Procréation médicalement assistée (PMA)

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Re: Procréation médicalement assistée (PMA)

Message non lupar axou » lun. 25 sept. 2017, 18:52

Encore plein de bon sens : Michel Onfray

https://michelonfray.com/interventions- ... oplay=true
Oui, Onfray est très juste et pertinent sur ce coup là !

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Re: Procréation médicalement assistée (PMA)

Message non lupar PaxetBonum » lun. 25 sept. 2017, 20:41

Certes, ils ne sont pas pratiquants et parfois pas croyants (je suis la seule catholique pratiquante de ma famille) mais tout ce beau monde a été élévé chez les bonnes soeurs et les curés, et bien tous disent : ce n'est pas juste qu'on autorise les uns (hétéros) à avoir des enfants et pas les autres...
On peut argumenter hors de toute religion : la PMA créé des enfants orphelins.
La PMA n'est pas plus légitime pour les homosexuels que pour les autres.
Si égalité il faut prôner c'est que personne n'y ait accès.

Et 'on n'autorise pas les uns (hétéros) à avoir des enfants et pas les autres', les uns peuvent en avoir et pas les autres…

Tout n'est qu'une question de bon sens élémentaire.
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Re: Procréation médicalement assistée (PMA)

Message non lupar Milla » mar. 26 sept. 2017, 7:36

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Re: Procréation médicalement assistée (PMA)

Message non lupar PaxetBonum » mar. 26 sept. 2017, 21:09

Dans le cas où l'on recourt à un tiers, eh bien... les enfants ne sont pas orphelins pour autant ! Il est impossible de contester la filiation, établie devant un notaire ou un juge, même si l'enfant n'est génétiquement pas celui des deux membres du couple.
Donc se sont les juges qui font (ou défont) la maternité et la paternité désormais… beau programme.

Dieu pardonne toujours, l'homme parfois, la nature jamais !

On peut raconter juridiquement ce que l'on veut à un enfant, un jour il comprendre que 2 femmes ne peuvent avoir un enfant, qu'il est le fruit du mensonge de ses parents et de la société entière.
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Re: Procréation médicalement assistée (PMA)

Message non lupar Milla » mar. 26 sept. 2017, 21:43

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Re: Procréation médicalement assistée (PMA)

Message non lupar Vindex » mer. 27 sept. 2017, 19:13

François-Xavier Bellamy: «PMA pour toutes, dernière frontière avant le transhumanisme»

Par François-Xavier Bellamy. Publié le 15/09/2017 à 18:05

FIGAROVOX/TRIBUNE - L'ouverture de la PMA pour toutes les femmes a été annoncée par le gouvernement. Pour François-Xavier Bellamy, une telle décision serait un dévoiement de la médecine et constituerait le point de bascule vers le transhumanisme.

Ancien élève de l'École normale supérieure et agrégé de philosophie, François-Xavier Bellamy enseigne en classe préparatoire. Il est également l'auteur de Les Déshérités, ou l'urgence de transmettre (éd. Plon, 2014).


Alors nous y voilà rendus, à cette frontière si longtemps rêvée, si longtemps imaginée, à cette frontière tant redoutée aussi. À la plus essentielle de toutes les frontières. Celle que les légendes de l'humanité ont tenté de décrire pendant des millénaires, celle qui a hanté les nuits des alchimistes, celle dont tant de héros et de puissants dans l'histoire ont recherché avidement la trace... La véritable Finis Terrae, le seuil du monde humain connu. Nous voilà prêts à passer la ligne. Et finalement ce n'est pas si impressionnant que cela. Et c'est peut-être ce qui est le plus inquiétant, au fond.

Il n'y a qu'un pas à faire, et nous allons le faire presque sans y penser. Juste un pas de plus, comme n'importe quel pas. Sans voir la ligne sous nos pieds.

On nous en avait pourtant parlé, de cette fameuse frontière dont les progrès de la science ne cessent de nous rapprocher. Le transhumanisme. L'homme augmenté. Nous avons eu le temps de l'imaginer, ce nouveau monde incroyable, qui devenait peu à peu attirant ou vaguement terrifiant à mesure qu'il semblait devenir possible.

Monde où la médecine ne servirait plus à réparer les corps, mais à les mettre au service de nos rêves. Monde où le donné naturel ne serait plus une limite, ni un modèle.

