Le Collège des Bernardins
Re: Les "artistes" invités au collège des Bernardins
Cher Jean-Baptiste,
vous avez peut-être raison. Cependant, je m'étonne qu'aucune voix ne se soient élevée pour tenter de dénoncer l'implication de ces entreprises dans un projet catholique, comme cela est arrivé par le passé, notamment lors de visites papales...
Au contraire, c'est un concert de louanges venant de la "société civile". Golias y va même de son satisfecit, ce qui est une belle référence...
"Ce lieu vient d’être inauguré et se présente comme le cadre privilégié d’échanges culturels, dans un esprit d’ouverture. Un lieu qui pose aussi question. Sur le fond, en lui-même, le Centre des Bernardins est inattaquable et même excellent. La programmation est effectivement ouverte. Nous sommes très loin de l’étroitesse de vue bigote et intransigeante qu’on aurait pu croire." (Golias)
"Bertrand Delanoë a mis en avant un « lieu d’abord dédié à la paix entre les hommes ». Jean-Paul Huchon a loué la « sérénité cistercienne, le dépouillement et la simplicité » des lieux et déclaré de façon quelque peu déplacée de la part d’un homme politique qui se veut laïc (mais qui ne résista pas un jour à exprimer le bouleversement intérieur de la rencontre avec le Mgr Lustiger en des termes presque mystique !) : « nous devrions faire nos séminaires de réflexion ici. Je pense qu’il en sortirait des réflexions apaisées, ouvertes, seulement interrompues par de maigres périodes électorales »." (cités par Golias)
Il y a unanimité sur le Collège des Bernardins, "les Bernardins, c'est bien !". Golias va même jusqu'à accuser par avance les critiques et réticences d'être "intégristes" : "’il est assez probable que les intégristes vont critiquer cette initiative"...
Mon message sur la triade armement-banque-médias impliquée dans le financement de ce centre culturel catholique pose la question de son indépendance. L'Eglise aurait-elle reçue des aides financières si le projet avait été d'une culture catholique authentique et apostolique (i.e. malignement prosélyte) ? Comment ne pas s'interroger sur l'indépendance intellectuelle et morale des Bernardins ? Qui a fait le choix de ne pas mettre de crucifix dans la grande nef ? De le remplacer par un "Christ en gloire" niché derrière la librairie, caché par elle et d'ailleurs qu'on ne reconnaît pas comme étant un Christ ?
« Les critères de choix des artistes et des intervenants seront fixés par le comité d’orientation qui est en train de se mettre en place », poursuit Mgr Vingt-Trois. Ce comité d’orientation sera lui-même mandaté par un prestigieux comité de parrainage (Élie Barnavi, Michel Camdessus, Jacques Delors, Anne-Marie Idrac...)." (La Croix)
Le Comité d'orientation ne rend pas de comptes à l'archevêque de Paris, qui ne s'est engagé qu'à hauteur de 35% du financement, mais à un comité de parrainage :
• Patricia Barbizet (Directeur général de la Financière Pinault et administrateur directeur général d'Artémis, cette femme de 51 ans est derrière toutes les grandes manœuvres orchestrées par la famille Pinault. Elle siège aussi en tant que vice-président au conseil d'administration de PPR. Membre du Siècle. / Pinault, c'est Jeff Koons à Versailles, pour mémoire...)
• Elie Barnavi ( Historien israélien. Né en 1946 à Bucarest (Roumanie), il émigre avec ses parents en Israël. Après des études d'histoire et de sciences politiques à l'Université hébraïque de Jérusalem, à l'Université de Tel Aviv et à la Sorbonne, il est nommé professeur d'histoire de l'Occident moderne à l'Université de Tel Aviv, où il dirige le Centre d'études internationales. Il a aussi été directeur d'études à l'Institut de défense nationale et membre du mouvement La Paix Maintenant. Ambassadeur d'Israël en France de 2000 à 2002, il reprend ensuite son enseignement d'histoire à l'Université de Tel Aviv.)
• Jean-François Bénard
• Michel Camdessus (Président du Fonds monétaire international du 16 janvier 1987 au 14 février 2000, membre du Bilderberg)
• Patrick de Carolis (PDG Feance Télévision)
• Hélène Carrère d'Encausse
• Henri de Castries (PDG AXA, membre du Bilderberg)
• Bertrand Collomb (Membre de la table ronde des industriels européens (ERT),
Président de l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI), Vice président de la coalition mondiale de lutte contre le VIH/sida (Global Business Coalition on HIV/AIDS)
Membre de l'Institut de France (Académie des sciences morales et politiques), Membre du club Le Siècle et du Bilderberg.)
• Jacques Delors (Ancien ministre et président de la Commission européenne, président fondateur et membre du conseil d'administration du think tank Notre Europe, ainsi que membre d'honneur de l'Institut Aspen France, membre honoraire du Club de Rome.)
• Pierre Deschamps
• Anne-Marie Idrac (Secrétaire d'État en charge du Commerce extérieur dans le gouvernement de François Fillon, membre du conseil d'administration de l'Institut français de relations internationales (IFRI) )
• Anne Lauvergeon (PDG Areva, membre du Bilderberg)
• Maurice Lévy (PDG Publicis, Membre du conseil de la fondation du Forum économique mondial, a reçu l'International Leadership Award 2008 décerné par l´Anti-Defamation League (B'naï Brith), membre du club Le Siècle).
• Maria Nowak
• Michel Pébereau (Président le Conseil d'Administration de BNP Paribas, président de l'Institut Aspen France et par là même président du conseil de surveillance2 et du conseil d'orientation, membre du club Le Siècle, Administrateur de Total, Lafarge, membre du conseil de surveillance d'Axa)
• Felix Rohatyn (ambassadeur des États-Unis en France de 1997 à 2000, ancien président de Lazard, il est ou a été administrateur de Lagardère, LVMH, Rothschild Continuation Holding AG, Comcast, MCA, Pfizer et Suez, ainsi que membre du conseil de surveillance de Publicis depuis 2001, membre du Council on Foreign Relations, administrateur du Center for Strategic and International Studies (CSIS).)
• Geoffroy Roux de Bézieux (président de l'Unédic, membres de la Commission pour la libération de la croissance française, dite Commission Attali)
• Christiane Scrivener
http://www.iledefrance.fr/uploads/tx_ba ... e-2008.pdf
Bref, l'autonomie catholique du collège des Bernardins n'existe pas.
Je n'ai pas trop de temps, mais je vais quand même faire une petite recherche sur les membres de ces comités. Il est possible que je me trompe, Jean-Baptiste, je vous le concède, mais dans les deux sens, que la situation soit encore plus sale que ce que je m'imaginais. J'ai le sentiment que les Bernardins ne sont pas faits pour évangéliser, pas même pour dialoguer, mais pour contrôler les élites catholiques françaises, pour les séduire, les soumettre à la culture contemporaine, pour écraser la concurrence, c'est-à-dire les quelques initiatives catholiques proposées à Paris (Opus Dei, Ichtus, IPC, CEPHI) dans un esprit de fidélité au Magistère de l'Eglise.
La question, c'est "qui décide de quoi aux Bernardins ?"
En tout cas, le pauvre Vincent Aucante, est manifestement réduit au rôle d'éxécutant d'une politique culturelle qui vient d'en haut...
vous avez peut-être raison. Cependant, je m'étonne qu'aucune voix ne se soient élevée pour tenter de dénoncer l'implication de ces entreprises dans un projet catholique, comme cela est arrivé par le passé, notamment lors de visites papales...
