Contre le "mariage pour tous"

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Etienne
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Le mariage homosexuel ou l'héritage d'une imposture

Message non lu par Etienne » lun. 12 nov. 2012, 2:24

Bien qu'il existe déjà d'autres sujets sur le mariage homosexuel, je souhaitais avoir la joie de publier mon premier sujet sur votre site et de partager ainsi nos réflexions avec les citoyens.
C'est pourquoi je sollicite la bienveillance de l'administrateur.
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Le mariage homosexuel ou l’héritage d’une imposture


La Famille


Puisque que l’on ne sait pas où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient :

Genèse 1.27 Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme.
1.28 « Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre ».
2.24 « C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair ».

Du point de vue du croyant, le socle de l’humanité réside donc de l’union et de l’amour de l’homme et de la femme, qui donne un fruit qui est l’enfant et qui constitue au final la famille. La famille est donc le fondement de notre identité, qui est sexuée, homme et femme. La reconnaissance du sexe opposé fait donc partie de l’identité de la famille.

Cette reconnaissance de l’autre sexe est fondamentale puisqu’elle permet:
- l’amour :Gn 2.23 « Et l'homme dit: Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair! ».
- et aussi, telle une bénédiction, la continuité de la famille : Gn 2.24 « et ils deviendront une seule chair ».

Sans juger des raisons et du parcours souvent douloureux qui amènent à l’homosexualité affirmée, avec souvent une perte d’identité et la recherche de nouveaux repères, le couple homosexuel a fini par se reconstruire une nouvelle identité, une nouvelle famille.

Par une communauté gay d’abord, stigmatisée et esseulée, puis par des associations organisées, « créant un groupe d’intérêt militant, sachant utiliser les médias pour la satisfaction de son propre désir et en faire une réalité politique ». (1)
Exemple d’un média de base qui informe la masse: La chaîne qui fournit du temps de cerveau disponible.

Cette nouvelle famille, acceptée par la classe politique depuis le vote du PACS en 1999, décide de repousser le sexe opposé comme partenaire de vie, discriminant ainsi l’homme et la femme qu’ils sont, en renonçant à l’amour de l’autre et à leur droit naturel à la famille.

En refusant l’altérité, « c'est-à-dire la reconnaissance de l’autre dans sa différence », et en particulier son sexe, ils discriminent ce qui est le socle de l’amour, et de son fruit légitime : la famille.
Afin de parfaire leur identité, les homosexuels revendiquent aujourd’hui le droit au mariage, au « Mariage pour tous » - l’objectif - et donc à l’égalité du droit à la famille, du droit à l’enfant. Le droit à l’adoption et à la procréation viendront - l’enjeu -.

Pourtant chacun a le droit de construire une famille, aucune loi ne l’interdit. Ce qui ne permet pas ce droit est donc la conséquence du choix de vie radical d’un homme ou d’une femme, homosexuels ou non, de ne pas s’unir à l’autre sexe, et non le fruit d’une injustice ou d’une stigmatisation comme le politiquement correct nous le laisse entendre.

L’imposture n’est-elle pas « le fait de faire passer une chose pour ce qu’elle n’est pas » ?

Ce n’est donc pas une affaire d’égalité mais d’attribution de droits spécifiques à une communauté, à grand renfort de sondages et de lobbying, ce qui est discriminatoire envers les autres communautés, et ouvre ainsi la voie à d’autres communautarismes.

De plus, l’état doit-il légiférer sur les mœurs sexuels, si une personne homosexuelle ne souhaite pas avoir un rapport sexuel avec l’autre sexe, faut-il que l’état l’y encourage par une loi ?

Mais la conception de la famille par le petit peuple est simple et le petit peuple a Souvent raison.


La démocratie et la loi


La démocratie, « la souveraineté du peuple », ne réside sûrement pas dans des sondages tendancieux et autres articles « prêt-à-penser » ?

Bien sûr que Non, elle provient à l’origine, en 1789 en France, de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui assure, dans son article VI, que « La Loi est l’expression de la volonté générale ».

Bien sûr que Si, en y regardant de plus près, car cette déclaration fut rédigée « sous l’égide de l’être suprême » -inscrit dans la seconde déclaration de 1793 - ; et cette inspiration fut justifiée par l’instauration des cultes de « la raison », et de « L’Etre suprême »fêté sous différentes formes de 1793 à 1803.

Là encore, l’imposture n’est-elle pas « le fait de faire passer une chose pour ce qu’elle n’est pas » ?

Ces nouveaux dogmes sont le « prêt-à-penser » et le « prêt-à-croire » imposés de l’époque, par les adeptes des idéaux des lumières, dont se réclament les politiques d’aujourd’hui. ROBESPIERRE lui-même,fervent croyant du calcul opportuniste, s’en explique ci-après : La question religieuse.

Les objectifs planifiés de cette « déclaration des droits de l’homme et du citoyen » et de ses cultes étaient donc d’éradiquer la royauté et de déchristianiser le pays, en instituant une république, en inculquant de nouveaux dogmes, en planifiant de nouvelles fêtes. Le tout sera symbolisé par un nouveau Calendrier, afin de fédérer les français.

Mais il faut « le temps de le laisser mûrir » le peuple, et ce temps-là était compté.

Alors que les révoltes s’organisaient et que l’opportunisme de ROBESPIERRE et du « comité de salut public » n’était qu’un froid calcul, il y a eu comme froide décision La Terreur, Il fallait non seulement détruire la royauté mais aussi faire table rase des traditions, des croyances, et de toute personne combattant ce changement.

Jule FERRY continuera cette œuvre, au siècle suivant, en répandant une autre tradition similaire par L’expansion coloniale, et "le devoir supérieur de la civilisation", ainsi que par de proches Croyances, en devenant « Le Laïcisateur de l’école ».

En temps de guerre, militaire hier ou économique aujourd’hui (toute proportion gardée), la loi est donc souvent l’expression d’une pensée et d’une croyance issues de communautés ou de partis dominants, et non plus le produit d’un consensus avec le plus grand nombre. Et la loi passe en force.

C’est ainsi que l’article VI de la déclaration des droits de l’homme : « La Loi est l’expression de la volonté générale » est un « prêt-à-penser » quand il devient « La Loi est l’expression de la volonté particulière ».

Aujourd’hui, la situation économique de la France se dégrade, le mécontentement gronde. Le « mariage pour tous », promesse et calcul de campagne, est un des symboles du « vivre-ensemble ». Il doit contenter l’Europe en s'alignant sur les autres pays ayant déjà voté cette loi, fédérer les français et au passage, croit-il, renforcer l’électorat du gouvernement.

