Le Christ et le végétarisme

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Re: Le Christ et le végétarisme

Message non lupar Tian » jeu. 24 sept. 2015, 8:23

Bonsoir Tian !

je retrouverai ce passage dans mon livre sur les Apocryphes, lequel se trouve en Bretagne et j'y retourne dans une semaine. je vous joins les références du texte dès que je le retrouve. Il s'agit bien de Jésus et de ses disciples. (le livre s'appelle "le Cinquième Evangile", qui regroupe plusieurs textes de différents apocryphes.

Bien à vous,

Axou

Merci beaucoup Axou, d'autant que malgré mes recherches je ne le retrouve toujours pas.

Tian
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Re: Le Christ et le végétarisme

Message non lupar Tian » mar. 29 sept. 2015, 12:19

Je reprends donc….

Vous savez Axou, quand je parle du Père Zanetti (et pour sa défense) on ne peut pas dire malheureusement, comme nous l'avons déjà évoqué, que le Christ ait montré le chemin car il consommait des poissons, il a fait une parabole sur le veau gras et il devait certainement manger du mouton au moins à Pâques et aux noces de Cana.
Si cela n'avait pas été le cas je pense que les évangélistes l'auraient précisé car la nourriture était, et est toujours, très importante pour les hommes.

Je rajouterais que Dieu s'adressant à Pierre en lui disant "Tue et mange !" n'est pas fait pour arranger l'idée générale si vous voyez ce que je veux dire :s

On m'avancera que c'était l'époque qui voulait cela, mais si vous lisez ne serait-ce que Confucius, qui, 500 ans avant J.C disait : "Quiconque a entendu les cris d'un animal qu'on tue ne peut plus jamais manger de sa chair" ou Ovide (né en 17 apr J.C) : « Comme il se fait d’horribles goûts, comme il se prépare à verser un jour le sang humain, celui qui égorge de sang-froid un agneau, et qui prête une oreille insensible à ses bêlements plaintifs " on se dit que cette compassion là pouvait arriver à la conscience, même en ces époques lointaines, et que sur ce sujet , je suis désolée de le faire remarquer, le Christ n'a peut-être pas été à la hauteur.

Donc, en 2015, les représentants de Dieu sur Terre que sont les prêtres, devraient se saisir du sujet et ne pas avoir peur des retombées éventuelles qui ne manqueraient pas de nous dégringoler dessus d'ailleurs, ne serait-ce que d'un point de vue économique.

Bien fraternellement, :ciao:

helios
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Re: Le Christ et le végétarisme

Message non lupar helios » dim. 04 oct. 2015, 0:24

Un peu de soleil, quelques gouttes d'eau, une pincée de sels minéraux et la fleur s'ouvre au monde.
Mais nous avons préféré imiter le tigre, le requin, l'aigle afin d'assurer notre emprise (et chimérique empire) sur terre, mer et ciel.
Un général des jésuites invité à résumer sa vie, le fit en quelques mots: "je suis un pauvre homme qui s'est efforcé de ne pas trop dénaturer l'OEuvre du Créateur".
Il est évident que nous vivons des temps barbares. Ne soyons pas trop exigeants à l'égard des évangiles. Ne dit-on pas que l'athéisme résulte parfois de trop grandes exigences à l'égard de Dieu?
Il est tout aussi évident qu'une certaine hauteur d'âme et/ou un raisonnement bien conduit convergent vers le végétarisme (ou le "véganisme").
"On n'a pas deux coeurs, un pour les hommes un pour les animaux"
Le régime carné exténue la planète.
Merci Tian, Axou et mille excuses à ceux dont je n'a ipas retenu le nom ,mais que je vais relire

axou
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Re: Le Christ et le végétarisme

Message non lupar axou » dim. 04 oct. 2015, 17:28

Merci Hélios !

extrait de l'interview du Père Marc, qui est à la tête du Petit Monastère orthodoxe que je connais, sur la fraternité et le lien qui unit toutes les créatures
http://www.seraphim-marc-elie.fr/2015/0 ... chain.html

"Comment sommes-nous reliés par-delà les temps et les règnes ?

