[Débat] Moralité de la vie homosexuelle

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar saperlipopette » mer. 25 janv. 2017, 15:57

Celui qui pèche à vos yeux, mais est convaincu (par sa conscience ou par sa compréhension de Dieu) du bien fondé de ce qu'il fait ne pèche pas (ainsi l'exemple de celui qui vole parce qu'il a faim, dans cette situation ce n'est pas un péché).
Donc le djihadiste qui massacre des gens en croyant que c'est bien, ne pèche pas?
Et celui qui fait le mal en croyant sur le coup que c'est bien, mais qui après, se rendant compte de son erreur, et tente de l'arranger? A-t-il péché ou pas?
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Aldous » mer. 25 janv. 2017, 19:57

Je ne suis pas d'accord. Je prends l'exemple de se laisser mourir de faim plutôt que voler (du pain) n'est pas un péché... Cela voudrait dire qu'un morceau de pain vaut plus que la vie... Ce n'est raisonnablement pas recevable.

Il s'agit en effet toujours de circonstances particulières mais tout en visant le Bien et non l'obéissance aveugle, or le Bien c'est la vie qui vaut plus qu'un morceau de pain.

Celui qui accepte de mourir de faim en refusant de voler un bout de pain œuvre saintement, car il met sa volonté en-deça des prescriptions divines. Ce n'est pas le bout de pain qui vaut plus que la vie, c'est le commandement divin qui vaut plus qu'un bout de pain.
Non, ce n'est pas ce qu'enseigne saint Thomas d'Aquin (et d'autres si on en croit Suliko). Vous prenez les commandements comme un règlement auquel il faut obéir aveuglément, ce n'est pas ce qu'enseigne l'Eglise (je vous renvoie au texte de Mgr Léonard donné par axou. Merci axou au passage....;-) .
Celui qui se laisse mourir de faim se tue indirectement, donc il fait un péché plus grave que voler.
Celui qui pèche à vos yeux, mais est convaincu (par sa conscience ou par sa compréhension de Dieu) du bien fondé de ce qu'il fait ne pèche pas (ainsi l'exemple de celui qui vole parce qu'il a faim, dans cette situation ce n'est pas un péché).
Donc le djihadiste qui massacre des gens en croyant que c'est bien, ne pèche pas?
Et celui qui fait le mal en croyant sur le coup que c'est bien, mais qui après, se rendant compte de son erreur, et tente de l'arranger? A-t-il péché ou pas?
Ce qu'il faut c'est viser le Bien (Dieu), or de toute évidence dans la situation du djihadiste, ce n'est pas le Bien qu'il vise.

Votre deuxième question, celui qui arrange le coup: si il tente d'arrange le coup c'est qu'il se rend compte qu'il a péché...



«La loi morale, fondée ultimement en Dieu et reconnue activement par notre raison, doit toujours être mise en œuvre par notre engagement libre. Nous ne sommes pas que raison pure. Nous sommes aussi une liberté unique. Entre la voix de la raison en moi et ma conscience individuelle il y a donc une distance que doit combler mon jugement « pratique » (orienté vers l’action), guidé par la vertu de prudence ou de discernement : « Moi, concrètement, je dois, en telle situation, faire ceci et éviter cela ».

Ainsi comprise, la conscience personnelle est la norme subjective de la moralité de nos actes, c’est-à-dire la norme morale telle qu’elle retentit dans la conscience unique de chacun. En effet, aussi objective soit-elle, la valeur morale ne peut s’adresser à moi et m’obliger qu’en passant à travers les évidences et les opacités de ma conscience personnelle. C’est forcément tel que je le perçois que le bien objectif m’interpelle. En ce sens, la norme subjective de la moralité est la règle ultime de la vie morale. À tel point que si, de bonne foi et sans faute de ma part, je me trompe dans mon jugement moral, j’agis moralement bien alors même que je pose un acte objectivement répréhensible.

Dire que j’agis bien quand j’agis conformément à ma perception du bien ou, en d’autres termes, reconnaître que la raison pratique ne m’oblige qu’à travers le prisme de ma conscience personnelle pourrait sembler conduire au subjectivisme et nous conduire aux impasses d’une pure morale de la sincérité. Il n’en est rien. Ma conscience est, certes, la norme subjective ultime de ma vie morale, mais à la condition expresse que je cherche honnêtement à rejoindre les exigences objectives de la loi naturelle. Agir autrement reviendrait à considérer que le sujet est l’auteur même de la valeur morale. Or ma conscience est bien le juge qui apprécie en dernière instance la valeur, mais elle n’est pas pour autant son fondement ! Un peu comme en droit un juge apprécie, en dernière analyse, le comportement d’un prévenu, mais sans être la source du code qui inspire son jugement.

