[Débat] Moralité de la vie homosexuelle

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Jeremy43 » jeu. 16 juin 2016, 20:05

Bonjour,

Je pense qu'à force de vouloir faire compliqué, on finit par faire n'importe quoi : l'homosexualité c'est très mal tout simplement, au même titre que tous les actes sexués contre nature, c'est une impureté, c'est répugnant. Il faut s'en repentir et vivre chastement, ce qui apportera de la joie dans le coeur et la paix à l'âme. La Vérité elle est là et elle est au final très simple.

Jésus c'est l'Homme Parfait, notre modèle, vous voyez Jésus tenir la main à un homme et faire Dieu sait quoi dans le privé ? non, évidemment... Rien qu'au sein d'un couple normal, respectant la Loi naturelle, il y a un tabou très sain derrière tout acte sexuel qui représente l'union des personnes dans ce qu'elles ont de plus intime, c'est ce que l'on nomme la pudeur.

Après deux personnes qui s'aiment et qui vivent chastement ça ne présente aucun problème pour personne, cela est même loué dans la Bible (dans le Psautier et ailleurs) et le roi David ne formait qu'une seule âme avec Jonathan. C'est d'ailleurs la base de la vie monastique.

Ce sont des esprits du diable qui sont derrière les dérèglements sexuels et ils sont très très mauvais.

Tout est dit : https://www.youtube.com/watch?v=KUgVJc8mqR0

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Héraclius » jeu. 16 juin 2016, 20:14

Sur le plan psychologique (sur le plan de l'inconscient) : l'homosexualité provoque chez les autres une angoisse inconsciente qui est sans doute à la source de son rejet. Les humains comme les animaux tendent à se reproduire. Tout être vivant est programmé pour donner la vie. A la différence des animaux, l'Homme sait qu'il va mourir et il a peur de la mort. Donner la vie est une manière pour lui, outre de répondre à l'appel de la nature, de conjurer la mort qui approche inéluctablement. Hors, l'union homosexuelle est intrinsèquement stérile. Les Anciens ont du rejeter violemment les homosexuels pour des raisons officielles (immoralité...) ET pour des raison inconscientes : la peur de la mort, la peur de laisser vivre des témoins de la mort, une "espèce" humaine qui ne donne pas la vie ,: si tous les humains devenaient homosexuels, l'espèce humaine se détruirait.

La modernité occidentale dépasse peu à peu cette peur mais je crois qu'elle demeure enfouie et que les plus tolérants envers les homosexuels ne le sont que parce les homos demeurent très minoritaires : ils ne menacent donc pas la survie de l'espèce.
L'Eglise a peut-être "épousé" ces angoisses de mort en les habillant de principes moraux...
Mouais. C'est quand même totalement spéculatif.




Le mariage religieux est signe d'Alliance, l'union qui donne la vie, entre un homme et une femme comme entre Dieu et l'Homme. Ce ne serait pas une bonne chose d'autoriser le mariage religieux entre 2 personnes de même sexe pour respecter le signe de l'Alliance qui donne la vie.
Néammoins, ce signe est signe également pour les personnes homosexuelles : leur relation à Dieu peut être féconde et donner la vie, symboliquement. Pourquoi ce signe de l'union Homme-Femme dirait-il pour autant qu'un lien amoureux entre 2 personnes du même sexe est instrinsèquement mauvais ? Je ne vois pas pourquoi.
Parce que Dieu a "inventé le mariage", et donc la sexualité qui n'est que la conséquence de celui-ci (une dimension de l'union matrimoniale - j'adore ce mot, tellement "in"), pour créer cette image. L'image précède le mariage, ce n'est pas une idée seconde de l'écriture. La sustance même du mariage est d'être une évocation terrestre du festin des noces de l'agneau et de l'entrée de l'âme dans la vie trinitaire.