Si les sondages restent en L’état , la loi sera votée et ce sera la terreur médiatique puis juridique pour celui qui contestera.

Alors comment s’étonner de cette stratégie, qui fait partie de l’héritage de notre pays.

Une nouvelle loi, une nouvelle tradition, une nouvelle croyance, d'un « être suprême », d'un « Grand architecte ».

En conséquence, fort de ce constat, nous allons sans doute vers la réforme du code civil où "Les termes père et mère ou mari et femme et homme et femme seraient amenés à disparaître".
L’article d’origine :Mariage Gay.


Le droit à l’enfant et le droit de l’enfant


En vertu du droit à l’enfant, qui dans ce contexte est un terme choquant relevant plus du caprice que du droit,

- il est convenu d’éradiquer la différence sexuelle, comme si celle-ci était discriminatoire et intolérante.
- Il est convenu de modifier notre identité, qui à l’origine est sexuée, homme et femme.
- Il est convenu désormais de faire table rase de notre généalogie naturelle.

L’infertilité choisie par certains, impose dans les faits une filiation adoptive à d’autres, comme à cet enfant, qui sera issu d’une relation asexuée, car remplacée par l’insémination artificielle, la mère porteuse et autres mélanges subtils que même les adeptes de la "pierre philosophale" nous envieraient.

L’enfant ne sera ni conçu ni porté par l’amour d’un homme et d’une femme, mais par l’exaltation d’un désir artificiel.

L’enfant, car au final il s’agit de lui, et il s’agit de nous, se verra donc privé de son droit de connaître une famille au sens premier du terme, c'est-à-dire un Père et une Mère, qui sont rappelons-nous le socle de l’humanité, le fondement de notre identité et sont bénits par Dieu.

L’enfant se verra ainsi privé de son droit à l’identité, que la convention internationale des droits de l’enfant définit ainsi :

Article 7
« 1 l L’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux ».

Article 8
« 1 l Les États parties s’engagent à respecter le droit de l’enfant de préserver son identité, y compris sa nationalité, son nom et ses relations familiales tels qu’ils sont reconnus par loi, sans ingérence illégale ».

« 2 l Si un enfant est illégalement privé des éléments constitutifs de son identité ou de certains d’entre eux, les États parties doivent lui accorder une assistance et une protection appropriées, pour que son identité soit rétablie aussi rapidement que possible ».

Article 9
« 1 l Les États parties veillent à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans l’intérêt supérieur de l’enfant »

L’enfant doit-il être asservi jusqu’au point d’être amputé de son identité, ne pouvant jouir du premier droit élémentaire ? « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ».


Le choix du destin et non le destin du choix (politique)


« Tout ce qui est possible est-il faisable » ? - « Tout ce qui est faisable est-il licite » ? (1)

Saint Paul aurait déjà répondu :

Corinthiens 6.12 « Tout m'est permis, mais tout n'est pas utile; tout m'est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit. »

Comme l’indique le cardinal André Vingt-Trois, nos parlementaires auront donc une « grande responsabilité personnelle » en votant cette Réforme de civilisation.

Au moment du vote, ils auront certainement à l’esprit ce préambule :

DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN DE 1789 :

« Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ;… »
.

La droiture, l’honnêteté et la vérité ne sont-elles pas l'antonyme de l'imposture?

Sans quoi, si l’on sait d’où l’on vient, on saura peut-être où l’on ne veut pas aller.

Et quel « grand architecte » et autre « Être suprême » (Lire le psaume 146) nous souhaitons suivre.


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(1) Bernard KANOVITCH - « Existe-t-il un droit à l'enfant »? - Le figaro du jeudi 25 octobre 2012 -
(Mt 26.63-66)
Mais Jésus se taisait. Le Grand Prêtre lui dit:" Je t'adjure par le Dieu Vivant de nous dire si tu est le Christ, le Fils de Dieu. " Tu l'as dit, lui dit Jésus..."
Qu'en pensez vous?" Ils répondirent: " Il est passible de mort."

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Sims
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Re: Pétition conte le mariage homosexuel

Message non lu par Sims » lun. 12 nov. 2012, 15:11

Bonjour,

Je vous remercie de cette réponse qui éclaire petit à petit ma lanterne.

Donc dans l'absolu, vous n’êtes pas contre le mariage des homosexuels, mais contre le fait qu'ils aient un enfant par le biais du mariage. C'est à dire dans le fond, on se rejoint, il n'y a pas de problème à ce que 2 hommes ou 2 femmes se marient.

Ce qui pose problème, et c'est le seul point d'après ce que je comprends, c'est les enfants.
Je vous remercie déjà de m'avoir fait avancer là dessus.


Je pense donc que nous nous rejoignons finalement, si problème il y a, c'est lorsque les parents homosexuels veulent avoir des enfants. Essayons d'y voir plus clair.

Je remarque qu'il y a deux points à discuter : la conception des enfants, et l'évolution de l'enfant.

La conception de l'enfant pour moi comporte aussi deux points.
Le premier est le fait même de vouloir un enfant. Un couple stérile à le droit d'avoir un enfant, cela tout le monde le reconnaît. Cependant un couple homosexuel, qui ne peut donc pas avoir d'enfant de lui même, pourquoi ne pourrait il pas avoir d'enfant aussi ? Pourquoi ne pas leur reconnaître ce droit ? J'ai l'impression que ce qui vous dérange c'est le fait que cela soit un choix. C'est à dire que vous pensez qu'être homosexuel est un choix alors qu'être stérile ne l'est pas. Et à ce titre ceux qui n'ont pas eu le choix peuvent bénéficier d'une compensation, c'est à dire avoir le droit d'avoir des enfants. Si c'est cela, je souhaiterai qu'on revienne sur la notion de choix. Vous m'avez dit que pour vous aussi l'amour entre deux personnes de même sexe avait autant de valeur que l'amour entre 2personnes de sexes opposés. Alors pensez vous que tomber amoureux est un choix ? Je pense que nous serons d'accord pour dire que homme ou femme, on ne choisi pas sur qui nous allons tomber. Dans ce cas, ce n'est plus un choix d'aimer un homme ou une femme, cela nous arrive, et l'envie d'enfant peut être une conséquence de ce que l'on vit avec l'autre personne. Pourquoi doit on alors les priver de ce droit ?

