Poésie, vos poèmes chrétiens préférés

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Marie du 65
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Re: Vos poèmes chrétiens préférés

Message non lupar Marie du 65 » ven. 29 mai 2015, 0:01

Bonsoir zélie,

Quel magnifique Poème, vous avez très bien fait de le mettre en ligne.

Je ne connaissais pas cette auteure.

Si vous en avez d'autres comme celui-ci, je suis preneuse!!!

Merci infiniment.

Marie :)
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etienne lorant
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Re: Vos poèmes chrétiens préférés

Message non lupar etienne lorant » ven. 29 mai 2015, 18:04

«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Marie du 65
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Re: Vos poèmes chrétiens préférés

Message non lupar Marie du 65 » ven. 29 mai 2015, 18:38

Bonjour Étienne,

Magnifique poème, musique de fond très reposante. L'auteur Francis Jammes est né à Tournay à côté de Lourdes. Vous avez notamment l'abbaye de Tournay lieu de retraite,j'ai un ami qui en revient enchanté. Lieu de retraite en famille ou non, repos spirituel etc. De plus, pour les personnes qui ont peu de moyen, aucun tarif imposé, je me permets de vous mettre le lien
http://www.abbaye-tournay.com.

Cordialement.

Marie
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Marie du 65
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Re: Vos poèmes chrétiens préférés

Message non lupar Marie du 65 » dim. 31 mai 2015, 22:10

Tu Aimeras ton Prochain comme Toi-même

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joaoXXIV
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Re: Vos poèmes chrétiens préférés

Message non lupar joaoXXIV » mer. 03 juin 2015, 16:16

Mon préféré, c'est celui-ci :

Construire

Ta vie est une maison,
A toi de la bâtir ;
De la meilleure façon,
Vaut mieux bien réfléchir.

Choisir un bon terrain,
C’est la première démarche ;
Tu dois être certain,
Là où sera sa place.

Prends garde que le sable,
Attirant de ce monde,
La rende très instable,
Et que les flots l’inondent.

Refuser d’écouter,
Ces recommandations,
C’est mettre en danger,
Sa propre construction.

C’est Christ ; le seul rocher ;
Pour des sûres fondations.
Il faut, chercher, creuser,
Pour son implantation.

Construire sur du solide,
De tous ; c’est le désir ;
Avec Jésus comme guide,
Tu pourras la finir.

Et face à tous les vents,
Ta maison tiendra bon ;
Et même les ouragans,
N’auront jamais raison.


Mathieu chapitre 7 et versets 24 à 27 :
SANTIAGO ila da minha infincia eu tenho muito saudade de minha cidade TARRAFAL eu vo voltar se DEUS qui quiser e la qui minha rais.Sempre fe na Santo Amaro

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La grâce de corédimer

Message non lupar kirreip » ven. 05 juin 2015, 2:32

Je tenais à vous faire part d'un poème que j'ai particulièrement aimé, sa construction est intéressante, tout autant que son contenu, le poème le voici :
La grâce de corédimer

Je suis un béotien tout en étant chrétien et cela me convient,
Je suis un philistin, un petit vaurien, et je ne sais rien,
J’avance en compagnie des saints, de Dieu et des Siens,
J’apprécie aussi souvent que possible de côtoyer les gens de bien,
Je me plains et je geins et cependant, je ne manque pas de pain,
Même si parfois le faix du fardeau fait ployer mes reins ;


Et pourtant, le prophète Job n’a-t-il pas été affligé de tous les tourments ?
Sans doute parce que notre Seigneur l’aimait tellement
Qu’Il lui a fait l’honneur de ce qu’Il a subi cruellement,
Et il pleut également sur les justes comme sur les méchants* ;


Mais notre doux Jésus envoie à Ses dévots contretemps et châtiments,
En leur faisant la grâce de participer à Son Agonie totalement,
En complétant ce qu’il manque à Sa Passion sur des charbons ardents**,
Éprouvés dans notre Foi et notre Espérance jusque dans leurs fondements,
En dépit des doutes, des fautes, des chutes et des découragements ;


Toutefois, nous saurons enfin au Ciel et à la fin des temps
À quel point nous avons contribué au salut de nos frères par le sang,
Soutenus par la Sainte Eucharistie et l’Esprit Saint Consolant,
Serrés contre le Cœur de la Vierge des Douleurs au pied de la Croix pleurant.

