La notion de péché et la sexualité

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Grégory
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Grégory » jeu. 16 juil. 2020, 0:22

cmoi a écrit :
mer. 15 juil. 2020, 6:46
Bonjour,

ce matin je voudrais prendre la défense de Grégory, même si les remarques qui lui ont été faites m'avaient brûlé aussi la langue (ou la plume) et que je m'étais modéré.
Je peux me tromper mais dans mon imaginaire, la façon colorée qu'il a de s'exprimer révèle une culture différente de la nôtre, que je ressens comme africaine. Ses mots n'ont en tout cas et donc pas la même signification que celle que nous leur prêtons...

Aimer quelqu'un c'est malgré tout le voir comme exemplaire, ce qui nous renvoie à ce qui nous a fait l'aimer. Il n'y a pas d'amour sans admiration. Et qui dit exemplaire dit un modèle, or l'éducation ne se fait-elle pas au mieux ainsi, tacitement, par un désir d'imitation de ce qui nous a séduit ?
Ainsi les amoureux finissent-ils par se ressembler aux yeux des autres.
Ainsi, l'amour nous donne l'envie de nous donner tout entier à l'autre, et pour lui, cela le confronte à l'amour qu'il a reçu, essentiellement de ses parents, qui n'a pas toujours été comme il le lui aurait fallu, qui avait des défauts, des lacunes, etc., qui a provoqué des blessures parfois, mais qui l'a éduqué, et cela lui permet de se reconstruire autrement, d'en perdre le mauvais, le négatif.
C'est toute la différence entre un amour choisi et l'autre, inconditionnel. Choisi non "parce que" mais cela a pour conséquence que à sa lumière ce que nous sommes sent qu'il va pouvoir grandir et accessoirement se réparer, que ses virtualités jusqu'alors refusées vont pouvoir se développer, etc.
Nous avons beau faire de notre mieux comme parents, cet amour inconditionnel a des défauts et contient des impasses liées à nos propres insuffisances. En général, l'amour nuptial se construit pour nous permettre de dépasser leurs conséquences, le "choix" se fait souvent inconsciemment d'une personne qui va mieux nous le permettre qu'une autre, par ses goûts, son caractère, ses qualités, etc. Sous le regard de qui on se sent plus libre.

Effectivement, nous n'appelons plus cela éducation, et de sa part ce mot a aussi une signification plus volontaire et délibérée que je m'explique ainsi :
Jeune, nous attendons l'amour, (à moins de vouloir répondre à l'appel évangélique à "rester eunuque"), son heureuse surprise, et s'il ne vient pas, nous finissons par nous poser des questions et du coup cherchons sur quels critères le reconnaître (peut-être l'avons-nous manqué par manque de discernement ?) et ces critères deviennent et finissent par prendre l'apparence d'un "examen" : c'est humain, et cela finira par s'effacer devant l'inouï de la rencontre et de l'amour quand il est là...
Il n'y a rien de mauvais à mieux cerner qui nous sommes, ce que nous voulons, etc. Même si l'absence de possibilité de réalisation finit par nous rendre "étroit" et "dur", nous faire tourner en rond, et nous obliger après un temps à les laisser tomber et privilégier l'ouverture à l'autre, en nous faisant davantage confiance ainsi qu'à la vie et à Dieu.
Donc Grégory est dans une certaine phase que je trouve naturelle de son développement.
Grégory a écrit :
mar. 14 juil. 2020, 19:18
.15. Si le non-croyant se sépare, qu'il se sépare ; le frère ou la soeur ne sont pas liés dans ces cas-là. Dieu nous a appelés à vivre en paix. 16. Car que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari ? Ou que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme ?
Petite remarque en passant (ce fil porte sur "la notion de péché et la sexualité") : il me semble que ce verset de St Paul aux Corinthiens I plaide pour le divorce ou l'annulation, peu importe le nom et la forme juridique que cela prend, et permet le remariage. Le problème étant que c'est une situation connue dès le départ et qui n'a pas empêché le mariage, par conséquent qui peut donner lieu à des abus - être choisie parce qu'elle ouvre cette possibilité (ce qui est une vision trop intellectuelle et qui ne tient pas compte de la sincérité du chrétien concerné) : St Paul est pourtant loin d'être laxiste sur le sujet !
Le désir de Grégory de choisir à priori (cela pourra être remis en question) une personne de sa confession plaide pour une forme d'intégrité...
Je reste un homme célibataire transformé par la sagesse de dieu qu'il peut nous transmettre car celle-ci est vraie. Je finis toujours par me dire que c'est ceux qui le vivent pour eux qui en parlent le plus pour les autres. Donc je n'ai que ma vision actuelle pour dire, conscient de qui je suis.
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Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière confuse, mais alors ce sera face à face. Aujourd’hui je connais partiellement, mais alors je connaîtrai comme je suis connu.