Monde où la médecine ne servirait plus à réparer les corps, mais à les mettre au service de nos rêves. Monde où le donné naturel ne serait plus une limite, ni un modèle - où l'individu enfin émancipé des frontières ordinaires du vivant pourrait modeler sa vie, et celle des autres, à la mesure de son désir. Nous avons eu le temps de l'imaginer, ce monde de science-fiction.

Eh bien, nous y voilà. Et finalement c'est tout simple, de passer la frontière. Je ne pensais pas que cela paraîtrait si simple, et que cet événement inouï passerait presque inaperçu. Je suis sur le quai de la gare, ce matin. C'est une journée parfaitement banale. Les gens autour de moi semblent plongés dans leurs préoccupations quotidiennes. Et pourtant, nous sommes sur le point de changer de monde.

Je lis et relis cette notification sur mon portable. Entre les manifestations du jour et les résultats d'un match, cette information en apparence anodine: Marlène Schiappa annonce que la PMA sera bientôt ouverte aux couples de femmes et aux célibataires, «une mesure de justice sociale». «Évidemment», a-t-elle dit. Évidemment.

Comment n'y avais-je pas pensé. Comment avons-nous pu croire que le transhumain allait débarquer tout de suite avec son cerveau augmenté, son cœur rechargeable, ses yeux bioniques... Nous étions tellement naïfs.

Finalement, c'est à cela que devait ressembler l'entrée dans le nouveau monde: à Marlène Schiappa chez Jean-

La nature n'existe plus. S'ouvre le règne du désir.

Jacques Bourdin, évoquant, sans même en mesurer l'importance, la mutation inouïe - cette révolution probablement plus importante que tout autre événement dans l'histoire de l'humanité: désormais, lorsque notre pouvoir technique se saisira de nos corps, ce sera pour nier ce qu'ils sont, et non pour les réparer.

La nature n'existe plus. S'ouvre le règne du désir.

Une annonce de Marlène Schiappa, ça n'a pas l'air si décisif, bien sûr. Vous devez penser que je délire. Encore un rétrograde angoissé, et ses «passions tristes». Je connais déjà par cœur les refrains qu'entonneront les partisans du progrès dans leur bonne conscience innocente, incapables sans doute de comprendre (c'est la meilleure excuse qu'on puisse leur trouver) quels intérêts gigantesques ils servent par leur naïveté enthousiaste.

Quoi, diront-ils, la société évolue, faut-il rester immobile? Pourquoi refuser à des personnes qui désirent avoir un enfant le secours de la science? Et surtout, au nom de quoi refuser à des femmes ce qui est accordé à des couples hétérosexuels? C'est une mesure de «justice sociale», a dit Marlène Schiappa. Si vous y résistez, ce ne peut être que par homophobie, par lesbophobie, par machisme même.

Comment s'opposer au fait que la PMA, qui existe déjà, puisse être ouverte à toutes les femmes? Mais là réside le sophisme qui dissimule la frontière que nous sommes sur le point de franchir.

Mensonge en effet, puisqu'il faut bien l'annoncer: en fait, la procréation médicalement assistée ne sera jamais ouverte aux couples de femmes, ni aux célibataires. Parce que ce n'est pas possible.

Comme son nom l'indique, la PMA est un acte médical. Un acte qui pose des questions éthiques en lui-même, mais qui est dans son essence un acte thérapeutique, en ce sens qu'il vise à remédier à une pathologie. Le geste médical est un geste technique qui se donne pour objectif la santé: l'état d'un corps qu'aucune anomalie ne fait souffrir. Il met les artifices parfois prodigieux dont l'homme est capable au service de l'équilibre naturel du vivant. C'est quand la santé est atteinte, suite à un accident ou à une maladie, que la médecine intervient pour tenter de rétablir le cours régulier de la nature.

Ce dont parle Marlène Schiappa n'est plus un geste médical: c'est une prestation technique.

La procréation médicalement assistée est donc le geste thérapeutique par lequel un couple qui se trouve infertile pour une raison accidentelle ou pathologique, peut recouvrer la fécondité qu'un trouble de santé affectait.

Ce dont parle Marlène Schiappa, c'est en fait tout autre chose: en apparence, le même geste pratique ; en réalité, le contraire d'une thérapeutique. Ce n'est plus un acte médical: c'est une prestation technique. La différence est aussi grande, qu'entre greffer un bras à une personne amputée, et greffer un troisième bras sur un corps sain.

