Billet d'humour sur la parité homme / femme

Famille - Travail - Chômage - Femme - Enfance - Vieillesse - Handicap - Santé publique
wanderer
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Message non lu par wanderer » mar. 13 sept. 2005, 22:44

En fait, j'ai trouvé la parade à son argument avant de lire les réponses ici.

En effet, elle défend la parité homme/femme comme un absolu, il me suffira de répondre que cette parité n'existe pas dans certains pays et que donc cette égalité est aussi un élément culturel qui nous est propre. Etant donné qu'elle ne peut pas admettre ça, ce sera l'occasion pour moi d'introduire le concept de loi naturelle. Et donc en comprenant ça, ça m'a donné la réponse que Christophe a résumé en ces termes:
L'existence d'une multiplicité de croyances ou de moeurs ne remettent pas en question l'existence d'une vérité ou d'un bien objectif : cela ne prouve que le caractère dramatiquement limité des capacités cognitives de l'Humanité et explique - par voie de conséquence - la nécéssité de la Révélation.
Wanderer,
quand vous aurez des nenfants, ce que vous ferez dependra de vos gouts, et de données pratiques :
si maman doit partir tot et etre partie toute la journée, et que papa travaillle plus pres, c'est lui qui s'occupera plus des petits, et il le fera tres bien, et il peut tout a fait faire la vaisselle aussi ... C'est pas plus compliqué que cela, par contre adapter les moeurs des zoulous dans la jungle parisienne : ça, c'est compliqué.
Je fais la vaisselle tous les jours et je m'en porte très bien. Je n'estime absolument pas macho en disant que les femmes ont le plus souvent des dispositions naturelles pour élever leur enfants. Ca n'implique pas que je sois un muffle et que je ne fasse rien à la maison. Une femme allaite son enfant, c'est la nature, il y a un lien spécial entre une mère et son enfant. C'est beau, il n'y a pas à s'excuser. Je trouve que les femmes ont une grande chance de porter les enfants. Je dis tout ça tout en sachant très bien que vous allez me répondre maux de tête et vomis. On peut se poser la question du lien entre sa mère et son enfant sans se faire prendre pour un débile, enfin on devrait...

Mon avis profond, c'est que l'on veut inverser les rôles, que les femmes se sentent dévalorisées d'être mamans alors que c'est la plus belle chose du monde. Grâce aux féministes, une femme qui ne fait qu'élever une famille est moquée, elle ne s'épanouit pas vraiment, elle devrait presque s'excuser alors qu'elle fait quelque chose de merveilleux. La conséquence immédiate est la hausse inconsidérée du nombre d'avortements, fléau qui a fait plus de morts que la Shoah. J'y réfléchirais à votre place...

Cordialement,

wanderer

:)

MB
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Message non lu par MB » mar. 13 sept. 2005, 23:55

Bonsoir

Ce qui est un peu dommage avec toutes ces histoires, c'est le dogmatisme borné avec lequel certains font entendre leur voix. J'ai lu récemment E. Huppert, qui se plaignait du phénomène constaté ces temps-ci, de ce que beaucoup de mères de famille "revenaient" de leur plein gré à la maison pour élever leurs enfants, et abandonnaient pour un temps leur carrière. Mme Huppert estimait que cette situation était une régression, que les femmes des jeunes générations ont psychologiquement intégré l'oppression masculine, etc. (bref, dans le style "je sais mieux qu'elles ce qu'elles pensent"). Un comble ; c'est leur droit d'élever leurs enfants, non ?

C'est un peu triste que des gens aient des raisonnements pareils, mais bon, on est dans un pays dans lequel il faut taper, s'opposer violemment à quelque chose, et adopter une posture définitive pour se sentir penser. Evidemment, cela vaut aussi pour les fanatiques de l'autre bord (je ne vise personne ici, ce n'est pas le cas sur ce forum). C'est typiquement un cas où, hélas, on risque de pourrir la vie des gens par idolâtrie de quelques idées générales (en général les siennes propres...).

