Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

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Antoine75
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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par Antoine75 » ven. 29 mai 2020, 9:33

La connaissance de la vérité peut être ingérable
Me poussant à agir comme Neil McCaule
Dans un instant ravageur prendre le fusil à l’épaule
Mais la nature me retient comme la beauté d’un érable

Les lettres se croisent et s’entremêlent
Me procurant d’autres espoirs à la pelle
Exprimant mes dons innés même si critiqué
Toujours jugé et presque jamais liké

Des péchés j’en ai je retiens surtout le dernier
Me remets en cause par regret assumé
Mais peut-être dois-je sous-peser les responsabilités
Qui ont fait de moi de l’échelle sociale le dernier

J’invente un nouveau style de genre littéraire
Entre la prose et le vers devançant mes tortionnaires
L’absolutio étant le nouveau genre que je définis
Sans règle ni barrière gardant ce qui me définit

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par Antoine75 » ven. 29 mai 2020, 10:09

J’aurai pu diriger le monde, ainsi soit-il
Les anges me louent, α&Ωainsi soit-il
La flamme résiste, ainsi soit-il
Vivre de rien, ainsi soit-il

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par Antoine75 » ven. 29 mai 2020, 11:56

Si je devais me faire enfermer de nouveau
Je continuerai d’écrire ça pour ce que ça vaut
Merci à ceux qui rendent possible cette publication
Sur ce site j’aurai enfin une liberté d’action

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par Antoine75 » ven. 29 mai 2020, 16:22

Devant mes kapos je dois rester fier
Et me montrer dur comme la pierre
Ainsi je pourrai franchir toute limite
Au millénium atteindre par l’eau bénite

Possible que je décède avant terme
Laissant derrière moi son épiderme
La nouvelle terre peut se faire sans moi
Cette perspective donnant quelqu’émoi

Le tercian me provoque ralentissement
Mes seules forces s’épuisent malheureusement
Mes revendications sont si peu de choses
Abris à mon nom et non d’un toit en lauze

En dépendre à mon âge est affligeant
De mes parents est scandaleux et dérangeant
Retravailler est pourtant la solution
Mais impuissant est mon actuel condition

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par Antoine75 » ven. 29 mai 2020, 19:36

J’ai un choix décisif à faire
Sans doute entre aimer et haïr
Ces deux options sont mortifères
Regard à ma vie vécu en enfer

Ma vocation était de briller
Les ténèbres ont préféré nier
J’étais élu, fait pour être roi
Hélas étant la cause d’effroi

cmoi
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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par cmoi » dim. 31 mai 2020, 13:53

Bonjour à tous,

j'avais prévu d'arrêter cette publication me concernant avec le déconfinement.
J'avais aussi annoncé dans les thèmes, celui de la séparation.
Voici donc les derniers poèmes que je publierai...

Ton cœur se referme.


Coiffée par une larme
Tu ne voies plus tout ce qui m’émerveille :
Et tes reproches intermittents sont comme une alarme
Qui ne connaît pas le sommeil.
Tu vis avec ta mère,
Elle t’accompagne ;
C’est vrai j’en suis amer
Car ce n’est plus ma compagne.

Ton cœur se referme
Comme un pétale qui retombe,
Un tournesol sans soleil,
Un jet d’eau qui tombe.
Cristal en formation,
Noyée dans l’étendue d’un marais salin,
Tu gouttes à la loi humaine, cette objection,
Qui n’intervient pas pour nettoyer les mains.

Je voudrais être ton Monsieur Propre,
Mais ne suis pour toi qu’incertain :
Une algue échouée qui a quitté sa grotte
Et que viendra soustraire le pas d’aucun…

Ton cœur se referme
Comme un pétale qui retombe,
Un tournesol sans soleil,
Un jet d’eau qui tombe.


Pour que tu saches !


Chaque
Partie
De ton corps
Forme
Un tout
Si fragile
Que je me demande encore
Comment
Me fut facile
De vivre
En si frêle
Apparence
Autant d’omnipotence.