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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par cmoi » jeu. 16 juil. 2020, 6:51

Bonjour cher Trinité,

je crois que vous confondez l'extrait cité par jean-Michel avec celui que je reprends et qui a été cité par Grégory... Leur sujet n'est pas tout à fait le même... Je vous laisse revoir ce point sans les citer à nouveau...
Ceci étant précisé, je m'efforce d'éviter d'avoir un avis personnel pour mieux "trouver" celui donné par les textes qui font foi autant que Loi et ne pas entrer avec eux en contradiction. Car c'est un sujet sur lequel on a vite fait de laisser parler "la passion".

Par 2 fois, en Mathieu, quand Jésus associe le divorce à un adultère, il cite une exception dont la difficulté de compréhension déjà relève de l'ordre de la traduction et fait donc appel aussi à notre sagesse intérieure, à la grâce. Vous le savez, c'est un point fort en dispute aujourd'hui, qui sépare catholiques et orthodoxes, et qui a entraîné bien des démissions et contestations chez les catholiques.
Pour exprimer cette exception telle que je la comprends personnellement, il s'agit d'une inconduite notoire ayant trait aux exigences de la vie matrimoniale, qui ne se limite pas donc à l'adultère, et ne se contente pas d'un défaut de caractère (pour faire court).

Ici, Saint Paul nous en donne semble-t-il une autre exception, ou une extension, qui touche à la possibilité, pour un incroyant, de rompre sans qu'il y ait faute de sa part (sinon par ignorance), et il est clair qu'il affirme que pour son conjoint croyant (autant que pour l'incroyant), cela le laisse "libre" donc de refaire sa vie avec un autre conjoint.
Après, il y a le sens que vous donnez à mon interprétation, et qui me demande à prendre position. Je dirai que le cas que vous évoquez, s'il est avéré être vrai au moment du mariage lui-même, relève du dol et donc est actuellement pour les catholiques une cause ou un motif d'annulation.

Je ne suis pas de ceux qui pensent que dans ces cas là, il faut autant que possible "faire durer le mariage" présumé existant et attendre que la relation des époux soit telle qu'il soit alors préférable de statuer sur sa nullité. S'il y a inconduite, les conséquences seront d'autant plus désastreuses qu'elle aura duré, peu importe la façon dont chacun l'aura vécue (avec parfois beaucoup de mérite).
Si le cas se produit après le mariage, le jugement actuel de l'Eglise est différent. Pourtant, je sais par lien direct que Jean-Paul II entendait revoir ce point, et que Benoit XVI était prêt à intégrer ce motif dans la liste des causes d'annulation. Cela rejoint ce qui existe déjà à propos de ce qu'on appelle le privilège Paulinien et serait donc cohérent avec la tradition. La façon du pape François de traiter le problème a été et est différente, elle va bien pourtant dans le même sens (voir son encyclique sur le sujet).
Ce que j'ai écrit, c'est que St Paul quant à lui est déjà clair sur le sujet.

Par rapport à votre formulation, il y a une petite différence : l'amour seul n'est pas en cause, il s'y ajoute une question de foi. Autrement dit, entre 2 croyants, la foi doit être telle que l'absence d'amour puisse être compensé et le mariage durer.
Est-ce que je vais jusque là dans la rigidité traditionnelle, ou est-ce que je m'arrête à ce que vous dites (et jusqu'où l'Eglise n'est actuellement pas prête à aller)?
Pour être tout à fait franc, c'est un point que je n'ai pas encore tranché, je "balance" en fonction des cas, je pense donc qu'il faut faire intervenir d'autres critères... et pour cela notamment reprendre le propos de ma dernière intervention et le "pousser" serait éclairant...
Si vous le souhaitez, je peux le faire, mais par une prochaine intervention et pour ne pas trop allonger celle-ci...
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par cmoi » jeu. 16 juil. 2020, 7:25

