Don d'organes

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davfreeborn
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Pour ou contre le don d'organes?

Message non lu par davfreeborn » jeu. 04 janv. 2007, 20:00

[align=justify]
Don d'organes : les Français sont pour... dans l'absolu

Les Français sont favorables au don d'organes... mais ils ont du mal à passer à l'acte. C'est ce qui ressort de 2 études présentées par l'Agence de la Biomédecine. Deux travaux distincts, l'un conduit auprès d'adultes et l'autre auprès des moins de 25 ans.

L'un et l'autre expriment un besoin d'information. La première étude, conduite en septembre 2006, a analysé le « processus de prise de décision » des adultes sur le don et la greffe.

Pourquoi 85% d'entre eux y sont-ils favorables... alors que 39% seulement passent à l'acte ?
Pour l'Agence de la Biomédecine, « le rôle de l'échange avec autrui est primordial : à la fois pour se décider sur sa position et aussi pour l'exprimer. » Mais cet échange est difficile, ce qui expliquerait le décalage entre l'opinion favorable de la majorité de la population et la difficulté à la transformer en position ferme. Autre source de blocage, les croyances en tous genres : 45% pensent par exemple que le corps risque d'être mutilé par le don...

Après les adultes en général, voyons le cas des jeunes adultes. Le travail mené à l'automne 2006 auprès des 16-25 ans est assez encourageant. Il y apparaît que 84% sont favorables au don. Et 70% sont d'accord pour que l'on prenne leurs organes en cas de décès. « C'est un thème auquel ils adhèrent spontanément, notamment parce qu'ils conçoivent le sujet en termes d'utilité sociale », analyse l'Agence de la Biomédecine. Mais il ne faut pas trop leur en demander non plus ! Car s'ils sont majoritairement « pour » le don, près de 8 sur 10 ne seraient paradoxalement pas disposés à se faire prélever la peau ou les yeux. « Ce qui se voit est plus difficilement prélevable ».

Rappelons qu'en France, le manque de donneurs reste un vrai problème de santé publique. Alors, ce ne serait pas une bonne idée de « bonne résolution pour 2007 », par hasard… ?
Source : Agence de la Biomédecine, 12 décembre 2006
Source : Destination Santé
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el Padrecito
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Message non lu par el Padrecito » jeu. 04 janv. 2007, 20:25

Bonsoir Davfreeborn,

Je suis pour le don d'organes dans la mesure du respect des personnes et compagnie, comme expliquer dans le texte suivant:
[+] Texte masqué
"II. Le respect de la dignité des personnes
Le respect de l’âme d’autrui : le scandale

2284 Le scandale est l’attitude ou le comportement qui portent autrui à faire le mal. Celui qui scandalise se fait le tentateur de son prochain. Il porte atteinte à la vertu et à la droiture ; il peut entraîner son frère dans la mort spirituelle. Le scandale constitue une faute grave si par action ou omission il entraîne délibérément autrui à une faute grave.

2285 Le scandale revêt une gravité particulière en vertu de l’autorité de ceux qui le causent ou de la faiblesse de ceux qui le subissent. Il a inspiré à notre Seigneur cette malédiction : " Qui scandalise un de ces petits, il vaudrait mieux pour lui qu’on l’ait précipité dans la mer avec une pierre au cou ! " (Mt 18, 6 ; cf. 1 Co 8, 10-13). Le scandale est grave lorsqu’il est porté par ceux qui, par nature ou par fonction, sont tenus d’enseigner et d’éduquer les autres. Jésus en fait le reproche aux scribes et aux pharisiens : Il les compare à des loups déguisés en agneaux (cf. Mt 7, 15).

2286 Le scandale peut être provoqué par la loi ou par les institutions, par la mode ou par l’opinion.
Ainsi se rendent coupables de scandale ceux qui instituent des lois ou des structures sociales menant à la dégradation des mœurs et à la corruption de la vie religieuse, ou à des " conditions sociales qui, volontairement ou non, rendent ardue et pratiquement impossible une conduite chrétienne conforme aux commandements " (Pie XII, discours 1er juin 1941). Il en va de même des chefs d’entreprises qui portent des règlements incitant à la fraude, des maîtres qui " exaspèrent " leurs enfants (cf. Ep 6, 4 ; Col 3, 21) ou de ceux qui, manipulant l’opinion publique, la détournent des valeurs morales.