Les femmes auxquels s'adresse Marlène Schiappa n'auront pas recours à une procréation médicalement assistée, pour une raison assez simple: ce n'est pas un problème de santé. Que pourrait guérir la médecine? Quand notre désir n'implique pas que soit corrigé un échec aux lois de la biologie, mais qu'on organise cet échec, il s'agit d'un acte absolument nouveau - d'une procréation artificiellement suscitée.

Il n'est plus question de rétablir la nature, mais de s'en arracher. Le but n'est plus que nos corps soient réparés, mais qu'ils soient vaincus. Et que soit enfin brisée cette impuissance douloureuse de leur condition sexuée, qui nous faisant hommes ou femmes, interdit à chacun d'entre nous de pouvoir prétendre être tout, et de se suffire pour engendrer.

La science médicale est détournée du principe qui la règle depuis ses commencements - préserver ou reconstituer la santé, pour être mise au service exclusif du désir.

Pour la première fois dans l'histoire, la science médicale est détournée du principe qui la règle depuis ses commencements - préserver ou reconstituer la santé, pour être mise au service exclusif du désir. Et nous ne parlons pas ici de chirurgie esthétique ; il s'agit de créer des vies. Jamais un corps humain n'a été fécond sans contact avec l'altérité biologique.

Si nous décidons aujourd'hui d'autoriser un geste technique qui renie notre condition de vivants, nous faisons le premier pas d'une longue série. Nous choisissons la toute-puissance du désir contre l'équilibre naturel. Nous décidons de nous rêver plutôt que de nous recevoir.

C'est cette logique qui nous conduira de proche en proche jusqu'au monde de science-fiction que l'état de nos savoirs met presque à notre portée, ce monde où l'invasion de la technique dans nos corps libérera une surenchère inédite dans la consommation et la compétition vitale. Inutile de tenter de dissocier chacune des étapes qui suivront. «Une fois passée la borne, écrivait Pascal, il n'y a plus de bornes.»

Nous ne voyons pas la frontière, et pourtant elle est là. Nous assistons sans le savoir à l'acte de naissance du transhumain. Ce que Marlène Schiappa vient de nous annoncer, ce n'est rien de moins que le passage de la grande frontière. - L'histoire se joue avec les circonstances qu'elle se trouve, et qu'elle dépasse souvent, c'est vrai...

Il ne s'agit pas de gauche ou de droite, de croyants ou d'athées, d'homos ou d'hétéros. Une seule question compte: quelle humanité voulons-nous?

Mais nous, alors, serons-nous à la hauteur? Depuis la nuit des temps, les civilisations humaines ont pressenti le débat qui s'engage aujourd'hui, sans oser imaginer qu'il puisse se réaliser de façon si concrète. Voici Prométhée déchaîné. Nous voilà obligés chacun à un choix lucide, en conscience. Il ne s'agit pas de gauche ou de droite, de croyants ou d'athées, d'homos ou d'hétéros. Une seule question compte: quelle humanité voulons-nous?

C'est là sans doute la question politique majeure qui attend notre génération. Oh bien sûr, on nous explique déjà que l'avenir est écrit d'avance, que ce pas en avant est inévitable. «Hypocrisie, dira-t-on: vous savez que cette pratique est légale à l'étranger ; voulez-vous seulement obliger des femmes à quitter la France pour obtenir ce qu'elles espèrent?» - Comme si nous n'avions pas le choix, comme si nous ne pouvions plus fixer des règles puisque l'argent permet de tout contourner.

Au fond, ceux qui voudraient franchir toutes les limites veulent dissoudre en même temps la nature et la politique, puisque dans ces deux ordres il se trouve des lois qui gênent encore le règne infini du désir. Si notre droit doit s'adapter aux évolutions de la société - comme si toute «évolution de la société» était spontanée, constatable et juste - autant dissoudre tout de suite la politique et laisser les choses se faire.

Bref, il faudrait donc abdiquer et reconnaître que nous n'avons déjà plus le choix. La PMA se fera, «évidemment» ; et toutes les autres lignes seront franchies, tôt ou tard. A quoi sert donc le débat? Dans l'esprit du progressisme, la démocratie n'existe plus, puisque la seule position valable consiste à consentir à ce qui sera.