D'ailleurs, et c'est le coeur battant du sujet, la critique religieuse de la pratique homosexelle n'a de sens que si elle est mise en parallèle avec celle de la contraception et des relations sexuelles hors-mariage. Evidemment, vous n,êtes pas vous-même en accord avec l,Eglise sur ces sujets, ce qui complique la chose.
Ce que je veux dire, c'est qu'on peut défendre le mariage signe de l'alliance sans pour autant rejeter l'union homosexuelle.
Non, en ce sens que le mariage, comme institution divine, est par définition le seul lieu de la sexualité - avec laquelle il se confond, si je puis dire.

Héraclius -
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar axou » jeu. 16 juin 2016, 20:49

Sur le plan psychologique (sur le plan de l'inconscient) : l'homosexualité provoque chez les autres une angoisse inconsciente qui est sans doute à la source de son rejet. Les humains comme les animaux tendent à se reproduire. Tout être vivant est programmé pour donner la vie. A la différence des animaux, l'Homme sait qu'il va mourir et il a peur de la mort. Donner la vie est une manière pour lui, outre de répondre à l'appel de la nature, de conjurer la mort qui approche inéluctablement. Hors, l'union homosexuelle est intrinsèquement stérile. Les Anciens ont du rejeter violemment les homosexuels pour des raisons officielles (immoralité...) ET pour des raison inconscientes : la peur de la mort, la peur de laisser vivre des témoins de la mort, une "espèce" humaine qui ne donne pas la vie ,: si tous les humains devenaient homosexuels, l'espèce humaine se détruirait.
La modernité occidentale dépasse peu à peu cette peur mais je crois qu'elle demeure enfouie et que les plus tolérants envers les homosexuels ne le sont que parce les homos demeurent très minoritaires : ils ne menacent donc pas la survie de l'espèce.
L'Eglise a peut-être "épousé" ces angoisses de mort en les habillant de principes moraux...
Mouais. C'est quand même totalement spéculatif.
Bien sur que c'est spéculatif. Mais si on ne prend pas conscience de ces angoisses de mort que suscitent l'homosexualité, on ne peut comprendre son rejet si courant dans le temps et dans l'espace. Et il est honnête de se demander si l'Eglise n'a pas maille à partir avec ces angoisses là et cette forme de rejet là. En tout cas la question se pose.
Néammoins, ce signe est signe également pour les personnes homosexuelles : leur relation à Dieu peut être féconde et donner la vie, symboliquement. Pourquoi ce signe de l'union Homme-Femme dirait-il pour autant qu'un lien amoureux entre 2 personnes du même sexe est instrinsèquement mauvais ? Je ne vois pas pourquoi.
Parce que Dieu a "inventé le mariage", et donc la sexualité qui n'est que la conséquence de celui-ci (une dimension de l'union matrimoniale - j'adore ce mot, tellement "in"), pour créer cette image. L'image précède le mariage, ce n'est pas une idée seconde de l'écriture. La sustance même du mariage est d'être une évocation terrestre du festin des noces de l'agneau et de l'entrée de l'âme dans la vie trinitaire.
Je ne comprends pas : La sexualité n'est pas la conséquence du mariage ! Elle a été vécue bien avant que le mariage existe. Et Dieu n'a pas inventé le mariage, ce sont les hommes d'Eglise qui ont mise 12 siècles (sauf erreur de ma part) à faire du mariage un sacrement, certainement inspirés.
D'ailleurs, et c'est le coeur battant du sujet, la critique religieuse de la pratique homosexelle n'a de sens que si elle est mise en parallèle avec celle de la contraception et des relations sexuelles hors-mariage. Evidemment, vous n,êtes pas vous-même en accord avec l,Eglise sur ces sujets, ce qui complique la chose.
Tout à fait.
Non, en ce sens que le mariage, comme institution divine, est par définition le seul lieu de la sexualité - avec laquelle il se confond, si je puis dire.
Oui, mais quels sont les arguments en ce sens ? Pour quelle raison le fait que le mariage devienne un sacrement rend immoral les relations physiques en dehors du mariage ? Pour quelles raisons ce lieu sacralisé impose l'exclusivité de la sexualité ? Cette mentalité binaire dépasse mon entendement. Il n'y a nulle provocation dans ce que je dis, je cherche sincèrement à comprendre. On est ici dans le "ou". C'est bien OU c'est mal. C'est le ET qui fait sens pour moi. C'est bien pour telle raison ET c'est bien pour telle autre raison.

