À propos du pseudo-mariage homosexuel

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mgls
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À propos du pseudo-mariage homosexuel

Message non lu par mgls » ven. 21 mai 2004, 22:04

Dans l'éditorial de l'Aquitaine du vendredi 21 mai, l'Archevêque de Bordeaux prend clairement position sur la question du "mariage" des personnes homosexuelles.

Mariage homosexuel ? Pourquoi non.

Monsieur Noël Mamère célèbrera-t-il en sa mairie de Bègles un mariage de deux personnes homosexuelles, le 5 juin prochain ? Cela est-il conforme au Code civil ? Ces questions ont alimenté les articles des journaux et les conversations depuis quelques semaines. Elles ne sont pourtant pas les plus importantes. Car la question de fond est bien celle-ci : notre société peut-elle reconnaître l'union de deux personnes homosexuelles (et éventuellement d'autres formes d'union) comme un "mariage" ?

Certains militent pour cette reconnaissance. Ils dénoncent comme discriminatoire la volonté du législateur et éventuellement d'une société de ne reconnaître que le mariage hétérosexuel. Ils qualifient celui-ci de "traditionnel", de "bourgeois". Ils le considèrent comme une option parmi d'autres choix possibles. La loi civile ne doit-elle pas tenir compte de l'évolution des mœurs, l'entériner et parfois l'anticiper dans l'opinion publique ?

Je dois dire mon désaccord avec cette façon de voir. Même s'il y aura toujours une distance entre l'expression des valeurs d'une société et ce qu'en codifie la loi civile, celle-ci doit renvoyer à la symbolique, à la culture et à la vision de l'homme dont cette société est porteuse. Or, sur ce point, notre société ne saurait mettre sur le même plan l'union d'un homme et d'une femme, ouverte sur la naissance de nouveaux êtres, avec celle de deux semblables, qui ne l'est pas. En effet, si notre société donne tant d'importance au mariage d'un homme et d'une femme, ce n'est pas simplement pour prendre acte de la constitution d'un couple (dans ce cas, pourquoi alors le refuser socialement aux personnes homosexuelles ?) mais c'est parce que le mariage assure également le renouvellement des générations, la lisibilité de la filiation et de la parenté et apporte de la sécurité aussi bien aux adultes qu'aux enfants issus de leur union, ce qui n'est pas le cas d'une union entre personnes du même sexe.

Certains objecteront qu'il devrait y avoir possibilité d'adoption pour des personnes homosexuelles. Si le mariage concerne tant la filiation, on ne sera pas surpris que cette question de l'adoption arrive très vite dans le débat. Or, il faut le dire : un enfant qui est né de l'union d'un homme et d'une femme a besoin d'un père et d'une mère. Pour structurer sa propre personnalité, il faut qu'interviennent auprès de lui image paternelle et image maternelle. Répondre qu'il suffit qu'un enfant se sente aimé n'est pas satisfaisant. L'enjeu éducatif est autrement exigeant. En effet, il faut aussi savoir dans quelle structure relationnelle un enfant doit être placé pour se développer. Le bien de l'enfant doit primer sur le désir d'enfant de ceux qui souhaiteraient être "parents".

Dire ceci, est-ce faire preuve de discrimination vis-à-vis de personnes ou tout simplement rappeler un principe de réalité ? Le Catéchisme de l'Eglise catholique nous rappelle que les personnes présentant des tendances homosexuelles foncières "doivent être accueillies avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste." (n° 2358) Mais il n'y a rien de discriminatoire à rappeler que ce sont des hommes et des femmes qui se marient, qui conçoivent, éduquent et adoptent des enfants.

Quand l'Eglise intervient dans ce domaine, ce n'est pas pour défendre une éthique étroitement confessionnelle mais pour soutenir les principes fondateurs de la vie sociale elle-même. Tout ne contribue pas à renforcer le lien social. Il y a des choix à faire et des points de repère structurants à rappeler. De façon paradoxale, ce débat sur le "mariage homosexuel" peut être l'occasion d'approfondir et de réaffirmer nos convictions sur le mariage, son importance et sa place dans notre société. En effet, celui-ci a plus besoin aujourd'hui d'être soutenu que fragilisé.

Monseigneur Jean-Pierre RICARD
Archevêque de Bordeaux
Evêque de Bazas

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"France, qu'as-tu fait de ton baptême ?" Jean-Paul II (Le Bourget - 1er juin 1980)

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Mariage homosexuel et altérité sexuelle

Message non lu par mgls » lun. 31 mai 2004, 0:10

Christine Boutin, Députée des Yvelines, Présidente du Forum des Républicains Sociaux, a déclaré au cours de l’émission d’Evelyne Thomas, sur RMC, que « l’homme et la femme ne sont pas interchangeables », à propos de la demande de mariage de la part de certains homosexuels.

« Envisager le mariage homosexuel ? Pourquoi pas ! », a ironisé Christine Boutin, lors d’un débat sur RMC, ce mardi 25 mai, « mais il faut alors savoir à quoi l’on s’engage : à supprimer la valeur symbolique du mariage qui fonde la cohésion sociale sur l’altérité et la différenciation des sexes ». « Un homme n’est pas interchangeable avec une femme », a précisé la Députée des Yvelines, « égaux en droit, l’homme et la femme sont différents, et c’est cette altérité qui est à la base du fonctionnement de notre société et de ses institutions ».