Fraternellement !
MB

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Message non lu par elisseievna » mer. 14 sept. 2005, 5:11

"Grâce aux féministes, une femme qui ne fait qu'élever une famille est moquée"

Wanderer,
si des gens ont envie de trouver un pretexte pour se moquer ils le font, ce n'est pas plus de la faute des feministes que de leurs opposant-e-s.
Les feministes se sont battues pour que le travail des femmes a la maison et par rapport aux enfants soit reconnu dans son existence, son poids réel, les savoirs reels qu'il represente. C'est elles qui ont dit que "ne faire "que" cela", c'est faire BEAUCOUP de travail, ayant une valeur économique réelle, et que la non valorisation de ce travail correspond à l'exploitation économique des femmes dans la famille, d'autant plus efficace et effective qu'elle est niée. Ce qui a fait qu'elles se voient caricaturées comme des semeuses de lutte des classes haineuses dans la famille... comme si dénoncer une oppression signifiait semer la haine (!).
Ce contre quoi elles protestent c'est contre le fait que l'on (hommes ou femmes elles memes) pretendent LIMITER les capacites feminines à cela.
Evidemment aucun homme n'est enceinte ni allaitant, pas de bol pour eux, mais en dehors de cela ils ont les memes capacités de tisser des liens avec les enfants et de s'en occuper materiellement. Donc aucune raison de laisser ces charges materielles uniquement aux femmes. Voilà principalement ce que disent les feministes, et cela n'a rien a voir avec se moquer de quiconque.

bajulans
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Société christianisée, réponse à Sola

Message non lu par bajulans » mer. 14 sept. 2005, 5:38

Sola raconte que dans une société plus christianisée sa mère a eu des difficultés à percevoir un salaire décent.

Qu'il me soit permis de renvoyer à la lecture du fil sur l'esclavagisme moderne dans les sociétés chrétiennes. Le pape n'était pas toujours écouté, surtout sur le plan social, par les chrétiens, y compris les catholiques. La piété peut coexister dans une âme avec des vices, surtout les plus cachés, les moins évidents (orgueil, avarice, dureté de cœur) donc une société pieuse peut ne pas être conforme à la totalité de l'évangile.

Ce scandale provoque l'apostasie des plus faibles, qui se disent entre eux "Eh, bien, est-ce tant utile qu'ils aillent à la messe et débitent des prières à longueur de journée, pour être aussi durs et cruels, après ? Moi je ne prie pas, mais je suis bon(ne) pour mes voisins etc.)"

Pourtant, cela ne condamne pas la piété, car Jésus a été en conflit ouvert et violent avec les gens les plus pieux et les mieux instruits de la religion de son époque qui étaient les pharisiens (secte qui avait engendré d'ailleurs des saints, ce qui leur avait tourné la tête : voir sur ce point les commentaires du chanoine Crampon), mais Lui-même a recommandé la piété et priait beaucoup et souvent.

Donc, il ne faut pas se laisser scandaliser par les péchés des gens pieux et savoir que la piété est utile à tout (1 Tim. 4, 8), mais qu'elle n'est pas suffisante, il faut y ajouter la réflexion, l'usage de la raison qui est ce qui constitue l'homme, la vigilance.

Sur la question de la place de la femme dans la société, le programme égalitariste actuellement promu par les media est le programme communiste (voir sur ce point Divini Redemptoris de Pie XI) il me semble que la création d'Eve, tirée d'Adam, faite parce que l'homme (sens "vir" du latin) lui était inférieur dans certaines tâches et qu'elle lui était nécessaire, notamment dans l'entretien, l'ornement et tout ce qui est relatif à la maison et les soins dus à la petite enfance et en général à l'éducation des enfants. Egale en droits fondamentaux et en dignité, elle n'a pas un rôle interchangeable avec celui de l'homme. Car si la femme a le droit de travailler et d'être salariée, il est évident que ses goûts la portent plus vers la maison, où elle s'accomplit.

