La transmission de la foi dans l'Enseignement catholique

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jean_droit
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Monseigneur Cattenoz : Renégocier le contrat avec l'Etat

Message non lu par jean_droit » mer. 05 sept. 2007, 13:23

Du Salon Beige :
..........

Enseignement sous contrat : le nouveau pavé de Mgr Cattenoz

Interrogé dans Pèlerin, Mgr Cattenoz, archévêque d'Avignon, s'exprime sur l'enseignement "catholique" :

"Victime de son succès, l'enseignement catholique a perdu son caractère propre. Les chefs d'établissement (...) contrôlent de plus en plus difficilement l'embauche des professeurs. Ceux que les académies nous envoient ne sont pas toujours correctement formés aux missions d'enseignement. En outre, nombre de directeurs reconnaissent eux-mêmes n'être pas croyants ou pratiquants. [P]ar esprit de consensus, les projets éducatifs des établissements se limitent en général au plus petit dénominateur commun: la transmission de valeurs comme le partage ou la tolérance. [L]e Christ doit être au centre de l'enseignement catholique".

Mais surtout, Mgr Cattenoz propose

"de plus souple, afin de laisser aux chefs de ces établissements plus de latitude dans le recrutement du personnel enseignant".

C'est un véritable pavé dans la mare, à l'opposé de ce que disait la semaine dernière le secrétaire général de l'enseignement sous contrat, Eric de Labarre. Renégocier le contrat avec l'Etat fait partie des tabous que personne n'ose remettre en cause, de peur de perdre les subsides y afférent, alors que la liberté (religieuse) est à ce prix.

L'archévêque soutient aussi l'idée que "les diocèses puissent accueillir des établissements où la proposition de foi soit plus poussée", ce qui n'a rien à voir avec un "repli identitaire [...] totalement contraire à l'Evangile: le Christ est celui qui s'ouvre à l'humanité tout entière". Dans le Monde de l'Education, il estime en outre qu'il faut "absolument dégraisser le mammouth de l'enseignement catholique".

Michel Janva

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Re: Monseigneur Cattenoz : Renégocier avec l'Etat un nouveau con

Message non lu par Boris » mer. 05 sept. 2007, 22:16

Je pense qu'il faut que l'Eglise transforme ses écoles sous contrat en école hors contrat :
- le contrat impose l'impossibilité de créer une classe s'il n'y a pas de création dans le publique
- de fermer une classe sil il y en a une qui ferme dans le public
- impose un personnel non croyant, voir anti-catholique
- impose un programme vide de contenu

En passant au hors contrat, l'enseignement catholique pourrait :
- ouvrir autant de classe que voulu (ou demandé par les parents ...)
- utiliser des méthodes d'enseignement qui fonctionnent réellement
- du point précédent découle la possibilité et obligation de former soi-même les professeurs, ce qui coûte mais est bénéfique quand aux méthodes et contenus de cette formation (regardez l'ILFM)
- recruter exclusivement du personnel croyant
- être réellement le prolongement de l'éducation familiale chrétienne
- imposer des temps de prières (dont la participation peut être facultative mais pas la proposition, comment faire envie de prier s'il n'y a jamais de prières ?) et nommant des aumôniers (cela encouragera certainement les vocations : comment donner envie d'être prêtre à un enfant qui n'en voit quasiment jamais ?)
...
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Re: Monseigneur Cattenoz : Renégocier avec l'Etat un nouveau con

Message non lu par Pyo » mer. 05 sept. 2007, 23:43

Revoir en profondeur l'enseignement catholique est aujourd'hui une nécessité: jamais il n'y a eu autant d'élèves dans le privé ou désireux de s'y rendre, et jamais l'enseignement religieux y a été autant absent ou négligé ... je sors moi-même d'un lycée catholique qui n'est certes pas exemplaire, mais qui proposait tout de mêmes des temps forts réguliers, une formation humaine et chrétienne obligatoire jusqu'à la première chaque semaine, une célébration annuelle obligatoire elle aussi (mais que n'y voyait-on pas, je n'oserais pas vous le dire). Et bien cela n'empêchait la présence d'un nombre conséquent de profs anticléricaux et qui tombaient sur l'Eglise à bras raccourçis.