Le second point est concrètement comme cela va t il se faire ? Et c'est la que nous devons bien réfléchir. Pour l'instant, il est vrai que les couples homosexuels voulant un enfant n'ont pas d'autres choix que d'enfreindre la loi, et c'est pour cela qu'il faut la changer. Je veux dire par la que la loi n'est pas un argument pour se dire contre quelque chose. Nous savons tous que les lois ne sont pas parfaites et qu'elles demandent à évoluer. Mais tout cela doit se faire dans l’intérêt de l'enfant.
Plusieurs pays ont adoptés la PMA pour les couples homosexuels et cela se passe bien. En Belgique cela est même rentré dans les mœurs. Le fait d'avoir recours à une mère porteuse, si toutes les parties sont d'accord (désolé pour le jeu de mot), et que tout est acté et encadré par la loi, peut aussi être solution. Je pense aussi que cela doit être réfléchi, bien à l'avance, pourquoi pas encadré par des psychologues comme cela se fait parfois. Le corps est « instrumentalisé », dans le cas du don de sperme, du don du sang ou d'organe, cela l'est aussi, et certaines personnes y ont quand même recours. Je pense donc que certaines personnes voudront y avoir recours et d'autres non. Certaines personnes ne seraient pas dérangées par être « réduis » à un donneur de sperme. (ils ne le verraient pas comme cela). Ce qui vous dérange la dedans amène, je pense, à mon second point : l'évolution de l'enfant.

Pour ce qui est des questions que l'enfant pourra poser, ce qui vous gène d'après ce que je comprends, sera en fait, les valeurs qui seront enseignées à l'enfant. Je pense que l'enfant pourra comprendre que ses parents par amour se sont sentis attirés, et on eut le désir de transmettre leurs idées à des personnes, et ainsi avoir un enfant. Évidement, l'enfant sera élevé dans des valeurs de tolérance envers l'homosexualité. Il est vrai qu'il y aura une certaine pression sociale de la part des autres enfants, ou d'adultes, mais je pense que cela est quasiment inévitable, dans tout changement. Mais ces souffrances ressenties par les enfants, du fait de l'homosexualité de leurs parents, seront d'autant plus courtes que ce sujet ne deviendra plus tabou ne France, que l'opinion aura acceptée les enjeux, et que l'on arrêtera de stigmatiser ces personnes (par exemple dire que tous les homosexuels finiront pédophiles, ou sont égoïstes...). Pourquoi cela vous dérange t il ? Ça je l'ai compris, ce n'est pas la vision que vous voulez transmettre à l'enfant. Mais ce que je ne comprends pas, c'est, le mariage a t il une vision à faire passer ? Je pensais que le mariage était seulement un contrat qui génère des droits et des obligations réciproques. Et pourquoi y 'aurait il des valeurs que défend l’Église ?
J'ai l'impression que nous touchons un point important dans nos discussions. Deux personnes homosexuelles ne véhiculent pas le message que vous (enfin l’Église) souhaitez transmettre. Mais ne pensez vous pas qu'il est important de laisser chacun libre de ses actes, de ses choix ? Si ces deux personnes ne sont pas croyantes, n'ont elles pas raison de diffuser à leur enfant un message différent de celui de l’Église ? Le mariage pour des personnes homosexuelles non croyantes vous dérange t il ?

Et si nous parlons maintenant des personnes croyantes. Je pense qu'il vous est tout à fait envisageable d'être homosexuel et croyant. Certaines personnes diront que cela n'est pas dans les plans de Dieu, admettons, mais si ces personnes ont quand même le désir de se marier, en connaissant les réticences de l’Église sur cet union, je ne vois pas où est le problème, y'en a t il un pour vous ?

En relisant nos différents échanges, j'ai l'impression qu'il y a une certaine incompréhension, et je voudrai y revenir. Je me trompe peut être, mais j'ai l'impression que les homosexuels sont cernés (peut être même stigmatisés). Tous ne sont pas égoïstes, tous ne sont pas menteur. Il y en a même, qui souhaitent le bien des enfants. Ce que je veux dire par là. C'est qu'un homosexuel est une personne lambda, qui a des sentiments pour quelqu'un du même sexe ; vous l'avez dit très justement peut toucher tout le monde. Mais ce n'est pas parce que l'on va éprouver des sentiments pour une personne du même sexe que l'on va changer. Je ne pense pas que vous mettiez une étiquette « mavaise » lorsque vous rencontrez un homosexuel. Cette personne est toujours la même qu'avant, et il n'y a pas de raison que les homosexuels forment une masse homogène sur tout ou partie des sujets. Il y a sûrement des homosexuels racistes, des homosexuels athées, des homosexuels de droite, de gauche, et même des homosexuels catholiques, évangélistes qui ont décidés ou non de s'adonner à leur amour. Nous ne pouvons résolument pas réduire une personne à être simplement homosexuelle, au même titre que réduire quelqu'un à être simplement un hétérosexuel. J'espère que vous me comprenez et me rejoignez. Ce point me paraissait important.

Simon.

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Teano
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Re: Pétition conte le mariage homosexuel

Message non lu par Teano » lun. 12 nov. 2012, 17:19

Bonjour Simon,

Sur votre premier point : personne n'a le droit d'avoir un enfant. Vous ne trouverez aucun article, d'aucune loi dans aucun code qui affirme qu'une personne a le droit d'avoir un enfant.

En revanche, l'enfant lui, a des droits qui sont reconnus par les lois : avoir un père et une mère, avoir un état-civil, avoir une filiation certaine, entretenir des relations avec ses ascendants. Ses parents ont également des devoirs envers lui (notamment l'obligation alimentaire et de pourvoir à son éducation) et ils exercent l'autorité parentale.

Sur votre second point : la comparaison entre le don d'organe et la gestation pour autrui ne me paraît pas pertinente. Un enfant n'est pas un organe. Ne confondez pas un poumon et un poupon...Certains procédés ne sont pas neutres.

Sur votre troisième point : voilà ce que j'ai dit : il y a une hypocrisie à essayer de faire croire à un enfant qu'il est né de l'amour d'un couple homosexuel alors qu'en réalité, il est né d'un procédé moralement discutable. Ce n'est pas lié au fait que le couple soit homosexuel mais au procédé en lui-même : voyez le cas de M. et Mme Mennesson qui pour être tout ce qu'il y a de plus hétérosexuels et mariés ont enfreint la loi et sont bien embêtés depuis 12 ans à essayer de contraindre la loi française à reconnaître qu'on peut se moquer du droit et mettre le juge devant le fait accompli. Dans leur cas, le "droit à l'enfant" et la location du corps d'une femme ont un prix : 15 000 € versés à la mère porteuses des jumelles.