Vu sous l'angle du bien commun, il est certain que la présence des femmes dans les unités combattantes, dans les unités de maintien de l'ordre a du mal à se justifier, d'autant qu'il semble que dès que cela chauffe, elles en sont retirées et on a du mal à justifier leurs formations et leurs soldes. Ces dépenses sont là pour satisfaire l'ego des féministes, leur idéologie, mais pour le bien commun, on ne voit pas trop.

La question de la "parité" me semble être une question matérialiste, où n'est envisagée que la quantité. D'abord, c'est absurde puisque le nombre de femmes et d'hommes dans une tranche d'âges donnée n'est pas égal, donc même sous le rapport de la quantité, le raisonnement n'est pas juste. Ensuite cela fait abstraction du bien commun et de la vocation de chacun. Le fait que les femmes soient moins nombreuses dans tel poste, n'est pas un mal en soi, ce qui compte ce n'est pas le sexe, c'est la capacité, l'idoinité de la personne par rapport au poste à pourvoir. Là aussi, la société n'est pas faite pour satisfaire les idéologies, elle est faite pour satisfaire le bien commun à tous et donc à chacun.

En conclusion, il me semble que les femmes, qui, ont, je ne le nie pas le rôle difficile et qui souffrent souvent plus que les hommes, entre autres, du fait du machisme que je condamne ont certains privilèges que les hommes n'auront jamais, par exemple l'intimité très particulière dont elles jouissent avec leur progéniture, il ne faut donc pas rêver matérialistement d'une "parité", d'une quantification de leur égalité, l'égalité n'est pas une affaire de statistique, mais de bien (pris substantivement) respecté de tous(tes) et chacun(e). Décider selon les critères quantitatifs, matérialistes, conduit à de graves injustices pour tous et donc pour chacun.
Loué soit Jésus-Christ

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Message non lu par wanderer » mer. 14 sept. 2005, 8:08

Wanderer,
si des gens ont envie de trouver un pretexte pour se moquer ils le font, ce n'est pas plus de la faute des feministes que de leurs opposant-e-s.
Les feministes se sont battues pour que le travail des femmes a la maison et par rapport aux enfants soit reconnu dans son existence, son poids réel, les savoirs reels qu'il represente. C'est elles qui ont dit que "ne faire "que" cela", c'est faire BEAUCOUP de travail, ayant une valeur économique réelle, et que la non valorisation de ce travail correspond à l'exploitation économique des femmes dans la famille, d'autant plus efficace et effective qu'elle est niée. Ce qui a fait qu'elles se voient caricaturées comme des semeuses de lutte des classes haineuses dans la famille... comme si dénoncer une oppression signifiait semer la haine (!).
Ce contre quoi elles protestent c'est contre le fait que l'on (hommes ou femmes elles memes) pretendent LIMITER les capacites feminines à cela.
Evidemment aucun homme n'est enceinte ni allaitant, pas de bol pour eux, mais en dehors de cela ils ont les memes capacités de tisser des liens avec les enfants et de s'en occuper materiellement. Donc aucune raison de laisser ces charges materielles uniquement aux femmes. Voilà principalement ce que disent les feministes, et cela n'a rien a voir avec se moquer de quiconque.
Je n'ai pas dit qu'elles ont voulu cela. Il me semble objectif de dire qu'une maman au foyer qui n'aurait jamais travaillé va se voir dévalorisée dans notre société. Je ne sais pas si vous êtes d'accord avec ça. Je ne dis pas que les féministes l'ont voulu, je pense en revenche qu'elles en sont à l'origine, une consquence perverse en somme, d'un combat qui n'était pas mauvais en soi, loin de là. Je trouve l'exemple de MB très intéressant. L'autre conséquence perverse, c'est l'avortement et là, ça me fait mal au coeur et je ne veux plus rigoler parce que l'on parle de vies humaines.