Bien à vous,

Axou

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Héraclius » jeu. 16 juin 2016, 20:59

Juste pour vous donner un sujet de réflexion avant de quitter mon ordi pour la soirée : il faut distinguer le mariage sacramentel, spécifiquement chrétien, créé par le Christ et théorisé au 12ème siècle comme vous le rappelez, et le mariage-institution, qui est une composante de la loi naturelle et qui est universel. Adam et Eve étaient vraiment mariés, certainement pas aldultères - et la polygamie était un péché avant le Christ.

L'institution du mariage a certes été sublimée par le sacrement du même nom avec qui elle se confond en régime de chrétienté, mais elle en est distincte.

J'approfondirai ma réponse plus tard.
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar PaxetBonum » jeu. 16 juin 2016, 22:22


Bien sur que c'est spéculatif. Mais si on ne prend pas conscience de ces angoisses de mort que suscitent l'homosexualité, on ne peut comprendre son rejet si courant dans le temps et dans l'espace. Et il est honnête de se demander si l'Eglise n'a pas maille à partir avec ces angoisses là et cette forme de rejet là. En tout cas la question se pose.
Je pense que ceux qui cultivent ces angoisses et ce mal être, se sont ceux qui prétendent que l'homosexualité est une orientation sexuelle comme une autre. C'est la négation même de la souffrance de ceux qui sont homosexuels.
C'est comme aller dire à quelqu'un qui a un cancer que c'est parfait comme cela, qu'il doit vivre pleinement son état.
Le Seigneur n'accueille pas la femme adultère en lui disant de vivre pleinement son état.

Souvenez-vous des débuts du SIDA : la LGBT criait que c'était pas vrai qu'ils n'y avait pas de nouvelle maladie qui tuait particulièrement les sodomites, que c'était un complot des méchants réactionnaires pour les discréditer. Il aura fallu qu'ils voient leurs comparses mourir un par un par pour reconnaître la vérité.
Promouvoir l'homosexualité est une haine contre l'homosexuel.
Tendre la main pour qu'il change est la seule charité.
Pax et Bonum !
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar helios » ven. 17 juin 2016, 10:49

Sur le plan psychologique (sur le plan de l'inconscient) : l'homosexualité provoque chez les autres une angoisse inconsciente qui est sans doute à la source de son rejet. Les humains comme les animaux tendent à se reproduire. Tout être vivant est programmé pour donner la vie. A la différence des animaux, l'Homme sait qu'il va mourir et il a peur de la mort. Donner la vie est une manière pour lui, outre de répondre à l'appel de la nature, de conjurer la mort qui approche inéluctablement. Hors, l'union homosexuelle est intrinsèquement stérile. Les Anciens ont du rejeter violemment les homosexuels pour des raisons officielles (immoralité...) ET pour des raison inconscientes : la peur de la mort, la peur de laisser vivre des témoins de la mort, une "espèce" humaine qui ne donne pas la vie ,: si tous les humains devenaient homosexuels, l'espèce humaine se détruirait.

La modernité occidentale dépasse peu à peu cette peur mais je crois qu'elle demeure enfouie et que les plus tolérants envers les homosexuels ne le sont que parce les homos demeurent très minoritaires : ils ne menacent donc pas la survie de l'espèce.
L'Eglise a peut-être "épousé" ces angoisses de mort en les habillant de principes moraux...

On me corrigera au besoin mais, si je ne m'abuse, les contemporains de Socrate s'accommodaient joyeusement de l'homosexualité. C'est vrai que l'inconscient n'avait pas encore affleuré en ces temps.