Car
Chaque instant
De ma vie
T’appartiendra
Depuis ces nuits
Sans sommeil
Où le silence
S’écoulait
Comme un murmure
À te regarder
De haut
Dormir
Et respirer
Chaque seconde
Du futur.

Ta bouche
Entrouverte
Aspirait alors
Le lait
Du désir
Et tête
L’arc-en-ciel
En
Mes nuitées d’étoiles.

Te conter
Pour t’endormir
Tout
Ce dont on m’avait sevré
Enfant…
Quelle absurdité !

Quand
Enfin tes jours
N’étaient plus un mystère
Et que tes rêves
Sans bruit
Me les racontaient…

Tes gestes
Gracieux
Appris
De nulle part
M’enseignaient
La vie
Et j’étais
Soudain
De trop
Dans mon histoire
Car je vivais
Un âge
Qui te pressentait
Si loin
De mes victoires.

Vierge
Pour t’accueillir
Dans l’écrin du temps,
Te contempler,
Te voir grandir :
Quelle fête !
Quel
Heureux présage !
Plus
De défaite… !

On aurait dit
Que la nuit
Dormait dans tes bras
Et
Que j’étais
Sa peluche
Pour toi !

Mon soleil… !
Je t’aime !
Et je ne m’éclate
Qu’en sanglots
Depuis que tu n’es pas là.


Il n’y a pas
De mots
Pour te dire ma peine
Mais je resterai
Vivant
Pour que tu saches
Un jour
Que quelqu’un t’aime
Vraiment.


Je ne sais pas comment.


Silence


Je me retrouve seul, seul et en trop,
Dans une vaste maison qui a perdu son âme ;
Où tout ce que le cœur avait fait de beau
C’était pour les gais enfants d’une tendre femme.

Il y avait des cris, des voix juvéniles, des rires et des larmes,
Des jouets qui traînaient
Et que machinalement je ramasse ;
Des bleus sur les murs, du fatras, de fausses armes,
Des doigts qui s’effrayaient, se coinçaient
Ou qui laissaient des traces…

Il y avait tout simplement cette vie de père,
Une vie sans autres sorties que la leur pour avenir,
Que j’avais renforcée d’habitudes, de goûts et de plaisirs,
Que j’avais sculptée à l’image d’un bonheur qui se perd.

Il y avait la saveur, l’éblouissement d’une lente croissance…
Il y avait le charme d’une présence !
Il y a le silence.


Départ.


Il arrive un beau soir, peut-être est-ce un matin,
Un midi, une autre heure et même au soleil
Il arrive qu’on n’en soit plus bien certain,
Il arrive un départ qui nous fait tous pareils.

Un départ comme tant d’autres, où la vie pétille,
Où s’ajoute aux cartons, aux valises et au bruit,
Aux projets intimes et qui nous émoustillent,
La liberté de s’ouvrir l’âme sur la nuit.

Nuit étoilée dont brille en combien de quartiers…
Celle qui restera en ses métamorphoses
La seule certitude de pérennité
Pour l’avenir qui n’est pas souvent bleu, ni rose.

On quitte ses parents, quand ils sont encore deux,
Quand ils sont encore ensemble, pas encore vieux,
On les quitte encore une fois, on les quitte eux, ou ce
Qui nous appartenait, maison, souvenirs, enfin… ceux !

Qu’on parte avec leur bénédiction, larmes en poche,
Après une longue préparation, des diplômes et du bien,
Ou comme proférant des malédictions, sous un porche,
À l’improviste, ou bien à l’insu du chagrin…

Qu’on parte en pleine gloire, elle resterait à atteindre,
Ou bien mis à la porte, en secret ou sans aucun frein,
Qu’on s’en aille le cœur léger, ou soudain contraint,
Notre destin lui ne se contente pas de feindre.

Plus tard, on n’en attendra rien, quoi devenu,
On en aura connu des deuils, perdu des habitudes,
Et si d’autres nous quitteront, on ne partira plus,
Du moins pas plus loin que la même solitude.