Patrick ROBLES
La prière est une rosée céleste qui rend l'âme féconde

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Pour le présent et surtout pour l'avenir proche

Message non lupar elenos » mar. 02 févr. 2016, 21:58

Pour le présent et surtout pour l'avenir proche
Lasciate ogne speranza, voi ch'intrate

Tant mieux por ceux qui ne connaissent pas l'italien ou qui n'ont jamais lu Dante

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Re: Pour le présent et surtout pour l'avenir proche

Message non lupar elenos » mar. 02 févr. 2016, 23:09

Et puisqu'il ne faut pas désespérer voici le beau texte de Charles Péguy (tué en octobre 1914) La petite fille Espérance

Ce qui m'étonne, dit Dieu, c'est l'espérance.
Et je n'en reviens pas.
Cette petite espérance qui n'a l'air de rien du tout.
Cette petite fille espérance.
Immortelle.
Car mes trois vertus, dit Dieu.
Les trois vertus mes créatures.
Mes filles mes enfants.
Sont elles-mêmes comme mes autres créatures.
De la race des hommes.
La Foi est une Épouse fidèle.
La Charité est une Mère.
Une mère ardente, pleine de cœur.
Ou une sœur aînée qui est comme une mère.
L'Espérance est une petite fille de rien du tout.
Qui est venue au monde le jour de Noël de l'année dernière.
Qui joue encore avec le bonhomme Janvier.
Avec ses petits sapins en bois d'Allemagne couverts de givre peint.
Et avec son bœuf et son âne en bois d'Allemagne.
Et avec sa crèche pleine de paille que les bêtes ne mangent pas.
Puisqu'elles sont en bois.
C'est cette petite fille pourtant qui traversera les mondes.
Cette petite fille de rien du tout.
Elle seule, portant les autres, qui traversera les mondes révolus.
[...]
Mais l'espérance ne va pas de soi.
L'espérance ne
va pas toute seule.
Pour espérer, mon enfant,
il faut être bien heureux,
il faut avoir obtenu,
reçu une grande grâce.
[...]
La petite espérance s'avance entre ses deux gran-
des sœurs et on ne prend pas seulement garde à elle.

Sur le chemin du salut, sur le chemin charnel, sur
le chemin raboteux du salut, sur la route inter-
minable, sur la route entre ses deux sœurs la
petite espérance
S'avance.
Entre ses deux grandes sœurs.
Celle qui est mariée.
Et celle qui est mère.
Et l'on n'a d'attention, le peuple chrétien n'a d'attention que pour les deux grandes sœurs.
La première et la dernière.
Qui vont au plus pressé.
Au temps présent.
À l'instant momentané qui passe.
Le peuple chrétien ne voit que les deux grandes sœurs, n'a de regard que pour les deux grandes sœurs.
Celle qui est à droite et celle qui est à gauche.
Et il ne voit quasiment pas celle qui est au milieu.
La petite, celle qui va encore à l'école.
Et qui marche.
Perdue entre les jupes de ses sœurs.
Et il croit volontiers que ce sont les deux grandes qui traînent la petite par la main.
Au milieu.
Entre les deux.
Pour lui faire faire ce chemin raboteux du salut.
Les aveugles qui ne voient pas au contraire.
Que c'est elle au milieu qui entraîne ses grandes sœurs.
Et que sans elle elles ne seraient rien.
Que deux femmes déjà âgées.
Deux femmes d'un certain âge.
Fripées par la vie.
C'est elle, cette petite, qui entraîne tout.
Car la Foi ne voit que ce qui est.
Et elle elle voit ce qui sera.
La Charité n'aime que ce qui est.
Et elle elle aime ce qui sera.
La Foi voit ce qui est.
Dans le Temps et dans l'Éternité.
L'Espérance voit ce qui sera.
Dans le temps et dans l'éternité.
Pour ainsi dire le futur de l'éternité même.
La Charité aime ce qui est.
Dans le Temps et dans l'Éternité.
Dieu et le prochain.
Comme la Foi voit.
Dieu et la création.
Mais l'Espérance aime ce qui sera.
Dans le temps et dans l'éternité.
Pour ainsi dire dans le futur de l'éternité.
L'Espérance voit ce qui n'est pas encore et qui sera.
Elle aime ce qui n'est pas encore et qui sera
Dans le futur du temps et de l'éternité.
Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé.
Sur la route montante.
Traînée, pendue aux bras de ses deux grandes sœurs,
Qui la tiennent pas la main,
La petite espérance.
S'avance.
Et au milieu entre ses deux grandes sœurs elle a l'air de se laisser traîner.
Comme une enfant qui n'aurait pas la force de marcher.
Et qu'on traînerait sur cette route malgré elle.
Et en réalité c'est elle qui fait marcher les deux autres.
Et qui les traîne.
Et qui fait marcher tout le monde.
Et qui le traîne.
Car on ne travaille jamais que pour les enfants.
Et les deux grandes ne marchent que pour la petite.

