La situation politique en Grande-Bretagne

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mikah il
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La situation politique en Grande-Bretagne

Message non lupar mikah il » mar. 21 juin 2011, 14:47

Violents affrontement en Irlande du nord
Belfast a été le théâtre d'affrontements armés entre catholiques et protestants, dans la nuit de lundi à mardi, les pires depuis plusieurs années selon la classe politique locale.

Belfast a été le théâtre de violents affrontements entre catholiques et protestants, dans la nuit de lundi à mardi, les pires depuis plusieurs années selon la classe politique locale. Des images de télévision ont montré des centaines de jeunes, la plupart cagoulés, lançant des pierres et des cocktails molotov dans le quartier de Short Strand, enclave catholique dans l'Est protestant de Belfast. Des coups de feu ont été échangés et plusieurs personnes ont été blessées.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/ ... 04616.html

La nuit dernière, des centaines de jeunes protestants ont attaqué l’enclave catholique de Short Strand, à Belfast. Certaines habitations ont subi de gros dégâts, et des personnes ont été blessées, certaines par balles. L’attaque a été filmée, ce qui ne laisse aucune doute sur ce qui s’est passé.
source : http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archi ... en-eg.html

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ti-coz
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Re: Violents affrontement en Irlande du nord

Message non lupar ti-coz » jeu. 23 juin 2011, 9:46

Vous semblez, mikah il, mettre ce nouvel affrontement violent sur le dos des seuls protestants ! Connaissez vous vraiment le problème religieux irlandais qui remonte, maintenant, à si longtemps ?

Vous savez, dans ce petit pays, des deux cotés, il y a des extrémistes violents.

Ce qui est affligeant c'est que des "frères" dans la christianisme se déchirent entre eux avec des morts et des blessés (ce qui n'es pas nouveau, malheureusement). Je sais que certains catholiques, ces extrémistes, traitent les protestants d'hérétiques. Croyez-vous que ce qualificatif outrancier peut faire arranger les choses ?

La tolérance et l'acceptation des différences, seules, peuvent mener à la paix dans l'amour du Christ le non violent.

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Re: Violents affrontement en Irlande du nord

Message non lupar Estel » jeu. 23 juin 2011, 15:00

Oh non, ils ne vont pas recommencer ?!
Vu mon âge, ça me semblait être de l'Histoire ancienne qu'on apprend en cours d'anglais ...
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Luc 11,10

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La situation politique en Grande-Bretagne

Message non lupar etienne lorant » mar. 26 juin 2012, 17:38

Nigel Farage, député britannique, UKIP
J'aime écouter ce député anglais qui se "colle" parfois des amendes pour avoir dit haut et clair ce que beaucoup pensent :








A suivre sur Utube !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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La situation politique en Grande-Bretagne

Message non lupar etienne lorant » mar. 27 nov. 2012, 11:53

Un ancien de Goldman Sachs à la tête de la Banque d'Angleterre

Plusieurs facteurs expliquent la nomination d'un outsider qui a stupéfié la City. Tout d'abord, Mark Carney peut se prévaloir d'une triple expérience, la banque d'affaires, la politique monétaire et la réglementation, trois domaines qui correspondent au profil recherché. En effet, à partir de l'an prochain, les attributions de la "vieille dame" seront étendues à la régulation du secteur
financier et à la protection du consommateur.

Par ailleurs, après la série de scandales récents qui ont éclaboussé la City, le gouvernement entendait secouer une institution repliée sur elle-même qui a montré ses failles. C'est pourquoi les candidatures de trois poids lourds, l'actuel gouverneur adjoint, Paul Tucker, le président de la Financial Services Authority, Lord Turner et le responsable de la réforme du secteur bancaire, Sir John Vickers ont été écartées. Ainsi, Tucker, le favori des bookmakers, avait été éclaboussé par le scandale du Libor, la manipulation par un groupe de banques du taux interbancaire.