Grégory a écrit :
jeu. 16 juil. 2020, 0:22
Je reste un homme célibataire transformé par la sagesse de dieu que peut nous transmettre car celle-ci est vrai. Je finis toujours par me dire que c'est ceux qu'ils le vivent pour eux qui en parlent le plus pour les autres. Donc je n'aie que ma vision actuelle pour dire, conscient de qui je suis.
Bonjour Gregory,

j'ai plusieurs fois déjà hésité à le faire, car votre style a quelque chose de séduisant et je ne voudrais pas que cela disparaisse, mais il comporte trop d'ambiguïté parfois et donc, je vous le dis pour que vous y fassiez attention et vais prendre en exemple vos 2 premières phrases.

Ainsi écrire "Je reste un homme célibataire transformé par la sagesse que Dieu peut nous transmettre car celle-ci est vraie" est différent de ce que vous avez écrit et a un sens bien précis..
Ce que vous écrivez l'est moins parce que c'est différent, on se demande si vous n'auriez pas voulu dire autre chose, où c'est vous qui habité par cette sagesse transmettez... On peut se demander si nous devons replacer le "que" en "qui", le rapporter alors à Dieu et chercher un autre sens encore. Il manquerait par exemple le "la" : "la transmettre". Certes ces sens finissent par se rejoindre, mais votre phrase ouvre aussi à d'autres possibles (vous seriez un initié et nous devrions vous imiter, vous suivre : par exemple).
Comme vous ne mettez pas de majuscule à "dieu" ni de "e" à "vrai", d'autres extensions de sens sont permises aussi. Une lecture rapide qui passe sur ces erreurs et donc en autorise d'autres, peut nous faire comprendre que vous nous dites posséder la vérité et que nous devons vous écouter !
Imaginez toutes les hérésies qui ont été possibles à partir des textes que l'Eglise s'est efforcée de rendre aussi précis que possible, et vous comprendrez que cela a de l'importance !

Votre seconde phrase est différente de "Je finis toujours par me dire que c'est ceux qui le vivent pour eux qui en parlent le plus pour les autres" et qui déjà en elle-même porte une ambiguïté. du coup on cherche dans quel sens l'interpréter en fonction de ce que vous en avez changé..

Ce qu'il y a d'ambigu c'est qu'à sa lecture, impossible de savoir si vous nous dites que la sagesse des uns leur permet de s'exprimer pour les autres mieux qu'ils ne le feraient eux-mêmes, ou au contraire si vous reprocher à certains de s'exprimer en fonction de leur seul aperçu/expérience personnel(le) et d'en faire une généralité qu'ils imposent aux autres. Dans le premier cas il faut les écouter, dans le second s'en moquer !
A vrai dire les 2 sont possiblement vrais dans la réalité, et il y a quelque chose d'envoûtant à lire un tel amalgame qui peut sembler délibéré. Mais alors il vous reste à nous dire (je ne le ferai pas pour vous !) comment faire la différence et la discerner ! Et peut-être que vous ne vouliez en dire qu'une de ces 2 choses en laquelle personnellement vous croyez, qui sait ?

C'est sans doute le sens à donner à votre dernière phrase , dont la faute de conjugaison sur le verbe avoir nous invite à penser qu'il s'agit d'un souhait... qu'il aurait été trop emphatique d'exprimer !
Elle dit aussi que seul celui "pour le compte de qui" il a été dit est capable de permettre de juger de la différence, mais ce serait alors "botter en touche" (aussi éventuellement par rapport à mon propos) et presque refuser le dialogue ou pour le coup se servir de l'ambiguïté ou de l'amphibologie pour, tout n ayant l'air de n'avoir rien dit, imposer une opinion qui est la vôtre et reste secrète.

Voilà, j'ai l'air de couper les cheveux en quatre, mais je crois que c'était nécessaire au moins une fois pour vous faire prendre conscience de ce qu'il convient d'être clair pour accéder à la clairvoyance, et non seulement la refléter dans le vague..

