La société américaine

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LaurentVan
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Re: La société américaine

Message non lupar LaurentVan » ven. 09 juin 2017, 4:31

Bonjour,
Pour ceux qui continuent de consommer anonymement des informations fournis par des media du style CNN, New York Time, Washington Post, etc, comme des faits vrais et comme un remplacement parfait pour l’actuel journalisme sans parti pris, et en même temps ignorent ouvertement les preuves pléthoriques qui continuent de suggérer que ces officines sont simplement en train de pousser un discours sensationnaliste dans le but de démolir une administration qu’ils désapprouvent, veuillez considérer le témoignage de Comey un peu plus tôt dans la journée dans lequel il décrit une histoire du New York Times, qui affirmée de nombreux contacts entre les associés de Trump et de la Russie, comme « presque totalement fausse ».

http://www.zerohedge.com/news/2017-06-0 ... rely-wrong

gerardh
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Re: La société américaine

Message non lupar gerardh » ven. 09 juin 2017, 11:30

_____

Bonjour,
"Chacun sa vérité" ? comme dans la pièce de théâtre de Pirandello ?


______________

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Politique et fusillade peuvent faire bon ménage

Message non lupar etienne lorant » mer. 14 juin 2017, 17:25

Mercredi 14 juin 2017, 16h38


Un élu républicain important du Congrès américain et plusieurs personnes ont été blessés tôt mercredi par un tireur armé d'un fusil alors qu'ils s'entraînaient pour un match caritatif de baseball près de Washington.
Le suspect a été arrêté "et n'est plus une menace", a déclaré la police d'Alexandria en Virginie, où a eu lieu la fusillade.

Le numéro trois de la Chambre des représentants, Steve Scalise, a été touché à la hanche mais est dans un état stable et était opéré dans un hôpital de Washington, a annoncé son bureau.

Les parlementaires ont raconté une scène d'une extrême violence, des dizaines de balles ayant été tirées au cours de la fusillade, qui n'a pris fin qu'avec les tirs de riposte des officiers de la police du Capitole qui étaient sur place, mais n'avaient que leurs armes de poing.
"Il aurait tué tout le monde" sans les policiers, selon le sénateur Rand Paul. "Sans eux, cela aurait été un massacre".
"Il n'arrêtait pas de tirer", a raconté l'élu Chuck Fleischmann.
Au total, cinq personnes ont été hospitalisées, selon le chef de la police d'Alexandria, Michael Brown, qui n'a pas précisé si ce décompte incluait ou non le tireur.

Selon les témoignages des élus, deux officiers de sécurité de la police du Capitole ainsi qu'au moins un collaborateur parlementaire, travaillant pour le représentant Roger Williams, ont été blessés.

Le président Donald Trump s'est dit sur Twitter "profondément attristé" par le crime.
La fusillade a eu lieu vers 07H00 locales (11H00 GMT) à Alexandria, sur le Eugene Simpson Stadium Park, où l'équipe de baseball républicaine s'entraînait depuis des semaines, au petit matin, en vue d'un match annuel prévu jeudi à Washington entre une équipe républicaine et une équipe démocrate, une tradition organisée depuis 1909.

"J'étais sur le terrain et j'entends +bam!+, je me retourne et je vois un fusil sur la troisième base (…) J'entends un autre +bam!+ et je réalise qu'il s'agit d'un tireur. Au même moment j'entends Steve Scalise pousser un cri. Il a été touché (...) L'arme était un semi-automatique et il a continué à tirer sur différentes personnes", a raconté l'élu de l'Alabama Mo Brooks sur CNN.

A la Chambre des représentants, tous les votes ont été annulés, tout comme de nombreux événements prévus dans la journée.

Article complet sous le lien :


http://www.linternaute.com/actualite/de ... cain.shtml
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: La société américaine

Message non lupar etienne lorant » jeu. 15 juin 2017, 15:14

La Mara Salvatrucha 13 (MS-13) a été formé à Los Angeles, en Californie, dans les années 1980 par les jeunes immigrants salvadoriens et les jeunes adultes qui ont été victimisés par d’autres gangs.