L’équation « un homme = une femme » fonctionne en matière d’égalité de dignité et de droits, mais pas en termes ni génétique, ni symbolique, ni institutionnel, précise la Présidente du Forum des Républicains Sociaux, qui se bat pour l’égalité des sexes sans pour autant les confondre. « Une société se construit par la complémentarité des différences et non sur la confusion des genres ».


[align=center]Image[/align]
[align=center] http://forum.laparoleestavous.fr [/align]
Dernière modification par mgls le dim. 19 juin 2005, 22:47, modifié 1 fois.
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Les conséquences du libéralisme moral

Message non lu par FMD » lun. 31 mai 2004, 12:53

Ce qui m'inquiète le plus avec ces revendications au sujet du mariage homosexuel, c'est que je suis conscient que fatalement le gouvernement - quel qu'il soit - cédera. La meilleure preuve est que le gouvernement actuel était violemment opposé au PACS il y a quelques années alors qu'il propose maintenant de le renforcer ! On assiste à une véritable libéralisation des mœurs qui passera ensuite probablement par l'adoption pour les couples homosexuels et peut-être même par l'abrogation du mariage civil, qui n'a de toutes façons plus aucune valeur aux yeux de la majorité des Français. Je ne voudrais pas être une Cassandre mais une telle société basée sur l'individualisme et la débauche affective a-t-elle encore un avenir ? Je vais même aller plus loin, peut-on encore parler de liberté dans une société amorale ?

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L'impossible mariage homosexuel

Message non lu par mgls » mer. 02 juin 2004, 19:12

Attendu les articles 75 et 144 du code civil, je demande que Noël Mamère, maire de Bègles, soit "révoqué" s'il passe outre la loi en procédant au mariage de deux hommes.
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Re: L'impossible mariage homosexuel

Message non lu par Vincent » mer. 02 juin 2004, 19:14

mgls a écrit :Attendu les articles 75 et 144 du code civil, je demande que Noël Mamère, maire de Bègles, soit "révoqué" s'il passe outre la loi en procédant au mariage de deux hommes.
Voir le site Légifrance, les textes disponibles sur ce site font force de loi au même titre que le Journal Officiel

Article 75
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/Un ... rcv&art=75
L'officier de l'état civil interpellera les futurs époux, et, s'ils sont mineurs, leurs ascendants présents à la célébration et autorisant le mariage, d'avoir à déclarer s'il a été fait un contrat de mariage et, dans le cas de l'affirmative, la date de ce contrat, ainsi que les nom et lieu de résidence du notaire qui l'aura reçu. Si les pièces produites par l'un des futurs époux ne concordent point entre elles quant aux prénoms ou quant à l'orthographe des noms, il interpellera celui qu'elles concernent, et s'il est mineur, ses plus proches ascendants présents à la célébration, d'avoir à déclarer que le défaut de concordance résulte d'une omission ou d'une erreur.
Il recevra de chaque partie, l'une après l'autre, la déclaration qu'elles veulent se prendre pour mari et femme : il prononcera, au nom de la loi, qu'elles sont unies par le mariage, et il en dressera acte sur-le-champ.
et article 144

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/Un ... cv&art=144
L'homme avant dix-huit ans révolus, la femme avant quinze ans révolus, ne peuvent contracter mariage.

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Le mariage catholique

Message non lu par mgls » ven. 04 juin 2004, 13:58

Un site intéressant

http://mariage_catholique.site.voila.fr
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Communiqué du CPDH

Message non lu par mgls » ven. 04 juin 2004, 15:35

EGALITE OUI - CONFUSION NON

Le Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine - en accord avec la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme - se prononce pour le respect de tout être humain, " sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, … ". Il dénonce ainsi les agressions verbales et physiques de nature raciste, antisémite ou homophobe qui se développent de manière inquiétante.

Sur l'affaire de Bègles
Le CPDH dénonce l'utilisation à des fins politiques et partisanes de la confusion morale sous couvert de suivre une certaine conception de l'évolution sociale. Alors que de tous côtés on souligne que la crise des Institutions a avec des répercussions graves sur la fracture sociale dans notre pays, quel message faisons-nous passer, notamment à notre jeunesse, lorsqu'un Officier d'Etat Civil, cautionné par des partis politiques, annonce son intention de violer publiquement la loi ?

Sur le " mariage " homosexuel
Le CPDH souscrit à la déclaration de M. Jospin : " Le mariage est, dans son principe et comme institution, " l'union d'un homme et d'une femme ". Cette définition n'est pas due au hasard. Elle renvoie non pas d'abord à une inclination sexuelle, mais à la dualité des sexes qui caractérise notre existence et qui est la condition de la procréation et donc de la continuation de l'humanité. C'est pourquoi la filiation d'un enfant s'est toujours établie par rapport aux deux sexes. Le genre humain n'est pas divisé entre hétérosexuels et homosexuels - il s'agit là d'une préférence - , mais entre hommes et femmes ". La " préférence " n'est pas la nature ; elle ne justifie pas d'être institutionnalisée. Il n'est pas discriminatoire de traiter inégalement des choses inégales.
Si le droit ne doit pas être confondu avec la morale, il ne doit pas non plus être réduit à " un outil de gestion des désirs privés", comme le disait la sociologue Irène Théry au moment des débats sur le Pacs.