Dans le monde monastique, l'œcuménisme est une réalité. En tant que moines, nous sommes frères et sœurs de tous les hommes, tout d'abord de ceux qui ont comme nous, choisi la vie monastique. Un vrai moine est forcément frère de tous les hommes, parce qu'il est dégagé des passions qui séparent les hommes, mais au-delà il est frère de toute la création, comme saint François l'a si bien chanté dans son Cantique des créatures.
Je ne considère pas une fourmi comme plus grande ou plus petite que moi, je la considère comme une créature de Dieu, dans laquelle Dieu a mis quelque chose d'extraordinaire de sa vie. Il ne s'agit pas de nous comparer.
Nous avons des rôles complètement différents, mais je sais qu'en tant qu'homme j'ai un pouvoir terrible sur cette fourmi. En tant qu'homme, j'ai aussi cette conscience spirituelle qui m'a été donnée de me sentir uni à toute la création. Je suis persuadé que tous ces hommes, nos pères celtes, saint François d'Assise et, plus proche de nous, saint Tugdual, ont eu la même vision. La différence c'est que nous, aujourd'hui, nous sommes sacrement ramollis.
Nous sommes majoritairement citadins et notre mode de vie nous a coupés de la vie de la terre. Nous ne pouvons pas avoir une vie en Christ sans retrouver cette dimension cosmique. C'est la réalité de la vie spirituelle ; on ne peut pas être relié à Dieu sans être relié aux hommes, sans être relié au monde du vivant.
Une de nos prières dit : « Fais que je sois un avec mes frères, et que dans cette unité en Toi nous soyons un avec Ta création et chacune de Tes créatures ! » La vie qui m'entoure ici au monastère fait partie de ma chair. Les chats que nous avons ne sont pas considérés comme des chats domestiqués, mais comme des frères animaux avec lesquels nous devons apprendre à nous comporter, sans pour autant perdre notre place et notre responsabilité.
Aimer chaque créature sans avoir d'intérêt à l'aimer ! C'est certes plus simple avec mon chat qu'avec un serpent. La vie communautaire c'est tout cela, dans cette progression : Dieu, hommes, animaux, et même les plantes et les pierres.

Que signifie être «membre» du corps du Christ ?

Notre saint père Tugdual disait que l'ensemble du vivant, la création tout entière, appartient au corps du Christ. J'ai une sensibilité particulière à la nature depuis mon enfance, et je me souviens du film Soleil Vert, qui, dans les années 70, m'a bouleversé. C'était comme si ma conscience s'était soudain ouverte sur ce que la terre était en train de vivre. Je n'ai plus été pareil à partir de ce moment-là.
J'étais déjà moine, mais la perspective chrétienne s'est soudain élargie à cette dimension cosmique et à la souffrance de l'ensemble du vivant. La question de l'écologie a pris alors une place prépon-dérante pour nous, et nous avons vécu cette dimension de fraternité cosmique, déjà présente dans la tradition orthodoxe, comme une évidence."

Bien à vous,

Axou

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Re: Le Christ et le végétarisme

Message non lupar axou » dim. 04 oct. 2015, 19:51

Chère Tian,

le texte sur Jésus qui défend et guérit un âne maltraité se trouve dans "le Cinquième Evangile" écrit par le théologien Bernard-Marie (tiers ordre franciscain), réunissant des textes apocryphes et quelques textes mystiques comme les écrits de Marie Valtorta.
Il est précisé pour le texte qui nous intéresse qu'il s'agit d'un agraphon d'un manuscrit copte des Evangiles. (Bibliothèque Nationale de France)

Dans le livre : page 51.

"plus loin encore, toujours accompagné de ses disciples, il vit un homme qui frappait violemment un âne lourdement chargé. Epuisé et blessé, l'animal venait de s'affaler.
Jésus demanda à ses disciples : "entendez vous les appels de cette bête ? ". Ils répondirent: "nous n'entendons que ses cris et rien d'autre". Attristé, Jésus répliqua : "Pauvres de vous ! vous ne comprenez donc pas qu'il appelle à l'aide et implore la pitié ? le malheur de son maître est pire que celui de son âne, car, par sa dureté, il fait éloigner de lui la bénédiction du Créateur." S'approchant alors de l'animal blessé, Il le toucha avec douceur. Aussitôt, celui-ci fut guéri de toutes ses plaies et se remit debout.
Se tournant ensuite vers le maître violent, Jésus lui adressa cette parole : "A présent, tu peux poursuivre ta route mais ne bats plus ta monture. Ainsi, toi aussi, tu obtiendras miséricorde ! "


quel beau texte ! Axou

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Re: Le Christ et le végétarisme

Message non lupar Tian » dim. 11 oct. 2015, 22:30

Merci Axou, c'est un très beau texte en effet !