Chaque jour qui passe


Chaque jour qui passe
Est une souffrance en moins,
Une hémorragie qui s’éteint,
Une rémission qui s’efface.

Je porte sur tout ce qui me fait l’affront
D’exister,
Car à quoi bon
Me la cacher,
Ta trahison.

Elle est là sans ostentation.

Tourné vers l’avenir
Je ne suis pas certain
D’attendre, sinon en vain,
Du bon côté, de quoi sourire.

Je n’ai pas choisi
Ce désert blanc,
Sur l’horizon sans cesse se déployant,

Et je ne ferai
Que les courtes haltes de la nécessité
En ses oasis.

Verdoyants et sauvages,
Ils ne sont guère plus à la page
Que ces soudains mirages
Qui me poussent au naufrage.

Vivre ou mourir m’est égal
Tout comme le paysage,
Pourvu que je sois loyal
Et ne me détourne du chemin qui me rend sage.

Tant pis si tu n’as pas eu
Assez de goût
Pour embellir la vue
De ce qui nous noue.

Je ne connais de la mélancolie
Qu’un sortilège au fond d’un puits
Où je ne suis pas descendu
Quoi qu’y ayant disparu.

J’ai refusé l’amertume,
Le dégoût intérieur, la haine et le mépris,
La honte et l’accusation aussi…
Je suis simplement dans la brume !

Mais j’avance
Et si je me retourne parfois
Je ne recule pas,
Au rythme égaré de la chance.

Et je sais bien,
Privé de sentiment,
Que demain
Ne sera pas différent.

Je cherche bonne fortune,
Pas n’importe laquelle,
Je grimpe au sommet de la dune
Pour une vie plus belle.

Est-ce seulement possible encore
Quand je laisse derrière moi
Ce que certains gardent pour trésor
Et que les autres redoutent et cherchent à la fois ?

Sans reconnaître que j’ai eu tort
Ni renier la force des émotions déjà vécues,
Puis-je espérer d’ici ma mort
Me donner la vie d’un sentiment de plus ?

Lui accorderai-je la faveur
D’être plus que ce qu’il est, mon amour,
Pour à nouveau pouvoir ouvrir mon cœur
Alors qu’il ne sera pas celui qui dure toujours ?

Cela le ferait alors devenir
Ce qu’il aurait toujours dû être,
Plutôt que de m’aider à t’épouser, malgré le repentir,
Juste pour me montrer digne de promettre.


Souviens-toi… et pardonne


Souviens- toi, mon cœur, de cet amour partagé
Dont la mémoire t’appartient autant qu’à celle
Qui t’avait dorloté… de mots et de parcelles
De son intimité… Tu peux aussi t’aimer…

Tu n’as rien perdu de ce qui sut tien faire,
Fut-ce même à ton insu, cette vie plus belle ;
Souviens-toi aussi, ne crains pas de pleurer celle
Qui t’avait sublimé… Sois fort et solitaire !

Au-delà de sa tendresse et près de son corps
Il y avait ta chaleur…, ta voix…, ton regard…,
Tout un charme dans lequel baignaient ses efforts
Et dont tu ne te souviens pas, quoiqu’en retard.

Il y avait ce qui t’est personnel… un homme
Au-delà de toi, qui t’appelle à devenir
Et à être celui qui promettait comme
Tel…, au risque de ne pas toujours convenir !

Il y avait toutes ces choses qui plaisaient,
Qualités offertes mais pas toujours données,
Il y avait tout ce qui n’était pas perçu
Mais que chacun vivait et qui n’est pas perdu…

Souviens-toi et laisse, laisse aux autres femmes
Le soin de se rappeler ce que tu n’as pas
Connu, retiens ce que l’histoire voue aux flammes
De l’oubli, pour ne pas paraître un peu trop fat.

Voies toutes ces minuscules roueries de l’âme
Qui se dévoile en masquant ses imperfections,
Sûr qu’il n’y aurait eu en cela rien d’infâme
S’il n’avait fallu les mettre en application.