Au contraire, c'est un concert de louanges venant de la "société civile". Golias y va même de son satisfecit, ce qui est une belle référence...
"Ce lieu vient d’être inauguré et se présente comme le cadre privilégié d’échanges culturels, dans un esprit d’ouverture. Un lieu qui pose aussi question. Sur le fond, en lui-même, le Centre des Bernardins est inattaquable et même excellent. La programmation est effectivement ouverte. Nous sommes très loin de l’étroitesse de vue bigote et intransigeante qu’on aurait pu croire." (Golias)
"Bertrand Delanoë a mis en avant un « lieu d’abord dédié à la paix entre les hommes ». Jean-Paul Huchon a loué la « sérénité cistercienne, le dépouillement et la simplicité » des lieux et déclaré de façon quelque peu déplacée de la part d’un homme politique qui se veut laïc (mais qui ne résista pas un jour à exprimer le bouleversement intérieur de la rencontre avec le Mgr Lustiger en des termes presque mystique !) : « nous devrions faire nos séminaires de réflexion ici. Je pense qu’il en sortirait des réflexions apaisées, ouvertes, seulement interrompues par de maigres périodes électorales »." (cités par Golias)
Il y a unanimité sur le Collège des Bernardins, "les Bernardins, c'est bien !". Golias va même jusqu'à accuser par avance les critiques et réticences d'être "intégristes" : "’il est assez probable que les intégristes vont critiquer cette initiative"...
Mon message sur la triade armement-banque-médias impliquée dans le financement de ce centre culturel catholique pose la question de son indépendance. L'Eglise aurait-elle reçue des aides financières si le projet avait été d'une culture catholique authentique et apostolique (i.e. malignement prosélyte) ? Comment ne pas s'interroger sur l'indépendance intellectuelle et morale des Bernardins ? Qui a fait le choix de ne pas mettre de crucifix dans la grande nef ? De le remplacer par un "Christ en gloire" niché derrière la librairie, caché par elle et d'ailleurs qu'on ne reconnaît pas comme étant un Christ ?
« Les critères de choix des artistes et des intervenants seront fixés par le comité d’orientation qui est en train de se mettre en place », poursuit Mgr Vingt-Trois. Ce comité d’orientation sera lui-même mandaté par un prestigieux comité de parrainage (Élie Barnavi, Michel Camdessus, Jacques Delors, Anne-Marie Idrac...)." (La Croix)
Le Comité d'orientation ne rend pas de comptes à l'archevêque de Paris, qui ne s'est engagé qu'à hauteur de 35% du financement, mais à un comité de parrainage :
• Patricia Barbizet (Directeur général de la Financière Pinault et administrateur directeur général d'Artémis, cette femme de 51 ans est derrière toutes les grandes manœuvres orchestrées par la famille Pinault. Elle siège aussi en tant que vice-président au conseil d'administration de PPR. Membre du Siècle. / Pinault, c'est Jeff Koons à Versailles, pour mémoire...)
• Elie Barnavi ( Historien israélien. Né en 1946 à Bucarest (Roumanie), il émigre avec ses parents en Israël. Après des études d'histoire et de sciences politiques à l'Université hébraïque de Jérusalem, à l'Université de Tel Aviv et à la Sorbonne, il est nommé professeur d'histoire de l'Occident moderne à l'Université de Tel Aviv, où il dirige le Centre d'études internationales. Il a aussi été directeur d'études à l'Institut de défense nationale et membre du mouvement La Paix Maintenant. Ambassadeur d'Israël en France de 2000 à 2002, il reprend ensuite son enseignement d'histoire à l'Université de Tel Aviv.)
• Jean-François Bénard
• Michel Camdessus (Président du Fonds monétaire international du 16 janvier 1987 au 14 février 2000, membre du Bilderberg)
• Patrick de Carolis (PDG Feance Télévision)
• Hélène Carrère d'Encausse
• Henri de Castries (PDG AXA, membre du Bilderberg)
• Bertrand Collomb (Membre de la table ronde des industriels européens (ERT),
Président de l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI), Vice président de la coalition mondiale de lutte contre le VIH/sida (Global Business Coalition on HIV/AIDS)
Membre de l'Institut de France (Académie des sciences morales et politiques), Membre du club Le Siècle et du Bilderberg.)
• Jacques Delors (Ancien ministre et président de la Commission européenne, président fondateur et membre du conseil d'administration du think tank Notre Europe, ainsi que membre d'honneur de l'Institut Aspen France, membre honoraire du Club de Rome.)
• Pierre Deschamps
• Anne-Marie Idrac (Secrétaire d'État en charge du Commerce extérieur dans le gouvernement de François Fillon, membre du conseil d'administration de l'Institut français de relations internationales (IFRI) )
• Anne Lauvergeon (PDG Areva, membre du Bilderberg)
• Maurice Lévy (PDG Publicis, Membre du conseil de la fondation du Forum économique mondial, a reçu l'International Leadership Award 2008 décerné par l´Anti-Defamation League (B'naï Brith), membre du club Le Siècle).
• Maria Nowak
• Michel Pébereau (Président le Conseil d'Administration de BNP Paribas, président de l'Institut Aspen France et par là même président du conseil de surveillance2 et du conseil d'orientation, membre du club Le Siècle, Administrateur de Total, Lafarge, membre du conseil de surveillance d'Axa)
• Felix Rohatyn (ambassadeur des États-Unis en France de 1997 à 2000, ancien président de Lazard, il est ou a été administrateur de Lagardère, LVMH, Rothschild Continuation Holding AG, Comcast, MCA, Pfizer et Suez, ainsi que membre du conseil de surveillance de Publicis depuis 2001, membre du Council on Foreign Relations, administrateur du Center for Strategic and International Studies (CSIS).)
• Geoffroy Roux de Bézieux (président de l'Unédic, membres de la Commission pour la libération de la croissance française, dite Commission Attali)
• Christiane Scrivener
http://www.iledefrance.fr/uploads/tx_ba ... e-2008.pdf
Bref, l'autonomie catholique du collège des Bernardins n'existe pas.
Je n'ai pas trop de temps, mais je vais quand même faire une petite recherche sur les membres de ces comités. Il est possible que je me trompe, Jean-Baptiste, je vous le concède, mais dans les deux sens, que la situation soit encore plus sale que ce que je m'imaginais. J'ai le sentiment que les Bernardins ne sont pas faits pour évangéliser, pas même pour dialoguer, mais pour contrôler les élites catholiques françaises, pour les séduire, les soumettre à la culture contemporaine, pour écraser la concurrence, c'est-à-dire les quelques initiatives catholiques proposées à Paris (Opus Dei, Ichtus, IPC, CEPHI) dans un esprit de fidélité au Magistère de l'Eglise.
La question, c'est "qui décide de quoi aux Bernardins ?"
En tout cas, le pauvre Vincent Aucante, est manifestement réduit au rôle d'éxécutant d'une politique culturelle qui vient d'en haut...
Dernière modification par Charles le mar. 25 nov. 2008, 18:04, modifié 1 fois.
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jeanbaptiste
- Pater civitatis

- Messages : 3085
- Inscription : mer. 30 avr. 2008, 2:40
Re: Les "artistes" invités au collège des Bernardins
Vous avez peut-être raison. Je ne savais pas que les entreprises mécènes avaient une place dans le Comité d'orientation (quoique à la réflexion cela paraisse logique).
