[Débat] Moralité de la vie homosexuelle

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar PaxetBonum » sam. 21 janv. 2017, 16:01

Pourquoi vouloir, comme le fait Raistlin, proclamer que son chemin qui est bon pour lui, est le seul bon et que tous les autres doivent le
suivre ? (ce qui pour moi dévalorise en grande partie son témoignage...)
Pourquoi ?
Pourquoi dire que Raistlin choisit le seul bon chemin ?
Peut-être parce qu'il n'y en a qu'un : 'Je suis le Chemin…'
Il y aurait des chemins de traverses ?
Il ne semble pas : "Nul ne vient au Père que par moi."

Raistlin a choisi de suivre le Chemin enseigné par Notre Seigneur Jésus le Christ et transmis par l'Eglise.
Il a fait siennes les paroles du Christ au moment d'offrir sa vie 'Non pas ma volonté…'

Il n'y a aucun autre Chemin proposé par Jésus : 'Va ne pèche plus…'

Certes nous sommes chacun plus ou moins proches de ce Chemin, nous n'avons pas tous aplani notre chemin.
Certains comme moi sont toujours égarés hors du Seul Chemin de Vérité et de Vie, mais ne désespèrent pas de le rejoindre.
Raistlin est déjà sur ce Chemin droit qui conduit à la sainteté divine, Dieu l'y garde.

Prétendre qu'il y aurait un autre chemin, c'est contredire Notre Seigneur, c'est mentir.
Et les chemins du mensonges mènent au père du mensonge.

Certes ce Chemin est aride, difficile, mais c'est celui que nous devons tous emprunter.
Prétendre avoir trouver un autre chemin c'est tromper ceux qui nous entourent, les décourager et risquer de participer à leurs pertes.
Pourquoi, si l'on possède des convictions fermes en tant que croyante, vouloir que les autres croyants possèdent les mêmes convictions et vivent les mêmes comportements ? Honnêtement, je trouve cela suspect.
Sont-elles vraiment fermes ces convictions, si on a besoin que les autres y croient aussi ? Sont-elles fondées sur du solide, c'est à dire sur l'Amour ? sur l'amour et non pas sur la peur, sur une image de soi et de bonne conduite à défendre ?

je ne veux voir qu'une tête !
Mais d'ou viennent ces aspirations au totalitarisme ??!! :incertain:
D'ou vient cet amour de la pensée unique ?
Cette 'pensée unique' vient du fait qu'il n'existe qu'UN seul Dieu.
Qu'il n'existe qu'UNE Vérité.

Suspect que tous les saints aient les mêmes regards sur le péché ?
Suspect qu'un St Curé d'Ars, un St Léopold Mandic, un St Padre Pio passent leur temps au confessionnal pour extraire de leurs ouailles le péché qui les perd, les poussent à croire autrement ?

Oui il n'y a qu'une seule tête : "Il est la tête du corps de l'Eglise; il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier."
Si vous trouver que l'Amour est totalitaire, c'est votre opinion, je la respecte.
Mais cela ne retirera jamais un iota des exigences de l'Amour : 'soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.'
Pax et Bonum !
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar sarthasiris » sam. 21 janv. 2017, 16:42

Il y a deux types de musulmans, les radicaux et les "modérés", c'est exactement la même chose avec le christianisme. Je vous laisse deviner qui fait les massacres au nom de Dieu. ;) Vous êtes des extrémistes, vous êtes le genre de personne qui auraient soutenus les barbaries de l’inquisition si nous étions au moyen age. Vous auriez soutenu la mise à mort de gens de foi comme Jan Hus (prêtre) ou la prison à vie de Bernard Délicieux (moine) , vous auriez surement aimé contempler ces 183 "hérétiques" cathares brûlés vifs au Mont-Aimé? Vous pensez que la justice divine est de votre coté, c'est une grave erreur de penser "savoir". Il n'y a rien de plus noble que d'affirmer son ignorance face aux grands mystères de ce monde.

