L'Education Nationale...

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FMD
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Message non lu par FMD » mar. 13 févr. 2007, 9:51

[align=justify]
Ady a écrit :Vous croyez réellement que l'Education Nationale y est pour quelque chose?

L'école n'est pas le lieu d'un apprentissage neutre du savoir mais un terrain de propagande comme un autre. Le problème n'est donc pas tant l'existence d'une propagande que l'impossibilité pour les parents de choisir la nature de cette dernière. C'est d'ailleurs pour cela que je suis favorable à une privatisation de l'Éducation Nationale, je souhaite en effet avant tout rendre la liberté aux parents de choisir l'éducation qu'ils pensent être la meilleure pour leurs enfants et mettre à terre le monopole de la propagande étatique. :wub:[/align]

Christian
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Message non lu par Christian » mar. 13 févr. 2007, 10:46

:clap: :cheers: :flowers:

[align=center]“School is the advertising agency
which makes you believe you need the society as it is.”

Ivan Illich[/align]

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Lutin Grognon
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Message non lu par Lutin Grognon » mar. 13 févr. 2007, 13:03

Charles a écrit :
Lutin Grognon a écrit :Je suis cette année dans un lycée privée « catholique », et j'ai une enseignante de français qui tente de nous endoctriner, de nous inculquer la philosophie de Voltaire et des « Lumières ».
Vous en avez parlé avec vos parents ?
J'aurais peu intérêt à le faire, étant donné que je suis le seul croyant de ma famille (ma mère est « croyante non pratiquante ») et, à ma connaissance, le seul de ma classe. Mes parents n'ont pas décidé de m'y placer par souci spirituel. Mon parcours religieux, je le fais en dehors de la structure du lycée.
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Message non lu par Christophe » mar. 13 févr. 2007, 17:49

[align=justify]
Lutin Grognon a écrit :Je suis cette année dans un lycée privée « catholique » [...]
je suis [...], à ma connaissance, le seul [croyant] de ma classe.
Et d'aucuns se demandent encore à quel niveau se situe la crise dans l'Eglise catholique... alors qu'il est manifeste que c'est une crise dans la transmission de la Foi.

Pax
Christophe[/align]
« Tout ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites. » (Matthieu 25, 40)

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Message non lu par Lutin Grognon » mar. 13 févr. 2007, 18:23

Encore faut-il savoir à quoi est lié le déficit de transmission de la foi. Je parle pour moi-même, mais ayant perdu la foi à dix ans environ, l'ayant retrouvée, Dieu merci, autour de mes 16 ans (bientôt un an, déjà ! :) Allez faire un tour de mes premiers messages sur ce forum :lol:), et étant depuis devenu traditionaliste, je pense qu'une majeure partie du problème vient de l'universalisme de beaucoup de catholiques : dans « l'esprit de Vatican II », Dieu, Il est tout gentil, Il aime tout le monde, alors il n'est pas concevable que quiconque aille en Enfer, voyons ! C'est en partie à cause de cette attitude qu'il y a tous ces « croyants non pratiquants », oxymore ridicule ! Si tout le monde va au Paradis, pourquoi croire, pourquoi pratiquer ? L'Enfer existe-t-il même ? C'est absolument regrettable.

Voilà mon analyse toute personnelle.
Lutin Grognon

Coriolan
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Education nationale, un grand corps malade 3 septembre 20h50

Message non lu par Coriolan » jeu. 30 août 2007, 6:49

A la suite du Grand Journal, qui effectuera sa rentrée (avec la marraine de la saison, Vanessa Paradis), Canal + propose un documentaire le lundi 3 septembre à 20h50 ( rediffusion le même soir à 22h40 sur C+ Décalé).

"Education nationale, un grand corps malade".

Une programmation qui coïncide avec la rentrée des classes.

Le résultat est annoncé comme un diagnostic guère rassurant sur l'état de notre système éducatif.

Dernièrement, le Nouvel Observateur notait que les réalisateurs de ce documentaire passent au crible l’enseignement public. "Les chiffres qu’ils assènent au passage font froid dans le dos : 50 % d’échec en première année de fac; 15 % d’élèves sachant à peine lire à l’entrée au collège; pas plus d’un tiers des écoliers et d’un quart des collégiens qui maîtrisent les enseignements de base… Et pourtant le taux de réussite au Bac n’a jamais été aussi élevé."