Pour être dans la vérité (et pas seulement dans la sincérité) et faire effectivement le bien, je dois donc éclairer ma conscience et l’éduquer afin que mon jugement personnel se rapproche autant que possible du jugement idéal de la raison droite, se soumette ainsi à la loi morale et, de la sorte, se conforme à la volonté de Dieu. Comme chrétiens, nous aurons donc à nous laisser éclairer non seulement par notre réflexion, mais encore par l’enseignement de Jésus, du Nouveau Testament et de l’Église. À cette condition seulement, je puis dire que j’agis bien si je me décide à l’action selon ma conscience."
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https://www.portstnicolas.org/eglise/th ... s-du-peche
http://www.discernement.com/TheologieMo ... cience.htm

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Jean-Paul II , Entrez dans l’espérance

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar PaxetBonum » jeu. 26 janv. 2017, 9:29

Pourtant, je ne sais plus quel Père de l'Eglise (saint Jean Chrysostome, peut-être) nous enseigne qu'un miséreux qui meurt de faim ne pèche pas en volant pour se nourrir (mais uniquement dans ce but).
Oui il ne pèche pas en volant pour se nourrir (après avoir épuisé tout autre possibilité évidement).
Mais il ne pèche pas non plus en mourant de faim plutôt que de voler.
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Aldous » jeu. 26 janv. 2017, 12:16

Oui il ne pèche pas en volant pour se nourrir (après avoir épuisé tout autre possibilité évidement).
Il ne met pas pourtant, selon vous, sa volonté en-deça des prescriptions divines... Or, c'est bien, selon vous, le commandement divin qui vaut plus qu'un bout de pain.
On ne peut pas à la fois considérer que le commandement divin vaut plus qu'un bout de pain et dans la situation du vol admettre que c'est l'inverse: que le bout de pain volé (porteur de vie) serait plus important que le commandement divin.
Mais il ne pèche pas non plus en mourant de faim plutôt que de voler.
Il considère que ne pas voler un morceau de pain (respect scrupuleux des commandements) est plus important que la (sa) vie, c'est votre point de vue. Ainsi si on suit votre logique certainement les résistants interrogés devaient livrer leurs compagnons à la guestapo, étant donné que mentir c'est pécher et que les commandements disent de ne pas porter de faux témoignage... Or, qui dirait que les résistants qui ont donné de fausses informations à la gestapo auraient péché...

C'est le Bien (Dieu) qui prime et le Bien c'est la Vie (Dieu).
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Cinci » jeu. 26 janv. 2017, 15:21

Je suis bien d'accord avec Suliko plus haut et avec Aldous.

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar sarthasiris » jeu. 26 janv. 2017, 17:56

Or, qui dirait que les résistants qui ont donné de fausses informations à la gestapo auraient péché...
Le mensonge est loin d'être la pire chose qui puisse leur être imputé, croyez-moi. Il étaient spécialistes dans le meurtre de collaborateurs (on décompte environ 10 000 victime de l'épuration après la libération de la France, juste pour le plaisir. Sans compter les crimes sous l’occupation qu'on pourrait légitimer). Les stars de cinéma ou les hauts fonctionnaires étaient tous traités comme des collabo parce qu'ils avaient un statut "important". C'est pas pour rien que les soldats allemands appelaient les résistants les "terroristes".

Il y a des histoires assez édifiantes comme celle du capitaine de corvette Christian Le Mintier dont la résistance a torturé et massacré toute la famille, ils ont même violés sa fille quand bien même elle était innocente.

L'abbé Jean-Marie Perrot a aussi été tué par des résistants, mais je ne dispose pas d'infos sur les circonstances.

Donc bon, faut prendre un peu de perspective quand on évoque de simples mensonges.. vous ne pensez pas?

Après c'est à prendre avec des pincettes, faut éviter de faire une généralité sur la résistance qu'elle soit positive ou négative.