Sur l' " ordre moral " homosexuel
Le CPDH affirme le droit à la liberté d'expression pour ceux et celles qui ont la conviction que la pratique homosexuelle n'est pas un facteur d'épanouissement ni d'équilibre des personnes. Il condamne la confusion entretenue sur des termes comme l'homophobie : l'évaluation morale du comportement homosexuel reste nécessaire voire indispensable. Porter atteinte au droit de considérer que l'homosexualité n'est pas bonne et le droit de pouvoir le dire, c'est porter atteinte à la liberté de conscience et à la liberté d'expression.

Strasbourg - le 04 juin 2004

CPDH
Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine
BP 261 - 67021 STRASBOURG Cedex 1
Courriel : Avertir@aol.com

Le CPDH regroupe des chrétiens issus de toute la mouvance protestante et a pour objet de promouvoir le respect de la dignité humaine, la défense et la protection des droits et des devoirs de l'enfant, de la femme, et de l'homme d'une manière générale ainsi que la protection du droit à la vie de tout être humain, de sa conception jusqu'à sa mort naturelle.
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référendum au sujet du PACS fédéral en Suisse

Message non lu par mc » jeu. 02 sept. 2004, 19:00


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Rolando
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Sur le texte de Mgr Ricard

Message non lu par Rolando » sam. 04 sept. 2004, 14:10

Quand l'Eglise intervient dans ce domaine, ce n'est pas pour défendre une éthique étroitement confessionnelle mais pour soutenir les principes fondateurs de la vie sociale elle-même. Tout ne contribue pas à renforcer le lien social. Il y a des choix à faire et des points de repère structurants à rappeler. De façon paradoxale, ce débat sur le "mariage homosexuel" peut être l'occasion d'approfondir et de réaffirmer nos convictions sur le mariage, son importance et sa place dans notre société. En effet, celui-ci a plus besoin aujourd'hui d'être soutenu que fragilisé.
C’est de Mgr RICARD, dans un texte cité plus haut dans ce forum.

Que l’intervention de l’Eglise dans la question du mariage homosexuel ne soit pas pour « défendre une éthique étroitement confessionnelle mais pour soutenir les principes fondateurs de la vie sociale elle-même », voilà ce qu’il importerait justement de démontrer. Quels sont les principes fondateurs de la vie sociale ? Pourquoi penser que la vie en société soit menacée par des sociétés (= associations) autres que le couple hétérosexuel ?

Il peut sembler que la vie en société soit menacée, et d’une manière plus évidente, par la négation du droit de constituer à deux une association stable et protégée par la loi. Ce que font les personnes sans troubler l’ordre public ne regarde qu’elles. Mais n’est-ce pas cette liberté de transgresser la loi religieuse quand il s’agit de sexe qui est précisément dans le collimateur de l’intervention de l’Eglise ?

Pour replacer le problème dans son contexte historique, il convient de se rappeler que l’Eglise était déjà opposée au Pacs. Qu’elle s’est opposée à la « fierté gay », et que, dans les endroits de la planète où elle peut le faire sans se créer un problème légal, elle milite contre la dépénalisation de l’homosexualité. Ce n’est pas de l’Eglise qu’est venue l’idée de lutter contre l’homophobie. Bien au contraire, l’Eglise a approuvé, pour ne pas dire dicté, les lois les plus cruelles pour punir les actes d’homosexualité. L’homophobie faisait partie de sa culture, comme elle faisait partie de la culture hébraïque, au même titre que l’intolérance religieuse, l’endogamie, et bien d’autres coutumes qui visaient à une unité communautaire soudée par une haine commune de l’étranger.

Il y a peut-être des raisons spirituelles pour condamner l’homosexualité ; mais elles échappent logiquement à des citoyens qui n’ont pas choisi de se soucier des choses spirituelles, et qui d’ailleurs pourraient s’engager dans une recherche spirituelle indépendante de la tradition judéo-chrétienne. C’est pour eux que les défenseurs de l’intervention de l’Eglise dans le domaine des lois civiles sur la sexualité devraient se donner le mal d’élaborer une argumentation recevable. Dire et redire que la pratique homosexuelle est une agression contre l’ordre social (via une prétendue destruction des structures sociales), sans expliquer pourquoi, donne l’impression de rabâcher un slogan puritain, et pas celle de chercher ce qui est bon objectivement pour la vie en société.

L’Evangile n’est pas le combat politique d’une caste d’hétérosexuels qui voudrait faire de l’hétérosexualité une compétence indispensable pour diriger les autres. Qu’une telle revendication existe, nous ne pouvons pas le nier. Qu’il y ait un propos hétérosexuel de culpabiliser l’homosexualité, afin de faire des homosexuels des citoyens de second ordre, exploitables à merci sous peine d’un procès inquisitorial, cela est bien possible, et tout à fait dans la logique de la conquête du pouvoir. Car, d’une manière ou d’une autre, il faut bien que les inférieurs, dans une société, le soient a cause de leur indignité… Mais l’esprit chrétien n’a rien à voir avec ce genre de théorisation raciste. Il est donc très important et très urgent, pour qui se sent obligé de suivre l’Eglise dans son interventionnisme, de tirer au clair ce qui le justifie véritablement, d’abord par rapport aux valeurs évangéliques, et ensuite par rapport aux valeurs naturelles que tout homme peut reconnaître sans le secours de la foi religieuse.