MS-13 est rapidement devenu connu comme l’un des gangs les plus violents dans la région car beaucoup de leurs membres fondateurs avaient de l’expérience ou une formation dans la guérilla, gagnant ainsi un niveau de sophistication qui a permis de remplacer leurs rivaux du gang.

Le gang est connu pour être impliqué dans tous les aspects de l’activité criminelle. En raison de leurs liens avec leur ancienne patrie, les membres MS-13 ont accès à des armes de pointe, rendant ainsi le trafic d’armes une de leurs principales activités criminelles. En dépit de leur accès à des armes, il y a eu beaucoup de meurtres très médiatisés et les agressions dans lesquelles MS-13 avait utilisé des machettes pour attaquer leurs victimes. Le gang est fortement impliqué dans les cambriolages, les vols de voitures, les ventes de stupéfiants, la contrebande d’armes, d’assassinat, de viol, de prostitution, d’agressions et d’intimidation de témoins. Alors que MS-13 est victime généralement des membres de gangs rivaux et les incidents y ont inclus, malheureusement, des civils innocents. Le gang crée sans cesse des guerres avec d’autres gangs en raison de son recrutement agressif de nouveaux membres et l’expansion dans de nouvelles activités illicites. Actuellement, la plus grande rivalité se fait face à des gangs hispaniques: 18th Street, South Side Locos (SSL) et de la rue Thug criminels. Cependant la Mara Salvatrucha peut conter sur l’aide de la Mafia Mexicaine, du Cartel de Sinaloa, du Cartel du Golfe et bien d’autres.

Le gang est estimé à plus de 10.000 membres aux États-Unis, avec plusieurs milliers d’autres en Amérique centrale. MS-13 est organisé et on y retrouve plusieurs bandes qui varient en taille de 10 à 500 membres. Ils sont organisés avec un chef, un trésorier et un soldat. Ils sont connus pour recruter massivement des jeunes de 10 ans et plus. Les membres de gang sont connus pour traîner les collèges et lycées afin d’attirer des membres potentiels avec des soirées qui offrent sexe, alcool et drogue. L’initiation des nouveaux membres consiste, pour les hommes, à encaisser des coups en règle pendant 13 secondes. Les femmes doivent, elles, subir un viol collectif de la part de six membres masculins du gang pendant plus d’une minute. L’âge ne compte pas et certains font partie du gang depuis l’âge de cinq ans. Dans les cas graves, l’échec à exécuter un ordre ou une mission a abouti à la mort. Une fois membre, il est très difficile de quitter le gang sans conséquence grave. Une des seules exceptions à la participation est si un membre a un enfant et veut fonder une famille.


https://www.mafieux.fr/mara-salvatrucha ... mexicaine/
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La police de Seattle sur la selette

Message non lupar etienne lorant » mar. 20 juin 2017, 15:48

La police de Seattle, dans le nord-ouest des Etats-Unis, se trouvait au cœur d'une vive polémique lundi après avoir abattu une femme noire enceinte armée d'un couteau qui avait appelé pour signaler un cambriolage.