Votre vision du catholicisme est nocive pour le reste du monde et je me réjouis d'aujourd'hui savoir faire la différence entre vous et les autres croyants et surtout de voir qu'il a de moins en moins de catholiques intégristes radicaux dans votre genre. En tout cas sachez que si le paradis est peuplé uniquement d'individus tels que vous, je préfère largement croupir en enfer plutôt que de passer l’éternité à vos coté. Peut être que je ne mesure pas la portée de mes mots mais sachez que je suis entièrement sincère quand j'affirme cela.

La pensée unique n'existe pas, c'est par votre individualité que vous pouvez proférer votre vision du monde, aussi mauvaise et cruelle soit-elle.

Cordialement,

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar saperlipopette » dim. 22 janv. 2017, 22:44

Bonjour Sartasiris,

Enfin vous accouchez!(au sens socratique, hein)

Vous vous apercevez qu'un plus grand talus que prévu nous sépare. quand je dis nous, cela ne veut pas dire que je cautionne tout ce qu'ont dit ceux que vous accusez, mais ce courant de pensée fidèle à la foi de l'Eglise.
Enfin, on s'aperçoit que l'Eglise ne se dit pas "un chemin comme les autres", une organisation humanitaire, une pensée un peu ringarde qu'on délaisse peu à peu.

Vous devriez savoir que c'est une religion dogmatique. Certes pas binaire, mais dogmatique. A première vue, voir quelqu'un qui affirme: "c'est comme ça et pas autrement!", ça a l'air totalitaire. Je suis d'accord avec vous. Mais vous partez sur des principes de base, qui sont tellement présent dans notre milieu que vous les pensez universels, sauf pour les quelques radicaux de quelques religions. Des principes comme:
-On n'est jamais sûr de rien
-Les hommes ont le droit de penser ce qu'ils veulent

Sauf que dès qu'il y a religion dogmatique, c'est faux. Certes, de nos jours, l'Eglise semble s'ancrer dans le monde et penser comme tout le monde... Mais il suffit e voir le discours des papes pour voir qu'ils ont toujours crié le contraire. Franchement, que voulez-vous attendre d'une religion qui vous dit:
Que votre oui soit oui, que votre non soit non!
Quand on te frappe sur la joue gauche, tends-lui la droite!
je vomirais les tièdes de ma bouche!
Aime ton ennemi!

Le décalage est abyssal avec la pensée ambiante! Mais pas seulement du 21e siècle: de toutes les époques. Donc oui le catolicisme est une religion radicalle!

Quant à ce que vous croyez, je vous avez déjà répondu: par votre étonnement face à des réactions si étrangères, vous pensez que c'est extrémiste. Mais peut-être êtes vous, à votre insu, intolérant avec ces idées? Combien de fois dans ce sujet quelqu'un a -t-il posté: "ce que vous dites là me choque"; c'est là une intolérance: ce qu'on dit choque, dérange, mais une vraie tolérance demanderait qu'on accepte l'idée de l'autre, si choquant soit-elle. C'est là le problème de toute pensée trop libérale: jusqu'où affirme-t-on que la tolérance s'arrête? N'est-ce pas chose subjective de donner une limite? Et ne serait-ce pas une certaine pensée unique (à prendre avec précaution tant ce terme est galvaudé) qui déterminerait où s'arrêterait ce qui choque ou pas?

Vous nous citez encore et toujours cette répression des hérétiques. A quoi sert-il de donner deux exemples? L'Eglise temporelle n'est pas exempte de fautes, on l'a dit et redit, bien battu notre coulpe; qui a demandé pardon à l'Eglise en revanche pour tous les exactions qu'on a commise contre elle? Mais ce que pense la véritable Eglise est bâti sur ce que pense les saints, (enfin pas tous mais c'est une autre histoire). Saints, qui, parfois, ont du subir l'inquisition; mais saints qui dénoncèrent tous le péché, qui étaient tous empreint de cette radicalité qui leur aurait fait choisir le cas que décide l'Eglise, même en cas de divorce, d'avortement, d'homosexualité, etc.

Je voulais juste vous faire remarquer ceci; je vous fais peut-être, comme d''habitude :boxe: , un procès d'intention, mais si jamais vous avez eu cette sensation soudaine que le catholicisme contient aussi des extrémistes, je voulais vous répondre que oui, être catho c'est une forme de radicalité.

