L'Education Nationale...

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Eremos
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Message non lu par Eremos » mar. 08 nov. 2005, 20:07

MB a écrit :Pourriez-vous nous donner des exemples de profs laïcards qui vous auraient bourré le crâne, ou à vos amis ? Cela m'intéresse ; comme j'ai été dans le privé, j'ai du mal à l'imaginer.
Je ne sais pas si mon exemple sera bon, puisque je suis en Khâgne, mais mon prof de philo est franchement très marqué politiquement. J'ai particulièrement aimé le couplet sur la Révolution française... ou aussi le discours sur "la prétention du mythos a faire la loi dans la cité" ! L'apologie de la laïcité, etc. Donc hélas oui, cela existe...

Ceci dit, lorsque j'étais au collège-lycée j'étais dans le privée et je n'ai donc pas non plus rermarqué de discours hostile à la religion. Peut-être en terminal en philo, le cours sur la religion vite expédié "parce que c'est un sujet sensible"... :-x .

Cordialement :)
NISI Dóminus ædificáverit domum, in vanum laboravérunt qui ædíficant eam.
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FMD
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Message non lu par FMD » jeu. 10 nov. 2005, 16:55

[align=justify]Bonjour MB,
MB a écrit :Pourriez-vous nous donner des exemples de profs laïcards qui vous auraient bourré le crâne, ou à vos amis ? Cela m'intéresse ; comme j'ai été dans le privé, j'ai du mal à l'imaginer.
Personnellement je trouve que mes professeurs sont bien plus politisés depuis que je suis dans le public - supérieur - et pourtant je suis dans une filière scientifique. Ainsi mon professeur de Chimie est un libéral-conservateur affirmé qui n'hésite pas à railler le Parti Socialiste et les syndicats durant ses cours – il faut tout de même le faire lorsque les cours en question parlent plutôt de stéréoisomérie et de chiralité, mon professeur d'allemand est une anticommuniste viscérale qui soutient ardemment Merkel et la CDU-CSU, et j'en passe. Certes je m'en accommode plutôt bien mais sur le fond ce n'est pas normal.

PaX
Franck[/align]

MB
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Message non lu par MB » jeu. 10 nov. 2005, 18:35

Vous avez tout à fait raison. Même si les opinions des ces personnages peuvent paraître sympathiques, il n'est pas normal qu'ils les expriment en cours. La "fin du modèle républicain", c'est un peu cela aussi... Cela me fait penser à deux souvenirs :

- l'un, lu dans les Mémoires de J.-F. Revel - qui, quand ça lui prend, a pourtant un côté anticlérical -, parlant de professeurs qu'il avait eus dans un passage momentané dans un lycée catholique, même jésuite je crois, dans les années 30 : il explique qu'à en juger d'après ce qu'ils disaient dans leurs cours, il était absolument impossible de connaître leurs opinions politiques ou philosophiques.

- l'autre, la fameuse "Lettre aux instituteurs" de Jules Ferry, avec ces phrases intéressantes. Il s'agit d'expliquer aux instituteurs - nous sommes en 1883 - comment enseigner les préceptes moraux aux enfants, relativement aux questions religieuses qu'ils ne sont pas censés aborder. Je cite quelques extraits, un peu longs mais que tout le monde devrait connaître :
[+] Texte masqué
"Les uns vous disent : Votre tâche d'éducateur moral est impossible à remplir. Les autres : Elle est banale et insignifiante. C'est placer le but ou trop haut ou trop bas. Laissez-moi vous expliquer que la tâche n'est ni au-dessus de vos forces ni au-dessous de votre estime, qu'elle est très limitée et pourtant d'une très grande importance, - extrêmement simple, mais extrêmement difficile.