Quel crédit peut-on réellement lui accorder ? voilà ma question.

Sachez toutefois que je suis loin d'être une admiratrice de Maria Valtorta (comme je l'avais écrit d'ailleurs dans quelques messages) et son intervention dans ce texte (d'après ce que vous me dites) n'a pas tendance à me rassurer, bien au contraire...

Mais c'est un très beau texte.

Bien fraternellement,

axou
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Re: Le Christ et le végétarisme

Message non lupar axou » lun. 12 oct. 2015, 14:25

Hello Tian,

Marie valtorta n'a rien à voir avec ce texte ci. l'auteur du livre cite ses extraits dans d'autres textes. Il a compilé des agrapha et des écrits de mystiques dans son livre "le cinquième évangélique".

Le texte qui nous intéresse est un agraphon (voir définition sur wikipédia), c'est à dire une parole de Jésus qui n'appartient pas aux Evangiles canoniques mais à d'autres sources de la même époque (premiers siècles de l'Eglise), comme les Evangiles apocryphes (non retenus par l'Eglise).

J'ai découvert ce texte dans le journal La Vie (exemplaire consacré aux animaux, il y a quelques années) et l'exégète interrogé disait que ce passage était probablement historique. On n'a pas de preuve bien sur, mais pour la plupart des faits relatés dans les canoniques non plus !

je cherche sur internet pour savoir de quel apocryphe il s'agit.

Peut-être un érudit du forum pourrait nous en dire plus sur les Agrapha ?

A bientôt,

Axou

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Re: Le Christ et le végétarisme

Message non lupar Tian » sam. 17 oct. 2015, 21:58

Hello Tian,

Marie valtorta n'a rien à voir avec ce texte ci. l'auteur du livre cite ses extraits dans d'autres textes. Il a compilé des agrapha et des écrits de mystiques dans son livre "le cinquième évangélique".

Le texte qui nous intéresse est un agraphon (voir définition sur wikipédia), c'est à dire une parole de Jésus qui n'appartient pas aux Evangiles canoniques mais à d'autres sources de la même époque (premiers siècles de l'Eglise), comme les Evangiles apocryphes
J'ai découvert ce texte dans le journal La Vie (exemplaire consacré aux animaux, il y a quelques années) et l'exégète interrogé disait que ce passage était probablement historique. On n'a pas de preuve bien sur, mais pour la plupart des faits relatés dans les (non retenus par l'Eglise).
canoniques non plus !

je cherche sur internet pour savoir de quel apocryphe il s'agit.

Peut-être un érudit du forum pourrait nous en dire plus sur les Agrapha ?

A bientôt,

Axou

Merci Axou, c'est gentil. Vous avez raison en fait, et je n'y pense pas suffisamment, certaines paroles du Christ ont été relatées ailleurs que dans les canoniques et finalement on n'a pas plus de preuves ... On peut juste s'interroger sur l'Esprit Saint qui les anime .
J'ai vu aussi qu'il est facile de commander ce livre sur Internet. :ciao:

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Re: Le Christ et le végétarisme

Message non lupar helios » dim. 24 janv. 2016, 11:31

Bonjour

Albert Einstein disait, dans son introduction à la théorie de la relativité restreinte, " Les animaux sont mes amis, je ne mange pas mes amis".
C'est pour cela que personne ne s'est aventuré, de son vivant, à émettre la moindre critique sur ses travaux.

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Re: Le Christ et le végétarisme

Message non lupar Suliko » lun. 25 janv. 2016, 12:19

Bonjour,
On m'avancera que c'était l'époque qui voulait cela, mais si vous lisez ne serait-ce que Confucius, qui, 500 ans avant J.C disait : "Quiconque a entendu les cris d'un animal qu'on tue ne peut plus jamais manger de sa chair" ou Ovide (né en 17 apr J.C) : « Comme il se fait d’horribles goûts, comme il se prépare à verser un jour le sang humain, celui qui égorge de sang-froid un agneau, et qui prête une oreille insensible à ses bêlements plaintifs " on se dit que cette compassion là pouvait arriver à la conscience, même en ces époques lointaines, et que sur ce sujet , je suis désolée de le faire remarquer, le Christ n'a peut-être pas été à la hauteur.
C'est moi qui souligne.
Je suis vraiment effarée par une telle réflexion! C'est du blasphème, peut-être ne vous en rendez-vous pas compte? Le Christ, vrai Dieu et vrai homme, n'a jamais péché et s'il mangeait de la viande (et il en mangeait), c'est que cela n'est en soi pas un mal. J'aimerais tout de même rappeler que dans la vision chrétienne du monde, les hommes sont supérieurs aux animaux. S'ils doivent en prendre soin, ils ont le droit de s'en nourrir. Alors autant je comprends que l'on se prive de temps en temps de viande pour des motivations spirituelles (jeûne, notamment lors du carême), autant il ne me paraît pas chrétien de le faire parce qu'on considère que par principe, sacrifier des animaux pour les manger est mal et que le Christ avait tort! (c'est la conséquence logique d'une telle vision du monde).
J'aimerais également rappeler qu'il fut un temps où l'Eglise interdisait à ses fidèles de consommer de la viande lors du Carême et que dans un temps encore plus lointain, on se privait également de produits laitiers et de poisson durant cette période (et même durant d'autres périodes de jeûnes, comme l'Avent). C'est ce que font encore les orthodoxes pratiquants.

