Position de l'Église sur l'euthanasie

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henri
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Position de l'Église sur l'euthanasie

Message non lu par henri » lun. 25 déc. 2006, 20:25

Position du Vatican sur la fin de vie ??

Où est l'amour, dans le refus de laisser mourir un homme qui souffre et qui demande qu'on débranche la machine ?? Comment refuser un enterrement chrétien à un malade qui a tellement souffert ? Comment condamner un médecin qui a fait preuve, de lui, l'amour de son prochain, et qui a eu pitié de son frère et la bonté de débrancher la machine ? Le bon Samaritain ne s'est pas posé la question si la Loi Divine l'autorisait à toucher le blessé ensanglanté au bord du chemin, alors que le prêtre se l'interdisait.

Jésus a été très clair, l'Amour prime sur la Loi ! Quel crédit accorder à l'équipe vaticane, quand on voit des attitudes aussi étriquées !!!
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    Message non lu par FMD » mar. 26 déc. 2006, 0:37

    [align=justify]Bonsoir Henri,

    J'aimerais tout d'abord rappeler les fondements politiques de l'affaire Welby. Le « combat » de M. Welby, qui s'est achevé par son assassinat la semaine dernière, a été récupéré par le parti radical italien de la Rose au poing. Ce parti est emmené notamment par Emma Bonino, pasionara féministe ne perdant jamais une occasion depuis désormais trois décennies de distiller la subversion et la corruption en Italie: souvenons-nous simplement qu'elle fut l'an dernier encore à l'origine du référendum d'initiative populaire sur la bioéthique qui se solda par un cinglant échec des partisans de la culture de la mort, grâce à l'engagement de l'ensemble du clergé italien en faveur de l'abstention. Cette formation est de surcroît membre de l'Unione, la coalition des partis de gauche soutenant Romano Prodi, or cette coalition se trouve être à l'heure actuelle au bord de l'implosion du fait notamment - il existe d'autres raisons qui nous intéressent peu - du conflit larvé entre sa frange catholique et sa frange anticléricale. Mme Livia Turco (DS, ex-PCI), ministre de la Santé, a ainsi rappelé clairement que la légalisation de l'euthanasie n'était pas au programme de l'Unione tout en insistant sur son opposition personnelle à cet acte. L'examen d'un projet de loi instaurant une sorte de PaCS en janvier prochain risque de s'avérer périlleuse pour le gouvernement italien et je ne serai pas surpris de voir l'Italie organiser des élections anticipées au cours du prochain semestre. Ces quelques éléments étant rappelés, revenons-en au fond de l'affaire.
    henri a écrit :Où est l'amour, dans le refus de laisser mourir un homme qui souffre et qui demande qu'on débranche la machine ??.
    Assassiner une personne qui souffre et qui perd toute espérance au point de réclamer la mort ne saurait constituer une preuve d'amour. Que répondrons-nous au Christ lorsqu'il nous demandera ce que nous avons fait de nos frères malades? Le mouvement en faveur de la légalisation de l'euthanasie repose sur une conception viciée de la compassion qui cache à mon sens des motivations bien moins avouables telles que le désir de voir naître une société « épurée » de ses éléments malades physiquement ou mentalement. Dans une perspective chrétienne, l'euthanasie serait de surcroît un acte de collaboration formelle et matérielle avec le démon dans la mesure où un tel acte est susceptible de compromettre sérieusement le salut éternel du malade et notre propre salut si nous le cautionnons.

    Je rappelle que dans le cas qui nous intéresse, le Conseil supérieur de la santé (CSS) italien a estimé que les traitements apportés à M. Welby, notamment le maintient en vie à l'aide d'un respirateur artificiel, ne relevaient pas de l'acharnement thérapeutique et qu'il n'était nullement en danger de mort.
    Comment refuser un enterrement chrétien à un malade qui a tellement souffert ?
    Comme l'a fort bien rappelé le vicariat de Rome, l'assassinat de M. Welby n'est pas comparable à un suicide mais relève d'une volonté délibérée et pleinement assumée de contrevenir à l'un des enseignements fondamentaux de la religion catholique. L'Église catholique est dès lors dans le droit de refuser des funérailles religieuses M. Welby, quitte à leur préféré la célébration d'un office dédié au repos et au salut de son âme.
    Comment condamner un médecin qui a fait preuve, de lui, l'amour de son prochain, et qui a eu pitié de son frère et la bonté de débrancher la machine ?

