La notion de péché et la sexualité

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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Lylïéflorèncé! » mar. 22 nov. 2011, 14:52

hv88 a écrit :Bonjour,

Comme beaucoup j'ai du mal à être vraiment chaste.
Depuis quelques années, je me suis laissée prendre au piège de la masturbation.
J'ai envie de m'en sortir, mais je manque de volonté.

J'ai entendu dire qu'il existait des logiciels pour être "surveillé" par un ami qui reçoit une alerte si on est passé sur un site classé X.
Est-ce que l'un de vous connaîtrait un de ces logiciels?

Je sais que ma démarche n'est sans doute pas la meilleure, je devrais d'abord chercher à éviter le péché parce que c'est mal en soi et non parce que je ne veux pas avoir honte devant un ami, mais j'ai essayé et je n'y arrive pas...

Merci de votre aide!
Bonjour,

Avez-vous essayez la lecture ? Il y a les livres de Daniel Ange "ton Corps fait pour l'Amour", "ton Corps fait pour la Vie" Il y a "Amour et Responsabilité" du cardinal Wojtyla (futur Jean Paul II) et sa catéchèse "Homme et Femme il les créa" si vous n'avez pas peur des textes difficiles. Il y a les livres sur les Fiançailles et le Mariage qui peuvent aider ainsi que ceux sur la destination de l'homme et de la femme. Votre regard a été dégradé en étant bloqué sur un aspect de la personne, provoquant votre addiction, il faut le rééduquer par une vision vraie de la Personne humaine, une vision qui vous permette de haïr votre inclination désordonnée. Je crois que s'est la meilleure solution pour comprendre intérieurement le pourquoi de la position de l'Église et donc l'enjeu et la liberté de la chasteté. De consommateur, passez à contemplateur en rejetant toute impasse.

Bon courage !
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Mars » mar. 22 nov. 2011, 14:56

Vous n'avez pas compris. Que dit Jésus à propos de la sexualité? Ce que disent les hommes est sujet à interprétation et ne peut être que subjectif.

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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Amour&Responsabilité » mar. 22 nov. 2011, 15:06

Mars a écrit :Vous n'avez pas compris. Que dit Jésus à propos de la sexualité? Ce que disent les hommes est sujet à interprétation et ne peut être que subjectif.
Jésus a choqué ses disciples eux-mêmes en leur disant que l'homme et la femme ne doivent être unis que dans un mariage indissoluble.

Il les a renvoyés à la Genèse où il est dit que l'homme et la femme ne firent qu'une seule chair. C'est là que Jésus dit "ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas".

Donc Jésus montre clairement que l'union d'un homme et d'une femme ne peut avoir lieu que dans le cadre du mariage indissoluble.
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Lylïéflorèncé! » mar. 22 nov. 2011, 15:06

Mars a écrit :Vous n'avez pas compris. Que dit Jésus à propos de la sexualité? Ce que disent les hommes est sujet à interprétation et ne peut être que subjectif.
Bonjour Mars,

Jésus renvoie à l'origine c'est à dire à la Genèse : l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme (de mémoire). Il ne s'agit pas d'être consentant, il s'agit de vouloir fonder une famille, un foyer (ou tout ce que vous voulez qui ne soit pas basé sur le sexe et qui implique la liberté, la fidélité, les enfants et le bien mutuel des époux). Pour les Baptisés catholiques, cela doit prendre la forme du Mariage catholique. Pour des non baptisé, je ne suis pas choqué par le mariage naturel (sans cérémonie spécifique) si c'est cela que vous voulez dire dés lors qu'il y a volonté de fonder une communauté de vie indissoluble (sauf, bien sûr, par la mort).

Bien à vous

+ 1 avec Amour&Responsabilité qui m'a devancée d'un clic ! et plus précise en matière de citation ;)
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par PaxetBonum » mar. 22 nov. 2011, 20:35

Mars a écrit :Vous n'avez pas compris. Que dit Jésus à propos de la sexualité? Ce que disent les hommes est sujet à interprétation et ne peut être que subjectif.
Amour&responabilité a clairement répondu : les affirmations de Jésus là-dessus choquent ses disciples :

Mt 19:4- Il répondit : " N'avez-vous pas lu que le Créateur, dès l'origine, les fit homme et femme,
Mt 19:5- et qu'il a dit : Ainsi donc l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair ?
Mt 19:6- Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ! ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer. " …
Mt 19:10- Les disciples lui disent : " Si telle est la condition de l'homme envers la femme, il n'est pas expédient de se marier. "

Il est clair que l'homme et sa femme ne font plus qu'un et il n'est pas d'autre cas selon la volonté de Dieu
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par ti'hamo » jeu. 24 nov. 2011, 12:16

@Mars
(c'est comme nous, nous sommes nudistes, mais pas pratiquants.)