Au plan de notre contemporanéité, le schéma explicatif devrait s'appliquer avec d'autant plus de pertinence à toute personne stérile puisque l'infécondité est la clé de voûte de cette spirale thanatoérotique dont vous nous révélez le déploiement inconscient.
Est-ce le cas?

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar axou » ven. 17 juin 2016, 11:44


On me corrigera au besoin mais, si je ne m'abuse, les contemporains de Socrate s'accommodaient joyeusement de l'homosexualité. C'est vrai que l'inconscient n'avait pas encore affleuré en ces temps.

Au plan de notre contemporanéité, le schéma explicatif devrait s'appliquer avec d'autant plus de pertinence à toute personne stérile puisque l'infécondité est la clé de voûte de cette spirale thanatoérotique dont vous nous révélez le déploiement inconscient.
Est-ce le cas?
Les contemporains de Socrate avaient eux aussi un inconscient et des peurs inconscientes. Il me semble que dans la Grèce antique s'est joué autre chose qui est intervenu : dans cette mentalité (unique il me semble parmi les peuples antiques) régnait une apologie de la beauté morale et physique de l'homme et un grand mépris de la femme. Seul l'homme était digne d'être aimé (et donc sur tous les plans) et la femme n'était bonne que pour faire des enfants, recluse dans le gynécée. Mais j'ai lu que Socrate, lui, prêchait l'amour chaste (à vérifier) Et l'amour entre Périclès et la belle Aspasie a fait scandale.
les peurs inconscientes concernant l'homosexualité sont liées au fait que si tous les humains devenaient homosexuels, l'espèce humaine disparaîtrait.
Une personne hétéro même stérile ne déclenche pas cette peur car les hétéros en général donnent la vie. Cela dit, dans certains pays, les femmes vivent la stérilité comme un véritable drame et la pression est terrible, il est possible que ce soit parce que cela réveille aussi des angoisses de mort.
Il est écrit dans la Bible "Bienheureuse la femme stérile, plus nombreux seront ses fils..."ect... Le souffle de Dieu ne cesse pas de redonner de la fécondité là ou il n'y a pas fécondité et d'inviter à traverser ces angoisses de mort, à ne pas s'y enfermer.

Bien à vous,

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar helios » ven. 17 juin 2016, 14:24

Les contemporains de Socrate avaient eux aussi un inconscient et des peurs inconscientes ... les peurs inconscientes concernant l'homosexualité sont liées au fait que si tous les humains devenaient homosexuels, l'espèce humaine disparaîtrait.


Il ne m'avait pas échappé que ces Grecs, aussi anciens fussent-ils, devaient être dotés d'un inconscient, ni même qu'il pouvait être le lieu et le creuset de conflits influençant leurs comportements.
Alors pourquoi, les concernant, le lien causal que vous établissez devient inopérant ?
Il me semble que dans la Grèce antique s'est joué autre chose qui est intervenu : dans cette mentalité (unique il me semble parmi les peuples antiques) régnait une apologie de la beauté morale et physique de l'homme et un grand mépris de la femme. Seul l'homme était digne d'être aimé (et donc sur tous les plans) et la femme n'était bonne que pour faire des enfants, recluse dans le gynécée.
Ainsi donc les Grec anciens progénitaient, avec dégoût, dans un furtif entrebaîllement de voiles et couraient, aussitôt après, se régénérer dans les bras de leur éphèbe favori.

Et la preuve de l'irréfutabilité de votre démonstration c'est qu'en effet les Grecs anciens... ont disparu.

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar PaxetBonum » ven. 17 juin 2016, 15:08


On me corrigera au besoin mais, si je ne m'abuse, les contemporains de Socrate s'accommodaient joyeusement de l'homosexualité.
Précisément ils pratiquaient une forme de pédérastie.
C'est le lien que d'aucun aimerait faire disparaître entre homosexualité et pédophilie.
Le terme de "pédés" ayant été utilisé pour définir les uns et les autres.
A rappeler que quasi 100% des attaques pédophiles au sein du clergé sont également homosexuelles…
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar helios » ven. 17 juin 2016, 16:05

L'argument d'infécondité ne tiendra bientôt plus; à moins qu'il ne soit déjà révolu.
Plus question désormais de cellules souches. Toute cellule pourra être déprogrammée et reprogrammée en n'importe quelle autre cellule y compris cellule sexuelle. Le problème posé par l'absence de chromosome Y chez la femme est également résolu ou en voie de résolution imminente.