Bien à vous,

Suliko
L'un des malfaiteurs suspendus à la croix l'injuriait:"N'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi." Mais l'autre, le reprenant, déclara:"Tu n'as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine! Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal." Et il disait:"Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume." Et il lui dit:"En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis."

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Re: Le Christ et le végétarisme

Message non lupar axou » lun. 25 janv. 2016, 20:48

je suis désolée de le faire remarquer, le Christ n'a peut-être pas été à la hauteur.
C'est moi qui souligne.
Je suis vraiment effarée par une telle réflexion! C'est du blasphème, peut-être ne vous en rendez-vous pas compte?
Suliko
Bonsoir à tous,

la réflexion de Suliko est intéréssante mais je tourne les choses autrement : je crois Tian, à la lecture du fil dans "Ecriture Sainte" et celui-ci que vous êtes très en colère contre Dieu, contre le Christ et contre ceux qui ont écrit ces passages dans la Bible n'inclinant pas vraiment au végétarisme et au respect total des animaux.

La vraie question est : qu'allez -vous faire de cette colère ? et puisque vous avez la foi : que veut vous dire le Christ là ou vous êtes en colère, c'est à dire là ou ça vous fait si mal que l'innocent soit maltraité ?
Ce qui est certain, c'est que Jésus vous offre un coeur grand ouvert pour accueillir votre colère, votre tristesse, votre déception à son égard.

Puis je vous suggérer de le Lui dire en face, de l'engueuler en bonne et due forme, de tout sortir ce que vous avez sur le coeur ? vous aurez une réponse...
La lecture des psaumes peut vous y aider, que votre colère devienne prière...

"Le Père cherche des adorateurs en souffle et en vérité". Pour l'instant, votre colère est votre vérité.

Bien à vous,

Axou

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Re: Le Christ et le végétarisme

Message non lupar Tian » mar. 26 janv. 2016, 0:01


la réflexion de Suliko est intéréssante mais je tourne les choses autrement : je crois Tian, à la lecture du fil dans "Ecriture Sainte" et celui-ci que vous êtes très en colère contre Dieu, contre le Christ et contre ceux qui ont écrit ces passages dans la Bible n'inclinant pas vraiment au végétarisme et au respect total des animaux.
Je suis en colère, oui, et ... déçue.
La vraie question est : qu'allez -vous faire de cette colère ? et puisque vous avez la foi : que veut vous dire le Christ là ou vous êtes en colère, c'est à dire là ou ça vous fait si mal que l'innocent soit maltraité ?
Je n'ai pas la foi axou, j'aimerais l'avoir mais pour l'instant je cherche quelque chose.
Ce qui est certain, c'est que Jésus vous offre un coeur grand ouvert pour accueillir votre colère, votre tristesse, votre déception à son égard.

Puis je vous suggérer de le Lui dire en face, de l'engueuler en bonne et due forme, de tout sortir ce que vous avez sur le coeur ? vous aurez une réponse...
Jésus ? C'est vous tous pour moi. C'est à vous que je dis ma colère. C'est lui qui me répond en partie à travers vous. Je n'atteins pas Dieu sans les autres, malheureusement.