    Ce médecin s'est objectivement rendu responsable d'un meurtre et j'espère que la justice italienne, dont le code de droit pénal est particulièrement clair sur ce point, se montrera ferme en appliquant la peine maximale encourue. Je note également la volonté de ce médecin de politiser son crime en le revendiquant fièrement au sein des locaux de la Rose au poing. Cet acte est d'autant plus inacceptable provenant d'un médecin qu'il viole explicitement le serment d'Hippocrate. Peut-être est-ce la médecine du 21ème siècle qui à défaut d'éliminer les maladies se contente d'éliminer les malades? Espérons et prions pour que ce médecin se rende compte de la gravité de son erreur.
    Le bon Samaritain ne s'est pas posé la question si la Loi Divine l'autorisait à toucher le blessé ensanglanté au bord du chemin, alors que le rabin se l'interdisait.

    Je ne suis pas persuadé que l'analogie entre ce médecin et le bon Samaritain soit pertinente. Là où le bon Samaritain soigne celui qui souffre, ce médecin se contente de l'assassiner.

    Prions pour le salut de M. Welby.

    PaX
    Franck[/align]
    Dernière modification par FMD le mar. 26 déc. 2006, 1:12, modifié 4 fois.

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    Message non lu par FMD » mar. 26 déc. 2006, 0:39

    [align=justify]Bonsoir Guillaume,
    guillaume a écrit :Il est le seul maître de sa vie, Dieu lui a donné il en fait ce qu'il en veut.
    Ce n'est pas ce qu'enseignent l'Église catholique et les Saintes Écritures. Au hasard:
    Catéchisme de l'Église catholique, points 2258 et 2280 a écrit :2258. La vie humaine est sacrée parce que, dès son origine, elle comporte l'action créatrice de Dieu et demeure pour toujours dans une relation spéciale avec le Créateur, son unique fin. Dieu seul est le maître de la vie de son commencement à son terme: personne en aucune circonstance ne peut revendiquer pour soi le droit de détruire directement un être humain innocent

    2280. Chacun est responsable de sa vie devant Dieu qui la lui a donnée. C’est Lui qui en reste le souverain Maître. Nous sommes tenus de la recevoir avec reconnaissance et de la préserver pour son honneur et le salut de nos âmes. Nous sommes les intendants et non les propriétaires de la vie que Dieu nous a confiée. Nous n’en disposons pas.
    La liberté est ainsi synonyme de responsabilité et non de licence.
    PaX
    Franck[/align]

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    Message non lu par Boris » mar. 26 déc. 2006, 9:08

    guillaume a écrit :Il est le seul maître de sa vie, Dieu lui a donné il en fait ce qu'il en veut.
    Dieu est le seul maître de la Vie : il nous la confie et elle ne prendra pas fin car nous ressucitrons.
    Nous n'avons aucun droit dessus sinon de prendre soin de ce don si précieux !
    C'est ce que dit le Credo.

    L'Euthanasie c'est :
    - un suicide du coté de la personne souhaitant mourir
    - un assassinat du coté de celui qui provoque la mort

    Ce n'est qu'une question de définition dont on cherche à modifier le sens des termes.
    La mère qui a tué ses 3 enfants et les a congelé, a-t-elle fait une euthanasie ?

    La question par derrière est aussi celle de supprimer les personnes non productives.
    UdP,
    Boris

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    Message non lu par Guillaume » mar. 26 déc. 2006, 12:57

    la vie est sacrée ok.

    la liberté synonyme de responsabilité ok mais si il n'y a pas la licence mon attitude n'est en rien repsonsable. Mr X qui veut se suicider mais qui peut pas à cause de la loi, on en va pas aller le féliciter pour son attitude, au fond de lui il veut se suicider.

    Dieu maître de la vie: en nous offrant la liberté il s'est désisté de son caractère "possesseur" et n'a conservé que celui de créateur.

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    Message non lu par Boris » mar. 26 déc. 2006, 13:59

    Justement pas : Dieu reste le propriétaire de toute Vie mais pas le gérant.

    Il nous offre de gérer la Vie. De plus, Dieu s'est incarné : cela donne un poid plus grand à la responsabilité qu'il nous a confiée.

    Nous ne pouvons par faire ce que nous voulons (pulsion/passion) de notre corps : nous devons être raisonnable (utiliser notre raison, chose dont un animal est incapable).

    Tuer notre corps de manière non-naturelle est une atteinte à l'Image de Dieu qu'est l'Homme.