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Message non lu par guelfo » mer. 09 mars 2005, 15:48

Je ne vois pas le lien entre la question et le mariage homosexuel; on peut parfaitement accorder une valeur très importante au mariage entre hétérosexuels sans refuser le mariage (civil...) entre homosexuels. La preuve, c'est mon cas ! ;-)

Je ne vois pas en effet en quoi l'homosexualité menacerait l'ordre social, la preuve, elle a existé toujours et en tout lieu et l'ordre social a l'air d'encore assez bien tenir.

Ce qui me poserait par contre problème, c'est qu'on essaie d'obliger l'Eglise à célébrer des mariages homosexuels.
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Message non lu par wanderer » mer. 09 mars 2005, 19:08

CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI

CONSIDÉRATIONS
À PROPOS DES PROJETS
DE RECONNAISSANCE JURIDIQUE
DES UNIONS ENTRE PERSONNES
HOMOSEXUELLES



INTRODUCTION

1. A maintes reprises, le Pape Jean-Paul II et les Dicastères compétents du Saint-Siège (1) ont abordé récemment des problèmes qui concernent l'homosexualité. Il s'agit d'un phénomène moral et social inquiétant, même dans les pays où il n'assume pas un relief du point de vue du système juridique. Il l'est encore plus dans les pays qui ont déjà accordé une reconnaissance légale aux unions homosexuelles ou qui entendent le faire, en y incluant même dans certains cas, la capacité d'adopter des enfants. Les présentes considérations ne contiennent rien de nouveau du point de vue doctrinal. Elles entendent rappeler les éléments essentiels sur ce problème et fournir des argumentations de caractère rationnel, qui seront utiles aux Évêques pour la rédaction d'interventions plus spécifiques, selon les situations particulières des différentes régions du monde. Ces interventions seront destinées à protéger et à promouvoir la dignité du mariage, fondement de la famille, ainsi que la solidité de la société dont cette institution est une partie constitutive. Leur but est aussi d'éclairer l'action des hommes politiques catholiques pour lesquels elles indiqueront les lignes de conduite conformes à la conscience chrétienne quand ils seront confrontés à des projets de loi concernant ce problème.(2) Comme il s'agit d'une matière qui concerne la loi morale naturelle, ces argumentations ne sont pas proposées seulement aux croyants, mais aussi à tous ceux qui sont engagés dans la promotion et dans la défense du bien commun de la société.



I. NATURE
ET CARACTÉRISTIQUES ESSENTIELLES
DU MARIAGE

2. L'enseignement de l'Église sur le mariage et sur la complémentarité des sexes propose à nouveau une vérité évidente pour la droite raison et reconnue comme telle par toutes les grandes cultures du monde. Le mariage n'est pas une union quelconque entre personnes humaines. Il a été institué par le Créateur avec sa propre nature, doté de finalités et de propriétés essentielles.(3) Aucune idéologie ne peut effacer de l'esprit humain cette certitude: le mariage n'existe qu'entre deux personnes de sexe différent qui, par le moyen de la donation personnelle réciproque, propre et exclusive, tendent à la communion de leurs personnes. Ainsi, elles se perfectionnent mutuellement pour collaborer avec Dieu à la génération et à l'éducation de nouvelles vies.

3. La vérité naturelle sur le mariage a été confirmée par la Révélation dans les récits bibliques de la création, expression même de la sagesse humaine originaire où se fait entendre la voix de la nature elle-même. Le livre de la Genèse parle de trois données fondamentales du dessein créateur sur le mariage.

En premier lieu, l'homme, image de Dieu, a été créé « homme et femme » (Gn 1, 27). L'homme et la femme sont égaux en tant que personnes et complémentaires en tant que « masculin et féminin ». D'une part, la sexualité fait partie de la sphère biologique; de l'autre, elle se trouve élevée, dans la créature humaine, à un autre niveau, le niveau personnel, où s'unissent corps et esprit.

Ensuite, le mariage est institué par le Créateur comme un état de vie dans lequel s'effectue la communion de personnes qui engage l'exercice des facultés sexuelles. « Aussi l'homme laisse-t-il son père et sa mère pour s'attacher à sa femme et ils deviennent une seule chair » (Gn 2, 24).

Enfin, Dieu a voulu conférer à l'union de l'homme et de la femme une participation spéciale à son œuvre créatrice. C'est pourquoi, il les a bénis en ces termes: « Soyez féconds et multipliez vous » (Gn 1, 28).

Dans le dessein du Créateur, la complémentarité des sexes et la fécondité appartiennent donc à la nature même de l'institution du mariage.

En outre, l'union matrimoniale entre l'homme et la femme a été élevée par le Christ à la dignité de sacrement. L'Église enseigne que le mariage chrétien est signe efficace de l'alliance du Christ et de l'Église (cf. Ep 5, 32). Ce sens chrétien du mariage, loin de diminuer la valeur profondément humaine de l'union matrimoniale entre l'homme et la femme, la confirme et la renforce (cf. Mt 19, 3-12; Mc 10, 6-9).