2287 Celui qui use de pouvoirs dont il dispose dans des conditions qui entraînent à mal faire, se rend coupable de scandale et responsable du mal qu’il a, directement ou indirectement, favorisé. " Il est impossible que les scandales n’arrivent pas, mais malheur à celui par qui ils arrivent " (Lc 17, 1).
Le respect de la santé

2288 La vie et la santé physique sont des biens précieux confiés par Dieu. Nous avons à en prendre soin raisonnablement en tenant compte des nécessités d’autrui et du bien commun.
Le soin de la santé des citoyens requiert l’aide de la société pour obtenir les conditions d’existence qui permettent de grandir et d’atteindre la maturité : nourriture et vêtement, habitat, soins de santé, enseignement de base, emploi, assistance sociale.

2289 Si la morale appelle au respect de la vie corporelle, elle ne fait pas de celle-ci une valeur absolue. Elle s’insurge contre une conception néo-païenne qui tend à promouvoir le culte du corps, à tout lui sacrifier, à idolâtrer la perfection physique et la réussite sportive. Par le choix sélectif qu’elle opère entre les forts et les faibles, une telle conception peut conduire à la perversion des rapports humains.

2290 La vertu de tempérance dispose à éviter toutes les sortes d’excès, l’abus de la table, de l’alcool, du tabac et des médicaments. Ceux qui en état d’ivresse ou par goût immodéré de la vitesse, mettent en danger la sécurité d’autrui et la leur propre sur les routes, en mer ou dans les airs, se rendent gravement coupables.

2291 L’usage de la drogue inflige de très graves destructions à la santé et à la vie humaine. En dehors d’indications strictement thérapeutiques, c’est une faute grave. La production clandestine et le trafic de drogues sont des pratiques scandaleuses ; ils constituent une coopération directe, puisqu’ils y incitent, à des pratiques gravement contraires à la loi morale.
Le respect de la personne et la recherche scientifique

2292 Les expérimentations scientifiques, médicales ou psychologiques, sur les personnes ou les groupes humains peuvent concourir à la guérison des malades et au progrès de la santé publique.

2293 La recherche scientifique de base comme la recherche appliquée constituent une expression significative de la seigneurie de l’homme sur la création. La science et la technique sont de précieuses ressources quand elles sont mises au service de l’homme et en promeuvent le développement intégral au bénéfice de tous ; elles ne peuvent cependant indiquer à elles seules le sens de l’existence et du progrès humain. La science et la technique sont ordonnées à l’homme, dont elles tirent origine et accroissement ; elles trouvent donc dans la personne et ses valeurs morales l’indication de leur finalité et la conscience de leurs limites.

2294 Il est illusoire de revendiquer la neutralité morale de la recherche scientifique et de ses applications. D’autre part, les critères d’orientation ne peuvent être déduits ni de la simple efficacité technique, ni de l’utilité qui peut en découler pour les uns au détriment des autres, ni pis encore, des idéologies dominantes. La science et la technique requièrent de par leur signification intrinsèque le respect inconditionné des critères fondamentaux de la moralité ; elles doivent être au service de la personne humaine, de ses droits inaliénables, de son bien véritable et intégral, conformément au projet et à la volonté de Dieu.

2295 Les recherches ou expérimentations sur l’être humain ne peuvent légitimer des actes en eux-mêmes contraires à la dignité des personnes et à la loi morale. Le consentement éventuel des sujets ne justifie pas de tels actes. L’expérimentation sur l’être humain n’est pas moralement légitime si elle fait courir à la vie ou à l’intégrité physique et psychique du sujet des risques disproportionnés ou évitables. L’expérimentation sur les êtres humains n’est pas conforme à la dignité de la personne si de plus elle a lieu sans le consentement éclairé du sujet ou de ses ayants droits.

2296 La transplantation d’organes est conforme à la loi morale si les dangers et les risques physiques et psychiques encourus par le donneur sont proportionnés au bien recherché chez le destinataire. La donation d’organes après la mort est un acte noble et méritoire et doit être encouragée comme une manifestation de généreuse solidarité. Il n’est pas moralement acceptable si le donneur ou ses proches ayants droits n’y ont pas donné leur consentement explicite. De plus, il est moralement inadmissible de provoquer directement la mutilation invalidante ou la mort d’un être humain, fût-ce pour retarder le décès d’autres personnes.
Le respect de l’intégrité corporelle

2297 Les enlèvements et la prise d’otages font régner la terreur et, par la menace, exercent d’intolérables pressions sur les victimes. Ils sont moralement illégitimes. Le terrorisme sans discrimination menace, blesse et tue ; il est gravement contraire à la justice et à la charité. La torture qui use de violence physique ou morale pour arracher des aveux, pour châtier des coupables, effrayer des opposants, satisfaire la haine est contraire au respect de la personne et de la dignité humaine. En dehors d’indications médicales d’ordre strictement thérapeutique, les amputations, mutilations ou stérilisations directement volontaires des personnes innocentes sont contraires à la loi morale (cf. DS 3722).