D'autant qu'en tant que ressortissant d'un pays du Commonwealth dont la reine Elizabeth II est le chef de l'Etat, Carney est sujet de la reine. Il peut se targuer d'avoir fait ses études à Oxford, d'avoir une épouse anglaise, et d'avoir fait ses premières armes dans la City.

C'est toutefois là que réside le seul point faible du lauréat. Pendant treize ans il a travaillé chez Goldman Sachs International à Londres. Après Mario Draghi à la tête de la banque centrale européenne, la célèbre banque américaine place un autre ancien à la tête de la vénérable banque d'Angleterre. La désignation d'un ex "Goldman boy" à cette position clé ne manquera pas d'apporter des munitions aux très nombreux adeptes de la théorie de la conspiration...
Spoiler!
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Re: Angleterre : Goldman Sachs contrôle la Banque

Message non lupar etienne lorant » mar. 27 nov. 2012, 16:14

Quelques infos sur Goldman Sachs

Goldman Sachs, le "calamar vampire"

La bête entoure désormais ses tentacules jusqu'au sommet de la zone euro et des voix sceptiques se posent des questions sur son influence. Les décisions politiques prises dans les prochaines semaines permettront de déterminer si la zone euro peut payer ses dettes, et les intérêts de Goldman sont intimement liés avec la réponse à cette question...

Simon Johnson, ancien économiste du Fonds monétaire international a fait valoir que Goldman Sachs et d'autres grandes banques étaient devenues très proches du gouvernement dans la période qui a précédé la crise financière et que les États-Unis sont effectivement une oligarchie. Au moins les hommes politiques européens ne sont pas "achetés et payés" par les entreprises, comme aux États-Unis, a-t-il dit.

"C'est le projet de Goldman Sachs", dit-il simplement.

"Goldman est là pour donner des conseils aux gouvernements et à fournir des financements. Il est impossible de faire la différence entre l'intérêt public et l'intérêt de Goldman Sachs."


Parmi les autres conseillers, Otmar Issing, qui, en tant que membre du conseil de la Bundesbank allemande, puis la Banque centrale européenne, a été l'un des architectes de l'euro.

Peut-être le plus éminent ex-politicien à l'intérieur de la banque est M. Peter Sutherland, procureur général d'Irlande dans les années 1980 et commissaire à la concurrence de l'UE.

Il est aujourd'hui président non-exécutif de Goldman au Royaume-Uni, Goldman Sachs International, et jusqu'à son effondrement et la nationalisation, il a également été administrateur non-exécutif de Royal Bank of Scotland.

Il a été une voix importante en Irlande sur son renflouement par l'Union européenne, arguant que les termes de prêts d'urgence devaient être assouplis, afin de ne pas aggraver les problèmes financiers du pays. L'UE a d'ailleurs décidé de réduire le taux d'intérêt de l'Irlande cet été.

M. Draghi a été poursuivi par la controverse sur les manipulations comptables effectuées par l'Italie et les autres nations à la périphérie de la zone euro alors qu'ils tentaient de se faufiler dans la monnaie unique il y a une décennie.

En utilisant des produits dérivés complexes, l'Italie et la Grèce ont pu alléger la taille apparente de leur dette publique, dont la règle ne permet pas d'être supérieure à 60% de la taille de l'économie. Et le cerveau derrière plusieurs de ces produits dérivés étaient les hommes et les femmes de Goldman Sachs.

Un certain nombre de transactions financières ont permis la Grèce de lever des fonds pour réduire son déficit budgétaire instantanément, en échange de remboursements dans le temps.

Dans cette affaire, Goldman a canalisé 1 milliard de dollars de financement pour le gouvernement grec en 2002 dans une transaction appelée "swap de devises".

Dans cette même affaire, et travaillant dans la Banque nationale de Grèce, Petros Christodoulou, qui avait commencé sa carrière chez Goldman, a été promu à la tête du bureau de gestion de la dette publique grecque.

Etc.
Spoiler!
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Re: Angleterre : Goldman Sachs contrôle la Banque

Message non lupar etienne lorant » mer. 28 nov. 2012, 11:21

L'Angleterre a-t-elle sa place dans l'Union Européenne ?

Lors d'une conférence de presse historique, le 14 janvier 1963, le général De Gaulle repoussait l'entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun au motif que: «La nature, la structure, la conjoncture qui sont propres à l'Angleterre diffèrent de celles des Etats continentaux.» Il voyait dans la nouvelle Communauté une «Europe européenne» où la Grande-Bretagne, trop liée aux Etats-Unis, n'avait pas sa place. Dix ans plus tard, son successeur à l'Elysée, Georges Pompidou, acceptait, au contraire, cette entrée anglaise, effective le 1er janvier 1973.

Aujourd'hui, quarante ans plus tard, Michel Rocard voit dans cette adhésion «le coup d'arrêt à l'approfondissement européen». L'Europe «nécessairement indécise car elle ne sait décider qu'à l'unanimité» n'avance plus, et donc recule. L'ancien Premier ministre pense, comme le Général, que «le Royaume-Uni conçoit son destin comme principalement atlantique».

Quatre ans après le début de la crise des dettes souveraines, la question anglaise se repose. Les dix-sept pays de l'euro ont compris qu'ils doivent reprendre la marche de l'approfondissement. Ils ne savent pas encore clairement le chemin, union bancaire, union fiscale, union politique, mais il faut avancer.

Ceux qui sont restés en dehors de l'euro volontairement regardent le convoi partir avec beaucoup d'interrogations, sinon d'angoisse. Quels rapports vont entretenir les 27 et les 17? Cette Europe «à deux vitesses» a-t-elle un sens? Peut-elle tenir? Une mécanique de séparation est manifestement à l'oeuvre. En décembre 2011, par refus de contraintes sur ses banques, Londres a refusé de signer le traité européen de sauvetage de l'euro.
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La situation politique en Grande-Bretagne

Message non lupar Cinci » mer. 30 janv. 2013, 19:22

Un succès politique pour Mr. Bean!
Le comédien Rowan Atkinson aurait remporté une manche le 15 janvier dernier dans sa campagne pour rétablir le droit d'expression chez les Anglais, un droit qui avait été mis à mal depuis une loi de 1986 autorisant des poursuites judiciaires pour cause de ''propos offensants''.

http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... fF1fWqsoig#!
Bravo, Bean !
« ... Comedian Rowan Atkinson blamed the law for creating a society of an 'extraordinarily authoritarian and controlling nature'».

... le comédien Rowan Atkinson accuse la loi de contribuer à forger une société d'une nature extraordinnairement autoritaire et contrôlante.

Read more: http://www.dailymail.co.uk/news/article ... z2JToyDvYU

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Entretien avec Nigel Farage

Message non lupar AdoramusTe » dim. 10 févr. 2013, 16:31

Nigel Farage, chef du parti UKIP (Parti pour l'Indépendance du Royaume Uni)

http://www.youtube.com/watch?v=eu7V_y3PEWM

Matière à penser.
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Nigel Farage: la grande braderie de l'Euro

Message non lupar etienne lorant » ven. 20 sept. 2013, 17:02

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Nigel Farage et l'UKIP en tête des sondages

Message non lupar etienne lorant » mer. 21 mai 2014, 11:01

L'Ukip populiste et europhobe devance les trois partis traditionnels britanniques dans les intentions de vote aux européennes du 22 mai, selon deux sondages dûment salués par son leader Nigel Farage, qui promet "un séisme politique" à l'occasion du scrutin.

Le "United Kingdom Independence Party" est crédité de 38%, loin devant le parti travailliste d'opposition (27%), tandis que les deux partis au pouvoir - les conservateurs et libéraux démocrates - sont respectivement relégués à 18% et 8% dans un sondage COMRES réalisé pour la chaîne ITV et diffusé aujourd'hui. Un sondage Yougov diffusé dimanche avait crédité l'Ukip de 31%, devant le Labour à 28%, les conservateurs à 19% et les Lib-dem à 9%.

"J'ai toujours voulu un séisme politique. Les sondages sont énormément encourageants mais je ne vais pas me raconter des histoires : il y a encore beaucoup de travail, cependant nous sommes en bon chemin", a commenté Nigel Farage cette semaine. Le sondage COMRES confirme la percée du parti "anti-establishment" qui mord sur l'électorat conservateur et travailliste, avec son leitmotiv visant à faire sortir la Grande-Bretagne "de l'Europe politique".

Sa progression dans un pays majoritairement eurosceptique se poursuit en dépit d'un tir de barrage de la part des partis traditionnels amplement relayé par les médias, qui dénoncent notamment les propos racistes ou xénophobes tenus par divers candidats locaux de l'Ukip. Le sondage COMRED indique à ce propos que 32% des Britanniques considèrent le parti trouble-fête comme étant "raciste", mais dans le même temps, 33% des personnes sondées le jugent "plus honnête" que les autres formations.

(Je tiens à dire aussi qu'ayant dû réaliser combien la démocratie est (mal) respectée en Europe, je suis devenu eurosceptique...)

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/ ... ndages.php


Dieu soit loué nous ne sommes pas dans l'euro ! De n'avoir jamais rejoint ce système stupide est la meilleure décision que l'Angleterre n'ait jamais pris !
Et encore vous Français vous avez de la chance, vous n'êtes surévalué qu'à 20%, les Grecs le sont à 70%! Il y a une divergence entre l'économie britannique et l'économie des pays de la zone euro: nous nous en sortons mieux. En 2008 pendant la crise, la livre a été dévaluée de 30%, ce qui nous a permis de mieux supporter la crise. La zone euro est un scandale qui défie la raison. Si la Grèce et l'Allemagne veulent survivre dans une union économique et monétaire, il n'y a que deux solutions: ou les Grecs doivent devenir allemands, ou les Allemands doivent devenir Grecs. Cela n'arrivera pas.

Alors oui, nous n'avons pas à subir les méfaits de l'euro et ceux de Schengen. Mais ce que nous voulons c'est récupérer notre souveraineté, notre démocratie, notre orgueil et notre estime de nous-même. Nous ne voulons pas que 75% de nos lois soient fabriquées ailleurs.

Si vous croyez en la démocratie, qui est, comme l'a dit si justement Churchill , le pire des régimes à l'exception de tous les autres, vous ne pouvez pas faire partie de l'Union Européenne.

Pourquoi soutenir Nicolas Dupont-Aignan pour les européennes?

J'étais en Allemagne il y a deux semaines, j'ai été à Helsinki, à Copenhague, à Prague… dès que je le peux j'essaie d'encourager tous les mouvements eurosceptiques modérés. J'ai déjà soutenu Nicolas à la présidentielle de 2012, je suis fidèle!

Qu'est-ce qu'un eurosceptique modéré?

Les europhiles ont toujours essayé de caricaturer l'euroscepticisme comme une position extrême. À cet égard, Jean-Marie Le Pen était parfait: on nous le montrait comme la face dangereuse de l'euroscepticisme. Mais en fait il existe des eurosceptiques dans le parti communiste, dans le parti socialiste, chez les libéraux (un peu moins je l'admets!) chez les verts, chez les conservateurs, et enfin chez les nationalistes.

(...)

Le reste, ce sont des différences culturelles plus qu'idéologiques: en France il y a une tradition de confiance dans l'Etat que nous n'avons pas en Angleterre. Ce que nous voulons justement, c'est une Europe qui respecte la pluralité et la diversité des traditions politiques des différents pays qui la composent, c'est le sens même de notre partenariat.

(...)

Ce traité transatlantique soulève d'immenses enjeux. Et je ne veux pas qu'un obscur bureaucrate hollandais, pour qui je n'ai pas voté, et que je ne peux ni nommer, ni renvoyer, dont personne ne connait le nom à part quelques grosses multinationales, décide pour l'Angleterre, sixième puissance commerciale du monde, en matière de libre échange ! Cette politique doit être décidé à Londres, pas à Bruxelles…
Un des arguments utilisés par l'establishment britannique pour défendre ce traité est que nous ne pourrions pas avoir une voix internationale seuls, et qu'il faut nous unir pour avoir du poids et parler d'égal à égal avec les Etats-Unis. Mais la Suisse a plus de partenariats économiques avec les grandes puissances économiques, en négociant ses propres conditions, que la France et l'Angleterre en tant que membres de l'UE!
Etre eurosceptique ce n'est pas être rétrograde ou ringard, au contraire, c'est dire que c'est la recette de l'Europe, inventée par Schuman et Monnet dans les années 50, qui est dépassée.

(...)

Bien sûr que nous voterons avec les eurosceptiques de tout bord! Le clivage droite-gauche est hors de propos quand on parle de l'Europe! La question est juste de savoir: voulez-vous être gouvernés par Mr Von Rompuy et Mr Barroso?

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/20 ... europe.php

L'exemple de la Croatie :



.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Nigel Farage et l'UKIP en tête des sondages

Message non lupar solomon » ven. 23 mai 2014, 14:31

Il est bien ce type, j'aimerais qu'on ait le même en France

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Re: Nigel Farage et l'UKIP en tête des sondages

Message non lupar etienne lorant » sam. 24 mai 2014, 10:24

La Belgique le connaissait pour avoir, un jour, traité Herman Van Rompuy de « serpillère humide » en plein Parlement européen. Mais Nigel Farage est, avant tout, le chef de file de tous ceux qui rejettent une Europe qu’il juge lui-même « anti-démocratique ». Le Peuple vous propose une interview exclusive du nouvel enfant terrible de la politique européenne qui a choisi le Parti Populaire comme allié en Belgique.

Le Peuple : Nigel Farage, les médias et les partis dominants s’inquiètent de la montée des populismes en Europe dont vous seriez la figure de proue. Faut-il en avoir peur ? Ou est-ce une chance pour une autre Europe ?

Nigel Farage : Quand l’establishment politico-médiatique fulmine contre le populisme, il s’en prend en réalité aux gens qui relaient les aspirations profondes de la population. En fait, il existe déjà un concept qui prend en compte les attentes des citoyens. Et ce concept s’appelle la démocratie. Elle nous vient de la Grèce antique et signifie le pouvoir du peuple. Dans une démocratie, le gouvernement ou la classe dominante devraient avoir peur des citoyens. Or, c’est l’inverse qui se produit.

Pensez-vous que les élections qui s’annoncent, partout en Europe, peuvent transformer l’Europe ?

Ces élections de la fin du mois de mai donnent la possibilité aux gens de voter pour des partis qui, partout sur le continent, souhaitent une autre Europe, comme le UKIP au Royaume-Uni. Le groupe au Parlement européen dont je suis le co-président, Europe of Freedom and Democracy Group (Europe Libertés Démocratie), porte en son intitulé ce pour quoi nous nous battons.

La Belgique vous connaît pour avoir traité Herman Van Rompuy de serpillère humide. Avec le recul, regrettez-vous ces propos ?

Disons que j’ai peut-être été un peu dur dans les termes en le traitant de « serpillère humide », mais je ne regrette certainement rien lorsque je le décris comme un simple opérateur et un danger pour la démocratie. La semaine dernière, Van Rompuy a affirmé que l’Union européenne allait continuer à s’étendre vers l’est, alors que les citoyens européens ne veulent tout simplement pas d’un élargissement. Cela dit tout de ce que vous devez savoir de Van Rompuy et de son respect de la démocratie.

Pour rappel, le même Van Rompuy avait élu en Belgique avec seulement 30.000 voix. Comment remédier au déficit démocratique des institutions européennes ?

L’Union européenne est non seulement non-démocratique, mais aussi anti-démocratique dans son essence. Elle est le cimetière de la démocratie nationale dont Herman Van Rompuy est le fossoyeur. Il ne lui manque que la pelle et les bottes en caoutchouc. Les citoyens européens doivent aujourd’hui se demander : doit-on voter pour cet homme ? Parviendra-t-on à en être débarrassé ? Dans les deux cas, la réponse est non.