Charles Péguy, Le Porche du mystère de la deuxième vertu, 1912
Dernière édition par elenos le mer. 03 févr. 2016, 23:12, édité 1 fois.

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coeurderoy
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Re: Vos poèmes chrétiens préférés

Message non lupar coeurderoy » lun. 08 févr. 2016, 15:22

Un tragique et magnifique poème de Marie Noël (1883-1967) dit par Suzanne Flon "En Français dans le texte, 14 mai 1959 Marie Noël" (Archives de l'INA)
http://www.ina.fr/video/CPF08008601

Après l'interview, à Auxerre, de la poétesse alors âgée de 76 ans, Suzanne Flon "crie" ce poème douloureux à la face de Dieu : superbe et très profondément humain !
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"

Saint Bernard de Clairvaux

elenos
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Re: Vos poèmes chrétiens préférés

Message non lupar elenos » lun. 08 févr. 2016, 16:40

A propos de Marie
Merci à "coeurderoy" de rappeler ici cette grande poétesse plus récente que l'on lit sans trop en parler. (Elle parlait peu elle-même mais savait écouter). Même Henri de Montherlant qui passe pour un cœur sec disait en être ému.

Voici trois lien sur Marie Noël :


https://www.youtube.com/watch?v=ae1JIibqh3M

https://www.youtube.com/watch?v=4B_q1wrC1zM

https://www.youtube.com/watch?v=2dDFpwjAMb0

Et ces quelques vers de Marie Noël adressés à Dieu :

Que me veux-tu ?
Je n'ai rien à Te donner.
Depuis notre dernière rencontre,
je n'ai rien mis de côté pour Toi.
Rien... pas une bonne action. J'étais trop lasse.
Rien... pas une bonne parole. J'étais trop triste.
Rien que le dégoût de vivre, l'ennui, la stérilité.
Donne !
Dernière édition par elenos le mer. 04 mai 2016, 9:54, édité 1 fois.

axou
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Re: Vos poèmes chrétiens préférés

Message non lupar axou » mar. 09 févr. 2016, 12:05

Je suis tienne, pour toi je suis née

 Thérèse d'Avila


Je suis tienne, pour toi je suis née ;
Que veux-tu faire de moi ?
Majesté souveraine,
Éternelle Sagesse,
Bonté si bonne pour mon âme,
— Toi, Dieu, Altesse, Être unique, Bonté —
Vois mon extrême bassesse,
Moi qui te chante aujourd'hui mon amour.
Que veux-tu faire de moi ?


Je suis tienne, puisque tu m'as créée,
Tienne, puisque tu m'as rachetée,
Tienne, puisque tu me supportes,
Tienne, puisque tu m'as appelée,
Tienne, puisque tu m'as attendue,
Tienne puisque je ne suis pas perdue,
Que veux-tu faire de moi ?


Que veux-tu donc, Seigneur très bon,
Que lasse un si vil serviteur ?
Quelle mission as-tu donnée
À cet esclave pécheur ?
Me voici, mon doux amour,
Doux amour, me voici
Que veux-tu faire de moi ?


Voici mon coeur,
Je le dépose dans ta main,
Avec mon corps, ma vie, mon âme,
Mes entrailles et tout mon amour ;
Doux Époux, mon Rédempteur,
Pour être tienne, je me suis offerte,
Que veux-tu faire de moi ?


Donne-moi la mort, donne-moi la vie,
La santé ou la maladie
Donne l'honneur ou le déshonneur,
La guerre ou la plus grande paix,
La faiblesse ou la pleine force,
À tout cela, je dis oui :
Que veux-tu faire de moi ?