L'exemple des lycées hors-contrat n'est à mon avis pas à suivre, ce sont en général des gouffres financiers pour les parents et l'enseignement y est souvent catastrophique.

Le problème doit se régler par le sommet: les écoles étant gérées par tutelle diocésaine ou congrégationniste, c'est à l'évêque ou aux responsables des ordres d'impulser une dynamique, de batailler avec les chefs d'établissements pour que l'enseignement catholique redevienne ce qu'il devrait être.
Dernière modification par Pyo le mar. 13 janv. 2009, 1:50, modifié 1 fois.

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Re: Monseigneur Cattenoz : Renégocier avec l'Etat un nouveau con

Message non lu par Boris » jeu. 06 sept. 2007, 7:04

Pyo a écrit :L'exemple des lycées hors-contrat n'est à mon avis pas à suivre, ce sont en général des gouffres financiers pour les parents et l'enseignement y est souvent catastrophique.
Ce sont les seules écoles à être véritablement confessionnelles et Catholiques.
C'est presque la constatation de Mgr Cattenoz : le privé sous contrat n'a de catholique que le nom.

Voyez votre témoignage : vous parlez de formation Humaine, pas de rencontre avec le Christ. Vous parlez d'une célébration mais vu ce que c'était, vous n'osez pas dire Messe.

C'est exactement ce que dit Mgr Cattenoz : les écoles dites catho sous contrat veulent transmettre des valeurs, pas la Foi du Christ.
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Re: Monseigneur Cattenoz : Renégocier avec l'Etat un nouveau con

Message non lu par Christophe » jeu. 06 sept. 2007, 7:33

N'empêche, Boris : le coût de l'éducation hors-contrat la place d'emblée au-dessus des moyens d'une grande partie de la population... C'est pour cela que les catholiques devraient à mon avis se mobiliser pour une plus grande liberté d'éducation, par exemple par la mise en place du chèque scolaire...

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Re: Monseigneur Cattenoz : Renégocier avec l'Etat un nouveau con

Message non lu par Boris » jeu. 06 sept. 2007, 7:51

Christophe a écrit :N'empêche, Boris : le coût de l'éducation hors-contrat la place d'emblée au-dessus des moyens d'une grande partie de la population... C'est pour cela que les catholiques devraient à mon avis se mobiliser pour une plus grande liberté d'éducation, par exemple par la mise en place du chèque scolaire...
Et pourquoi l'aide verser (ou non) aux familles dans le cadre du public ne le serait pas dans le cadre du hors contrat ?

Voyez votre argument : l'argent !

Il existe une association d'aide aux familles pour qu'elles puissent mettre leurs enfants dans le privé hors-contrat.
Si ce n'est qu'une question d'argent, alors ce n'est rien. Un tel problème, aussi bassement matériel peut se résoudre. Il suffit de s'y plonger.
Si l'argent mis dans le catho sous-contrat par l'Eglise passe dans le catho hors-contrat, voilà déjà une part.

Ensuite, il faut sortir du rêve idiot qui fait que "c'est gratuit". Tout a un coût. C'est surement responsabilisé les parents que leur demander une participation.

Enfin, les laïcards parlent à qui veut les entendre de séparation des Eglises et de l'Etat ... sauf en matière d'enseignement et d'éducation où l'Etat s'autorise l'ingérance dans l'enseignement que l'Eglise propose.
Soyons cohérents : demandons la séparation des Eglises et de l'Etat même dans les écoles !