J'ai dit que votre rôle en matière d'éducation morale est très limité. Vous n'avez à enseigner à proprement parler rien de nouveau, rien qui ne vous soit familier comme à tous les honnêtes gens. Et quand on vous parle de mission et d'apostolat, vous n'allez pas vous y méprendre : vous n'êtes point l'apôtre d'un nouvel évangile ; le législateur n'a voulu faire de vous ni un philosophe, ni un théologien improvisé. Il ne vous demande rien qu'on ne puisse demander à tout homme de cœur et de sens. Il est impossible que vous voyiez chaque jour tous ces enfants qui se pressent autour de vous, écoutant vos leçons, observant votre conduite, s'inspirant de vos exemples, à l'âge où l'esprit s'éveille, où le cœur s'ouvre, où la mémoire s'enrichit, sans que l'idée vous vienne aussitôt de profiter de cette docilité, de cette confiance, pour leur transmettre, avec les connaissances scolaires proprement dites, les principes mêmes de la morale, j'entends simplement de cette bonne et antique morale que nous avons reçue de nos pères et que nous nous honorons tous de suivre dans les relations de la vie sans nous mettre en peine d'en discuter les bases philosophiques.

Vous êtes l'auxiliaire et, à certains égards, le suppléant du père de famille ; parlez donc à son enfant comme vous voudriez que l'on parlât au vôtre ; avec force et autorité, toutes les fois qu'il s'agit d'une vérité incontestée, d'un précepte de la morale commune ; avec la plus grande réserve, dès que vous risquez d'effleurer un sentiment religieux dont vous n'êtes pas juge.

Si parfois vous étiez embarrassé pour savoir jusqu'où il vous est permis d'aller dans votre enseignement moral, voici une règle pratique à laquelle vous pourrez vous tenir : avant de proposer à vos élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s'il se trouve, à votre connaissance, un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu'il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire ; sinon, parlez hardiment, car ce que vous allez communiquer à l'enfant, ce n'est pas votre propre sagesse, c'est la sagesse du genre humain, c'est une de ces idées d'ordre universel que plusieurs siècles de civilisation ont fait entrer dans le patrimoine de l'humanité. Si étroit que vous semble, peut-être, un cercle d'action ainsi tracé, faites-vous un devoir d'honneur de n'en jamais sortir, restez en deçà de cette limite plutôt que de vous exposer à la franchir : vous ne toucherez jamais avec trop de scrupule à cette chose délicate et sacrée, qui est la conscience de l'enfant.

Mais une fois que vous vous êtes ainsi loyalement enfermé dans l'humble et sûre région de la morale usuelle, que vous demande-t-on ? Des discours ? Des dissertations savantes ? De brillants exposés, un docte enseignement ? Non, la famille et la société vous demandent de les aider à bien élever leurs enfants, à en faire des honnêtes gens. C'est dire qu'elles attendent de vous non des paroles, mais des actes, non pas un enseignement de plus à inscrire au programme, mais un service tout pratique que vous pourrez rendre au pays plutôt encore comme homme que comme professeur.

Il ne s'agit plus là d'une série de vérités à démontrer mais, ce qui est tout autrement laborieux, d'une longue suite d'influences morales à exercer sur de jeunes êtres, à force de patience, de fermeté, de douceur, d'élévation dans le caractère et de puissance persuasive. On a compté sur vous pour leur apprendre à bien vivre par la manière même dont vous vivez avec eux et devant eux. On a osé prétendre pour vous à ce que d'ici quelques générations les habitudes et les idées des populations au milieu desquelles vous aurez exercé attestent les bons effets de vos leçons de morale. Ce sera dans l'histoire un honneur particulier pour notre corps enseignant d'avoir mérité d'inspirer aux Chambres françaises cette opinion, qu'il y a dans chaque instituteur, dans chaque institutrice, un auxiliaire naturel du progrès moral et social, une personne dont l'influence ne peut manquer en quelque sorte d'élever autour d'elle le niveau des mœurs. Ce rôle est assez beau pour que vous n'éprouviez nul besoin de l'agrandir. D'autres se chargeront plus tard d'achever l'œuvre que vous ébauchez dans l'enfant et d'ajouter à l'enseignement primaire de la morale un complément de culture philosophique ou religieuse. Pour vous, bornez-vous à l'office que la société vous assigne et qui a aussi sa noblesse : poser dans l'âme des enfants les premiers et solides fondements de la simple moralité.
"
Voilà des choses que l'on a un peu oubliées...