En soi je ne crois pas que l'implication d'entreprises dans un tel projet nuise à la possibilité d'une certaine indépendance.
Ce qui m'étonne en revanche c'est cette information :
En tout cas, chacun y trouve son compte (comité de parrainage et André XXIII) sinon ce projet ne se serait jamais monté, et l'archevêque de Paris n'aurait jamais accepté l'orientation radicale du projet.
Dès lors il me semble que le projet soit bel et bien indépendant. Vous dites :
En soi je ne crois pas que l'implication d'entreprises dans un tel projet nuise à la possibilité d'une certaine indépendance.
Ce qui m'étonne en revanche c'est cette information :
35% c'est énorme ! J'ai le sentiment qu'André XXIII a abandonné ses droits au Comité de parrainage, car je ne vois pas ce qui pourrait lui interdire un certain "pouvoir" vu le financement qu'il apporte...«Le Comité d'orientation ne rend pas de comptes à l'archevêque de Paris, qui ne s'est engagé qu'à hauteur de 35% du financement, mais à un comité de parrainage»
En tout cas, chacun y trouve son compte (comité de parrainage et André XXIII) sinon ce projet ne se serait jamais monté, et l'archevêque de Paris n'aurait jamais accepté l'orientation radicale du projet.
Dès lors il me semble que le projet soit bel et bien indépendant. Vous dites :
Les informations que vous apportez m'amènent à penser que si l'archevêque de Paris avait pu mener à bien le projet sans l'aide de mécènes, il n'aurait guère été différent. Dès lors, je crois que la supposée dépendance ne soit pas le problème.Mon message sur la triade armement-banque-médias impliquée dans le financement de ce centre culturel catholique pose la question de son indépendance. L'Eglise aurait-elle reçue des aides financières si le projet avait été d'une culture catholique authentique et apostolique (i.e. malignement prosélyte) ?
Re: Les "artistes" invités au collège des Bernardins
A lire, dans le Monde :
http://www.lemonde.fr/opinions/article/ ... _3232.html
Philippe Dagen est capable du pire comme du meilleur, mais là, il dit vrai. Je suis ravi que de telles critiques passent maintenant dans le Monde, et plus seulement dans les feuilles dites "de droite".
http://www.lemonde.fr/opinions/article/ ... _3232.html
Philippe Dagen est capable du pire comme du meilleur, mais là, il dit vrai. Je suis ravi que de telles critiques passent maintenant dans le Monde, et plus seulement dans les feuilles dites "de droite".
Re: Collège des Bernardins : les "artistes" invités
Une phrase étonnante de Mgr Vingt-Trois au sujet du collège des Bernardins :
« il s’agit d’offrir un lieu de dialogue intellectuel et spirituel sans lequel les grands tournants de l’histoire ne peuvent se prendre dans la sérénité ».
De quels grands tournants de l'histoire veut-il parler ? De la déchristianisation de l'Europe, de la Post-Modernité, de l'avènement de la Religion de l'Humanité ou de l'Ere du Verseau, de l'effondrement moral des élites politiques européennes dans les domaines de la bioéthique et de la famille ? Et qui doit prendre ces grands tournants de l'histoire, qui aurait du mal à les prendre sereinement ? La classe politique, la société française, la franc-Maçonnerie, l'Union Européenne, l'Eglise catholique ?
De quoi s'agit-il ? Du ralliement de l'Eglise catholique française à la post-modernité, au relativisme moral et à la religion de l'humanité ? Ou quoi alors ? Du retour de la France au Catholicisme ?
« il s’agit d’offrir un lieu de dialogue intellectuel et spirituel sans lequel les grands tournants de l’histoire ne peuvent se prendre dans la sérénité ».
De quels grands tournants de l'histoire veut-il parler ? De la déchristianisation de l'Europe, de la Post-Modernité, de l'avènement de la Religion de l'Humanité ou de l'Ere du Verseau, de l'effondrement moral des élites politiques européennes dans les domaines de la bioéthique et de la famille ? Et qui doit prendre ces grands tournants de l'histoire, qui aurait du mal à les prendre sereinement ? La classe politique, la société française, la franc-Maçonnerie, l'Union Européenne, l'Eglise catholique ?
De quoi s'agit-il ? Du ralliement de l'Eglise catholique française à la post-modernité, au relativisme moral et à la religion de l'humanité ? Ou quoi alors ? Du retour de la France au Catholicisme ?
Re: Collège des Bernardins : les "artistes" invités
Le but du Collège des Bernardins est très précis. Ce n'est pas un instrument de la Nouvelle Evangélisation, ni même un lieu de dialogue. C'est une riposte, un outil façonné pour concurrencer directement l'offre de l'Eglise aux élites catholiques : Ichtus, Opus Dei, IPC, Légionnaires du Christ. Et étouffer tout esprit critique, toute conscience morale, toute voix pouvant dénoncer et gêner encore les entreprises de nos gouvernants.
Je fais ici aujourd'hui un pari : que rigueur doctrinale de l'Ecole Cathédrale s'infléchira dans les prochaines années, que des professeurs fidèles au Magistère de l'Eglise vont partir et être remplacés par d'autres beaucoup plus accommodants avec l'esprit du temps. Je me trompe peut-être, mais je tiens le pari. On aura bientôt une Ecole cathédrale post-moderne et relativiste, avec des enseignements donnés par des adversaires notoires du catholicisme. L'équivalent des séminaires marxisés des années 60-70, mais dans cette ligne post-moderne et relativiste...
Le but des Bernardins, c'est d'achever l'Eglise de France, de marginaliser les dernières voix catholiques au sein même de l'Eglise.
Je fais ici aujourd'hui un pari : que rigueur doctrinale de l'Ecole Cathédrale s'infléchira dans les prochaines années, que des professeurs fidèles au Magistère de l'Eglise vont partir et être remplacés par d'autres beaucoup plus accommodants avec l'esprit du temps. Je me trompe peut-être, mais je tiens le pari. On aura bientôt une Ecole cathédrale post-moderne et relativiste, avec des enseignements donnés par des adversaires notoires du catholicisme. L'équivalent des séminaires marxisés des années 60-70, mais dans cette ligne post-moderne et relativiste...
Le but des Bernardins, c'est d'achever l'Eglise de France, de marginaliser les dernières voix catholiques au sein même de l'Eglise.
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jean_droit
- Tribunus plebis

- Messages : 8381
- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
Visibilité : Le collège des Bernadins
Bonjour à tous,
Il m'a été confirmé, hier, que dans le collège des Bernardins à Paris il n'y avait pas de crucifix visible.
C'est assez surprenant pour une oeuvre qui veut diffuser la culture chrétienne et être un lieu d'échanges.
Le Christ n'est pas invité !
L'explication qui m'a été donnée est que ce sont, en bonne partie, des fonds publics - dons laïcs, si j'ai bien compris - qui ont aidé à cette réalisation.
On a, sans doute, peur que le Christ fasse "scandale".
Dommage ...
Mais on peut, aussi, en tant que chrétien, protester auprès du Collège des Bernardins. Ce que j'ai fait.
Et ce qui me fait sourire c'est, qu'au même moment, on nous a parlé de la nécessaire "visibilité" de l'Eglise.
Il m'a été confirmé, hier, que dans le collège des Bernardins à Paris il n'y avait pas de crucifix visible.
