Témoignages sur l'avortement

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Shane
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Témoignages sur l'avortement

Message non lu par Shane » jeu. 24 avr. 2008, 14:30

Bonjour,

Ma maman a dû avorter car l'enfant qu'elle portait avait une malformation qui ne lui permettrait pas d'être viable très longtemps après la naissance. L'état de santé de ma maman se dégradait et elle ne pouvait pas assumer et financièrement (pas d'aide à cette époque et en plus mon père travaillait mais on ne voyait pas la couleur de l'argent...) et mentalement car elle était très épuisée. Avec déjà 3 enfants en bas âge (pas de contraception comme il y en a aujourd'hui) à élever, ce n'était guère évident. Et le choix a été fait, car nous avions besoin d'une maman. Donc c'est vraiment du cas par cas, chaque personne, chaque situation est bien trop différente pour que l'on puisse dire : cela doit être ainsi et pas autrement... Je crois que ces jugements là appartiennent à Dieu et pas à nous parce que nous n'avons pas ce pouvoir là.

Aimer son prochaîn c'est le pardonner et le comprendre. Si nous en tant qu'humain nous pouvons aimer, comprendre et pardonner, alors combien Dieu serait heureux et la paix visible dans le monde.

Je n'approuve absolument pas les avortements comme remède aux plaisirs de chair avec conséquence... Mais je crois qu'il ne faut pas imposer aux autres une vision catholique dans les choix parce que justement ça paraît catholique et donc ça fait bien. Ce qui est catholique c'est l'Amour. C'est tellement facile de dire aux autres "attention c'est pas bien ! tu tues !" plutôt que de dire "je vais t'aider à traverser cette épreuve, je n'apprécie pas mais tes raisons, seul Dieu peut les juger...". C'est ce que Dieu attend et pas les commentaires sur ce qui est bien ou pas. Une mêchante femme va garder un enfant malformé et le briser toute sa vie parait devant Dieu et à côté une femme qui aura donné beaucoup d'amour, qui aura su aimer mais qui aura dû avorter pour X raison. Dieu veut de l'amour. Les deux comparaitrons, les deux vont être jugé mais une seule aura gagné le cœur de Dieu Vous comprenez ou pas ma vision ?

Ca me fait penser à la peine de mort. Nombreux croyants sont contre l'avortement même si il n'y a pas le choix et condamne à la place de Dieu, et à côté ces mêmes personnes vont appeler à la chaise électrique parce qu'untel à tuer quelqu'un d'autre. Mais c'est être soit même assassin ? Oeil pour oeil, dent pour dent ? Ne faut t-il pas avoir la force de pardonner ? Punir oui, mais le jugement de vie ou de mort ne nous appartient pas. Punir ne veut pas dire ne pas pardonner. Ce que Dieu demande avant tout c'est de s'aimer les uns les autres. C'est la clé de tout.

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Boris
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Re: Argumentaire contre l'avortement

Message non lu par Boris » jeu. 24 avr. 2008, 17:49

Mérovingienne a écrit :Ma maman a dû avorter car l'enfant qu'elle portait avait une malformation qui ne lui permettrait pas d'être viable très longtemps après la naissance. L'état de santé de ma maman se dégradait et elle ne pouvait pas assumer et financièrement (pas d'aide à cette époque et en plus mon père travaillait mais on ne voyait pas la couleur de l'argent...) et mentalement car elle était très épuisée. Avec déjà 3 enfants en bas âge (pas de contraception comme il y en a aujourd'hui) à élever, ce n'était guère évident. Et le choix a été fait, car nous avions besoin d'une maman.
L'année dernière, au dernier WE Billings France, une famille a témoigné au sujet d'un enfant qu'ils ont attendu mais qui était atteint d'une trisomie 18.
Cette maladie provoque des mal-formations réduisant la vie à quelques heures après la naissance.

Ce fut la croix et la bannière pour trouver une équipe médicale acceptant de suivre jusqu'à son terme cette maman, qui a déjà 5 enfants.

A la naissance, l'enfant ressemble comme 2 gouttes d'eau à un enfant en bonne santé.
Il est décédé moins de 48h après sa naissance, un de ses frères, séminariste, est arrivé trop tard pour le voir vivant.