En espérant me faire mieux comprendre,

Wanderer

:)

MB
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Re: Société christianisée, réponse à Sola

Message non lu par MB » mer. 14 sept. 2005, 11:27

Bonjour !
bajulans a écrit :
Sur la question de la place de la femme dans la société, le programme égalitariste actuellement promu par les media est le programme communiste (voir sur ce point Divini Redemptoris de Pie XI)
Pas d'amalgame. Je cherche la justice dans la société, or les communistes disent le faire eux aussi ; suis-je communiste ? A l'occasion, les cocos ne sont pas forcément ce que vous croyez (ils étaient contre la pilule en 67).
bajulans a écrit : Vu sous l'angle du bien commun, il est certain que la présence des femmes dans les unités combattantes, dans les unités de maintien de l'ordre a du mal à se justifier, d'autant qu'il semble que dès que cela chauffe, elles en sont retirées et on a du mal à justifier leurs formations et leurs soldes. Ces dépenses sont là pour satisfaire l'ego des féministes, leur idéologie, mais pour le bien commun, on ne voit pas trop.
Affirmations gratuites. Démontrez que ces femmes sont moins efficaces et que leurs familles se portent plus mal. Si on retire le financement d'unités féminines, c'est parce que, étant plus anciennes, les unités masculines sont mieux versées dans le jeu du lobbying et du rapport de force institutionnel.
bajulans a écrit : La question de la "parité" me semble être une question matérialiste, où n'est envisagée que la quantité. D'abord, c'est absurde puisque le nombre de femmes et d'hommes dans une tranche d'âges donnée n'est pas égal, donc même sous le rapport de la quantité, le raisonnement n'est pas juste. Ensuite cela fait abstraction du bien commun et de la vocation de chacun. Le fait que les femmes soient moins nombreuses dans tel poste, n'est pas un mal en soi, ce qui compte ce n'est pas le sexe, c'est la capacité, l'idoinité de la personne par rapport au poste à pourvoir. Là aussi, la société n'est pas faite pour satisfaire les idéologies, elle est faite pour satisfaire le bien commun à tous et donc à chacun.
- d'abord en passant, il faudrait avoir un emploi plus précis du mot "matérialiste", que je vois à toutes les sauces.

- le sex-ratio n'est jamais tout à fait égal, il est même légèrement favorable aux hommes en effet ; la contrepartie est que les hommes meurent plus vite. Donc on ne peut pas se fonder là-dessus pour nier l'idée de parité. D'ailleurs, même quand le rapport n'est pas de 1 à 1, il en est extrêmement proche (sauf cas aberrants comme en Chine ou en Inde, où l'on tue les petites filles à la naissance - contexte social qui, vu comme ça, n'a pas l'air de favoriser la parité) ; donc partir de là pour refuser certains postes aux femmes me paraît de très mauvaise foi.

- si les femmes sont moins nombreuses dans tel poste, n'en tirez pas des raisons définitives. Il y a peu de femmes ministres en France ; en Suède, la moitié des ministres sont des femmes. A ma connaissance, la Suède est mieux gouvernée (moins de chômage, plus de croissance, moins d'insécurité, moins de pauvreté, système éducatif parmi les meilleurs du monde, recherche performante, et , jusqu'à récemment... une excellente natalité). Je ne sais pas si cela a un lien avec la présence des femmes ; je constate en tout cas que les deux choses (bien commun et parité) ne s'excluent pas forcément. Je suis opposé à la parité imposée, bien sûr ; mais il faudrait me prouver que dans certains domaines, la sous-représentation féminine est vraiment liée à des critères d'efficacité.