2298 Dans les temps passés, des pratiques cruelles ont été communément pratiquées par des gouvernements légitimes pour maintenir la loi et l’ordre, souvent sans protestation des pasteurs de l’Église, qui ont eux-mêmes adopté dans leurs propres tribunaux les prescriptions du droit romain sur la torture. A côté de ces faits regrettables, l’Église a toujours enseigné le devoir de clémence et de miséricorde ; elle a défendu aux clercs de verser le sang. Dans les temps récents, il est devenu évident que ces pratiques cruelles n’étaient ni nécessaires à l’ordre public, ni conformes aux droits légitimes de la personne humaine. Au contraire, ces pratiques conduisent aux pires dégradations. Il faut œuvrer à leur abolition. Il faut prier pour les victimes et leurs bourreaux.
Le respect des morts

2299 L’attention et le soin seront accordés aux mourants pour les aider à vivre leurs derniers moments dans la dignité et la paix. Ils seront aidés par la prière de leurs proches. Ceux-ci veilleront à ce que les malades reçoivent en temps opportun les sacrements qui préparent à la rencontre du Dieu vivant.

2300 Les corps des défunts doivent être traités avec respect et charité dans la foi et l’espérance de la résurrection. L’ensevelissement des morts est une œuvre de miséricorde corporelle (cf. Tb 1, 16-18) ; elle honore les enfants de Dieu, temples de l’Esprit Saint.

2301 L’autopsie des cadavres peut être moralement admise pour des motifs d’enquête légale ou de recherche scientifique. Le don gratuit d’organes après la mort est légitime et peut être méritoire.
L’Église permet l’incinération si celle-ci ne manifeste pas une mise en cause de la foi dans la résurrection des corps (cf. ⇒ CIC, can. 1176, § 3)."

Et aussi, ce discours de notre défunt Pape Jean-Paul II:

"DISCOURS DU PAPE JEAN PAUL II
AU 18ème CONGRÈS INTERNATIONAL
SUR LA TRANSPLANTATION D'ORGANES
Mardi 29 août 2000

Mesdames et Messieurs,

1. Je suis heureux de vous saluer tous à l'occasion de ce Congrès international, qui vous a réunis pour une réflexion sur le thème complexe et délicat des transplantations. Je remercie le Professeur Raffaello Cortesini et le Professeur Oscar Salvatierra pour leurs aimables paroles, et je transmets une salutation particulière aux Autorités italiennes ici présentes.

J'exprime à tous ma gratitude pour votre invitation cordiale à participer à cette rencontre, et j'apprécie vivement la considération que vous manifestez à l'égard de l'enseignement moral de l'Eglise. Dans le respect de la science et à l'écoute, en particulier, de la loi de Dieu, l'Eglise n'a d'autre objectif que le bien intégral de la personne humaine.

Les transplantations représentent une conquête importante de la science au service de l'homme et de nombreuses personnes doivent aujourd'hui leur vie à une greffe d'organe. La technique de la transplantation s'est révélée de plus en plus être un moyen adapté d'atteindre le but premier de toute médecine: le service à la vie humaine. C'est pourquoi, dans la Lettre Encyclique Evangelium vitae, j'ai suggéré qu'une façon de promouvoir une véritable culture de la vie "est le don d'organes, accompli sous une forme éthiquement acceptable, qui permet à des malades parfois privés d'espoir de nouvelles perspectives de santé et même de vie" (n. 86).

2. Comme pour tout progrès humain, ce domaine particulier de la science médicale, en dépit de tout l'espoir de santé et de vie qu'il offre à de nombreuses personnes, soulève également certains points critiques, qui doivent être examinés à la lumière d'une réflexion anthropologique et éthique attentive.