Mais il ne vous a pas échappé qu'aucun catho ne se pointera avec une kalach au nom de Jésus-Christ pour assassiner des gens. C'est que cette radicalité à laquelle est appelée l'homme, si l'Eglise l'incite, elle ne l'oblige jamais -du moins plus de nos jours-. Mais elle est bien obligée de dire: "Dieu est Amour. Dieu demande à l'Homme de répondre à Son Amour, et pas à faire ce qu'il veut. C'est comme ça et pas autrement qu'il trouvera Dieu. "Si vous voulez, c'est borné, c'est extrémiste, c'est réducteur, mais c'est comme ça.

Pour finir, je citerais de mémoire cette anecdote que rapporte Joinville dans son histoire de St Louis: il rapporte l'histoire de cette vieille femme, en Terre Sainte, qui se baladait avec un bol d'eau et un bol de braise. Joinville lui demande à quoi ça sert; elle répond:

"Le bol d'eau, c'est pour noyer l'enfer afin que les hommes n'aiment pas Dieu seulement par crainte de l'enfer;
Le bol de braise, c'est pour brûler le paradis afin que les hommes n'aiment pas Dieu seulement pour aller au ciel"

Cette histoire n'a pas grand intérêt ici mais elle m'a toujours frappée et je voulais vous la partager.

PS: je ne pourrais répondre tout de suite à votre réaction, veuillez m'en excuser, que voulez vous:
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar sarthasiris » dim. 22 janv. 2017, 23:58

Bonjour, oui en effet il y a un tel gouffre entre certains croyants pourtant de la même religion, c'est impressionnant. Oui croire en une religion et se plier à ses règles a quelque chose de radical si on compare ce mode de vie à la vie païenne. Il y a cependant la théorie et la pratique qu'on doit impérativement dissocier, vous pouvez tous emprunter le même "chemin" aussi petit soit-il (Matthieu 7:13), mais toujours à votre manière car on peut tous faire la même chose en l’appréhendant à notre manière, comme conduire ou jouer de la musique. Chacun doit respecter des règles élémentaires mais tout le monde le fait à sa manière, c'est ce qui fait la beauté des choses, leur diversité. Pardonnez-moi si je ne suis pas clair.
Quant à ce que vous croyez, je vous avez déjà répondu: par votre étonnement face à des réactions si étrangères, vous pensez que c'est extrémiste. Mais peut-être êtes vous, à votre insu, intolérant avec ces idées? Combien de fois dans ce sujet quelqu'un a -t-il posté: "ce que vous dites là me choque"; c'est là une intolérance: ce qu'on dit choque, dérange, mais une vraie tolérance demanderait qu'on accepte l'idée de l'autre, si choquant soit-elle. C'est là le problème de toute pensée trop libérale: jusqu'où affirme-t-on que la tolérance s'arrête? N'est-ce pas chose subjective de donner une limite? Et ne serait-ce pas une certaine pensée unique (à prendre avec précaution tant ce terme est galvaudé) qui déterminerait où s'arrêterait ce qui choque ou pas?
Excusez-moi mais dire que l'homosexualité est une abomination, une malade, comparable à des horreurs comme la pédophilie et que que untel et untel ira en enfer pour être torturé éternellement s'il a le culot de faire l'amour sans être marié ou je ne sais quelle ineptie, oui ça s'appelle de l’extrémisme pur et simple. Croyez-moi, je suis tolérant vis à vis des divergences idéologiques. C'est juste que les propos proférés par PaxetBonum Jeremy et Raistlin vont bien trop loin. Bien sûr ils ont le droit d'avoir leur opinion. Tout comme j'ai le droit de leur exposer ma farouche opposition.