Teano
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"


Messages dans cette couleur (ou à peu près...) : modération du forum

J R
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Re: Pétition conte le mariage homosexuel

Message non lu par J R » lun. 12 nov. 2012, 18:33

Je vois que je serai bien seul dimanche à Paris... avec mes enfants et mes amis.
Heureusement qu'il y a les catho tradis, les juifs et les musulmans.
Que reste t'il des catho modernistes ?
Bougez vous !!!! ... si vous le pouvez ?

jr

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Raistlin
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Re: Pétition conte le mariage homosexuel

Message non lu par Raistlin » lun. 12 nov. 2012, 18:47

J R a écrit :Je vois que je serai bien seul dimanche à Paris... avec mes enfants et mes amis.
Heureusement qu'il y a les catho tradis, les juifs et les musulmans.
Que reste t'il des catho modernistes ?
Bougez vous !!!! ... si vous le pouvez ?

jr
On y sera le samedi, à l'appel notamment de l'alliance VITA : http://www.alliancevita.org/2012/11/all ... mbre-2012/

Les paroisses parisiennes ont relayé l'information.

Donc merci, nous nous bougeons. L'Église n'a attendu ni les juifs, ni les musulmans, ni les schismatiques/hérétiques pour le faire, ne serait-ce que dans le débat qu’elle ne cesse d’appeler de ses vœux (cf tous les courriers des évêques).

Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)

etienne lorant
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Re: Pétition conte le mariage homosexuel

Message non lu par etienne lorant » lun. 12 nov. 2012, 23:35

Sims a écrit : Nous ne pouvons résolument pas réduire une personne à être simplement homosexuelle, au même titre que réduire quelqu'un à être simplement un hétérosexuel.
C'est toujours le salut de l'âme de la personne qui est important à nos yeux, peu importe son orientation sexuelle.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Pétition conte le mariage homosexuel

Message non lu par etienne lorant » mar. 13 nov. 2012, 15:44

LE « MARIAGE POUR TOUS », MANIPULATION ANTHROPOLOGIQUE ?

Par Mgr Tony Anatrella

ROME, lundi 12 novembre 2012 (Zenit.org) – Monseigneur Tony Anatrella, psychanalyste et spécialiste en psychiatrie sociale, rentre du Liban après avoir donné à Beyrouth une conférence sur les aspects psychologiques de la théorie du « genre » et le « mariage » entre personnes de même sexe.

Il travaille le sujet depuis de très nombreuses années et a publié différents livres à ce propos : La différence interdite et Époux, heureux époux (chez Flammarion), La tentation de Capoue (éditions Cujas) et Le règne de Narcisse (Presses de la Renaissance) qui vient d’être réédité en ce mois de novembre 2012. Ce livre est également édité en audiolivre aux éditions Saint-Léger-Production. Enfin. Il a également publié un dossier remarqué dans Documents Épiscopat sur le thème Mariage et homosexualité n° 9/2004.
Monseigneur Tony Anatrella a accepté de répondre aux questions de Zenit au moment où la France se prépare à déposer à l’Assemblée Nationale un projet de loi favorisant le mariage entre personnes de même sexe.

Zenit - Vous êtes allé en Afrique aborder ces questions et maintenant au Proche-Orient, comment les gens réagissent-ils ?
Mgr Tony Anatrella - Ils pensent que les occidentaux perdent la raison en voulant imposer les concepts de la théorie du genre et la reconnaissance sociale de l’homosexualité, voire le mariage entre personnes de même sexe. Ils savent que ce phénomène existe mais il leur semble déraisonnable de vouloir les marier. Ils ne veulent surtout pas se calquer sur ce qui se passe en Occident où l’on tente de transformer le Code civil pour donner un statut à ce type d’orientation sexuelle. Ils ont surtout davantage le sens du mariage et de la famille qui tendent à s’estomper en Occident. Ils ne trichent pas avec les mots.

Zenit - Est-ce que cela veut dire que les mots ne sont plus utilisés de la même façon ?
Mgr T. Anatrella - Pour eux, les mots ont un sens et il n’est nul besoin de les manipuler et de les appliquer à des réalités qui ne peuvent pas être désignées à travers un langage qui ne leur convient pas. Les politiques n’ont pas le sens des mots parce que leur langage n’est pas en lien avec les réalités. Ainsi le mot mariage est dénaturé en étant appliqué à des situations qui lui sont contraires. Ou encore avoir deux papas ou deux mamans est une duperie. Comment les enfants pourront-ils avoir le sens de la vérité quand on donne aux mots un sens qu’ils n’ont pas ? Les Africains et les Orientaux ne confondent pas des situations de fait et des cas d’espèces avec ce qui est essentiel dans ce qui constitue le mariage ; pour eux c’est une mascarade !
Zenit - Vous travaillez surtout sur des questions structurelles avant de vous arrêter à ce qui est vécu ?
Mgr T. Anatrella - Oui, c’est ce que je m’efforce de faire. S’il ne convient pas de blesser ces personnes, il faut insister sur les structures qui sont en cause et expliquer pourquoi tout n’est pas dans tout. Le couple et l’amour conjugal existent uniquement entre un homme et une femme. On a tendance à inverser le sens de ces réalités et à leur donner une signification qu’elles n’ont pas. Le texte anthropologique de la Congrégation pour la doctrine de la foi de juillet 2003Considérations sur la reconnaissance juridique des unions entre personnes de même sexe est très clair et réaffirme l’idée que ne pouvant pas accepter ce type d’amour (plutôt narcissique), le duo de personnes de même sexe ne peut pas former un couple. De plus, vouloir valoriser la relation homosexuelle dans le mariage ou dans un mode juridique qui s’en rapproche, n’est pas soutenable, comme le rappelle ce texte de 2003 qui sert de référence en la matière.

Zenit - Il n’y aurait aucune égalité entre le couple formé par un homme et une femme, et ce que vous appelez le « duo » de personnes de même sexe ?
Mgr T. Anatrella - Aucune ! La société n’a pas « besoin » de l’association entre personnes de même sexe à la différence de ce qui se joue dans un couple réel. Elle reste un fait privé et l’on se trompe de registre en le traitant politiquement. La société ne se partage pas entre hétérosexuels et homosexuels, mais entre hommes et femmes. De ce fait, on s’égare dans la réflexion en parlant de couple hétérosexuel et de « couple » homosexuel car le premier repose sur les deux seules identités sexuelles qui existent et le second sur des orientations sexuelles développant une gamme de désirs pas toujours des plus élaborés psychiquement. Il n’y a qu’un seul couple : celui formé par un homme et une femme qui implique l’altérité sexuelle et le générationnel. Il est regrettable que les responsables politiques ignorent ces données de base de la vie psychique et celles qui fondent la société à partir, entre autres, de la différence sexuelle.