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Francoise
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Un peu d'humour

Message non lu par Francoise » mer. 16 nov. 2005, 22:55

"Je ne meurs pas, j'entre dans la vie." Sainte Thérèse de Lisieux

elisseievna
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Message non lu par elisseievna » sam. 19 nov. 2005, 9:36

"Vous avez tout à fait raison. Même si les opinions des ces personnages peuvent paraître sympathiques, il n'est pas normal qu'ils les expriment en cours"

Je suis tout a fait d'accord avec cela quelle que soit l'opinion.
Les profs doivent EXPOSER des opinions et EXPOSER les opinions contraires, les arguments des unes et des autres, exercer l'esprit critique et l'ouverture d'esprit des eleves.

Donc, j'exprime aussi une limite à mon opinion sur la question ...
Il y a "quand meme" des points sur lesquels il est difficile de s'abstenir d'exprimer son opinion, sans renoncer a sa responsabilité d'adulte ( qui decide pour les enfants), et de représentant d'un service public d'un Etat basé sur certains principes fondamentaux...
Roublev, peintre de genie, chretien ou pas.

laurent
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Message non lu par laurent » lun. 21 nov. 2005, 0:29

Je me rappelle d'une professeure en ce1, membre du parti communiste. A chaque fois qu'un eleve parlait de dieu, elle le"descendé". Mon pere est professeur dans le sud de la france, et il est membre avec certains de ses collegues de divers associations marxiste/trotskiste anti-chretienne. Il est clair que l'education nationale n'est pas l'endroit ou l'on peut trouver une ouverture de debat, et ça, sur n'importe quel sujet. A part peut etre les sujets qui divisent la gauche!

mc
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Message non lu par mc » mar. 29 nov. 2005, 9:50

Je regrette :oops: de n'avoir pas vu plus tôt le mail de Françoise. J'y ai pensé hier en recevant la lettre de LIRE ET ECRIRE :) dont voici le copié-collé: "
Bientôt Noël
############
Parmi les enfants qui se trouvent aujourd'hui en CP, certains sont privilégiés : ceux qui ont la chance d'être dans une classe où se pratique la méthode syllabique : beaucoup sauront déchiffrer l'écrit à Noël, beaucoup sauront lire à Pâques.

Ceux qui n'ont pas cette chance sont embarqués dans une galère dont ils se sortiront plus ou moins bien. Pour limiter les dégâts et les risques, la solution la plus simple, lorsque c'est possible, c'est que les parents ou les grands-parents leur apprennent à lire.

Notre Guide des méthodes de lecture "APPRENDRE À LIRE À LA MAISON" a été fait par des parents, pour les parents. http://www.lire-ecrire.org/12agir/126_lettre22.php

Aidez-nous à le diffuser. Parlez-en à vos proches et à vos amis qui ont des enfants ou des petits-enfants de cet âge.
Parlez-en à votre libraire (Editeur FX de Guibert).
Soutenez notre association en le commandant à notre partenaire privilégié CEPHAS; http://www.cephas.fr/index.php?action=b ... 2755400358
________________________________________
Haut Conseil de l'Education : mauvais départ ####################################
Le HCE a été créé par la Loi FILLON. Il a entre autres pour mission de définir les contenus du fameux "socle commun", défini dans la loi en termes si vagues que personne n'en connaît la signification pratique : ni les enseignants, ni les citoyens ordinaires, ni les parlementaires qui ont voté cette loi http://www.famille-ecole-education.net/ ... tm?ID=2026