Les autres intervenants vous ont répondu quant aux propos de Jésus : il parle bien directement du mariage, indissoluble, entre un homme et une femme ; par ailleurs, il désigne bien par le terme de "péché" le fait de ne pas vivre dans cette union indissoluble (cf. sa réponse à la femme adultère : va, et ne pèche plus) (ou encore, à la samaritaine : il souligne que les hommes qu'elle fréquente ne sont donc pas des "maris")


Maintenant, on peut aussi se pencher sur les présupposés inclus dans vos propos :
. "Entre deux adultes consentants et si personne n'est blessé indirectement par l'acte, il n'y a pas de péché. L'admettre éviterait tout un tas de frustrations et de névroses."

> Toute la question porte, justement, sur le terme de "blesser" : l'Église, justement, s'appuyant et sur une connaissance des hommes et sur le message du Christ, dit qu'il y a blessure lorsqu'on pratique et s'habitue à des gestes qui peu à peu dénaturent en nous notre connaissance de l'amour et notre approche de l'autre.
Le problème ici est que vous écrivez "si personne n'est blessé" mais que votre phrase signifie "si personne ne se sent blessé", ce qui est très différent. Si, la jambe en sang, je me persuade que tout va bien, je n'en serais pas moins blessé. Ainsi du corps, ainsi de l'âme.


> "Éviter la frustration" semble être un leit-motiv de l'opinion commune, de nos jours.
Mais, si on y réfléchit, on se rend compte que le problème, si problème il y a, ne vient pas du fait même de se sentir frustré, qui est une expérience incontournable dans notre vie, mais vient de ne pas savoir gérer ni accepter cette frustration. C'est d'ailleurs une expérience commune dans le domaine de l'éducation : l'enfant tyrannique, c'est l'enfant qui ne supporte pas la frustration.

Savoir vivre tranquillement le sentiment de frustration sans que cela provoque des réactions incontrôlables, c'est ce qu'on appelle couramment devenir adulte.


> Au fait, il était question d'actes solitaires, et votre réponse implique un acte "entre adultes consentants". Soit dit en passant, si le message auquel vous répondez fait état d'un sentiment de dépendance, du sentiment d'être prisonnier de pratiques que par ailleurs leur auteur réprouve et dont il veut se libérer,
comment pourrait-il être question alors d'adulte "consentant" ?


. "Admettons qu'il s'agisse de deux adultes qui n'ont de comptes à rendre à personne. Que dit le Christ à ce propos?"
Comme Petit Matthieu vous l'a bien dit, il n'y a rien de tel, dans les propos du Christ, que des "adultes n'ayant de compte à rendre à personne".
"N'avoir de compte à rendre à personne", ce doit être quelque chose comme "suis-je le gardien de mon frère ?"

La vie que propose le Christ est une vie en lien avec Dieu, et avec le prochain : on a donc toujours des comptes à rendre, on ne peut pas se considérer comme une entité parfaitement indépendante, dont les actes n'auraient de lien ni de conséquence sur rien ni personne, ou n'aurait aucune signification autre que celle qu'on désirerait arbitrairement leur donner.
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Raistlin » jeu. 24 nov. 2011, 12:37

Mars a écrit :Vous n'avez pas compris. Que dit Jésus à propos de la sexualité? Ce que disent les hommes est sujet à interprétation et ne peut être que subjectif.
C'est bien pourquoi Jésus a institué les 12 pour guider son peuple, dont les évêques sont les successeurs. C'est bien pourquoi, il est absolument nécessaire que Dieu ait pourvu son Église d'une autorité infaillible en matière de foi et de morale. Sinon, chacun pourrait dire tout et n'importe quoi.