4. Il n'y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille. Le mariage est saint, alors que les relations homosexuelles contrastent avec la loi morale naturelle. Les actes homosexuels, en effet, « ferment l'acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d'une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d'approbation en aucun cas ».(4)

Dans l'Écriture Sainte, les relations homosexuelles « sont condamnées comme des dépravations graves... (cf. Rm 1, 24-27; 1 Cor 6, 10; 1 Tm 1, 10). Ce jugement de l'Écriture ne permet pas de conclure que tous ceux qui souffrent de cette anomalie en sont personnellement responsables, mais il confirme que les actes d'homosexualité sont intrinsèquement désordonnés ».(5) Le même jugement moral se retrouve chez beaucoup d'écrivains ecclésiastiques des premiers siècles (6) et a unanimement été accepté par la Tradition catholique.

Néanmoins, selon l'enseignement de l'Église, les hommes et les femmes ayant des tendances homosexuelles « doivent être accueillis avec respect, compassion, délicatesse. À leur égard, on évitera toute marque de discrimination injuste ».(7) Ces personnes sont en outre appelées comme les autres chrétiens à vivre la chasteté.(8) Mais l'inclination homosexuelle est « objectivement désordonnée » (9) et les pratiques homosexuelles sont des « péchés gravement contraires à la chasteté ».(10)



II. ATTITUDES VIS-À-VIS
DU PROBLÈME DES UNIONS HOMOSEXUELLES

5. Vis-à-vis du phénomène des unions homosexuelles qui existent de fait, les autorités civiles prennent des attitudes diverses: parfois elles se limitent à tolérer ce phénomène; parfois elles promeuvent la reconnaissance juridique de telles unions, sous prétexte d'éviter, par rapport à certains droits, la discrimination de celui qui vit avec une personne du même sexe; parfois elles vont jusqu'à favoriser l'équivalence juridique des unions homosexuelles avec le mariage, sans exclure la reconnaissance de la capacité juridique à adopter des enfants.

Là où l'État assume une politique de tolérance de fait, n'impliquant pas l'existence d'une loi qui accorde explicitement une reconnaissance légale à ces formes de vie, différents aspects du problème méritent d'être soigneusement discernés. La conscience morale exige d'être, en chaque occasion, témoin de la vérité morale intégrale à laquelle sont contraires aussi bien l'approbation des relations homosexuelles que la discrimination injuste vis-à-vis des personnes homosexuelles. Seront donc utiles des interventions discrètes et prudentes, dont le contenu pourrait, par exemple, être le suivant: clarifier l'usage instrumental ou idéologique que l'on peut faire de cette tolérance; affirmer clairement le caractère immoral de ce type d'union; rappeler à l'État la nécessité de contenir le phénomène dans des limites qui ne mettent pas en danger le tissu de la moralité publique et surtout de ne pas exposer les jeunes générations à une conception erronée de la sexualité et du mariage qui les priverait des défenses nécessaires et qui contribuerait, en outre, à la diffusion du phénomène lui-même. À ceux qui, sur la base de cette tolérance, veulent procéder à la légitimation de droits spécifiques pour les personnes homosexuelles qui cohabitent, il faut rappeler que la tolérance du mal est bien autre chose que son approbation ou sa légalisation.

Lorsqu'on est confronté à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, ou au fait d'assimiler juridiquement les unions homosexuelles au mariage, leur donnant accès aux droits qui sont propres à ce dernier, on doit s'y opposer de manière claire et incisive. Il faut s'abstenir de toute forme de coopération formelle à la promulgation ou à l'application de lois si gravement injustes, et autant que possible ne pas coopérer matériellement à leur application. En la matière, chacun peut revendiquer le droit à l'objection de conscience.



III. ARGUMENTATIONS RATIONNELLES
CONTRE LA RECONNAISSANCE JURIDIQUE
DES UNIONS HOMOSEXUELLES

6. La compréhension des motifs qui fondent la nécessité de s'opposer ainsi aux instances visant la légalisation des unions homosexuelles requiert des considérations éthiques spécifiques de divers ordres.

Selon l'ordre relatif à la droite raison

La finalité de la loi civile est certainement limitée par rapport à celle de la loi morale; (11) toutefois, la loi civile ne peut entrer en contradiction avec la droite raison sans perdre la force d'obliger la conscience.(12) Toute loi humaine a donc force de loi en tant que conforme à la loi morale naturelle, reconnue par la droite raison, et en tant qu'elle respecte, en particulier, les droits inaliénables de chaque personne.(13) Les législations favorables aux unions homosexuelles sont contraires à la droite raison car elles confèrent des garanties juridiques, analogues à celles de l'institution matrimoniale, à l'union entre deux personnes du même sexe. Étant donné les valeurs en jeu, l'État ne peut légaliser ces unions sans manquer au devoir de promouvoir et de protéger le mariage, institution essentielle au bien commun.

On peut demander comment peut être contraire au bien commun une loi qui n'impose aucun comportement particulier, mais qui s'en tient à rendre légale une réalité de fait qui apparemment ne semble comporter aucune injustice envers personne. À ce propos, il convient de réfléchir d'abord à la différence qui existe entre le comportement homosexuel comme fait privé, et le même comportement comme relation sociale prévue et approuvée par la loi, au point de devenir une des institutions du système juridique. Non seulement le second phénomène est plus grave, mais il revêt une portée beaucoup plus vaste et plus profonde, et il finirait par entraîner un changement de l'organisation sociale tout entière, qui deviendrait contraire au bien commun. Les lois civiles sont des principes structurants de la vie de l'homme au sein de la société, pour le bien ou pour le mal. Elles « jouent un rôle de grande importance et parfois déterminant dans la formation des mentalités et des habitudes ».(14) Les formes de vie et les modèles qui y sont représentés, non seulement façonnent extérieurement la vie sociale, mais tendent à modifier la compréhension et l'évaluation des comportements dans les nouvelles générations. La légalisation des unions homosexuelles aurait donc comme résultat l'obscurcissement de la perception de certaines valeurs morales fondamentales et la dévaluation de l'institution matrimoniale.

Selon l'ordre biologique et anthropologique

7. Dans les unions homosexuelles, sont complètement absents les éléments biologiques et anthropologiques du mariage et de la famille qui pourraient fonder raisonnablement leur reconnaissance juridique. Ces unions ne sont pas en mesure d'assurer, de manière adéquate, la procréation et la survivance de l'espèce humaine. L'éventuel recours aux moyens mis à leur disposition par les découvertes récentes dans le champ de la fécondation artificielle impliquerait de graves manquements au respect de la dignité humaine (15) et ne changerait rien à cette inadéquation.

Dans les unions homosexuelles, est absente aussi la dimension conjugale, par laquelle les relations sexuelles prennent une forme humaine et ordonnée. En effet, ces relations sont humaines lorsque et en tant qu'elles expriment et promeuvent l'aide mutuelle des sexes dans le mariage et restent ouvertes à la transmission de la vie.

Comme le montre l'expérience, l'absence de la bipolarité sexuelle crée des obstacles à la croissance normale des enfants, éventuellement insérés au sein de ces unions, auxquels manque l'expérience de la maternité ou de la paternité. Insérer des enfants dans les unions homosexuelles au moyen de l'adoption signifie en fait leur faire violence, en ce sens qu'on profite de leur état de faiblesse pour les placer dans des milieux qui ne favorisent pas leur plein développement humain. Certes, une telle pratique serait gravement immorale et serait en contradiction ouverte avec le principe, reconnu également par la Convention internationale de l'ONU sur les droits de l'enfant, selon lequel l'intérêt supérieur, à défendre dans tous les cas, est celui de l'enfant, la partie la plus faible et sans défense.

Selon l'ordre social

8. La société doit sa survivance à la famille fondée sur le mariage. La conséquence inévitable de la reconnaissance juridique des unions homosexuelles est la redéfinition du mariage tel qu'il est reconnu légalement dans son essence. Celui-ci devient une institution qui perd sa référence légale essentielle par rapport aux facteurs liés à l'hétérosexualité, comme par exemple le devoir de procréation et d'éducation. Si, du point de vue juridique, le mariage entre deux personnes de sexe différent était considéré seulement comme une des formes de mariage possible, l'idée de mariage subirait un changement radical, et ce, au détriment grave du bien commun. En mettant sur un plan analogue l'union homosexuelle, le mariage ou la famille, l'État agit arbitrairement et entre en contradiction avec ses propres devoirs.

On ne peut invoquer non plus en faveur de la légalisation des unions homosexuelles le principe du respect de la non-discrimination de toute personne. En effet, la distinction entre personnes, la négation d'une reconnaissance ou d'une prestation sociale sont inacceptables seulement si elles sont contraires à la justice. Ne pas attribuer le statut social et juridique de mariage aux formes de vie qui ne sont pas et ne peuvent être matrimoniales ne s'oppose pas à la justice.(16) C'est elle -la justice- au contraire, qui l'exige.

Le principe de la juste autonomie personnelle ne peut non plus être invoqué raisonnablement. Une chose est que chaque citoyen puisse réaliser librement les activités pour lesquelles il éprouve de l'intérêt, quand en général de telles activités font partie des droits et des libertés civils communs; autre chose, et bien différente, est que des activités, sans apport significatif ni positif pour le développement de la personne et de la société, puissent recevoir de l'État une reconnaissance juridique spécifique et qualifiée. Même en un sens analogique lointain, les unions homosexuelles ne remplissent pas les tâches pour lesquelles le mariage et la famille méritent une reconnaissance spécifique et qualifiée. Par contre, il y a de bonnes raisons pour affirmer que de telles unions sont nuisibles pour le juste développement de la société humaine, et qu'elles lui nuiraient dans la mesure où augmenterait leur incidence effective sur le tissu social.

Selon l'ordre juridique

9. Le droit civil confère aux couples mariés une reconnaissance institutionnelle parce qu'ils remplissent le rôle de garantir la suite des générations et sont donc d'un intérêt public majeur. Par contre, les unions homosexuelles n'exigent pas une attention spéciale de la part du système juridique car elles ne jouent pas ce rôle en faveur du bien commun.

L'argumentation selon laquelle la reconnaissance juridique des unions homosexuelles serait nécessaire pour éviter que des homosexuels vivant sous le même toit ne perdent, par le simple fait de leur vie ensemble, la reconnaissance effective des droits communs qu'ils ont en tant que personnes et en tant que citoyens, n'est pas vraie. En réalité, ils peuvent toujours recourir – comme tous les citoyens et sur la base de leur autonomie privée – au droit commun pour régler les questions juridiques d'intérêt réciproque. Ce serait par contre une injustice grave que de sacrifier le bien commun et le droit de la famille, pour obtenir des biens qui pourraient et devraient être protégés par des moyens non nocifs pour l'ensemble du corps social.(17)



IV. COMPORTEMENTS
DES HOMMES POLITIQUES CATHOLIQUES
VIS-À-VIS DE LÉGISLATIONS FAVORABLES
AUX UNIONS HOMOSEXUELLES

10. Si tous les fidèles sont tenus à s'opposer à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, cette responsabilité incombe en particulier aux hommes politiques catholiques en raison de leur charge propre. Face à des projets de loi favorables aux unions homosexuelles, les indications éthiques suivantes sont à prendre en considération:

Dans le cas où serait proposé, pour la première fois à l'Assemblée législative, un projet de loi favorable à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, le parlementaire catholique a le devoir moral d'exprimer clairement et publiquement son désaccord et de voter contre ce projet de loi. Accorder le suffrage de son vote à un texte législatif aussi nuisible pour le bien commun de la société serait un acte gravement immoral.