Cette famille a évidemment souffert le deuil mais pas plus. Et maintenant ils témoignent. Ils ont réussi a baptisé l'enfant après sa naissance et avant sa mort. Ainsi il est allé tout droit au paradis et maintenant il leur rend service par ses intercessions.
UdP,
Boris

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Shane
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Re: Argumentaire contre l'avortement

Message non lu par Shane » jeu. 24 avr. 2008, 18:57

Oui, mais si c'était pour perdre aussi ma maman...C'était vraiment les deux que l'on perdait. Là après ça devient encore plus cruel.Je serai certainement déviante si elle n'avait pas été là et mon père m'aurait bien poussé dans le fossé. Chaque situation, chaque vécue n'appartient qu'à soi et Dieu, lui seul peut mesurer les raisons,conséquences et accorder son pardon. Il ne faut pas penser que ma maman ne souffre pas d'avoir été obligé à ceci. D'ailleurs j'ai rarement entendu dire de la part de certaines femmes qu'elles ne souffrent pas après un avortement mais là encore ça se discute suivant les cas. Par contre, lors de mes études, j'ai connu par le biais d'amis une fille qui avait avorté 4 fois en un an ... Mais c'est un beau témoignage que vous donnez, d'une façon ou d'une autre la souffrance est là. Encore une fois ce que Dieu juge, c'est le cœur. Car lui seul sait qui l'on est réellement. Maintenant les limites, il faut les poser soit, mais ne surtout pas juger ni condamner ceux qui agissent différemment, juste comprendre. Si on ne le peut pas, on laisse ceci à Dieu Parce que la religion, quelle qu'elle soit, ne doit pas être "dictatrice" avec pour résultat un mépris envers ceux qui agissent différemment car leur cœur, leur façon d'aimer, leur vécu vont les amener à autre choix que ceux "imposés. Tous les points d'arguments sont excellents et doivent servir de guide, mais personne n'est parfait, et nous avons tous quelque chose à nous reprocher devant Dieu. Le but n'est pas de s'éloigner des raisons citées plus haut, mais d'accepter et de pardonner par amour les choix éloignés. Même les choix les plus méchants soient-ils ! Car le mérite est bien plus grand. C'est aussi ça être enfant de Dieu.

Mais très beau témoignage qui mène à la réflexion sur le baptême.

ps : si j'ai tort, dites-le moi, ne me laissez pas ainsi hein :-D

dany571
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Rescapée de l'avortement

Message non lu par dany571 » mer. 26 janv. 2011, 22:36



Conférence de Gianna Jessen à partir de la vidéo :


"J'ai été adoptée. Mes parents avaient 17 ans. Elle en était à 6 mois et demi de grossesse lorsqu'elle s'est adressée au Planning Familial, le plus grand pourvoyeur d'avortements au monde où on lui a conseillé un avortement tardif par solution saline. On injecte une solution saline dans le ventre de la mère qui corrode l'enfant. Le bébé est expulsé dans les 24 heures qui suivent.

A la surprise générale, je ne suis pas arrivée morte, mais vivante, le 6 avril 1977, dans la clinique d'avortement de l'État de Los Angeles.

La ponctualité de mon arrivée a été magnifique. Le médecin préposé à l'avortement n'était pas encore en service. Ainsi, il n'a pas pu porter à terme son projet sur ma vie, c'est à dire ma mort.

Je sais que je parle dans un bâtiment public. J'aime votre pays, tout comme j'aime le mien, et je sais que, de nos jours, il est politiquement TRÈS incorrect de nommer Jésus-Christ dans un lieu public. De Le mettre au milieu de ce genre de réunion. Son Nom peut mettre certaines personnes TRÈS mal à l'aise ; mais je n'ai pas survécu pour mettre les gens à l'aise. J'ai survécu pour remuer un peu les eaux sales, et j'aime beaucoup le faire.

Donc, je suis née vivante, je vous l'ai dit.

Après 18 heures j'aurais dû être aveugle, brûlée… morte, mais je ne le suis pas ! Cela a été une belle revanche. Le médecin a dû signer mon acte de naissance, ainsi je connais son identité.

Quiconque veut examiner mes papiers peut lire : « née par suite d'un avortement par injection saline ». Ils n'ont pas gagné !

J'ai effectué des recherches. Je sais que celui qui a tenté de m'avorter possède la plus grande chaîne de cliniques aux Etats-Unis, dont on tire 70 millions de dollars par an.
Il y a pas mal d'années, j'ai lu une de ses interviews : « j'ai avorté plus d'un million d'enfants, je considère cela comme ma passion ».