Le HCE a tenu sa première réunion de travail le 17 novembre. Le lendemain, l'un de ses membres les plus éminents, a été prié de démissionner, car il avait osé dire la vérité sur l'état de notre enseignement http://www.lire-ecrire.org/ ________________________________________
Méthode syllabique et liberté pédagogique ######################################
Retrouvez sur notre site 2 enregistrements récents sur la question :

>>>>>> la séquence télévisée avec Rachel BOUTONNET
Sur France 2 le 15 novembre 2005 http://www.lire-ecrire.org/#bout
>>>>>> ce qu'en pense le ministre (EUROPE 1 – 16 novembre 2005)
http://www.lire-ecrire.org/#bout "

Aussi voir les sites:
:)
http://www.leolea.org/

http://www.famille-ecole-education.net[/b]

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Message non lu par Francoise » ven. 09 déc. 2005, 10:35

Gilles de Robien vient d'annoncer qu'à partir de 2006 méthodes globales et semi-globales seraient désormais illégales, et les instituteurs récalcitrants pourraient être sanctionnés.

Je crains que cette bonne nouvelle, et même excellente nouvelle ne puisse être mise en place. Ce sont les inspecteurs et "experts" de l'éducation nationale qui font la pluie et le beau temps dans cette institution. Le chef sera-t-il obéi ?

Déjà les éditeurs (oui, oui, les éditeurs) donnent des leçons au ministre en expliquant que l'abandon de la méthode globale est une abération et que déjà en 2002 les manuels avaient été remaniés, et gnagnagni et gnagnagna !
Mais qu'ont-ils leur mot à dire ? Non mais franchement je vous le demande. Ils devraient être content ! ça va leur faire du fric !

Non, tout ceci n'est qu'idéologique et comme souvent pour toute idéologie qui ne se rapporte pas au réel, elle devient perverse.

Je salut le courage de M. de Robien


Merci grandement, mc, pour toutes les infos que je viens de découvrir à l'instant ou je poste.

Une maman reconnaissante
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Message non lu par Leviathan » mar. 21 mars 2006, 19:36

Je me rappelle d'une professeure en ce1, membre du parti communiste. A chaque fois qu'un eleve parlait de Dieu, elle le"descendé".
Heureusement, ce n'est pas très courant... Les professeurs sont tenus par l'Education Nationale de ne pas montrer leurs tendances politiques ou religieuses à leurs élèves ni même de donner leur avis sur les élections par exemple.
Mais bon, j'ai également été dans ce cas là... Mon professeur d'histoire était socialiste et a vainement tenté de nous inculquer ses idées... Le programme s'en est ressenti : les mouvements de gauche ont été très développés, et le reste, comme la 2nd guerre mondiale, a été étudié très rapidement...

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laiglejo
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Message non lu par laiglejo » mer. 22 mars 2006, 19:37

Bonjour Françoise !

Je découvre ce fil à l'instant !

La méthode d'apprentissage de la lecture a longtemps été mon cheval de bataille ! J'ai trois enfants : une fille de 32 ans, un fils de 23 ans, un garçon de 15 ans. Aucun des trois n'entrait dans le "moule scolaire" pour différentes raisons

Enfant, j'ai bénéficié de l'enseignement libre (catholique) et de l'enseignement laïque d'état. Il m'en était resté que le niveau du laïque était supérieur au privé.

J'ai donc, en toute logique, inscrit ma fille en laïque. La méthode de lecture était la méthode globale. Ca a été une catastrophe ! Elle a accumulé les retards et s'est désintéressée de l'école jusqu'à en faire une phobie. Quand on est une jeune maman il est difficile d'avoir de bons conseils. Dans ces cas là, on entend de tout ! En CM1, elle lisait très mal. Elle a suivi des cours d'orthophonie bien qu'elle ne soit pas dyslexique. Chaque fois que j'allais trouver son institutrice, je la voyais prendre une mine compassée et n'arrivais pas vraiment à savoir ce qui se passait en classe. En désespoir de cause, j'ai décidé de prendre les choses en main, de lui faire "l'école à la maison" et de l'inscrire à des cours par correspondance dont j'avais entendu parler : "le Cours Hattemer". C'est grace à ça qu'elle a su lire !