- vous ne pouvez pas déterminer a priori la vocation de chacun. Une femme veut exercer tel métier ; lui-répondrez-vous, "non car je sais mieux que toi quelle est ta vocation ; non car je suis habilité, moi, à connaître le bien commun et pas toi" ? Répondez honnêtement.
bajulans a écrit : En conclusion, il me semble que les femmes, qui, ont, je ne le nie pas le rôle difficile et qui souffrent souvent plus que les hommes, entre autres, du fait du machisme que je condamne ont certains privilèges que les hommes n'auront jamais, par exemple l'intimité très particulière dont elles jouissent avec leur progéniture, il ne faut donc pas rêver matérialistement d'une "parité", d'une quantification de leur égalité, l'égalité n'est pas une affaire de statistique, mais de bien (pris substantivement) respecté de tous(tes) et chacun(e). Décider selon les critères quantitatifs, matérialistes, conduit à de graves injustices pour tous et donc pour chacun.
Oui, respect de tous et de chacune. Donc si une telle veut faire tel métier, on n'a pas à l'en empêcher. Si elle veut élever ses enfants, idem. Si elle veut faire les deux, on n'a pas à l'obliger à abandonner l'une des deux activités. Et, une fois de plus, ne confondez pas matérialisme et quantitativisme.

Bien à vous
MB

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Message non lu par elisseievna » jeu. 15 sept. 2005, 4:55

A propos de la parité :

Elle n'est assurement pas un principe materialiste ou quantitatif, elle a été pensée comme une application du principe d'égalité, plus précisément d'EGALITE DE CAPACITE DE PENSER ET DE GERER LE POLITIQUE.
Les féministes qui la défendent observent que dans une société où les hommes ne se garderaient pas le pouvoir pour eux en évinçant les femmes par "masculinisme", les femmes devraient être élues et nommées grosso modo en proportion de la démographie, donc à "parité".
Parce qu'elles ont les mêmes aptitudes intellectuelles à la politique. C'est une question qualitative, relative à l'"esprit" , application de la formule "l'esprit n'a point de sexe".

A propos de l'avortement et la non valorisation des "femmes au foyer" :

Wanderer, les liens de causalité que je vois sont exactement en sens inverse des vôtres.

Si les femmes ne voient d'autre issue que l'avortement c'est justement parce que dans un monde machiste qui :
- dévalorise le travail domestique
- tout en sous payant le travail non domestique des femmes
- enferme les femmes dans une conception de "la féminité" qui FAIT REPOSER SUR ELLES QUANTITE DE TACHES MATERIELLES ET DE CHARGES MORALES,

...fatalement nombre de femmes qui pourraient être heureuses d'avoir un enfants, se sentent accablées par la charge qu'un enfant représenteraient pour elles dans le monde tel qu'il est en général, avec en particulier un père qui se conduit plutôt en patron exigeant et pressurant qu'en compagnon,
elles se sentent et sont incapables physiquement, financièrement, psychiquement d'assumer cette charge, et ne voient d'autre issue que de renoncer à avoir un enfant, donc dans certains cas d'autre issue que d'avorter.

De même pour la dévalorisation du travail des femmes : les féministes n'ont pas "créé" sa dévalorisation, elles l'ont dénoncée et fait apparaître, elles ont je vous le répête, au contraire, fait apparaître la valeur économique du travail domestique.
La dévalorisation du travail des femmes fait partie de la misogynie depuis des siècles, ce qui l'"occulte" c'est que dans le même temps, "la" femme "feminine" est mise sur une sorte de piedestal, elle est valorisé sur un plan "idéal" mais dévalorisée sur le plan "concret".
Depuis des siècles les médecins, philosophes et autres "savants", expliquent que s'ils se réservent l'accès aux études, aux postes de "pouvoir", c'est en raison des faibles capacités et forces des femmes qui ne seraient bonnes qu'à un travail exigeants de moindres capacités, et aucune rémunération (ou un salaire d'appoint) : le travail domestique, (ou le secretariat ), c'est à dire un travail dévalorisé.
La dévalorisation ECONOMIQUE, en termes de reconnaissance de capacité et d'efficacité du travail, coexiste dans ce système avec la SACRALISATION en terme d'idée de la femme en tant que épouse-mère "dévouée", "sainte" etc. Pour gagner le hochet du label "sainte", les femmes doivent rentrer dans le moule de la "fémininité" qui implique travail non payé (au foyer) ou sous-payé dans les fonctions "féminines" sous payés (dans l'entreprise).
L'image de la femme qui a besoin de travailler, ou qui exige son dû d'argent, au lieu d'etre une sainte qui se "dévoue" à mari, patron etc... n'est pas historiquement très éloignée de la "femme publique", demoiselle, "professionnelle"...
C'est le machisme en un mot qui a toujours dévalorisé les femmes accaparées par les tâches domestiques, et non les féministes.