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E.N Grand corps malade sur Dailymotion

Message non lu par Coriolan » sam. 10 nov. 2007, 7:06

Le reportage de Canal plus est désormais accessible sur Dailymotion.
A regarder.
Certains pédagogistes commencent à retourner doucement leur veste...

http://www.dailymotion.com/video/x2ynfv ... rand-corps

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giorgino
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Re: E.N Grand corps malade sur Dailymotion

Message non lu par giorgino » sam. 10 nov. 2007, 11:49

Ce n'est pas nouveau , depuis une dizaine d 'années il est sorti une dizaine d'ouvrages à ce sujet , jusqu' a C Allègre ex ministre de l' éducation nationale !!! C'est dire !! les méthodes d'apprentissage du français notamment ne tiennent littéralement pas debout ! Et ce n'est pas une façon de parler !! ça ne tient reellement pas debout a telle enseiigne que certains de ces essais qui dénoncent l' E N sont allés jusq' à écrire que l' EN " produit " au sens une usine produit des pièces auto , donc PRODUIT 40 % d' illétrés !

zélie
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L'Education Nationale, c'est Darty !

Message non lu par zélie » dim. 10 mai 2009, 17:17

un article de Marianne, (le site): c'est de mieux en mieux! A quand Disneyland à l'école pour nos enfants, vu ce qui les attend... après l'école!
L'Education Nationale, c'est Darty
Jean-Paul Brighelli - Marianne

Une enseignante avait attribué un zéro à un élève qui le méritait amplement. Que croyez-vous qu'il arrivât? L'enseignante s'est fait taper sur les doigts. A l'Education Nationale comme chez Darty, le client est roi !

Une enseignante de mes amies est dans les ennuis.

Il y a quelques jours, elle donne en classe une rédaction (si ! elle a osé !) qui consistait (je vous donne le sujet comme elle me l’a fourni, et peu importe ce que j’en pense) à écrire un sonnet de son invention, en décasyllabes et / ou alexandrins, fictivement rédigé par un Résistant pour en motiver d’autres. Bref, un addendum à l’Honneur des poètes.

Elle a bien précisé qu’il s’agissait d’un sujet personnel, préfiguration des « sujets d’invention » qu’ils auraient au lycée, etc.

L’un de ses loustics a trouvé moyen de dénicher sur Internet un poème à peu près adéquat, rédigé par un quidam quelconque, qu’il a recopié tout simplement « avec l’autorisation de sa mère… »

Bref, la collègue s’en aperçoit, et met 0 au garnement (et à trois autres canaillous qui avaient eu la mauvaise idée de recopier sur son épaule…). Avec une heure de retenue en sus — faudrait quand même pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, comme disait Audiard.

Que fit la maman ? Elle a écrit à la prof qu’elle trouvait son comportement inadmissible, la note indigne, bref, qu’elle portait réclamation…

On se croirait dans un centre commercial. Ce n’est plus Darty, c’est Antibi ou Sébastien Clerc : « Moi, je vous mets 10 au minimum pour ne pas vous humilier, si vous trouvez plus bas, plaignez-vous, Sainte Pédagogie vous remboursera la différence… »

L’enseignante, un peu piquée au vif, a répondu par une (trop) longue lettre que je vous livre in extenso en Note (1).

La réponse n’a pas tardé : la mère courroucée a déboulé chez le Principal du collège, en exigeant un rendez-vous — afin de laver la tête d’une prof si mal embouchée…
Rendez-vous fut pris, et qu’en résulta-t-il ?
Je lui laisse la parole — parce qu’il y a une certaine qualité d’émotion dont le ministre devrait tenir compte, en ces temps où paraissent des livres qui s’inquiètent de la santé psychologique d’enseignants au bout du rouleau — j’en parlerai à l’occasion.