Mais il reste encore assez d'hommes et de femmes pour savoir que leurs pauvres corps, limités, vulnérables, mortels, sont une merveille à recevoir, à aimer et à transmettre.

Qu'il vaut la peine de croire encore à la sagesse d'une fécondité qui suppose l'altérité, même dans ce que ce

Qu'il serait fou d'imaginer que nous serons plus heureux en poursuivant, comme un mirage destructeur, la surenchère infinie de nos désirs, qu'aucune transgression nouvelle ne suffira à satisfaire.

mystère comporte parfois de douleur et de silences dans l'itinéraire de nos vies.

Qu'il serait fou d'imaginer que nous serons plus heureux en poursuivant, comme un mirage destructeur, la surenchère infinie de nos désirs, qu'aucune transgression nouvelle ne suffira à satisfaire.

Et il reste encore, j'en suis sûr, assez d'hommes et de femmes pour continuer de croire en la politique, quand elle tente d'améliorer l'état du monde plutôt que d'abdiquer notre responsabilité, et quand elle consiste à prononcer librement les oui et les non collectifs qui nous protègent de la folie où tombe une société sans limites.

Oui, nous avons le choix. Et c'est aujourd'hui qu'il faut le poser, en résistant aux fausses évidences, aux intimidations partisanes, à l'illusion d'un sens de l'histoire, au fantasme de toute-puissance. Nous avons le choix. Nous pouvons, au nom du supposé progrès, nous laisser dicter nos choix par nos seuls désirs, aveugles à tout ce qui nous précède et à tout ce qui nous suivra.

A l'heure où l'écologie nous a appris les catastrophes que cette logique avait produites, il serait absurde de transférer sur nos propres corps la violence d'une technique débridée dont nous tentons de protéger notre planète, et les vivants qui l'habitent. La nature en nous aussi appelle le respect. Céder au désir quand il exige que cette frontière soit franchie, c'est toujours répondre d'une fragilité qu'il menace pour l'avenir: comment regarderons-nous ces enfants que notre société, au nom du progrès «évidemment», aura fait naître orphelins de père?

La voilà, la vraie frontière. De l'autre côté du monde humain connu, ce qui se dessine ressemble plutôt à l'inhumain. Nous avons encore un peu de temps pour nous réveiller ; et pour choisir librement de nous accepter tels que nous sommes.

Là serait le vrai progrès - évidemment.


Le Figaro
Bonjour,

Je dirais même que la frontière avec le transhumanisme n'existe plus avec l'extension de la PMA aux femmes célibataires et aux lesbiennes. Pour deux raisons :
-et d'une, il s'agit bien de donner une nouvelle fonction à la médecine, qui n'est plus cantonnée au curatif : celle "d'augmenter" l'être humain (même si ici, ce n'est pas par un changement corporel).
-et de deux, car le transhumanisme a cette idée de lutter contre les "injustices" faites par la nature à certains individus (ce qui peut être le cas car deux femmes homosexuelles n'ont pas forcément choisi de l'être).

Je l'explique plus amplement ici. http://www.blogactualite.net/2017/08/el ... ps-de.html
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Re: Procréation médicalement assistée (PMA)

Message non lupar PaxetBonum » jeu. 28 sept. 2017, 11:37

Mais dites-moi, PaxetBonum, êtes-vous également contre l'adoption ?
Pauvre nature, qui est bien muette et à qui n'importe qui peut faire dire n'importe quoi.
Dans le cadre de l'adoption il s'agit d'un enfant déjà né qui n'a plus de parent, dans le cas de la PMA il n'y a pas d'enfant juste des personnes qui se réclament 'd'un droit à l'enfant'…

La nature nous parle sans cesse, il suffit de savoir l'écouter.
Un enfant adopté garde une fracture intérieure. Se sont les tristes aléas de la vie qui l'ont produite.
Aucun médecin, aucune juridiction n'a autorité pour produire une telle fracture sciemment.
Ils en portent la culpabilité.
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Re: Procréation médicalement assistée (PMA)

Message non lupar PaxetBonum » jeu. 28 sept. 2017, 11:39

Je dirais même que la frontière avec le transhumanisme n'existe plus avec l'extension de la PMA aux femmes célibataires et aux lesbiennes.
C'est déjà le cas avec ce que l'on appelle les 'trans' : on veut plier la nature à la seule volonté de l'homme.
Demain ils demanderont à devenir rhinocéros ou éléphant et on fera en sorte qu'ils le deviennent…
Pax et Bonum !
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Re: Procréation médicalement assistée (PMA)

