des religions,
Au fil des siècles, beaucoup se sont relayés.
Surtout pour assouvir leurs propres ambitions :
Les saints sont peu entendus, peu imités,
Il ne se retient d’elles que peu d’héroïnes,

Elles sont dans ta chair comme autant d’épines.

Si librement je t’aime encore, comme un ami,
Probable que ce soit parce que tu fus le premier
Et pour ne t’avoir pas moi-même choisi.

Certains qui me ressemblent t’ont préféré renier.

Si je persiste à croire en ta mystérieuse Présence,
C’est pour une raison très simple, une évidence :

Mieux que la haine ou le mépris, l’amour
Que je te porte m’aide à supporter la mélancolie
De nous savoir imparfaits, faits pourtant pour la vie,
Déchirés par nos parcours.

Cela m‘évite aussi de remercier, en cette circonstance,
Ceux qui m’ont détruit et dont dépend ma pitance.
D’autres préfèrent t’accuser mais les excuser…

Aucun de nous ne te ressemble et tu le sais !

Nous avons trop besoin de nous protéger :
Aimer nos frères nous incite à pêcher.

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par cmoi » mer. 08 avr. 2020, 7:29

CONJONCTIONS DE COORDINATIONS !


A chaque étape
Nous devons nous arrêter,
Ou la brûler ;
Mais y passer, la traverser c’est déjà l’oublier ;
Et pourtant s’en souvenir
Ce n’est pas l’abolir ;
Mais…

A chaque étape
Il faudra repartir ;
Mais repartir où,
Vers quel inconnu,
Quelle folie qui ne soit pas encore sue,
Ou…

De toutes les façons,
Même pour revenir
D’où nous venions
Il nous faudra bien repartir…
De chaque étape,
Il faudra bien que chacun s’en tape !
Et…

D’ici aussi
Nous repartirons.
Chaque étape n’est jamais pareille
Et pourtant toutes sont toujours les mêmes.
Et si de celle-ci ou de celle-là, de laquelle
L’attrait la ferait couronner en suprême,
Et si donc,
Et donc :
Donc…

Or à chaque étape,
Nous repartirons
Sans savoir si nous y reviendrons.
Ni avec qui nous serons.
Ni si nous serons ou pas seuls
Ou si encore nous connaissons celle
Qui pour nous sera l’ultime ou la seule
Car ce ne sera pas celle-là
Sinon une autre fois
Pourquoi pas !

Car… ni… or… donc… et… ou… mais…
A l’envers ou à l’angle des rues,
Perdu,
Tout recommencer :

Lors, tout recommencera !

Onques nous ne savons plus
A force d’avoir été subséquemment trop bavards
Ou d’un rien qui nous aura déplus,
Exclus, complus ou perclus,

Où se trouve Or-ni-car.

Peut-être ne sommes-nous qu’un surplus,
Une œuvre bâclée, bancale ou mal conclue...

Plaise au ciel que du moins nous y soyons inclus !



EN DOMICILE


Femme,
Douce femme...

Cuisses noires ou cuivrées,
Rouges ou jaunes, orangées,
Ou bien de celles qui déteignent,
Blanches,

Mais douce peau câline
Par l’émotion dont elles m’atteignent !

Jambes doubles entre le vide
Où mes mains patinent,
Seins comme charge et poussée fluides….

Et mon ombre te devine,
Forme vive à ressemblance humaine,
Argile, de paroles pleine ;

Brune ou blonde, rousse,
En tout cas bénigne,
Ta couleur se résigne
A n’être pas plus qu’une énigme, un signe,

Qu’en déchirant ta chrysalide
La pilosité t’assigne

Pour protéger des yeux,
Distraire aussi les amoureux,

Cette énergie qui se meut
Et qui toujours repousse
En dépit des envieux
Dans le rythme de ta carotide.

Ongles, dents, os :
Zestes minéraux ;
Cheveux et poils,
Sourcils : reste végétaux ;

Chaleur et souffle,
Musc, sueur et touffe,
Hanches,
Comme coques et bateau,
Buée marine :

Tout l’animal
Se condense
Au vent de ta présence
Pour me rendre
Propriétaire,
Jaloux de ton départ…

Plus que tendre,
Et récipiendaire
D’une autre part.

Sauf un oubli fatal :

J’en veux pour preuve écrite,
Et dans ta chair dissimulée,
Ce drôle de pétale
Enfoui par la rosée…
Une larme m’a-t-on dite !

Dont je découvre en moi la source.

N’aurais-tu pas jadis,
En prenant ton envol,
Trop tiré sur mes bourses
Et mis à l’air mes parties molles ?

Surtout laissé sur place,
En guise d’offrande réparatrice
Et propitiatoire,
Un morceau de ton avarice
Pour me servir d’exutoire :

Un membre nommé « pénis » ?

C’est une lacune que rien n’efface,
Un souvenir oublié
Dont je veux bien croire,
Pour notre factuelle complicité,
Que j’en ai saboté l’histoire.

Que je n’ai pas voulu
Me séparer d’une chose qui m’appartienne
Sans en garder reçu,
Une marque pour ma vie nouvelle,

Reste une possible alternative …

Mais ne soit pas trop imaginative !

Dire qu’à deux nous l’aurions comploté,
Quand bien même ce serait vrai, ma sœur,
N’empêche pas qu’avant ta vie,
Dont ce n’était pas mon idée,
Je ne m’y sois prêté que surpris,
Et sans honneur.

A deux,
L’on s’ennuie tout autant
Qu’avant :

Mais quelle était l’intention de Dieu ?

Endurer l’infortune,
La violence, la haine, les malveillances,
Et sans savoir ce qui nous importune
Guérir de sa souffrance :

Dans quel but enfanter ?
Nous étions seuls, nous serons plusieurs
A nous supporter ?
Issus d’un seul ou de deux, porteurs

De la même inconnue :
Nous n’en serons pas moins nus !

Si le mal est dans la nature
Et que la grâce nous en délivre,
N’est-ce pas la solitude, plus que la culture,
Qui nous prépare à son doigt et nous la livre ?

Je refuse à l’amour,
Car il n’est que passage, baume utile, accalmie,
Non le pouvoir d’embellir mes jours,
Mais de m’apprendre à quoi ressemblerait la vie.

Il n’est pas plus juste que la haine
Et donne parfois plus de peine !
Or je suis triste de cela
Qu’il ne comblera…

Et s’il faut se battre
Pour que l’amour triomphe et dure,
L’attendre et le savoir revenir même à coup sûr,
Ce n’est pas celui que je tiendrai pour pâtre.

Où est-il
Celui qui naît
En domicile
D’aimer ?

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par cmoi » mer. 08 avr. 2020, 18:09

Au nombre desquels…


Au nombre des disciples
Qui l’accompagnent,
Il en est beaucoup dont rien n’a été dit.

Même du cercle étroit
De ceux qui lui furent intimes
Et qui se nomment par leur nombre,
Certains ne sortiront jamais de cette ombre.

Thomas et Judas auraient été des leurs
S’ils ne s’étaient singularisés
A un moment de son histoire.