    De plus cela contrevient à la Loi de Dieu : "tu ne tueras pas" (5e commandement du décalogue). Or le Christ a bien dit qu'Il n'était pas venu abolir mais accomplir la Loi. Donc ce comandement continue à être appliqué.

    Rien ne permet à notre niveau humain de juger de positif un suicide, qu'il soit ou non une euthanasie.
    La seule chose que nous pouvons faire c'est prier Dieu de pardonner et d'accueillir l'âme d'une personne désespérée.
    Je vous renvoie au Catéchisme de l'Eglise Catholique et à son abrégé (que j'ai étudié sur cette question du suicide dans le cadre de l'aumônerie) qui disent exactement cela.

    D'où vient le suicide : le plus souvent du désespoir, autrement dit de la non croyance en Dieu.
    Aux yeux de la société cela s'appelle "euthanasie" dans le cadre d'une personne non-productive (personne agée, malade, handicapé, ...) ou "suicide" dans tous les autres cas.
    En réalité, cela recouvre la même réalité de désespoir en la Vie terrestre.
    UdP,
    Boris

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    Message non lu par Guillaume » mar. 26 déc. 2006, 19:14

    Il nous offre de gérer la Vie.
    et bien laissons Mr X la gérer comme il le veut.
    Nous ne pouvons par faire ce que nous voulons (pulsion/passion) de notre corps : nous devons être raisonnable (utiliser notre raison, chose dont un animal est incapable).

    Tuer notre corps de manière non-naturelle est une atteinte à l'Image de Dieu qu'est l'Homme.

    De plus cela contrevient à la Loi de Dieu : "tu ne tueras pas" (5e commandement du décalogue). Or le Christ a bien dit qu'Il n'était pas venu abolir mais accomplir la Loi. Donc ce comandement continue à être appliqué.

    Rien ne permet à notre niveau humain de juger de positif un suicide, qu'il soit ou non une euthanasie.
    La seule chose que nous pouvons faire c'est prier Dieu de pardonner et d'accueillir l'âme d'une personne désespérée.
    Je vous renvoie au Catéchisme de l'Eglise Catholique et à son abrégé (que j'ai étudié sur cette question du suicide dans le cadre de l'aumônerie) qui disent exactement cela.
    je suis entièrement d'accord avec vous, mais comme je l'ai déjà dit je suis contre la pratique de l'euthanasie mais pour sa légalisation.

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    Le ni oui ni non (ou peut-être bien le nouion)

    Message non lu par Etienne » mar. 26 déc. 2006, 19:59

    guillaume a écrit :
    je suis entièrement d'accord avec vous, mais comme je l'ai déjà dit je suis contre la pratique de l'euthanasie mais pour sa légalisation.
    Bonjour Guillaume,

    Comment pouvez vous être contre une pratique que vous souhaitez voir être légalisée? Ca sent le libéralisme à plein nez...
    "Que votre oui soit oui et votre non soit non, tout le reste vient du mauvais". Un exemple ici: http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... ght=#22220

    Fraternellement.
    (Mt 26.63-66)
    Mais Jésus se taisait. Le Grand Prêtre lui dit:" Je t'adjure par le Dieu Vivant de nous dire si tu est le Christ, le Fils de Dieu. " Tu l'as dit, lui dit Jésus..."
    Qu'en pensez vous?" Ils répondirent: " Il est passible de mort."

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    Message non lu par Guillaume » mar. 26 déc. 2006, 23:20

    Comment pouvez vous être contre une pratique que vous souhaitez voir être légalisée?
    simplement en offrant un minimum de liberté à l'homme. un minimum de responsabilité.

    vous me renvoyez au libéralisme. Je connais mal la pensée mais si il y a ça dans le libéralisme alors je considère cela comme un bon point pour le libéralisme.

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    Message non lu par Boris » mer. 27 déc. 2006, 10:21

    Dieu a offert la liberté et la responsabilité à l'homme.

    L'homme doit ensuite faire en sorte que l'euthanasie soit interdite puisqu'elle est contraire à la volonté de Dieu. S'il y a une loi interdisant l'euthanasie, cette loi sera une loi humaine et mettra donc en oeuvre la liberté de l'homme et sa responsabilité ........ vis à vis de Dieu.

    Vous êtes dans une démarche purement individualiste et ce genre de démarche est incapable de légiférer pour le bien commun, car l'individualisme s'oppose au "commun".