Dans ce domaine de la science médicale également, le critère fondamental doit être la défense et la promotion du bien intégral de la personne humaine, en harmonie avec la dignité unique qui est la nôtre en vertu de notre humanité. Par conséquent, il est évident que chaque intervention médicale accomplie sur la personne humaine fait l'objet de limites: non seulement les limites de ce qui est techniquement possible, mais également les limites déterminées par le respect pour la nature elle-même, entendue dans son intégralité: "Ce qui est techniquement possible n'est pas pour autant moralement acceptable" (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Donum vitae, n. 4).

3. Il faut d'abord souligner, comme je l'ai observé à une autre occasion, que toute transplantation d'organe tire son origine dans une décision d'une grande valeur éthique: "La décision d'offrir sans récompense, une partie de son corps pour la santé et le bien-être d'une autre personne" (Discours aux participants au Congrès sur la transplantation d'organes, 20 juin 1991, n. 3). C'est précisément ici que réside la noblesse de ce geste, un geste qui est un véritable acte d'amour. Il ne s'agit pas seulement de donner quelque chose qui nous appartient, mais de donner quelque chose de nous-mêmes, car "en raison de son union substantielle avec une âme spirituelle, le corps humain ne peut être considéré seulement comme un ensemble de tissus, d'organes et de fonctions [...] mais il est partie constitutive de la personne qui se manifeste et s'exprime à travers lui" (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Donum vitae, n. 3).

Par conséquent, toute pratique tendant à commercialiser les organes humains ou à les considérer comme des biens pouvant faire l'objet d'échanges ou de commerce doit être considérée comme moralement inacceptable, car utiliser le corps comme un "objet" signifie violer la dignité de la personne humaine.

Ce premier point engendre une con-séquence immédiate d'une importance éthique fondamentale: la nécessité d'un accord informé. L'"authenticité" humaine d'un tel geste décisif exige que les personnes soient correctement informées sur les processus concernés, afin d'être en mesure d'exprimer leur accord ou leur refus de façon libre et consciente. L'accord des parents possède une valeur éthique en l'absence d'une décision de la part du donneur. Naturellement, un accord analogue devra être donné par le receveur d'organe.

4. La reconnaissance de la dignité unique de la personne humaine engendre une conséquence inhérente supplémentaire: les organes vitaux individuels dans le corps ne peuvent être prélevés qu'ex cadavere, c'est-à-dire du corps d'une personne dont on a la certitude qu'elle est cliniquement morte. Cette exigence est évidente, car agir autrement signifierait provoquer de façon intentionnelle la mort du donneur en prélevant ses organes. Cela suscite l'une des questions qui revient le plus souvent dans les débats sur la bioéthique actuelle, ainsi que de sérieuses préoccupations dans l'esprit de l'opinion publique. Je me réfère au problème de la certitude de la mort. Quand une personne peut-elle être déclarée morte avec certitude?

A cet égard, il est utile de rappeler que la mort de la personne est un événement unique, qui consiste dans la désintégration totale de l'ensemble unitaire et intégré qui est la personne elle-même. Elle résulte dans la séparation du principe de vie (ou âme) de la réalité corporelle de la personne. La mort de la personne, comprise dans son sens premier, est un événement qu'aucune technique scientifique ni empirique ne peut identifier directement.

Pourtant, l'expérience humaine montre que lorsque la mort a lieu, certains signes biologiques suivent inévitablement, que la médecine a appris à reconnaître avec une précision croissante. Dans ce sens, le "critère" pour déclarer avec certitude la mort utilisé par la médecine aujourd'hui ne devrait pas être compris comme la détermination technique et scientifique du moment exact de la mort d'une personne, mais comme un moyen scientifiquement certain d'identifier les signes biologiques qui montrent qu'une personne est effectivement morte.

5. Chacun sait que, depuis un certain temps, les approches visant à déclarer avec certitude la mort ont déplacé l'accent des signes cardio-respiratoires traditionnels vers ce que l'on appelle le critère "neurologique". De façon spécifique, cela consiste à établir, selon des paramètres clairement déterminés, également partagés par la communauté scientifique internationale, la cessation totale et irréversible de toute activité cérébrale (dans le cerveau, le cervelet, et le tronc cérébral). Cela est considéré comme le signe que l'organisme individuel a perdu sa capacité d'intégration.

En ce qui concerne les paramètres utilisés aujourd'hui pour déclarer avec certitude la mort - que ce soit les "signes cérébraux" ou les signes cardio-respiratoires plus traditionnels - l'Eglise ne prend pas de décisions techniques. Elle se limite au devoir évangélique de comparer les données offertes par la science médicale avec une conception chrétienne de l'unité de la personne, en soulignant les similitudes et les conflits possibles capables de mettre en danger le respect pour la dignité humaine.