Ils forment tantôt une garde rapprochée,
Assurant une sorte de service d’ordre,
Tantôt des porte-parole ou des messagers,
Tantôt des intimes avec qui la confidence
Ou les explications peuvent être un peu plus poussées.

Ils sont à sa disposition,
On les pourrait dire serviteurs ou salariés,
Sachant que leur rémunération devait surtout se faire
Sous forme d’avantages en nature.

Ils ont parfois essayé d’être aussi des conseillers,
Mais si on les sent libres de s’en prévaloir

Ils n’y ont guère obtenu de succès,
Sinon celui qu’il a bien voulu leur partager.

Ils ne sont souvent que du faire valoir
Dés lors qu’ils se font remarquer,
Un esprit polisson ou chagrin pourrait même
Leur prêter un rôle de souffre-douleur.

Il ne semble pas et c’est à leur crédit,
Avoir été des flatteurs.

Si certains se sont montrés intéressés,
Leur persévérance nous épargne
De pouvoir les considérer foncièrement tels
Et même si les habituelles
Remontrances qu’ils subissaient
Nous laissent imaginer
Qu’ils devaient bien avoir des compensations
Pour lui rester fidèles ;

Lesquelles s’imaginent en premier
Comme tenant à la personnalité
Même de leur maître…

Plus qu’à se construire une réputation !

S’il ne semble pas que ce dernier
Ait fait preuve de préférences,
L’un de ses compagnons semble avoir mieux
Que d’autres permis à Son cœur de s’épancher.

Le récit se montre discret à cet égard,
Nous savons seulement que cette affinité
Fut vécue sans complexe et qu’ainsi
Cela lui donna droit à certaines faveurs
Que je qualifierai de spéciales
Mais qui restent presque marginales :
Jean.

Nous savons de Pierre
Qu’il fut choisi pour tenir un rôle d’honneur
Et que ce n’est pas pour sa particulière
Conduite.

Il semble surtout avoir eu l’enthousiasme
Plus fort, la répartie
Plus vive
Et avoir été doté par la nature
D’une certaine fraîcheur ou naïveté
Qui le faisait
Se mettre en avant comme sans souci
Ni ambition particulière.

Son absence de jalousie pour l’ami
Jean, si tant est qu’il y en eut un,
En témoigne.

Ces conséquences et facultés que la vie
De groupe ordinairement étouffe
Nous en disent
Long
Sur la tolérance et l’attention
Qu’ils devaient avoir les uns pour les autres,
Nous confirment qu’ils n’avaient pas été choisis
Au hasard.

Nul ne semble s’être jamais
Plaint de lui,
Leurs disputes étaient plus familières.

Aussi devait-il être,
Si l’on en croit par ailleurs son caractère,
Quelqu’un qui savait prendre soin
Des autres et les écouter.

S’il n’avait aussi exprimé
Des intuitions fulgurantes où se révèle
Son indépendance d’esprit,
Nous aurions pu le prendre pour un lèche-bottes.

Il se devine assez bien que certains
D’entre eux durent vivre cette aventure
Comme une vraie curiosité pleine d’émotions,
Avec une passion quasi philosophique,
Intellectuelle et qui deviendra théologale.

D’eux cela peut se dire, et non théologique.

Jacques en est l’exemple le moins inélégant.

Si leur perplexité fut révérende,
Ils semblent avoir été plus habités
Par l’émotion
Des événements auxquels ils assistaient,
Parfois participaient,
Que par la réflexion.

Il nous faut bien avouer qu’il y avait de quoi !

A la différence de ceux
Qui en bénéficiaient dans la joie,
J’ose envisager que cela fut pour eux
Particulièrement une épreuve
Qu’ils surent endurer.

La réaction ultérieurement de Thomas
Pourrait simplement s’expliquer par là,
Comme un phénomène de décompression psychologique.

Il affleure du récit,
Outre l’ébahissement et la peur,
Qu’ils apprirent aussi la saturation
Et même l’horreur :

Celle de l’ingratitude des hommes
Et que rien n’est gagné d’avance,
Pas même quand les anges nous accompagnent.

Il se pressent même que
Leurs relations avec les autres
Ne furent pas dépourvues de violence,
La plupart du temps contenue.

Il leur en fallait connaître intérieurement
Pour subir les assauts de la foule et des hypocrites,
Des accusateurs,
Et se laisser par eux
Forger une âme de vainqueur.

Sans compter la stupeur et l’effroi
Soulevés par les réparties du maître,
Que rien n’exaltait plus
Que de corriger les perfides erreurs
De la nature humaine,
Sinon guérir.

Et son indifférence à se justifier !

Derrière l’émoi serti
De la bonne nouvelle du salut,
Puisqu’elle est à l’heure de l’écrire reconnue,
Il s’aperçoit des préoccupations contradictoires.

(fin de la première partie)

cmoi
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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par cmoi » jeu. 09 avr. 2020, 4:30

C'est aujourd'hui le jeudi saint.
Les chrétiens commémorent en cette occasion le lavement des pieds, et la sainte cène.
Les bizantins y ajoutent le reniement de Judas : c'est donc le jour pour plaider sa cause, serait-elle perdue.
Cela tombe bien, c'est l'objet de la suite de ce poème...


C’est dans ce contexte que je voudrais
Me pencher sur le cas de Judas,
Que l’Eglise a refusé de canoniser
Et souvent conspué.

Pour qui, a-t-elle prié ?

N’y a-t-elle été tacitement invitée
Par celui qui l’avait choisi et ainsi, déterminé ?

De toutes les erreurs
Commises avant par les douze,
Aucune ne le cite.
Impossible de reprocher à Jésus
De l’avoir retenu
« Exprès ».
Pas facile de comprendre
Cette intervention d’un prévenu
Qui refuse de se défendre,
Alors qu’il sait l’estime qui
Lui est due et tient à la faire reconnaître...

Parce qu’il n’est pas faux qu’il soit Dieu,
Il lui serait injuste de vaincre
Ses ennemis par la reconnaissance
Qu’ils en ont et qui les affaiblit.
Il se rapporte à cela qu’une issue favorable
A son arrestation, par lui est envisagée :
Il affirmera qui il est.

Judas lui-même espérait-il autre chose ?
Rien n’est moins sûr que de sa part,
Vouloir mettre tout le monde
Au pied du mur et… que le meilleur gagne !

Comment comprendre autrement
Son suicide et sa restitution monétaire ?

Il ne voulait pas que Jésus
Souffre ni meure,
Il semble évident que ce n’est pas le remord
Qui l’agite,
Celui d’avoir mal agi,
Mais la conséquence imprévue d’un acte
Qu’il croyait devoir faire et qui du coup,
Lui fait regretter son geste.

S’il n’aimait pas l’homme, serait-il allé si vite se pendre ?

Il aurait certes pu se retourner
Contre ceux qui trahissaient
Sa cause mais qui n’avaient pas
Changé la leur, foncer
Dans le tas
Et se racheter une conscience,
Mais cela
N’aurait pas été digne de l’exemple
De son maître !

Aller et mourir avec lui ?
Probablement ne le lui aurait-on même pas permis…

Quand il est trop tard…
Tout est fini !