Dans le cas où le parlementaire catholique se trouverait en présence d'une loi favorable aux unions homosexuelles déjà en vigueur, il doit s'opposer par les moyens qui lui sont possibles et faire connaître son désaccord: il s'agit pour lui de rendre un vrai témoignage à la vérité. S'il n'était pas possible d'abroger complètement une loi de ce genre, on pourrait, en faisant appel aux indications exprimées dans l'encyclique Evangelium vitae, « licitement apporter son soutien à des propositions destinées à limiter les préjudices d'une telle loi et à en diminuer ainsi les effets négatifs sur le plan de la culture et de la moralité publique », à condition que soit manifeste et connue de tous « son opposition personnelle absolue » aux lois de ce genre et que le danger de scandale soit évité.(18) Ceci ne signifie pas qu'en la matière, une loi plus restrictive puisse être considérée comme juste, ou du moins acceptable; c'est plutôt une tentative légitime et nécessaire visant à abroger au moins de manière partielle une loi injuste quand son abrogation totale n'est pas encore possible.



CONCLUSION

11. L'Église enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l'approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois reconnaissent, favorisent et protègent l'union matrimoniale comme base de la famille, cellule primordiale de la société. Reconnaître légalement les unions homosexuelles ou les assimiler au mariage, signifierait non seulement approuver un comportement déviant, et par conséquent en faire un modèle dans la société actuelle, mais aussi masquer des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l'humanité. L'Église ne peut pas ne pas défendre de telles valeurs pour le bien des hommes et de toute la société.

Durant l'audience accordée le 28 mars 2003 au Cardinal Préfet soussigné, le Souverain Pontife Jean-Paul II a approuvé les présentes considérations, décidées lors de la Session ordinaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et en a ordonné la publication.

Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 3 juin 2003, mémoire de Saint Charles Lwanga et de ses compagnons.

Joseph Card. Ratzinger
Préfet

Angelo Amato, S.D.B.
Archevêque titulaire de Sila
Secrétaire


--------------------------------------------------------------------------------

(1) Cf. Jean-Paul II, Allocutions à l'occasion de l'Angélus, 20 février 1994 et 19 juin 1994; Discours aux participants à l'Assemblée plénière du Conseil Pontifical pour la Famille, 24 mars 1999; Catéchisme de l'Eglise catholique, nn. 2357-2359, 2396; Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Déclaration Persona humana, 29 décembre 1975, n. 8; Lettre sur la pastorale à l'égard des personnes homosexuelles, 1er octobre 1986; Quelques considérations sur la réponse à des propositions de loi sur la non-discrimination des personnes homosexuelles, 24 juillet 1992; Conseil pontifical pour la famille, Lettre aux Présidents des Conférences épiscopales d'Europe sur la résolution du Parlement européen sur les couples homosexuels, 25 mars 1994; Famille, mariage et « unions de fait », 26 juillet 2000, n. 23.

(2) Cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Note doctrinale sur certaines questions à propos de l'engagement et du comportement des catholiques dans la vie politique, 24 novembre 2002, n. 4.

(3) Cf. Concile Vatican II, Constitution pastorale Gaudium et spes, n. 48.

(4) Catéchisme de l'Église catholique, n. 2357.

(5) Congrégation pour la doctrine de la foi, Déclaration Persona humana, 29 décembre 1975, n. 8.

(6) Cf. par exemple S. Polycarpe, Epître aux Philippiens, V, 3; S. Justin, Première Apologie, 27, 1-4; Athénagoras, Supplique pour les chrétiens, 34.

(7) Catéchisme de l'Église catholique, n. 2358; cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Lettre sur la pastorale à l'égard des personnes homosexuelles, 1er octobre 1986, n. 10.

(8) Cf. Catéchisme de l'Église catholique, n. 2359; Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Lettre sur la pastorale à l'égard des personnes homosexuelles, 1er octobre 1986, n. 12.

(9) Catéchisme de l'Église catholique, n. 2358.

(10) Ibid., n. 2396.

(11) Cf. Jean-Paul II, Lettre encyclique Evangelium vitae, 25 mars 1995, n. 71.

(12) Cf. ibid., n. 72.

(13) Cf. S. Thomas d'Aquin, Summa Theologiae, I-II, q. 95, a. 2.

(14) Jean-Paul II, Lettre encyclique Evangelium vitae, 25 mars 1995, n. 90.

(15) Cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Instruction Donum vitae, 22 février 1987, II. A. 1-3.

(16) Cf. S. Thomas d'Aquin, Summa Theologiae, II-II, q. 63, a. 1, c.