Fraternellement.
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Grégory » jeu. 16 juil. 2020, 10:26

Bonjour cmoi,

Tous ce que vous dites est surement vraie dans votre lecture. Pour ma part, elle reflète ma réserve au sujet de l'amour à deux que je n'aime pas prétendre de faire instantanément le bonheur et surtout du monde monderne dans lequel je vis très bien sans êtes moi très conscient de la nature vivante de la chretienneté dans tout ce monde déjà "établi". C'est que comme tout homme, j'ai mes craintes.
Et, Je muris et je trouve personnellenemnt qu'on en dit peu quand on aime alors que la vie est pleine de trésors disons "sensibles" faut espérer... 😄😄

Je vous salue mon Cher cmoi.

Je vous fais remarquer que ce sujet devrais s'appeler " la notions de péché dans la sexualité" et que l'adultère devrait certainement en faire plus partie !
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Trinité » jeu. 16 juil. 2020, 17:08

Bonjour cher cmoi,

En effet, j'ai confondu les deux textes, et vous faisiez allusion à celui de Grégory.

Beaucoup de choses intéressantes, que je ne vais pas reprendre, dans votre raisonnement.
Disons simplement , que je partage votre point de vu d'une façon générale sur beaucoup de points.
Je ne suis pas un spécialiste des longs commentaires,vous avez dû le remarquer! :)
Vous faites d'une façon générale des déductions logiques des textes, tout en gardant une certaine réserve, ce qui est très louable!
Je vais méditer tout cela. ;)

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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par cmoi » ven. 17 juil. 2020, 2:07

Cher Grégory,

Je constate avec plaisir que vous n’avez rien perdu de votre style si particulier et que j’apprécie, même s’il vous vaudra des déboires d’incompréhension.
Je vais d’abord rebondir par rapport à votre dernière phrase : je n’ai aucun lien ni rapport avec les administrateurs et gestionnaires de ce site pour y donner une suite, et si j’étais théologien, pape ou cardinal, ce me serait une raison supplémentaire pour loin de m’en servir les laisser libres de faire comme bon leur semble… (Et souvent, ils font de même à l’égard des simples intervenants que nous sommes… !)

Pour la part que devrait y tenir l’adultère, j’en conviens d’autant plus que si vous parcourez ce fil, certains semblent considérer que la masturbation, la fornication, l’homosexualité, etc. en relèvent !

Mais il resterait à traiter les cas où le péché peut exister dans une relation conjugale authentique… Non seulement à cause de la façon de gérer la fertilité charnelle du couple, mais il fut un temps où des membres de l’église voulaient qu’elle se mêle de la position pendant le coït, dresse une liste des pratiques autorisées (Fellation ? Cunnilingus ? Nudité ? Etreinte réservée ? Je n’irai pas jusqu’à parler de sodomie etc.) ce qui oblige à pas mal de précisions parfois presque scabreuses, etc.

A quand un « traité des caresses chrétiennes » ?! Je ne suis pas totalement ironique en écrivant cela : je pense qu’il s’oublie trop qu’on peut aussi simplement pécher par la « manière », mais que du coup il arrive un point où cela ne tient plus au geste ou à la position, y ajouterait-on des notions de délicatesse et d’attention, de permission reçue ou accordée, d’usage attendu ou non de la force et pour quoi, etc., mais à « l’esprit » dans lequel on agit et surtout dans lequel on est soi-même, ce qui engage toute la personne, et du degré d’empathie et de télépathie atteint par le couple.

Heureusement, il existe aussi une façon de simplifier les choses, du genre : tout est permis, pourvu de respecter la visée procréative et que ce soit par partage d’amour et non simple recherche de plaisir à deux, égoïstement. Ce qui demandera quand même encore des précisions… !


Ce qui me permet une transition pour aborder une réponse (le reste que j’avais intuitivement déjà pressenti enrichit bien votre positionnement…) à votre bout de phrase : « on en dit peu quand on aime » qui montre que vous voudriez aimer et donc que vous aimez déjà, sans savoir qui… !

Ma réponse est que si l’amour est celui du Christ et celui qui s’exprime par la charité, alors il peut et parfois doit parler, à temps et contre temps, voire à contre-cœur, mais à condition pour cela d’être mandaté par l’Eglise, d’avoir un charisme ou une révélation privée, etc. Hormis cela vous avez raison, ce qui n’exclut pas d’échanger des avis, de partager une expérience, etc. Les frontières sont mouvantes entre tout cela…Si parfois beaucoup de mots peuvent n’avoir trop rien à dire, il arrive qu’ils soient nécessaires pour dire une seule petite chose, mais dépourvue d’ambiguïté.