À présent qu’elles t’épargnent, tu y as droit :
En connais-tu qui vaillent que tu t’apitoies ?
Au point où tu en es tu ne peux reculer
Il n’est disparu que ce qui t’accompagnait.

Cette merveilleuse complicité d’alors
N’était pas faite pour les regrets ! Promettait
D’être bien réelle quand elle serait nommée,
S’incarnerait aujourd’hui au premier abord…

En toi peut s’étreindre ce qui vagabondait.
Cette vérité-là qui dans la nostalgie
Jusqu’à cet instant de violence t’a conduit
Prouve assez ton amour et ta fidélité.

Pardonne à ta jeunesse d’avoir cru… savoir,
Donne-lui la chance d’une nouvelle histoire,
En moi qui te protège et maintenant s’avance :
Pardonne-lui cette troublante ressemblance.


Toujours est-il… ta bonté.


Toujours est-il que ma femme une fois partie,
Toi, bafouant mon devoir de la protéger,
Tu me proposes de nouveau ton amitié
Vantant l’avantage que j’y peux trouver si

Devant le tribunal tu disais ton succès…
Tu n’as vraiment rien compris à cet honneur
Qui fait qu’au delà de ce qui semble être une erreur
À celle qui m’a trompé je reste lié.

J’accepte tout le profit qu’elle en pourra taire
Et si les apparences me condamnent à tort
Au rôle ingrat de celui qui n’a pas su faire
Respecter ses droits, je n’en suis pas moins plus fort !

Je n’ai point de mépris que tu n’aies dérobé.
Allant jusqu’à te trahir toi-même et sublime
Dans ton sort, repu, te croyant sur une cime,
À faire justice tu m’en as dégoûté.

Tu croyais juste de te faire aimer de celle
Qui ne s’aimait plus assez pour croire en son cœur
Et juste d’apporter à l’ami le bonheur
D’une vengeance qui réparait ta plus belle

Tentative d’être le plus grand des salauds.
Ce faisant tu confirmes à un point tellement
Elevé en quoi l’homme peut être un méchant
Que je te remercie de m’avoir mis si haut,

Croyant que j’accepterais ta proposition !
Je ne te pardonne rien car je ne tiens
Ce que j’aurai à te pardonner que pour rien
Tant tu t’es révélé n’être qu’un rejeton.

D’une telle inconscience il me gène d’être
Ton semblable et de voir ce que je pourrais être
À un point tel que je ne saurai donc me permettre
Que pitié pour celles qui vont te connaître.

Je n’ai pas d’autre désir que de devenir
En cet état qui est celui où tu m’as mis
Un saint, dont on ne pourra ainsi pas bien dire
Qu’à refuser de juger il est bien gentil.

Il n’est pas de justice qui puisse sauver
L’injure, ni la réparer, ni proférer
Plus que ce que tu as pu toi-même en pâtir
Sachant qu’il t’en faudra porter le souvenir.

S’il t’arrivait d’aimer un jour vraiment quelqu’un,
Je crains que tu ne puisses en profiter ; certain
Qu’il te faudra alors te pardonner ces faux
Moments de promesse où tu n’avais que des mots.

Mais ce sont là des choses que tu ne peux pas
Comprendre. Parce qu’en réalité tu as
Atteint ma propre capacité d’inventer
Le mal que tu pouvais me faire, j’ai rêvé.

Oui, sans outrer les limites d’une bonne
Conscience, la tienne, cela m’a permis
D’apprendre ce que l’on pouvait faire sans bruit
Avant que fatigué l’on oublie et pardonne.

Je me donne aujourd’hui un vrai droit de choisir
Ceux que j’apprécie, ou de rompre à tout moment
Si mon cœur m’en dit du bien, quel qu’en soit le prix.
Je sais qu’aucun acte juste n’est apaisant.

La paix vient du fond de l’âme et non d’ailleurs.
Ne doit la troubler ce qui part de l’extérieur.
Ne prenons garde qu’à ce qui nous pousse à vivre,
Écoutons la voix intérieure et soyons libres !