« Tout a très mal commencé : la mère devant son fils, dans ses petits souliers — m'a directement annoncé qu'elle était très en colère contre moi. Je lui ai fait remarquer que ce n'était pas de ma faute s'il avait triché, mais elle s'est tout de suite focalisée sur le zéro. Le but de son déplacement était clair: faire retirer ce zéro « car un zéro, ça fout la scolarité en l'air », bien entendu! J'ai répondu qu'au milieu de 15 notes (j'en suis déjà à 11), si les autres étaient bonnes, ça ne changeait pas grand chose, mais bon, « un zéro c'est inacceptable », donc faut changer tout ça, car après tout le client est roi... Hein? Comment ça ? on n'est pas dans un supermarché ? Je ne m'en étais pas rendu compte !

« Bref, je reviens à ma mère d'élève et ses arguments oiseux : « Il n'avait pas rendu copie blanche, il n'était pas au courant, j'aurais dû préciser les règles » (là, agacée j'ai répondu que si je devais donner toutes les règles de base à chaque cours, je n'en finissais pas et qu'il me semblait évident qu'il ne fallait pas tricher, et que cela devait paraître évident à un élève aussi intelligent que son fils…). Là où elle a réussi à me faire mal, c'est quand elle a abordé de façon générale la gestion de mes cours : je fais peur aux élèves (et c'est bien le terme employé!) et en leur annonçant que j'étais rancunière (propos tenus envers certains petits insolents effectivement), je coupais ainsi toute tentative de dialogue. Bref, je suis « l’un de ces professeurs juchés sur leur piédestal qui ne veut même pas entendre les propos de leurs élèves ». À croire qu'elle savait ce qui pourrait me faire craquer (puisqu'elle a insisté sur les problèmes que son fils aurait s'il m'avait de nouveau l'année prochaine — sous-entendu : vous êtes une mauvaise prof). J'ai quand même tenu bon, et après avoir essayé de m'apitoyer (« son fils est très malade, une maladie liée à l'anxiété... » vu la mère qu'il a, je ne suis pas surprise, parce que la situation dans laquelle il était pendant l'entretien n'était pas facile! Il a même fallu que je le rassure après le cours de ce matin en précisant que l'entretien avec sa mère ne changerait pas ma manière d'être avec lui !), elle en est venue au dernier argument : si je ne retire pas le zéro, c'est elle qui retire son fils du collège. « Très bien Madame, vous verrez ça avec le Principal.

« C'était la première manche, et j'étais déjà un peu énervée. Mais le plus amusant fut l'entretien qui a suivi avec le Principal, qu'elle est effectivement allée voir pendant que j'étais en cours. Nouvelle menace de retirer le fils. Conséquence — et c’est là qu’on s’accroche : puisque moi je ne veux pas retirer ma note, c'est lui qui le fera, tout en me disant que je ne serai pas officiellement au courant pour que je ne sois pas vraiment désavouée. Joli tour de force, non ? En bref, pour contenter tout le monde, il retire la note en question (directement sur le logiciel où nous portons nos notes du trimestre) sans que je puisse dire quoi que ce soit, puisque je ne suis pas au courant... Allez savoir pourquoi, je me sens un peu lésée dans l'histoire, et finalement complètement désavouée. Et dégoûtée...

« Et la pire des hontes pour moi, c'est que j'ai pleuré après ! Depuis ma grossesse, dès que je suis en rage, je pleure, c'est fatigant et encore plus exaspérant, donc je pleure encore plus… »


Je voudrais préciser deux ou trois choses.

Un Principal n’a pas le pouvoir d’intervenir sur la notation.

L’idée qu’il serait interdit de mettre zéro est une pure légende. Je vous mets en Note (2) la circulaire signée en 2001 par Jean-Paul de Gaudemar (oui, le même que celui de la réforme du lycée…) qui est très claire sur ce point.

Il est inadmissible qu’on cède à la moindre menace des parents. Sinon, que ne viennent-ils faire cours à notre place ?

Il est évident que tout cela participe de cette opération de dévalorisation des enseignants, lancée il y a déjà une dizaine d’années — dévalorisés dans leurs savoirs, puisque seule la Pédagogie compte, dévalorisés dans leur métier, qui ne ressemble plus beaucoup à une fonction de transmission, dévalorisés dans leurs relations à l’administration, qui se montre frileusement omniprésente, ouvrant des parapluies grands comme des parachutes dès qu’un parent d’élève élève la voix… Dévalorisés enfin face aux gamins — je ne vous dis pas l’effet que produira, dès que tout cela se saura, un tel désaveu du Maître — qui n’est plus maître à bord : son autorité, sa compétence, sont passées entre les mains d’une bande d’hallucinés qui, sous prétexte de mettre l’élève au centre, ont mis les profs au pilori.