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar PaxetBonum » ven. 27 janv. 2017, 9:05

On ne peut pas à la fois considérer que le commandement divin vaut plus qu'un bout de pain et dans la situation du vol admettre que c'est l'inverse: que le bout de pain volé (porteur de vie) serait plus important que le commandement divin.
L'Evangile du jour nous répond :

"Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements et appris aux hommes à faire de même sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés sera tenu pour grand dans le royaume des cieux. "

Le Seigneur est clair : celui qui suit les commandements est au-dessus de celui qui ne les suit pas.
Toutefois tout deux sont dans le royaume des cieux.
Pax et Bonum !
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Raistlin » ven. 03 févr. 2017, 10:35

Je vais essayer d'être encore plus clair!
Je ne peut vous parler que de mon cas ,(mais il y en a d'autres qui sont comme moi...) ;)
J'ai quand même une certaine expérience de la vie arrivant en fin de vie...
Je dis que les frustrations sexuelles et l'abstinence entrainent des conséquences physiques incontrôlées la nuit!
La preuve c'est que lorsque pendant ma vie j'ai vécu en couple avec des relations physiques disons périodiques normales ,
J'ai 75 ans ,disons 25 ans avec mes différentes compagnes ,je n'ai jamais eu aucun problème la nuit!
A partir du moment ou je me trouvais seul,ces problèmes arrivaient , c'est bien une relation de cause a effet n'est ce pas!
Je ne suis pas un cas unique je pense!
Cher Trinité,
Je suis bien d'accord avec vous.
Mais en toute franchise, je ne vois pas bien le rapport avec le sujet du fil. La faiblesse de notre nature, résultant notamment des conséquence du péché originel, ne sera jamais une excuse pour justifier moralement tout et n'importe quoi, et notamment pas les comportements désordonnés comme la pratique homosexuelle.
Maintenant, moi aussi je connais la difficulté dont vous parlez et je peux témoigner que ça ne me gêne pas plus que ça. Je prends ça comme une expression incontrôlée de mon corps et de mon psychisme mais qui n'engage donc pas ma liberté. Là où je peux être coupable, c'est quand j'entretiens volontairement des pensées et des images qui vont faciliter ce genre de phénomène. Mais sinon, pas de quoi en faire tout un plat.
Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Raistlin » ven. 03 févr. 2017, 10:38

Je me permets de rappeler que ce fil a pour sujet la question de la moralité de la vie homosexuelle (ou plutôt de pourquoi elle est intrinsèquement immorale, puisque nous parlons sous l'angle de la Révélation et de la doctrine de l'Église).
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar SergeA » ven. 03 févr. 2017, 10:48

Or, qui dirait que les résistants qui ont donné de fausses informations à la gestapo auraient péché...
Le mensonge est loin d'être la pire chose qui puisse leur être imputé, croyez-moi. Il étaient spécialistes dans le meurtre de collaborateurs (on décompte environ 10 000 victime de l'épuration après la libération de la France, juste pour le plaisir. Sans compter les crimes sous l’occupation qu'on pourrait légitimer). Les stars de cinéma ou les hauts fonctionnaires étaient tous traités comme des collabo parce qu'ils avaient un statut "important". C'est pas pour rien que les soldats allemands appelaient les résistants les "terroristes".

Il y a des histoires assez édifiantes comme celle du capitaine de corvette Christian Le Mintier dont la résistance a torturé et massacré toute la famille, ils ont même violés sa fille quand bien même elle était innocente.

L'abbé Jean-Marie Perrot a aussi été tué par des résistants, mais je ne dispose pas d'infos sur les circonstances.

Donc bon, faut prendre un peu de perspective quand on évoque de simples mensonges.. vous ne pensez pas?

Après c'est à prendre avec des pincettes, faut éviter de faire une généralité sur la résistance qu'elle soit positive ou négative.
Contradictoire. Vous faites vous même ce que vous reprochez aux autres.
Vous généralisez purement et simplement.
Et si vous persistez je vous promets de déposer plainte contre vous auprès du procureur de la république pour diffamation et je ne plaisante pas.