D'autre part, sur les coûts, ce ne sont pas les écoles hors-contrat qui font vivre l'industrie du livre scolaire. Enfin, ces écoles ne font vivre que certains manuels mais pendant de longue périodes car ces écoles ne s'amusent pas à changer de manuel scolaire tous les 4 matins.
Ainsi lorsqu'un enfant quitte l'école, ses livres peuvent soient servir à ses frères et soeurs, soient alimenter un fond au sien de l'école pour permettre à d'autres enfants d'avoir un livre à moindre coût, voir prêter par l'école.
UdP,
Boris

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Re: Monseigneur Cattenoz : Renégocier avec l'Etat un nouveau con

Message non lu par Christophe » jeu. 06 sept. 2007, 8:08

Salut Boris
Boris a écrit :Et pourquoi l'aide verser (ou non) aux familles dans le cadre du public ne le serait pas dans le cadre du hors contrat ?
Cela se rapproche précisément du principe du "chèque scolaire". Le problème c'est qu'il faut que l'État accepte...
Voyez votre argument : l'argent !
Argument certes bassement matériel, mais l'argent est très souvent le nerf de la guerre...
Il existe une association d'aide aux familles pour qu'elles puissent mettre leurs enfants dans le privé hors-contrat.
Tant mieux. Mais cette association a certainement des ressources limitées et n'est sans doute pas subventionnée par l'État. Ce n'est pas la même chose d'aider quelques dizaines de familles et d'aider quelques centaines de milliers de familles.
Si ce n'est qu'une question d'argent, alors ce n'est rien. Un tel problème, aussi bassement matériel peut se résoudre. Il suffit de s'y plonger.
Yaka Fokon...
Si l'argent mis dans le catho sous-contrat par l'Eglise passe dans le catho hors-contrat, voilà déjà une part.
Oui, c'est une part. Mais une part qui est loin de couvrir la totalité : il n'y a qu'à voir la différence de coût entre le catho sous-contrat et le catho hors-contrat (même aidé par l'Eglise).
Ensuite, il faut sortir du rêve idiot qui fait que "c'est gratuit". Tout a un coût. C'est surement responsabilisé les parents que leur demander une participation.
Bien sûr. Tous les parents qui mettent leurs enfants dans le privé sous-contrat le savent : ce n'est pas gratuit. Mais les écoles hors-contrats sont, pour l'heure, très au-dessus des moyens des foyers les plus modestes et même d'une large frange de la classe moyenne.
Enfin, les laïcards parlent à qui veut les entendre de séparation des Eglises et de l'Etat ... sauf en matière d'enseignement et d'éducation où l'Etat s'autorise l'ingérance dans l'enseignement que l'Eglise propose.
Soyons cohérents : demandons la séparation des Eglises et de l'Etat même dans les écoles !
Tout à fait d'accord : vive la vraie liberté d'éducation.
D'autre part, sur les coûts, ce ne sont pas les écoles hors-contrat qui font vivre l'industrie du livre scolaire. Enfin, ces écoles ne font vivre que certains manuels mais pendant de longue périodes car ces écoles ne s'amusent pas à changer de manuel scolaire tous les 4 matins.
Ainsi lorsqu'un enfant quitte l'école, ses livres peuvent soient servir à ses frères et soeurs, soient alimenter un fond au sien de l'école pour permettre à d'autres enfants d'avoir un livre à moindre coût, voir prêter par l'école.
C'est une bonne politique, respectueuse de l'argent de la famille.

Bien à vous
Christophe
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Re: Monseigneur Cattenoz : Renégocier le contrat avec l'Etat

Message non lu par jean_droit » jeu. 06 sept. 2007, 10:57

Bonjour à tous,
D’abord une anecdote :
Monseigneur Cattenoz a raconté qu’il avait été scandalisé par le fait qu’un cours d’éducation sexuelle parlant de l’avortement, je crois, avait été prévu le Jeudi Saint. On peut penser qu’il s’agit d’une coïncidence, on peut penser, aussi, le contraire.
Sur l’enseignement catholique, il me semble qu’il faut faire feu de tous bois.
Le but est qu'il soit "catholique". La bonne blague !
Pour ce qui est des établissements sous contrat les évêques pourraient y mettre le bout de leur nez. Ils pourraient s’assurer qu’il y a un projet de formation chrétienne dans chaque établissement. Ils pourraient demander aux aumôniers d’être plus présents … Je ne sais. Il y a sûrement quelque chose à faire. Je suppose que le contrat d’association n’est pas aussi léonin qu’il peut sembler. Je ne sais si le « laïcisme virulent » a pollué les écoles catholiques.
Les parents chrétiens pourraient être incités à vérifier le contenu de la formation et de l’accompagnement chrétien. Les curés pourraient les inciter à le faire.
Dans un certain nombre de cas cela devrait donner quelques résultats.
L’idée de monseigneur Cattenoz est sûrement la bonne mais elle n’est pas partagée par tous les évêques. Les évêques de France ont créé une commission sur le sujet. Tout est dit.
Pour ce qui est de l’enseignement hors contrat le problème des frais de scolarité est important mais il est, sans doute possible de tenter de les abaisser : Prêt de locaux par les évêchés, utilisation de bénévoles autant que faire se peut, certains cours donnés par des prêtres ou des sœurs ….
Et même aide financière des évêchés.
Enfin il y a la solidarité entre les différents parents.
Dans les années 50 mes parents payaient des frais de scolarité deux fois plus importants que pour les enfants de parents modestes. Cela, d’ailleurs, ne leur posait aucun problème. Même non religieux, ils comprenaient très bien …