Ici, l'on peut dire que le critère adopté récemment pour déclarer avec certitude la mort, c'est-à-dire la cessation complète et irréversible de toute activité cérébrale, s'il est rigoureusement appliqué, ne semble pas en conflit avec les éléments essentiels d'une anthropologie sérieuse. C'est pourquoi, un agent de la santé ayant la responsabilité professionnelle d'établir le moment de la mort peut utiliser ces critères au cas par cas, comme base pour arriver à un degré d'assurance dans le jugement éthique que la doctrine morale qualifie de "certitude morale". Cette "certitude morale" est considérée comme la base nécessaire et suffisante pour agir de façon éthiquement correcte. Ce n'est qu'en présence d'une telle certitude et lorsque l'accord informé a été donné par le donneur ou par le représentant légitime, qu'il est moralement légitime de mettre en acte les procédures techniques nécessaires pour prélever les organes destinés à la transplantation.

6. Une autre question d'une grande importance éthique est celle de l'assignation des organes donnés, à travers les listes d'attente ou "triages". En dépit des efforts en vue de promouvoir la pratique des dons d'organes, les ressources disponibles dans de nombreux pays sont actuellement insuffisantes pour répondre aux besoins médicaux. D'où la nécessité d'établir des listes d'attente pour les transplantations sur la base de critères clairs et correctement fondés.

D'un point de vue moral, un principe évident de justice exige que le critère pour l'assignation des organes donnés ne devrait en aucun cas être "discriminatoire" (c'est-à-dire fondé sur l'âge, le sexe, la race, la religion, le statut social, etc) ou "utilitaire" (c'est-à-dire fondé sur la capacité professionnelle, l'utilité sociale, etc). Au contraire, dans la détermination des priorités d'accès aux transplantations d'organes, les décisions devraient être prises sur la base de facteurs immunologiques et cliniques. Tout autre critère se révélerait arbitraire et subjectif, et ne reconnaîtrait pas la valeur intrinsèque de chaque personne humaine en tant que telle, une valeur qui est indépendante de toute circonstance extérieure.

7. Une dernière question concerne la possibilité d'une solution alternative au problème de trouver des organes humains pour la transplantation, qui est encore au stade de l'expérimentation: je veux parler des xénotransplantations, c'est-à-dire les transplantations à partir d'autres espèces animales.

Je n'ai pas l'intention d'explorer en détail les problèmes liés à cette forme d'intervention. Je voudrais simplement rappeler que déjà, en 1956, le Pape Pie XII souleva la question de leur caractère licite. Il le fit en commentant l'éventualité scientifique alors envisagée, de transplanter des cornées d'animaux sur des êtres humains. Sa réponse demeure encore éclairante pour nous aujourd'hui: en principe, déclarait-il, pour qu'une xénotransplantation soit licite, l'organe transplanté ne doit pas porter atteinte à l'intégrité de l'identité psychologique ou génétique de la personne qui la reçoit: il faut également démontrer la possibilité biologique d'effectuer avec succès la transplantation, sans exposer le receveur à des risques excessifs (cf. Discours à l'Association italienne des donneurs de cornée, aux médecins oculistes et aux médecins légistes, 14 mai 1956).

8. En conclusion, j'exprime le souhait que, grâce au travail de tant de personnes généreuses et hautement qualifiées, la recherche scientifique et technologique dans le domaine de la transplantation continue de progresser et s'étende à l'expérimentation à travers de nouvelles thérapies qui puissent remplacer les transplantations d'organes, comme semblent le promettre les récents développements dans le domaine des prothèses. Dans tous les cas, les méthodes qui ne respectent pas la dignité et la valeur de la personne doivent toujours être évitées. Je pense en particulier aux tentatives de clonage humain dans le but d'obtenir des organes pour la transplantation: ces techniques, dans la mesure où elles comportent la manipulation et la destruction d'embryons humains, sont moralement inacceptables, même si leur but en soi est louable. La science elle-même laisse entrevoir d'autres formes d'interventions thérapeutiques qui ne comportent pas le clonage, ni l'utilisation de cellules embryonnaires, mais qui utilisent plutôt des cellules-souches prélevées sur des adultes. Telle est la direction que doit suivre la recherche si l'on veut respecter la dignité de chaque être humain, même au stade d'embryon.

