Bx martyrs de l'Ouganda, 3 juin

Fêtes et vies des saints et bienheureux, prédécesseurs et modèles dans la Foi
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Guillaume C.
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Bx martyrs de l'Ouganda, 3 juin

Message non lupar Guillaume C. » dim. 03 juin 2018, 19:12

Les bienheureux martyrs de l'Ouganda (fête : le 3 juin)

Martyr sous le roi Mwanga II - 1886

Ils ont vaincu, les martyrs noirs de l’Ouganda !
Ils ont ravi la glorieuse couronne !
Ils étaient vingt pages du roi Mwanga.
Leur Foi et leur vaillance nous étonnent.

Le premier d’entre eux, Joseph Moukassa,
Avait dénoncé l’immoralité
Du roi, de sa cour et de ses sorciers.
Sur un bûcher ardent il trépassa.

Cependant, enflammés de charité,
Les chrétiens sans peur se réunissaient.
Onze pages à la vie du Christ naissaient.
Tous formaient une joyeuse cité.

Au seuil de la chambre du roi Mwanga,
Enseignés par le page Charles Lwanga,
La multitude des catéchumènes
Admirait Jésus instituant la Cène.

Le félon ministre du pauvre roi
Dénonça ceux qui avaient la vraie Foi :
« Des rebelles, prêts à vous détrôner,
A vous réduire, à vous découronner. »

Le prince passant un jour en revue
Les pages, du regard les fusilla.
Tout furieux, ce despote s’écria :
« Sectateurs de Jésus, hors de ma vue ! »

Ce fut une grande déconvenue
Pour le roi, de voir que sur dix-huit pages
Plus de quinze, encore à la fleur de l’âge,
Attendaient de Jésus-Christ la venue.

Il y avait Denis, le néophyte.
Il connaissait des chrétiens tous les rites.
Le roi Mwanga, si transporté de rage,
Egorgea avec sa lance le page.

Il y avait Honorat, le majordome.
Il s’avance vers le roi et se nomme :
« Je suis chrétien » dit-il hardiment.
On le fait mutiler atrocement.

Il y avait Jacques Buzabaliawo
Vaillant soldat, mais surtout très dévot.
« Ce chien voulut jadis me convertir !
Dit Mwanga. Qu’on le fasse donc périr ! »
« Adieu ! dit Jacques sans s’émouvoir.
Au Jugement nous allons nous revoir. »

Il y avait aussi Pontien Ngondwe
Qui priait, les yeux vers le Ciel levés.
Lui aussi fut amené en prison
Pour être ensuite égorgé sans raison.

« Qu’on lie ces insolents avec des cordes !
Et qu’à Namugongo on les conduise! »
Tous sont remplis d’une joie qui déborde,
D’une foi ardente que rien n’épuise.

La marche commence dans la savane.
Les bourreaux et les sorciers se pavanent.
Les martyrs avancent d’un joyeux pas
Se bousculant vers leur propre trépas.

A jeûn, le cou serré dans une cangue,
Les saints, dont la soif dessèche la langue,
Prient et chantent le jour comme la nuit :
Bientôt leur zèle portera son fruit.

Soudain, un enfant vers la foule accourt.
« C’est Mbaga ! » : le fils du chef des bourreaux
Il vient partager le sort des héros.
Son père, à tout sentiment humain sourd,
L’emmena à l’écart près d’un taillis
Et d’un coup de massue net l’abattit.

Enveloppés dans des claies de roseaux,
Leurs corps livrés aux flammes du bûcher,
Et Charles a la force de lâcher :
« Tu me brûles, mais c’est comme de l’eau ! »

Plus haut que le crépitement des flammes,
Que les bruits des sorciers et du tamtam,
S’élèvent les prières des pieux Noirs,
Disant un « Notre Père » plein d’espoir.

Dans le brasier fumant leur voix s’est tue.
On ne voit que les restes des corps nus.
Mais au Ciel les trompettes retentissent :
La Vierge les couronne avec son Fils.
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)

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