Après bien entendu que ma vision des "choses à ne pas dire" sont propres à ma subjectivité, c'est un peu le but d'une discussion en même temps: échanger/opposer des idées qui nous sont propres, qui nous définissent, même si elle sont radicalement différentes..
Vous nous citez encore et toujours cette répression des hérétiques. A quoi sert-il de donner deux exemples? L'Eglise temporelle n'est pas exempte de fautes, on l'a dit et redit, bien battu notre coulpe; qui a demandé pardon à l'Eglise en revanche pour tous les exactions qu'on a commise contre elle? Mais ce que pense la véritable Eglise est bâti sur ce que pense les saints, (enfin pas tous mais c'est une autre histoire). Saints, qui, parfois, ont du subir l'inquisition; mais saints qui dénoncèrent tous le péché, qui étaient tous empreint de cette radicalité qui leur aurait fait choisir le cas que décide l'Eglise, même en cas de divorce, d'avortement, d'homosexualité, etc.
Sur ce site on a tendance à minimiser l'histoire ou à fermer les yeux. Je cite des noms pour la crédibilité de mes affirmations, c'est plus correcte que d’affirmer des faits au hasard. En suite, ces gens qui j'ai cité n'étaient pas choisis au hasard, aucun était non-croyant, c'était tous des gens de foi, comme vous, victimes de l’extrémisme que je dénonce dans ce post. Il y a une nette différence avec mes piques sur le topic apologétique quand on venait me parler de "martyres" comme s'il s'agissait d'une exclusivité de votre religion.
"Le bol d'eau, c'est pour noyer l'enfer afin que les hommes n'aiment pas Dieu seulement par crainte de l'enfer;
Le bol de braise, c'est pour brûler le paradis afin que les hommes n'aiment pas Dieu seulement pour aller au ciel"
Très intéressant, en effet. J'aime la réflexion qui en ressort.

Pour finir, j'ajouterai que la différence de culte est un de nos droits fondamentaux, les gens qui s'y opposent sont dangereux pour la démocratie, (ou plutôt ce qu'il en reste :/ )

Cordialement,

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar PaxetBonum » lun. 23 janv. 2017, 9:03

C'est juste que les propos proférés par PaxetBonum Jeremy et Raistlin vont bien trop loin. Bien sûr ils ont le droit d'avoir leur opinion. Tout comme j'ai le droit de leur exposer ma farouche opposition.
Cher Sathasiris,

Ce qui vous semble aller trop loin, c'est le rejet que tout un chacun doit avoir du péché, quel qu'il soit.
Dieu a le péché en abomination et nous devons devenir saint comme Il est Saint.
Nous ne contraignons personne à se convertir, mais nous ne pouvons laisser le sel s'affadir.
Le message du Christ doit être livré au monde avec toute son exigence.

Oui chacun suit un parcours différent, chacun gravit les marches de la sainteté une par une.
Je le sais mieux que quiconque moi qui suit toujours dans le corridor…
Mais tous doivent choisir entre l'escalier qui monte ou celui qui descend.
Si quelqu'un descend croyant monter, je n'ai pas le droit de lui dire que c'est bien et qu'il n'a qu'à continuer ainsi car je sais que ce chemin le conduit à de terribles souffrances.
Pax et Bonum !
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Aldous » lun. 23 janv. 2017, 10:31

Pourquoi, si l'on possède des convictions fermes en tant que croyante, vouloir que les autres croyants possèdent les mêmes convictions et vivent les mêmes comportements ? Honnêtement, je trouve cela suspect.
Sont-elles vraiment fermes ces convictions, si on a besoin que les autres y croient aussi ? Sont-elles fondées sur du solide, c'est à dire sur l'Amour ? sur l'amour et non pas sur la peur, sur une image de soi et de bonne conduite à défendre ?

je ne veux voir qu'une tête !
Mais d'ou viennent ces aspirations au totalitarisme ??!! :incertain:
D'ou vient cet amour de la pensée unique ?
Cette 'pensée unique' vient du fait qu'il n'existe qu'UN seul Dieu.
Qu'il n'existe qu'UNE Vérité.
Non, cette pensée unique ne vient pas du fait qu'il n'existe qu'UN seul Dieu. Qu'il n'existe qu'UNE Vérité car qu'il n'existe qu'UN seul Dieu, UNE Vérité n'est certainement pas une aspiration au totalitarisme ou à ne voir qu'une seule tête... (au contraire c'est une aspiration à la liberté et au respect de la différence, de l'unique qu'est chacun)
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Jeremy43 » lun. 23 janv. 2017, 20:44