C'est assez surprenant pour une oeuvre qui veut diffuser la culture chrétienne et être un lieu d'échanges.
Le Christ n'est pas invité !
L'explication qui m'a été donnée est que ce sont, en bonne partie, des fonds publics - dons laïcs, si j'ai bien compris - qui ont aidé à cette réalisation.
On a, sans doute, peur que le Christ fasse "scandale".
Dommage ...
Mais on peut, aussi, en tant que chrétien, protester auprès du Collège des Bernardins. Ce que j'ai fait.
Et ce qui me fait sourire c'est, qu'au même moment, on nous a parlé de la nécessaire "visibilité" de l'Eglise.
Re: Visibilité : Le collège des Bernadins
Eh oui, pas de crucifix. Mais ce n'est qu'un symptôme, le mal est beaucoup plus profond et les "mécènes" des Bernardins n'ont pas l'intention de se contenter de ne pas mettre de crucifix... Les Bernardins ne sont pas une chose inerte, ils sont conçus pour agir, pour diffuser des concepts.
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jean_droit
- Tribunus plebis

- Messages : 8381
- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
Re: Visibilité : Le collège des Bernadins
Ce matin j'ai envoyé un message sur le sujet au collège des Bernardins.
La réponse fut claire :
" Bonjour monsieur,
Merci de votre message. Un très beau Christ domine toute la nef des Bernardins, peut-être ne l'avez-vous pas vu ? Il se trouve au fond de la nef, au dessus de la Table des Bernardins.
Bien cordialement"
Cette réponse tendrait à montrer que les informations que l'on m'a données étaient fausses.
Pourtant les personnes qui m'en ont parlé me semblent dignes de confiance.
Et c'est la seconde fois qu'on m'en parle.
Alors il doit y avoir confusion ou l'on ne parle pas de la même salle ...
Comme je n'y suis pas allé je ne saurai en dire plus.
J'irai voir ....
Ceci étant dit l'idée du collège des Bernardins me semble très bonne. A voir ce que cela deviendra ....
La réponse fut claire :
" Bonjour monsieur,
Merci de votre message. Un très beau Christ domine toute la nef des Bernardins, peut-être ne l'avez-vous pas vu ? Il se trouve au fond de la nef, au dessus de la Table des Bernardins.
Bien cordialement"
Cette réponse tendrait à montrer que les informations que l'on m'a données étaient fausses.
Pourtant les personnes qui m'en ont parlé me semblent dignes de confiance.
Et c'est la seconde fois qu'on m'en parle.
Alors il doit y avoir confusion ou l'on ne parle pas de la même salle ...
Comme je n'y suis pas allé je ne saurai en dire plus.
J'irai voir ....
Ceci étant dit l'idée du collège des Bernardins me semble très bonne. A voir ce que cela deviendra ....
Re: Visibilité : Le collège des Bernadins
Votre information était bonne, il n'y a pas de crucifix. Le Christ dont on vous parle n'est pas en croix, c'est une statue dont on ne reconnaît pas qu'elle représente un Christ et qui est reléguée à droite au fond de la nef derrière la librairie.
Dernière modification par Charles le jeu. 20 nov. 2008, 23:24, modifié 1 fois.
- Nanimo
- Prætor

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- Inscription : sam. 15 avr. 2006, 16:21
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Re: Le Collège des Bernardins
Ce que raconte Mgr, c'est trop. Cela ressemble à des men aces. Bon, c'est vu d'outre-Atlantique. Il faudrait que j'y vois de plus près. :>
(En fait, j'ai d'autres soucis. Sérieux. Des lectures à mener à terme et j'ai besoin de vos prières de soutien.)
(En fait, j'ai d'autres soucis. Sérieux. Des lectures à mener à terme et j'ai besoin de vos prières de soutien.)
Lest we boast
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Re: Le Collège des Bernardins
Sur le site du collège des Bernardins, extraordinaire vidéo ou C. Parmiggiani définit l'art comme parasitisme et se définit lui-même comme parasite, sangsue, vermine :
"L'espace est le sang de l'oeuvre. [...] Donc ce que je cherche ce sont précisément ces lieux. Je cherche un abri pour mon oeuvre en essayant de la conduire en ces lieux où elle pourrait trouver ce sang qui lui donne la vie. [...] Cette vie, je la trouve dans les lieux qui la recèlent dans leurs murs [...] Il faut ressentir que ces lieux portent la culture en leur sein, qu'ils sont imprégnés du sentiment de la beauté de la culture, qu'ils portent en eux les sentiments dont l'oeuvre doit parler." (C. Parmiggiani)
"L'espace est le sang de l'oeuvre. [...] Donc ce que je cherche ce sont précisément ces lieux. Je cherche un abri pour mon oeuvre en essayant de la conduire en ces lieux où elle pourrait trouver ce sang qui lui donne la vie. [...] Cette vie, je la trouve dans les lieux qui la recèlent dans leurs murs [...] Il faut ressentir que ces lieux portent la culture en leur sein, qu'ils sont imprégnés du sentiment de la beauté de la culture, qu'ils portent en eux les sentiments dont l'oeuvre doit parler." (C. Parmiggiani)
Re: Le Collège des Bernardins
Le Comité de parrainage des Bernardins comporte 16 membres qui mandatent le Comité d'orientation. En voici l'organigramme.
Dans l'ordre hiérarchique, on compte :
1 membre du Council on Foreign Relations : Felix Rohatyn
1 ancien ambassadeur des Etats-Unis en France (également administrateur du Center for Strategic and International Studies, Washington, D.C) : Felix Rohatyn
1 ancien ambassadeur d'Israël en France (également ancien directeur d'études à l'Institut de défense nationale, Tel-Aviv) : Elie Barnavi
6 membres ou anciens membres du Bilderberg : Michel Camdessus, Henri de Castries, Bertrand Collomb, Jacques Delors, Anne Lauvergeon, Felix Rohatyn
3 membres ou anciens membres de la Commision Trilatérale : Jacques Delors, Bertrand Collomb, Anne Lauvergeon
3 membres du club Le Siècle : Maurice Lévy, Michel Pébereau, Bertrand Collomb
2 membres de l'IFRI : Bertrand Collomb, Anne-Marie Idrac
C'est incroyable comme ce petit centre culturel catholique diocésain semble avoir de l'importance au niveau international !!!!
Je dis que loin, très loin de seulement pouvoir prononcer à voix basse les mots d'indépendance ou d'autonomie, ce dont il sera question aux Bernardins, c'est d'absolue soumission, du servage le plus brutal. Il ne faut pas rêver, jamais le Collège des Bernardins ne sera autorisé à poser la moindre question, à avoir la moindre action pouvant gêner le comité de parrainage. On ne pensera rien aux Bernardins qui puisse déranger les Etats-Unis et Israël ou menacer leurs intérêts. Les dangers de la mondialisation et du gouvernement mondial, les guerres états-uniennes et israéliennes, la politique mondiale de limitation des naissances, la question palestinienne, la situation en Irak, les causes de la crise financière et la perversion du système bancaire, la politique sécuritaire des gouvernements libéraux... si jamais ces choses viennent à être discutées aux Bernardins, vous pouvez être sûrs que les conclusions seront favorables aux intérêts des EU, d'Israël, aux programmes mondialistes et européistes. Quant aux voix de Mgr Beau et M. Aucante les directeur et directeur culturel des Bernardins, elle ne pèsent strictement rien face au Comité de parrainage, c'est de la crotte de moineau, ils ne feront qu'obéir. Et si jamais il y a un conflit, certainement pas avec Mgr Beau ni avec Aucante, mais peut-être avec le Père Antoine Guggenheim, responsable du "Pôle de recherche" et de la Chaire des Bernardins, Mgr vingt-Trois arbitrera dans le sens qu'il faut, comme il a su si bien le faire dans le cas du Lycée La Rochefoucauld...