Bien sûr que Pierre, averti
De son reniement, le poursuit
Quand même…
Alors que Judas, averti de sa trahison,
La poursuive, quoi de plus naturel ?

Je ne suis pas si sûr
De cette comparaison facile :
Il n’est pas lâche de se pendre,
C’est là une vue philosophique
De la question qui fait fi du mobile.

Ce serait s’épargner une souffrance morale ?
Il était au-dessus de çà…
N’avait-il aussi déjà rendu sa récompense
Et, sommé d’y réfléchir,
Refusé d’en jouir ?

Par quel amour devait-il être habité ?
Ni celui de l’argent, ni celui des honneurs !
Peut-être celui du service,
En quoi il se sentait trahi…

Il s’y serait arrêté
Dans sa colère ou sa déception
Qu’il ne se serait pas tué.

Les paroles en quelque sorte avancées
Par Jésus
Auraient participé du compromis.

Aller plus loin suppose
La reconnaissance d’un pardon réciproque.

De plus,
Judas prémédite sa trahison
Quand il en est confondu.

S’il n’est donc pas exclu
De plaider l’égarement,
Il est plus judicieux de considérer
Qu’à l’image de Jésus
Qui n’empêche pas son arrestation
Alors qu’il le pourrait au moins essayer,
Judas pense entrer
Dans une certaine complicité
Qui lui fait prendre le risque d’être reconduit.

Il me paraît quasiment impossible de croire
En la traîtrise de celui
Qui irait jusqu’à ce point l’exposer
Avant que d’être sûr de réussir.
Surtout quand on sait
Le tempérament d’un Pierre
Qui veille au grain.

Le plus étrange mais
Que l’on ne peut que constater,
C’est que Judas n’ait pas fait
Le rapprochement entre son projet
Et les annonces que Jésus
Avait faites de ce qui va suivre,
Même si celles-ci furent sans doute
Plus noyées au quotidien

Que dans le récit qui les rappelle
Pour une bonne et évidente raison :
Ne pourrait-on dire un remord aussi,
Une confession tardive ?

Quand une chose doit arriver
Elle arrive
Et nul ne peut l’empêcher mais…
La liberté ?

S’il est un droit qui nous permet
D’exercer une légitime défense,
Est-ce une obligation ?

En est-on privé quand l’agression
Provient d’une Autorité ?

N’en existe-t-il alors plus
D’autres moyens autorisés
Que ceux de la plaidoirie ?

A considérer le peu d’éloquence
De celle de Jésus, dont on connaît
Par ailleurs l’intelligence et les facultés,

Cela frise le scandale.

Du point de vue tatillon
J’en conviens, d’un vérificateur en sainteté…

Sa seule défense à l’égard d’un autre procès
(En canonisation)
Tiendrait en cette argumentation
Sommaire :
« Je suis bien celui que je dis être :
Dieu fait homme ».

Il répond certes aux questions
Par de bonnes et suffisantes réponses,
Mais ne cherche pas à convaincre :
Pourquoi ?

Parce que tout comme Judas
Son disciple qui l’aimait,
Il ne croit pas aux mots pour convaincre.
Il faut des actes
(Qu’avait-il déjà répondu aux envoyés
De Jean le Baptiste ?)
Ou laisser faire la conscience
De chacun
(Nicodème y avait été confronté…).

Les deux ont été faits.

Que voulait-il donc de plus, ce Judas ?
Une parousie avant l’heure…
Un raccourci d’histoire !

Elle sera annoncée
Et ce sera sa vraie récompense,
Mais il ne la recevra pas
Et c’est bien là que son sacrifice commence…

D’ici-là sa souffrance !
Après cela la gloire…

Que voudriez-vous,
Que pourriez-vous faire ici-bas
D’un Dieu pour compagnon,
Si vous en aviez le fruit du hasard ?

N’est-ce pas horripilant de Le voir déchu,
De nous savoir ensemble mortels ?

Il y a des jours où l’on préférerait ne pas croire !

Oui, mais lui… il croyait !

Et il n’allait pas attendre
En se croisant les bras
Que de sinistres prophéties se réalisent…
Il allait mettre la pagaille
Dans tout çà,
Vous en aurez des nouvelles !

A quoi sert de vivre ?
Il ne suffit pas de savoir comment !

cmoi
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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par cmoi » jeu. 09 avr. 2020, 19:20

C’est aujourd’hui le jeudi saint, jour de l’institution de la sainte cène.
Il y a quelques semaines, sous un fil traitant de l’intégrisme, j’ai notamment mené une étude comparative de la messe de saint pie V et de celle du NOM (nouvel ordo Missae), ouvrant ainsi des pistes nouvelles.
Au moment du changement, traumatisé par les querelles qu’il provoqua, l’enfant que j’étais se mit à « écrire des messes » (j’en avais une raison personnelle de plus…)
Je les ai toutes perdues, mais lors de ma découverte de la liturgie de Saint Germain de Paris (début du VI ème siècle, connue notamment par les écrits de Grégoire de Tours), il y a une dizaine d’années, liturgie pratiquée par une résurgence d’orthodoxie occidentale, j’ai eu envie de recommencer.
  • Pour écrire une nouvelle messe, il convenait alors selon moi :
    De ne rien renier des changements induits par Vatican II
    De tenir compte des critiques et remarques formulées par les intégristes
    De s’approcher vraiment des orthodoxes et non des protestants
    De proposer quelque chose de nouveau qui tienne compte
  • de la Tradition oubliée et qui en mette en relief l’actualité,
    de l’évolution de l’Eglise
    De nouveaux travers détectés à réparer
    Et qui ne fasse pas fi de ce qui fait la qualité de toute mise en scène (humour, …)
En cette période de confinement, je vous confie ici le résultat, que j’ai appelé la « messe des béatitudes ».
Car une messe ne pourrait-elle être considérée et vécue comme un poème ?