Bonjour,
Excusez-moi mais dire que l'homosexualité est une abomination, une malade, comparable à des horreurs comme la pédophilie et que que untel et untel ira en enfer pour être torturé éternellement s'il a le culot de faire l'amour sans être marié ou je ne sais quelle ineptie, oui ça s'appelle de l’extrémisme pur et simple. Croyez-moi, je suis tolérant vis à vis des divergences idéologiques. C'est juste que les propos proférés par PaxetBonum Jeremy et Raistlin vont bien trop loin. Bien sûr ils ont le droit d'avoir leur opinion. Tout comme j'ai le droit de leur exposer ma farouche opposition.
Pour ma part je pense au contraire ne pas aller assez loin, vous dîtes que ce sont des inepties, mais c'est vous qui le dîtes, ce n'est pas ce qu'enseigne l'Eglise et Dieu à travers Elle.

Tout tourne autour de la nature de Dieu, de ce qu'Il est, tous les Saints ont été sans pitié avec le péché. Lisez quelques sermons du Saint Curé d'Ars par exemple.

Pour le monde, tout roule, tout est bien, tout est beau, ce n'est absolument pas l'avis de Dieu et la Loi amenée par le Christ est bien plus excluante et difficile que la Loi de l'ancienne Alliance car le péché est d'abord et presque avant tout intérieur. C'est un combat de toute une vie et c'est la seule porte du Ciel.

Voilà l'exigence du Christianisme, de laquelle découle la vie consacrée qui a débuté dès la remontée au Ciel du Fils de l'Homme, les premiers chrétiens appliquant la maxime qu'il vaut mieux tout perdre plutôt que perdre Dieu, ce que tous les Saints à toutes les époques n'ont cessé de répéter.

Il faut répéter et s'il le faut hurler ce message, même en étant bien orienté, en menant une vie pieuse, le chemin pour aller au Ciel est difficile, semé d’embûches et on peut toujours chuter à la fin, encore plus dans un monde qui n'est plus du tout chrétien.

L'Eglise a toujours enseigné cela, il n'y a qu'aujourd'hui, alors qu'Elle se conforme honteusement au monde, qu'Elle ne l'enseigne plus ou si peu. La Vérité n'a pourtant jamais changé, Dieu est le même hier, aujourd'hui et demain.

Beaucoup d'appelés, peu d'élus. Large et spacieuse est la voie de la perdition, étroit et resserré est le chemin vers la Vie.

Il y a donc des questions à se poser durant de sa vie, Dieu existe-t-Il ? si oui quelle est sa Nature ? quelle est la nôtre ? qu'est ce que le Ciel ? et la question fondamentale, souhaite-t-on parcourir le chemin pour y aller ?

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Aldous » lun. 23 janv. 2017, 21:04

"Celui qui évite le mal, non parce qu'il est le mal mais à cause d'un commandement du Seigneur, n'est pas libre; mais celui qui évite le mal parce c'est le mal, celui-là est libre."
Saint Thomas d'Aquin

Autrement dit, Dieu n'attend pas que nous lui obéissions aveuglément mais que nous comprenions d'abord ce qu'il nous demande.
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar PaxetBonum » lun. 23 janv. 2017, 21:51

"Celui qui évite le mal, non parce qu'il est le mal mais à cause d'un commandement du Seigneur, n'est pas libre; mais celui qui évite le mal parce c'est le mal, celui-là est libre."
Saint Thomas d'Aquin

Autrement dit, Dieu n'attend pas que nous lui obéissions aveuglément mais que nous comprenions d'abord ce qu'il nous demande.
Bien sûr, c'est là que se trouve la sainteté : celui qui connaît et accompli la volonté de Dieu par totale adhésion à la volonté de Dieu qu'il fait sienne.

Toutefois celui qui évite le mal, non parce qu'il est le mal mais à cause d'un commandement du Seigneur, s'il n'est pas libre, au moins il ne pèche pas et œuvre bien.
Celui qui pèche en toute liberté œuvre mal.