(1) « Madame, je vous réponds en dehors du carnet de correspondance afin de pouvoir expliquer plus clairement ma position par rapport à la rédaction de votre fils. Tout d'abord, je tiens à préciser que, moi non plus, je ne suis pas satisfaite de la note de votre fils. Quant au fait qu'elle soit justifiée ou non, il me semble que le professeur qui a proposé et corrigé le devoir est bien mieux placé que vous pour en juger. Or, même si vous cautionnez les agissements de votre fils, je ne peux en aucun cas modifier mon point de vue. Effectuer des recherches sur Internet n'est absolument pas interdit, bien au contraire: c'est l'occasion de se documenter, de trouver de l'inspiration et des idées. En revanche, recopier des documents trouvés sur Internet, au mot près, en l'occurrence des vers pour ce devoir, a toujours été, est et restera un acte de tricherie. Vous ne pouvez que convenir que lorsqu'un élève recopie mot pour mot le devoir d'un autre élève, il y a tricherie. Certes, Mlle K***, dont votre fils a recopié les vers, n'est pas une élève de l'établissement. Il n'en reste pas moins que ce sont ses vers que votre fils m'a proposés pour deux strophes sur les quatre demandées : si réellement je voulais corriger des vers tirés de poèmes publiés sur Internet, j'irais les chercher moi-même; mais je n'en vois pas l'intérêt pour l'apprentissage de mes élèves. En effet, j'ose demander aux élèves des vers de leur propre composition afin de les sensibiliser à la poésie et de mettre en pratique la versification vue en cours. C'est aussi le moment pour chacun d'écrire un devoir personnel en développant son propre style: en quoi votre fils a-t-il pu développer son propre style quand je retrouve dans quatre autres copies exactement les mêmes vers mot pour mot ? Les devoirs de votre fils doivent donc être de sa propre composition afin que je puisse noter ses performances stylistiques et sa compréhension du cours et des consignes. Quant à la note attribuée, c'est bien entendu une façon de sanctionner cet acte de tricherie, qui ne peut en aucun cas être accepté, mais c'est aussi le seul moyen de rester juste envers l'élève qui sera resté honnête face à l'exercice demandé sans pour autant avoir pu atteindre les exigences du professeur, donc une bonne note…

Je me tiens bien évidemment à votre disposition pour de plus amples explications… »



(2) Voici le texte qui a pourtant mis les choses au clair :

La lettre du ministère de l'Education nationale du 20 février 2001 :

« Il semble qu'une des dispositions de ces textes, par ailleurs assez bien compris, dans l'ensemble, dans leurs intentions que dans leurs modalités de mise en oeuvre, suscite de vives réactions, voire des incompréhensions ou des inquiétudes, notamment de la part de certains enseignants.

« Il s'agit du paragraphe précisant « qu'il n'est pas permis de baisser la note d'un devoir en raison du comportement d'un élève ou d'une absence injustifiée. Les zéros doivent être proscrits. »

« Je souhaiterais lever toute ambiguïté sur le sens de ce paragraphe précis, qui ne vise en rien à réglementer les modes d'évaluation pédagogique ni à amoindrir l'autorité des enseignants.

« Cette disposition, qui établit une distinction claire entre évaluation pédagogique et domaine disciplinaire, ne signifie en aucune manière que les zéros doivent disparaître de l'évaluation du travail scolaire.

« Un devoir non remis sans excuse valable, une copie blanche rendue le jour du contrôle, une copie manifestement entachée de tricherie, ou encore un travail dont les résultats sont objectivement nuls, peuvent justifier qu'on y ait recours.

« L'évaluation du travail scolaire, domaine qui relève de la responsabilité pédagogique propre des enseignants, ne peut être contestée, car elle est fondée sur leur compétence disciplinaire.