Corollaire: tout couple homosexuel aura sa propre descendance.

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar axou » ven. 17 juin 2016, 18:00

[
Il ne m'avait pas échappé que ces Grecs, aussi anciens fussent-ils, devaient être dotés d'un inconscient, ni même qu'il pouvait être le lieu et le creuset de conflits influençant leurs comportements.
Alors pourquoi, les concernant, le lien causal que vous établissez devient inopérant ?
J'en ignore la raison.
A bien y réfléchir, dans la Rome antique aussi l'homosexualité était autorisée et répandue mais dans un cadre très strict : on ne séparait pas les hétéros et les homos mais les "actifs" et les "passifs". Seuls les hommes libres avaient le droit d'être actifs avec les femmes bien sur et avec les escaves et ceux ci ne pouvaient qu'être passifs. Si un esclave et un homme libre s'avisaient d'inverser les "rôles", ils étaient passibles de la peine de mort. Il me semble également que si une femme libre avait des relations avec un esclave, elle était aussi condamnable.
Dans la Grèce antique, comme le dit Paxet Bonum, les jeunes garçons avaient au cours de leur éducation un mentor qui les initiaient également sur le plan sexuel et je crois qu'ils n'avaient pas le choix de refuser.

On entend souvent dire que l'antiquité était libre sur le plan des moeurs et que le christianisme est venu arriver avec ses gros sabots apporter ses tristes moeurs ascétiques. Rien n'est plus faux : les moeurs antiques étaient sous un contrôle extrêmement sévère avec des condamnations radicales, simplement leur système de valeur était très différent du notre. Le christianisme est arrivé avec dans ses bagages la valorisation du couple homme-femme, de la famille, des valeurs héritées du judaisme. Des contraintes également concernant les moeurs mais radicalement différentes de celles de Rome et des Grecs. Il y a vraiment du avoir un choc des cultures.

A noter qu'il y a un point commun entre une histoire biblique et un mythe grec : Ces 2 mythes associent l'homosexualité au totalitarisme.
A Sodome et Gomore, les habitants ne sont pas seulement homosexuels : ils exigent que tous ait une taille précise (sous peine d'être rabotés ou allongés !) et en passent par toutes leurs exigences sexuelles. touts doivent être identiques, uniformisés.

Dans le mythe grec des Amazones : ces femmes guerrières qui vivent entre elles sont homosexuelles, seul l'amour entre femmes est autorisé. Elles se reproduisent avec des étrangers de temps en temps puis élèvent et éduquent leurs filles en amazones et les garçons deviennent esclaves. L'Etat des amazones est un état totalitaire. ça ne plaisante pas !

Les Anciens semblent relier l'amour du semblable et le refus d'aimer le différent à la pensée totalitaire, la contrainte, l'ordre radical imposé à tous. C'est assez impressionnant.

je crois que la pensée judéo-chrétienne a quelque chose à dire là. Elle n'est pas là pour condamner des personnes ou des pratiques, je ne pense pas, je crois que c'est beaucoup plus profond qu'une histoire de permis-défendu, beaucoup plus profond qu'une histoire de sexe : elle est vraiment là pour dire que c'est la différence qui donne la vie, que c'est le risque de l'ouverture à "l'étranger" (au sens profond du terme) qui donne une vie heureuse et fraternelle. Cette question dépasse de beaucoup la question des moeurs.

Bien à vous,

Axou
Dernière édition par axou le ven. 17 juin 2016, 18:20, édité 1 fois.