Donne-moi richesse ou pauvreté,
Réconfort ou désolation ;
Donne-moi la joie, la tristesse,
Donne-moi l'enfer ou donne-moi le ciel,
Vie douce, soleil sans voile,
Puisque toute à toi je me rends,
Que veux-tu faire de moi ?


Si tu le veux, donne-moi l'oraison ;
Sinon, donne-moi la sécheresse ;
Si tu le veux, donne-moi abondance et dévotion,
Et sinon, la stérilité,
Ô souveraine Majesté !
En cela seul je trouve la paix.
Que veux-tu faire de moi ?


Donne-moi donc la sagesse
Ou, pour ton amour, l'ignorance ;
Donne-moi années d'abondance,
Ou de faim et de disette ;
Donne-moi ténèbres ou clarté,
Bouscule-moi de-ci de-là,
Que veux-tu faire de moi ?


Veux-tu que je me repose ?
Par amour, je veux le repos.
Si tu m'ordonnes le travail,
Je veux mourir en travaillant
Dis-moi où, comment et quand,
Dis-le-moi, doux Amour, dis-le,
Que veux-tu faire de moi ?


Donne-moi Calvaire ou Thabor,
Désert ou terre d'abondance,
Que je sois Job en sa douleur,
Jean, reposant sur ton coeur,
Que je sois vigne féconde,
Ou stérile, s'il te plaît ainsi.
Que veux-tu faire de moi ?


Que je sois Joseph enchaîné,
Ou fait gouverneur de l'Égypte,
David souffrant des tourments,
Ou David élevé très haut ;
Que je sois Jonas naufragé,
Ou bien Jonas sauvé des eaux,
Que veux-tu faire de moi ?


Que je me taise ou que je parle
Que je porte des fruits ou non ;
Que la Loi me montre ma plaie,
Ou l'Évangile, sa douceur,
Dans la peine ou dans la jouissance,
Que toi seul tu vives en moi ;
Que veux-tu faire de moi ?
Je suis tienne, pour toi je suis née
Que veux-tu faire de moi ?

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Re: Vos poèmes chrétiens préférés

Message non lupar elenos » mer. 27 avr. 2016, 21:06

Tel que je suis, pécheur rebelle
Au nom du sang versé pour moi
Au nom de ta voix qui m’appelle
Jésus je viens à toi !

Tel que suis dans ma souillure
Ne cherchant nul remède en moi
Ton sang lave mon âme impure
Jésus je viens à toi !

Tel que je suis avec mes luttes
Mes craintes, ma timide foi
Avec mes doutes et mess chutes
Jésus je viens à toi !

Tel que je suis, je me réclame
De ta promesse par la foi
Au ciel tu recevras mon âme
Jésus je viens à toi !

Tel que je suis, ton sacrifice
M’arrache aux terreurs de la loi
Justifié par ta justice
Jésus je viens à toi !

Tel que je suis Dieu me convie
O mon Sauveur, pour être à Toi
A toi dans la mort, dans la vie
Jésus je viens à toi !

(Cantique traduit d’après un recueil anglais)

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Re: Vos poèmes chrétiens préférés

Message non lupar elenos » sam. 25 juin 2016, 15:29

Gloire à Jésus!

Une bonne nouvelle
Descend des cieux;
Pécheur, Jésus t’appelle,
Lève les yeux.
Chargé de ta misère,
De tes péchés confus,
Viens à Jésus, mon frère,
Viens à Jésus!

2
Le Fils de Dieu lui-même
Te racheta;
Vois son amour suprême
En Golgotha!
Au sang qui purifie
Les coeurs souillés, perdus,
Que ton coeur se confie;
Viens à Jésus!

3
Celui que Jésus lave
De son péché,
Au dur joug de l’esclave
Est arraché.
Dans son âme affranchie
Le mal ne règne plus,
L’Esprit le sanctifie.
Viens à Jésus!

4
Viens, que rien ne t’arrête,
Viens à l’instant;
Ta délivrance est prête :
Jésus t’attends.
Si tu crois, ô victoire!
Tes péchés ne sont plus,
Et tu peux chanter : Gloire!
Gloire à Jésus!