La tienne me fait pitié qui t’oblige
À raisonner sans cesse pour te justifier
Sans que personne n’écoute ce qui t’afflige
Et que toi-même tu boudes sans t’en douter.

Moi qui savais comment te guérir de ce mal
J’attendais patiemment que tu puisses l’entendre.
À présent je t’ai montré à quoi peut prétendre
L’amour, mais tu le sacrifies dans ton dédale.

N’ayant pas de leçon je vais t’abandonner
À tes réflexions que l’absence et le silence
Peupleront si tu souffres vraiment de patience,
Celle-là qu’il te faut pour trouver ta bonté.


Son amulette


Qu’y a-t-il eu pour vous de meilleur
A l’idée que j’étais son mari ?
Rien selon moi qui n’ait aussi
D’une souffrance allongé les heures…

Je ne serai jamais consentant.
Autant dire alors que le plaisir
A me connaître et devoir sourire
Se fera à votre détriment.

Sauf à goûter l’excitation
Qui tuerait le moindre sentiment,
Vous voilà soumis dorénavant
Au tort d’une démonstration.

Qu’importe si je vous imite :
Ce ne sera jamais qu’une mauvaise passe,
La braise qui vole et s’ajoutera à la liste
De ce que je peux faire une fois pris dans la nasse.

Le malheur reste entier
Qui n’a pas d’autre étrier
Que vos corps réunis
Pour un vain moment de sursit.

Nous resterons pareils,
Tels que notre croissance nous a faits d’elle !
Je veux parler de la mère et qui sommeille
En la lagune de celle qui nous ensorcelle.

Enfants nous étions, enfants
Nous aurons, peut-être de la même.
De qui sommes-nous donc le remplaçant,
Pour qui serons-nous l’unique et qui l’aime ?

Je ne demandais pas grand-chose,
Qu’un peu de respect.
De quoi prendre la pose
Pour le mérite d’une immortalité.

Je n’ai plus l’envie
De vivre et de donner
Mais le sentiment que toute compagnie
Peut trahir que j’ai aimé.

Si l’amour n’a pour tout bagage
Que ce feu qui jaillit de la rencontre
Je préfère rester dans ses parages
Etre celui qui le sien montre.

Tu n’es que l’allumette
Qui brûle, se consume et noircie sera jetée.
Je serai, fut-elle piétinée ou cendres à jamais,
Au chaud son amulette.
" Je puis me tromper, je ne puis pas être hérétique, car l'erreur est affaire d'intelligence, l'hérésie dépend de la volonté. " Maître Eckhart

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par Antoine75 » jeu. 04 juin 2020, 13:44

L'entropie fait semble-t-il règle ici-bas
Pour que je tombe en un dernier faux pas
Mais Dieu est grand, connait toute manoeuvre
Les confondant même dans mon état pauvre

Même pour une peccadille ils me volent
M'ostracisant pour que tout rêve s'envole
M'harceler sans relâche étant leur compte
Ils me verront au Ciel couvert de honte

Les barrières se montent de toute part
De peur que vérité éclate et sépare
Les forums se ferment tour à tour, m'isolant
Mon entrée n'en sera pas moins fracassant

Un dernier avertissement pour le sage
Et Dieu ne pourra plus tourner la page
Je suis donc le Roi élu des Cieux
C'est ainsi, ne me sachez pas prétentieux

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par Antoine75 » jeu. 04 juin 2020, 18:15

Me voilà maintenant fatigué de vivre
Je sens mes forces corporelles s’affaiblirent
Mon existence, épreuve de chaque jour
Mais pire serait en hôpital tout le jour

Roi me suis-je pris présomptueusement
Comme tout baptisé l’est effectivement
Ce qui rachète mon orgueil maladresse
En vérité, la Reine à moi donc s’adresse

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par Antoine75 » jeu. 04 juin 2020, 23:14

David contre Goliath est mon histoire
Dans laquelle tout chemin mène à Rome
Non pas la ville mais l’hôpital en somme
Comme une sentence rédhibitoire