Fraternellement,

helios
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Re: Le Christ et le végétarisme

Message non lupar helios » mar. 26 janv. 2016, 2:25

Bonsoir Tian

Le sujet étant identique, je pense que vous me permettrez une objection relative à votre dernier message sur le forum "Ecriture Sainte" où il est hors de question, pour vous ou votre mari, de presser le bouton qui livrera l'agneau au couteau du boucher.
J'ai le regret de vous dire que lorsque celui de vous deux qui fait les courses a mis le petit paquet dans son sac et réglé la transaction, il ou elle a, au même moment et du même mouvement, pressé le funeste bouton. Et là, c'est au plan de l'éthique que se situe la fissure.
Je vous reconnais, néanmoins, le mérite de porter haut les valeurs du végétalisme. Je les partage sans, moi-même, être toujours à la hauteur.

Je vous croyais dans le tourment du chrétien qui, s'ouvrant à ces valeurs et redoutant qu'elles ne soient de taille à ébranler sa foi, vient ici chercher les moyens de l'affermir après en avoir vainement fait la requête à soi même. Mais vous dites ne pas avoir la foi.

Sans doute vaut-il mieux commencer par essayer de s'ouvrir inconditionnellement à l'Amour de Dieu tel que globalement toute la Création l'enseigne et tel qu'il irradie les Chrétiens d'une Joie permanente.

Peut-être en terre d'Assise trouveriez-vous une voix amie qui vous dise le chemin.

Cordialement

Tian
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Re: Le Christ et le végétarisme

Message non lupar Tian » mar. 26 janv. 2016, 11:11


Le sujet étant identique, je pense que vous me permettrez une objection relative à votre dernier message sur le forum "Ecriture Sainte" où il est hors de question, pour vous ou votre mari, de presser le bouton qui livrera l'agneau au couteau du boucher.
J'ai le regret de vous dire que lorsque celui de vous deux qui fait les courses a mis le petit paquet dans son sac et réglé la transaction, il ou elle a, au même moment et du même mouvement, pressé le funeste bouton. Et là, c'est au plan de l'éthique que se situe la fissure.
Je vous reconnais, néanmoins, le mérite de porter haut les valeurs du végétalisme. Je les partage sans, moi-même, être toujours à la hauteur.
Bonjour helios,

En fait, mon mari ne partage (pas encore ?) mes convictions. Si il pouvait manger de la viande 2 fois par jour avec des frites il le ferait sans hésitation. Encore que, depuis que je m'intéresse au végétalisme il ne mange de viande que deux ou trois fois par semaine.

Par contre, il ne mange plus jamais d'animaux "bébé" (veau, agneau) et je ne cuisine plus de viande pour lui (hormis cas exceptionnel).

C'est vrai que c'est moi qui lui achète de la viande et de la charcuterie (et j'en souffre assez) mais ce n'est que pour un temps car dès qu'il pourra le faire lui-même je le laisserai s'y atteler.

De mon côté, j'en suis au début du végétalisme, car vous le savez bien il n'est pas facile (il faut le dire aux gens) d'arrêter d'un seul coup les produits animaux. Au risque de se planter et de revenir en arrière il vaut mieux y aller crescendo.

Donc, me concernant, je continue à manger du poulet une fois par semaine (mais j'ai l'intention d'arrêter), du poisson une fois par semaine (là je ne sais pas si je vais arrêter...) et en matière de laitage (mon pêché mignon depuis toujours ;) ) j'ai tout arrêté (fromage, beurre, yaourts) je suis passé au végétal, mais MAIS ce que je n'ai pas arrêté pour l'instant, c'est ... le lait en poudre dans mon thé ! :oops:
Bon, ça viendra et je cherche des substitues, mais pour l'instant c'est vrai que c'est mon point faible.
Je vous croyais dans le tourment du chrétien qui, s'ouvrant à ces valeurs et redoutant qu'elles ne soient de taille à ébranler sa foi, vient ici chercher les moyens de l'affermir après en avoir vainement fait la requête à soi même. Mais vous dites ne pas avoir la foi.
Dans cette phrase je rajouterais à "foi " "recherche".
Je suis catholique, baptisée, j’ai fait ma première communion et je suis née dans une famille dont la branche maternelle (et quand je dis maternelle je pense vraiment aux femmes) était pratiquante.

J’ai toujours était depuis très jeune, en recherche de Dieu et très dernièrement (enfin je veux dire depuis 2 ou 3 ans) je pensais que j’y étais arrivée.

Je suis une « fan » si je puis dire du Père Zanetti ; c’est lui qui m’avait, non pas donné une certaine foi, mais permis de m’en approcher plus près que jamais. Cet homme me semblait avoir tout compris de la bonté, et être une des plus belles représentations de Dieu sur Terre.
Je ne dis pas bien sûr qu’il applique tout ce qu’il prêche mais il est capable de l’entrevoir plus que beaucoup et en cela il m’a toujours impressionnée.