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Re: Vos poèmes chrétiens préférés

Message non lupar Baruch » dim. 28 août 2016, 22:52

Extrait du poème de saint Prosper d’Aquitaine¹
Contre les ingrats²

Et la loi naturelle au fond des cœurs empreinte
Prescrit ce qu’au dehors Dieu marque en sa loi sainte
Mais dans ces derniers temps le divin Rédempteur
Joint les dons de sa Grâce aux dons du Créateur,
Et rendant aux mortels le salut plus facile,
À tous au saint Baptême offre un commun asile :
Afin que tout pécheur qui veut naître en cette eau
Trouve un heureux pardon dans son être nouveau
Que l’esprit par soi-même engagé dans le vice
Rentre aussi par soi-même en sa propre justice,
Et qu’étant rendu saint, sa seule liberté
Par son propre travail garde sa sainteté.
De ce grand Sacrement l’admirable alliance
Verse en nous ses trésors avec tant d’abondance,
Qu’on l’accorde aux enfants, quoique l’art du Très-haut
Forme en eux son portrait sans tâche et sans défaut.
L’âme bonne en naissant devient ainsi plus pure,
Et la grâce orne encore les biens de la nature.
Tout homme également a part à ce bonheur,
Et nul n’en est exclu par l’arrêt du Seigneur ;
Tous par la liberté que notre âme a dans elle,
Méritent ces grands biens que JÉSUS nous appelle ;
Biens dus à tous les bons, non dus aux malheureux,
Qui s’éloignant de Dieu les rejettent loin d’eux.
Ainsi de cet Ingrat l’altière frénésie
Semait de toutes parts sa damnable hérésie.
1. https://books.google.fr/books?id=AQuuW2o[...]
2. M. Guizot : « l'un des plus heureux essais de poésie philosophique qui aient été tentés dans le sein du christianisme », Histoire de la civilisation en France, p. 163
Dominus illuminatio mea et salus mea ; quem timebo ?
Dominus protector vitæ meæ ; a quo trepidabo ?

papillon
Barbarus
Barbarus

J'avance, comme un âne

Message non lupar papillon » dim. 21 mai 2017, 3:19

Petit texte charmant, qui ne peut que plaire à ceux qui comme moi aiment les ânes et leurs petits sabots si jolis.
Quand j'en vois un, j'ai toujours envie de faire un câlin . Une affection particulière dont j'ignore l'origine et qui ne s'apaise pas avec l'âge...

J'avance, comme un âne
Auteur : Cardinal Etchegaray

J'avance, comme l'âne de Jérusalem dont le Messie,
un jour des Rameaux, fit une monture royale et pacifique.
Je ne sais pas grand'chose, mais je sais que je porte
le Christ sur mon dos
et j'en suis plus fier que d'être bourguignon ou basque.
Je le porte, mais c'est lui qui me mène : je sais
qu'il me conduit vers son Royaume et j'ai confiance en lui.
J'avance à mon rythme. Par des chemins escarpés,
loin de ces autoroutes où la vitesse vous empêche
de reconnaître monture et cavalier.
Quand je bute contre une pierre, mon Maître doit être
bien cahoté, mais il ne me reproche rien.
C'est merveilleux comme il est bon et patient avec moi :
il me laisse le temps de saluer la ravissante ânesse
de Balaam, de rêver devant un champ de lavande,
d'oublier même que je le porte.

J'avance, en silence. C'est fou comme on se comprend
sans parler ; d'ailleurs, je n'entends pas trop
quand il me souffle des mots à l'oreille.
La seule parole de lui que j'ai comprise semblait être pour
moi tout seul et je puis témoigner de sa vérité : '' Mon joug
est facile à porter et mon fardeau léger.'' (Mat. 11,30).
C'est comme, foi d'animal, quand je portais allègrement
sa mère vers Bethléem, un soir de Noël. Jules Supervielle,
le poète ami des ânes, l'a bien deviné : '' elle pesait peu,
n'étant occupée que de l'avenir en elle''.

J'avance, dans la joie.
Quand je veux chanter ses louanges,
je fais un boucan de tous les diables, je chante faux.
Lui, alors, il rit de bon coeur, d'un rire qui transforme
les ornières en piste de danse
et mes sabots en sandales de vent.
Ces jours-là, je vous jure, on en fait du chemin !
J'avance, j'avance comme un âne
qui porte le Christ sur son dos.


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