:clown:
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Trinité » ven. 03 févr. 2017, 13:22

Je vais essayer d'être encore plus clair!
Je ne peut vous parler que de mon cas ,(mais il y en a d'autres qui sont comme moi...) ;)
J'ai quand même une certaine expérience de la vie arrivant en fin de vie...
Je dis que les frustrations sexuelles et l'abstinence entrainent des conséquences physiques incontrôlées la nuit!
La preuve c'est que lorsque pendant ma vie j'ai vécu en couple avec des relations physiques disons périodiques normales ,
J'ai 75 ans ,disons 25 ans avec mes différentes compagnes ,je n'ai jamais eu aucun problème la nuit!
A partir du moment ou je me trouvais seul,ces problèmes arrivaient , c'est bien une relation de cause a effet n'est ce pas!
Je ne suis pas un cas unique je pense!
Cher Trinité,
Je suis bien d'accord avec vous.
Mais en toute franchise, je ne vois pas bien le rapport avec le sujet du fil. La faiblesse de notre nature, résultant notamment des conséquence du péché originel, ne sera jamais une excuse pour justifier moralement tout et n'importe quoi, et notamment pas les comportements désordonnés comme la pratique homosexuelle.
Maintenant, moi aussi je connais la difficulté dont vous parlez et je peux témoigner que ça ne me gêne pas plus que ça. Je prends ça comme une expression incontrôlée de mon corps et de mon psychisme mais qui n'engage donc pas ma liberté. Là où je peux être coupable, c'est quand j'entretiens volontairement des pensées et des images qui vont faciliter ce genre de phénomène. Mais sinon, pas de quoi en faire tout un plat.
Cordialement,
O.K. Raistlin ! j'étais hors sujet :) disons que je voulais en parler quelque part! ;)

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar axou » ven. 03 févr. 2017, 20:52

Et ben non ! cela sera sans moi !!! Votre dieu inhumain, cruel, sado-maso, injuste, votre dieu de la double peine, je vous le laisse (je m'adresse à ceux qui projettent cette volonté là de dieu).Axou
Et quelle est votre alternative ? Faire confiance à l’homme pour vous sauver ? Allons, soyez sérieux 5 minutes : qui à part Dieu peut vous sauver du malheur, de la souffrance et de la mort ? rejetez Dieu si ça vous chante pour vous jeter à corps et âme perdus dans les bras de la première venue, vous verrez rapidement que « l’heureuse » élue ne pourra ni vous sauver ni vous combler. Raistlin
Je reviens à vous cher Raistln. Vous oubliez que le sexe n'est pas une chose mais est RELATION. Je parle ici de vraie relation amoureuse, pas d'utilisation de l'autre comme un objet "dans les bras du ou de la première venue". . Vivre une vraie relation n'est pas de l'idolâtrie et Dieu nous parle à travers nos relations aussi. Oui, une relation amoureuse peut sauver une personne bien sur, la sauver du suicide ou ouvrir l'autre à la vie spirituelle, que sais je. Je vous parle de mon expérience. Je ne vous demande pas de vivre la même chose, je ne vous demande pas d'être d'accord mais de simplement respecter l'expérience d'autrui. Certaines relations amoureuses nourrissent la relation à Dieu et même sont occasions de découvrir la Présence de Dieu. (et j'en suis sure, qu'on soit homo ou hétéro)
je reconnais qu'il est difficile de le comprendre si on n'en a pas fait l'expérience mais on peut respecter l'autre dans ce qu'il vit, même on ne le comprend pas.

Je n'insulte pas Dieu au point de penser qu'il exige à une partie de ses enfants qui n'ont pas la chance "d'être du bon côté" de se priver de goûter au bonheur de se sentir enfin homme, de se sentir enfin femme dans les bras de l'autre, de vivre ces instants merveilleux ou le temps s'arrête et ou l'expérience de communion est si forte que les mystiques en utilisent le langage pour parler de leur relation avec Dieu. Axou
Encore cette vision ultra-romantique du couple. Oui l’amour humain entre époux est une belle et bonne chose. Mais si pour y goûter à tout prix, vous êtes prêt à renier la vérité de Dieu, c’est une idole. Le mariage n’a qu’un seul but : être un chemin de sainteté pour les deux conjoints (qui ont alors besoin l’un de l’autre pour avancer vers Dieu). Ce n’est certainement pas une fin en soi. Que dit Jésus sur la vie du Royaume ? Qu’on ne prendra plus ni mari ni femme… Bref, Jésus ne croyait pas comme vous apparemment, et je parie qu’il connaît Dieu bien mieux que vous.Raistlin
J'ai le sentiment que vous ne comprenez ce dont je parle. Je parle d'une certaine révélation de soi et de l'autre par l'amour physique. Je ne parle pas d'y goûter à tout pris, à nouveau vous en parlez comme d'une chose. je vous parle de la beauté de la relation à l'autre qui sert de révélateur. Vous avez beau parler du mariage, vous me donnez le sentiment d'une vision très pauvre de l'amour physique, désincarnée en tout cas.
Ben non. Le discernement ne peut pas être seulement personnel sinon chacun fait n’importe quoi. « Ben quoi ? J’ai discerné que violer des enfants était bon pour moi, où est le problème ? » On reçoit la vérité axou, humblement, pauvrement, on ne décide pas de ce qui est vrai. Dieu est la vérité et Il nous dit le chemin à prendre.
Cher Raistlin, ce que vous dîtes est gravement immoral sous couvert de moralité (c'est le comble !).
Vous comparez la relation entre deux personnes adultes qui s'aiment et (ou) se désirent au viol d'enfant ? Comment pouvez proférer une telle ignominie sans rougir ?