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar PaxetBonum » ven. 17 juin 2016, 18:15


Corollaire: tout couple homosexuel aura sa propre descendance.
Correction : les homosexuels pourront avoir une descendance génétiquement modifiée à partir de leur propre patrimoine génétique.
Pax et Bonum !
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Cinci » ven. 17 juin 2016, 21:01

Pour répondre à Axou :
"D'une part, comme je l'ai mentionné plus haut, je ne suis pas pleinement convaincu par l'exposé doctrinal de l'Eglise, en ce sens que je vois finalement assez mal ce que l'on peut reprocher à deux homosexuels qui s'aiment.
Oui, c'est la ritournelle que j'entends toujours.
  • "Nous ne faisons rien de mal! J'aime mon copain, mon copain m'aime. On s'aime! C'est quoi le problème? Sinon ,les vieux machins c'est de conneries. La Bible? Soyons sérieux! Les curés c'est des cons qui ne connaissent rien, L'Apôtre? Un autre misogyne ignorant. Nous sommes en l'an 2000, hein? Oublions ces vieilleries. Alors où est le mal?"
Au-delà de l'aspect biblico-autoritaire, le point c'est que les gens associent souvent le mal qu'à une question de dommage matériel, coups et blessures,perte financière, contrainte, rapt, brutalité. Sauf, le mal ne se limite pas qu'au fait d'infliger des dégâts matériels aux autres. Le mal c'est aussi le fait de se dérober, se soustraire,, le refus de recevoir, la non-acceptation de l'Autre, le refus de soi-même, l'inacceptation de son sexe, le refus de se heurter à une limite, etc. Le mal réside aussi dans le fait de préférer l'irréalité à la vérité. La déraison ...

- Qu'y a-t-il de mal au fait de refuser d'être un homme? Rien du tout. C'est très bien. Un coup de chirurgie, c'est réglé, on n'en parle plus. Me voilà une femme. Tadam!
- C'est quoi le mal d'être une femme, de travailler au regroupement des lesbiennes en faveur du transexualisme, tout en dénonçant quarante siècles d'oppression phallocratique et de décider de dire non à la mâlitude? C'est quoi le problème?
-Nous sommes un couple de vieux garçons homos, considérés un peu curieusement par les voisins, vu comme des extra-terrestres par des paroissiens, moqués par des jeunes hétéros sans foi, soupçonnés vaguement par l'escouade de la moralité, méprisés par les jeunes homos sans gras trans, sans flacidité dans les biceps, aux abdos saillants; irreligieux à part ça, sans espérances futiles dans un au-delà menteur. C'est quoi le mal? Les arrangements sont pris avec la clinique en Suisse. Si ça se dégrade un peu trop au point d'être limité à du manger mou seulement, sans sel, sans plaisir ... Non, vous comprenez, moi : "Bonsoir la visite!" Et dans l'honneur!


 
Pourquoi ce signe de l'union Homme-Femme dirait-il pour autant qu'un lien amoureux entre 2 personnes du même sexe est instrinsèquement mauvais ? 
Parce que c'est le symbole du contournement de l'interdit, de l'évasion des règles, de la désobéissance, du refus d'acceptation du monde, d'un "je" qui décide d'une façon aséistique de dire “Merde à la raison! Moi si j'ai envie de déraisonner ... “

Depuis les années 1980, il s'est imposé dans le monde fluctuant et instable de la culture occidentale, une sorte d'image médiatique du gai grand bourgeois, riche, rangé, normalisé, décoré par la reine d'Angleterre; le prototype qui ne fait pas d'excès, qui ressemblerait comme deux gouttes de champagne au couple Bergé-Yves Saint-Laurent. Des grands sages humanistes qui fraient avec le pouvoir, qui appuieraient aussi bien l'État policier si nécessaire (contre les fachos), capables d'être de tous les bonnes causes (Free Mandela, Boycottons l'Afrique du Sud, contre la nouvelle Droite, etc.)

Le gai utile pouvant alimenter le marché et faire tourner la boutique.

Sauf, l'homosexualité a souvent été associé à un univers plus sombre, interlope, caché, comme ces virées que Gide pouvait s'offrir en Afrique du Nord pour y satisfaire son goût de jeunes garçons, à l'univers des "baises" sauvages, rapides et anonymes des sous-bois, la limite des villes ou dans des environnements urbains quasi-désaffectés. Un Matzneff correspondrait assez à ce genre de profil, quoique dans sa version dandy malgré tout. En dehors du pôle lumineux (poli, bien élevé), il y a le pôle pas mal plus noir et que le grand cinéaste Pasolini avait su capter en mettant en sc;ene l'oeuvre de Sade. Homosexuel lui-même, Pasolini en est mort d'ailleurs. Mort d'avoir pu frayer de trop près avec le milieu trouble des mauvais garçons.

Le mal? L'envie de délinquance, un besoin irrépressible de casser l'interdit, la soif d'échapper à l'emprise du vieillard éternel à barbe blanche. Dans Salo ou les cent vingt jours de Sodome, Pasolini met en scène cette espèce de désordre, le désordre d'atteindre par soi-même à une sorte d'expérience sensuelle ultime, à phagocyter l'autre, à faire de l'autre une sorte d'objet indifférencié (le genre n'importe à rien) une marche pour atteindre à la transgression de toutes les règles. Trouver sa joie dans le bris des règles.

Il peut y avoir une correspondance naturelle entre une esthétique de pornocrates et une mentalité de jouisseurs raffinés, compatibles toutes les deux tant avec notre société prédatrice consommatrice qu'avec la sous-culture homosexuelle. Disons, comme si l'un des termes entraînait les autres.

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar PaxetBonum » ven. 17 juin 2016, 22:00

[quote="Cinci"]
Parce que c'est le symbole du contournement de l'interdit, de l'évasion des règles, de la désobéissance, du refus d'acceptation du monde, d'un "je" qui décide d'une façon aséistique de dire “Merde à la raison! Moi si j'ai envie de déraisonner ... “

C'est effectivement le fond du sujet.
Refuser la réalité, rejeter la création telle que Dieu l'a voulu.
Dieu nous a offert la création et ces mouvements nous invitent à la refuser en décidant que la réalité n'est qu'un point de vu.
Dés lors il n'y a pas de vérité ou de mensonge. Pas de bien pas de mal.
Ainsi celui qui prétendrai ETRE la Vérité n'est qu'un menteur.
Celui qui prétendrai être venu dans le monde pour rendre témoignage à la Vérité ne peut être qu'un menteur.
Qui peut vouloir ainsi accuser la Vérité d'être un menteur ?
A part l'accusateur, le père du mensonge, je ne vois pas qui peut produire de telles théories mortifères.

On arrive à cela au final (et encore on "progresse" encore…) :
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"

St François d'Assise

Jeremy43
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Jeremy43 » sam. 18 juin 2016, 8:03

Bonjour,

Ce qui est étonnant c'est qu'on recherche la Vérité dans le matériel (en allant de plus en plus loin) mais qu'on est plus capable de voir la Vérité dans le domaine de la vie morale humaine, peut-être parceque notre état de péché est trop grand ?

C'est la lumière de ce monde, qui n'est qu'une singerie de la Lumière Véritable puisqu'elle avili l'homme.

On rejoint en tout cas la parabole de la terre de notre Seigneur Jésus-Christ ainsi que celle des brebis qui écoutent sa voix et on voit que l'homme est fait pour obéir à Dieu et que s'il n'obéit pas au Dieu véritable (qui ne demande que bien peu de choses), il se retrouve à obéir à des idoles qui le rendent malheureux. Dans la Bible il est annoncé qu'à la fin des temps les hommes auront la paix et qu'alors viendra la Fin, c'est certainement parcequ'il s'agira d'une paix dans le mensonge, c'est à dire de la négation même du Prince de la Paix qui est la Vérité.

Par contre PaxetBonum, que raconte votre vidéo ? je ne comprends rien à l'anglais parlé américain.


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