Zenit - Ce qui posera un problème pour l’égalité entre enfants ?
Mgr T. Anatrella - Évidemment. Mais dans le moralisme ambiant de la tolérance on va vouloir faire taire cette question qui sort de la bouche des enfants lorsqu’ils disent : « c’est bizarre d’avoir deux papas ou deux mamans ». Pourtant, ils disent la vérité. Le sens de l’égalité des droits à tout prix, qui nivelle et réduit à la similitude, est une maladie infantile de la pensée actuelle qui empêche de réfléchir et de savoir discerner ce qui est authentique, juste et bénéfique pour la société et les enfants. Il est tout aussi impensable d’éduquer les enfants à partir de l’homosexualité comme on envisage de le faire à l’école. Et encore davantage car avec cette loi nous allons créer deux catégories d’enfants : ceux avec un père et une mère et d’autres qui seront avec deux « papas » ou deux « mamans ». Ce n’est pas parce que des enfants vivent relativement « bien » cette situation qu’elle se justifie. Ils ont une capacité d’adaptation formidable alors qu’en même temps sans le savoir ils seront privés d’aspects essentiels au développement de leur personnalité. Si des problèmes se posent - car ils se poseront - on accusera une fois de plus la société, pour dire qu’elle est responsable et on organisera des campagnes de communication pour mieux faire accepter une situation qui pourtant fait objectivement problème. Nous sommes et nous restons dans un climat de propagande qui fait que les gens s’habituent, sans prendre conscience de la déviance que représente ces relations de fait.

Zenit - Il semble que ce soient surtout les enfants qui deviennent l’enjeu de ce mariage pour tous qui ouvrirait la porte à l’adoption ?
Mgr T. Anatrella - La plupart des enfants qui se retrouvent dans un contexte homosexuel sont nés d’un homme et d’une femme qui se sont séparés parce que l’un des deux parents souhaitait vivre son homosexualité. Il y a quelques cas de femmes qui ont pu bénéficier en Belgique de la PMA et se retrouvent ainsi « mères » tout en étant liées à une autre femme. Il existe également des arrangements et des bricolages biologiques afin de parvenir à une fécondation artificielle entre un homosexuel et une lesbienne. Autrement dit, elles commettent un acte transgressif et illégal (la loi en France interdit ces pratiques) et ensuite elles veulent obliger la loi civile à reconnaître légalement ce qui pourrait s’apparenter symboliquement à une sorte de vol d’enfant. Il s’agit de cas d’espèces qui posent de très nombreux problèmes et dont on ne peut pas faire une norme. Ce qui veut dire que les militants homosexuels, une très faible minorité, exercent une forme de chantage en affirmant gratuitement que ces enfants, en cas de décès du parent, se retrouveraient seuls alors que pour la plupart d’entre-eux, ils ont été conçus dans le cadre d’une relation entre homme et femme et sont reconnus par leur père et leur mère qui demeurent leurs véritables parents. Ils ne sont pas abandonnés et sans protection juridique.

Zenit - Que cherche-t-on à légaliser ?
Mgr T. Anatrella - Il existe un besoin de reconnaissance, mais de quelle reconnaissance s’agit-il ? Une question à examiner car le mariage n’est pas la réponse : il est un symptôme. Les militants agitent des arguments qui n’en sont pas et prennent ainsi en otage les enfants pour justifier leur situation et se considérer comme « tout-le-monde ». Mais vouloir à tout prix prouver que l’on est « normal », suscite un doute et révèle en fait le malaise de ceux qui prétendent l’être. Un enfant n’est pas un objet transitionnel ! Qu’on le veuille ou non, on joue avec les mots car il ne s’agit pas de familles normales puisque ce qualificatif est à la mode. Qu’est-ce que l’on cherche à légaliser à travers toutes ces manœuvres qui font, répétons-le, symptômes ? Cela a commencé avec le Pacs comme je l’avais indiqué à l’époque, on continue à déconstruire et à effacer progressivement toutes les institutions qui représentent la différence sexuelle comme, entre autres, le mariage. C’est pourquoi la notion d’homme et de femme et celle de père et de mère seront supprimées à certains endroits du Code civil dans l’aveuglement, une fois de plus des citoyens. Le mariage sera réduit à être un simple contrat affectif indéterminé. Et ce n’est pas parce que 11 pays sur 200 dans le monde l’ont fait qu’il faut à notre tour commettre la même erreur.

Zenit - Est-ce un conflit entre la vision du mariage religieux et du mariage civil ?
Mgr T. Anatrella - Ce n’est pas le problème - dans lequel on voudrait nous enfermer -. Le ministre porte-parole du gouvernement a dit : « Ce n’est pas à la conception religieuse de la famille que nous touchons, mais à la définition civile du mariage et de l’adoption » (AFP 7 novembre 2012). Un commentaire étonnant car les critiques qui sont portées contre cette loi ne sont pas d’ordre religieux. Dire que le mariage repose sur l’altérité sexuelle de l’homme et de la femme, et que l’enfant a légitimement besoin d’un père et d’une mère ne sont pas des références religieuses mais psychologiques et anthropologiques. La loi qui veut redéfinir le mariage est un instrument de divisions et de troubles civils. Elle n’est pas un progrès pour toute la société, elle est plutôt une agression et une violence faite contre elle. Elle une diversion à l’égard des problèmes réels de la société.
Les promoteurs de cette loi vont ensuite reprocher à ceux qui présentent des critiques rationnelles, leur agressivité. D’une part celle-ci n’existe pas car les propos sont posés et bien pensés et d’autre part les initiateurs de cette loi attribuent aux autres leur propre agression légale. Il ne revient pas à la loi civile de transgresser ce qui est de l’ordre du mariage et de la filiation car en ce domaine ce qui fait principe est la loi symbolique de la différence sexuelle qui n’est pas à la libre disposition de l’État pour servir des intérêts particuliers. Agir autrement serait psychologiquement incohérent, juridiquement inique et politiquement transgressif. Une loi votée démocratiquement n’est pas forcément bénéfique ! Celle-là sera injuste parce qu’inauthentique. Selon un arrêt de la Cour de cassation (du 6 avril 1903) « Le mariage ne peut être légalement contracté qu’entre deux personnes appartenant l’une au sexe masculin et l’autre au sexe féminin ». Tout le reste ne serait qu’une illusion organisée de façon répressive.
[+] Texte masqué
http://www.zenit.org/article-32528?l=french
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Pétition conte le mariage homosexuel

Message non lu par Gehennam » mar. 13 nov. 2012, 17:27

Raistlin a écrit : Ce que nous disons, c’est que le mariage n’est pas qu’un contrat entre deux personnes, il est le socle fondamental sur lequel se bâtit la cellule de base de toute société : la famille.
Je réagirais en disant qu'une famille fondée sur un couple uni par l'Amour plutôt que par le mariage possède un socle tout aussi solide qu'une famille fondée sur le socle marital.