Car nous sommes tous à la fois prêtre, prophète et roi, de par notre baptême ! Et la hiérarchie cléricale ne s‘appuie (non sans un risque de confusion et d’amalgame) que sur un seul de ces titres qui ne mentionne pas non plus la théologie – car elle relève de Dieu, de son « étude » mais aussi et davantage de ses dilections !
Plus ou moins selon le cas…

Etcetera…
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par cmoi » ven. 17 juil. 2020, 2:10

Merci pour votre empathie spirituelle et intellectuelle, cher Trinité...
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par cmoi » sam. 18 juil. 2020, 5:15

Bonjour Grégory,

vos interventions me donnent souvent 2 désirs opposés entre lesquels je dois choisir :
l'un de répondre à ce en quoi je m'y sens interpellé, l'autre de vous interpeller.
Le premier ayant été réalisé, je cède maintenant au second :
Grégory a écrit :
jeu. 16 juil. 2020, 10:26
elle reflète ma réserve au sujet de l'amour à deux que je n'aime pas prétendre de faire instantanément le bonheur
et
Grégory a écrit :
jeu. 16 juil. 2020, 10:26
la vie est pleine de trésors disons "sensibles" faut espérer... 😄😄
Vous avez raison, si ces instantanés de bonheur peuvent arriver, ils ne sont pas majoritaires, et la plupart du temps ils sont absents. Mais ils peuvent à eux seuls, aussi rares soient-ils, guérir des blessures et changer la vie.
Hélas, cela joue aussi dans l'autre sens : un aspect noir et profondément ancré de la personnalité de l'autre peut se révéler soudainement et ouvrir un fossé infranchissable.

Concernant le bonheur, cela n'empêche pas la solitude et que chacun doit porter sa croix, qu'il est souvent englouti par le quotidien, mais à postériori sur la durée il finit par transparaître et certains couple en sont de vivants témoins.
Si bien que des jeunes le croient plus ou moins permanent et pouvoir se fonder dessus pour souhaiter cet état de vie. Ce qui est oublier la lente transformation, le combat au fil des jours, etc.
Et là encore, il y a le revers de la médaille : certaines personnes peuvent s'avérer être "incompatibles", et ne pas pouvoir s'en rendre compte avant un long temps de vie commune, ce qui pose des questions. Leur rencontre devient peu à peu "le pire qui a pu leur arriver"!
Parmi les questions que cela pose : cela suppose-il que ces personnes "n'étaient pas de la bonne terre" (parabole du semeur) ? De fait, à vouloir convertir tout le monde, l'Eglise trimbale des membres qui n'en sont pas et veut les sauver. Cahin caha ils se "raccrochent aux branches" mais restent superficiels. Cette réponse ouvre de nouvelles questions et je suis bien obligé de m'arrêter là pour ne pas être trop long...

Grégory a écrit :
jeu. 16 juil. 2020, 10:26
et surtout du monde monderne dans lequel je vis très bien sans êtes moi très conscient de la nature vivante de la chretienneté dans tout ce monde déjà "établi".
Ce que vous écrivez montre que vous en êtes quand même conscient, et il serait bon pour vous d'en exprimer davantage la perception, et de ne pas vous arrêter à ce constat
Grégory a écrit :
jeu. 16 juil. 2020, 10:26
C'est que comme tout homme, j'ai mes craintes.
Même démarche : quelles craintes ? Mais vous avez le droit de ne pas répondre... Néanmoins l'obligation morale de chercher à le faire ne serait-ce que pour vous-même et pour progresser. Très souvent on s'arrête à un certain stade de réflexion sans les approfondir, comme si ce stade suffisait pour nous déterminer et nous identifier : et c'est dommage : cela nous empêche de progresser dans la connaissance de soi-même.
Chaque crainte identifiée mérite d'en rechercher la cause et le remède...
Et que ce soit au sujet de craintes ou d'autre chose, c'est un travail sans fin...
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Grégory » sam. 18 juil. 2020, 20:35