    C'est une question de définition. Visiblement, vous avez beaucoup de mal avec les définitions.
    UdP,
    Boris

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    Message non lu par Christian » mer. 27 déc. 2006, 10:42

    Comment pouvez vous être contre une pratique que vous souhaitez voir être légalisée? Ca sent le libéralisme à plein nez...
    "Que votre oui soit oui et votre non soit non, tout le reste vient du mauvais". Un exemple ici: viewtopic.php?p=22220&highlight=#22220
    Evidemment que l’on peut être contre une pratique et souhaiter qu’elle soit légale (ou légalisée, si elle ne l’est pas) ! Je suis férocement contre le Front National et le Parti Communiste (et beaucoup d’autres partis), contre la pornographie, contre les sectes, contre la vulgarité, contre les caricatures de Mahomet et Jerry Springer, the Opera, contre toutes les drogues y compris le tabac et les drogues dures, contre l’Islam, contre les jeux d’argent, contre les formes diverses de prostitution, et contre des dizaines de pratiques que je veux toutes voir légales ou légalisées.

    Mon oui est un oui franc et sans ambigüité, mon non de même. Mais ‘oui’ et ‘non’ n’engagent que moi. Pourquoi imposerais-je ma propre discipline à autrui, dites-moi ? :?:

    Quant à la position de certains libéraux sur l’avortement, à laquelle votre lien renvoie, je crois avoir montré sur le même fil en quoi elle est intenable, en tout cas pas libérale.

    Je vous souhaite, cher Etienne, pour 2007 et au delà, un esprit ferme et sans compromission, qui dénonce toutes les erreurs et n’en interdit aucune.

    Christian




    [align=center]La vérité s’impose, on ne l’impose pas. [/align]

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    Message non lu par Boris » mer. 27 déc. 2006, 10:52

    Christian a écrit :Mon oui est un oui franc et sans ambigüité, mon non de même. Mais ‘oui’ et ‘non’ n’engagent que moi. Pourquoi imposerais-je ma propre discipline à autrui, dites-moi ?

    La vérité s’impose, on ne l’impose pas.
    On l'impose car c'est la Vérité justement et que visiblement bon nombre de personnes cherchent à éradiquer la Vérité. Donc il faut l'imposer dans le cadre du bien commun.

    Nous ne vivons pas seul égoïstement dans notre chez-soi : nous participons à une société, à une Nation et une Patrie. Mais cela, l'individualisme est oncapable de la comprendre, et du haut de son libéralisme, il s'imagine toutes les vérités se valent à partir du moment où elles sont individuelles et ne s'imposent pas à lui puisqu'il a les siennes.

    Dans ce cas, son oui n'est pas franc : il se limite à lui seul.
    A la question est-ce que ceci ou cela est un mal, il dira oui MAIS "pas selon chacun".

    La pratique homosexuelle est un mal : cela ne se discute pas !
    L'adoption d'enfants par des personnes homosexuelles est un mal (pour l'enfant) : cela ne se discute pas !
    Ce sont 2 éléments de la seule et unique Vérité, inscrite dans le coeur de toute création car c'est la Loi Naturelle.
    UdP,
    Boris

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    Message non lu par Christian » mer. 27 déc. 2006, 11:30

    Vous êtes dans une démarche purement individualiste et ce genre de démarche est incapable de légiférer pour le bien commun
    Avant de prononcer de telles affirmations, cher Boris, il faudra que vous nous expliquiez en quoi le Droit (de propriété, ou si vous préférez, le Décalogue) n’est pas une législation assurant le bien commun, ou si il l’est, en quoi il s’oppose à l’individualisme.
    car l'individualisme s'oppose au "commun".
    C'est une question de définition. Visiblement, vous avez beaucoup de mal avec les définitions.
    Puisque vous n'avez pas de mal avec les définitions, cher Boris, vous allez nous définir la législation que tous les êtres humains reconnaîtraient comme leur bien réellement commun. Nous savons ce qu’est le ‘bien commun’ des catholiques, celui des actionnaires de Michelin et celui des footballeurs de l’équipe de France. Mais vous nous parlez d’un bien qui serait commun à Welby, à son médecin, à Guillaume et à moi, et à tous les Italiens, et même à toute l’humanité, puisque vous réclamez sur ce sujet et sur d’autres une législation universelle.

    Je vous ai donné ma définition d’un tel bien commun, mais puisqu’elle n’a pas l’heur de vous plaire, étant libérale et individualiste, j’attends fébrilement la vôtre.

    Christian





    [align=center]
    Une longue habitude de ne pas penser une pratique mauvaise nous fait croire qu’elle est bonne,
    et les premières critiques soulèvent un formidable tollé pour sa défense.
    Puis le tumulte cesse.
    Le temps convertit plus sûrement que la raison.