J'ai inscrit Paul dans une maternelle communale me promettant de l'inscrire au cours Hattemer dès le CP. Paul était très différent de sa soeur. Il était intéressé par tout et avait une grande soif d'apprendre. A trois ans, il connaissait son alphabet et l'écrivait en grosses lettres. Je suis allée trouver la directrice de sa maternelle qui était une femme très sympathique pour lui demander s'il y avait une technique particulière pour faire passer un jeune enfant des lettres majuscules aux lettres rondes. Elle a réagi de manière très ironique en me disant qu'on n'apprenait pas l'alphabet aux enfants, qu'ils commençaient de suite à repérer les lettres dans des textes simples. C'était l'époque de la méthode semi-globale. J'ai eu un choc, j'ai revu passer le spectre de l'échec scolaire d'Alexandra ! Je suis donc partie, illico, prendre des renseignements pour l'inscription de Paul au Cours Hattemer

Le directeur m'expliqua qu'on utilisait la méthode syllabique, qu'on apprenait le calcul avec un boulier, que les enfants faisaient un vrai CP en dernière année de maternelle (5 ans) mais, s'ils en avaient l'aptitude, ils pouvaient y entrer à 4 ans ! Ca m'a paru complètement farfelu et raisonnablement, j'ai décidé que pour lui ce serait 5 ans

Bien mal m'en a pris ! Paul s'était lassé de s'ennuyer et de ne rien apprendre, avait pris le pli de s'agiter et a passé le temps qui lui restait en maternelle laïque à "fiche le bazar"

Changement total au Cours Hattemer ! Une fois par semaine, il y avait ce que l'on appelait "le grand cours" : une sorte de contrôle avec vérification des acquis de la semaine qui durait toute la matinée en présence de l'institutrice, de la directrice....et des mamans installées au fond de la classe. Là, pas besoin d'explication ni de rendez-vous, on voyait le comportement de son enfant en classe ! Les enseignants vouvoyaient les enfants en les qualifiant de mademoiselle ou monsieur untel, les enfants étaient sommés de faire de même et repris s'ils ne le faisaient pas, ce qui mettait une certaine distance entre les adultes et eux donc un respect

Je dois dire que j'ai été médusée par le calme et l'atmosphère studieuse. Les enfants étaient inlassablement repris quand il le fallait et les difficultés expliquées jusqu'à ce qu'elles soient intégrées. Je revois encore, en particulier, une petite fille de 4 ans appelée au tableau, si petite que pour atteindre avec sa craie le bas du tableau, elle devait se hisser sur la pointe des pieds :)

Les enfants n'étaient pas plus intelligents qu'ailleurs mais l'enseignement efficace. Le méthode était très progressive mais régulière. A la fin du "grand cours", on distribuait à chacun une feuille qui comportait les leçons de la semaine suivante qui avaient été rapidement dégrossies pour permettre aux mamans d'avoir une base pour suivre les devoirs et les leçons. Un travail d'équipe en somme, une collaborations parents/enseignants

A la fin de l'année tous les enfants savaient lire et écrire, capables de "décortiquer" n'importe quel texte difficile avec un vocabulaire inconnu. Ils maitrisaient les 3 opérations et avaient abordé la division. Donc à 5 et 6 ans en fin d'année !

Quand j'aurai des petits enfants, je conseillerai à leurs parents de ne pas attendre le CP pour apprendre à lire comme il convient
. Il est vrai que j'ai tout conservé (livres, polycopiés et boulier)

Pour le petit dernier, autre problème : il était muet, du moins, je le croyais ! Aucun son, aucun babillage, Pierre observait tout avec ses grands yeux bleus sans émettre un son. Affolés, nous sommes allés trouver un pédopsychiatre lyonnais réputé (nous sommes parisiens) qui nous a rassurés : il n'était ni muet, ni sourd, ni autiste. Il nous a conseillé de le mettre le plus vite possible en collectivité. Nous l'avons donc inscrit au Cours Hattemer, lui aussi, en maternelle à deux ans. Ce n'était pas qu'une cour de récréation. Là, aussi, il y avait un encadrement, une discipline, des activités qui préparaient à la lecture et l'écriture.

Pierre a articulé son premier mot à 3 ans ce qui laissait présager une mise en route scolaire plus lente. Avec une attention plus grande de l'institutrice, il a fait un CP méthode syllabique + boulier en dernière année de maternelle et en fin d'année (6 ans) il lisait couramment comme toute la classe.

Vous avez compris que mon témoignage n'avait pour but qu'encourager les parents à être exigeants quant à la méthode de lecture et ne pas hésiter à préparer leurs enfants avec des manuels (méthode Boscher par exemple)

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Message non lu par Exupère » mer. 22 mars 2006, 19:43

laiglejo,

Mais qu'est-ce donc que ce cours Hattemer? un miracle? Ca se trouve où, c'est accessible comment, ça coûte combien?

Merci
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Message non lu par FMD » mer. 22 mars 2006, 20:46

[align=justify]Bonsoir Exupère,
Exupère a écrit :Mais qu'est-ce donc que ce cours Hattemer? un miracle? Ca se trouve où, c'est accessible comment, ça coûte combien?

C'est un cours privé laïque situé dans le VIIIème arrondissement qui n'a, à ma connaissance, pas passé de contrat avec l'État. Je ne sais pas ce qu'il vaut pour les petites classes néanmoins pour être franc, il a désormais la réputation d'être une « boite à bac » et une fois qu'on y est, il est très dur de revenir dans le public ou même dans le privé sous contrat. Si vous cherchez un milieu catholique pour vos enfants, passez votre chemin. Je rappelle encore une fois que mes propos ne concernent que ses grandes classes.

PaX
Franck[/align]

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Message non lu par Exupère » mer. 22 mars 2006, 20:49

Franck,

Merci du conseil. Oui, nous souhaitons un milieu d'éducation catholique pour nos futurs enfants - sous contrat ou pas, à définir en fonction de nos moyens.

En Christ
Ex
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Mt 7, 24

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Message non lu par laiglejo » mer. 22 mars 2006, 21:02

Le cours Hattemer.... de l'art ! Les premiers "grands cours" auxquels j'ai assisté, j'avais les larmes aux yeux ! Ca me changeait beaucoup de ce que j'avais connu et ça m'a prouvé que l'échec scolaire n'es pas dû au manque d'intelligence des enfants mais à un enseignement défaillant.

Parmi les anciens élèves : J. CHIRAC, F. SAGAN, Véronique SAMSON, Michel BERGER, Anne SAINCLAIR....et beaucoup d'autres C'est à PARIS : rue Spontini et rues de Londre. Mes enfants sont allés rue de Londres. Pas de contrat avec l'état donc une liberté d'enseigner, par conséquent un sacrifice financier mais dans le temps, au vu des résultats, on s'y retrouve !

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Message non lu par laiglejo » mer. 22 mars 2006, 21:20

Je ne suis pas d'accord avec Franck !

Pour la boîte à bac au lycée : OK, mais je parlais du primaire et des méthodes d'enseignement et d'apprentissage de la lecture ! Effectivement, à partir de la 6ème, généralement, comme l'école est obligée de suivre le programme national, les enfants se dirigent vers d'autres collège

Pour le terme "laïque"...Pas d'accord non plus ! L'école est ouverte à toutes les confessions dans le respect de l'autre mais il y avait un cours de catéchisme au sein de l'école mais il ne m'a pas satisfaite. J'ai donc préféré inscrire mes enfants à deux pas à la Paroisse de la Sainte Trinité, tenue par la Communauté de l'Emmanuel, où je suis devenue catéchiste peu de temps après
J'ajoute que c'était un prêtre qui donnait les cours de caté : le père LE CROISIC

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