Il faut que vous sachiez que j’ai écouté toutes ses homélies –toutes – (et plusieurs fois). Et puis je l’ai entendu dire ceci : « Toutes les nourritures sont pures, sinon notre Maître nous l’aurait dit, du foie gras à la tomate, tout est pur ! » et puis dans une autre : « le cochon, cet animal qui n’est bon qu’en saucisson il faut bien le dire ! »

Bon, et bien là il a commencé à me perdre. Je sais que vous allez sans doute penser que j’ai bien tort de m'arrêter sur de tels propos et que la foi ne peut se perdre ainsi –donc je ne l’avais pas- mais si je vous raconte cela c’est pour vous faire comprendre à quel point pour moi (et peut-être pour d’autres) de telles phrases, qui peuvent paraitre anodines à la grande majorité des catholiques, ont été autant de pierres d’achoppement pour moi.

Non, je ne pense pas que le foie gras et la tomate peuvent être envisagés de la même manière.

Il en est un qui résulte d’une souffrance inutile, perverse car la finalité est essentiellement la gourmandise et il a été plus que troublant pour moi de m'apercevoir qu’un tel homme n'ait pas été capable, avec toute la bonté qui est en lui, de le percevoir.
Pour moi, il y a à présent chez lui une insensibilité qui m’a fait comprendre à quel point (même pour lui) il y a encore du chemin à parcourir.

Oh j’ai encore du plaisir à l’écouter, mais ce n’est plus comme avant. Je n'enregistre plus, par exemple, ses sermons.

En vous donnant cet exemple j’essaie de vous faire comprendre le cheminement de ma pensée et pourquoi je pense qu’il est très important (et je pense que ça le deviendra encore plus dans les années à venir vous verrez) que les catholiques soulèvent ce problème et que surtout le Pape se positionne sur ce sujet.
Qu'il dise que l'idée même de refuser de s'alimenter à une source qui provient d'une souffrance animale lui semble folie (car le Christ ne nous l'a pas prescrit) ou qu'il incite à plus d'éthique en matière d'alimentation, mais je souhaite et attend impatiemment qu'il se positionne.

Je ne lui demande pas de dire que nous devons tous nous mettre au végétalisme mais pourquoi ne pas faire remarquer (juste faire remarquer et ce serait déjà beaucoup) que dans nos pays gâtés comme jamais en matière de nourritures riches et variées , faire le choix de tuer des animaux (et donc de créer de la souffrance inutile) ne relève plus de la santé mais bien plus à présent de la gourmandise et de la paresse, car (pour le vivre) il n’est pas facile de cuisiner vegan et cela demande quelques recherches.


Sans doute vaut-il mieux commencer par essayer de s'ouvrir inconditionnellement à l'Amour de Dieu tel que globalement toute la Création l'enseigne et tel qu'il irradie les Chrétiens d'une Joie permanente.

Peut-être en terre d'Assise trouveriez-vous une voix amie qui vous dise le chemin.


Oui, il faut que je vois de ce côté là si je ne trouve quelques paroles qui m'éclairent.

Fraternellement,

helios
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Re: Le Christ et le végétarisme

Message non lupar helios » mar. 26 janv. 2016, 18:04

Bonjour Tian

Merci de participer activement à la vitalité de ce fil et d'avoir répondu à mes objections avec sincérité et justesse de ton.

Je m'achemine aussi avec effort plus ou moins soutenu vers le végétalisme dans un souci éthique et j'essaie conjointement d'avancer vers la plénitude spirituelle.

Votre foi naissante reposait sur les larges épaules du Père Zanetti et il a trébuché. Etes vous sûre qu'elle n'est pas tout près, derrière vous, et qu'elle ne vous suit pas, un peu éclopée, mais tenace? A moins que dans votre quête vous n' ayiez désormais accordé la prééminence à la connaissance intellectuelle de Dieu?

Je viens ici pour conforter ma foi et tenter de réduire la contradiction existant entre certains élans du coeur et l'obéissance a la Loi dans l'humilité et la Joie. Ce qui ne me dispense pas d'une quête intérieure car :

"...qu'y a-t-il de plus proche de moi que moi-même ?... Quant à moi il est bien vrai que je peine ici
et que c'est sur moi-même que je peine : me voici devenu pour moi une terre de difficulté et
de sueur abondante..." (Confessions L10 Ch 16)

Cordialement


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