Deux agents sont intervenus et se sont retrouvés face "à une femme de 30 ans armée d'un couteau", a rapporté la police dans un communiqué publié quelques heures après le drame. "Les deux policiers ont alors tiré, touchant la femme".
Lorsque les pompiers sont arrivés peu après, ils ont déclaré la jeune femme décédée, selon la police, qui a souligné que trois enfants se trouvaient dans l'appartement au moment des tirs mais n'ont pas été blessés. D'après des membres de sa famille, cités par la presse locale, elle était la mère des enfants, enceinte de trois mois et souffrait de troubles mentaux.
Une enquête a été ouverte pour examiner le recours à la force par les deux agents, placés en congé administratif pour la durée de l'enquête, a précisé la police de Seattle (SPD). Certains médias affirment que les agents impliqués sont Blancs mais un porte-parole de la police n'a pas confirmé.
Le SPD a diffusé un enregistrement audio dans lequel on entend les agents demander s'ils peuvent entrer, puis quelques instants après crier "Reculez! Reculez!" avant de tirer à plusieurs reprises.
La police avait dépêché deux agents, au lieu d'un pour un cambriolage d'ordinaire, en raison d'informations selon lesquelles la jeune femme, identifiée par sa famille comme Charleena Lyles, pouvait présenter un "danger". 
Lors d'un précédent incident plus tôt ce mois-ci, elle avait déjà appelé la police et avait menacé les agents qui étaient intervenus "avec de très grands ciseaux", avant d'être arrêtée, d'après Mark Jamieson, porte-parole du SPD joint par l'AFP.
Des dizaines de personnes ont assisté dimanche à une veillée en mémoire de la jeune femme et lundi, l'affaire suscitait une vive émotion à travers le pays, le nom de Charleena Lyles faisant notamment partie des mots-clé les plus utilisés sur le réseau social Twitter.

"Il n'y avait aucune raison de lui tirer dessus devant ses bébés", "ils pouvaient la maîtriser. Même moi j'aurais pu la maîtriser", a crié, en détresse, Monika Williams, la soeur de Charleena Lyles, sur la chaîne de télévision locale Kiro7. "Pourquoi ne pouvaient-ils pas utiliser un Taser contre elle?", a-t-elle demandé. La police a précisé que les deux agents étaient équipés d'armes non létales lors de l'intervention.

Le maire de Seattle Ed Murray a qualifié les faits de "tragédie" et promis une "enquête complète", soulignant que les policiers de la ville étaient entraînés "aux techniques d'apaisement (...) pour faire face à de telles crises".



http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/ ... ceinte.php
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L'état de la frontière USA

Message non lupar etienne lorant » mar. 04 juil. 2017, 10:44

Voici un article bien documenté !


Photographes de l'AFP, ils ont parcouru la frontière séparant le Mexique des Etats-Unis chacun de leur côté, de l'océan Pacifique au Golfe du Mexique. En se suivant tout au long de ses 3.142 km, en dix jours. Jim Watson, américain, basé à Washington, et son collègue mexicain, Guillermo Arias, basé à Tijuana, rejoint en chemin par Yuri Cortez, salvadorien, basé à Mexico.

Ils ont voulu voir de près cette barrière, parfois virtuelle, qui sépare leurs nations et que le président américain Donald Trump veut renforcer avec un "grand mur". Ils ont raconté leur expérience sur le blog de l'AFP Making-of (http://making-of-adm.afp.com/face-au-mur), dont voici de larges extraits.

Une longue barrière, pleine de trous

Jim – "C'est une longue barrière, pleine de trous et d'interruptions. A certains endroits, la frontière est matérialisée par une rivière ou des montagnes, où un obstacle physique n'aurait pas de sens. A Lukeville, Arizona, un grand mur borde la ville, et se transforme en simple barrière en dehors. A El Paso, c'est un grillage affreux, très intimidant, qui donne l'impression que le Mexique est en prison".

"La frontière ce sont aussi ces travailleurs agricoles, rencontrés à San Luis, en Arizona. Ce sont des frontaliers, levés à 2H00 du matin côté mexicain. Ils traversent à San Luis, et font ensuite la queue à partir de 4H00 du matin pour être embauchés dans une exploitation de laitues. Où ils se rendent en bus. Une journée de dix heures de travail, pour 10 dollars de l'heure, avec retour au parking à 17H00. Ils peuvent toucher une avance de 40 dollars sur les 100 gagnés. Le reste en chèque à la fin de la semaine. Tout le monde est cuit par le soleil et le labeur. Mais certains trouvent encore la force de plaisanter. Ils marchent 500 mètres jusqu'à la frontière et vers leur maison. Ils seront de retour dans moins de neuf heures".