Message non lupar mike.adoo » jeu. 28 sept. 2017, 18:54


C'est déjà le cas avec ce que l'on appelle les 'trans' : on veut plier la nature à la seule volonté de l'homme.
Demain ils demanderont à devenir rhinocéros ou éléphant et on fera en sorte qu'ils le deviennent…
Marier un éléphant et un rhinocéros ... Et pourquoi pas ...S'ils s'aiment ... :amoureux:

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Re: Procréation médicalement assistée (PMA)

Message non lupar Milla » ven. 29 sept. 2017, 6:49

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Re: Procréation médicalement assistée (PMA)

Message non lupar PaxetBonum » ven. 29 sept. 2017, 8:22

Cette remarque ne concerne pas que vous, mais je suis gênée par l'emploi du sigle "PMA" sans précision. Les problèmes soulevés par une insémination intraconjugale et une FIV avec don d'ovocytes (pour ne prendre que ces deux exemples) sont très différents. Pour reprendre ce que vous disiez plus haut, dire que la PMA crée des orphelins, ça n'a juste aucun sens dans plus de 90% des cas (les PMA intraconjugales sont de loin les plus nombreuses).
Vous avez raison mon discours manque de précision.
La PMA intraconjugale créée des embryons surnuméraires, des enfants congelés au grès des parents qui croient avoir le droit à un enfant au prix de la cryogénisation d'une quantité d'autres.
La PMA pour les célibataires et les "mariés" homosexuels qui croient avoir le droit à avoir un enfant créée des orphelins.
Pour les PMA faisant appel à des donneurs, ça demande des précisions : tout le monde ne part par du principe que l'enfant est orphelin de père (don de sperme) ou orphelin de mère (don d'ovocyte) parce que le père ou la mère devant la loi ne sont pas les parents génétiques. Nier toute valeur à la paternité ou maternité "sociale" m'étonne d'ailleurs. Je ne faisais pas référence à l'adoption pour dire que c'est pareil que la PMA.
Ce n'est pas la justice qui créée le père ou la mère, mais la nature créée par Dieu.
Un enfant adopté n'a que des parents de remplacement parce qu'il a malheureusement perdu les siens.
Parce que si un couple n'a aucun droit à l'enfant, un enfant lui, a un droit à avoir un père et une mère.
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Re: Procréation médicalement assistée (PMA)

Message non lupar Milla » ven. 29 sept. 2017, 9:19

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Re: Procréation médicalement assistée (PMA)

Message non lupar PaxetBonum » ven. 29 sept. 2017, 10:22

C'est une bonne illustration de ce que je disais précédemment : la question des embryons surnuméraires/congelés est pertinente si on parle des fécondations in vitro, qu'elles soient intraconjugales ou non d'ailleurs, pas si on évoque l'insémination artificielle.
Vous avez parfaitement raison, il faut distinguer les 2 cas.
La PMA est un fourre-tout volontaire pour que personne ne s'y oppose en y mettant des cas plus légitimes.
Pax et Bonum !
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Re: Procréation médicalement assistée (PMA)

Message non lupar Guillaume C. » sam. 30 sept. 2017, 21:05

PMA : Mgr Castet dénonce le droit à l’enfant
29 septembre 2017


L’évêque de Luçon ne dénonce pas seulement “la PMA sans père”, car c’est bien toute PMA qui est condamnable en ce qu’elle est déjà, aujourd’hui, un droit “à” l’enfant.

Notre pays va de nouveau connaître un temps important de débat avec la révision prévue des lois dites « de bioéthique » en 2018. Cette révision doit en effet être précédée d’« états généraux » de la bioéthique. Nous gardons en mémoire l’implication des catholiques lors des états généraux similaires de février à juin 2009, et il est à souhaiter qu’il en soit de même dans quelques mois.

Ces derniers jours, alors même que l’attention était centrée sur une autre question cruciale pour notre pays – le droit du travail – les déclarations de Madame la Secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes sur l’extension de l’accès à l’assistance médicale à la procréation (AMP) aux femmes lesbiennes et célibataires a provoqué des réactions diverses. Cette question n’est pas nouvelle. Elle obéit même à une certaine logique : si le principal, en matière de procréation, est de satisfaire un désir d’enfant, pourquoi exclure quiconque de l’accès à un moyen qui, parfois, permet d’obtenir l’enfant désiré ?