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féminisme

Message non lu par bajulans » lun. 19 sept. 2005, 18:06

Eliseievna dit :
...fatalement nombre de femmes qui pourraient être heureuses d'avoir un enfants, se sentent accablées par la charge qu'un enfant représenteraient pour elles dans le monde tel qu'il est en général, avec en particulier un père qui se conduit plutôt en patron exigeant et pressurant qu'en compagnon,
elles se sentent et sont incapables physiquement, financièrement, psychiquement d'assumer cette charge, et ne voient d'autre issue que de renoncer à avoir un enfant, donc dans certains cas d'autre issue que d'avorter.
Bon nombre d'hommes ne se sentent aussi plus repectés, mais marginalisés, luttant pied à pied dans leur couple pour ne pas être totalement étouffés. Il ne faut donc pas généraliser, il existe des hommes battus, abandonnés, dépouillés de leurs biens, de leur autorités, de leur image sur leurs enfants etc. par des femmes volages malhonnêtes etc. L'honnêteté et la bonté ne sont pas l'apanage des seules femmes et les femmes ne sont pas dépourvues de toutes ressource sociale, notamment pas l'influence prépondérante dont elles jouissent auprès de la progéniture du couple. Les femmes peuvent, seules, décider de l'avortement, sans consultation du père etc.

D'autre part, le gouvernement n'est pas une affaire d'intelligence (même s'il elle est recommandée...), mais de choix, en démocratie, par les électeurs, qui sont libres de leurs choix. Si le gouvernement ou les postes étaient une pure question d'intelligence, un test de qi (mais en matière de qi les résultats des femmes et des hommes ne sont pas les mêmes) remplacerait les élections, les entretiens d'embauche etc.
Loué soit Jésus-Christ

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Re: Société christianisée, réponse à Sola

Message non lu par Christophe » lun. 19 sept. 2005, 20:25

[align=justify]Bonjour à tous !
MB a écrit :Donc si une telle veut faire tel métier, on n'a pas à l'en empêcher.
Je suis bien d'accord. Mais l'employeur doit - à mon avis - conserver un choix discrétionnaire en matière de recrutement. Je trouve toutes les lois "anti-discriminations" aussi stupides qu'inutiles. Laisser croire qu'elles pourraient constituer une solution à la discrimination est malhonnête...

Enfin, entre dire "on ne doit pas interdire aux femmes d'accèder à tel ou tel poste", "il est interdit de faire entrer de critère sexiste dans le choix du recrutement" et "à ces postes il faut 50% de femmes", il me semble y avoir beaucoup de différences...
elisseievna a écrit :Elle n'est assurement pas un principe materialiste ou quantitatif, elle a été pensée comme une application du principe d'égalité, plus précisément d'EGALITE DE CAPACITE DE PENSER ET DE GERER LE POLITIQUE.
Les féministes qui la défendent observent que dans une société où les hommes ne se garderaient pas le pouvoir pour eux en évinçant les femmes par "masculinisme", les femmes devraient être élues et nommées grosso modo en proportion de la démographie, donc à "parité".
J'adhère pleinement à l'objection de bajulans : la parité, en politique, est une entrave au libre-choix des électeurs. Mais je suppose que les électeurs ( quelle proportion de femmes parmi eux ? ) sont suspects de "masculinisme"... Quand bien même cela serait, n'est-ce pas une violation patente de la sacro-sainte "souveraineté populaire" qui est à la base de l'idéologie républicaine ?
A quand des quotas électoraux pour les personnes homosexuelles, les personnes handicapées, les personnes de couleur, les juifs, les musulmans, les roux, les moches, les gros et les petits ? A quand des quotas de socialistes, de libéraux, de communistes, de souverainistes et de fascistes à l'assemblée ? Cela nous éviterait d'avoir à choisir !