Guillermo – "De San Diego, sur la côte du Pacifique, à Tijuana, c'est sans doute la partie de la frontière la plus surveillée, et la plus peuplée aussi. A certains endroits on trouve trois types de barrière. Plus loin, c'est le vide. Et puis ça recommence. Je connais bien la frontière. J'y vis et je travaille dessus depuis 14 ans".

"Du côté mexicain, on rencontre toujours des expulsés. Comme Junior Rodriguez, originaire de Zacatecas, dans le centre du Mexique. Il m'a dit avoir vécu 31 ans aux Etats-Unis, avant son expulsion en 2011. Pour lui, le président Donald Trump ne fait que poursuivre la politique de son prédécesseur Barack Obama. Junior a été déporté, après trois interpellations pour conduite en état d’ivresse. Il a décidé de rester à Tijuana pour rester proche de sa famille, toujours en Californie".

"Un autre, Luis Manuel Testa, a été déporté en septembre dernier. Il a essayé de rentrer aux Etats-Unis à plusieurs reprises. Il dit n’avoir rien à faire dans sa ville natale d’Acapulco, parce que sa vie et sa famille sont en Amérique".

Yuri – "Pour moi la frontière est une ligne mortelle. Elle est dangereuse pour les migrants. Beaucoup meurent dans le désert. Ils se retrouvent sans eau, ou sont tués par des inconnus. La frontière peut être aussi très belle, avec des paysages superbes et des couchers de soleil incroyables".

"Les gens risquent leur vie pour la franchir. J’ai assisté à une scène dramatique, la seule du voyage, en compagnie de mes collègues. Avec une femme portant son bébé dans les bras, qui traverse le Rio Bravo, entre Ojinaga, du côté mexicain, et Presidio, au Texas. Elle a choisi son moment, à la tombée du jour. En mesurant ses pas, comme si ses pieds étaient lestés de plomb. Un faux-pas et elle aurait perdu son enfant, ou été emportée avec lui dans le courant. Elle a atteint son but, et disparu avec son enfant dans les fourrés de la rive américaine. Nous avons essayé de rester discrets, pour ne pas attirer l’attention sur elle".

Garde-frontières d'un côté, narcotrafiquants de l'autre

Jim – "Du côté américain, je crois que la loi dit qu’on ne peut pas s’en approcher à moins de trois mètres. C’est comme une zone morte, vide de gens. Au début du voyage, sur la plage, il y avait au moins une vingtaine de personnes du côté mexicain, aucune du mien".

"J'ai souvent été interpellé par des garde-frontières pour savoir ce que je faisais là. Nous avons bien essayé d’obtenir une autorisation de Washington pour les accompagner, mais sans succès".

"A Tecate, en Californie, j’ai rencontré Lewis Barona, garde-frontière. Il était content que l’on s'intéresse à son travail, pour que les gens comprennent qu'une barrière ou un mur est nécessaire, et qu'il est bon pour le Mexique comme pour les Etats-Unis".

"Selon lui, le taux de criminalité a baissé dans les environs grâce à la barrière. Lui et ses collègues utilisent des détecteurs sismiques, censés détecter le passage de quelqu’un à pied. Je le suivais quand il a reçu un appel, à cause d’une détection. Fausse alerte. C'était un animal qui avait déclenché le système. C’est assez courant selon lui".

Yuri – "Ma mission était de prendre des photos du côté mexicain. Mais à certains endroits il valait mieux faire le chemin par les Etats-Unis, à cause de l’insécurité. Côté mexicain, l’essentiel des zones longeant la frontière est sous le contrôle de groupes cherchant à faire passer de la drogue aux Etats-Unis. Certaines villes sont plus dangereuses que d'autres, quand plusieurs groupes se disputent le territoire".

"On voit qu’à certains endroits la frontière est aussi très contrôlée du côté américain. Avec beaucoup de garde-frontières, de caméras, de véhicules ou de systèmes de sécurité".

Travailleurs frontaliers et trafic de drogue

Jim – "En tant qu’Américain, c’est un sujet un peu compliqué pour moi. D'un côté, on comprend qu'une frontière sûre est une bonne chose pour la sécurité du pays. De l'autre côté, on peut concevoir que tout le monde ait droit à une vie meilleure".