Et vous ignorez ainsi la part morale qui sous tend les relations amoureuses adultes, la morale laique : est moral sur le plan sexuel ce qui se passe ENTRE ADULTES CONSENTANTS.
En dehors de cela, ce qui est violence et (ou) ce qui se passe avec des enfants est immoral et en l'occurrence est passible des TRIBUNAUX POUR CAUSE DE CRIME !
Je vous prie de tenir compte de cette morale laique et de la conscience personnelle des personnes, la grande majorité qui vivent dans le cadre strict de cette morale inspirée du commandement religieux "TU NE TUERAS POINT" (le viol et tout acte sur enfant est un meurtre symbolique et peut tuer l'âme d'une personne).

Certes la morale catholique va plus loin, mais elle ne dévalue pas pour autant la morale laique qui doit être la base pour tout le monde, conformément à la loi.

Sur le plan sexuel, la morale chrétienne tient compte aussi du commandement "tu ne seras point luxurieux". Pour vous, et conformément à la morale catholique traditionnelle comme me l'a fait justement remarquer Kerniou, la limite entre ne pas vivre la luxure et vivre la luxure est le mariage entre hommes et femmes.

Pour moi et comme pour de très nombreux Catholiques depuis quelques décennies (et ce sujet mériterait un post à lui tout seul pour tenter de comprendre les véritables causes profondes ce ce divorce), la limite se situe au niveau de la qualité de la relation amoureuse. La luxure, la "porneia", c'est l'avidité sexuelle qui tue la relation, qui considère l'autre comme un pur objet de plaisir (avec parfois un rapport d'argent mais pas forcément). Et on peut vivre le péché de luxure dans le cadre du mariage et on peut vivre une vraie relation non luxurieuse hors mariage, dans l'amour et le respect de l'autre et qu'on soit homo ou hétéro.

Bien à vous,

Axou
Dernière édition par axou le ven. 03 févr. 2017, 21:51, édité 1 fois.

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar axou » ven. 03 févr. 2017, 21:12

Ce qui vous semble aller trop loin, c'est le rejet que tout un chacun doit avoir du péché, quel qu'il soit.
Dieu a le péché en abomination et nous devons devenir saint comme Il est Saint.
Nous ne contraignons personne à se convertir, mais nous ne pouvons laisser le sel s'affadir.
Le message du Christ doit être livré au monde avec toute son exigence.

Oui chacun suit un parcours différent, chacun gravit les marches de la sainteté une par une.
Je le sais mieux que quiconque moi qui suit toujours dans le corridor…
Mais tous doivent choisir entre l'escalier qui monte ou celui qui descend.
Si quelqu'un descend croyant monter, je n'ai pas le droit de lui dire que c'est bien et qu'il n'a qu'à continuer ainsi car je sais que ce chemin le conduit à de terribles souffrances.
Paxet Bonum
Cher Paxet Bonum,

je voulais vous dire que je perçois très bien l'intention qui est la votre dans vos propos. On pourrait les percevoir comme signe de rigidité et d'intolérance mais vous connaissant bien maintenant sur le forum et ayant apprécié la qualité de votre coeur, je sais que vous voulez vraiment rétablir la vérité POUR le bien des personnes que vous contredisez. Et j'en suis touchée, sachez le.

Vous pensez vraiment que les relations hors mariage (homos ou hétéros) sont de l'ordre du péché mortel dans tous les cas et que les personnes risquent l'enfer, et vous voulez leur éviter l'enfer et ses souffrances éternelles. Je pense vous avoir bien compris et je vous remercie du souci que vous avez d'autrui, ce n'est peut-être pas toujours facile d'être pris parfois comme un "juge" ou un "rabat-joie" alors que vous voulez de toute votre âme le salut de la personne à laquelle vous vous adressez.