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Soutenons le combat de monseigneur Cattenoz

Message non lu par jean_droit » jeu. 06 sept. 2007, 12:43

Sur le blog de Patrice de Plunkett je vois l'information suivante et ses commentaires.

Cela confirme ce que je disais dans mon message précédent.

Espérons que les évêques feront bloc derrière monseigneur Cattenoz et qu'ils "en auront" et qu'ils ne feront pas comme d'habitude : Laisser nos Papes "faire le sale boulot" sur les "sujets délicats". Ou botter en touche ....

........

L'ETRANGE ATTAQUE ANTI-CATTENOZ

"L'Education nationale comme les parents d'élèves savent bien que tous les évêques ne partagent pas l'avis de Mgr Cattenoz", a déclaré au Pèlerin (selon les dépêches) "le secrétariat général de l'enseignement catholique".

Ce qui reviendrait à prétendre qu'une partie des évêques rejetteraient des choses vitales, et (notamment) que le Christ soit au centre de l'enseignement catholique - comme le demande Mgr Cattenoz ! Rejet évidemment impensable.

Cette réaction du "secrétariat général " contre l’évêque d’Avignon est donc aberrante. L'appareil de l'enseignement catholique attaquant un évêque, et à l'aide d'un argument insoutenable !

Je me permets de poser la question : de qui cette déclaration émane-t-elle en réalité ? On serait surpris que ce soit du nouveau secrétaire général, Eric de Labarre, qui vient d’entrer en fonction et déclarait avec humour au Monde, le 31 août : "Je suis un vieil aristo [53 ans], petit hobereau étiqueté à droite, chevalier de l’ordre du Saint-Sépulcre, avec un fils séminariste chez les traditionalistes… C’est comme ça. J’assume parfaitement ce que je suis et ce qu’on m’a transmis, en essayant de le magnifier". Labarre précisait n’avoir "jamais été en consonance avec les intégristes’’ et s’efforcer d’être "un chrétien dans la cité" ; il prônait judicieusement "une réactivation du modèle contractuel entre les établissements et l’Etat".

C’est de la nature de cette réactivation qu'il va falloir parler, comme Mgr Cattenoz ne cesse de le démontrer. Dans cette tâche de redéfinition, Eric de Labarre pourra compter sur le soutien chaleureux de très nombreux parents. Mais pas des secteurs fossiles du vieil appareil catholique français (les "coquilles vides", disait Josef Ratzinger)... Peut-être vont-ils s'évertuer à mettre Labarre en porte-à-faux, comme le coup de la déclaration anti-Cattenoz paraît l’annoncer ?

PS/ On saura jeudi - à la parution du numéro du Pèlerin - qui a signé la déclaration du "secrétariat". Si elle restait anonyme, comme la tournure de la dépêche paraît l'indiquer, le procédé serait effarant.

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Re: Monseigneur Cattenoz : Renégocier le contrat avec l'Etat

Message non lu par Boris » jeu. 06 sept. 2007, 21:04

La réponse à l'encontre de Mgr Cattenoz est : "catholique veut dire universel, donc accuillir tout le monde".
Entendu sur Radio Notre Dame dans la bouche d'une directrice de CFP (IUFM pour le privé sous contrat).