La contribution des philosophes et des théologiens face à de telles questions est fondamentale. Leur réflexion attentive et compétente sur les problèmes éthiques liés à la thérapie des transplantations peut contribuer à éclaircir le critère pour définir quels types de transplantations sont moralement acceptables et sous quelles conditions, en particulier en ce qui concerne la protection de l'identité personnelle de chaque individu.

Je suis certain que les responsables sociaux, politiques et éducatifs renouvelleront leur engagement à promouvoir une véritable culture du don et de la solidarité. Il faut insuffler dans le coeur des personnes, et en particulier dans le coeur des jeunes, une reconnaissance authentique et profonde du besoin d'amour fraternel, un amour qui puisse trouver une expression dans la décision de devenir un donneur d'organes.

Puisse le Seigneur soutenir chacun de vous dans votre travail, et vous guider dans le service de l'authentique progrès humain. J'accompagne ce voeu de ma Bénédiction. "
Voilà.

A bientôt.
in Christo Rege.

Quentin.

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Greensleeves
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Message non lu par Greensleeves » jeu. 04 janv. 2007, 23:24

[align=justify]Bonsoir,

Tant que les prélèvements remplissent les conditions citées précédemment par M. l'Abbé, rien ne s'oppose au don d'organes.
Après, reste toujours le doute sur ce qui peut être prélevé...On ne peut pas, sur le formulaire que l'on doit remplir pour faire part de son refus ou acceptation du don d'organes, choisir les organes que l'on veut donner. Au hasard de mes recherches, j'ai trouvé, par exemple, ceci :
«Avec les progrès de la médecine et de la technique, on transplante toutes sortes d’organes et de tissus, et l’on a même greffé des choses étonnantes, comme le larynx, les ovaires ou les mains», souligne Manuel Pascual, responsable du Centre de transplantation d’organes (CTO) au CHUV.
http://www2.unil.ch/spul/allez_savoir/a ... anes1.html
Je vous laisse chercher l'erreur.
Bien sûr, la législation est consciente du problème :
23. Les organes et tissus reproductifs (y compris les ovules, le sperme ou leurs précurseurs) sont exclus du champ d’application du Protocole car il a été jugé que la transplantation d’organes et de tissus d’une part, et l’assistance médicale à la procréation d’autre part, n’ont pas les mêmes implications et ne doivent pas, en conséquence, être régies par les mêmes règles. Les ovaires et les testicules sont donc exclus, mais non l’utérus.

24. La transplantation des organes et tissus embryonnaires et fœtaux, y compris des cellules souches embryonnaires, est également exclue du champ d’application du présent Protocole. Il est prévu de traiter ces sujets dans un autre Protocole, actuellement en cours d’élaboration, sur la protection de l’embryon et du fœtus humains.

Protocole additionnel à la Convention sur les Droits de l'Homme et la Biomédecine relatif à la transplantation d'organes et de tissus d'origine humaine,2002
http://conventions.coe.int/Treaty/fr/Re ... ml/186.htm
Mais du moment que ça marche "techniquement", rien n'empêche un médecin peu scrupuleux de prélever des tissus reproductifs...Mon pessimisme m'incite à voir le verre à moitié vide, c'est-à-dire les éventuels abus.

D'autre part, pour ce qui concerne le don du corps à la science, la conclusion unanime d'une discussion avec mes collègues étudiants en médecine, discussion qui portait sur les diverses dissections que nous avions effectuées, a été que nous ne donnerions jamais notre corps à la science...[/align]
Ad majorem Dei gloriam

"Vous niez Dieu, vous niez la sainteté, quelle est donc la routine, sourde, aveugle et obtuse, qui peut m'obliger à agir d'une façon, s'il m'est plus avantageux d'agir d'une autre ?" Dostoïevski, L'Adolescent

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Message non lu par Exultate_domini » ven. 09 févr. 2007, 22:42

Bonsoir, personnellement je pense que le don d'organes est un dernier acte d'amour et de charité envers le prochain. Je n'ai rien contre mais après avoir donné les organes nécessaires j'aimerais assez avoir une sépulture chrétienne, j'estime qu'après les médecins doivent rendre le corps à la famille c'est la moindre des corrections et de délicatesse envers ceux qui ont perdu un être cher.