Sur le fond de ce que vous dîtes (concernant la morale sexuelle, l'enfer..), je ne peux pas vous suivre. Je vous ai bien lu, j'ai bien lu les passages de l'Evangile que vous citez mais j'interprète le texte autrement, j'ai une autre vision de Dieu et de l'exigence chrétienne. Ce n'est pas de la mauvaise volonté, c'est que là ou vous situez, je n'y suis pas, je me situe ailleurs.
Je crois comme le dit L'Evangile qu'il existe l'enfer, je ne crois pas à un catalogue de péchés qui y conduit. Je crois que celui qui refuse jusqu'au bout l'amour de Dieu pour lui risque l'enfer, comme le disait l'abbé Pierre.

Bien à vous,

Axou

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar PaxetBonum » ven. 03 févr. 2017, 23:01

Je crois comme le dit L'Evangile qu'il existe l'enfer, je ne crois pas à un catalogue de péchés qui y conduit. Je crois que celui qui refuse jusqu'au bout l'amour de Dieu pour lui risque l'enfer, comme le disait l'abbé Pierre.

Cher Axou,

Je suis très touché par votre message et heureux que vous compreniez ma démarche qui vous semble souvent trop rigide.
Mais je n'invente rien, je répète ce qu'enseigne l'Eglise ce qui est bien mieux (loin s'en faut) que ce que je pratique…

Mais je cède encore à mon besoin de vérité : un catalogue de chose à faire et à ne pas faire c'est Dieu Lui-même qui nous le donne dans les 10 commandements. On y trouve un catalogue de péchés dénoncés clairement par Dieu.
Refuser l'amour de Dieu c'est précisément refuser sa volonté… satan n'a rien innové c'est déjà le péché d'Adam et Eve…
Aimer Dieu c'est quoi ?

"Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père, je l'aimerai, et je me ferai connaître à lui"

Que Dieu vous accorde le bonheur d'aimer ses commandements pour l'amour de Lui.
Pax et Bonum !
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Aldous » sam. 04 févr. 2017, 10:50

Bonjour,
On ne peut pas à la fois considérer que le commandement divin vaut plus qu'un bout de pain et dans la situation du vol admettre que c'est l'inverse: que le bout de pain volé (porteur de vie) serait plus important que le commandement divin.
L'Evangile du jour nous répond :

"Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements et appris aux hommes à faire de même sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés sera tenu pour grand dans le royaume des cieux. "
Ce passage rapporte une généralité sur les commandements, il ne fait pas cas d'une situation particulière (comme le vol d'un bout de pain pour ne pas mourir ou autre exemple la légitime défense). Il ne répond donc pas à ce que je dis.

"En morale chrétienne, le dernier mot est à la conscience et non à la loi même si je ne dois pas ignorer celle-ci"
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Le Seigneur est clair : celui qui suit les commandements est au-dessus de celui qui ne les suit pas.
Toutefois tout deux sont dans le royaume des cieux.
Celui qui suit les commandements n'est pas nécessairement au-dessus de celui qui ne les suit pas. C'est ce que je vous explique avec l'exemple du pain volé qui protège la vie (le vol vaut ici mieux que la vie perdue à se laisser mourir de faim) ou du résistant qui ment à la guestapo (le mensonge vaut mieux ici que de donner ses camarades).

"La loi morale n'est pas un protocole technique qu'il faut suivre à la lettre pour réussir le montage d'une machine livrée en pièces détachées. Elle est un propos général sur ce qui est bien en général. Elle ne dispense jamais du jugement d'opportunité. Elle nous est donnée pour que nous puissions juger par nous-mêmes, on pourrait même dire pour que nous puissions être convaincu que le mal est le mal. Ce que Dieu attend de nous, ce n'est pas une obéissance d'esclave, mais que nous choisissions le bien. Saint Thomas d'Aquin l'a écrit:
Celui qui évite le mal, non parce qu'il est le mal mais à cause d'un commandement du Seigneur, n'est pas libre; mais celui qui évite le mal parce qu'il est le mal, celui-là est libre."
Jean-Marie Gueulette, dominicain, professeur de théologie morale, dans "Pas de vertu sans plaisir" Ed. du Cerf, 2016, page 115.
http://www.laprocure.com/vertu-sans-pla ... 15131.html

Bien cordialement,
"Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre." Blaise Pascal


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