Au demeurant, vous n'avez a priori pas lu la Bible : vous verriez qu'elle condamne la débauche et le libertinage. Et si vous connaissiez en profondeur le message de Jésus - c'est-à-dire un peu mieux que le "folklore" contemporrain qui en fait une sorte de hippie baba-cool - vous sauriez qu'il n'a aucune tolérance envers le péché. Il pardonne, oui, mais il ne tolère pas ceux qui se complaisent dans le péché. Et quant à la sexualité, Jésus ramène tout à Dieu, strictement tout. De même la sexualité doit être ordonnées à Dieu. Ainsi, prétendre vivre sa vie sexuelle sans que Dieu ait son mot à dire ne correspond absolument pas à l'enseignement du Christ.
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Aldous » jeu. 24 nov. 2011, 12:46

Amour&Responsabilité a écrit :
Mars a écrit :Vous n'avez pas compris. Que dit Jésus à propos de la sexualité? Ce que disent les hommes est sujet à interprétation et ne peut être que subjectif.
Jésus a choqué ses disciples eux-mêmes en leur disant que l'homme et la femme ne doivent être unis que dans un mariage indissoluble.

Il les a renvoyés à la Genèse où il est dit que l'homme et la femme ne firent qu'une seule chair. C'est là que Jésus dit "ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas".

Donc Jésus montre clairement que l'union d'un homme et d'une femme ne peut avoir lieu que dans le cadre du mariage indissoluble.
Vous bâtissez votre raisonnement sur ceci : Jésus dit "ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas".
Mais qu'en est-il de deux personnes consentantes (comme en parle Mars) que Dieu n'a pas unies?
Il est clair que Jésus parle de deux personnes unies par Dieu mais contrairement à ce que vous dites je ne vois pas que Jésus donne un avis sur deux personnes consentantes qui feraient l'amour sans être unis par Dieu. Donc il me semble que comme le suggère Mars, Jésus ne se prononce pas sur le cas des personnes en dehors du lien du mariage...
Dernière modification par Aldous le jeu. 24 nov. 2011, 12:51, modifié 1 fois.
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par lmx » jeu. 24 nov. 2011, 12:51

Qu'on pèche "c'est normal", personne ne peut dire qu'il vit vraiment droitement, mais qu'on tente d'allers chercher dans les évangiles des paroles non pas pour nous réconforter mais pour valider nos actes c'est simplement pitoyable.

Il est clair que Jésus parle de deux personnes unies par Dieu mais contrairement à ce que vous dites je ne vois pas que Jésus donne un avis sur deux personnes consentantes qui feraient l'amour sans être unis par Dieu. Donc il me semble que comme le suggère Mars, Jésus ne se prononce pas sur le cas des personnes en dehors du lien du mariage...
Où est-ce que Jésus parle de la drogue, de l'inceste, de la zoophilie ? Est-ce que ça veut dire que ces pratiques sont permises ? Rendez-vous compte de l'absurdité de vos propos. Il est absolument clair que les relations sexuelle n'ont place que dans le mariage.

Et la Bible, ce n'est pas que les paroles du Christ qu'on peut sélectionner et qu'on peut interpréter à sa guise pour se fabriquer une religion servant uniquement à valider tous ses actes.

Arrêtez de vous servir de l'Évangile, vivez comme vous l'entendez, personne n'est en train de condamner, mais arrêtez de déformer ce texte.

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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Raistlin » jeu. 24 nov. 2011, 12:58

Aldous a écrit :Mais qu'en est-il de deux personnes consentantes (comme en parle Mars) que Dieu n'a pas unies?
C'est comme beaucoup de choses avec la Bible : il ne faut pas privilégier la lettre au détriment de l'esprit. Ainsi, la Bible ne parle pas de l'avortement, de la recherche sur les embryons humains ou sur le transsexualisme. A ce jeu-là, ce seraient des choses moralement acceptables. Mais justement, la Bible, en plus de la lettre, a un esprit, une façon de voir le monde. Et c'est cela qu'il faut apprendre à voir derrière les mots. Je rappelle quand même aux chrétiens que tout n'est pas inclus littéralement dans la Bible, c'est pourquoi l'Esprit-Saint nous a été donné (entre autres).