Je vous dis cela parce que nous sommes au milieu d'une bataille intéressante. Que nous le réalisions ou pas, c'est une bataille entre la vie et la mort. De quel côté êtes-vous ?
Une infirmière appela une ambulance, ils me conduisirent à l'hôpital, et c'est absolument un miracle. La pratique de l'époque, et cela jusqu'en 2002 dans mon pays, était de supprimer les survivants à l'avortement, par étranglement, ou étouffement, ou en les laissant mourir, ou en les jetant à la poubelle.

Mais, le 5 août 2002, mon bien-aimé président Bush a signé la loi pour la « protection des nés vivants » pour que cela ne se reproduise plus.
Vous voyez, nous ne plaisantons pas, je veux dire...
Je sais ce que cela veut dire avoir été haï. Lui, le Christ, a été haï. Cela ne me fait certainement pas plaisir mais je sais que je suis déjà haïe parce que je proclame la vie. Je dis : « vous ne m'avez pas eue ». L'holocauste silencieux n'a pas gagné avec moi !
Et ma mission parmi d'autres est d'humaniser un débat que nous avons déjà rangé, mis sur les étagères, nous l'avons appelé une « question ».

Nous avons renoncé aux sentiments, nous nous sommes blindés. Est-ce cela que vous voulez ? Qu'êtes-vous prêts à supporter, à risquer pour proclamer la vérité dans l'amour et la grâce, pour agir ? Prêts au moins à vous faire haïr ? Ou alors le problème, c'est vous ; ou bien c'est moi ?

Et donc, ils m'ont mise dans une première maison d'accueil où ils ont décidé que je ne leur plaisais pas. Je ne comprends pas comment on peut ne pas m'aimer à première vue. Quels gens bizarres ! J'ai été haïe dès ma conception par plein de personnes et aimée par plein d'autres, mais, plus que tout, par Dieu. Je suis sa fille. On ne touche pas à la Fille de Dieu. Il est écrit sur mon front « Prends soin de moi, car mon Père est le patron du monde ».

Ensuite, ils m'ont transférée dans une autre maison, très belle, la maison de Penny.
J'avais 17 mois, un poids mort de 14 kilos et ce que j'appelle le don de ma paralysie cérébrale à cause du manque d'oxygène au cerveau pendant que je luttais pour survivre.

Maintenant, je me sens obligée de vous dire... Si l'avortement ne concerne que les droits de la femme, qu'en est-il des miens ? Aucune féministe radicale ne manifestait pour mes droits ce jour-là. Ma vie allait être supprimée au nom des droits de la femme. Je ne souffrirais pas d'une paralysie cérébrale si je n'avais pas survécu et lorsque j'entends l'atroce, le dégoûtant raisonnement qu'on devrait avorter les enfants à risque de handicap, mon cœur se remplit d'horreur !

Il y a des choses que nous ne pouvons apprendre que de la part des plus faibles d’entre nous. Si vous les supprimez, vous allez y perdre. Le Seigneur prendra soin d'eux, mais vous, vous souffrirez pour toujours.

Quelle arrogance !
Cela a été un thème longuement soutenu en ce bas monde : les forts doivent dominer les faibles, décider qui doit vivre ou mourir. Est-ce que vous voyez l'arrogance dans tout cela ? Même le battement de votre cœur vous est interdit ?
Mais tout ce que vous croyez avoir, vous ne le possédez nullement. Et c'est la Miséricorde de Dieu qui vous maintient en vie, même lorsque vous le haïssez !

Les gens disaient à ma Penny : « Gianna ne sera jamais une nulle ». C'est déjà encourageant. Elle décida de les ignorer, elle travaillait avec moi trois fois par jour. J'arrivai à soulever la tête. Pour faire court, à trois ans et demi je marchais avec un déambulateur et des béquilles. Maintenant, je me tiens debout, je boite un peu. Sans déambulateur et sans béquilles, parfois je tombe avec élégance ; d'autres fois avec beaucoup de maladresse, ça dépend. Tout est pour la gloire de Dieu. Je suis plus faible que la plupart d'entre vous. Mais ceci est mon discours. C'est le petit prix à payer pour pouvoir éclairer le monde comme je le fais et offrir de l'espoir.

Dans notre incompréhension quant au fonctionnement du monde, il nous échappe à quel point la souffrance peut être belle. Je ne la recherche pas pour autant, mais lorsqu'elle arrive, nous oublions que Dieu en a le contrôle, qu'il est capable de rendre belles les choses les plus misérables.

