Faire le bien est-il l'apanage des croyants?

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papillon
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Re: Faire le bien est-il l'apanage des croyants?

Message non lupar papillon » jeu. 06 juil. 2017, 17:47

Et l'on apprend que celui qui accomplit un acte de charité envers son prochain est, par là même, le prochain de celui-ci. Le prochain de son prochain, dans une relation de charité. Ce qui accomplit le commandement d'aimer son prochain comme soi-même.
Je crois que croyants ou non, il y a des êtres qui portent en eux une conscience aigue de l'unité de toutes choses.
Au-delà de leur égo, et de leur intellect, ils se sentent ''un'' avec le monde dans lequel ils vivent, et avec tout ce qui les entoure.
Il est alors normal qu'ils ressentent de la compassion pour tout être souffrant, quelle que soit sa nature, puisque cette souffrance est aussi la leur.
Le commandement d'aimer son prochain comme soi-même rappelle cette vérité et sert aussi à pallier à l'incapacité de beaucoup d'humains de laisser libre cours à cette compassion naturelle, étant aux prises avec un égo sépare, divise, et isole.

Certains diront que faire le bien parce que notre religion nous l'ordonne est plus méritoire et plus valable que faire le bien parce qu'au plus profond de notre être il n'y a pas d'autre option.
J'ai un sérieux bémol là-dessus.
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Re: Faire le bien est-il l'apanage des croyants?

Message non lupar Cinci » jeu. 06 juil. 2017, 20:28

Prodigal :

Le noeud de la question, à mon sens, c'est le caractère surnaturel de la charité.
La charité n'est pas la philanthropie. L'athée est tout à fait capable de philanthropie. Ce qui est douteux, c'est qu'il reconnaisse que la charité est d'un autre ordre, car en ce cas est-il vraiment encore athée?
Tout à fait.


Donc, il faudrait peut-être tenir qu'un incroyant est capable d'un "bien relatif" à l'Instar de n'importe quel croyant. 'Mais il ne peut s'agir du plus grand bien. Pour le "plus grand bien", le Bien avec un B majuscule, le Bien suprême, le Bien qui "ouvre le ciel" ou qui "ouvre à un amour infini". Non, il nous prend la SAINTETÉ pour cela. On dit : la S-A-I-N-T_E ... TÉ.

Le bien de l'athée est un bien qui ne va pas loin, qui tourne court. La "morale" de Jean-Paul Sartre n'est pas très stimulante pour les peuples de la terre et les myriades de pauvres.

La philanthropie du docteur Sigmund Freud n'allait pas bien loin ... Il voyait l'avenir en noir, grommelait entre ses dents contre l'espèce humaine, nourrissait une vue pessimiste de ses semblables, n'espérait plus rien, etc. Les bons sentiments écologistes du docteur Hubert Reeves ne vont pas très loin. Lui-même doit prendre des médicaments pour combattre son spleen indécrottable, sa dépression cyclique ... quand il considère l'humanité son abattement s'aggraverait, etc.

Mahatma Ghandi = croyant
Martin Luther King = croyant
Sophie Scholl = croyant
Oskar Schindler = croyant

Haïm Weizmann, Ben Gourion, Golda Meir = incroyants = bien relatif = limité
Simone Veil = incroyant = bien relatif

[...]

Enfin, c'est mon idée.

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Re: Faire le bien est-il l'apanage des croyants?

Message non lupar Trinité » jeu. 06 juil. 2017, 23:06

Cinci,

Vous dites:
Les gens agissent surtout par instinct, par intérêt ... les parents veulent se retrouver, eux, dans leur enfant ... veulent y voir leurs projections, veulent des satisfactions que l'enfant devrait pouvoir leur apporter ... des enfants performants pour se flatter, des beaux enfant qui devraient les combler, etc. Tout cela n'est pas le Bien avec un grand "B" comme nous espérons pouvoir en parler.
Certainement il y a cet aspect des choses ,dans les relations que les parents ont avec leurs enfants ,mais pas uniquement!

Les parents aiment leurs enfants" envers et contre tout". Qu'ils réussissent dans la vie, leur apporte satisfactions etc.

Oui mais! Qu'ils soient voleurs , assassins avec les pires défauts ,ils les aiment...ce sont leurs enfants... En fait ! C'est viscérale et génétique, mais ce n'est pas de l'intéressement ...ce n'est pas non plus de la charité au sens de l'Amour du prochain, telle que l'enseigne l'Église!

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Re: Faire le bien est-il l'apanage des croyants?

Message non lupar Trinité » jeu. 06 juil. 2017, 23:33

C'est curieux!

Cela me fait un peu pensé au fil que j'avais édité relatif à mon frère décédé!
Je l'aimais et ...je l'aime"envers et contre tout"...c'est mon frère...!
Bon! Moi je suis croyant! :)

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Re: Faire le bien est-il l'apanage des croyants?

Message non lupar mike.adoo » ven. 07 juil. 2017, 12:07

Le bien de l'athée est un bien qui ne va pas loin, qui tourne court.
L'athée a un rapport au bien , spécifique . N'étant pas croyant , par définition , il décide de ce qui est bien et s'y tient . Il sait ce qui est bien !
Le croyant , ou bien l'homme réfléchi , connaît le dicton : " L'enfer est pavé de bonnes intentions " .
Autrement dit , on agit souvent croyant bien faire et on aboutit à une catastrophe . Je pense à la politique étrangère , par exemple ou même à ces membres du jury qui ont décidé , en toute honnêteté , que le jeune Adolf n'avait pas les qualités requises pour entrer à l'école des arts ...
A la demande de ses disciples , Jésus leur a appris le "Pater Noster " ( en Araméen ) qui se termine par cette demande : " Délivre -nous du mal " . c'est à dire , ce qui est contraire à ce qui est bon car il ne faut pas confondre ce qui est bien et ce qui est bon .
Combien de fois Jésus a-t-il réprimandé ses proches à ce sujet ...
En effet seul Dieu sait ce qui est bon et cela est parfois très éloigné de ce qui est bien .

"Mais Jésus, se retournant et regardant ses disciples, réprimanda Pierre, et dit: Arrière de moi, Satan! car tu ne conçois pas les choses de Dieu, tu n'as que des pensées humaines." Marc 8,33)


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