De plus, la cellule de base de la société n'est pas la famille, mais l'individu.
Wikipédia a écrit : Par société, on désigne en sociologie un ensemble d'individus qui partagent des normes, des conduites et une culture, et qui interagissent en coopération pour former un groupe ou une communauté.
Le mariage est avant tout un contrat moral entre 2 individus, entre 2 âmes, et non pas un contrat civil entre 2 corps. L'alliance en est le symbole. Alliance entre 2 sensibilités, 2 coeurs, 2 personnalités, matériellement unies par cet anneau, pour ne former qu'une seule entité (supposée être plus forte). Il y a certes des responsabilités civiles qui découlent de cet engagement, mais rien n'empêche 2 personnes de se conformer à ces responsabilités civiles sans y être "contraintes" par le mariage. Le mariage n'est qu'un droit, et ce droit devrait être accessible à tous, quelque soit son orientation sexuelle.

Je suis d'accord que biologiquement parlant, il faudra attendre les prochaines mutations que nous apportera Dame Nature pour voir si l'homosexualité permettra la procréation naturelle. Je suis également d'accord sur le fait que seuls un Homme et une Femme peuvent se reproduire. Cependant, je ne comprends pas les réticences que vous rencontrez à envisager la possibilité d'une PMA, voire d'une adoption.

Les enfants sont certes sensibles, mais ils sont loin d'être idiots et infiniment plus tolérants que nous autres adultes, peut être grâce ou à cause de leur insouciance. Ils sont tout à fait à même de comprendre que leur parents puissents ne pas être leurs parents biologiques (problème qui, soit dit en passant, se pose déjà avec les enfants adoptés par des couples hétéros). De même, ils seront à même de comprendre qu'il puisse y avoir des couples de parents de même sexe, sans pour autant nier l'évidence biologique qui est pour le moment la nôtre.

Comme il est dit dans le sujet, les lois sont amenées à changer en fonction de l'époque et des mentalités. Aussi, se rapporter à certaines lois pour s'opposer au mariage homosexuel me semble complètement absurde, puisque ces lois vont être amenées à changer et ce assez rapidement je pense après l'adoption de la loi sur le mariage homosexuel.

Du coup, je me dit que la seule opposition valable qu'il puisse y avoir, c'est l'opposition religieuse, mais à cela, je réponds : on parle de changer des lois, pas des religions. la religion ne devrait même pas avoir son mot à dire, puisque la foi ne peut être qu'individuelle et non pas commune (petite précision : j'entends par là que chacun vit sa foi différemment, même si les principes sont les même pour tous)

Au plaisir de débattre à nouveau avec vous :)

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Re: Pétition conte le mariage homosexuel

Message non lu par Raistlin » mar. 13 nov. 2012, 17:42

Gehennam a écrit :Je réagirais en disant qu'une famille fondée sur un couple uni par l'Amour plutôt que par le mariage possède un socle tout aussi solide qu'une famille fondée sur le socle marital.
Mais le socle marital n'exclut pas l'amour, bien au contraire. Néanmoins, il est important de noter que l'amour ne saurait être le seul critère pour fonder un foyer. C'est ce genre de considération qui provoque les divorces en masse : dès que je pense ne plus aimer la personne (il y aurait tant à dire sur ce que signifie aimer !), alors je peux briser mon foyer.

Et puis, il faut noter que l'amour ne saurait justifier tout et n'importe quoi. Ainsi, l'amour sincère que deux personnes du même sexe peuvent se porter ne saurait signifier que leur union est équivalente à l'union de deux personnes du même sexe. Répétons-le encore et toujours : on ne battit pas une société sur des familles homosexuelles. Ça ne fait peut-être pas plaisir à entendre mais je ne connais pas une seule culture humaine ou la cellule de base n'est pas la famille, et la famille basée sur l'union d'un homme et d'une femme. Le mariage n'est donc pas une simple reconnaissance de l'amour entre deux personnes, il est la reconnaissance et l'encadrement de cette cellule à la base de la société. En sabordant l'idée qui est derrière cette cellule de base, notre société se saborde elle-même.

Alors, j’entends bien qu’en pratique, on ne voit pas trop quel mal ça pourrait faire. Après tout, les hétérosexuels pourront toujours se marier. Eh bien le mal le voici : il est dans l’absence de reconnaissance du mariage hétérosexuel, il est dans la relativisation de l’importance et du caractère unique de l’union durable d’un homme et d’une femme. Les idées peuvent faire beaucoup de mal. C’est une révolution anthropologique que l’on se propose de faire, et ça ne saurait être anodin.

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Re: Pétition conte le mariage homosexuel

Message non lu par Teano » mar. 13 nov. 2012, 18:02

Bonjour,

Je trouve l'interview de Mgr Atranella particulièrement pertinente : elle résume parfaitement les multiples impostures à l'oeuvre derrière le slogan "mariage pour tous". A commencer par les impostures sur le vocabulaire qui vident ou altèrent le sens des mots "mariage", "père", "mère", "couple" et "famille".
Le mariage n'est ni un contrat moral, ni un contrat d'amour : il est défini par le Code civil. C'est une union reconnue par la loi avec des droits et des obligations respectives : on ne lit aps aux mariés l'hymne à l'Amour" mais bien les articles du Code pour les informer sur les obligations légales qu'ils s'engagent à respecter. Ce sont les partisans du "MPT" qui veulent déplacer le débat -inexistant- du terrain du droit à celui de l'idéologie.

L'adoption et la PMA posent des problèmes en ce qui concerne notre droit civil mais aussi le droit international.

Curieusement, je trouve que les autorités religieuses ont relativement peu utilisés d'arguments fondés sur la religion mais comme l'a dit Mgr Atranella sur le droit, l'anthropologie et la psychologie.