J'ai rencontré ma mère biologique. Je lui ai pardonné, je suis chrétienne. C'est une femme détruite, elle est venue à l'une de mes conférences, il y a deux ans. Elle s'est levée et elle a dit « ciao, je suis ta mère ». Ça a été un jour difficile mais j’ai fait face à la situation. Vous allez penser que je suis stupide mais j'étais là et je pensais : « Je ne t'appartiens pas. J'appartiens au Christ. Je suis son enfant, et je suis une princesse. Quoi que tu dises dans ton amertume et ta rage, ce n'est pas mon poids. Je ne le porterai pas ». Je me disais ça dans mon for intérieur.
Maintenant, vous avez une opportunité.

Je voudrais parler aux hommes dans la salle. Faire quelque chose que l'on ne fait jamais :

•Hommes, vous êtes faits pour vous lever et être des hommes. Vous êtes faits pour défendre les femmes et les enfants, et non pour vous défiler et tourner la tête. Quand vous savez qu'un meurtre va s'accomplir et que vous ne faites rien... Vous n'êtes pas faits pour utiliser les femmes et puis les abandonner. Vous êtes faits pour être gentils, grands, gracieux, forts et pour prendre position. Écoutez-moi, je suis très fatiguée de faire votre travail.

•Femmes, vous n'êtes pas faites pour que l'on abuse de vous, pour rester là et ignorer votre prix et votre valeur. Méritez que l'on se batte pour vous, toujours.
C'est donc votre heure : quelle sorte de personnes allez-vous être ? Extraordinaires, je pense. Des gens qui, dans cette salle, seront à la hauteur des politiques, surtout les hommes ? Vous êtes faits pour la grandeur, laissez la politique de côté. Vous êtes faits pour défendre le bien et la justice.

Cette jeune femme vous dit : c'est le moment, quelle sorte d'homme veux-tu être ? Un homme obsédé par le souci de sa gloire ? Ou un homme obsédé par la gloire de Dieu ?

Je veux finir avec ceci : certains peuvent être gênés que je parle de Dieu et de Jésus, mais comment pourrais-je m'en aller boiter de par le monde et ne pas donner tout mon cœur, mon esprit, mon âme et ma force au Christ qui m'a donné la vie ? Si vous pensez que je suis stupide, ce n'est qu'une perle de plus pour ma couronne. Le seul but de mon existence ici est de faire sourire Dieu.

J'espère avoir dit quelque chose de sensé, cela vient droit du cœur.

Que Dieu vous bénisse et vous garde.
Gianna Jessen

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Re: Rescapée de l'avortement

Message non lu par Unsimplehomme » jeu. 27 janv. 2011, 22:51

Le plus boulversant des témoignages que j'ai vu sur le sujet de l'avortement!
Cette femme est une miraculée de ce génocide!
-Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte d'infamie à cause de moi.
-Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c'est bien ainsi qu'on a persécuté les prophètes, vos devanciers.
(Mt 5:11et12)

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Re: Rescapée de l'avortement

Message non lu par DA95 » ven. 28 janv. 2011, 13:38

Il y a des choses que nous ne pouvons apprendre que de la part des plus faibles d’entre nous. Si vous les supprimez, vous allez y perdre. Le Seigneur prendra soin d'eux, mais vous, vous souffrirez pour toujours.
J'aime bien cette phrase de l'évangile de Matthieu 19, 21 " Jésus lui déclara : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi. »"
On se rend compte que le plus grand critère de l'amour du prochain est l'amour du plus pauvre du plus faible.

Tout donner aux pauvres c'est tout donner à Jésus. Le christ s'est identifié aux pauvres et aux petits. Si nous voulons nous identifier au Christ nous devons nous identifier aux pauvres.

Je trouve l'appel qu'elle nous lance à la fin très juste. Si nous nous identifions au Christ nous ne pouvons pas rien faire.

Merci pour ce beau témoignage.
"Amen, viens, Seigneur Jésus !" Ap 22,20

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Monac
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Avortement thérapeutique et pression sur les mères

Message non lu par Monac » lun. 12 oct. 2015, 8:45

Bonjour à tous,
Depuis bien longtemps, je sais que je ne suis apte à dire ce qui est bien ou mal et à juger le choix d une mère.
Mais depuis que je suis devenue mère, je m interroge justement sur ce " choix " à l avortement que l'on prétend laisser aux femmes.
Lorsque j étais enceinte de mon premier, j'ai fait naïvement la première échographie des 12 semaines, pensant faire juste une première rencontre avec mon enfant. C était un grand moment de bonheur, gâché une semaine après par le gynécologue, certains mots résonnent encore dans ma tête: " les résultats ne sont pas bons", " trisomie ", " amiosynthèse ", " avortement "!
Mon mari et moi ne sommes pas en accord vis à vis de l accueil d un enfant trisomique, je savais que je voulais le garder même si le prix à payer était le divorce. Je l aurais accepté et compris, car j aurais refusé d écouter mon mari pour un choix si important. Choisir entre le divorce et garder son enfant est un choix relativement facile pour le premier enfant, mais pour le deuxième ou le troisième ? Quel serait l impact d un tel divorce pour les enfants ? Y a-t-il un réel choix ?
Mes deux premiers enfants ne sont pas trisomiques, mais je ne suis pas certaine de vouloir tenter un troisième pour ne pas le retrouver face à un " choix " que je ne veux pas.