« Toutefois, cette évaluation ne doit pas être altérée par des considérations tenant au comportement des élèves. En effet, un comportement en classe, inadapté ou perturbateur, ne peut être sanctionné par une baisse de note ou par un zéro entrant dans la moyenne de l'élève. Relevant du domaine disciplinaire, il doit cependant être sanctionné d'une autre manière, prévue dans la liste des punitions scolaires ou des sanctions disciplinaires.

« Pour ce qui est de l'absence à un contrôle de connaissances, si elle est justifiée, une épreuve de remplacement peut être mise en place ; si elle est injustifiée, elle implique une absence de notation qui aura une incidence sur la moyenne, calculée en fonction du nombre d'épreuves organisées au cours de la période de notation.

En tout état de cause, ce texte ne prévoit en rien de faire bénéficier un élève volontairement absentéiste d'une moyenne supérieure à celle qu'il mérite.

« Ces dispositions, expliquées et comprises, contribueront, j'en suis sûr, à asseoir la crédibilité et l'autorité des enseignants sur des bases claires et équitables, permettant ainsi aux élèves de disposer de repères établis en toute transparence par les adultes. »


Cette lettre est signée par Jean-Paul de Gaudemar (directeur de l'enseignement scolaire) et M. Daubresse (IA, directeur des services départementaux de l'EN)

À tirer et à afficher dans toutes les salles de profs de France et de Navarre !
Ah, ces mamans, si elles n'étaient pas là, la France ne serait pas ce qu'elle est!!!

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Re: l'Education Nationale, c'est Darty!

Message non lu par Relief » dim. 10 mai 2009, 19:17

Le nivellement par le bas !
Mais rassurons-nous, il en est de même en Grande-Bretagne.

Un grand merci aux USA qui nous imposent son standard scolaire !

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Re: L'Education Nationale, c'est Darty !

Message non lu par Einseno » lun. 17 août 2009, 22:23

C'est le système scolaire qui est à refaire, à notre époque c'est l'enseignement du système pour rentrer dans le moule ( du formatage en masse sans nous apprendre les valeurs necessaires ).

Nous, on veut l'école de la vie, du travail, de Dieu et de ces valeurs et du voyage. ( je suis en plein dedans, donc je voie ou est le probleme du sujet ).

Moi j'accuse le système d'en être pleinement responsable et conscient et j'en revient et appelle toujours a vivre en dehors de ce système, croire en soit, et savoir qu'on est pas isoler, que beaucoup le pense meme si cela n'est qu'une fraction du monde occidentale.

La route du retour pour retrouver notre coeur de chair.

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L'éducation nationale, les jeunes et la religion

Message non lu par Semtex » lun. 19 oct. 2009, 14:35

Bonjour,

Je souhaiterais avoir le ressenti des membres du forum par rapport à la collusion des trois termes cités dans le sujet. On le voit, les jeunes croient de moins en moins, et ce depuis un certain nombre d'années. Lorsque je demande à des personnes de mon âge (soit 19/20 ans) de me citer les mots qui leurs passent par la tête lorsque l'on aborde la religion, ce sont les mêmes qui reviennent : torture, inquisition, bûcher, etc... Bien entendu, s'il n'y avait que ça à retenir de ce fait humain qu'est la religion, je crois qu'il n'y aurait plus de croyants depuis longtemps. Les causes sont nombreuses : libération sexuelle des années 60, familles de plus en plus éclatées, génération de l'immédiat, du non-engagement, non transmission des valeurs religieuses ; et puis je me suis rappelé ce qu'on nous avait appris à l'école républicaine - parfaitement neutre comme on nous le rappelle souvent - : éloge du jacobinisme, "oubli" des excès de ce même jacobinisme, insistance sur l'inquisition, exagérations en tout genre...
J'aimerais donc savoir si vous seriez favorables à un cours d'histoire des religions à l'école, et par quelle personne ces cours devraient être dispensés (enseignants ordinaires ou "chefs" religieux).

De plus, ce que je constate chez les jeunes croyants d'aujourd'hui, c'est un syncrétisme de tout ce qui peut paraître agréable, une religion personnelle vue comme un cocon. Même de la part de ceux qui se disent catholiques, j'ai plutôt l'impression de voir apparaître un néo-protestantisme non affirmé qui leur permet de se détacher des obligations temporelles (messe en autre). Que pensez-vous de cette dérive ?