OFFICIANT> La grâce de Jésus notre seigneur, l’amour de Dieu le père et la communion de l’Esprit-Saint, soient toujours avec vous…
ASSEMBLÉE> et avec ton esprit
OFFICIANT> préparons-nous à la célébration de l’Eucharistie, en reconnaissant que nous sommes pécheurs…
Je confesse à Dieu tout-puissant, le reconnais devant mes frères que j’ai péché, en pensée, en parole, par action, et par omission ; oui, j’ai vraiment péché. C’est pourquoi le supplie la vierge Marie, les anges et tous les saints, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
ASSEMBLÉE> Que Dieu tout puissant te fasse miséricorde ; qu’il te pardonne tes péchés et te conduise à la vie éternelle
OFFICIANT> Amen.
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ. Si absent, l’officiant lui-même mais avec un ton distinct et plus doux, alors que le diacre déclame)> Et vous, reconnaissez-vous que vous avez péché ?
ASSEMBLÉE> oui nous le reconnaissons.
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> vous repentez-vous de ce que vous avez fait et de l’avoir fait ?
ASSEMBLÉE> mon cœur se brise au souvenir de nos iniquités, dont les miennes
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> Pourquoi êtes-vous venu ?
ASSEMBLÉE> Nous venons implorer son secours et acclamer notre sauveur Jésus Christ
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> Jésus-Christ ?
ASSEMBLÉE> Oui, Jésus ! Le Christ…
(Murmuré); Jésus, Jésus, Jésus, Jésus, etc. (idem salut au St Sacrement)
OFFICIANT> (se tournant vers un crucifix) Seigneur accorde-nous ton pardon
ASSEMBLÉE> nous avons péché contre toi
OFFICIANT> Montre-nous ta miséricorde
ASSEMBLÉE> Et nous serons-sauvés
OFFICIANT> (Au pied ou en face du crucifix, éventuellement sur fond murmuré jusqu’au Amen) Seigneur Jésus, envoyé par le père pour guérir et sauver tous les hommes, prends pitié de nous
ASSEMBLÉE> Prends pitié de nous
OFFICIANT> O Christ, venu dans le monde appeler tous les pécheurs, prends pitié de nous…
ASSEMBLÉE> Prends pitié de nous
OFFICIANT> Seigneur, élevé dans la gloire du père où tu intercèdes pour nous, prends pitié de nous…
ASSEMBLÉE> Prends pitié de nous
OFFICIANT> Que Dieu tout puissant vous fasse miséricorde ; qu’il vous pardonne vos péchés et vous conduise à la vie éternelle
ASSEMBLÉE> Amen
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> inclinez la tête pour recevoir la bénédiction
OFFICIANT> Que le Seigneur tout-puissant et miséricordieux vous accorde + l’indulgence, l’absolution et la rémission de vos péchés.
ASSEMBLÉE> Kyrie eleison, Christe eleison, Kyrie eleison (2 fois chanté Grégorien)
(Pause silencieuse marquant le déplacement du prêtre vers l’autel
Baiser du prêtre sur la table-autel)

GLOIRE A DIEU (encens par le prêtre autour de l’autel pendant ce temps. Paroles déclamées avec réponds : ton dynamique et enthousiasme, réparties vives. Sinon, chanté en grégorien)
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> Frères bien-aimés, souvenons-nous de ce que nous avons à savoir et approfondissons notre foi par quelques passages de la sainte écriture nous faisant revivre l’histoire de notre salut… Assoyons-nous et soyons attentifs
LECTEUR : Première Lecture (sans temps mort, il doit être en place et s’être préparé avant)
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> parole du Seigneur
ASSEMBLEE> Nous rendons grâce à Dieu
Psaume, etc. En cas de prière universelle, l’Assemblée chantera exclusivement le Kyrie sur fond de murmures en réponds, ou pour commencer d’abord « accorde Seigneur » en écho aux demandes « pour ». Il n’y aura plus de variantes. On finira par 3 kyrie en réponse au diacre concluant ; « redisons-le, pour tout ce/ceux que nous oublions et les absents… »)
DIACRE> Aghios ! Sanctus ! Saint ! Le Seigneur Dieu tout puissant !
ASSEMBLEE> Qui était, qui est, et qui vient !
DIACRE> Mon père veuille me bénir
OFFICIANT> Que Jésus notre Dieu, le Premier et le Dernier, le Vivant aux siècles des siècles, Celui qui tient les clefs de la mort et de l’enfer, t’accorde un cœur et des lèvres purs et une voix semblable à la trompette éclatante pour annoncer la Parole scellée aux esprits impurs. Seigneur, ouvre nos oreilles, et fais entendre ce que l’Esprit dit à l’Eglise.
DIACRE> Amen
DIACRE> Debout ! Soyons attentifs ! En silence, écoutons le Saint Evangile
Encens si grande messe
OFFICIANT> Le Seigneur soit avec vous
ASSEMBLÉE> et avec ton esprit
DIACRE> Evangile de Jésus christ selon saint…
ASSEMBLÉE> Gloire à toi Seigneur
Lecture de l’évangile
ASSEMBLÉE> Louange à toi, Seigneur Jésus
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> écoutons la parole vivante du père (sermon bref 7 mn max portant sur les lectures ou la fête du jour. Facultatif. Si pas de sermon, pas de « écoutons.. » etc)
OFFICIANT> Proclamons maintenant notre foi
CREDO (avec alternance et détermination, en français, ou de Nicée chanté en grégorien (grande messe))
OFFICIANT> (vers le crucifix) C’est par obéissance et pour te plaire, dans la plus complète ignorance de tes mystères, que désigné pour te représenter et être au service de mes frères, je vais devoir bientôt réactiver ton sanglant sacrifice. Puisse la violence de mon coeur n’être que celle que tu nous as vanté, et qui par ton intercession nous ouvrira les portes du Ciel et de Sa clémence. Nous consommerons ensuite ta chair et boirons ton sang, puisque telles furent tes instructions, parvenues jusqu’à nous et gardées par ton Eglise, en lieu et place de toi, qui as pris sur toi tous nos péchés.
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> d’un ton différent>Ainsi, à peine avais-tu fini de nous lier à toi, que tu allas vers ton arrestation et ton procès, le coeur content et l’âme encore tourmentée pour notre salut.
OFFICIANT> Si notre présent dessein ne t’était pas agréable, ou favorable, nous t’en prions, Seigneur, daigne revenir parmi nous et nous enseigner, nous empêcher de commettre un impair.
ASSEMBLÉE> Ainsi cheminas-tu vers Emaus avec ceux qui se désolaient de t’avoir perdu ; et tu leur expliquas ; et ils te comprirent mieux.
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ > Que chacun d’entre nous se tienne prêt, attentif à suivre l’Agneau, sans s’être souillé d’une désertion qui lui serait définitive.
ASSEMBLEE> Amen.
OFFICIANT> Amen
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> Amen.
Pendant tout l’offertoire qui suit, le silence et le calme intérieur doivent rester les principaux intervenants. Chacun sait ce qui a lieu et l’effectue avec son cœur Les paroles ne sont prononcées que pour renforcer la méditation intérieure des participants et manifester leur unité d’âme et de sentiment. Les gestes sont lents, posés. Le temps s’étire sans paresse sur un instant de profonde piété, en communion avec l’éternité.
OFFICIANT> Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donne ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes. Nous te le présentons, il deviendra le pain de la vie
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> il a dit « le pain que moi je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde »
A> Benedicamus domino (idéalement canon à 7 voix)
a. Un demi temps sur chaque syllabe de « benedicamus »
b. Un demi temps de silence après
c. 2 temps sur chaque syllabe de « Domi »
d. 4 temps et demi sur « no »
e. Ainsi, la dernière voix commence sur le « Do » de la première, prononce le « mus » quand la première prononce le « mi », et le premier temps du « no » quand la première en prononce le dernier

OFFICIANT> Comme cette eau ce mêle au vin pour le sacrement de l’alliance, puissions-nous êtes unis à la Divinité de celui qui a pris notre humanité
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> il a dit : « qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus soif pour l’éternité »
OFFICIANT> Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donne ce vin, fruit de la vigne et du travail des hommes. Nous te le présentons, il deviendra le vin du royaume éternel
A> Benedicamus domino (idéalement canon à 7 voix)
a. Un demi temps sur chaque syllabe de « benedicamus »
b. Un demi temps de silence après
c. 2 temps sur chaque syllabe de « Domi »
d. 4 temps et demi sur « no »
e. Ainsi, la dernière voix commence sur le « Do » de la première, prononce le « mus » quand la première prononce le « mi », et le premier temps du « no » quand la première en prononce le dernier

DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> il a dit : « qui consomme ma chair et boit mon sang, a vie éternelle»
OFFICIANT> Lave-moi de mes fautes, Seigneur, purifie-moi de mes péchés.(Pause, il s’essuie les mains))
OFFICIANT> Rends-moi digne ainsi de te présenter bientôt l’offrande du corps et du sang de ton fils, en expiation pour nos péchés
(Le prêtre revenu au milieu de l’autel se recule et s’incline bas)
OFFICIANT> Humbles et repentants, Seigneur, accueille-nous. Que notre sacrifice en ce jour trouve grâce devant toi..
(Le prêtre qui s’était reculé et incliné, s’avance et revient vers l’autel)
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ > il a dit… : (déclamé, comme tous le reste de ses interventions jusque-là))
OFFICIANT> (le prêtre fait signe au diacre de baisser le ton)
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ > (voix étouffée mais distincte, ton d’aparté) heureux les pauvres en esprit : à eux est le royaume de Dieu
OFFICIANT> « Prions. (Tous se lèvent vivement mais sans empressement, comme tirés par l’impatience d’une joie promise mais imméritée.). Envoie vers nous, Père Créateur, ton Esprit, qu’il prépare lui-même et mieux que nous, ces offrandes que nous jubilons de te présenter, (murmures éventuels de l’Assemblée en fond sonore jusque la fin de cette prière)) afin qu’elles deviennent dignes de Toi.Non point à cause de nos mérites, mais en mémoire de l’Incarnation de ton propre fils, de sa Passion et de sa Résurrection, de son Ascension, en l’honneur aussi de sa mère, la bienheureuse Marie toujours vierge, et de son père putatif, le chaste époux Joseph, de Jean le Baptiste, ce zélé précurseur et parent, dernier parmi ses semblables, des autres patriarches et prophètes, des apôtres Pierre et Paul, et de tous les saints inconnus, proches ou lointains, mais aussi des martyrs et des confesseurs, des pasteurs que tu nous as donné de reconnaître pour saints, et que nous invitons ici et maintenant à fêter tes louanges,avec nous, et participer à Ta Gloire, sans oublier XXX dont c’est aujourd’hui la fête, ni ton serviteur ZZZ (ici présent si c’est le cas) qui se recommande à nos prières,sans oublier non plus les anges et en particulier Saint Michel, le preux, lui qui le premier sut te rendre l’hommage qui t’était dû,lui sans qui nous serions déçus de ne pouvoir être vengés - car nous avons été trompés et nous espérons mieux faire à l’avenir - dans la communion de toute l’Eglise encore engagée dans ce combat spirituel et pour, s’il plaît à ta grandeur, soulager enfin les peines et les souffrances de ceux qui se sont endormis dans ton amour,et en particulier de YYY- mais dont l’âme est peut-être encore blessée d’avoir trop aimé le monde et ses distractions, ses puissantes séductions.
ASSEMBLÉE> Amen, amen, amen
OFFICIANT et DIACRE>Amen
OFFICIANT> Le Seigneur soit avec vous
ASSEMBLÉE> et avec ton esprit
OFFICIANT> Elevons notre cœur
ASSEMBLEE> Nous le tournons vers le Seigneur
OFFICIANT> Rendons grâce au Seigneur notre Dieu
ASSEMBLEE> Cela est juste et bon
OFFICIANT>
Vraiment, il est bon de te rendre grâce,
il est juste et bon de te glorifier, Père très saint,
car tu es le seul Dieu, le Dieu vivant et vrai :
tu étais avant tous les siècles, tu demeures éternellement,
lumière au-delà de toute lumière.
Toi, le Dieu de bonté, la source de la vie,
tu as fait le monde
pour que toute créature
soit comblée de tes bénédictions,
et que beaucoup se réjouissent de ta lumière.
Ainsi, les anges innombrables
qui te servent jour et nuit
se tiennent devant toi,
DIACRE> séraphins, chérubins, trônes…
OFFICIANT> et,
DIACRE> puissances, dominations, vertus…
OFFICIANT> contemplant la splendeur de ta face,
DIACRE> principautés, archanges, anges…
OFFICIANT> n'interrompent jamais leur louange.
Unis à leur hymne d'allégresse,
avec la création tout entière
que tu nous as confiée et qui attendant après sa régénération
t'acclame par nos voix,
Dieu, nous te chantons :

Sanctus, sanctus, sanctus, Dominus Deus Sabaoth
Pleni sunt caeli et terra, gloria tua,
Hosannah in excelcis.
Benedictus qui venit in nomine Domini
Hosannah in excelsis.

OFFICIANT incliné au centre face à l’assemblée, mais croisées dans le dos> Bien-aimés frères, je crains que vous ne deviez vous contenter de moi, humble pécheur, pour prêtre visible, et de notre modeste liturgie, afin que le Christ vainqueur et glorieux intercède pour nous tous. Invoquez avec moi l’Esprit Saint afin qu’il me communique sa vertu ineffable et que moi, prêtre indigne, j’ose apporter la sainte oblation de notre Seigneur Jésus Christ, car en vérité c’est lui qui offre et qui est offert, qui reçoit et qui se distribue, coéternel au Père et à l’Esprit Saint, au siècle des siècles.
ASSEMBLÉE> Amen. L’esprit saint descendra sur toi et la vertu du très haut te couvrira.
OFFICIANT> Pardonnez-moi frères et sœurs
ASSEMBLÉE> Pardonne-nous père et prie pour nous
OFFICIANT redressé face à l’assemblée> Que Dieu +vous pardonne
(Derrière la table d’autel) Père très saint, nous proclamons que tu es grand et que tu as créé toutes choses avec sagesse et par amour : tu as fait l'homme a ton image, et tu lui as confié l'univers, afin qu'en te servant, toi son Créateur, il règne sur la création.
Comme il avait perdu ton amitié en se détournant de toi, tu ne l'as pas abandonné au pouvoir de la mort.
Dans ta miséricorde, tu es venu en aide à tous les hommes pour qu'ils te cherchent et puissent te trouver.
Tu as multiplié les alliances avec eux, et tu les as formés, par les prophètes, dans l'espérance du salut.
Tu as tellement aimé le monde, Père très saint, que tu nous as envoyé ton propre Fils, lorsque les temps furent accomplis, pour qu'il soit notre Sauveur.
Conçu de l'Esprit Saint, né de la Vierge Marie, il a vécu notre condition d'homme en toute chose, excepté le péché, annonçant aux pauvres la bonne nouvelle du salut; aux captifs, la délivrance; aux affligés, la joie.
Pour accomplir le dessein de ton amour, il s'est livré lui-même à la mort, et, par sa résurrection, il a détruit la mort et renouvelé la vie.
Afin que notre vie ne soit plus à nous-mêmes, mais à lui qui est mort et ressuscité pour nous, il a envoyé d'auprès de toi, comme premier don fait aux croyants, I'Esprit qui poursuit son oeuvre dans le monde et achève toute sanctification.
Que ce même Esprit Saint, (imposition des mains) nous t'en prions, Seigneur, sanctifie ces offrandes qu'elles deviennent ainsi + le corps et le sang de ton Fils dans la célébration de ce grand mystère que lui-même nous a laissé en signe de l'Alliance éternelle.
Quand l'heure fut venue où tu allais le glorifier, comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde il les aima jusqu'au bout : pendant le repas qu'il partageait avec eux, il prit le pain, il le bénit, le rompit et le donna à ses disciples, en disant
« Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous. »
ASSEMBLEE> Amen
L’élévation du pain se fait par le prêtre en faisant un tour autour du centre de lui-même, l’hostie inclinée à 45°. Tous regardent le ciel par dessus l’hostie.
OFFICIANT> De même, il prit la coupe remplie de vin, il rendit grâce, et la donna à ses disciples, en disant :
« Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l'Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés.
ASSEMBLEE > Amen
L’Elévation du calice se fait par le prêtre en faisant un tour toujours autour de son axe
Hostie et calice sont portés haut au-dessus de la tête du prêtre qui regarde vers le ciel. Tous aussi regardent vers le ciel par-dessus le calice.