L’enfant est en fait à la fois au cœur de la question et le grand absent des débats autour de l’AMP. Il est au cœur de la question comme objet du désir, ce qui peut entraîner un véritable acharnement procréatif : la sécurité sociale rembourse jusqu’à six tentatives d’insémination intra-utérines et quatre tentatives de fécondation in vitro, sans compter les éventuels transferts multiples d’embryons congelés dans une même tentative. Le compteur repart à zéro s’il y a eu une naissance. Mais l’enfant est aussi le grand absent des débats : tant qu’il n’est pas né, il ne compte pour rien ou presque. Il ne compte qu’à partir de l’« investissement » que des adultes ont mis en lui et sa capacité présumée à franchir les obstacles : fécondation en éprouvette, transfert in utero, puis aléas de toute grossesse, de la nidification jusqu’à la naissance.

L’enfant est en fait à la fois au cœur de la question et le grand absent des débats autour de l’AMP.

Autrement dit, adultes et enfants ne sont pas traités comme des égaux dans le processus de l’AMP. Au nom du « projet parental », un pouvoir tout puissant est donné aux adultes – candidats à l’AMP ou équipes médicales – qui peuvent décider qu’un embryon peut être conçu in vitro, et aussi trié, congelé, détruit, livré à la recherche. L’impératif de répondre au désir d’enfant a réduit l’enfant à être traité dans les premiers stades de sa vie comme un objet. N’y-a-t-il pas là une injustice sociale ? Mesurons-nous la violence que cela introduit dans les relations humaines ? N’avons-nous pas laissé l’habitude anesthésier nos consciences ?

L’ouverture de l’AMP aux femmes seules ou en couple, fait éclater les repères familiaux.

Paradoxalement, la proposition d’étendre l’accès à l’AMP aux femmes lesbiennes ou célibataires semble réveiller quelques consciences. D’abord parce que le recours nécessaire à un « donneur » de sperme accentue le fait que l’enfant soit l’objet d’un contrat. Contrat déjà assorti de conditions tarifaires variables selon les caractéristiques du donneur dans des pays proches du nôtre. Ensuite parce que ce qui est accordé aux femmes seules ou en couple ne peut être refusé aux hommes seuls ou en couple, lesquels auront alors recours à des femmes pour porter l’enfant souhaité (« gestation pour autrui »), dans des conditions contractuelles là encore tarifées. Ce n’est plus seulement l’enfant, mais certaines femmes qui sont alors réduites à être une donnée du marché de la procréation. Enfin, certaines consciences se réveillent parce que l’ouverture de l’AMP aux femmes seules ou en couple, même sous la forme de l’insémination avec donneur, fait éclater les repères familiaux avec l’absence de père et l’instauration d’une rupture de filiation.

Sur ce sujet notre rôle de chrétien n’est pas de stigmatiser les personnes, mais d’appeler à un retour à la sagesse : le désir d’enfant n’équivaut pas à un droit à l’enfant, comme si celui-ci était un objet de consommation. L’enfant est égal en dignité à l’adulte et doit être protégé en conséquence. Souvenons-nous de ces paroles de sagesse de saint Jean-Paul II : « dans la biologie de la génération est inscrite la généalogie de la personne ».


Riposte catholique
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)

Marie-Laurence
Barbarus
Barbarus

Procréation Médicalement Assistée (PMA) ?

Message non lupar Marie-Laurence » dim. 01 oct. 2017, 17:01

Bonjour tout le monde,

Fait d'actualité qui oblige : on parle de
procréation médicalement assistée
ou le droit pour une couple infertile d'avoir des enfants par des techniques biologiques d'appoint. Cependant, cette pratique n'est pas tolérée dans le catholicisme et le gouvernement se déclare favorable à son accessibilité aux femmes seules ou aux couples de femmes. C'est un point important à étudier car il nous montre une contradiction entre la morale religieuse catholique et l'éthique telle qu'elle est pratiquée dans la société. Aussi vais-je tout simplement vous alarmer sur la question d'une tolérance envers cette mesure qui est impossible pour tout catholique pratiquant. Le mieux, c'est de se méfier et de développer son esprit critique. Je tiens à soulever le sujet pour pointer du doigt les dérives auxquelles on doit faire face. A bon entendeur, salut !


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