Ce à quoi la présidente de l'ILFM a répondu que ce n'était une raison pour affadir l'enseignement.

En fait, les opposants de Mgr Cattenoz :
- tentent une campagne de diabolisation de cet Archevêque, notamment en prétendant que d'autres Evêques sont contre ses idées. Pas de noms, comme par hasard. La dernière fois qu'un évêque en France en a critiqué ouvertement d'autres, cela lui a couté sa place à la CEF : il n'est plus évêque en France ( souvenez-vous, il était à Evreux ...)
- ont des discours qui datent 50ans, proposant de cacher le plus possible qu'ils sont chrétiens, voir même le cacher à Dieu lui-même en priant plus, encore moins dans et par la Liturgie
- n'ont pas d'arguments solides comme le montre Patrice de Plunkett

En fait, il semble que ces opposants sont les derniers rangs des progressistes qui n'arrivent pas faire avancer leurs idées et donc sont contre pour être contre avant de réfléchir à ce qu'ils disent.
J'ai entendu l'un d'entre eux ce matin sur Radio Notre Dame, lorsque le journaliste lui demande s'il est contre le fait de replacer le Christ au centre, il répond oui et il le justifie en disant que l'on ne peut pas parler de Jésus à tous les jeunes, notamment les musulmans et que vouloir le refaire serait un repli communautariste. Ce que Plunkett démontre comme impossible par un chrétien authentique (qui voit en tous une parcelle divine et un prochain à secourir)
UdP,
Boris

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Défendons et soutenons monseigneur Cattenoz

Message non lu par jean_droit » mar. 11 sept. 2007, 21:45

Dans "Liberté politique" via le forum catholique :

http://www.libertepolitique.com/public/ ... rales.html

Le combat de monseigneur Cattenoz doit être le notre.

Il en va de l'avenir de l'Eglise de France.

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Re: Défendons et soutenons monseigneur Cattenoz

Message non lu par Boris » mer. 12 sept. 2007, 10:56

Il en va de l'avenir de la France tout court : l'avenir de l'enseignement de manière générale.
UdP,
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Re: Ah ! qu'en termes écclésiastiques tout cela est dit

Message non lu par jean_droit » jeu. 20 sept. 2007, 6:28

Bonjour à tous !
J'ai piqué, dans le forum catholique, le texte suivant de l'évêque de Lille.
J'avoue avoir toujours eu de la répulsion pour ces textes qui, au fond, ne veuillent rien dire.
Pour moi c'est, au delà des mots, une justification de la politique du "ne rien faire".
Encore, à base de "bons sentiments" et de paroles nuancées, un superbe exercice de conservatisme.
Vive monseigneur Cattenoz ... mais rares sont ceux qui veulent naviguer au large !
Cap sur l'école catholique qui est catholique !


............

Lettre de Mgr Defois aux enseignants et à tous ceux qui travaillent dans l'Enseignement Catholique

Chers amis,


C’est déjà la rentrée !
J’espère que les mois d’été ont été pour chacun de vous un vrai temps de ressourcement en famille ou entre amis, et que vous êtes prêts à entamer maintenant cette nouvelle année scolaire.
En ce temps de retour, je tiens à vous saluer et à souhaiter la bienvenue aux enseignants, parents d’élèves et personnels divers qui rejoignent nos écoles, nos collèges et nos lycées.
Vous savez l’attachement que je porte à l’enseignement catholique. Je voudrais que vous sachiez bien que vous y avez chacun votre place. Pour servir au mieux les enfants et les jeunes qui nous sont confiés par leurs familles, nous avons besoin les uns des autres.

Si cette année sera marquée par une « ponctuation » de la démarche des Assises commencée il y a 4 ans, elle ne sera cependant pas une année creuse ! Tout ce qui s’est recherché, mis à jour, espéré, expérimenté durant les premières étapes des Assises doit maintenant prendre corps et s’enraciner durablement dans la vie de nos établissements. Il me semble que nous sommes invités à faire cette année quelques passages…

Nos établissements n’ont pas seulement besoin d’excellents enseignants, de personnels hautement qualifiés et de parents sur-engagés ! La crédibilité de l’Enseignement Catholique est liée à son animation par des équipes qui témoignent d’un « autrement » de la vie et qui attestent, dans le quotidien, que l’être humain ne se résume pas à la consommation et à la course à la réussite. Dans les établissements et entre établissements : travaillons à faire vivre ces équipes ! C’est un premier passage auquel je vous invite.