J'ai de la chance de vivre à Monaco, l avortement thérapeutique est récent et il semble y avoir des structures et surtout des moyens financiers pour les personnes trisomiques. Un autre gynécologue m a réellement parlé de choisir et de me mettre contact avec ces structures. Là, j'ai senti que mon choix de garder pouvait être respecté.

Une amie, vivant en France, n a pas eu le même discours. Elle est habituée des personnes andicapées mentalement: son oncle, sa belle soeur. Elle s en est toujours occupé avec amour. Mais, sa belle soeur a été plusieurs fois violée enfant car andicapée. On prétend laisser le choix, mais lequel: celui de ne pas faire souffrir son enfant ou de le laisser être maltraité toute sa vie dans une société malveillante ? Dans un tel contexte, l avortement semble être un acte d amour.
Il y a également les questions habituelles: Que ce passe t il à la mort des parents ? Propose t on des structures aux jeunes parents pour qu ils soient rassurés pour l avenir de leur enfant?
Les docteurs de mon amie, lui ont annoncé que son enfant était trisomique, ils lui ont donné des medicaments " pour tenir le coup", bref, ils l ont droguée, et lui ont pris rendez-vous le lendemain pour l avortement. Peut-on faire un tel choix en si peu de temps et sous l effet d une drogue ?
Cet avortement l a totalement détruite, sans son premier enfant, elle aurait mis fin à sa vie.

Voilà, je m interroge sur ce prétendu choix, qui le semble être une belle excuse pour faire retomber la responsabilité sur la mère. N est-ce pas plutôt la société qui a décidé que les avortements thérapeutiques étaient plus rentables que l accompagnement des enfants puis des adultes trisomiques ?
Les mères ne sont-elles pas les premières victimes, au même titre que leurs enfants ?

Jeremy43
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Re: Avortement thérapeutique et pression sur les mères

Message non lu par Jeremy43 » lun. 12 oct. 2015, 14:27

Bonjour,
Voilà, je m interroge sur ce prétendu choix, qui le semble être une belle excuse pour faire retomber la responsabilité sur la mère. N est-ce pas plutôt la société qui a décidé que les avortements thérapeutiques étaient plus rentables que l accompagnement des enfants puis des adultes trisomiques ?
C'est bien possible (et même certain, même si la mère garde toujours le choix), dans ma propre expérience pour les médecins il était tout à fait normal et banal de tuer ma soeur si elle avait eu la même maladie que moi, à aucun moment on ne dit que c'est un crime qui meurtrira le coeur de la mère pour toujours. Une mère qui garderait son enfant malade étant montré comme un monstre qui aimerait voir souffrir son enfant (c'est de l'eugénisme total), ce sont des timbrés et des meurtriers car ils ne se contentent pas de tuer la mère, il tue également l'enfant qui croira qu'il n'a jamais été voulu et fera tout son possible pour avoir droit à l'être (droit qu'il ne devrait pas avoir puisqu'il est malade et on le fait culpabiliser aussi en lui montrant tout ce qu'on fait pour lui, le prix qu'il coûte à la société, l'argent qu'on récolte etc..., sous couvert de bien tout est fait pour enfermer l'enfant dans sa différence et sa maladie).

Au lieu de voir dans un trisomique, un handicapé ou un enfant malade, un être humain, on voit en lui le mal... ce qui est rigoureusement faux sur le plan de la vérité. Mieux vaut être un trisomique qu'un timbré de médecin tuant des enfants.

C'est pas pour rien si Dieu vomit le monde, le monde se base sur les apparences, la forme et non sur le fond qui est le Divin et qui donne à chaque être le droit légitime d'exister et de vivre et ce quelque soit son infirmité, tout simplement car Dieu l'a crée et qu'à ce titre il a une valeur inestimable, il est beau et aimant car son essence est belle et ce quelque soit sa forme.