Cordialement,
De fleurs et d'émeraudes dans les fraîches matinées cueillies nous ferons les guirlandes en ton amour fleuries, et avec un de mes cheveux entrelacées. (St Jean de la Croix)

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Téléréalité et don d'organes aux Pays-Bas

Message non lu par giorgino » ven. 01 juin 2007, 18:00

Ces jours ci une nouvelle émission de télé réalité hollandaise va programmer une émission où une jeune femme en fin de vie va choisir - c 'est un jeu - !!!!!!!!! parmi 3 hommes celui qui va " gagner " son rein !!! Au moins du temps des romains ils avaient l' honneteté de reconnaitre qu'ils voulaient voir du sang et la mort en direct . Ici , c 'est encore pire, c 'est à dégueuler !!! Et c 'est le mot !!

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Yves54
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Message non lu par Yves54 » ven. 01 juin 2007, 18:35

Vous n'êtes pas le seul à vouloir descendre. :sick:
« Commettre des erreurs est le propre de l'humain, mais il est diabolique d'insister dans l'erreur par orgueil »
Saint Augustin
(sermon 164, 14)

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Don d'organes, don du sang

Message non lu par Brindille » sam. 25 juin 2011, 16:26

Ce sujet n'a semble t il pas encore été évoqué...
Et pourtant, il s'agit de dons qui peuvent sauver des vies, ou les améliorer.

Vous avez un sondage à votre disposition Pour ou Contre les dons ...
D'avance merci de votre participation.

Je commence:
Perso, j'ai déjà donné mon sang, ....mais pas encore d'organe !
(Il ne me manque rien, sinon quelques neurones égarés ici ou là!! :arf: )

N'ayant pas encore eu le temps de voir ce que préconise l'Eglise Catholique, je suis indécise sur le sujet du don d' organe post- mortem. Je pense que vous allez bien vite m'éclairer.

Vos réponses de chrétiens et catholiques orienteront les réflexions et décisions.
Réflexions, qui je l'espère, sont partagées.

A bientôt! :ciao:
Dernière modification par Brindille le sam. 25 juin 2011, 20:55, modifié 6 fois.
Fraternellement.

"Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse !" Luc XXII, 42

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Re: Don d'organes, don du sang

Message non lu par PaxetBonum » sam. 25 juin 2011, 16:37

Attention à la notion d'organe : tissus accomplissant une même fonction

La peau est un organe… pourquoi refuser un don de peau de son vivant ?
Le tissus hématopoïétique est un organe : les dons de moelle osseuse sont tout a fait possibles du vivant

Donner un rein, cela change un peu la donne, le rein ne se régénérera pas après…
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
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Re: Don d'organes, don du sang

Message non lu par GuilhemMaurice » sam. 25 juin 2011, 16:38

Bonjour,

Pour ma part je suis pour le don du sang et le don d'organes de mon vivant (comme un rein...) mais je suis très indécis sur le don d'organe après la mort pour deux raisons:
- je serai pour un don d'organes VITAUX et non pas pour un don d'organes de confort (visage...) et je ne sais pas si on peut faire la liste de ce qu'on accorde ou pas...
- j'ai une crainte: le prélèvement des organes doit se faire dans une telle précipitation que j'ai peur qu'on me déclare mort avant que je le sois réellement. Apparemment, il y a eu des cas où des personnes ont été déclarées mortes un peu trop vite par les médecins car elles sont "revenues" à la vie après coup!

Enfin voilà, je ne pense pas que le don d'organes soit une question aussi simple qu'on veuille bien la présenter.
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Brindille
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Re: Don d'organes, don du sang

Message non lu par Brindille » sam. 25 juin 2011, 16:50

GuilhemMaurice a écrit : Enfin voilà, je ne pense pas que le don d'organes soit une question aussi simple qu'on veuille bien la présenter.
C'est bien pour cela que je vous invite à y réfléchir ensemble! :)


Merci à tous deux, en tout cas, de votre première participation !
Fraternellement.

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Re: Don d'organes, don du sang

Message non lu par Estel » dim. 26 juin 2011, 15:43

Je ne suis pas spécialiste, loin de là, mais il me semble que le problème du don d'organes vitaux après la mort vient du flou concernant la définition de la mort : certaines personnes en état de mort cérébrale, condition, si je me rappelle mes cours de SVT, pour la transplantation , peuvent retrouver la vie .
Si des médecins peuvent éclaircir le point ??! Les recherches sur google donnent accès à des sites un peu compliqués !
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Re: Don d'organes, don du sang

Message non lu par Un gentil athée » ven. 01 juil. 2011, 20:39

Bonsoir,

Je suis surpris du nombre de réponses positives, n'est-ce pas une instrumentalisation du corps humain ? ;) Une fois extrait du corps, un organe devient un matériau, il est désinvesti de la personne qui l'animait d'abord... Si on est POUR le don d'organes et de sang, on devrait donc être POUR la vente d'organes et de sang (à moins d'être anticapitaliste). Tout de suite, on pense bien sûr trafic et gros sous... mais imaginons les scénarios suivants :

Scénario 1 - Un homme est très riche et a besoin d'un rein. Un autre homme histocompatible accepte de lui donner un rein. On fait donc UN bien.

