Sur le féminisme

Famille - Travail - Chômage - Femme - Enfance - Vieillesse - Handicap - Santé publique
Avatar de l’utilisateur
Relief
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 2121
Inscription : jeu. 06 déc. 2007, 8:44
Conviction : Catho ni progressiste ni traditionaliste
Localisation : France

Re: Sur le féminisme

Message non lu par Relief » mer. 31 janv. 2018, 22:37

axou a écrit :
ven. 27 oct. 2017, 15:51
Axou a écrit :
Tous les contre-vérités que vous débitez sur les psys sont désolantes car elles sont contraires à la réalité : une majorité de psys prend bien en charge les victimes et une minorité ne fait pas bien son boulot.
A partir du moment ou vous montrer une telle ignorance de ce qu'est le travail réel et l'investissement réel d'un psy, sous prétexte que vous êtes mal tombée, comment voulez vous être crédible sur "l'idéologie psy ?"
Il faut savoir de quoi l'on parle et je crois que vous êtes juste en train de régler des comptes persos avec ce milieu.
C'est une affirmation qui ne repose sur rien sinon sur votre propre expérience. Si moi je me réfère aux personnes que j'ai connues et qui ont consulté, toutes m'ont dit que les psy faisant bien leur travail sont rares.
La réponse péremptoire et peu courtoise que vous avez faite à Philon est du même acabit que celle que vous aviez adressée à une membre du forum qui exprimait sa longue et douloureuse expérience des psys, et qui en réponse a décidé de quitter le forum. C'est pourquoi je vous invite à plus d'humilité sur le sujet.


Avatar de l’utilisateur
Philon
Barbarus
Barbarus

Re: Sur le féminisme

Message non lu par Philon » lun. 24 août 2020, 10:38

Je me répète
et me suis déjà exprimée à ce sujet....

Il y a une nature créée par Dieu, Il a créé les sexes différents avec des caractéristiques qui leurs sont propres.
Dans le cas d'une même activité pro, vous ne verrez pas le travail effectué de la même manière par un homme ou une femme. L'humain ne se résume pas à un chiffre de rentabilité ou à une machine pour faire un travail, il est aussi d'un sexe ou d'un autre.
Pour le même boulot, la femme "ajoutera" des choses typiquement femme ( même si cela n'a rien à voir avec le travail : une avocate va décorer son étude, va se coiffer, se farder...) et l'homme typiquement homme.

Cette réalité est niée par la théorie féministe qui reste , surtout le "gender" une utopie, celle de gommer les différences et d'établir , sous couvert d'égalité, une DOMINATION féminine. Déjà dans le couple c'est en bonne marche.
On déroule le tapis rouge aux femmes montrant des comportements, des aptitudes, des manières d'être, typiquement "homme". C'est une façon implicite de mépriser les femmes qui restent femmes et qui n'ont pas ces aptitudes parce que dans la morale individualiste ( naturaliste au fond) "cela dépend de notre volonté".

Nos sociétés libérales reposent en effet sur des "valeurs" ( si on peut s'exprimer ainsi) individualistes ( des valeurs en fait anticatholiques), la priorité étant le bonheur de l 'individu ( on peut penser que c'est bien mais....)
ce bonheur serait selon ses théoriciens ( critiqués par la sociologue juive Eva Illouz dans "Happycratie") du mérite de l"individu, relevant de sa volonté.
Or l'autonomie, la capacité d'être heureux sans autrui, de se faire tout seul, la combativité, la "confiance en soi" ( l'orgueil), l'indépendance....traditionnellement sont des données plutôt masculines. Des exceptions confirmeront la règle qui n'est que "générale" empiriquement et non pas universelle. Pas vraie à 100 pour 100.
Pour "réussir et avoir des amis, un emploi, réaliser sur terre ce qui vous vaudra la reconnaissance sociale, il vaut mieux "fonctionner sur le mode masculin", montrer de la combativité face à l'adversité, savoir "rebondir", ne compter que sur ses propres forces, commander les autres ( au lieu d'attendre des directives), agir ( et ne pas trop penser). Une personne trop tendre risque de se faire zigouiller.

C'est un paradoxe : d'un côté on va promouvoir les femmes, leur pouvoir, leur "autonomie" ( financière, affective, existentielle...) tout en dénigrant avec un très grand mépris( voire en "pathologisant") celles qui ne suivent pas cette ligne....c'est la libération obligatoire !
De l'autre côté cette promotion se fait à la condition qu'elles sachent se défaire de leur féminité.