Le Collège des Bernardins n'est pas un centre culturel catholique, c'est une courroie de transmission libérale et mondialiste.
Dans l'ordre hiérarchique, on compte :
1 membre du Council on Foreign Relations : Felix Rohatyn
1 ancien ambassadeur des Etats-Unis en France (également administrateur du Center for Strategic and International Studies, Washington, D.C) : Felix Rohatyn
1 ancien ambassadeur d'Israël en France (également ancien directeur d'études à l'Institut de défense nationale, Tel-Aviv) : Elie Barnavi
6 membres ou anciens membres du Bilderberg : Michel Camdessus, Henri de Castries, Bertrand Collomb, Jacques Delors, Anne Lauvergeon, Felix Rohatyn
3 membres ou anciens membres de la Commision Trilatérale : Jacques Delors, Bertrand Collomb, Anne Lauvergeon
3 membres du club Le Siècle : Maurice Lévy, Michel Pébereau, Bertrand Collomb
2 membres de l'IFRI : Bertrand Collomb, Anne-Marie Idrac
C'est incroyable comme ce petit centre culturel catholique diocésain semble avoir de l'importance au niveau international !!!!
Je dis que loin, très loin de seulement pouvoir prononcer à voix basse les mots d'indépendance ou d'autonomie, ce dont il sera question aux Bernardins, c'est d'absolue soumission, du servage le plus brutal. Il ne faut pas rêver, jamais le Collège des Bernardins ne sera autorisé à poser la moindre question, à avoir la moindre action pouvant gêner le comité de parrainage. On ne pensera rien aux Bernardins qui puisse déranger les Etats-Unis et Israël ou menacer leurs intérêts. Les dangers de la mondialisation et du gouvernement mondial, les guerres états-uniennes et israéliennes, la politique mondiale de limitation des naissances, la question palestinienne, la situation en Irak, les causes de la crise financière et la perversion du système bancaire, la politique sécuritaire des gouvernements libéraux... si jamais ces choses viennent à être discutées aux Bernardins, vous pouvez être sûrs que les conclusions seront favorables aux intérêts des EU, d'Israël, aux programmes mondialistes et européistes. Quant aux voix de Mgr Beau et M. Aucante les directeur et directeur culturel des Bernardins, elle ne pèsent strictement rien face au Comité de parrainage, c'est de la crotte de moineau, ils ne feront qu'obéir. Et si jamais il y a un conflit, certainement pas avec Mgr Beau ni avec Aucante, mais peut-être avec le Père Antoine Guggenheim, responsable du "Pôle de recherche" et de la Chaire des Bernardins, Mgr vingt-Trois arbitrera dans le sens qu'il faut, comme il a su si bien le faire dans le cas du Lycée La Rochefoucauld...
Le Collège des Bernardins n'est pas un centre culturel catholique, c'est une courroie de transmission libérale et mondialiste.
Dernière modification par Charles le mer. 26 nov. 2008, 12:02, modifié 1 fois.
Re: Le Collège des Bernardins
Le N°1 des Bernardins, Félix Rohatyn...

Felix George Rohatyn, né le 29 mai 1928 à Vienne, a travaillé dans plusieurs groupes bancaires et a été ambassadeur des États-Unis en France de 1997 à 2000. Parlant anglais, allemand, portugais et français, licencié de physique du Middlebury College en 1949, il rejoint comme stagiaire à 20 ans la banque Lazard Frères et travaille sous la direction du banquier français André Meyer. Il devient associé en 1961, puis Managing Director (directeur de la branche américaine de Lazard) jusqu'en 19975, date à laquelle il deviendra ambassadeur. Felix Rohatyn a appartenu à la Conférence des Gouverneurs du New York Stock Exchange de 1968 à 1972. Bill Clinton nomme Felix Rohatyn ambassadeur des États-Unis en France en mai 1997, après qu'a été évoquée sa nomination en Grande-Bretagne. Felix Rohatyn avait déjà eu des contacts avec François Mitterrand (qui l'avait nommé Chevalier de la Légion d'Honneur en 1983), et où la banque Lazard est implantée. Il est en poste en France du 11 septembre 1997 au 28 décembre 2000. Il a travaillé avec la France sur les questions de croissance, l'Afrique et l'OTAN. Ancien président de Lazard, il est ou a été administrateur de Lagardère, LVMH, Rothschild Continuation Holding AG, Comcast, MCA, Pfizer et Suez, ainsi que membre du conseil de surveillance de Publicis depuis 2001.
Il est également le PDG de Rohatyn Associates LLC, entreprise qu'il a créée en 2001 et spécialisée dans les fusions-acquisitions. Depuis 2006, il est président et haut conseiller des comités de conseil internationaux de Lehman Brothers. Après sa carrière diplomatique, il est entré au Council on Foreign Relations, et est l'un des administrateurs du Center for Strategic and International Studies (CSIS).
Extraits de la programmation des Bernardins :
Cycle : Questions d’actualité
"L'avenir du Caucase : Abkhazie, Géorgie, Ossétie, Tchétchénie"
mardi 7 octobre
Avec la participation de :
Gwenaêlle Lenoir, grand reporter à FR3, envoyée spéciale en Géorgie
Colloque
"Les religions au risque de la mondialisation : Quel regard cinquante ans après celui de Teilhard ?"
les 7 et 8 novembre 2008
PREMIERE PARTIE : le samedi 8 novembre 2008, de 9 à 12h
Risques et opportunités de la mondialisation pour les religions ?
• Conférence débat : Les religions face à la globalisation du monde
• Table ronde : Quand la mondialisation interpelle les religions avec Jacques Attali, Prospectiviste et écrivain
DEUXIEME PARTIE : le samedi 8 novembre après-midi de 14 à 17h
Quelles réponses du christianisme ?
• Conférence débat : La construction de la noosphère et le dialogue interreligieux selon Teilhard de Chardin. Qu'en est-il aujourd'hui ?
• Table ronde : Le christianisme dans la mondialisation

Felix George Rohatyn, né le 29 mai 1928 à Vienne, a travaillé dans plusieurs groupes bancaires et a été ambassadeur des États-Unis en France de 1997 à 2000. Parlant anglais, allemand, portugais et français, licencié de physique du Middlebury College en 1949, il rejoint comme stagiaire à 20 ans la banque Lazard Frères et travaille sous la direction du banquier français André Meyer. Il devient associé en 1961, puis Managing Director (directeur de la branche américaine de Lazard) jusqu'en 19975, date à laquelle il deviendra ambassadeur. Felix Rohatyn a appartenu à la Conférence des Gouverneurs du New York Stock Exchange de 1968 à 1972. Bill Clinton nomme Felix Rohatyn ambassadeur des États-Unis en France en mai 1997, après qu'a été évoquée sa nomination en Grande-Bretagne. Felix Rohatyn avait déjà eu des contacts avec François Mitterrand (qui l'avait nommé Chevalier de la Légion d'Honneur en 1983), et où la banque Lazard est implantée. Il est en poste en France du 11 septembre 1997 au 28 décembre 2000. Il a travaillé avec la France sur les questions de croissance, l'Afrique et l'OTAN. Ancien président de Lazard, il est ou a été administrateur de Lagardère, LVMH, Rothschild Continuation Holding AG, Comcast, MCA, Pfizer et Suez, ainsi que membre du conseil de surveillance de Publicis depuis 2001.