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Re: Pétition conte le mariage homosexuel

Message non lu par Kerniou » mar. 13 nov. 2012, 18:21

Je trouve aussi la position de Mgr Anatrella très claire et ses arguments bien fondés.
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Re: Pétition conte le mariage homosexuel

Message non lu par Gehennam » mar. 13 nov. 2012, 18:33

Teano a écrit :Le mariage n'est ni un contrat moral, ni un contrat d'amour : il est défini par le Code civil. C'est une union reconnue par la loi avec des droits et des obligations respectives : on ne lit aps aux mariés l'hymne à l'Amour" mais bien les articles.
Ce qui signifie qu'en dehors de la loi, le mariage n'a aucune signification ? Aucun sens ? Alors pourquoi se marier ? Comme je l'ai dit, l'encadrement civil est une conséquence du mariage, et certainement pas sa source.
Raistlin a écrit :Mais le socle marital n'exclut pas l'amour, bien au contraire. Néanmoins, il est important de noter que l'amour ne saurait être le seul critère pour fonder un foyer. C'est ce genre de considération qui provoque les divorces en masse : dès que je pense ne plus aimer la personne (il y aurait tant à dire sur ce que signifie aimer !), alors je peux briser mon foyer.
Je n'ai pas dit le contraire. De plus, ne plus aimer une personne ne dégage pas des responsabilités générées par la relation brisée.
Raistlin a écrit :Et puis, il faut noter que l'amour ne saurait justifier tout et n'importe quoi. Ainsi, l'amour sincère que deux personnes du même sexe peuvent se porter ne saurait signifier que leur union est équivalente à l'union de deux personnes du même sexe.
Pourquoi leur relation ne serait-elle pas équivalente à une relation hétérosexuelle ?? L'amour est-il sexué ? n'est-il réellement amour que lors d'une relation hétérosexuelle ?
Raistlin a écrit :Répétons-le encore et toujours : on ne battit pas une société sur des familles homosexuelles. Ça ne fait peut-être pas plaisir à entendre mais je ne connais pas une seule culture humaine ou la cellule de base n'est pas la famille, et la famille basée sur l'union d'un homme et d'une femme. Le mariage n'est donc pas une simple reconnaissance de l'amour entre deux personnes, il est la reconnaissance et l'encadrement de cette cellule à la base de la société. En sabordant l'idée qui est derrière cette cellule de base, notre société se saborde elle-même.
Je répète que la base d'une société est l'individu, pas la famille. Je suis d'accord qu'une société ne se construira jamais durablement sur des familles homosexuelles, encore que si tout le monde était homosexuel et qu'aucune reproduction n'était donc possible, Dame Nature trouverait le moyen de nous faire nous reproduire.
Le mariage encadre la famille, nous sommes d'accord. Pour vous, la famille est la base de la société ? Je le conçois et ne vous en porte pas ombrage. Là où je ne vous rejoins pas, c'est quand vous dites que nous sabordons l'idée qui est derrière cette cellule. En effet, plutôt que de saborder, je trouve que c'est au contraire un renforcement de cette idée. Renforcement pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que les familles homosexuelles sont elles aussi des familles à part entière.
Raistlin a écrit :Alors, j’entends bien qu’en pratique, on ne voit pas trop quel mal ça pourrait faire. Après tout, les hétérosexuels pourront toujours se marier. Eh bien le mal le voici : il est dans l’absence de reconnaissance du mariage hétérosexuel, il est dans la relativisation de l’importance et du caractère unique de l’union durable d’un homme et d’une femme. Les idées peuvent faire beaucoup de mal. C’est une révolution anthropologique que l’on se propose de faire, et ça ne saurait être anodin.
C'est parce que vous considérez la relation homosexuelle comme différente (si ce n'est inférieure mais je ne m'avancerais pas à penser à votre place) de la relation hétérosexuelle.

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Re: Pétition conte le mariage homosexuel

Message non lu par Raistlin » mar. 13 nov. 2012, 19:01

Gehennam a écrit :Pourquoi leur relation ne serait-elle pas équivalente à une relation hétérosexuelle ?? L'amour est-il sexué ? n'est-il réellement amour que lors d'une relation hétérosexuelle ?
Mais pourquoi toujours tout ramener à l’amour ? C’est tout le danger du pseudo débat actuel : on brandit le mot amour comme si cela suffisait à légitimer tout et n’importe quoi. Encore une fois, un foyer ne se bâtit uniquement sur l’amour, même si c’est important.

Et si un frère et une sœur « s’aiment » et veulent se marier ? Et si un père et sa fille « s’aiment » et veulent se marier ?

Gehennam a écrit :Je répète que la base d'une société est l'individu, pas la famille.
Mais un individu ne fait pas « société » à lui tout seul par définition. La cellule de base de la société, qui à la fois permet son renouvellement et la croissance de ses membres, c’est bien la famille.
On peut prendre une analogie pour mieux comprendre : la base d’un corps vivant, c’est la cellule. Certes, vous pouvez descendre au niveau moléculaire pour identifier des composants plus simples et plus petits, mais c’est la cellule organisée qui est la base vivante et fonctionnelle de l’organisme.

Gehennam a écrit :Pour la simple et bonne raison que les familles homosexuelles sont elles aussi des familles à part entière.
Des familles à part entière ? Mais jusqu’à preuve du contraire, un enfant naît d’un homme et d’une femme, que cela nous plaise ou non. Alors, bien sûr qu’il existe des familles avec des parents du même sexe mais dire qu’il s’agit là de familles à part entière, c’est aller un peu vite en besogne. La question est vraiment de savoir ce que signifie avoir un père et une mère. Que signifient la notion de paternité et de maternité ? Le problème dans ce débat, et c’est bien ce que souligne l’Église, c’est que tout va trop vite : sous couvert de « bons » sentiments (l’amour, l’égalité, etc.), on refuse tout approfondissement et toute réflexion sérieuse.

Avec l’idéologie du gender dont le mariage homosexuel et l’homoparentalité ne sont que des excroissances, il y a une vraie remise en question du fondement anthropologique que constitue la nécessité de la différence et de la complémentarité des sexes. En gros, tout se vaut si c’est par « amour ».

Gehennam a écrit :C'est parce que vous considérez la relation homosexuelle comme différente (si ce n'est inférieure mais je ne m'avancerais pas à penser à votre place) de la relation hétérosexuelle.
Bien entendu qu’elle est différente ! Ça saute quand même aux yeux, non ? La relation homosexuelle refusant l’altérité et la complémentarité des sexes est stérile par nature. Le jugement de la nature est sans appel : par nature (et non par accident comme dans le cas de stérilité), deux hommes et deux femmes ne peuvent se reproduire. Nous aurions pu être comme les escargots et changer de sexe pour l’occasion mais ça n’est pas le cas. Donc oui, la relation homosexuelle est inférieure, non pas en raison de la qualité de l’amour donné (et encore, il y aurait beaucoup à dire), mais parce qu’elle n’est pas ouverte sur la vie, elle est irrévocablement repliée sur elle-même.