Et ensuite les hommes se plaignent qu'elles ne soient plus féminines alors que ce sont ces femmes-là, ces femmes "plutôt masculines" ( je voudrais trouver une expression plus nuancée) , les battantes qui réussissent, les combatives, les optimistes, celles qui portent la culotte, ce sont elles qui font l'objet des admirations et des convoitises. J'entends cependant à leur propos très souvent des "elle ne fait pas la cuisine", "elles ne s'habillent plus comme des femmes", "on n'ose plus les draguer parce qu'elles vous envoient paitre avec grossièreté", etc.

cela fait bien des paradoxes qui divisent nos esprits. On aboutit à la division.
Je ne suis pas contre une femme qui se bat et réussit seule, qui gagne plus que le mari, etc. J'en connais même qui, dotées d'une origine sociale, de diplômes et de situations professionnelles supérieurs à ceux du mari se sont faites de véritables pygmalions de leur époux.
Mais elles restent des exceptions.
Le féminisme voudrait faire de l'exception la règle. Tout comme il voudrait faire une loi générale de l'intérêt d'une minorité ( gays, lesbiennes, etc)

pierrot2
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1216
Inscription : dim. 24 août 2014, 14:38

Re: Sur le féminisme

Message non lu par pierrot2 » mar. 25 août 2020, 5:02

Chère Philon,

Je vous remercie pour votre message qui rejoint encore une fois mes interrogations.

Et de nouveau aussi, je me réjouis que ce soit une femme (vous) qui assume cette tentative pour apporter une contribution authentiquement spirituelle à cette "fatalité" du moule facile dans lequel s engouffre hommes et femmes dans leurs relations.


Pour ma part, je crois avoir déjà abordé ce thème pour le dénoncer sous leur aspect des relations "dominant/dominé".
Ce type navrant de relation, semblant si majoritaire, est à mes yeux loin de valoir une saine et authentiquement épanouissante vie de respect mutuel, laquelle ne devrait avoir aucun besoin de se construire via la domination de l un sur l autre pour inspirer ce respect.
C'est au contraire une retenue adulte, basée sur l attention à l autre qui devrait en être l origine.

Spirituellement votre

Avatar de l’utilisateur
Philon
Barbarus
Barbarus

Re: Sur le féminisme

Message non lu par Philon » mar. 25 août 2020, 9:08

Merci Pierrot2,

sur la domination féminine il y a un livre du Dr ( urologue ) Vincent Dussol "la domination féminine" ( réponse directe à Bourdieu et sa "Domination masculine") ainsi que le livre de Philippe de Vulpillières "L"homme tue et la femme rend fou".
Ce dernier parle des deux dominations spécifiques de chaque sexe :
Dans la domination masculine, la force physique est employée, dans la domination féminine c'est la manipulation psychique et la séduction physique .
Selon Vulpillières, la femme a un corps esthétique et pacifique, l'homme a une âme et un psychisme raisonnables et pacifiques. Ces mêmes ont un psychisme capable d'une grande violence ( femme) ou un corps capable de violence ( homme). Vouloir mettre la femme a à "égalité" psychique avec l'homme ( faire faire les mêmes activités, supposer le même cerveau, etc) reviendrait donc à proclamer sa supériorité à elle en faisant croire qu'elle a et un corps pacifique et un psychisme pacifique. Elle aurait donc "tout" et l'homme serait un être un peu sous développé alors que justement il a une supériorité dans certains domaines où il y a peu d'égalité : pensée rationnelle, objectivité, regard sur le monde extérieur( la femme "psychologise" tout), sciences dures, rigueur intellectuelle, pensée synthétique, capacité de commandement...