Les Proverbes disent : 'La crainte de Dieu est le début de la sagesse'
Celui qui craint Dieu et respecte ses commandement entre dans la sagesse.
Le saint (le sage) observe les commandements par amour de Dieu.

Oui il faut comprendre ce qu'il nous demande.
Mais même celui qui ne comprend pas (ne peut comprendre) tant qu'il obéit, il œuvre saintement.
Dernière édition par PaxetBonum le lun. 23 janv. 2017, 21:52, édité 1 fois.
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Aldous » mar. 24 janv. 2017, 0:31

Celui qui pèche en toute liberté œuvre mal.
Plus exactement c'est celui qui pèche en toute conscience (de faire le mal) qui œuvre mal.
Celui qui pèche à vos yeux, mais est convaincu (par sa conscience ou par sa compréhension de Dieu) du bien fondé de ce qu'il fait ne pèche pas (ainsi l'exemple de celui qui vole parce qu'il a faim, dans cette situation ce n'est pas un péché).
Mais même celui qui ne comprend pas (ne peut comprendre) tant qu'il obéit, il œuvre saintement.
Pas nécessairement. Dieu a commandé "tu ne tueras point" et il se peut des circonstances où ce commandement ne peut se comprendre: comme quand il faut éliminer celui qui s'apprête à tuer un enfant.

Les commandements ne sont pas un protocole technique à suivre à la lettre comme pour le montage d'un meuble en pièces détachées. C'est un propos sur ce qui est bien en général. Il ne nous dispense pas du jugement d'opportunité. Ce qu'il faut viser c'est le Bien, et le Bien peut parfois nécessiter des entorses aux commandements (comme voler parce qu'on a faim, ou tuer parce que la vie d'un enfant est en danger).
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar PaxetBonum » mar. 24 janv. 2017, 9:06

Vous avez raison Axou, il y a des circonstances où ce qui serait un péché devient nécessaire voire un bien.

Par exemple si on cherche à me tuer, j'ai de le devoir de me défendre et cela peut aller jusqu'à tuer l'agresseur.

Toutefois, celui qui offre sa vie car il ne faut pas tuer ne pèche point non plus.
Celui qui meurt de faim plutôt que de voler du pain, ne pèche point non plus.

Il s'agit toujours de circonstances particulières.
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Aldous » mar. 24 janv. 2017, 9:55

Toutefois, celui qui offre sa vie car il ne faut pas tuer ne pèche point non plus.
Celui qui meurt de faim plutôt que de voler du pain, ne pèche point non plus.

Il s'agit toujours de circonstances particulières.
Je ne suis pas d'accord. Je prends l'exemple de se laisser mourir de faim plutôt que voler (du pain) n'est pas un péché... Cela voudrait dire qu'un morceau de pain vaut plus que la vie... Ce n'est raisonnablement pas recevable.
(De même offrir sa vie à quelqu'un qui a l'intention de vous tuer pour une mauvaise cause, cela voudrait dire que sa mauvaise cause vaut plus que la vie, ce n'est guère recevable non plus).

Il s'agit en effet toujours de circonstances particulières mais tout en visant le Bien et non l'obéissance aveugle, or le Bien c'est la vie qui vaut plus qu'un morceau de pain.
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar axou » mar. 24 janv. 2017, 15:35

"

Toutefois celui qui évite le mal, non parce qu'il est le mal mais à cause d'un commandement du Seigneur, s'il n'est pas libre, au moins il ne pèche pas et œuvre bien.
Celui qui pèche en toute liberté œuvre mal.
(....)
Oui il faut comprendre ce qu'il nous demande.
Mais même celui qui ne comprend pas (ne peut comprendre) tant qu'il obéit, il œuvre saintement.

Quelques propos de Mgr Léonard sur la conscience personnelle qui concerne votre sujet :

« La loi morale, fondée ultimement en Dieu et reconnue activement par notre raison, doit toujours être mise en œuvre par notre engagement libre. Nous ne sommes pas que raison pure. Nous sommes aussi une liberté unique. Entre la voix de la raison en moi et ma conscience individuelle il y a donc une distance que doit combler mon jugement « pratique » (orienté vers l’action), guidé par la vertu de prudence ou de discernement : « Moi, concrètement, je dois, en telle situation, faire ceci et éviter cela ».

Ainsi comprise, la conscience personnelle est la norme subjective de la moralité de nos actes, c’est-à-dire la norme morale telle qu’elle retentit dans la conscience unique de chacun. En effet, aussi objective soit-elle, la valeur morale ne peut s’adresser à moi et m’obliger qu’en passant à travers les évidences et les opacités de ma conscience personnelle. C’est forcément tel que je le perçois que le bien objectif m’interpelle. En ce sens, la norme subjective de la moralité est la règle ultime de la vie morale. À tel point que si, de bonne foi et sans faute de ma part, je me trompe dans mon jugement moral, j’agis moralement bien alors même que je pose un acte objectivement répréhensible.

Dire que j’agis bien quand j’agis conformément à ma perception du bien ou, en d’autres termes, reconnaître que la raison pratique ne m’oblige qu’à travers le prisme de ma conscience personnelle pourrait sembler conduire au subjectivisme et nous conduire aux impasses d’une pure morale de la sincérité. Il n’en est rien. Ma conscience est, certes, la norme subjective ultime de ma vie morale, mais à la condition expresse que je cherche honnêtement à rejoindre les exigences objectives de la loi naturelle. Agir autrement reviendrait à considérer que le sujet est l’auteur même de la valeur morale. Or ma conscience est bien le juge qui apprécie en dernière instance la valeur, mais elle n’est pas pour autant son fondement ! Un peu comme en droit un juge apprécie, en dernière analyse, le comportement d’un prévenu, mais sans être la source du code qui inspire son jugement.

Pour être dans la vérité (et pas seulement dans la sincérité) et faire effectivement le bien, je dois donc éclairer ma conscience et l’éduquer afin que mon jugement personnel se rapproche autant que possible du jugement idéal de la raison droite, se soumette ainsi à la loi morale et, de la sorte, se conforme à la volonté de Dieu. Comme chrétiens, nous aurons donc à nous laisser éclairer non seulement par notre réflexion, mais encore par l’enseignement de Jésus, du Nouveau Testament et de l’Église. À cette condition seulement, je puis dire que j’agis bien si je me décide à l’action selon ma conscience."

Bien à vous,

Axou

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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar PaxetBonum » mar. 24 janv. 2017, 22:38

Je ne suis pas d'accord. Je prends l'exemple de se laisser mourir de faim plutôt que voler (du pain) n'est pas un péché... Cela voudrait dire qu'un morceau de pain vaut plus que la vie... Ce n'est raisonnablement pas recevable.

Il s'agit en effet toujours de circonstances particulières mais tout en visant le Bien et non l'obéissance aveugle, or le Bien c'est la vie qui vaut plus qu'un morceau de pain.

Celui qui accepte de mourir de faim en refusant de voler un bout de pain œuvre saintement, car il met sa volonté en-deça des prescriptions divines. Ce n'est pas le bout de pain qui vaut plus que la vie, c'est le commandement divin qui vaut plus qu'un bout de pain.
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Re: [Débat] Moralité de la vie homosexuelle

Message non lupar Suliko » mar. 24 janv. 2017, 22:47

Celui qui accepte de mourir de faim en refusant de voler un bout de pain œuvre saintement, car il met sa volonté en-deça des prescriptions divines. Ce n'est pas le bout de pain qui vaut plus que la vie, c'est le commandement divin qui vaut plus qu'un bout de pain.
Pourtant, je ne sais plus quel Père de l'Eglise (saint Jean Chrysostome, peut-être) nous enseigne qu'un miséreux qui meurt de faim ne pèche pas en volant pour se nourrir (mais uniquement dans ce but).
L'un des malfaiteurs suspendus à la croix l'injuriait:"N'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi." Mais l'autre, le reprenant, déclara:"Tu n'as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine! Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal." Et il disait:"Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume." Et il lui dit:"En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis."


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