Il est également le PDG de Rohatyn Associates LLC, entreprise qu'il a créée en 2001 et spécialisée dans les fusions-acquisitions. Depuis 2006, il est président et haut conseiller des comités de conseil internationaux de Lehman Brothers. Après sa carrière diplomatique, il est entré au Council on Foreign Relations, et est l'un des administrateurs du Center for Strategic and International Studies (CSIS).
Extraits de la programmation des Bernardins :
Cycle : Questions d’actualité
"L'avenir du Caucase : Abkhazie, Géorgie, Ossétie, Tchétchénie"
mardi 7 octobre
Avec la participation de :
Gwenaêlle Lenoir, grand reporter à FR3, envoyée spéciale en Géorgie
Colloque
"Les religions au risque de la mondialisation : Quel regard cinquante ans après celui de Teilhard ?"
les 7 et 8 novembre 2008
PREMIERE PARTIE : le samedi 8 novembre 2008, de 9 à 12h
Risques et opportunités de la mondialisation pour les religions ?
• Conférence débat : Les religions face à la globalisation du monde
• Table ronde : Quand la mondialisation interpelle les religions avec Jacques Attali, Prospectiviste et écrivain
DEUXIEME PARTIE : le samedi 8 novembre après-midi de 14 à 17h
Quelles réponses du christianisme ?
• Conférence débat : La construction de la noosphère et le dialogue interreligieux selon Teilhard de Chardin. Qu'en est-il aujourd'hui ?
• Table ronde : Le christianisme dans la mondialisation
Re: Le Collège des Bernardins
A noter bien sûr aussi, en plus de l'absence de tout crucifix dans les locaux des Bernardins, l'absence de chapelle ou d'oratoire. Sur 5 000 m2 de surface utile, on n'a pas même trouvé de quoi mettre une croix et un prie-dieu dans un placard !
"« LA FOI COMME CULTURE, EXPRESSION DE LA DIGNITÉ DE L’HOMME
Pour tout chrétien, la vie humaine est culture en ce sens que par elle, l’homme se distingue et se différencie de tout ce qui existe par ailleurs dans le monde visible. L’homme ne peut pas se passer de culture, qui peut être définie dans une société donnée comme une mémoire et un langage commun, un mode de vie dont le langage symbolique est compréhensible par chacun. Chaque culture exprime une conception de l’homme portée solidairement par une société. Il est donc important que la foi chrétienne puisse se faire culture. Reconnaître l’homme dans sa foi, c’est lui donner la possibilité, au nom de sa foi et au nom même du Christ, de comprendre sa culture – voire de la critiquer – et de discerner la façon dont la Révélation chrétienne interroge chaque culture et chaque conception de l’homme. La question est de savoir s’il peut y avoir une conception de l’homme commune et comment celle-ci est portée par la société d’aujourd’hui. C’est cette interrogation qui nous permet d’entrer en débat avec le monde contemporain. Pour chacun, qu’il soit croyant ou non, la question « qu’est ce que le bien de l’homme ? » va trouver son interprétation dans la liberté du dialogue avec l’autre ainsi que dans celui qu’il a au plus profond de lui-même. Pour le chrétien, elle rappelle à chacun que l’homme ne trouve sa dignité que dans sa relation à Dieu et que le chrétien ne trouve sa liberté qu’en acquérant la capacité de rendre compte rationnellement de sa foi dans la culture de son temps. »
(Par Mgr Beau, évêque auxiliaire de Paris, directeur du Collège des Bernardins.)
"Il est donc important que la foi chrétienne puisse se faire culture."
- Phrase étonnante : si elle est à faire, cela signifie-t-il qu'il n'existe pas déjà de culture chrétienne ? En plus encore, pour la foi, "se faire culture", cela ne s'appelle-t-il pas sécularisation ?
"La question est de savoir s’il peut y avoir une conception de l’homme commune et comment celle-ci est portée par la société d’aujourd’hui."
- Fausse question. Bien sûr qu'il y a une conception de l'homme commune portée par la société d'aujourd'hui, Jean-Paul II l'a très bien définie comme "culture de mort". Et cette conception commune exclue absolument tout ce qui relève du catholicisme. Le catholicisme n'appartient pas à cette communauté, car s'il y avait une conception de l'homme commune au catholicisme et à la société d'aujourd'hui, on n'en serait pas à l'avortement, la contraception, au divorce, l'eugénisme, au clonage, à la pornographie de masse, aux hybrides et manipulations sur les embryons, au PACS, au refus de Chirac d'inscrire la mention de l'héritage chrétien de l'Europe dans le projet de constitution de l'UE, aux déclarations de Sarkozy sur le Nouvel Ordre Mondial et bientôt à l'euthanasie et à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels.
"Pour chacun, qu’il soit croyant ou non, la question « qu’est ce que le bien de l’homme ? » va trouver son interprétation dans la liberté du dialogue avec l’autre ainsi que dans celui qu’il a au plus profond de lui-même."
- La "question" va trouver son "interprétation" ? Cette "interprétation", il semble que c'est une façon de ne pas dire "réponse", "réponse" étant politiquement incorrect, c'est beau la langue de bois... Noter aussi comment il s'agit du "croyant" en général.
"le chrétien ne trouve sa liberté qu’en acquérant la capacité de rendre compte rationnellement de sa foi dans la culture de son temps"
- Je croyais que c'était la Vérité qui nous libérait, la Grâce et la fréquentation des Sacrements. Et comment les catholiques ont-ils rendu compte rationnellement de la foi catholique dans les cultures nazie, fasciste ou soviétique ? Par le martyre. Il n'y a aucune obligation pour le catholicisme de s'intégrer à la culture de son temps, tout au contraire :
"ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait." (Rm 12, 2)
Le monde présent expulse le catholicisme et c'est l'occasion pour l'Eglise de s'unir encore plus étroitement au Christ qui a lui aussi été expulsé de la même façon.
"Heureux êtes-vous, quand les hommes vous haïront, quand ils vous frapperont d'exclusion et qu'ils insulteront et proscriront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme.
Réjouissez-vous ce jour-là et tressaillez d'allégresse, car voici que votre récompense sera grande dans le ciel. C'est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes." (Lc 6, 22-23)
Ce n'est certainement pas avec un comité de parrainage composé de membres du Bilderberg et une programmation artistique tout ce qu'il y de plus compromise avec le mensonge et les simulacres, et servile envers le monde présent, que le Collège des Bernardins fera entendre une voix prophétique. Mais en paiement de leur compromission, les Bernardins reçoivent les louanges de Bertrand Delanoé, Jean-Paul Huchon, de Golias, des médias rompus aux attaques contre tout ce que l'Eglise entreprend de saint.