Dans ma lecture de votre dernier commentaire, Je vous loue pour vos directions de réflexion mais je vais finir pour ne pas encombrer, le fil de la Discussion, je vais vous dire ceci ;
Etant presque bilingue, je me vois pousser mon regard vers les 4 coins de la planète et surtout sur internet, j'ai donc différent regard avec de bon sentiment.
Je m'éduque à discerner le vrai du faux des fois, et pour un chrétien qui est un homme de paix et bienveillant, c'est une souffrance de voir un monde aussi méchant et violent même avec La Chair qui nous appartient ! mais en même temps en être quelquepart absoud.
Et que ça ne serve que moi me rend spécial. J'oserais pas le dire pour ne pas à chaque fois me mentir par ma bouche.

Et je cite :

Matthieu 11
"…14et, si vous voulez le comprendre, c'est lui qui est l'Elie qui devait venir. 15Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. 16A qui comparerai-je cette génération? Elle ressemble à des enfants assis dans des places publiques, et qui, s'adressant à d'autres enfants,…"

J'apprends de la bible des sagesses et des véritées, j'en tire des enseignenements car elle éclaircit mon être de ses fossés et de ces zones d'ombres !! J'en suis bénie.
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par cmoi » sam. 18 juil. 2020, 20:58

Effectivement Grégory, la violence serait hors sujet, encore que la rivalité sexuelle (envers un rival ou un(e) partenaire) reste une de ses causes majeures... (avec l'appât du gain : Mammôn)
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Grégory » dim. 19 juil. 2020, 13:06

cmoi a écrit :
sam. 18 juil. 2020, 20:58
Effectivement Grégory, la violence serait hors sujet, encore que la rivalité sexuelle (envers un rival ou un(e) partenaire) reste une de ses causes majeures... (avec l'appât du gain : Mammôn)
Ah, il y a une phrase qui nous dit "qu'on partira à la guerre pour une femme" :escrime:
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par cmoi » dim. 19 juil. 2020, 14:26

Je ne connaissais pas cette phrase, merci.
Pour en revenir au sujet, l'application stricte (autrement, dit, quand elle devient une seconde nature et non une épreuve ou une difficile ascèse) de la morale chrétienne en matière sexuelle est la meilleure façon d'éviter toute violence...
Et notamment, comme vous l'aviez indiqué, sur la question qui est centrale de l'adultère. Mais aussi sur la relation du couple : combien de femmes (mais aussi d'hommes) sont injustement battus par leur conjoint !
Qui ne l'auraient pas été sans "mariage"... C'est donc qu'une sexualité déviante fait partie de la cause de cette violence-là aussi...
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Zac » lun. 20 juil. 2020, 8:16

Bonjour,
Suite au précédent post...
Comment définir une " sexualité déviante " pour un couple, une femme, un homme catholique ?
La question paraît simple mais elle terriblement complexe , de nos jours en 2020 !

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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Fée Violine » lun. 20 juil. 2020, 18:57

Thurar a écrit :
mar. 14 juil. 2020, 19:25
Trinité a écrit :
mar. 14 juil. 2020, 19:12


Cher jean-Mic,

J'ai choisi ce texte pour le mariage de ma dernière fille le 26 septembre prochain, qui...malheureusement sera un mariage laïc...mais dans le cadre d'une cérémonie qu'ils nomment "cérémonie laïc"...je ne savais même pas que cela existait...une sorte de parodie du mariage religieux en faite...
Mais comme les parents doivent s'exprimer, je ne manquerai pas l'occasion de citer ce texte de St Paul!
N'oubliez pas le moment où il dit que la femme doit ''craindre son mari et être soumise à lui''. Non, je rigole. :-D
Vous vous trompez, Thurar, il n'est pas question de crainte, mais de respect (c'est pas pareil). Et il ne parle pas d'être soumise, mais de se soumettre (c'est pas pareil non plus).

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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Kerniou » mar. 21 juil. 2020, 10:42

Cher Cemoi,
Quand vous rencontrez l'homme ou la femme de votre vie, l'évidence de l'Amour est telle que vous ne vous posez pas la question: est-ce bien elle ?
La réalité de l'amour partagé irradie votre coeur et illumine votre vie comme une révélation. L'amour vous envahit : C'EST ELLE !
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.

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