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axou
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Re: Avortement thérapeutique et pression sur les mères

Message non lu par axou » lun. 12 oct. 2015, 14:39

Bonjour Monac,

il semble en effet que nous soyons dans une société eugéniste qui fasse pression sur les couples pour que seuls les enfants "normaux" aient le droit de vivre. Des amis qui ont eu un enfant trisomique m'ont raconté l'incroyable acharnement culpabilisant des médecins pour qu'ils avortent et il leur a fallu beaucoup de force et de fermeté pour refuser. 95 pour cent des enfants trisomiques sont avortés. Quel regard alors porter sur ceux qui sont vivants ? Comment accueillir celui qui est différent dans une société qui considère qu'il n'aurait jamais du naître?

Je ne juge pas ceux qui ne veulent pas d'enfant handicapé, qui s'estiment incapables de l'élever et qui avortent. Mais il s'agit de faire ce choix en exerçant une vraie liberté et tout le monde n'a pas la liberté intérieure pour faire un choix dans un contexte ou l'avortement est considéré comme la voie à suivre, et la force de résister à une pression médicale irrespectueuse et indélicate.
Vous en témoignez avec votre amie qui a avorté trop vite et qui en est meurtrie. Elle avait besoin d'un minimum de temps pour savoir ce qu'elle voulait vraiment.

Dans votre cas :vous avez peur d'avoir un troisième enfant de peur qu'il ne soir trisomique et d'être confrontée à ce choix ? Est-ce bien cela ?
En fait, avez vous vraiment envie d'un troisième enfant ?
Si oui, pourquoi pensez vous qu'il a des chances d'être trisomique ? votre âge ? Sinon, la chose est quand même rare...Les peurs ne doivent pas handicaper nos désirs.
C'est ce que je pense.

Bien à vous,

Axou

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Re: Avortement thérapeutique et pression sur les mères

Message non lu par Monac » lun. 12 oct. 2015, 15:17

Merci de vos réponses.
Jeremy, vous avez bien raison; ce qui m'horrifie c'est le regard des gens sur les personnes dites handicapées, dans le cas courant de la trisomie, les mères et les enfants sont très sévèrement jugés. Vous avez décrit cette injustice avec des mots bien plus juste que moi.

Axou, dans mon cas, c'est effectivement l'âge. Ce n'est pas ce " choix ", que je redoute, personnellement, il est fait depuis toujours, mais il y a mon mari et nous avons une famille. Je suis incapable d'avorter et je ne veux pas que mes enfants subissent un divorce. C'est un choix que je ne veux pas, d'où l'hésitation pour avoir une famille nombreuse.

Je n'ai pas à me plaindre personnellement, j'ai juste constaté, en devenant maman, que ce prétendu choix d'avorter, n'était en réalité pas un véritable choix, car il y a une véritable pression à l'avortement comme l'a si bien écrit Jeremy.

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Re: Avortement thérapeutique et pression sur les mères

Message non lu par Jeremy43 » lun. 12 oct. 2015, 16:37

Bonjour,
Jeremy, vous avez bien raison; ce qui m'horrifie c'est le regard des gens sur les personnes dites handicapées, dans le cas courant de la trisomie, les mères et les enfants sont très sévèrement jugés. Vous avez décrit cette injustice avec des mots bien plus juste que moi.
J'ai la grâce de bien connaître le milieu puisque je suis un "malade" qu'on aurait dû tuer, il y a de bons médecins mais souvent ils nous prennent pour de la viande, on sert d'ailleurs souvent de cobail (même quand on est enfant, aucun scrupule, au contraire...) et comme on a aucune estime de soi même à cause de la maladie et du complexe que ça génère, ils en profitent (et il y a réellement de l'argent derrière), c'est un avis personnel, mais pour moi les hôpitaux sont vraiment les endroits où on respecte le moins les êtres humains, mieux vaut aller chez le vétérinaire ou à la morgue !

La souffrance c'est très pénible à vivre au quotidien mais en même temps ça forme à l'empathie et ça crée une volonté de fer et ce n'est pas parcequ'on souffre, qu'on ne peut pas vivre, d'ailleurs le corps et l'âme s'habituent à souffrir, après on le ressent moins.

Au niveau structure il existe l'Arche crée par Jean Vanier et sans doute d'autres structures de ce type (dommage qu'il en existe pas plus).