"Un jour, à Imperial Sand Dunes, j’ai dû marcher jusqu’à la frontière pendant presque deux kilomètres, pour atteindre un chantier. Dans du sable tellement mou qu’on s'y s’enfonce de 20 cm à chaque pas. J’ai fait mes photos, et en revenant, j’ai réalisé ce que pouvaient vivre ceux qui font ce chemin, pour trouver une vie meilleure de l’autre côté. Je ne portais que deux appareils photos, mais eux portent des enfants. De l'eau m'attendait dans la voiture, mais eux ne savent pas quand ils pourront se désaltérer. Je me suis dit alors qu’il fallait être complètement fou, ou désespéré, pour entreprendre un tel périple. Ça m'a ouvert les yeux. Même si c'est illégal de franchir la frontière comme ça, le faire dans de telles conditions veut dire qu'il y a une raison profonde derrière. Et cette raison, on ne peut pas la balayer d’un revers de la main".

"Tout au long, beaucoup de gens m'ont affirmé qu'un mur est nécessaire, en ajoutant que ce n'est pas le vrai sujet, parce qu’il existe déjà, sous une forme ou une autre. Selon eux c’est l'accent mis par le président Trump sur la question de l'immigration qui a créé un problème. Les commerçants se plaignent d'une baisse de leur chiffre d’affaire, parce que les Mexicains qui habitent de ce côté de la frontière restent enfermés chez eux, de peur d’être arrêtés et déportés ».

"Personnellement, je ne crois pas que le mur soit très utile contre les migrants illégaux. La plupart entrent légalement, et restent à l'expiration de leurs visas".

"J’imagine que pour les garde-frontières le mur est surtout important pour ralentir le trafic de drogue. Il réduit le nombre de points de passage, et permet d'y concentrer des moyens pour l’empêcher. De leur point de vue, C'est une bonne chose. Mais ils préfèrent une barrière à un mur, pour mieux surveiller en regardant à travers".

Guillermo – "Il y a beaucoup d’endroits sans vraiment de mur, et ça ne servirait à rien d'en dresser un. Parce qu’il faut deux à trois jours pour atteindre un village, et c'est là que les migrants se font attraper. En fait, pour moi qui habite près de la frontière, ce projet m'a conforté dans l'idée que le sujet du mur préoccupe avant tout les élites politiques du pays. Leurs colère et indignation se mêlent à un nationalisme un peu rance. Les communautés qui vivent au bord de la frontière, elles, se sont habituées à cette séparation. Elles acceptent le principe que le gouvernement américain puisse construire un mur, tout comme la réalité qu' +avec ou sans mur, les gens et la drogue continueront de passer, à travers, par en-dessous ou par-dessus+".

"Le véritable problème des habitants, c’est le trafic de drogue. Les vrais +méchants+ ne risquent pas de se faire attraper en traversant. Ils contrôlent le trafic d'êtres humains et de drogue depuis ce côté, en toute impunité".

"La drogue passe par le mur, mais aussi par les postes-frontières. Elle est portée à dos d'homme à travers le désert, et par d' +honorables+ citoyens américains par la route. Elle est consommée par les junkies indigents à la frontière, et aussi par une bonne part des communautés blanches et pauvres qui ont voté pour Trump".

"On parle de la drogue qui passe dans un sens, mais pas des armes qui passent dans l'autre pour alimenter la violence chez nous. Ou de tous ces Mexicains qui n’ont aucune envie d'aller vivre, ou même travailler, aux Etats-Unis".

Une zone dangereuse côté mexicain

Guillermo – "A Tijuana, où j'habite, j'imagine que les narcotrafiquants me connaissent maintenant. Mais ailleurs, je suis juste un inconnu avec un appareil photo. Quand je vais dans un nouvel endroit, ma méthode consiste à prévenir de ma présence en parlant à des habitants. Et à attendre ensuite quelques jours pour que le message passe. Là, nous devions aller vite. J’étais un peu inquiet pour ça. Mais ça s’est bien passé".