Ainsi, comme je le disais plus haut, il ne s'agit pas de savoir si Jésus a parlé du cas où deux personnes ne seraient pas mariées mais consentantes. Jésus a clairement manifesté que Dieu devait être au centre de la vie humaine. Prétendre vivre sa vie amoureuse et sexuelle sans Dieu, c'est un péché, car cela revient à refuser Dieu. C'est donc à cette lumière qu'il faut regarder la fornication (relations sexuelles hors mariage) : si elle n'a pour but que le plaisir, sans jamais se poser la question de l'engagement, de la fidélité, de l'amour durable et du regard de Dieu, peu importe que les 2 personnes soient consentantes, c'est un péché. C'est comme pour le suicide : la personne est très certainement consentante, ça n'en reste pas moins une faute.

Bref, arrêtons de jouer au légalisme inversé en prétextant un silence de l'Écriture pour en conclure n'importe quoi.
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Aldous » jeu. 24 nov. 2011, 13:10

lmx a écrit :
Il est clair que Jésus parle de deux peronnes unis par Dieu mais contrairement à ce que vous dites je ne vois pas que Jésus donne un avis sur deux personnes consentantes qui feraient l'amour sans être unis par Dieu. Donc il me semble que comme le suggère Mars, Jésus ne se prononce pas sur le cas des personnes en dehors du lien du mariage...
Où est ce que Jésus parle de la drogue, de l'inceste, de la zoophilie ? est-ce que ça veut dire que ces pratiques sont permises ? Rendez vous compte de l'absurdité de vos propos. Il est absolument clair que les relations sexuelle n'ont places que dans le mariage.
Ne vous énervez pas je ne fais que discuster et mettre en mot ce que je perçois (et j'en ai le droit car un forum c'est aussi un échange de point de vue et je ne prétends pas ici dire l'information exacte de l'opinion de l'Eglise à ce sujet: je dis juste un point de vue et une remarque personnels): je vois que Jésus parle des personnes unis par Dieu et dit de ces personnes que l'homme ne peut les séparer. Or Amour&Responsabilité se sert de cette phrase pour dire qu'à travers cela Jésus dirait un avis sur les personnes qui ont des relations hors mariage et selon vous dirait aussi que la sexualité ne se conçoit que dans le mariage. Or ce n'est pas le cas tout simplement. A mon avis
Amour&Responsabilité se trompe d'argumentaire. Peut-être existe-t-il ailleurs dans les textes quelque chose qui fait explicitement allusion aux relations hors mariage (et à la sexualité uniquement réservée au mariage) et, au passage ça serait bien d'en avoir la référence, mais je regrette il me semble que ce n'est pas le cas dans cette phrase de Jésus: "ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas" qui à mes yeux ne concerne que les gens mariés (que l'homme ne peut désunir) mais non une recommandation sur la sexualité hors mariage.
Mon propos n'est pas de justifier quoique ce soit. Je fais juste cette réflexion qui m'est venu en lisant le post d'Amour&Responsabilité.

cordialement
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Amour&Responsabilité » jeu. 24 nov. 2011, 13:26

Aldous a écrit :
Amour&Responsabilité a écrit :Jésus a choqué ses disciples eux-mêmes en leur disant que l'homme et la femme ne doivent être unis que dans un mariage indissoluble.

Il les a renvoyés à la Genèse où il est dit que l'homme et la femme ne firent qu'une seule chair. C'est là que Jésus dit "ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas".

Donc Jésus montre clairement que l'union d'un homme et d'une femme ne peut avoir lieu que dans le cadre du mariage indissoluble.
Vous batissez votre raisonnement sur ceci : Jésus dit "ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas".
Mais qu'en est-il de deux personnes consentantes (comme en parle Mars) que Dieu n'a pas unies?
Il est clair que Jésus parle de deux peronnes unis par Dieu mais contrairement à ce que vous dites je ne vois pas que Jésus donne un avis sur deux personnes consentantes qui feraient l'amour sans être unis par Dieu. Donc il me semble que comme le suggère Mars, Jésus ne se prononce pas sur le cas des personnes en dehors du lien du mariage...
Bonjour,

Pour répondre à votre question sur ce que j'ai écrit :

Regardez bien l'ordre des évènements : l'homme et la femme ne font qu'une seule chair : c'est l'union sexuelle. La conséquence de cette union pour Jésus est l'indissolubilité du lien. Les Juifs ne considéraient pas que cette union devait avoir lieu dans le cadre d'un mariage indissoluble. Cependant ils pensaient qu'il ne devait pas y avoir d'union sexuelle hors mariage.