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Ponpon
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Avortement thérapeutique et pression sur les mères

Message non lu par Ponpon » dim. 13 oct. 2019, 1:19

Bonjour,

Sur ces questions(avortement, pma, gpa, etc), je ne pense pas que le point de vue chrétien puisse se faire entendre par des condamnations et des mots durs ("meurtres", priver un enfant de ses droits, etc.). Car ce sont des jugements qui condamnent et instaurent une lutte, un rapport de force qui coupe la relation. Je ne crois pas que ce soit une attitude qui corresponde à l'Esprit saint et à la gravité du problème.
Les gens qui ont recours à ces moyens technologiques ne le font pas dans l'intention de mal faire. Des femmes avortent dans des conditions dramatiques, et les accuser de participer à un meurtre, c'est les agresser et ne rien comprendre à ce qu'elles vivent.
Le Vatican, recemment, songeait à béatifier une catholique romaine contemporaine morte pour laisser la vie à son fils. Elle avait un cancer et le dilemme était terrible. Soit avorter pour se soigner par la chimio (car la chimio aurait détruit le bébé), soit laisser le cancer se propager pour mener la grossesse à terme, ce qui revenait à accepter de mourir pour la mère. La jeune femme a refusé l'avortement. Elle a fini par accoucher d'un enfant en pleine santé. Epuisée par tout ca, le cancer l'a dévorée peu de temps après.
Elle a donc donné sa vie pour son enfant, en toute connaissance de cause. Je crois que ces exemples de sainteté touchent la conscience morale des hommes, suscitant respect et admiration. Ca fait bien comprendre le sens de la position de l'église, qui voit dans le don de la vie un don de soi pour l'enfant qui vient, sans condamner qui que ce soit. La décision de cette femme est une lumière féconde qui appelle et élève la conscience des hommes. La béatifier serait la meilleure manière de montrer la position de l'église en touchant les coeurs, sans polémique. Ca fournit un sens et un repère profond, en faisant briller le bien dans l'obscurité. En voyant cet enfant galoper dans l'herbe, ca couperait le sifflet de tous ces médias qui ne pourraient plus s'en sortir en insultant de réactionnaire tout ce qui ne va pas dans leur sens. Et ainsi la légitimité morale de l'église serait entendue et comprise dans la noblesse de ce qu'elle défend, peu importe l'évolution de la loi en question.

Ca montre la voie de l'église sans agresser personne. Chacun sera libre d'entendre ou ne pas entendre le sens de la beauté tragique de ce sacrifice de cette jeune catholique qui a donné sa vie pour son enfant, et ceci pour des convictions nobles et très hautes qui n'ont rien à voir avec une bataille d'opinions politiques. Il faut savoir situer les choses à leur juste niveau.

La sainteté ne condamne pas et ne réforme pas la Terre, mais elle montre le Ciel!

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Re: Témoignages sur l'avortement

Message non lu par scroll44 » dim. 03 nov. 2019, 20:06

Bonjour à tous,

Je vais partager mon expérience avec vous sur l'IVG car elle me semble transposable à L'IMG quand je lis cette discussion.

J'ai commencé à lutter contre l'IVG sur le forum d'une revue catholique, forum maintenant disparu. Dans ce forum il y avait un groupe de pro-ivg constitué principalement par une femme qui avait avortée. Elle ne lachait jamais et était passée sur plusieurs forums pour justifier l'avortement. Nous avons bataillé longtemps chacun avec nos arguments. Le contenu je l'ai oublié et à vrai dire ce n'est pas le plus intéressant. Le plus intéressant c'est comment cela s'est terminé.

Et bien la femme qui défendait à corps et à cri l'avortement à commencer à faire une crise d'angoisse. Face à cette situation, j'ai arrêté la discussion (je n'était pas là pour la faire souffrir) et je lui ai dit qu'elle devrait réfléchir à l'origine de l'angoisse qui ne pouvait venir de mes messages.

Elle est revenue deux jours plus tard sur le forum, elle allait mieux et elle a fait ce qu'elle n'avait jamais fait avant : elle a témoigné de ce qu'elle avait vécu. Enceinte de jumeaux, un compagnon qui la laisse tomber, pas de revenu et aucune solution pour garder ces jumeaux. Elle avait avorté. Ce que cette femme criait sur tous les forums depuis des années c'était que les pro-ivg l'avait aidé à s'en sortir. Elle s'est rappelé aussi qu'elle avait beaucoup pleuré et que ce choix elle n'en voulait pas. Ce fut son dernier témoignage, elle n'a jamais soutenu l'avortement après.

A partir de là qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'avais-je à faire ? De la morale ? J'ai mis un peu de temps à comprendre mais c'est venu. Qu'est ce que je fais pour aider les femmes à garder leur bébé? Qu'est ce que je fais pour aider les femmes à aller mieux après un avortement ?