Et pour info, j’ai des tendances homosexuelles. Et j’ai « pratiqué » les relations homosexuelles pendant quelques années avant de devenir catholique. Non, je ne suis pas « homophobe » comme on dit. Juste réaliste.

Cordialement,
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Re: Pétition conte le mariage homosexuel

Message non lu par Teano » mar. 13 nov. 2012, 19:17

Bonsoir Gehennam,

Le mariage civil est en effet la source des obligations réciproques des époux : quand vous signez les registres, vous êtes cuits. La signification que vous y donnez en dehors de la loi peut être parfaitement intéressante, valable, belle et noble, elle n'en sera pas moins étrangère au sens du mot "mariage" dans notre droit civil.

Vous ne pouvez qualifier le fait pour 2 personnes de vivre sous le même toit de "mariage" (d'abord, ça s'appelle le concubinage).
Deux personnes qui entretiennent une relation amoureuse ne sont pas mariées par le seul fait du lien affectif ou sexuel qui les unit.
Deux conjoints peuvent ne plus s'aimer, cela ne dissout pas de facto leur mariage civil : le mariage est dissous par décision de justice (et portée sur l'acte de naissance des époux mais je ne sais pas si cela se fait encore).


La base de la société, c'est la relation avec l'autre, à commencer par le corps de l'autre sexe, pour accueillir la vie et la succession des générations. Donc oui, la famille est bien la base de la société. L'individu tout seul n'a plus qu'à se laisser mourir s'il n'entre pas en relation, voire en communion avec l'autre.

In Christo

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Re: Pétition conte le mariage homosexuel

Message non lu par Gehennam » mar. 13 nov. 2012, 20:00

Raistlin a écrit :Mais pourquoi toujours tout ramener à l’amour ? C’est tout le danger du pseudo débat actuel : on brandit le mot amour comme si cela suffisait à légitimer tout et n’importe quoi. Encore une fois, un foyer ne se bâtit uniquement sur l’amour, même si c’est important.

Et si un frère et une sœur « s’aiment » et veulent se marier ? Et si un père et sa fille « s’aiment » et veulent se marier ?
Je ramène à l'Amour puisque l'Amour est la base de la relation. Bien sûr qu'une relation ne se bâtit pas uniquement sur ce merveilleux sentiment. Mais considérer que l'Amour entre 2 êtres de même sexe est différent de l'Amour entre hétérosexuels est une aberration ! Après tout, peut être que les relations homosexuelles seront l'avenir de l'Humanité (attention ce n'est qu'une idée rien d'autre) mais dans ce cas là, la Nature se chargera de nous permettre de nous reproduire malgré tout. La Vie trouve toujours sont chemin :)

Le problème de la relation intra-familiale est la dégénérescence programmée du génôme humain qu'engendrent des générations de consanguinité. De plus, naturellement, les parents n'ont pas les même relations avec leurs enfants qu'ils auraient avec des personnes du même âge que leurs enfants. Personnellement, même si je suis entièrement détaché de mes enfants, ils restent une partie de moi.

Raistlin a écrit :Mais un individu ne fait pas « société » à lui tout seul par définition. La cellule de base de la société, qui à la fois permet son renouvellement et la croissance de ses membres, c’est bien la famille.
On peut prendre une analogie pour mieux comprendre : la base d’un corps vivant, c’est la cellule. Certes, vous pouvez descendre au niveau moléculaire pour identifier des composants plus simples et plus petits, mais c’est la cellule organisée qui est la base vivante et fonctionnelle de l’organisme.
Sauf que dans le cas de la société, un individu peut agir et influer sur l'évolution de la société de manière indépendante, ce que ne peut pas faire un atome. Donc la cellule de base de la société, c'est bien l'individu.

Raistlin a écrit :Des familles à part entière ? Mais jusqu’à preuve du contraire, un enfant naît d’un homme et d’une femme, que cela nous plaise ou non. Alors, bien sûr qu’il existe des familles avec des parents du même sexe mais dire qu’il s’agit là de familles à part entière, c’est aller un peu vite en besogne. La question est vraiment de savoir ce que signifie avoir un père et une mère. Que signifient la notion de paternité et de maternité ? Le problème dans ce débat, et c’est bien ce que souligne l’Église, c’est que tout va trop vite : sous couvert de « bons » sentiments (l’amour, l’égalité, etc.), on refuse tout approfondissement et toute réflexion sérieuse.
Je ne conteste pas l'aspect biologique de la naissance de l'enfant. Mais de nos jours, avec les familles mono-parentales, les relations homosexuelles post-paternité/maternité, doit-on réellement distinguer l'Homme de la Femme autrement que sur le plan biologique ?
Raistlin a écrit :Bien entendu qu’elle est différente ! Ça saute quand même aux yeux, non ? La relation homosexuelle refusant l’altérité et la complémentarité des sexes est stérile par nature. Le jugement de la nature est sans appel : par nature (et non par accident comme dans le cas de stérilité), deux hommes et deux femmes ne peuvent se reproduire. Nous aurions pu être comme les escargots et changer de sexe pour l’occasion mais ça n’est pas le cas. Donc oui, la relation homosexuelle est inférieure, non pas en raison de la qualité de l’amour donné (et encore, il y aurait beaucoup à dire), mais parce qu’elle n’est pas ouverte sur la vie, elle est irrévocablement repliée sur elle-même.
Ce n'est pas faux, mais un couple hétérosexuel peut également choisir de ne pas procréer et donc, de se replier sur elle-même de la même manière qu'un couple homosexuel
Raistlin a écrit :Et pour info, j’ai des tendances homosexuelles. Et j’ai « pratiqué » les relations homosexuelles pendant quelques années avant de devenir catholique. Non, je ne suis pas « homophobe » comme on dit. Juste réaliste.
Loin de moi l'idée de vous taxer d'homophobie :) Je respecte au contraire votre "combat" même si je le trouve parfaitement inutile puisque l'homosexualité et la religion ne sont pas à mes yeux incompatibles.

Le seul soucis que vous avez c'est que sous prétexte de vous soucier de l'avenir de la société, vous refusez quelque chose qui n'influera que peu (voire pas) sur ledit avenir. Comme je l'ai dit plus haut, la Nature et la Vie se chargeront de nous faire prospérer et évoluer de manière pérenne. Les sociétés doivent évoluer en même temps que les âges et que les mentalités, sinon, elle sont vouées à l'exctinction.

Refuser cette évolution, ce n'est donc pas oeuvrer pour la protection de la société ni même celle des individus.

Au plaisir

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