Jésus va encore plus loin qu'eux : il n'envisage pas le fait que l'homme et la femme puissent ne faire qu'une seule chair en dehors du cadre d'un mariage indissoluble. Ses disciples pensent que la relation sexuelle avec une femme ne devrait pas être si engageante, mais pour Jésus, c'est bien la profondeur de cet acte (qui unit deux êtres en une seule chair) qui entraîne l'indissolubilité du lien entre ces deux êtres.
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Aldous » jeu. 24 nov. 2011, 13:42

Merci de cette précision. En effet si par "ne faire qu'une seule chair" on entend systématiquement un lien indissoluble, vous avez raison!

Je viens de trouver cette page. Je pense qu'elle a toute sa place ici :
http://eucharistiemisericor.free.fr/ind ... 5_evangile

cordialement,
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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par Mars » jeu. 24 nov. 2011, 13:52

"Fornication"... Quel terme affreux! J'ai vécu plus de dix ans avec la même personne. Quand l'amour s'estompe, j'estime que l'acte sexuel n'est plus un acte d'amour, même s'il est pratiqué dans les liens sacro-saints du Mariage religieux. Cela devient alors uniquement un acte "pour le plaisir personnel et égoïste". C'est justement ce que vous semblez combattre. Vous avez beau pensé que vous allez malgré tout vivre ensemble, vous prenez même la décision de ne plus vous toucher... vous n'en restez pas moins un être de chair et à un moment ou l'autre, vous sentirez que vous avez des affinités pour une autre personne... Que vous avez envie de partager plus, sans pour autant devenir des bêtes comme je l'ai lu par ailleurs. Vous vous engagez et faites des projets de vie commune. Est-ce péché si personne n'est blessé (sous-entendu qu'il n'y a pas de mensonge)?

Jésus n'a peut-être pas parlé de tout mais il n'en était pas moins considéré par certains comme un ivrogne et un glouton.

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Re: La notion de péché et la sexualité

Message non lu par lmx » jeu. 24 nov. 2011, 14:43

Je voudrais rappeler une chose pour les catholiques intéressés par le sujet.

La règle tire l'acte hors du domaine du strict processus biologique et donc de l'indistinction qualitative des actes mondains.

Que se passe-t-il dans notre ère de la technique ? L'homme n'est plus qu'un processus parmi d'autres, inséré dans d'autres processus. C'est une machine qui fonctionne, et dans une machine on ne peut pas dire que l'action de tel boulon ou que telle commande actionnée soit plus noble ou ait plus de sens que l'autre.
Voilà la modernité, c'est le règne de la "processualité", de l'homogénéisation qualitative de tous les actes humains qui n'obéissent qu'à la règle interne du processus dans lequel ils sont insérés. Ils n'ont aucune finalité supérieure, aucun 'sens', si ce n'est que d'obéir à la règle du processus biologique ou économique dans lequel ils sont pris.
L'essence de la technique, en tant que manière d'aborder le réalité, et donc en tant mode de manifestation du réel, réside dans la réduction de toute chose, de tout phénomène à son utilité, à sa dimension fonctionnelle.
Aujourd'hui il y en a même pour délier sexe et amour, c'est à dire pour réduire la sexualité à un pure processus maitrisable, contrôlable et finalement exploitable.

Dans une telle vision du monde, le monde n'a aucun sens intrinsèque, il est rigoureusement déserté par le sens, "désenchanté" pour reprendre l'expression de Max Weber. Ce n'est qu'une machine dans lequel nos actes n'ont strictement aucune finalité supérieure si ce n'est que de faire fonctionner et d'entretenir le processus.
Fondamentalement faire l'amour est la même chose que d'aller au toilettes ou que de dormir. Pure satisfaction d'un besoin biologique, pure nécessité de faire fonctionner le processus. Ici, même si on nie que l'amour hors mariage soit un péché, aucun acte ne prévaut ontologiquement sur l'autre. Ils sont tous fondamentalement homogènes et n'ont pas plus de valeur que le souffle du vent ou que le brame du cerf.
Ce n'est pas le monde de la Bible, ce n'est même pas un monde tout court dans lequel on peut habiter, prendre place et déployer une activité humaine qui ait du sens.


La sacralité de l'acte vient de ce qu'il est arraché à l'homogénéité qualitative du monde et qu'il participe du divin, c'est-à-dire qu'il s'en fait le "reflet", ou plutôt, qu'il s'en fait le miroir dans lequel l'Amour divin peut se refléter. Ainsi donc, si toute forme d'amour est un reflet si dégradé soit-il de l'Amour, cet amour doit aussi être vécue subjectivement, intentionnellement, comme tel pour être arraché à toutes notre série d'actes biologiques qualitativement homogène, et être ainsi pris et exhaussé dans l'Amour. Ouvert vers l'infini, l'acte sexuel des époux devient véritablement sacré.

Voilà ce qu'on ne comprend plus aujourd'hui : toute chose pour éviter la fermeture en elle-même , la réification matériel puis finalement la dissolution, doit s'ouvrir sur une instance supérieure, Dieu. Dieu est la sphère sacrée dans laquelle tout une série d'acte peut être intégrée et anoblie, mais pour cela ces actes doivent préalablement être arrachés, par la soumission à une finalité plus haute que lui-même, à toute la masse d'actes biologiques qualitativement indistinct. L'acte sexuel ne fait plus partie, quand il est accomplit dans les liens du mariage, de ce domaine homogène auquel on voudrait l'enfermer. Il acquiert une dimension positive, il est "en lien" avec Dieu.

St Paul en faisant de l'union entre les époux l'image de l'union entre le Christ et l'Eglise, vient donc dire que l'amour sexuel est un reflet l'Amour, mais que pour imiter l'Amour divin, il doit être arraché à l'indistinction qualitative du processus et être soumis à une finalité plus haute que lui-même.
Ce qui fait la sacralité d'un acte c'est donc qu'il se fait imitation du divin et qu'il doit être ouvert vers le divin. Il ne doit pas être fermé sur lui même, pris pour lui même, possédé, de sorte que l'amour humain coupé de l'Amour soit chosifié et qu'il finisse fatalement par se désagréger. Mais il doit être constamment ouvert vers cette réalité divine, être continuellement reçue comme don, et non pas fermé sur lui-même comme une possession au sens juridique du terme dont on peut disposer librement et qu'on peut détruire à tout moment.

"Vous ne pouvez rien faire sans moi" dit le Christ. Ce qui veut dire que ce que l'on fait sans Dieu est, à rigoureusement parler, neutre, ontologiquement indistinct de n'importe quel autre acte du processus de la nature. Au contraire, en "faisant tout avec Dieu", l'acte s'ouvre positivement vers l'infini, s'intègre dans la sphère du divin, et acquiert une consistance ontologique qu'il n'avait pas. L'acte est sauvé. L'acte existe positivement. L'acte participe de l'Etre. Le péché étant précisément une mutilation, un obscurcissement de l'être, c'est un acte qui exclut Dieu, qui se ferme sur lui même, et qui donc bascule dans le néant.


Les puritains sont aussi ceux qui disent que Dieu ne s'occupe pas de la façon dont on fait l'amour. Eh bien si. Il s'en occupe, lui donne un cadre dans lequel il peut s'accomplir. Le mariage étant un sacrement, donc quelque chose de sacré, scellé par un acte sexuel, chaque acte devient un acte rituel ; l'essence de l'acte rituel résidant précisément en ce qu'il nous renvoie à un commencement : le sacrifice de la messe nous renvoie tous les dimanches à la crucifixion, l'acte sexuel entre les époux renvoie sans cesse au premier jour du mariage qui est une alliance à l'image de l'alliance éternelle entre Dieu et l'homme , entre le Christ Epoux et l'Eglise Epouse.

Voilà le point de vue de l'Eglise, il est comme ça et ne changera pas, car il en va de notre humanité même. Il est beaucoup plus complexe et infiniment plus riche que ce que cette époque nihiliste qui pervertit tout peut dire sur la sexualité.
Dernière modification par lmx le jeu. 24 nov. 2011, 15:06, modifié 1 fois.

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