Puis DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ, pendant la seule génuflexion du prêtre (qui a donc attendu qu’il y ait les 2 espèces pour la faire, en signe de respect pour le sang versé)>
« Et il ajouta : vous ferez cela, et ce sera, en mémoire de moi »
OFFICIANT> après sa génuflexion, ton d’aparté envers l’assemblée :
« Il a aussi dit qu’il ne boirait plus du suc de la vigne jusqu’en ce jour où il le boirait, nouveau, dans le royaume de Dieu »
ASSEMBLEE> murmures prononçant « Jésus » (idem salut au St Sacrement)
Silence. Puis le prêtre s’éloigne à reculons et s’incline, longtemps... Tous aussi s’inclinent. Silence. Il se redresse et retourne vers l’autel.

DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> N’est-il pas grand, le mystère de la foi !
ASSEMBLEE> (chanté)
Ô salutaris hostia,
Quae caeli pandis ostium,
Bella praemunt hostilia ;
Da robur, fer auxilium.

Uni trinoque Domino
Sit sempiterna gloria ;
Qui vitam sine termino
Nobis donet in patria.
Amen

OFFICIANT> (Vers le diacre en sourdine, d’un ton complice semi-interrogatif) Il a dit : « heureux les coeurs purs :
DIACRE ou ASSISTANT ORDONNÉ > (d’un ton d’assentiment courtois). « ils verront Dieu »
ASSEMBLEE> Depuis que tu nous as quittés en t’élevant dans le ciel, nous souvenant de ta résurrection, nous espérons le jour où plus aucun péché parmi nous ne sera commis. Tu seras alors de retour, et ta gloire dont tu nous as promis une part pour chacun, celle que tu montras à quelques privilégiés sur le mont Thabor, nous pourrons enfin l’honorer de sollicitude et d’amour, sans craindre d’être absents.
OFFICIANT>
Voilà pourquoi, Seigneur, nous célébrons aujourd'hui le mémorial de notre rédemption : en rappelant la mort de Jésus Christ et sa descente au séjour des morts, en proclamant sa résurrection et son ascension à ta droite dans le ciel, en attendant aussi qu'il vienne dans la gloire, nous t'offrons son corps et son sang, le sacrifice qui est digne de toi et qui sauve le monde.
Regarde, Seigneur, cette offrande que tu as donnée toi-même à ton Église; accorde à tous ceux qui vont partager ce pain et boire à cette coupe d'être rassemblés par l'Esprit Saint en un seul corps, pour qu'ils soient eux-mêmes dans le Christ une vivante offrande à la louange de ta gloire.
Et maintenant, Seigneur, rappelle-toi tous ceux pour qui nous offrons le sacrifice : le Pape N., notre évêque N. et tous les évêques, les prêtres et ceux qui les assistent, les fidèles qui présentent cette offrande, les membres de notre assemblée, le peuple qui t'appartient et tous les hommes qui te cherchent avec droiture.
Souviens-toi aussi de nos frères qui sont morts dans la paix du Christ et de tous ceux, vivants ou morts, qui méritent ta compassion et qui n’ont pas perdu l’espérance, ou la foi, ou la charité.

A nous qui sommes tes enfants, accorde, Père très bon, l'héritage de la vie éternelle auprès de la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, auprès des Apôtres et de tous les saints, dans ton Royaume, où nous pourrons, avec la création tout entière enfin libérée du pêche et de la mort, te glorifier par le Christ, notre Seigneur, par qui tu donnes au monde toute grâce et tout bien.
Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l'unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles.
Le « Par lui, avec Lui etc. » sera prononcé le dos face à l’assemblée, après avoir fait le tour de chaque côté de l’autel les mains vides, devant la table. Le(s) diacres) tiendra/ont le calice et l’hostie devant la table, en hauteur, le prêtre sera derrière eux (une marche en dessous peut-être mieux) élèvera ses bras et ses mains qui se feront face en geste d’offrande et les désignant
ASSEMBLEE> Amen
DIACRE> (se plaçant sur le côté) Souvenons-nous de la prière que le Christ a bien voulu nous enseigner et disons (ou chantons)-là de tout notre cœur :
ASSEMBLEE> Pater noster qui es in caelis, sanctificetur nomen tuum, adveniat regnum tuum, fiat voluntas tua, sicut in caelo et in terra, panem nostrum quotidianum, da nobis hodie, et dimite nobis debita nostra, sicut et nos dimitibus debitoribus nostris, et ne nos inducas in tentationem, sed libera nos a malo
OFFICIANT> Seigneur Jésus-Christ, tu as dit à tes apôtres : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix », ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Eglise ; pour que ta volonté s’accomplisse, donne lui toujours cette paix, et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui vis et règne pour les siècles des siècles.
ASSEMBLEE> Amen
OFFICIANT> Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous
ASSEMBLEE> Et avec ton esprit
OFFICIANT> Que le Corps et le Sang de Jésus-Christ, réunis dans cette coupe, nourrissent en nous la vie éternelle. Puisse ce mélange servir de sauvegarde et de remède pour l’âme et le corps de ceux qui bientôt s’avanceront pour communier à ta table : ô Jésus, rends-les irréprochables !
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, miserere nobis
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, miserere nobis
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, dona nobis pacem

DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ > il a dit « heureux les artisans de paix ; ils seront appelés fils de Dieu ».
Diacre et officiant se donnent l’accolade
OFFICIANT> sans attendre leur accord, pardonnons aux autres et chacun dans notre cœur, toutes les offenses reçues, et remettons entre les mains du père, du Fils et du Saint-Esprit, la possibilité d’une réconciliation que nous désirons
ASSEMBLEE> Accorde, Seigneur (chanté, suivi de murmures en fond sonore)
OFFICIANT> heureux les doux : ils hériteront la terre
ASSEMBLEE> Accorde, Seigneur (chanté, suivi de murmures)
OFFICIANT> heureux les affligés : ils seront consolés
ASSEMBLEE> Accorde, Seigneur (chanté, suivi de murmures)
OFFICIANT> heureux ceux qui ont faim et soif de justice : ils seront rassasiés
ASSEMBLEE> Accorde, Seigneur (chanté, suivi de murmures)
OFFICIANT> heureux les persécutés à cause de la justice : à eux est le royaume de Dieu
ASSEMBLEE> Accorde, Seigneur (chanté, suivi de murmures brefs et qui s’arrêtent avant que le Diacre ne conclue)
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ > « il a dit : heureux les miséricordieux. Pour eux, il y aura miséricorde. »
Pas de baiser de paix. Pas de « heureux les invités » etc. A la place :
OFFICIANT> Bien aimés frères, vous tous qui êtes baptisés en Christ au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit, qui désirez communier et vous y êtes préparés, venez sans crainte au banquet du Ressuscité mais auparavant demandez à Dieu dans votre cœur le pardon de vos péchés.
ASSEMBLÉE> je confesse à Dieu tout-puissant, le reconnais devant mes frères que j’ai péché, en pensée, en parole, par action, et par omission ; oui, j’ai vraiment péché. C’est pourquoi le supplie la vierge Marie, les anges et tous les saints, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
OFFICIANT> Que le Christ notre Dieu, l’ami de l’homme, qui ne veut pas la mort du pécheur mais que celui-ci se convertisse et qu’il vive, vous pardonne tous les péchés que vous avez commis par pensée, parole, action, intention, inattention, volontairement ou involontairement, consciemment ou inconsciemment. Qu’il vous fortifie dans la foi et vous comble de son Esprit.
Venez communier en paix + au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
ASSEMBLÉE> Amen
Je crois et je confesse Seigneur que tu es le Christ, Fils du Dieu Vivant, venu en ce monde sauver les pécheurs dont je suis le premier. (Facultatif : « c’est moi », « non moi », « c’est moi ! » ou « qui ? Chacun lèvera le bras ou la main… L’officiant fera un geste de profonde tristesse puis de continuer… Si chahut il dira ; «que croyez-vous d’autre encore ?°» )Je crois aussi que ceci est ton Corps très saint et très pur, que Ceci est ton Sang véritable et précieux. Accepte-moi à ta cène mystique comme un convive, ô fils de Dieu, car je ne dévoilerai pas tes Mystères à tes ennemis et je ne Te donnerai pas un baiser comme Judas ; mais comme le bon larron, je Te confesse : souviens-toi de moi, Seigneur Dans ton Royaume. Que la réception de tes saints Mystères, Seigneur, ne tourne point à mon jugement et à ma condamnation, mais à la guérison de mon âme et de mon corps.
OFFICIANT> (ton de circonstance) Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui efface le péché du monde.
ASSEMBLÉE> Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri.
OFFICIANT> Dans la grotte, au tombeau, dans le sein virginal, Tu t’es reposé, ô Créateur du ciel et de la terre, condescends à Te reposer en nous, ô Sauveur de l’homme.
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> Approchez-vous avec crainte de Dieu, foi et amour…
Seuls prêtres ou diacres peuvent donner la communion. Eventuellement chant de communion.
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> Souvenons-nous que nous appartenons au Christ, au Christ ROI
ASSEMBLÉE>
Âme de Jésus- Christ, sanctifie-moi,
Corps de Jésus-Christ, sauve-moi,
Sang de Jésus- Christ, enivre-moi,
Eau du côté de Jésus-Christ, purifie-moi,
Passion de Jésus-Christ, fortifie-moi.
Ô bon Jésus, exauce-moi.
Dans tes paies sacrées, cache-moi.
Ne permets pas que je sois séparé de toi.
De l’ennemi défends-moi.
À l’heure de ma mort appelle-moi.
Et commande que je vienne à toi,
Afin qu’avec tes saints je te loue,
Dans les siècles des siècles, amen.

DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> Souvenons-nous que l’ange Gabriel apporta l’annonce à Marie, et qu’ainsi, elle a conçu du Saint -Esprit
ASSEMBLÉE>
Je vous salue Marie
Pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.
Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort amen.
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> Réjouissons-nous ensemble, et partageons notre joie par des embrassades et des baisers… (la transmission commence par celles du père et du diacre, murmures tout ce temps par ceux qui ont fini ou pas encore commencé)
ASSEMBLÉE par paire> « Le Seigneur (ou « Jésus », ou « le Christ » ou « Père et Fils » ou « l’Esprit Saint »ou « l’Agneau » ou « la Trinité Sainte », soit avec toi » répondre « Et avec ton esprit ». Ou celui qui donne le baiser dit : « paix à toi et à l’Eglise ». Celui qui le reçoit répond : « et à to
n esprit ».
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> Attention, debout, en silence, soyons attentifs
OFFICIANT> Mon Dieu, répand ta bénédiction et ta grâce sur ceux qui ont communié avec foi.
Seigneur que ta miséricorde soit sur nous
ASSEMBLEE> Selon l’espérance que nous avons mise en toi
OFFICIANT> Que le nom du Seigneur soit béni
ASSEMBLEE> Dès maintenant et à jamais
OFFICIANT (bénissant des deux mains)> La paix + du Seigneur soit toujours avec vous
ASSEMBLÉE> Et avec ton esprit. (Puis, chanté 3 fois comme sous une inspiration subite et impérieuse ) eis polla eti despota (traditionnel : cela signifie littéralement : « longue vie au despote ») Père, donne-nous ta bénédiction !
OFFICIANT> Que la bénédiction du + Père, du Fils et du Saint Esprit descende sur vous et y demeure à jamais
ASSEMBLÉE> Amen
OFFICIANT> Pour tous ceux qui écoutent sa parole, que Dieu donne paix, bénédiction, sagesse et amour (fin du chant)
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> A présent, il nous faut nous séparer, les solennités sont terminées
ASSEMBLEE> Nous reviendrons bientôt, car sans l’eucharistie, comment serions-nous sauvés !
OFFICIANT> Remercions Dieu pour ses sacrements, sans lesquels nous serions insolvables. Le crédit qu’il nous accorde est illimité, en nature comme en durée, alors efforçons-nous de mériter sa confiance, d’ajouter quelques menus intérêts au capital remboursé qu’il prend si gracieusement en charge, appuyons nous avec assurance sur celle de ses amis, clamons ses louanges et allons en paix.
DIACRE OU ASSISTANT ORDONNÉ> enseignement du père (fin, sauf si le prêtre décide d’en faire un. Sinon la parole du diacre concernera ce que l’officiant venait de dire)
OFFICIANT ou PRETRE ou DIACRE> « prêche » (éventuellement. 20 mn max. Dans ce cas il demandera à l’Assemblée de s’asseoir) Il terminera son prêche par ; « le Christ soit avec vous tous ».
ASSEMBLEE> Murmures +/- fort selon leur contentement appréciatif du prêche, pendant que l’OFFICIANT et ses assistants s’en vont

cmoi
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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par cmoi » sam. 11 avr. 2020, 9:30

Où je vais.