"« LA FOI COMME CULTURE, EXPRESSION DE LA DIGNITÉ DE L’HOMME
Pour tout chrétien, la vie humaine est culture en ce sens que par elle, l’homme se distingue et se différencie de tout ce qui existe par ailleurs dans le monde visible. L’homme ne peut pas se passer de culture, qui peut être définie dans une société donnée comme une mémoire et un langage commun, un mode de vie dont le langage symbolique est compréhensible par chacun. Chaque culture exprime une conception de l’homme portée solidairement par une société. Il est donc important que la foi chrétienne puisse se faire culture. Reconnaître l’homme dans sa foi, c’est lui donner la possibilité, au nom de sa foi et au nom même du Christ, de comprendre sa culture – voire de la critiquer – et de discerner la façon dont la Révélation chrétienne interroge chaque culture et chaque conception de l’homme. La question est de savoir s’il peut y avoir une conception de l’homme commune et comment celle-ci est portée par la société d’aujourd’hui. C’est cette interrogation qui nous permet d’entrer en débat avec le monde contemporain. Pour chacun, qu’il soit croyant ou non, la question « qu’est ce que le bien de l’homme ? » va trouver son interprétation dans la liberté du dialogue avec l’autre ainsi que dans celui qu’il a au plus profond de lui-même. Pour le chrétien, elle rappelle à chacun que l’homme ne trouve sa dignité que dans sa relation à Dieu et que le chrétien ne trouve sa liberté qu’en acquérant la capacité de rendre compte rationnellement de sa foi dans la culture de son temps. »
(Par Mgr Beau, évêque auxiliaire de Paris, directeur du Collège des Bernardins.)
"Il est donc important que la foi chrétienne puisse se faire culture."
- Phrase étonnante : si elle est à faire, cela signifie-t-il qu'il n'existe pas déjà de culture chrétienne ? En plus encore, pour la foi, "se faire culture", cela ne s'appelle-t-il pas sécularisation ?
"La question est de savoir s’il peut y avoir une conception de l’homme commune et comment celle-ci est portée par la société d’aujourd’hui."
- Fausse question. Bien sûr qu'il y a une conception de l'homme commune portée par la société d'aujourd'hui, Jean-Paul II l'a très bien définie comme "culture de mort". Et cette conception commune exclue absolument tout ce qui relève du catholicisme. Le catholicisme n'appartient pas à cette communauté, car s'il y avait une conception de l'homme commune au catholicisme et à la société d'aujourd'hui, on n'en serait pas à l'avortement, la contraception, au divorce, l'eugénisme, au clonage, à la pornographie de masse, aux hybrides et manipulations sur les embryons, au PACS, au refus de Chirac d'inscrire la mention de l'héritage chrétien de l'Europe dans le projet de constitution de l'UE, aux déclarations de Sarkozy sur le Nouvel Ordre Mondial et bientôt à l'euthanasie et à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels.
"Pour chacun, qu’il soit croyant ou non, la question « qu’est ce que le bien de l’homme ? » va trouver son interprétation dans la liberté du dialogue avec l’autre ainsi que dans celui qu’il a au plus profond de lui-même."
- La "question" va trouver son "interprétation" ? Cette "interprétation", il semble que c'est une façon de ne pas dire "réponse", "réponse" étant politiquement incorrect, c'est beau la langue de bois... Noter aussi comment il s'agit du "croyant" en général.
"le chrétien ne trouve sa liberté qu’en acquérant la capacité de rendre compte rationnellement de sa foi dans la culture de son temps"
- Je croyais que c'était la Vérité qui nous libérait, la Grâce et la fréquentation des Sacrements. Et comment les catholiques ont-ils rendu compte rationnellement de la foi catholique dans les cultures nazie, fasciste ou soviétique ? Par le martyre. Il n'y a aucune obligation pour le catholicisme de s'intégrer à la culture de son temps, tout au contraire :
"ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait." (Rm 12, 2)
Le monde présent expulse le catholicisme et c'est l'occasion pour l'Eglise de s'unir encore plus étroitement au Christ qui a lui aussi été expulsé de la même façon.
"Heureux êtes-vous, quand les hommes vous haïront, quand ils vous frapperont d'exclusion et qu'ils insulteront et proscriront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme.
Réjouissez-vous ce jour-là et tressaillez d'allégresse, car voici que votre récompense sera grande dans le ciel. C'est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes." (Lc 6, 22-23)
Ce n'est certainement pas avec un comité de parrainage composé de membres du Bilderberg et une programmation artistique tout ce qu'il y de plus compromise avec le mensonge et les simulacres, et servile envers le monde présent, que le Collège des Bernardins fera entendre une voix prophétique. Mais en paiement de leur compromission, les Bernardins reçoivent les louanges de Bertrand Delanoé, Jean-Paul Huchon, de Golias, des médias rompus aux attaques contre tout ce que l'Eglise entreprend de saint.
Dernière modification par Charles le mer. 26 nov. 2008, 16:18, modifié 3 fois.
Re: Le Collège des Bernardins
Sur le site de la Conférence des Evêques de France :
"Une programmation artistique ancrée dans le monde contemporain
Le lieu propose, ensuite, avec une présence artistique importante, -musique, cinéma, exposition d'art contemporain- comme « une école du regard ». « Les artistes sont des témoins de notre société, de son espérance, de ses douleurs », assure le directeur culturel. Et si le choix d'une approche contemporaine peut être déroutante pour le public, l'invitation est de regarder le monde d'aujourd'hui au-delà des idées préconçues."
"Vincent Aucante précise encore : « Nous ne souhaitons pas mettre tout le monde d'accord, mais nous espérons de vrais débats, un échange de savoir. Ce projet est sans précédant, inattendu et oblige à certaines remise en cause. Il bouleverse les habitudes, nous marchons sur la ligne de crête de l'Église et de la société ! »"
Sur le site des Bernardins :
"Il s'agit de donner à voir et à entendre l'art tel qu'il est sans a priori thématique ou religieux...
Regarder donc le monde contemporain au-delà de la foi catholique et de l'esprit de Vérité, le regarder sans cet "'Esprit de Vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu'il ne le voit pas ni ne le reconnaît" (Jn 14, 17). Et donner à voir non pas l"'art tel qu'il est" mais l'imposture contemporaine d'un simulacre d'art.
Au sujet des simulacres et mensonges ainsi que des "idées préconçues" :
"Sache bien, par ailleurs, que dans les derniers jours surviendront des moments difficiles.
Les hommes en effet seront égoïstes, cupides, vantards, orgueilleux, diffamateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, sacrilèges,
sans cœur, sans pitié, médisants, intempérants, intraitables, ennemis du bien,
délateurs, effrontés, aveuglés par l'orgueil, plus amis de la volupté que de Dieu,
ayant les apparences de la piété mais reniant ce qui en est la force. Ceux-là aussi, évite-les.
Ils sont bien du nombre, ceux qui s'introduisent dans les maisons et envoûtent des femmelettes chargées de péchés, entraînées par toutes sortes de passions et qui,
toujours à s'instruire, ne sont jamais capables de parvenir à la connaissance de la vérité.
A l'exemple de Jannès et de Jambrès qui se dressèrent contre Moïse, ils se dressent, eux aussi, contre la vérité, hommes à l'esprit corrompu, sans garantie en matière de foi.
Mais ils n'iront pas plus loin, car leur folie sera démasquée aux yeux de tous, comme le fut celle des deux autres.
Pour toi, tu m'as suivi dans mon enseignement, ma conduite, mes projets, ma foi, ma patience, ma charité, ma constance
dans les persécutions et les souffrances qui me sont survenues à Antioche, à Iconium, à Lystres. Quelles persécutions n'ai-je pas eu à subir ! Et de toutes le Seigneur m'a délivré.