Notre société nous a appris qu’il faut « atteindre des objectifs », comme si les résultats suffisaient à donner du sens à la vie ! Tout le système scolaire est construit en ce sens là. L’expérience de nombreux jeunes et adultes en souffrance montre cependant bien la limite d’une telle conception. Être sans cesse tendu vers un but à atteindre risque d’empêcher d’acquérir le goût de vivre. La qualité comptable des objectifs qu’on se donne ne suffit pas à rendre l’existence valable. Il nous revient, dans l’école catholique, d’apprendre aux enfants et aux jeunes le goût d’exister, l’extraordinaire de la vie, l’émerveillement d’être là. Ouvrir à la gratuité, c’est le second passage auquel je vous invite. Elle peut conduire sur le chemin de la transcendance. Je veux dire la découverte d'un bonheur et d'un prix de la vie.

Je rêve que, tout en étant des « laboratoires d’humanité » comme je vous le disais dans une précédente lettre, nos établissements deviennent aussi des « écoles de la foi ». Mais entendons nous bien ! Je rêve qu’au travers de la rencontre de leurs équipes éducatives, des pédagogies mises en œuvre, les jeunes qui nous sont confiés puissent apprendre de nous la foi en la vie et en l’Homme. La chance de l’Enseignement Catholique, c’est de pouvoir mettre en débat, dans le cadre même de nos institutions, dans une saine laïcité que nous ne confondons pas avec un silence qui laisse la porte ouverte à toutes les dérives, à la neutralisation des repères, les questions essentielles du sens de la vie. Paul VI disait avec justesse que « l'homme moderne écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou s'il écoute les maîtres, il le fait parce que ce sont des témoins." . Je vous invite entre adultes, mais aussi avec les écoliers, les collégiens et lycéens, à risquer de dire ce qui vous fait vivre, en quoi et comment vos convictions éclairent votre manière d’être et d’agir, comment elles sont pour vous une bonne nouvelle. Non pas pour qu’ils se rallient à ce que vous croyez ou ne croyez pas, mais pour que chacun, dans un dialogue ouvert, puisse construire sa propre cohérence, et à devenir toujours de plus en plus libre. Vous irez voir, dans l’évangile, comment le Christ préfère la liberté de ceux qu’il rencontre aux réponses qu’ils peuvent lui donner. C’est cette passion là qui doit nous animer : le goût de rendre libre. Risquer le dialogue entre générations, c’est le troisième passage que je vous propose de faire.

Aussi étrange que cela puisse paraître, je n’attends pas que l’école catholique « fabrique » des jeunes chrétiens, mais des hommes et des femmes de dialogue et d’ouverture, puisant chez leurs maîtres de quoi se construire, construisant auprès d’eux leur unité, s’habitant de plus en plus eux-mêmes. C’est à cette condition-là qu’ils pourront peut-être - je m’en réjouirais – s’ouvrir à l’étonnante modernité du Christ.
Tous ces temps ci, dans le cadre des nouvelles orientations de la catéchèse en France, vous allez beaucoup entendre parler de « la première annonce » de la foi. Redisons-le : les formules dogmatiques et les réglementations éthiques ne rendront jamais le Christ présent dans l’aujourd’hui du monde. La foi chrétienne se fonde toujours sur la qualité et la densité de ce qui se vit ici et maintenant, sur ce qui sera vécu à la lumière du message évangélique et sous l’inspiration de son Esprit. Rendre lisibles et crédibles dans vos pratiques éducatives l'amour et la fraternité que nous recevons de l'évangile, dans les choix pédagogiques, économiques, éducatifs, c’est le quatrième passage que je vous invite à faire.