Merci

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Re: L'éducation nationale, les jeunes et la religion

Message non lu par Cgs » lun. 19 oct. 2009, 16:30

Bonjour,

Ce que vous décrivez est malheureusement le résultat de décennies de glissements dans le même sens qui ont vidé la religion de sa richesse.

Que faire alors ? Il serait intéressant de réintroduire à l'école publique, non des cours de religion, mais des connaissances sur ce qu'est le fait religieux, ainsi que des bases des trois monothéismes, au titre de culture générale. Seul souci : enseigner cela de façon objective, si tant est que cela reste possible.

Il est donc exclu que le moindre dignitaire religieux puisse assurer ces cours, sans mettre à mal le principe de laïcité. L'Education Nationale devrait, à mon sens, assurer ces enseignements, de la façon la plus neutre possible. Ainsi, on n'aurait pas des générations d'inculture crasse parmi les jeunes dans ce domaine.

Vous décrivez aussi la tentation actuelle du syncrétisme. Elle n'est pas récente, mais dans notre époque relativiste, elle garde de nombreux adeptes. Pourquoi ce syncrétisme ? Parce que l'on a perdu les repères les plus importants. En décrivant vraiment ce qu'implique le syncrétisme, on peut montrer que c'est un mensonge quotidien dans un monde des bisounours. Fustiger le relativisme et le syncrétisme, c'est rendre service à la jeune génération...

Bien à vous,
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.

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Re: L'éducation nationale, les jeunes et la religion

Message non lu par ti'hamo » lun. 19 oct. 2009, 20:14

La culture religieuse, c'est, comme son nom l'indique de la culture. Il ne faudrait donc certainement pas, à mon sens, instaurer des cours spécifiques de "culture religieuse". la culture religieuse, cela devrait s'apprendre aussi bien en Histoire, en français,...
(on apprend bien les mythes grecs et la civilisation grecque quand on fait du grec, mais pas du tout le fondement chrétien de la civilisation européenne quand on voit l'Histoire de France ou quand on apprend le français, c'est un comble !)

D'autant que l'on devrait également en profiter pour faire de l'Histoire d'Europe et pas seulement de France (qui apprend réellement à l'école ce qu'a été l'entre-deux-guerre pour l'Allemagne ?).

Donc, cela revient à dire qu'il faudrait en finir avec les préjugés antireligieux d'une bonne partie des enseignants, et de l'inculture totale en matière de religion et précisément de christianisme de la majorité des enseignants. Doux rêve, peut-être...

En attendant, donc, c't'à nous de réparer les dégâts, les manques, les oublis et les ignorances abyssales autour de nous comme nous pouvons... colmater les brèches, tout ça...
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]

Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression

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Re: L'éducation nationale, les jeunes et la religion

Message non lu par Harfang » mar. 20 oct. 2009, 0:41

C'est exactement ça, quand on parle de l'Église Catholique c'est tout de suite les bûchers, l'Inquisition, les Croisades (en général ça va pas plus loin :/ ) et tout le reste, ça n'existe pas pour eux... Et pourquoi ? Parce que pendant toute la scolarité on nous apprend à détester notre héritage chrétien, on nous dit que les chrétiens c'est les affreux vilains ennemis de la liberté, qui ont persécuté des gens, c'est eux qui ont fait les Croisades, les bûchers, c'est encore eux qui ont tué Galilée, donc évidement ils sont tous fanatiques et obscurantistes ! Et heureusement qu'il y a eu les gentils philosophes des (fausses) Lumières pour arranger tout ça !

Cette haine et cette ignorance est la conséquence directe du laïcisme, de la décadence des mœurs, de la perte de repère et de l'ambiance libertaire et hédoniste de cette néo-société bâtie sans Dieu. C'est dans ce contexte où Dieu est rejeté de la société que luttait déjà le Pape Pie XI en instituant la fête du Christ Roi en 1925 !
« O Crux Ave Spes Unica ! »
http://vidi-aquam.blogspot.com/

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