    Thomas Paine, Common Sense[/align]
    Dernière modification par Christian le sam. 30 déc. 2006, 12:12, modifié 1 fois.

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    "Je vous propose la vie, ou la mort"

    Message non lu par Etienne » mer. 27 déc. 2006, 12:06

    guillaume a écrit :
    Comment pouvez vous être contre une pratique que vous souhaitez voir être légalisée?
    simplement en offrant un minimum de liberté à l'homme. un minimum de responsabilité.

    vous me renvoyez au libéralisme. Je connais mal la pensée mais si il y a ça dans le libéralisme alors je considère cela comme un bon point pour le libéralisme.
    Bonjour Guillaume,

    Vous avez raison, il n'est pas souhaitable de revenir à une inquisition non plus, mais pensez-vous que favoriser des pratiques que vous considérez mauvaises aboutira à une vrai liberté? N'est-ce pas tenter les personnes que de leur dire tu as le droit d'avorter, et de tuer (euthanasie)? Au final, les millions d'avortement de par le monde depuis trente ans ont-ils laissé une chance aux enfants et à leur liberté de naître et d'être responsable? Et que dire des futurs euthanasiés...
    "Tu ne tueras point", est-il un commandement ou une permission? Est-il pour ou contre notre liberté...De tuer?
    Notez que rien ne nous empêchera de tuer, nous sommes donc bien libre, mais si DIEU lui-même nous invite à ne pas le faire, c'est bien pour une raison, non? Il y a des chemin qui mènent à la vie, et d'autres à la mort.
    Alors en quoi la légalisation de la mort mènerait-elle à la vie? Et donc où se trouve cette liberté et cette responsabilité si elle n'est pas relative à la vérité de DIEU?
    Fraternellement.
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    Mais Jésus se taisait. Le Grand Prêtre lui dit:" Je t'adjure par le Dieu Vivant de nous dire si tu est le Christ, le Fils de Dieu. " Tu l'as dit, lui dit Jésus..."
    Qu'en pensez vous?" Ils répondirent: " Il est passible de mort."

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    Message non lu par Guillaume » mer. 27 déc. 2006, 12:15

    Boris:

    Dieu a offert la liberté et la responsabilité à l'homme.

    L'homme doit ensuite faire en sorte que l'euthanasie soit interdite puisqu'elle est contraire à la volonté de Dieu. S'il y a une loi interdisant l'euthanasie, cette loi sera une loi humaine et mettra donc en oeuvre la liberté de l'homme et sa responsabilité ........ vis à vis de Dieu.
    si l'on suit votre raisonnement on interdit des tonnes de trucs. le bien n'est plus fais par choix mais par peur de la loi. la société ainsi bâtie sera une société folle qui fera le bien alors qu'elle veut faire le mal. Je suis conscient qu'on ne peut pas tout légaliser. Mais il y a des minimum. Allons nous interdire par la loi d'insulter Dieu? De mentir? D'être jaloux?
    De plus vous concevez apparement la liberté comme un don du seigneur que les hommes doivent utiliser pour interdire de faire le mal, comme vous semblez vouloir qu'elle interdise tout ce qui est contraire à la volonté de Dieu.(au fait "aimez vous les uns les autres" la loi doit elle punir celui qui déclare "je n'aime personne"?).
    J'ai une autre vision de la liberté. Dieu nous a fait un don à notre tour d'en faire un don. Si un don n'est pas poursuivit il se meurt. :arrow: La responsabilité interviendra dans le sens où il faut poser des limites quand à la légalisation: on ne légalise pas tout. On ne légalise pas le meurtre car la personne visée par le pêché c'est l'autre. On légalise l'euthanasie car la personne visée par le pêché c'est soi.
    On l'impose car c'est la Vérité justement et que visiblement bon nombre de personnes cherchent à éradiquer la Vérité. Donc il faut l'imposer dans le cadre du bien commun.
    (en parlant de la Vérité)

    comment vous savez que la vérité est la vérité?
    Vous êtes dans une démarche purement individualiste et ce genre de démarche est incapable de légiférer pour le bien commun, car l'individualisme s'oppose au "commun".
    je vous renvoie à :arrow:
    C'est une question de définition. Visiblement, vous avez beaucoup de mal avec les définitions.
    ce n'est pas parce que je n'ai pas les mêmes définitions que vous que j'ai du mal avec elles.

    Guillaume
    allias Dlr

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