Ensuite, vous faîtes l'hypothèse que les femmes seraient aussi nombreuses ( - je ne parle pas de compétence - ) que les hommes à vouloir embrasser une carrière politique. C'est une hypothèse qui contredit mon observation personnelle...


Sincères salutations
Christophe

PS : Elisseievna, si vous souhaitez relancer le débat sur le foeticide volontaire, je vous rappelle qu'il existe déjà un fil sur le sujet dans lequel vos réponses à vos contradicteurs se font encore attendre...[/align]
« Tout ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites. » (Matthieu 25, 40)

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L'intérêt pour la chose publique

Message non lu par Christophe » mar. 20 sept. 2005, 21:42

[align=justify]Elisseievna,
elisseievna, dans un autre fil, a écrit :Faible participation des femmes au politique :
parce que monsieur ne se sent pas "obligé" de sacrifier ses réunions pour s'occuper de la maison et des enfants.
parce que la reunionite et la parlotte largement steriles pour se voir... non presentee aux elections n'est pas tres attirant...
Sauf votre respect, vous me semblez verser dans l'idéologisme le plus primaire. Je lisais sur le site du CERF que vous nous avez indiqué une analyse que j'ai trouvé pertinente sur la parité salariale dans laquelle il était dénoncé l'inféodation du mouvement féministe à l'idéologie de la lutte des classes. Dommage que cette dénonciation ne serve qu'à remplacer l'idéologie de la lutte des classes par celle de la guerre des sexes...

Quand je parle de mon expérience personnelle, c'est celle du plus ou moins grand désintérêt d'une importante proportion des représentantes du beau sexe qui constituent mon entourage. Je ne parle pas de militantisme ( quelle proportion de la population est encartée dans un parti ? ) ; je ne parle pas de carriérisme politique. Je vous parle de l'intérêt pour la chose publique. J'imagine aisément que vous allez y lire quelque chose de péjoratif. Il n'en est rien, j'ai beaucoup de respect pour le "caractère" féminin. Beaucoup plus même - il me semble - que nombre de féministes...


Que la Paix du Christ soit avec vous.
Christophe[/align]
« Tout ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites. » (Matthieu 25, 40)

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changer d'esprit

Message non lu par bajulans » mar. 20 sept. 2005, 22:27

Chère Eliseievna,

A mon avis, il serait fort utile de changer, que nous changions d'esprit dans les discussions.

Quant nous parlons des hommes (vir) nous parlons de nos pères, de nos ancêtres, de nos frères, de nos fils autant que des hommes, nos ennemis qui complotent contre les femmes. De même lorsque nous parlons de nos mères, nos ancêtres féminins, soeurs, filles je ne pense pas que nous les hommes soyons déterminés par des mobiles d'humiliation et de méchanceté...

Aussi, je suggère que nous changions d'esprit dans la discussion en tentant de réflechir au bien commun des sociétés. Sociétés familiale, politique où il me semble que la distinction de sexe ne peut signifier une interchangeabilité des rôles,mais où chacun et donc chaque sexe tient son rôle en fonction de ses capacités en vue du bien commun.

Il existe une nécessité des oeuvres de la femme, ce que les féministes semblent paradoxalement oublier. On m'a ainsi rapporté que les veuves survivent à leur mari, alors que les voeufs ne survivent pas à leurs femmes ou se remarient rapidement... Les oeuvres de la femme sont nécessaires (par exemple pour s'occuper des malades comme le dit la bible), mais si elle empiète sur le domaine masculin, il ne reste plus rien au "vir" qui disparaît sociologiquement au grand dommage des femmes, filles, mères, épouses.

Il est vrai qu'il semble que la société domestique s'organise de plus en plus contre le père et tout image qui puisse le rappeler.

Amicalement
Loué soit Jésus-Christ

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