"Un soir, je faisais des photos du mur dans une vallée. Un gros 4x4 bleu, avec les vitres teintées, s’est arrêté pas loin. J’ai entendu les pneus crisser. Je suis remonté en voiture, lentement. Le 4x4 m’a suivi. Quand je me suis arrêté pour faire une autre photo, il est parti, remplacé par une autre voiture. Elle m'a suivi jusqu'à l’hôtel, au ralenti. Le message était très clair : +On te surveille+".

"Il y a aussi des villes comme Altar, dans l‘Etat de Sonora. Les narcotrafiquants y contrôlent toutes les pistes menant vers la frontière, dans le désert. On y trouve ces petites échoppes avec des équipements pour ceux qui tentent le passage. Des combinaisons et sacs à dos camouflés. Parce que les migrants sont contraints de passer avec de la drogue".

© 2017 AFP


http://www.ladepeche.fr/article/2017/03 ... -unis.html
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Grosse fraude à l'Obama Care

Message non lupar etienne lorant » jeu. 13 juil. 2017, 18:18

Les Etats-Unis ont annoncé jeudi une opération majeure de lutte contre une fraude à l'assurance santé d'un montant estimé à 1,3 milliard de dollars, avec 412 inculpations dans le pays sur fond de crise liée aux opiacés.

Sont notamment visés des centres de désintoxication de drogues accusés d'avoir escroqué l'assurance maladie, ainsi que des personnes suspectées de revendre des opiacés tout en se les faisant rembourser.

"Il s'agit de la plus grosse opération de répression de la fraude à l'assurance médicale de l'histoire des Etats-Unis", a affirmé le ministre de la Justice, Jeff Sessions, dans une conférence de presse.

Pas moins de 56 médecins ont été pris dans le coup de filet et 295 professionnels de la santé font l'objet d'une procédure de suspension ou de radiation du système de santé fédéral, a-t-il précisé. Plus de 1.000 policiers locaux et fédéraux ont été mobilisés.

Cette annonce intervient alors que les Etats-Unis font face à une grave crise liée à la dépendance de nombreux Américains aux opiacés, une catégorie de stupéfiants englobant des médicaments analgésiques délivrés sur ordonnance et de l'héroïne, souvent mélangée avec des substances de synthèse.

Sur les plus de 400 personnes poursuivies, 120 sont accusées d'infractions directement liées aux opiacés, qui ne forment qu'une partie des antidouleurs.

"Un Américain meurt de surdose toutes les 11 minutes et plus de deux millions d'Américains sont piégés par leur dépendance aux antidouleurs délivrés sur ordonnance", a rappelé M. Sessions.

Il a cité l'exemple d'un groupe d'individus de l'Etat du Michigan, parmi lesquels six médecins, qui sont accusés d'avoir monté une combine consistant à prescrire à des patients des médicaments opiacés dont ils n'avaient pas besoin, une partie de ces produits étant revendue sur la voie publique.

A eux seuls, ils auraient escroqué l'assurance santé de 164 millions de dollars.
Etaient également présents à cette conférence de presse à Washington le ministre américain de la Santé, Tom Price, et le chef par interim du FBI, Andrew McCabe.

"Il y a des médecins qui prescrivent des substances narcotiques inutiles à des toxicomanes et des trafiquants en échange de 250 ou 300 dollars la visite. Des médecins ont délivré davantage d'ordonnances pour des produits contrôlés que des hôpitaux entiers", a souligné M. McCabe.

© 2017 AFP.
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Re: La société américaine

Message non lupar etienne lorant » ven. 11 août 2017, 11:11

Bonjour,
Pour ceux qui continuent de consommer des informations fournis par des media du style CNN, New York Time, Washington Post, etc, comme des faits vrais et comme un remplacement parfait pour l’actuel journalisme sans parti pris,…
http://www.zerohedge.com/news/2017-06-0 ... rely-wrong

Je vous saurais gré, dès lors, de m'indiquer quelles sont, pour vous,des "sources fiables" ??? Que pensez-vous de "Bfmtv" ?