Scénario 2 - Un homme est très riche et a besoin d'un rein. Un autre homme histocompatible accepte de lui vendre un rein pour 20 000 €. Le premier homme, qui est très riche, estime que c'est un prix raisonnable et accepte l'offre. Le second touche donc 20 000 € et décide d'en faire don à un orphelinat. On fait donc DEUX biens.

Je ne trouve pas que le second scénario soit spécialement moins moral que le premier, au contraire.

Bien cordialement,

Mikaël

P.-S. : Je suis favorable aux trois premières options du sondage, mais je n'ai pas voté, puisqu'il est précisé "en tant que chrétiens".

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Re: Don d'organes, don du sang

Message non lu par GuilhemMaurice » mar. 05 juil. 2011, 19:22

Confirmation de mes craintes:
ZF11070508 - 05-07-2011 Permalink: http://www.zenit.org/article-28411?l=french

Canada : Diagnostiquée en état de mort cérébrale, une femme se réveille
Refus de don d’organes…

ROME, Mardi 5 juillet 2011 (ZENIT.org)–« Diagnostiquée en état de mort cérébrale, une femme se réveille », titre « Gènéthique », la synthèse de presse de la fondation Jérôme Lejeune.

« Au Canada, une femme s’est réveille après avoir été diagnostiquée en état de mort cérébrale.

« Agée de 76 ans, Madeleine Gauron avait été hospitalisée à l’hôpital Sainte Croix de Drummondville pour une inflammation de la gencive. S’étant étouffée en consommant des aliments solides, la vieille dame tombe dans le coma, après des manœuvres de réanimation cardiaque inappropriées. Le personnel médical contacte alors ses proches et leur déclare que leur parente est en état de mort cérébrale, et qu’il n’y a plus d’espoir. Il leur demande aussi si la défunte était favorable au don d’organe, l’équipe ayant notamment besoin de "ses yeux" pour un autre patient.

« La famille, pourtant favorable au don d’organe lorsque les analyses médicales prouvent sans ambigüité le décès de la personne, s’oppose à la demande du corps médical devant l’irréalisme de la situation. Le lendemain, ils apprennent avec stupeur que leur parente s’est réveillée. "On n’en revenait pas, témoigne son fils, elle n’était pas morte. Si on avait décidé de donner ses organes, on l’aurait tuée…".

« La vieille dame est aujourd’hui capable de manger, parler et marcher et a tout de suite reconnu ses proches. Sa famille souhaite à présent lui faire pratiquer un scanner cérébral afin d’évaluer les séquelles de cet incident. Elle va également entamer des poursuites judiciaires contre l’hôpital ».

Sources :Canoe.ca (Audrey Ruel-Manseau)29/06/2011 – Cyperpresse.ca 30/06/2011 – La Tribune (Jean-Pierre Boisvert)30/06/2011 – Journalexpress.ca(Lise Tremblay)30/06/2011
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Le don du sang, de moelle osseuse ?

Message non lu par Aesculapius » lun. 23 avr. 2012, 23:47

Bonjour à tous !

Je suis une néo-Catholique si on peut dire ça comme ça, et je me pose (encore et toujours) pas mal de questions ! eh oui j'ai encore beaucoup à apprendre !
Le don du sang, de moelle osseuse, de plaquette, etc. sont ce des actes encouragés par Dieu ?
Merci de m'informer :) Je suis étudiante en Médecine, futur Médecin je l'espère bien (que Dieu m'accompagne dans ce parcours si difficile ! Amen) et je me sens particulièrement concernée ! Je suis très dévouée aux personnes malades (et de manière générale, solidaire et généreuse) et pour moi le don du sang est un don de soi merveilleux !
Aide toi et le Ciel t'aidera.

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Re: Le don du sang, de moelle osseuse ?

Message non lu par Fée Violine » mar. 24 avr. 2012, 0:41

Donner son sang, c'est la façon la plus directe d'imiter le Christ! :coeur:

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