En dernier recours me reste la poésie
Ne sachant exprimer autrement ces voix
C’est un guide m’inspirant une autre voie
« David et ...» étant ma dernière « hérésie »

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par Antoine75 » sam. 06 juin 2020, 20:40

Combien de temps vais-je endurer tout ça
Dieu de ma malchance parait en deça
Ses voies ne sont donc pas celles que j'emprunte
A moi de me redresser par mon empreinte

Etre d'humeur égale n'était pas ma marque
S'y atteler est une flèche à mon arc
Penser toute action dans le cadre du bien
Une résurrection me rendant serein

Précieuse est la foi en Jésus-Christ
Sa parole me glorifiant j'insiste
Retourner aux sacrements de la Sainte Eglise
Me sera comme sur un gâteau la cerise

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par PetitRien » dim. 07 juin 2020, 15:20

Bonjour, je souhaite également vous partager deux poèmes, et ose vous demander vos avis et conseils.



Le papillon

Fuir loin des hommes, c'est le remède d'un cœur chagrin.
Son départ n'est pas dû à l'infâme lâcheté,
Car il est brave; mais parce qu’il exècre le mondain,
Chérit la solitude et recherche la vérité.

A l'abri de la tour Saint-Michel tout est calme.
Nulle agitation, seule la paisible nature.
L'âme troublée, accablée, s'y renouvelle,
Recevant le don des larmes et une conscience pure.

La grâce manifeste sa miraculeuse vertu:
Le malade attend patiemment l’œuvre de guérison,
Le pauvre se débarrasse de ses derniers écus,
Le pécheur se prépare pour la Sainte Communion.

Le cœur chagrin, oublié de ses familiers,
Voit un joli papillon venir le visiter.
Tout beau et orangé, il se pose sur son pied,
Et joyeux, d'un coup d'ailes, sur son nez vient danser.




Innocence

Mortellement blessé, je ne te connais plus.
Mes actes portent tous le poids de la faute.
Je suis un misérable et ne te vois plus,
Car tu es sainte et, pour moi, trop haute.

En vain je me justifie, moi le criminel.
Ma conscience demeure dans l’intranquillité,
Privée de toutes les réjouissances du ciel,
Ne pouvant qu'attendre d'être délivrée.

A genoux devant l'autel je me lamente,
Demandant à Dieu de prendre pitié
Du pauvre pécheur qui souffre une mort lente,
Causée par la maladie que l'on nomme péché.

Au divin appel Adam s'est dérobé.
Comme lui, pris de peur, j'ai voulu me cacher.
Mais une douce enfant vers moi s'est approchée,
Arborant un admirable air de piété.

Étant toute à Dieu elle ignore ce qu'est le mal.
N'aimant que Dieu elle rayonne de sa lumière.
Pour l'être humain la pureté est vitale,
Et transforme notre cœur en cœur de chair.

Nos regards se croisent et je suis attendri.
Elle sourit; son indulgence est immense.
Elle me rappelle qu'en Dieu l'amour est infini,
Me renvoie à la simplicité de l'enfance.

Cette petite fille à la tête ronde,
M'a donné la grâce d'une confirmation.
Remerciant, je pousse une mèche blonde,
Et dessine le signe de Croix sur son front.

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par Antoine75 » lun. 08 juin 2020, 13:14

PetitRien a écrit :
dim. 07 juin 2020, 15:20
Bonjour, je souhaite également vous partager deux poèmes, et ose vous demander vos avis et conseils.



Le papillon

Fuir loin des hommes, c'est le remède d'un cœur chagrin.
Son départ n'est pas dû à l'infâme lâcheté,
Car il est brave; mais parce qu’il exècre le mondain,
Chérit la solitude et recherche la vérité.

A l'abri de la tour Saint-Michel tout est calme.
Nulle agitation, seule la paisible nature.
L'âme troublée, accablée, s'y renouvelle,
Recevant le don des larmes et une conscience pure.

La grâce manifeste sa miraculeuse vertu:
Le malade attend patiemment l’œuvre de guérison,
Le pauvre se débarrasse de ses derniers écus,
Le pécheur se prépare pour la Sainte Communion.