Etienne
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Re: La société américaine

Message non lupar LaurentVan » lun. 28 août 2017, 10:47

Bonjour,

Pour ceux qui continuent de consommer des informations fournis par des media du style CNN, New York Time, Washington Post, etc, comme des faits vrais et comme un remplacement parfait pour l’actuel journalisme sans parti pris,…
http://www.zerohedge.com/news/2017-06-0 ... rely-wrong
Je vous saurais gré, dès lors, de m'indiquer quelles sont, pour vous,des "sources fiables" ??? Que pensez-vous de "Bfmtv" ?


Etienne
Bonjour Etienne,

Merci, j’encouragerais à ce titre d'éviter de publier des articles d'officines qui pratiquent le journalisme jaune https://fr.wikipedia.org/wiki/Journalisme_jaune et d'introduire des articles ou vidéo de journalistes qui font un travail d'investigation (enquêtes, analyses critiques, questions ouvertes), de spécialistes/experts en religion, histoire, politique et économie sur lesquelles nous pourrions construire un débat de qualité. Je sais que cela est rare mais pas introuvable et il y a une vraie demande en termes d’audimat (Ex : site d’Alain Soral).

Amicalement,

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Mariages d'enfants...

Message non lupar etienne lorant » ven. 17 nov. 2017, 19:42

Lorsqu'elle s'est mariée, Sherry Yvonne Johnson n'avait pas tout à fait 12 ans.

«Je suis aujourd'hui une survivante, une auteure, une avocate à cause de cette histoire», confie-t-elle au Figaro.
«Ma mère avait l'habitude de se rendre dans une église chrétienne évangélique appelée ‘La maison de la prière'. J'ai été violée la première fois à huit ans par l'évêque de la paroisse. Puis par mon beau-père. Et enfin par le diacre de cette même église. Je suis tombée enceinte de ce dernier à l'âge de neuf ans et j'ai accouché à dix. Je croyais pouvoir cacher le viol.»

La mère de Sherry, à l'époque très croyante, la force à épouser son violeur âgé de 20 ans, pour sauver l'honneur et pour des raisons religieuses. Les autorités de sa ville ont refusé le mariage, mais la commune voisine a accepté. «J'ai divorcé à l'âge de 17 ans. Pendant notre relation, j'ai donné naissance à six enfants.» L'histoire de Sherry est connue et a été relayée dans de nombreux médias anglosaxons. Son mariage a eu lieu en 1971 à Tempa en Floride. Difficile d'imaginer que marier une enfant de 11 ans puisse encore être possible. Pourtant, 46 années plus tard, la législation de cet État n'a aucunement été modifiée.

Aujourd'hui Sherry a 58 ans et attend toujours que sa mère reconnaisse les faits. «Maman n'en parle jamais, c'est un sujet tabou. Mais elle m'a appelée la semaine dernière. Cinquante ans après, elle s'est excusée pour ‘ce qu'elle a fait' sans pour autant me donner d'explications», raconte-t-elle.

Tout comme Sherry, 248.000 enfants et adolescents ont été mariés aux États-Unis entre 2000 et 2010, selon l'association Unchained at last. Ces chiffres ne différencient pas les mariages forcés après un viol ou dus à l'emprise d'une religion. Alors que des pays comme le Zimbabwe, le Malawi ou El Salvador ont récemment banni le mariage des enfants, les États-Unis gardent une législation particulière à ce sujet.

Certains, comme le New-Hampshire et la Caroline du Nord, permettent le mariage à partir de 13 et 14 ans. Dans 25 États, la loi ne prévoit aucun âge minimum. Des enfants peuvent se marier à condition d'avoir la bénédiction de leurs parents et le consentement d'un juge. L'âge minimum instauré dans la loi est d'ailleurs rarement définitif: la totalité des États accordent des exceptions.

Morgane Rubetti - Le Figaro - vendredi 17 novembre 2017
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )


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