En effet, face à des femmes sans solutions pour garder leur bébé, il y a la solution de l'avortement avec des discours mielleux et déculpabilisateurs du planning familial qui trompent les femmes et, face à leur douleur et leur situation ces femmes sont à tort reconnaissantes. C'est le diable qui trompe et qui augmente ces troupes.

A l'époque, il y avait pas mal de forum IVG dont un " aufeminin.com" où la parole était libre. Je me suis installé sur ce forum et après beaucoup de luttes les premier mois, les pro-vie pouvaient intervenir librement sur ce forum. Deux choses les extrémistes étaient des deux cotés pro-vie et pro-ivg (simple remarque). Deuxième chose, j'ai passé mon temps pendant plusieurs années à prévenir les femmes de ce qu'était l'avortement et je les ai AIDE à garder leur bébé. Car le problème est là : Que faisons nous pour aider les femmes à garder leur bébé ? ou aller mieux ?

Cela n'empêche en rien de dire qu'avorter c'est tuer, elles l'acceptent tout à fait par contre parler de meurtre là on est dans l'extrémisme.

Je reviens au sujet, pour l'IMG que faisons nous pour aider ces femmes face à un bébé handicapé ? Il y a l'association Jean Vanier en effet. C'est un îlot lumineux dans la société. Qu'est-ce qui est fait par la société pour aider ces femmes : L'avortement. Il n'y a pas de quoi être fier pour notre société. ET en effet, il y a des pressions et les femmes n'ont souvent pas le choix comme pour l'IVG où le planning familial ne donne pas le choix en cas de pauvreté et de jeunesse de la mère.

Je ne suis pas un expert de l'IMG, je m'occupe seulement de l'IVG mais je vois que les réalités sont les mêmes. Alors qu'est ce que j'ai fait : J'ai participé à sauver des bébés en donnant aux mères toutes les informations sur les aides les centres ect. Ma science je l'ai mise dans un blog. Il s'appelle IVG Alternatives. Depuis il y a une loi qui est passée où on a plus le droit de dire à une femme de ne pas avorter c'est un barrage à l'avortement. Les extrémistes pro-ivg ont gagné cette bataille et elles/ils le paieront au jugement dernier. Une petite chose : elle n'ont pas tout gagné, la plupart des forums IVG ont fermé et le seul restant leur était déjà acquis, elle n'ont donc pas gagné de terrains mais perdu aussi des zones d'expressions. Des sites existent pour aider les femmes, elles les trouveront en cherchant sur internet dont sur mon blog. Je regrette le peu de visite sur celui-ci.

Enfin, je veux juste vous dire c'est bien de se battre pour faire connaître la vérité mais mesurez vos propos pour ne pas tomber dans l'extrémisme ET en même temps AIDER vos interlocutrices à trouver des solutions.

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Fleur de Lys
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Re: Témoignages sur l'avortement

Message non lu par Fleur de Lys » ven. 08 nov. 2019, 14:47

Scroll44,
scroll44 a écrit :
dim. 03 nov. 2019, 20:06
Enfin, je veux juste vous dire c'est bien de se battre pour faire connaître la vérité mais mesurez vos propos
Merci pour votre engagement. La Vérité, c'est bien elle qu'il faut défendre. On a réduit l'embryon et le foetus à un vulgaire amas cellulaire et donc logiquement il n'est pas plus culpabilisant de se débarrasser d'un embryon que d'un kyste...
On dit défendre la liberté des FEMMES mais sans leur donner toutes les cartes en main, le jeu est faussé.

Ponpon,
Très belle histoire en effet.

J'ai connu autant de femmes qui ont regretté leur avortement que de femmes qui assument très bien en disant "mais non, voyons ce n'était pas un bébé*". Moi je pense que si elles se rendaient vraiment compte, elles seraient effondrées - leur inconscient le sait peut-être et maintiendra l'illusion...

*petit apparté, est-ce que les végétariens et vegans - qui refusent de tuer les animaux pour les manger, utiliser leur cuir, etc... sont tout aussi farouchement contre l'avortement? Ca me semble aller de paire, non?

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Re: Témoignages sur l'avortement

Message non lu par Altior » ven. 08 nov. 2019, 17:08

scroll44 a écrit :
dim. 03 nov. 2019, 20:06
par contre parler de meurtre là on est dans l'extrémisme.
Je n'ai pas bien compris: pourquoi parler de meurtre serait dans l'extrémisme ? Si l'avortement n'est pas un meurtre, alors il est quoi ?

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