Au plan personnel je connais trois couples dans lesquels madame est dominante, le troisième n'existe plus car ils ont divorcé à cause des infidélités de l'épouse. Le premier, ce sont mes parents.
C'est un grand déséquiibre de pouvoirs car la mère a au naturel un immense pouvoir de donner vie, de soigner, de dorloter, consoler...aux yeux de l'enfant il faut que le père ait un pouvoir au moins égal pour faire contrepoids et "sortir" l'enfant du domaine infantile où le maintiennent au contraire nos sociétés maternantes. Il faut qu'il incarne une autre logique que celle de la mère. Or aujourd'hui la spécificité masculine occidentale est, depuis Marcuse, attaquée de toutes part, dénigrée, haie.
Beaucoup d'hommes modernes ne deviennent pas vraiment des hommes adultes et attendent des femmes qu'elles jouent ce rôle pour eux, se contentant d'une place de troisième ou quatrième enfant auprès d'elle( sauf le respect que je dois à mon père, c'était son cas) . Donc la mère doit tout incarner : valeurs féminines, valeurs masculines. Tendre et coquette mais aussi ferme et autoritaire. Bonne cuisinière mais aussi battante au travail. Audacieuse et rigoriste pour réaliser des projets riscophiles...mais sachant laisser au mari l'illusion que c'est lui le chef de la famille. Deux vies en une, double journée, double responsabilité , c'est une histoire de fou.
La femme admirée de nos jours est un androgyne.

Si vous n'êtes que "gyne" (sans andro) vous faites l'objet du mépris. Quoi ? Vous osez rester à ne "rien faire" chez vous alors que vous êtes bardée de diplômes ? TRop sensible, vulnérable face à la compétition du monde moderne? Mais dans la vie il faut se battre !
Comment, vous osez consacrer plein d'heures au ménage et à la cuisine alors que plus personne ne fait cela de nos jours, quelle perte de temps, vous devez surement être "fragile" et "souffrir d'un TOC"...( jusque dans les années 60 on enseignait aux filles à l'école l'art de tenir une maison, ça ne s'improvise pas dans une famille nombreuse). On est passé en 60 ans de "bonne ménagère", "femme d'intérieur" , un avantage matrimonial indéniable, à "demi folle", "obsessionnelle", "psychorigide" , des catégories de la psychiatrie.......
On est passé de l'admiration et des bonnes notes scolaires au mépris, à la dissuasion, aux diagnostics sauvages.
Si vous endurez comme on l'a fait pendant des siècles des infidélités du conjoint ( avec la souffrance que cela cause) alors qu'il y a le divorce, vous avez surement un "problème". Là aussi l'admiration que soulevait un(e) conjoint(e) trompé(e) qui restait ( finissant bon gré mal gré à pardonner, à long terme) s'est diluée dans le discours individualiste qui soupçonne de telles personnes d'avoir "peur" : de la solitude, de la "liberté" , de l'"Indépendance"( la peur de déplaire à Dieu, de faire subir ce triste destin à ses enfants , elle, est rarement évoquée).
Et cela, chers lecteurs, se retrouve aussi dans les milieux catholiques, dans la bouche de personnes ferventes de qui on était en droit d'attendre un discours d'un autre calibre. Mais passons.

Je suis pour le respect mutuel des époux mais chacun a à faire face aux défauts propres à l'un ou l'autre sexe . Et le sachant, tâcher de respecter les pilliers du mariage chrétien.

Avatar de l’utilisateur
Kerygme
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 917
Inscription : jeu. 30 mai 2019, 13:12
Conviction : Catholique romain
Localisation : Argentoratum

Re: Sur le féminisme

Message non lu par Kerygme » mar. 25 août 2020, 12:07

Bonjour,

Le féminisme idéologique .... encore une infime minorité très agitée qui cherche à imposer son dictat au reste.

Allez je vais être provocateur, on va bien finir par vouloir modifier la couleur du ciel sous prétexte que le bleu dominant serait encore une autre inégalité, ou une représentation patriarcale, ou de l'oppression masculine. :clown:
« N’aimons pas en paroles ni par des discours, mais par des actes et en vérité. » (1Jean 3,18)

pierrot2
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1216
Inscription : dim. 24 août 2014, 14:38

Re: Sur le féminisme

Message non lu par pierrot2 » mar. 25 août 2020, 14:05

Merci de votre réponse nourrie, Philon.

Je comprends encore une fois votre discours.

Pour moi, je nuancerais juste votre propos en redistribuant la responsabilité de notre idéal de couple chrétien, car je n'estime pas systématique que la domination vienne plus d'un goût du dominé pour se laisser dominer que du d'un goût du dominant pour dominer.
Il me semble que la défaillance qui consiste à vouloir dominer existe autant que la défaillance à se laisser dominer, et elle n'est certainement pas plus adulte.

Enfin, je vous rejoins aussi pour dire que le(la) chrétien(ne) sera souvent suspecté(e) d'inconsistance par l'exercice de la douceur et l'humilité chrétienne, ce qui ne facilite pas son engagement envers la religion.

Répondre

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité