La longue guerre de Washington contre la Syrie

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Cinci
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La longue guerre de Washington contre la Syrie

Message non lupar Cinci » mar. 09 mai 2017, 19:08

Tiré de de L'Autre journal, une feuille indépendante à tendance gauchiste, patriotique et syndicale


Le texte qui suit présente les grandes lignes de la conférence prononcée par Stephen Gowans le 2 mai [2017] dernier au Centre Saint-Pierre, à Montréal. Traduction de Robin Philpot.


Au milieu des années 1950, Washington complote avec Londres pour purger l’influence nationaliste arabe de la Syrie. Leur cible : le triumvirat de nationalistes et de communistes arabes que Washington et Londres perçoivent comme une menace pour les intérêts économiques occidentaux au Moyen-Orient.

Kermit Roosevelt, de la célèbre famille Roosevelt, est chef comploteur. C’est lui qui a dirigé aussi le coup d’État qui a chassé du pouvoir le premier ministre de l’Iran, Mohammed Mossadegh, parce que Mossadegh avait commis le gravissime crime contre la domination occidentale : il a nationalisé l’industrie pétrolière iranienne.

Roosevelt et les services britanniques du MI6 recrutent l’aide des Frères musulmans pour renverser les trois hommes de Damas qu’ils voient comme une menace aux intérêts économiques occidentaux.


http://lautjournal.info/20170504/la-lon ... e-la-syrie
A partir de 2003 :

Des sanctions de destruction massive

La première alternative à l’intervention militaire directe consiste à imposer des sanctions massive à la Syrie afin d’atteindre les objectifs de toute sanction : détruire l’économie afin de rendre la vie misérable pour les gens ordinaires de sorte qu’ils renversent leur propre gouvernement.

Les sanctions sont un excellent outil de propagande. Une fois l’économie d’un pays en ruine, on peut attribuer les difficultés économiques au fait que le gouvernement n’a pas poursuivi un système de libre entreprise, de politiques économiques de libre-marché qui, selon Washington, sont essentielles à la prospérité – et il est vrai qu’elles sont essentielles à la prospérité des banques américaines, de ses grands investisseurs et de ses grandes entreprises.

Les sanctions répondent aux attentes : la Syrie est dévastée. En octobre 2011, le New York Times rapporte que l’économie syrienne « s’écroule sous la pression des sanctions occidentales ».

Au printemps 2012, l’hémorragie financière provoquée par les sanctions « force les dirigeants syriens à arrêter de fournir des services essentiels d’éducation, de santé et autres dans certaines parties du pays ».

En 2016, selon un document interne de l’ONU, « les sanctions économiques des États-Unis et de l’Union européenne contre la Syrie… provoquaient une grande souffrance parmi les Syriens ordinaires et empêchaient les services d’aide humanitaire ».

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