Nous avons la belle mission de « mettre des jeunes au monde ». Fidèle aux orientations de l’Education Nationale, l’enseignement catholique s’engage pour sa part à développer dans les établissements une véritable éducation au développement durable. Il pourrait s’agir d’un effet de mode si ce projet n’était pas sous-tendu par une profonde conviction que la terre nous est confiée. L’engagement de nos établissements dans des projets avec des partenaires divers dira très concrètement quelque chose de notre foi dans le devenir de l’humanité. Je ne peux que vous encourager à rejoindre le projet « terre d’enjeux » initié cette année par l’UGSEL. Il mettra notre école catholique en phase avec les grandes questions de société. C’est bien au coeur des réalités de son temps que le Christ se situait et invitait ses disciples à l’accompagner. Dans notre société sécularisée, au nom d’un « Dieu qui a aimé cette terre » , il devient plus urgent que jamais d’apprendre aux enfants et jeunes de nos établissements à collaborer étroitement avec tous ceux, incroyants ou inscrits dans d’autres traditions religieuses, et à s’engager activement à rendre notre humanité plus juste et plus fraternelle, à devenir des citoyens du monde. Etre inventifs pour rendre les jeunes acteurs du devenir de la société, leur permettre d’être partenaires du développement, c’est le cinquième passage que vous pourriez tenter…et c’est alors que nous aurons accompli notre mission.

Tous ces passages appellent une réflexion, l’audace de faire la vérité sur ce que nous vivons, et le goût de l’aventure. Vous ne pourrez pas tout vivre tout de suite. Ces passages nécessitent du temps et des relectures régulières : l’Enseignement Catholique dans notre diocèse a de beaux jours devant lui.
Mon équipe et moi-même sommes proches et disponibles, vous le savez bien.
Je vous souhaite une bonne année scolaire.

+ Gérard DEFOIS.

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Re: Monseigneur Cattenoz : Renégocier le contrat avec l'Etat

Message non lu par Boris » jeu. 20 sept. 2007, 15:49

"Aussi étrange que cela puisse paraître, je n’attends pas que l’école catholique « fabrique » des jeunes chrétiens"

Alors pourquoi être Chrétien, ou pire Evêque ? Si l'Evangélisation n'est pas son objectif, si le salut des âmes qui lui sont confiés ne le soucie pas plus que cela, quel est le sens de son sacerdoce ?
UdP,
Boris

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Re: Lentement on progresse

Message non lu par jean_droit » mar. 25 sept. 2007, 12:53

Lu dans le Salon Beige :

http://www.lesalonbeige.blogs.com/

Commentaire personnel :

Autant que je sache monsieur Eric de Labarre est un catholique convaincu.

Il est heureux que ce soit lui qui soit à la tête de l'Enseignement Catholique.

Il fait ce qu'il peut dans un esprit "d'ouverture".

On n'est pas encore conforme aux voeux de monseigneur Cattenoz mais on avance ...

..........

Le privé sous contrat, Mgr Cattenoz et le hors-contrat

Selon Le Figaro, Éric de Labarre, secrétaire général de l'enseignement catholique sous contrat, tient à prendre une certaine distance vis-à-vis des récents propos de Mgr Cattenoz, l'archevêque d'Avignon, qui estime que la dimension catholique des établissements privés tombe "en déliquescence" :

"Nous devons être ouverts à tous les jeunes, quelles que soient leurs convictions religieuses. En revanche, tous les établissements doivent faire une proposition d'éveil à la foi".

L'école catholique est évidemment ouverte à tous, mais ceux qui font le choix d'y inscrire leurs enfants ne devraient pas avoir en outre à faire le choix de la participation à la "catéchèse". L'"éveil à la foi" ne devrait pas être une proposition mais être constitutive de l'enseignement catholique. En outre, et le sujet est lié, le reste de l'enseignement devrait être imprégné de culture chrétienne.

Éric de Labarre estime par ailleurs que "20 000 à 30 000 élèves" sont scolarisés dans des établissements catholiques hors contrat car leurs familles estiment insuffisante la formation chrétienne dans l'enseignement catholique. Il juge :

"C'est un signal d'alerte qu'il faut écouter, mais le repli sur soi n'est pas la solution."

Cette critique est facile : en quoi vouloir donner à son enfant un enseignement catholique est-il un replis sur soi ?

Michel Janva

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