Le Royaume-Uni, et les autres Etats, doivent-ils en tirer les conclusions et quitter l’Union européenne ?

Le UKIP souhaite donc que le Royaume-Uni quitte l’Union européenne car la qualité d’Etat-membre est incompatible avec la démocratie. L’Union européenne souffre de carences profondes en raison de ce déficit de légitimité démocratique. Quand les Français, les Néerlandais et les Irlandais ont eu la chance d’être consultés par referendum sur la Constitution de 2005 et le Traité de Lisbonne, ils les ont purement et simplement rejetés. Les institutions européennes ont perdu leur patience et les Irlandais ont dû revoter. C’est ce type d’arrogance et ce manque de respect pour les peuples qui provoqueront la chute de l’Union européenne.

Le UKIP mène une campagne électorale assez forte. Une de vos affiches laisse sous-entendre que les emplois britanniques sont menacés. Les pays de l’est sont-ils donc dangereux pour l’emploi des Européens vivant dans les pays plus développés ?


Il est un fait avéré que, dans le marché du travail britannique, un afflux massif de travailleurs sous-qualifiés des pays de l’est a provoqué un remplacement des travailleurs britanniques, mais également une pression à la baisse sur les salaires. Selon une étude menée par le GMB Union, un des principaux syndicats britanniques, les salaires réels ont baissé de 14 % depuis 2008. Je ne condamne pas les travailleurs de l’Europe de l’est de venir chercher au Royaume-Uni des conditions de vie meilleures pour eux-mêmes et leur famille, car c’est dans leur intérêt personnel.

Vous semblez donc pointer les gouvernants du doigt. Faut-il choisir qui on accueille, même au sein de l’Union européenne ?

Effectivement. Nous souhaitons pouvoir décider du nombre et de la qualité des personnes qui viennent travailler dans notre pays et qui y résideront de façon permanente. A l’heure actuelle, le Royaume-Uni a une frontière ouverte avec l’ensemble de la population de l’Union européenne et, dans le même temps, un million de jeunes britanniques sont sans-emploi. Une absence de contrôles aux frontières signifie aussi que les Britanniques devront renoncer à leur système de sécurité sociale au profit des personnes qui viennent d’arriver et qui n’ont jamais contribué dans le passé. C’est injuste pour les personnes qui ont passé leur vie à travailler et à contribuer.

Tout est-il néanmoins à rejeter dans l’Union européenne actuelle ?

Je rejette le drapeau, l’hymne, le président de l’Union européenne et la suprématie de lois européennes sur celles qui sont votées à Westminster. Cependant, je crois dans le marché libre, l’amitié et la coopération entre les peuples et Etats européens. L’euro aura créé une inimitié entre les Etats du nord et du sud de l’Europe. Bien loin de créer la paix, l’expérience de l’euro aura engendré la pauvreté et la violence dans les rues d’Athènes et de Madrid. Ce n’est évidemment pas un bilan très positif.

La question des frontières de l’Union européenne se pose régulièrement avec les élargissements successifs. La Turquie doit-elle entrer dans l’UE ?

Elle ne remplit pas du tout les conditions pour une adhésion à l’Union européenne. La Turquie est un Etat culturellement et historiquement distinct de l’Europe. 97 % de son territoire n’est même pas situé en Europe. C’est tout de même incroyable que, malgré l’opposition de la grande majorité des citoyens à un élargissement à la Turquie, les trois principaux partis du Royaume-Uni, les Conservatives (conservateurs), le Labour (travaillistes) et les Libdems (libéraux-démocrates) sont tous en faveur de l’entrée de la Turquie dans l’Union. Cela démontre une nouvelle fois la division claire, le fossé entre la classe politique et les gens ordinaires.

Le Parti Populaire rejoindra votre groupe parlementaire. De quels types de partis se compose l’EFD ? Entre les formations plus libérales, comme le UKIP, et les partis plus étatistes, comme Debout la République, n’y a-t-il pas un grand écart ?