Le cœur chagrin, oublié de ses familiers,
Voit un joli papillon venir le visiter.
Tout beau et orangé, il se pose sur son pied,
Et joyeux, d'un coup d'ailes, sur son nez vient danser.




Innocence

Mortellement blessé, je ne te connais plus.
Mes actes portent tous le poids de la faute.
Je suis un misérable et ne te vois plus,
Car tu es sainte et, pour moi, trop haute.

En vain je me justifie, moi le criminel.
Ma conscience demeure dans l’intranquillité,
Privée de toutes les réjouissances du ciel,
Ne pouvant qu'attendre d'être délivrée.

A genoux devant l'autel je me lamente,
Demandant à Dieu de prendre pitié
Du pauvre pécheur qui souffre une mort lente,
Causée par la maladie que l'on nomme péché.

Au divin appel Adam s'est dérobé.
Comme lui, pris de peur, j'ai voulu me cacher.
Mais une douce enfant vers moi s'est approchée,
Arborant un admirable air de piété.

Étant toute à Dieu elle ignore ce qu'est le mal.
N'aimant que Dieu elle rayonne de sa lumière.
Pour l'être humain la pureté est vitale,
Et transforme notre cœur en cœur de chair.

Nos regards se croisent et je suis attendri.
Elle sourit; son indulgence est immense.
Elle me rappelle qu'en Dieu l'amour est infini,
Me renvoie à la simplicité de l'enfance.

Cette petite fille à la tête ronde,
M'a donné la grâce d'une confirmation.
Remerciant, je pousse une mèche blonde,
Et dessine le signe de Croix sur son front.
J'aime beaucoup. C'est un peu à ce genre de poème que je voudrai arriver. Mais commençant juste à en faire, je ne suis pas qualifié pour vous donner des conseils.

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par Antoine75 » lun. 08 juin 2020, 17:09

Après l’épreuve du redouté Corona
Comme après le rude hiver vient le printemps
Du royaume des Cieux espérons le temps
Que le Seigneur à son avènement prôna

La fusion n’est pour moi pas la communion
Le respect, la distanciation est une leçon
Incorporer chaque membre est une solution
Laissant libre pour chacun son expression

Droit et devoir sont toute une institution
En premier donner les droits est déterminant
Pour toute graine du bon engrais bénéficiant
Peut acquitter ses devoirs sans division

L’amour gratuit est un tout autre enseignement
Procédant de l’amour donné pour toucher les cœurs
Spirale engendrant pour tous de vrais valeurs
En imitant le Christ, restant tout un serment

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par Antoine75 » lun. 08 juin 2020, 21:01

Dans la rue les gens scrutent mes réactions
Comme un paria voire un démon incarné
Ils ne savent pas mon vécu en question
Et la manière dont on m’a assassiné

Comme dit le psaume
Comme un ver je suis
Comme Quasimodo aussi

Je sens la police de la pensée partout
A force de pousser j’avouerai
Ce dont je suis innocent en tout
Et la fin je proclamerai

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Re: Partage de mes poésies d'inspiration chrétienne

Message non lu par cmoi » mar. 09 juin 2020, 14:03

Bonjour Petitrien,

j'ignore si vous attendez quelque chose de ma part, votre poésie est déjà excellente et je ne le dis pas souvent, croyez-moi !
Des conseils pour qu'elle soit meilleure ?
Alors 2 :
donnez-vous parfois pour challenge, puisque vous en êtes proche, d'écrire en vrais alexandrins avec l'application la plus stricte des rimes : c'est instructif.
essayez de faire des phrases plus amples, et d'alterner avec de plus courtes faisant contraste, vous aurez un style plus fluide et percutant.

Dernier conseil : ne regardez pas mes poèmes pour "chercher mieux", je ne prétends pas que ce soit le cas...
" Je puis me tromper, je ne puis pas être hérétique, car l'erreur est affaire d'intelligence, l'hérésie dépend de la volonté. " Maître Eckhart

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