Il y aura un demain.
Compter sur moins
Serait se tromper de main.

Ce qui m’invite à poursuivre
Sur le grand livre
De ma vie qui reste à suivre

N’est pas le bonheur de vivre
Mais la surprise,
Reçue soudain, d’une prise !

Tu pourrais te détourner
Et m’oublier,
De moi ne pas t’encombrer.

Or tu n’es pas amoureuse
Ni profiteuse,
Tout juste ensorceleuse ;

Sans jeu, sans désir factice,
Sans artifice,
Ni séductrice ou potiche :

Tu m’en donnes tant et plus,
Gai superflu,
En n’ayant pas disparu.

Et je ne suis qu’un crétin
Qui n’a besoin
Que d’un petit coup de rien.

Juste apprendre jusqu’à quel
Lendemain d’elles
Me conduiront ces prunelles.

Pouvoir vivre sans ton rire
Lors que fuir
En garderait souvenir.

Puis donc découvrir content
Ce sentiment
Qui montre que la vie ment.

Et toi qui n’es autre qu’elle :
Sous le soleil,
T’aimer comme un arc-en-ciel.

L’amour dont il s’agit là
N’a pas de joie
Qui ne soit celle d’un roi.

Bienheureux les doux disait
Un couronné :
Ils posséderont la terre.

Pourtant je n’étais pas né
Et je craignais
D’avoir le droit d’écouter.

Je voudrais l’obligation
D’avoir un nom
Pour t’en proposer moitié.

La responsabilité
De l’avenir
Pour enfin m’en départir.

Abandonner l’apparence
Et en silence
Essayer une conscience.

Elle serait aussi neuve
Que ceux qui peuvent
Être un enfant de leurs œuvres.

J’aurais voulu tout enfreindre
Et ne pas craindre :
Les vives épines, ceindre !

Décider pour toute vie
Que l’amour nuit
S’il ne naît de cette envie.

Ne jamais être un exemple
Mais un temple
Où l’on redevient poussière.

Ne plus être que l’esprit
Qui se blesse i-
Ci, et de toi se nourrit.

J’ai mal de t’avoir connue,
De n’avoir eu
D’autres mues que celles vues.

Non que je veuille cacher
Ce qui déplaît,
Mais seulement : où je vais !


Adieu ma vie.



Adieu ma vie,
Je pars vers la lumière !


Je les ai vus se réjouir
De choses à propos desquelles
J’avais souffert


Et dont je m’étais déjà détaché
Sans autres séquelles
Que de ne pas en connaître l’envie.


D’en être privé toutefois
Je me croyais détruire
Ce qui se construit dans la joie.


Mais à présent j’ai vu
Ma liberté
Et je crois avoir toujours su
Où la trouver.


Je ne veux rien,
Je suis au service
De ce qui m’appartient :
Pour d’autres un délice.


J’ai rompu ces liens
Qui nous retiennent à la terre,
Abandonné les biens
Qui ne nourrissaient pas ma chair.


Ainsi vais-je pouvoir conduire
L’éclosion de ma responsabilité
Et ne plus revoir dépérir
Son bourgeon dont la tige est coupée.

cmoi
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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par cmoi » dim. 12 avr. 2020, 6:44

Les ruines de nos histoires.



Tout ce qui vit,
Tout ce qui est,
Tout ce qui croît,

Condamne à mort et de droit

Ce qui ne peut plus exister

Et qui remplacé reste enseveli
Dans les décombres de mémoire
De quelques-uns qui font leur devoir.


La fleur qui se flétrit,
Dont les pétales se refusent à tomber,

Ne donnera pas naissance au fruit,

N’égaiera donc plus aucun sentier.


Et c’est pourquoi le mensonge,
Qui donne vie à la mort,
Privilégie le possible au détriment du réel,

Sur un monceau de crimes s’allonge !

Et s’ils sont un peu retors
C’est la raison pour laquelle
Aussi,
Il n’y a pas de honte à périr
Quand on est coupé de sa tige,
Pour aller se voir gémir
Auprès de qui n’en aura pas envie...


Et pas de gène à avoir
Pour ceux qui rassemblent les ruines
De nos histoires :


Tous ceux qui nous fustigent
Avant qu’ils ne nous minent,
Ou ceux qui nous admirent

Mais ne nous donnent aucun avenir.



Ce qui s'est fait se refera !

Et ce n'est pas en critiquant son choix
Qu'on empêchera le mal :

Mais en se privant d’un arsenal
De duperies éhontées

Dans l’orgueil duquel

L’amour s’est caché

Consensuel.





Naissance.



Les yeux nus
Face
À la glace,
Je regarde l’ombre de mon passé.

Bienvenu,
Même
Si ne m’aiment
Que ceux qui n’ont fait que passer.

Je reste nu
Face
À la glace,
Seul, je ne puis que m’abandonner.

S’il n’est vu,
Mon corps
N’est un trésor
Qui ne puisse être effacé.

Le toucher,
Le palper,
Ou bien l’observer, le contempler,
N’y a jamais rien ajouté.

La beauté,
Quelle beauté ?
N’a pas à être
Autre chose qu’une pensée.

Je n’ai pas
D’autre droit
Que de naître,
De commencer à exister.

Me connaître ;
Me permettre
De n’avoir pas à dépendre
D’une vie qui peut m’attendre.

Me promettre
De me démettre
De tout ce qui n’a pas à s’étendre
Dans mes rêves les plus tendres.

Vivre et demeurer
Dans la paix,
Comme étonné
De n’être pas né pour consoler.

J’aurais voulu
Vivre nu,
Sans autres soucis
Que la vie.

Respirer
Et dormir,
Manger,
Boire et me vêtir.

Il n’y a
D’autres pas
Que ceux qui nous ont précédés :
Pas d’au-delà.

Au plus loin
Du besoin,
Il y a le plaisir,
Qui se transforme en souffrir.

Pour un peu
Je serai vieux,
Sans sagesse acquise
Qui ne serait que partie remise.

On n’est
Jamais
Aimé que par soi-même,
En celui que l’on a sollicité.

Il est temps,
À présent,
D’investir l’ombre où se promène
L’avenir que j’ai gardé.

La lumière
Qui m’a guidé
N’a pas d’ornière
Où me laisser glisser.

cmoi
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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par cmoi » dim. 12 avr. 2020, 8:19

Bonus du jour...
parce que CHRIST EST RESSUSCITE !
Vraiment
IL EST RESSUSCITE !

voici MON PAPA
'inspiré/écrit suite à la lecture un jour de Simone Weil "propos sur le "pater"


Mon papa,
Si haut, si loin,
Saint soit ton nom,
Ici soit ton règne,
Bénie soit ta volonté,
Toujours et partout…

Soustraie-nous du mal
Avant qu’il ne nous gagne ;
Fais en sorte à ce que ton ordre,
Nulle part ne soit détruit ;
Puissent maintenant nos besoins
Se tenir dedans nos actes,
Et leurs fruits impérissables
Jusqu’à toi être conduits
Par des chœurs d’anges réjouis…

Règne, puissance et gloire,
Soient à toi rendus sans retard.

Amen !
Mon papa…

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