Aussi longtemps que les partis de l’EFD respectent les droits humains et rejettent toute forme de racisme et de xénophobie, ils auront le droit de défendre leurs propres intérêts nationaux, leur histoire et leur culture. J’admire d’ailleurs l’Europe et ses différences qui sont le fruit de milliers d’années d’histoire. Ce qui nous réunit, c’est que nous souhaitons simplement contrôler démocratiquement notre destinée. Il n’y a rien de droite ou de gauche dans ce désir.

Le UKIP semble savoir allier la défense de l’Etat-nation souverain avec un marché libre…

Le UKIP est un parti patriotique, libéral et non-raciste. Depuis vingt ans, nous avons fait de l’auto-détermination et la possibilité pour chaque individu de tracer son propre chemin notre cheval de bataille. Les Etats-nations souverains devraient pouvoir embrasser une même approche basée sur la légitimité du vote démocratique. Je pense que les Etats-nations et leurs citoyens doivent pouvoir vivre dans un marché économique libre avec une concurrence saine.

Propos recueillis par Gregory Bruel

http://www.lepeuple.be/interview-exclus ... atie/19851
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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UK -UE : vers un referendum en 2017

Message non lupar etienne lorant » lun. 02 juin 2014, 18:01

David Cameron, le Premier ministre britannique, a proposé mercredi matin la tenue d'un référendum sur le maintien de Londres dans l'Union européenne, s'il gagne les législatives de 2015. Pour lui, l'UE, telle que, "ne convient pas" à son pays. "On ne peut pas faire l'Europe à la carte", rétorque Laurent Fabius.

"Je ne suis pas un isolationiste", jure-t-il. Pourtant le Premier ministre britannique a finalement cédé aux eurosceptiques de son propre camp. Il a promis mercredi matin un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'UE entre 2015 et fin 2017. S'il remporte les élections législatives prévues au plus tard en 2015.

Les Britanniques appelés à s'exprimer sur l'Europe pour la 1ère fois depuis 1975 de Franck Mathevon, à Londres (00:01:02)


Un "in-out" référendum

Dans un discours très attendu sur les relations entre Londres et l'Europe, David Cameron affirme qu'il préférerait que le Royaume-Uni reste un membre "engagé et actif" de l'UE, mais prône une nécessaire réforme de celle-ci. "Si nous ne répondons pas aux défis, le danger est que l'Europe échoue et que les Britanniques dérivent vers la sortie", a-t-il déclaré.

"Si nous quittons l'UE, ce sera un aller simple, sans retour"

Pour David Cameron, "l'objectif de l'Union européenne d'une intégration toujours plus poussée ne convient pas au Royaume-Uni". Il compte donc "négocier un nouvel accord" sur les relations de la Grande-Bretagne avec l'UE et offrir ensuite ce "in-out referendum". "Avec un choix très simple, dit-il : rester au sein de l'UE sur cette nouvelle base ou en sortir complètement". Mais prévient-il encore : "Si nous quittons l'Union européenne, ce sera un aller simple, sans retour".

Premières réactions

> En Grande-Bretagne, la presse populaire britannique, majoritairement anti-UE, applaudit. The Sun voit même dans le discours de cameron "Le début de la fin". Le quotidien d'opposition The Guardian en revanche affirme que ce plan "recèle de nombreux pièges", car affirme-t-il les patrons britanniques peuvent "lever le drapeau de la révolte".

L'UKIP, le Parti de l'indépendance du Royaume-Uni qui ne cesse de progresser, voit dans les propos de David Cameron une stratégie : "Ce qu'il essaie de faire, c'est de repousser l'échéance et d'essayer de se débarrasser de l'UKIP. [Il laisse] le génie sortir de sa boîte". Pour autant, Nieg Farage, son chef de file, jubile, affirmant que "la mission dee l'UKIP débute aujourd'hui".

http://www.franceinfo.fr/europe/actu/ar ... 017-223611

Avec un débat sur Utube (et textes en français) :



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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

James
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Re: UK -UE : vers un referendum en 2017

Message non lupar James » lun. 02 juin 2014, 18:27

C'est dans ces moments-là que j'aimerai vivre en Angleterre :)


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