Oui, tous ceux qui veulent vivre dans le Christ avec piété seront persécutés.
Quant aux pécheurs et aux charlatans, ils feront toujours plus de progrès dans le mal, à la fois trompeurs et trompés.
Pour toi, tiens-toi à ce que tu as appris et dont tu as acquis la certitude. Tu sais de quels maîtres tu le tiens..." (2 Timothée 3, 1-14)
Avec l'art contemporain, le Collège des Bernardins a fait le choix du charlatanisme et du mensonge. Il a choisi des "témoins de notre société", et les plus corrompus, plutôt que des témoins de la vérité et du Christ. Le Collège des Bernardins témoigne donc du nihilisme, du relativisme et de l'athéisme contemporains. Il rejette les artistes d'aujourd'hui qui ont quelque chose à dire sur le mode intemporel de l'art et parmi eux, les quelques artistes dont l'art ajoute à l'expression de la vérité humaine celle de l'Evangile. Les commanditaires des Bernardins appellent la sensibilité artistique : "a priori", "idées préconçues"... Pour faire accepter les simulacres des charlatans, ils veulent obliger "à certaines remises en cause", c'est-à-dire à abandonner la sensibilité artistique et à se soumettre au mensonge et au néant. Telle est l'ambition des Bernardins.
Et ce n'est pas que "le choix d'une approche contemporaine" puisse "être déroutante pour le public", c'est que la foi catholique est sensée donner un sens intime de la vérité qui retient d'adhérer aux simulacres et mensonges quels qu'ils soient. Etre catholique, c'est aussi refuser d'admettre que 2+2=5 comme le voulaient les régimes totalitaires, et c'est forcément refuser de confondre les simulacres les plus pathétiques produits par des charlatans avec des oeuvres d'art, c'est savoir que si La Pravda s'appelait "La Vérité" cela ne suffisait pas à convertir tous ses mensonges en vérités, et savoir que si on parle "d'art" contemporain, cela ne suffit pas à convertir ses simulacres stériles en oeuvres d'art.
Le Collège des Bernardins annonce l'ultime abdication de l'Eglise de France. Il y a avait eu le ralliement à la République, c'est maintenant l'heure du ralliement à la post-modernité et à la mondialisation. Et qui est à l'avant-garde de notre soumission ? Toujours les mêmes, trop heureux de réintégrer le conformisme social le plus servile...
"Une programmation artistique ancrée dans le monde contemporain
Le lieu propose, ensuite, avec une présence artistique importante, -musique, cinéma, exposition d'art contemporain- comme « une école du regard ». « Les artistes sont des témoins de notre société, de son espérance, de ses douleurs », assure le directeur culturel. Et si le choix d'une approche contemporaine peut être déroutante pour le public, l'invitation est de regarder le monde d'aujourd'hui au-delà des idées préconçues."
"Vincent Aucante précise encore : « Nous ne souhaitons pas mettre tout le monde d'accord, mais nous espérons de vrais débats, un échange de savoir. Ce projet est sans précédant, inattendu et oblige à certaines remise en cause. Il bouleverse les habitudes, nous marchons sur la ligne de crête de l'Église et de la société ! »"
Sur le site des Bernardins :
"Il s'agit de donner à voir et à entendre l'art tel qu'il est sans a priori thématique ou religieux...
Regarder donc le monde contemporain au-delà de la foi catholique et de l'esprit de Vérité, le regarder sans cet "'Esprit de Vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu'il ne le voit pas ni ne le reconnaît" (Jn 14, 17). Et donner à voir non pas l"'art tel qu'il est" mais l'imposture contemporaine d'un simulacre d'art.
Au sujet des simulacres et mensonges ainsi que des "idées préconçues" :
"Sache bien, par ailleurs, que dans les derniers jours surviendront des moments difficiles.
Les hommes en effet seront égoïstes, cupides, vantards, orgueilleux, diffamateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, sacrilèges,
sans cœur, sans pitié, médisants, intempérants, intraitables, ennemis du bien,
délateurs, effrontés, aveuglés par l'orgueil, plus amis de la volupté que de Dieu,
ayant les apparences de la piété mais reniant ce qui en est la force. Ceux-là aussi, évite-les.
Ils sont bien du nombre, ceux qui s'introduisent dans les maisons et envoûtent des femmelettes chargées de péchés, entraînées par toutes sortes de passions et qui,
toujours à s'instruire, ne sont jamais capables de parvenir à la connaissance de la vérité.
A l'exemple de Jannès et de Jambrès qui se dressèrent contre Moïse, ils se dressent, eux aussi, contre la vérité, hommes à l'esprit corrompu, sans garantie en matière de foi.
Mais ils n'iront pas plus loin, car leur folie sera démasquée aux yeux de tous, comme le fut celle des deux autres.
Pour toi, tu m'as suivi dans mon enseignement, ma conduite, mes projets, ma foi, ma patience, ma charité, ma constance
dans les persécutions et les souffrances qui me sont survenues à Antioche, à Iconium, à Lystres. Quelles persécutions n'ai-je pas eu à subir ! Et de toutes le Seigneur m'a délivré.
Oui, tous ceux qui veulent vivre dans le Christ avec piété seront persécutés.
Quant aux pécheurs et aux charlatans, ils feront toujours plus de progrès dans le mal, à la fois trompeurs et trompés.
Pour toi, tiens-toi à ce que tu as appris et dont tu as acquis la certitude. Tu sais de quels maîtres tu le tiens..." (2 Timothée 3, 1-14)
Avec l'art contemporain, le Collège des Bernardins a fait le choix du charlatanisme et du mensonge. Il a choisi des "témoins de notre société", et les plus corrompus, plutôt que des témoins de la vérité et du Christ. Le Collège des Bernardins témoigne donc du nihilisme, du relativisme et de l'athéisme contemporains. Il rejette les artistes d'aujourd'hui qui ont quelque chose à dire sur le mode intemporel de l'art et parmi eux, les quelques artistes dont l'art ajoute à l'expression de la vérité humaine celle de l'Evangile. Les commanditaires des Bernardins appellent la sensibilité artistique : "a priori", "idées préconçues"... Pour faire accepter les simulacres des charlatans, ils veulent obliger "à certaines remises en cause", c'est-à-dire à abandonner la sensibilité artistique et à se soumettre au mensonge et au néant. Telle est l'ambition des Bernardins.
Et ce n'est pas que "le choix d'une approche contemporaine" puisse "être déroutante pour le public", c'est que la foi catholique est sensée donner un sens intime de la vérité qui retient d'adhérer aux simulacres et mensonges quels qu'ils soient. Etre catholique, c'est aussi refuser d'admettre que 2+2=5 comme le voulaient les régimes totalitaires, et c'est forcément refuser de confondre les simulacres les plus pathétiques produits par des charlatans avec des oeuvres d'art, c'est savoir que si La Pravda s'appelait "La Vérité" cela ne suffisait pas à convertir tous ses mensonges en vérités, et savoir que si on parle "d'art" contemporain, cela ne suffit pas à convertir ses simulacres stériles en oeuvres d'art.
Le Collège des Bernardins annonce l'ultime abdication de l'Eglise de France. Il y a avait eu le ralliement à la République, c'est maintenant l'heure du ralliement à la post-modernité et à la mondialisation. Et qui est à l'avant-garde de notre soumission ? Toujours les mêmes, trop heureux de réintégrer le conformisme social le plus servile...
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