(17) Il ne faut pas non plus oublier que le danger existe toujours « qu'une législation qui fait de l'homosexualité une base pour avoir des droits puisse de fait encourager une personne qui a des tendances homosexuelles à déclarer son homosexualité ou même à chercher un partenaire dans le but de profiter des dispositions de la loi » (Congrégation pour la doctrine de la foi, Quelques considérations concernant la réponse aux propositions de loi sur la non-discrimination des personnes homosexuelles, 24 juillet 1992, n. 14).

(18) Jean-Paul II, Lettre encyclique Evangelium vitae, 25 mars 1995, n. 73.

Je ne vois pas le lien entre la question et le mariage homosexuel; on peut parfaitement accorder une valeur très importante au mariage entre hétérosexuels sans refuser le mariage (civil...) entre homosexuels. La preuve, c'est mon cas !

Je ne vois pas en effet en quoi l'homosexualité menacerait l'ordre social, la preuve, elle a existé toujours et en tout lieu et l'ordre social a l'air d'encore assez bien tenir.

Ce qui me poserait par contre problème, c'est qu'on essaie d'obliger l'Eglise à célébrer des mariages homosexuels.
Vos positions ne me semblent guère conciliables avec l'enseignement de l'Eglise sur ce sujet. L'Eglise vous donne ici un argumentaire simple et clair, basé en particulier sur l'Ecriture sainte. Aussi, si vous voulez défendre votre position sur ce sujet, vous confonter à ce texte me parait une bonne base de discussion.

Cordialement. :)

FMD
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« Mariage » ou mariage ?

Message non lu par FMD » mer. 09 mars 2005, 19:35

[align=justify]Bonsoir,

Je dois dire que le débat sur le « mariage » homosexuel ne m'intéresse guère puisqu'il concerne essentiellement le « mariage » civil qui n'a aucune signification à mes yeux. En effet cette cérémonie a été instaurée en France durant la Révolution française dans l'unique but de singer l'Église et de créer ainsi une véritable religion civile sans Dieu comme le disait Jules Ferry. Le débat au sein des catholiques sur le « mariage » homosexuel est d'ailleurs assez révélateur des tristes progrès de la sécularisation puisqu'on en vient à défendre un sacrement laïque que nous assimilons, qu'on le veuille ou non, à l'unique mariage légitime. Je précise toutefois que je suis bien entendu opposé au mariage religieux pour les personnes homosexuelles.

Franck[/align]

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De quoi je me mêle

Message non lu par Christian » mer. 09 mars 2005, 22:40

D'accord avec Franck.

Quand l’Etat fait une loi inepte, comme de s’occuper de mariage, il doit en faire une autre, en l’occurrence le PACS, pour corriger la première, et ainsi de suite.

Le mariage concerne notre vie la plus intime. Les hommes de l’Etat n’ont pas à s’en mêler. Que les Catholiques fassent bénir leur union et s’engagent mutuellement selon les règles de l’Eglise ; que les Musulmans (pour qui le mariage n’est pas un sacrement) suivent (et accessoirement modernisent) leur coutume ; que ceux qui n’ont pas de religion, y compris les homosexuels, contractent l’union qu’ils désirent selon les termes à discuter entre conjoints, avec le conseil d’hommes de lois ou de parents.…

C’est alors que le mariage devient véritablement un engagement personnel et peut reprendre du sens.

Christian

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Re: « Mariage » ou mariage ?

Message non lu par Christophe » mer. 09 mars 2005, 22:49

Bonsoir à tous,
Franck a écrit :[align=justify]Je dois dire que le débat sur le « mariage » homosexuel ne m'intéresse guère puisqu'il concerne essentiellement le « mariage » civil qui n'a aucune signification à mes yeux. En effet cette cérémonie a été instaurée en France durant la Révolution française dans l'unique but de singer l'Église et de créer ainsi une véritable religion civile sans Dieu comme le disait Jules Ferry.[/align]
Sous l'Ancien Régime, les époux avaient quand même - il me semble - un statut juridique. Un historien pourrait-il nous en dire davantage ?

Fraternellement
Christophe
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Re: « Mariage » ou mariage ?

Message non lu par guelfo » jeu. 10 mars 2005, 11:23

Franck a écrit :[align=justify]Bonsoir,

Je dois dire que le débat sur le « mariage » homosexuel ne m'intéresse guère puisqu'il concerne essentiellement le « mariage » civil qui n'a aucune signification à mes yeux. En effet cette cérémonie a été instaurée en France durant la Révolution française dans l'unique but de singer l'Église et de créer ainsi une véritable religion civile sans Dieu comme le disait Jules Ferry. Le débat au sein des catholiques sur le « mariage » homosexuel est d'ailleurs assez révélateur des tristes progrès de la sécularisation puisqu'on en vient à défendre un sacrement laïque que nous assimilons, qu'on le veuille ou non, à l'unique mariage légitime. Je précise toutefois que je suis bien entendu opposé au mariage religieux pour les personnes homosexuelles.

Franck[/align]
Voilà; c'est exactement mon avis.

En ce qui concerne la brique que cite notre ami, ma réponse sera très simple: elle s'adresse aux catholiques. Les non-catholiques avec qui nous vivons ne sont pas concernés. Or, les règles de l'état les concernent tout autant que nous.
Dernière modification par guelfo le jeu. 10 mars 2005, 11:27, modifié 1 fois.
Deus lo volt

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